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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 06:20
Tour de Bretagne du film d'Angélique Kourounis "Aube dorée, une histoire personnelle" sur l'extrême-droite grecque: à Plourin-les-Morlaix et à Berrien le samedi 18 mars

Communiqué de presse de Bretagne Grèce Solidarité Santé

Le film « AUBE DOREE Une affaire personnelle » (Que se passe-t-il dans la tête du néonazi de tous les jours ?) sera projeté en mars 2017 dans l’OUEST de la France, dans 15 salles en Bretagne (Locmiquélic, Baud, Lorient, Quimper, Quimperlé, à nouveau Quimper, Concarneau, Douarnenez, Brest, Berrien, Morlaix, Saint-Malo, Auray, Rennes et Vannes) et 2 salles en Normandie (Alençon et Caen).

Voir dates et lieux ci-dessous…

Ce film de la journaliste-réalisatrice Angélique Kourounis dure 90 minutes. Production OmniaTV avec Arte & Yemaya Productions, avec le soutien de Reporters Sans Frontières, Hellenic League for Human Rights et Rosa Luxemburg Stiftung (Grèce), Charlie-Hebdo, Politis et Econostrum.

Synopsis

« Mon homme est juif, un de mes fils gay, un autre anar et moi féministe de gauche, fille d’immigré. Si Aube Dorée vient aux affaires notre seul problème sera dans quel wagon nous monterons ». Une journaliste enquête depuis des années sur l’organisation du parti néo nazi grec Aube Dorée.

  • L’effondrement économique, l’instabilité politique et les relations familiales sont au premier plan de ce documentaire qui essaie de comprendre ce qui se passe dans la tête des Aubedoriens qui se posent en victimes du système.
  • Une Aube Dorée qui ne s’est jamais cachée quant à son idéologie. Ses scores aux élections dans le passé étaient peut être négligeables, mais cette idéologie défendue par une partie du clergé, cultivée par la plupart des média, et transmise par le système politique est devenue le terreau sur lequel l’organisation a pu se développer.

« La réalisatrice approche la question d’Aube Dorée via ses propres obsessions, ses inquiétudes et ses peurs. Elle a dédié plusieurs années de travail à ses recherches autour du parti néo-nazi grec qui occupe toujours la troisième place sur l’échiquier politique grec après des décennies d’actions meurtrières. C’est son troisième film sur la question mais le premier documentaire d’auteure. »

Après le prix spécial du jury au festival de Los Angeles, Aube Dorée une affaire personnelle a reçu le prix Avéroès junior au Primed 2016 à Marseille et il vient d'être sélectionné au festival de Berlin.

Il a été sélectionné dans 15 festivals, nominé à 14 reprises et  primé 2 fois.

En dehors du Grec, il a été traduit dans 6 langues : Français, Anglais, Espagnol (et Catalan), Italien et Allemand.

Les projections du film ont lieu depuis un an en France  mais aussi  un peu partout en Europe ainsi qu’au Canada, en Nouvelle Zélande et en Australie. Et, prochainement en Allemagne, Suisse, Autriche, Espagne, Italie et Chypre... Le film sera projeté prochainement au Parlement européen, « ce qui nous donnera l'occasion de parler des politiques d'austérité qui nous mettent à genoux et du réseau de solidarité qui s'est tissé avec les grecs un peu partout en Europe », dit la réalisatrice.

Deux liens pour le film : https://www.youtube.com/watch?v=yyR_wNururk et https://goldendawnapersonalaffair.com/fr/

CALENDRIER DES PROJECTIONS

5 mars 2017 : A 17H à Locmiquélic, Salle L'Artimon, place Jean-Jaurès (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

6 mars 2017 : A 20H30 à Baud, Cinéma Le Celtic, 1 rue de la Libération (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

7 mars 2017 : A 20H à Lorient, Salle audio, Cité Allende (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

8 mars 2017 : A 18H30 à Quimper,  MJC-MPT de KERFEUNTEUN, 4, rue Teilhard de Chardin (projection seule)

13 mars 2017 : A 20H30 à Quimperlé, Salle Ellé, Centre de Coat Kaer, rue Coat Kaer (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

14 mars 2017 : A 20H30 à Quimper,            MJC-MPT de KERFEUNTEUN, 4 rue Teilhard de Chardin (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

15 mars 2017 : A 20H30 à Concarneau, Maison des associations -26 rue du Maréchal Foch (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

16 mars 2017 : A 20H30 à Douarnenez, Cinéma " Le K", 39 rue Louis Pasteur (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

17 mars 2017 : A 20H à Brest,          Cinéma « Les Studios », 136 rue Jean-Jaurès (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

18 mars 2017 : A 14H30 à Plourin-Les-Morlaix, Centre social Ti An Oll (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

18 mars 2017 : A 20H30 à Berrien, Salle Asphodèle (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

20 mars 2017 : A 20H à Saint-Malo, Cinéma Le Vauban 1, 10 Boulevard de la Tour d'Auvergne           (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

21 mars 2017 : A 20H à Auray, Salle Hélène Branche, 18 rue du Penher  (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

25 mars 2017 : A 18-23H à Rennes, MJC Bréquigny, 15 Avenue Georges Graff (suivi d’un débat avec la réalisatrice). PROJECTION DEBAT DANS LE CADRE DU FESTIVAL CINE ACTION, 2 FILMS…

27 mars 2017 : A 20H à Vannes, Palais des Arts, Place de Bretagne (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

28 mars 2017 : A 19H30 à Alençon, Maison de la vie associative, 25 rue Demées (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

30 mars 2017 : A ?H à Caen, Cinéma Lux 6 Avenue Sainte-Thérèse (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

CONTACTS : Pour la Bretagne, vous pouvez contacter : René Touriguine (rentourig@yahoo.fr et 06.80.06.05.76) André Locussol (andre.locussol@orange.fr et 06.89.77.43.72) et pour le 29, Claude Le Moguen (claude.le.moguen@gmail.com et 02.98.53.16.27). Pour la Normandie vous pouvez joindre : Michail Sinodinos (lagadianos2@gmail.com et 06.16.44.74.67 et Katerina Zambettakis (czambettakis@mailoo.org et 06.37.56.61.14)

A NOTER QU’IL EST  MIS A DISPOSITION, GRATUITEMENT, POUR TOUTE  PROJECTION DANS LES ECOLES. 

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 15:27
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
En début de réunion, le candidat de rassemblement présenté par le PCF aux législatives dans la 6e circonscription, Maxime Paul, a présenté les grands enjeux des campagnes présidentielle et législative 2017 et souligner l'importance pour le territoire d'apporter des propositions et une force de résistance et d'intervention sur les questions de santé

En début de réunion, le candidat de rassemblement présenté par le PCF aux législatives dans la 6e circonscription, Maxime Paul, a présenté les grands enjeux des campagnes présidentielle et législative 2017 et souligner l'importance pour le territoire d'apporter des propositions et une force de résistance et d'intervention sur les questions de santé

Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Fabien Cohen, Marceline Séverac, Yvonne Rainero, Xavier Compain, et Yves Jardin

Fabien Cohen, Marceline Séverac, Yvonne Rainero, Xavier Compain, et Yves Jardin

Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin

Une cinquantaine de personnes était présente dans l'assistance le jeudi 23 février au débat du PCF sur la santé et la protection sociale, avec le docteur Fabien Cohen, animateur de la commission Santé du PCF, Marceline Séverac, infirmière à l'hôpital de Douarnenez et secrétaire du syndicat CGT des personnels hospitaliers du Finistère, Pierrick Raoul, délégué CGT à l'hôpital de Carhaix, Xavier Compain, porte-parole régional du PCF, Maxime Paul, candidat aux législatives, Yves Jardin, animateur du Comité de défense de l'hôpital de Douarnenez, Yvonne Rainero, responsable de la commission santé-Protection Sociale du PCF Finistère. 

Des personnels de santé, des animateurs des comités de défense des hôpitaux de Morlaix et Concarneau, le dirigeant des mutuelles de Bretagne, étaient également dans la salle, et les interventions comme les débats ont été extrêmement enrichissants. 

 

***

La santé en débat à Châteaulin

Jeudi 23 février à l'invitation de Maxime Paul, candidat « pour rassembler à gauche, pour l'Humain d'abord » dans la 6ème circonscription du Finistère, et en présence d'Ismaël Dupont, secrétaire de la fédération du Finistère du PCF, et de Xavier Compain, secrétaire régional, se tenait à Châteaulin une réunion-débat sur la santé.

Hôpital public, Sécu, accès aux soins, démographie médicale, maillage du territoire, médicaments, perte d'autonomie...

Sujets qui touchent à la vie de chacun-e, à l'intime, à l'humain, et que les graves menaces que font peser les 3 cavaliers de l'Apocalypse, Le Pen, Fillon et Macron, sur notre Sécu et notre système de santé, déjà bien malmenés lors des derniers quinquennats, ont projeté au cœur du débat de 2017.

Le film « La Sociale » de Gilles Perret, qui fait salle comble à chaque projection, a aussi contribué, cette fois de façon positive, à mettre ces questions sous les feux de l'actualité.

Résister, rassembler, construire.

Démarche partagée par tous les participants : Fabien Cohen, co-animateur de la commission nationale santé-protection sociale du PCF; les « grands témoins » : Yves Jardin, pour les usagers de l'hôpital de Douarnenez et la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Marceline Séverac, secrétaire générale du syndicat CGT santé et action sociale du Finistère, Pierrick Raoul, syndicaliste CGT de l'hôpital de Carhaix ; ainsi que les personnes présentes dans la salle qui sont intervenues dans le débat.

Un seul regret pour tous : avoir dû se plier aux contraintes de temps alors qu'il y avait encore tant à dire !

Maxime Paul ouvrit le débat.

Yves Jardin fit l'historique des suppressions de services qui ont touché l'hôpital de proximité de Douarnenez et pointa les risques à venir pour les urgences et le SMUR.

A Douarnenez, nous avons vécu la conséquence d'une politique malthusienne, d'une politique d'austérité et d'économie: la maternité a fermé en 99, soi-disant parce qu'on ne pratiquait que moins de 300 accouchements. Ensuite, cela a été les maternités de Paimpol et de Quimperlé qui ont fermé, où l'on pratiquait aux alentours de 600 accouchements par an. Récemment, on a fermé une maternité qui pratiquait plus de 900 accouchements par an. On a aussi fermé à Douarnenez le service de réanimation 24h/24h. Et tout récemment le service d'ophtalmologie. Yves Jardin dénonça aussi la filière gériatrique mise en place sous le patronage de l'ARS avec un partenariat public-privé associant 2 hôpitaux publics (Douarnenez et l'EPSM de Quimper), un hôpital relevant du privé non lucratif (l'Hôtel-Dieu de Pont L'Abbé) et 2 établissements de soins de suite et de réadaptation à Tréboul (Douarnenez) et Bénodet qui appartiennent au groupe privé très lucratif Orpea-Clinea, côté en Bourse et dont l'actionnaire principal est un fonds de pension canadien. Yves Jardin montra aussi que ce sont des vraies logiques de privatisation et de marchandisation qui sont à l'oeuvre dans la santé: à l'hôpital, on applique aussi des normes de gestion privée, comme la tarification à l'activité: pour chaque acte, une valeur marchande. Cela ne se fait pas d'un seul coup comme en Espagne ou en Grèce, mais petit bout par petit bout. Le bulldozer de la marchandisation avance quand même. Or, on sait que les services hospitaliers comme les maternités sont aussi des supports de la médecine libérale. On crée des déserts médicaux en supprimant des activités hospitalières de proximité au nom de la rationalisation, du regroupement des moyens. Parallèlement, le numerus clausus empêche une présence territoriale égale des médecins. Il n'y a aucune réponse sérieuse pour répondre au problème de la désertification médicale. 

Marceline Séverac présenta la situation de l'hôpital public dans le département après la mise en place des 2 GHT, les fermetures programmées de services et de lits, déjà en route, au nom de la suppression des « doublons », et souligna la souffrance des personnels et celle des patients, parlant de « non-assistance à personnes en danger », et le ressenti qu'elle en avait elle-même quand elle passait dans les services : « Je n'ai jamais vu en 30 ans des collègues aussi malheureux ». Pour Marceline Séverac, face à l'ampleur des attaques contre le service public hospitalier, leur caractère méthodique et planifié, on ne peut plus raisonner en termes de défense d'établissement mais en termes de défense d'un modèle social, d'une logique de santé publique. Les GHT sont des instances anti-démocratiques. L'objectif à terme c'est de passer à un CHU par région, 4 GHT au niveau de la Bretagne. Les rapports médicaux aujourd'hui parlent de parts de marché, de zones d'activité, comme des prospectives financières d'entreprises. La question, c'est comment organiser les usagers avec les personnels pour résister efficacement?  

Elle mit l'accent sur les luttes à venir, avec la mobilisation nationale du 7 mars, et sur la nécessité aujourd'hui de ne pas rester chacun dans son coin à défendre « son » hôpital mais de faire converger tous ces mouvements pour l'hôpital public, pour la santé. Hélène Derrien parle de la théorie de la grenouille: pour privatiser et libéraliser progressivement l'hôpital, il faut chauffer à petit feu le chaudron. Comme une grenouille qu'on ébouillante progressivement, on trouve d'abord l'élévation de la température assez confortable et relativement insensible, mais ça finit par nous tuer! 

Pierrick Raoul rappela la lutte à l'hôpital de Carhaix pour le maintien de sa maternité, puis la fusion avec le CHRU de Brest, qui n'a pas écarté les menaces qui pèsent sur la maternité de Carhaix au sein du nouveau GHT Bretagne occidentale. Il porta aussi à partir de lettres un témoignage très fort sur la situation dans les EHPAD. Il mit en avant l'évolution des directions à l'hôpital où les directeurs n'ont plus vraiment la notion du service public mais pratiquent le même management que dans l'entreprise privée, avec des cadres qui sont aussi là pour mettre en oeuvre la bonne parole libérale. Des techniques sont mises en place pour éviter que les personnels communiquent, s'organisent, protestent.

Fabien Cohen développa l'analyse et les propositions des communistes, pour une protection sociale et un système de santé du 21ème siècle, rappelant que lorsque nous avions lancé à la fête de l'Huma 2015 notre campagne pour le 100 % Sécu, beaucoup nous présentaient comme des gens déconnectés des réalités. Aujourd'hui notre revendication fait école. Mais attention aux falsifications !

Le Crime de la Sécurité Sociale version Croizat, c'est d'avoir installé le communisme dans le système social et économique français, via la gestion par les travailleurs de caisse de solidarité représentant plus financièrement que le budget de l’État et prélevés sur les richesses créées dans l'entreprise et le travail, limitant ainsi les profits de l'employeur au nom du droit à la sécurité et au bien-être de tous.

La Sécu, c'est aujourd'hui 200 milliards qui échappent à la finance (comparativement, les mutuelles ne représentent que 34 milliards), qui sont prelevés sur les richesses produites par les travailleurs, dans les entreprises, qui ne vont pas aux patrons. C'est beaucoup trop ! C'est trop énorme ! La Sécu doit donc n'être qu'un problème, un trou, un déficit !

Le trou ou le déficit annuel de la Sécu, 6 milliards d'€, créé par les exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires (40 milliards), la fraude sociale (40 milliards), la soumission aux lobbies de l'industrie pharmaceutique ou de la médecine libérale, par le poids du chômage de masse (1 % de chômage en moins, 1 milliard de plus qui rentre dans les caisses de la Sécu), un trou que l’État a creusé lui-même donc, est le prétexte tout trouvé pour détruire petit à petit cette institution révolutionnaire que le mouvement ouvrier et la Résistance ont produites et que la Patronat n'a jamais, jamais digéré.

Depuis 1947, le Patronat veut récupérer les cotisations sociales que nous lui avons confisqué pour financer la protection sociale universelle (santé, retraites, allocations familiales).

Jusqu'à présent, pour faire accepter la remise en cause de la Sécurité Sociale, casser la démocratie sociale dans la gestion des caisses de sécurité sociale, livrer la protection sociale aux Patrons, aux Mutuelles, aux Assurances, et aux profits financiers, baisser le prélèvement social sur les profits des patrons, on a employé des techniques discrètes et utilisé un plan progressif mais mis en œuvre avec beaucoup de constance et de précision par la droite comme par les socialistes.

En 67, en imposant la Parité dans la gestion des caisses de Sécurité Sociale, Pompidou et la droite permettent aux Patrons de pouvoir dominer leur gestion avec l'appui des syndicats d'accompagnement.

On a cassé l'unicité de la Sécu, séparée en 4 branches séparées, on a séparé le régime obligatoire et le régime complémentaire, et favorisé le glissement vers les complémentaires, réduit considérablement les remboursements Sécu ce qui a fait grimpé le prix et l'importance des mutuelles et assurances sociales.

La CMU et aujourd'hui le Tiers Payant Généralisé (« on ne voit plus ce qui vient de la carte verte, ce qui vient de la carte bleue ») ont servi de couverture pour dissimuler la part de moins en moins importante prise par les remboursements Sécurité Sociale sur les soins et les médicaments, la part de plus en plus importante prises par les particuliers.

On a étatisé la Sécu en la mettant sous le contrôle de l'Etat (ONDAM) et des critères de gestion à l'économie et à la rentabilité. Beaucoup voudrait faire dépendre le financement de la Sécu de la fiscalité surtout, de la CSG, et non plus des cotisations sociales : c'est le cas notamment de Jean-Luc Mélenchon, et c'est un débat que nous avons avec lui. 

Aujourd'hui, sous un gouvernement dit de gauche, il y a une augmentation significative de français qui doivent renoncer aux soins. Un domaine aussi important que la prise en charge du vieillissement de fait pas l'objet d'une réponse solidaire à la hauteur, dans le cadre de la sécurité sociale.

Pourtant, la Sécu, les Français y sont attachés, sans percevoir forcément la logique politique et l'aspect de révolution sociale qui ont présidé à sa création.

C'est la Sécu qui fait chuter Fillon, qui voulait la détruire par ordonnance, au moins autant que le Pénélope Gate.

Le mot d'ordre du PCF depuis des années, « Remboursement à 100 % par la Sécurité Sociale », est de plus en plus repris : cela passe notamment par la taxation des revenus financiers. C'est possible en luttant contre la fraude sociale, l'évasion fiscale et la fraude fiscale, en mettant fin aux exénorations de cotisations sociales, en mettant une politique de réindustrialisation au service de l'emploi. Les frais de gestion des mutuelles sont beaucoup plus lourds que les frais de gestion de la Sécu (25 % de frais ou de charges d'exploitation pour les mutuelles contre 6 % pour la Sécu). En même temps, aujourd'hui, face à nous, dans ces élections Présidentielles - on a des candidats de la privatisation du système de santé et de protection sociale : Fillon, Macron, Le Pen sans doute. Ce pourquoi les enjeux de l'élection présidentielle sont décisifs pour l'avenir de notre modèle de société. 

Le 100 % Sécu ce n'est pas le tiers payant à la mode Touraine, ni le remboursement par les complémentaires privées à la mode Macron ou Fillon. Il s'agit bien du remboursement à 100 % de tous les soins prescrits par la Sécurité sociale, avec comme 1ère étape le remboursement à 80 % pour tous et à 100 % pour les jeunes de moins de 25 ans et les étudiants.

Cela suppose que l'on s'en donne les moyens financiers.

 

Fabien Cohen insista beaucoup sur la globalité et la cohérence de nos propositions, le 100 % Sécu ne peut se concevoir sans une profonde réforme du système de santé. Il ne s'agit pas par exemple avec le 100 % Sécu de financer les super-profits des multinationales du médicament, comme cela se passe avec le nouveau médicament contre l'hépatite C, ni d'alimenter les dividendes boursiers et les fonds de pension... C'est une toute autre logique de la santé qu'il faut mettre en œuvre dans tous les domaines, hôpital, médicaments...en partant des besoins des populations et en démocratisant profondément le fonctionnement. Aujourd'hui, Marisol Touraine et le gouvernement emboîtent le pas des politiques de droite: 10 milliards retirés à la santé, dont 3,5 milliards retirés à l'hôpital public! Quand on parle rationalisation à l'hôpital, on sait ce que ça veut dire: réduction de moyens, de postes, suppressions d'activités. Leur objectif est de rendre perméable le secteur public à la privatisation.

  1. le 100 % Sécu permettra une gestion plus économe, plus simple, plus efficace, plus transparente, et dégagera des moyens pour l'hôpital public, pour la prise en charge de la perte d'autonomie. Aujourd'hui, la Sécu engraisse à bon compte les multinationales de l'industrie pharmaceutique: 8 milliards d'euros de dividendes pour les actionnaires de SANOFI. On n'utilise pas un dispositif constitutionnel qu'on pourrait faire valoir: la "licence office" qui permet de fabriquer des médicaments bon marché dans des situations d'urgence de santé, comme pour les médicaments pour l'hépatite C. Laurence Cohen au Sénat en a fait la proposition au gouvernement. Il faut un pôle public du médicament, de la recherche et du développement, comme de la distribution. Il faut sortir le médicament des logiques financières de profit rapide. On a des pharmacies d'hôpitaux, ce peut être une base pour développer des médicaments utiles, nécessaires et peu chers. Des tas de pseudo-médicaments ne devraient plus faire l'objet de remboursements, les autres devraient être remboursés à 100%. Il y a 34 milliards qu'on peut récupérer avec un meilleur contrôle sur le médicament, sa production, sa commercialisation, son remboursement. Sur l'hôpital, il est clair que la logique des libéraux au pouvoir est de revenir à des soins planchers pour les catégories modestes, et des soins de qualité et complets pour les privilégiés. On vide et démantèle les hôpitaux publics locaux pour fournir des débouchés au secteur privé financier.

Toutes ces interventions furent rythmées par les questions ou témoignages venus de la salle.

Citoyen-ne-s, militant-e-s engagés, professsionnel-le-s de la santé.

Bien des sujets furent abordés : le financement de la recherche médicale publique ; la pénurie, parfois organisée par les fabricants, de certains médicaments, y compris pour les maladies chroniques ; les déremboursements de médicaments ; le travail difficile des personnels, vécu côté patients : un malade évoqua les séances de chimiothérapie à l'hôpital de Quimper où les infirmières trop peu nombreuses sont parfois obligées de « sauter » le repas ; les difficultés d'accès aux soins au-delà du soin lui-même : un bénévole expliqua que certains habitants de la presqu'île de Crozon avaient recours au Secours populaire pour payer leurs déplacements jusqu'aux hôpitaux de Brest et Quimper ; une orthophoniste pointa l'inhumanité, et l'absurdité économique, d'un système qui préfère mettre des patients sous sonde plutôt que de traiter les troubles de la déglutition par une rééducation ; une des animatrices du comité de défense de l'hôpital de Concarneau, ancienne salariée de la santé, évoqua la question des urgences de jour fragilisées, les urgences de nuit n'existant plus, et revint sur la crise de l'hôpital public et la dégradation considérable des conditions de travail de ses personnels ; la situation de l'hôpital de Morlaix fut aussi évoquée, et les suppressions de lits en psychiatrie ; le lien entre le maintien dans les territoires de médecins généralistes et la proximité de services hospitaliers.

Il fut question aussi de l'histoire de la Sécu et d'Ambroize Croizat, ministre communiste et dirigeant cégétiste, qui la mit en œuvre et à qui le film « La Sociale » rend un bel hommage.

On s'interrogea encore sur ce que recouvre le 100 % Sécu, sur son financement.

Fabien Cohen souligna qu'il y a aujourd'hui 3 candidats, Le Pen, Fillon, Macron, qui vont vers le 0 % Sécu, 3 autres (Yannick Jadot ne s'était pas encore retiré) qui sont plutôt du côté du 100 % Sécu, même s'il y a des ambiguïtés sur le contenu, des débats à mener sur le financement, clairement avec Hamon, mais y compris avec Mélenchon. Débats qu'il faut mener avec les citoyens pour construire un pacte de changement, pour une nouvelle majorité de gauche, à quoi appellent les communistes.

À son tour, Xavier Compain, rappela que les objectifs de lutte que se sont donnés les communistes en Bretagne, notamment pour une agriculture respectueuse de l'environnement et de la santé, rémunératrice pour les producteurs, et permettant à tous d'accéder à une nourriture saine et de qualité, vont dans le sens des attentes et des besoins des consommateurs, des salariés, des agriculteurs, et sont partie prenante du débat de Châteaulin ; l'après-midi, en prélude à la réunion , Maxime et Xavier avaient d'ailleurs rendu visite à un agriculteur bio à Loperhet.

Puis Xavier Compain retraça la démarche des communistes en Bretagne dans les échéances présidentielle et législatives.

Maxime Paul rappela la prochaine venue de Gérard Le Puill.

Un appel fut lancé à venir rencontrer Alain et Éric Bocquet le jeudi 5 avril après-midi à Quimper sur le thème de l'évasion fiscale.

C'est encore une façon de prolonger le débat santé.

Car l'argent qui fuit dans les paradis fiscaux (égal au montant de la dette publique...) ne va pas aux services publics et aux investissements utiles. Lutter contre l'évasion fiscale c'est aussi aider au financement de l'hôpital public et de la santé !

L'on se quitta en appelant à la mobilisation des usagers et des personnels de santé pour la journée d'action du mardi 7 mars, et à la manifestation qui aura lieu ce jour-là à 11h, place de la Liberté à Brest.

Yvonne Rainero, responsable santé de la fédération du Finistère du PCF et membre de sa commission nationale

Compte rendu complété par Ismaël Dupont

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 07:15
Législatives 2017: Jacques Rannou, candidat du PCF dans la 8ème circonscription du Finistère (Concarneau - Quimperlé - Rosporden)

Les communistes de la 8éme circonscription du Finistère, réunis en assemblée générale ont confirmé leur décision de proposer la candidature Jacques Rannou aux élections législatives prochaines ;

Maire délégué de Kernével, élu communautaire, militant syndical, et membre du PCF, Jacques Rannou est un homme de conviction, d'engagement et de rassemblement.

Jacques Rannou a apporté son parrainage d'élu à la candidature de Jean Luc Mélenchon.

Notre circonscription a besoin d'un député de gauche. Une gauche fidèle à ses valeurs. Une gauche aux cotés des travailleurs. Une gauche aux cotés des ceux qui souffrent.

Les renoncements, les lois de régression sociale du quinquennat Hollande n'ont fait qu’aggraver la situation du pays et du plus grand nombre. Hollande Valls et leurs soutiens nationaux et locaux ont ouvert la voix au retour d'une droite ultra réactionnaire.

Pourtant nous sommes une majorité à vouloir le progrès social, écologique, démocratique. C'est la seule manière de sortir le pays de l’ornière dans laquelle les politiques d'austérité l'ont plongé.

Le Parti communiste français reste totalement disponible pour approfondir le dialogue avec les organisations de la gauche de transformation sociale, les citoyens engagés, le mouvement syndical et associatif.

 

Législatives 2017: Jacques Rannou, candidat du PCF dans la 8ème circonscription du Finistère (Concarneau - Quimperlé - Rosporden)
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 09:14
Igor Zamichei, Xavier Compain et Philippe Jumeau

Igor Zamichei, Xavier Compain et Philippe Jumeau

Igor Zamichei et Philippe Jumeau, secrétaire de section de Lanester

Igor Zamichei et Philippe Jumeau, secrétaire de section de Lanester

Lanester, 25 février: 60 communistes bretons réunis pour analyser et comparer les Programmes présidentiels et législatifs des formations politiques
Lanester, 25 février: 60 communistes bretons réunis pour analyser et comparer les Programmes présidentiels et législatifs des formations politiques
Lanester, 25 février: 60 communistes bretons réunis pour analyser et comparer les Programmes présidentiels et législatifs des formations politiques

ça cogitait dur samedi à Lanester pour la journée régionale du PCF "Programmes 2017" avec à l'animation Igor Zamichei, secrétaire départemental de Paris, membre de l'exécutif national du PCF en charge du Projet, Xavier Compain, porte-parole régional du PCF, responsable national du secteur agriculture-pêche du Parti Communiste, et Philippe Jumeau, membre du secrétariat régional du PCF et secrétaire de section, à l'initiative de cette belle et nécessaire journée de réflexion. 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 08:13
« En difficultés financières», une productrice de lait bretonne se donne la mort
Laurence Mauriaucourt
Vendredi, 24 Février, 2017
L'Humanite
Manifestation à Poitiers en 2013 organisée par l'Association des producteurs de lait indépendants (Apli) qui a rassemblé 400 productrices de lait venues faire part du malaise de la profession. Photo : AFP
Manifestation à Poitiers en 2013 organisée par l'Association des producteurs de lait indépendants (Apli) qui a rassemblé 400 productrices de lait venues faire part du malaise de la profession.

Une productrice de lait qui ne parvenait pas à surmonter les conséquences financières de la crise du lait, a été trouvée pendue dans sa salle de traite de sa ferme en Bretagne, selon la gendarmerie. 

"Une femme de 47 ans, mère de deux enfants, qui produisait du lait avec son mari et un associé dans un GAEC (Groupement agricole d'exploitation en commun, ndlr), à Plumieux (Côtes-d'Armor), a été retrouvée par ce dernier pendue à une poutre jeudi à 7h", a indiqué à l'AFP la gendarmerie des Côtes-d'Armor.

"En difficultés financières, elle a laissé un message disant qu'elle était désolée mais qu'elle ne supportait plus la situation", a précisé l'officier de permanence.

"Selon son mari, elle était fatiguée de devoir travailler beaucoup et de ne réussir simplement qu'à payer les factures", a-t-il ajouté.

Selon des chiffres de l'Insee publiés en décembre, le revenu moyen d'un chef d'exploitation agricole a diminué de 26,1% en 2016 par rapport à 2015. Les filières les plus touchées sont la production de céréales et celle de lait, qui a subi de plein fouet la concurrence européenne après l'abandon des quotas laitiers européens en 2015.

Les conditions de vie et de travail des paysans ne cessent de se dégrader. Les conséquences sont rudes : nombre de suicide multiplié par trois en 2016 et explosion des demandes de prime d’activité (dispositif qui a remplacé le RSA).

Ce nouveau suicide intervient tandis que le Salon de l’Agriculture s’ouvre à Paris. Les candidats à l’élection présidentielle ne manqueront pas de le visiter. Leurs projets en matière de production agricole et de revenus pour les paysans sont attendus. 

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 07:05
Igor Zamichei, un des responsables au projet du PCF, secrétaire de la fédération de Paris

Igor Zamichei, un des responsables au projet du PCF, secrétaire de la fédération de Paris

 
Samedi 25 février, de 10 h 00 à 17 h 00, aura lieu une journée d’étude du PCF Bretagne coordonnée par Philippe Jumeau, membre du secrétariat régional et secrétaire de section de Lanester, consacrée aux différents programmes des candidat-es à la présidentielle, en présence notamment d’Igor Zamichiei membre du CN en charge de ces questions, secrétaire de la fédération du Parti Communiste de Paris.
Xavier Compain précisera notre programme en matière agricole et l'intérêt des propositions de lois portées par nos parlementaires. 
Cette journée se déroulera dans la salle de la maison des associations de Lanester, 1 place Penvern. 
 
Réservations à prévoir pour le repas: dupont.ismael@yahoo.fr
Pour les adhérents Finistériens. 
 
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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 06:06
Repas républicain du Pays Bigouden et du PCF dans la 7e circonscription le samedi 25 mars au Guilvinec: hommage à Croizat et à la Sécurité Sociale

 

REPAS REPUBLICAIN

Dans le cadre de la préparation des élections législatives, le collectif de campagne de la 7ème circonscription, organise un repas fraternel et républicain

samedi 25 février 2017 à partir de 12 h.

au Château de Kergoz au Guilvinec.

Cette initiative politique s'inscrit dans le cadre de la défense de la sécurité sociale, en rendant hommage à Ambroise Croizat son fondateur.

En présence de Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF du Finistère. 

Inscription auprès du trésorier de la Section Etienne Le Bellec (02 98 11 27 38) ou auprès d'un militant de votre connaissance qui transmettra.

MENU

Apéritif

Saumon mariné, pommes vertes et céleri

Confit de canard, échalotes et noisettes

Gratin dauphinois

Fromage et mesclun

Tarte Tatin

Café

Bordeaux blanc - Bordeaux rouge

Prix du repas est fixé à 25 euros

Repas républicain du Pays Bigouden et du PCF dans la 7e circonscription le samedi 25 mars au Guilvinec: hommage à Croizat et à la Sécurité Sociale
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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 07:35

Publié le 23 Février 2017

égislatives. Benoît Dumont, secrétaire de l'Union Locale CGT, candidat de rassemblement de la gauche dans la circonscription de Lannion

Article du Télégramme: 

Benoît Dumont sera candidat aux élections législatives dans la circonscription de Lannion. Vingt-trois personnes, militants du Parti communiste et d'Ensemble, syndicalistes et représentants de mouvements associatifs, ont signé un appel à soutenir la candidature de celui qui est secrétaire de l'Union locale CGT. « Il incarne notre volonté de donner la priorité à " l'Humain d'abord " et de rassembler sur son nom jusqu'à devenir majoritaires, toutes les forces, de la gauche alternative, écologiques, syndicales et associatives qui refusent l'austérité », soulignent les signataires, qui appellent, dans le même temps, à soutenir Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle. « Les bas salaires, la pauvreté, le chômage et la précarité d'un côté, les actionnaires pour qui les dividendes s'envolent avec le soutien des gouvernements successifs de l'autre, c'est ça qui abîme la France et notre région », dénoncent-ils. « Par ailleurs, la droite et l'extrême droite préparent l'aggravation des reculs sociaux et la destruction des solidarités, s'attaquant ainsi à toutes les valeurs progressistes déjà mises à mal par la politique de Hollande-Valls et Macron. Il n'y a qu'un chemin pour sortir de l'impasse, c'est celui du progrès social, du partage des richesses, de la solidarité, celui de la mobilisation sociale unitaire de tous ceux qui subissent ces politiques ».
 

Article de L'Humanité Lannionnaise avec le texte de l'appel: 

Des syndicalistes connus de la CGT, de la FSU et de Sud, des membres du PCF et d'Ensemble appellent à soutenir une candidature de Benoit Dumont, secrétaire de l'UL CGT de Lannion et connu par ailleurs pour sont engagement dans le soutien à la candidature de JL Mélenchon et membre de la France Insoumise!

L'Humanité Lannionnaise appuie naturellement cette candidature!

 

Elections Présidentielle et Législatives 2017
Pourquoi nous soutenons la candidature de Jean-Luc
Mélenchon à l’élection Présidentielle et celle de Benoît DUMONT
à l’élection législative de la 5eme circonscription des Côtes d'Armor

 

Citoyens du Trégor, nous voulons, comme beaucoup d’entre vous, le progrès social, écologique et démocratique.
Les bas salaires, la pauvreté, le chômage et la précarité d’un côté, les
actionnaires pour qui les dividendes s’envolent avec le soutien des gouvernements successifs de l’autre, c’est ça qui abîme la France et notre région. Par ailleurs, la droite et l’extrême droite préparent l’aggravation des reculs sociaux et la destruction des solidarités, s’attaquant ainsi à toutes les valeurs progressistes déjà
mises à mal par la politique de Hollande-Valls et Macron.
Il n’y a qu’un chemin pour sortir de l’impasse, c’est celui du progrès social, du partage des richesses, de la solidarité, celui de la mobilisation sociale unitaire de tous ceux qui subissent ces politiques.
C’est dans cet esprit, avec la volonté de réussir un large rassemblement populaire majoritaire victorieux, que nous appelons à voter Jean-Luc Mélenchon dont le programme est celui qui traduit le mieux nos aspirations.
Mais tout ne sera pas joué le soir de l’élection Présidentielle.
Ce sont les élections législatives qui détermineront la majorité parlementaire et les politiques qui seront menées.
C’est pourquoi sur notre circonscription, dans le même esprit que pour l’élection présidentielle, nous soutenons la candidature de Benoît DUMONT militant syndical, intègre, reconnu, et apprécié : il est au coeur des luttes syndicales, sociales et sociétales, au coeur des batailles pour l’emploi, il combat le chômage et oeuvre activement pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des
salariés et de la population du Trégor. Il incarne notre volonté de donner la priorité à & «& l’Humain d’abord » et de
rassembler sur son nom jusqu'à devenir majoritaires, toutes les forces, de la gauche alternative, écologiques, syndicales et associatives qui refusent l’austérité.

Michel BLIN (syndicaliste et ENSEMBLE), Philippe CRIGNON (syndicaliste),
Christian CROCHEMORE (syndicaliste), Gérard DEJARDIN (syndicaliste), Daniel DUGUET
(PCF), Pascal FRANCHET (syndicaliste et ENSEMBLE), Odile GAILLARD (syndicaliste),
Roland GEFFROY (Maire honoraire), Christine HERVIO (PCF), Thomas HILLION (président
d’association d’anciens combattants et résistants), Jean Claude JORAND (militant associatif),
Hervé LE BARS (syndicaliste), Jean Pierre LECOQ (syndicaliste), Michel LE GAC (militant syndical et associatif), Pierre-Yves LE JEUNE (militant associatif),
Françoise LE LOARER (syndicaliste), Jean LE MAGOAROU (PCF), Jean Pierre MARTZOLF
(syndicaliste et ENSEMBLE), (René MAINGUY (PCF), Christian MEHEUST (syndicaliste),
Jean YVRANDE (militant d’une association de solidarité).

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 07:10
Conserverie à Quimperlé et Quéven: les ex-Minerve continuent le combat (Ouest-France, 22 février 2017)

Vincent THAËRON.

Ils ne lâcheront rien et iront jusqu’au bout du bout. Les ex-salariés de la conserverie Minerve, à Quimperlé et Quéven près de Lorient, ont décidé de continuer le combat, jusqu’au Conseil d’État. Pour obtenir réparation et laver leur honneur.

« On continue le combat. On va aller jusqu’au Conseil d’État. On sait que ce sera long et usant, un an sans doute. Ils veulent nous user, nous blaser, nous écœurer. Mais on a déjà tout perdu. Alors, aujourd’hui, on n’a plus rien à perdre. »

Il est à peine 15 h, samedi, au Mille-Club, à Kerjouanneau. En pénétrant par les larges vitres, le soleil commence doucement à chauffer la salle, mise gracieusement à disposition par la municipalité.

« Colère et amertume »

Dans la salle, une trentaine d’ex-salariés de Minerve de Quéven et Quimperlé. Ils se sont réunis pour faire le point, après la décision de la semaine dernière : la Cour d’appel du Tribunal administratif de Nantes les a déboutés, tout comme le Tribunal administratif de Rennes, auparavant.

Il leur restait donc deux possibilités : stop ou encore. « Ou on arrête tout, ou on va en Conseil d’État. » Tous ont voté à main levée, sans hésiter, pour la deuxième option. « Si nous avions gagné à Nantes, ce sont les autres qui auraient fait appel, de toute façon… Et on serait alors allé en Conseil d’État. »

Le PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi) n’a pas été rejeté, comme les « Ex » en rêvaient, « pour le mettre à mal. Quand on pense que le ministère public, lui, nous avait suivis et nous avait donné raison. C’est à ne plus rien comprendre. »

Samedi après-midi, il y avait « de la colère et de l’amertume » chez les « Ex ». Et ce ne sont pas les quelques blagues, qui ont toutefois allégé l’atmosphère, qui y changeront quelque chose. « Vous savez, qu’on ait ou pas du travail aujourd’hui, on n’arrive pas à tourner la page. On sait qu’on ne retrouvera plus jamais notre boulot, notre travail. »

« Partir la tête haute »

Pourtant, le « carnet de commandes était plein. Il y avait des marchés. On a travaillé jusqu’au bout, jusqu’au dernier jour. On peut nous reprocher ce que l’on veut, mais on a laissé notre usine en état de marche. On a tout nettoyé jusqu’aux petites cuillères ».

 

Pointent aussi quelques regrets. « On aurait dû parler plus tôt. Mais on était bien, dans une entreprise familiale. Puis le loup est entré dans la bergerie. Il n’avait pas les mêmes intérêts que nous. Il a magouillé dans notre dos et nous a bouffés tout cru. Ça peut arriver tous les jours dans des petites boîtes comme les nôtres. »

La vente aux enchères de l’outil de production a été, il y a peu, un coup de plus porté à l’estomac. « La ligne marron va descendre dans le Sud et la ligne soja va être installée en Espagne. On le sait, ça. » C’est lâché avec dégoût et gravité. « Maintenant, tout ça c’est derrière nous. Il faut avancer. »

Avec un espoir, cependant : une affaire similaire à celle de Minerve est également devant le Conseil d’État. Si cette entreprise obtient gain de cause, cela pourrait faire jurisprudence. Et accélérer les choses. À suivre.

Mais peu importe le temps que tout cela prendra. « Aujourd’hui, on veut partir la tête haute. C’est tout. » Et c’est déjà beaucoup.

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 07:02
Vannes: Jean-Baptiste Goulard, fils à papa ou vrai bosseur? (Ouest-France, 22 février 2017)

Un article éloquent par lui-même de ...

Maël FABRE. Ouest-France

Jean-Baptiste Goulard a occupé des postes à responsabilité au côté de son père, François Goulard. En pleine tempête Fillon sur les emplois fictifs, « J-B » dit « n’avoir rien à cacher ».

Le débat

« Je n’ai rien à cacher, c’est pour ça que j’ai toujours parlé. »

Alors que François Fillon, candidat des Républicains à la présidentielle traverse un long tunnel judiciaire au sujet des supposés emplois fictifs des membres de sa famille, Jean-Baptiste Goulard joue la carte de la transparence sur ses différents postes occupés auprès de son père, François Goulard, aujourd’hui président du conseil départemental du Morbihan. « On me critique toujours sur ce que je suis et pas sur ce que je fais. »

En pleine tempête Fillon, l’intéressé dit : « On devrait avoir une clarté généralisée. À l’heure où les données deviennent publiques et à l’époque où l’on vit, on ne peut pas continuer à garder les choses de son côté. »Dont acte. Alors voyons si le mot « transparence » prend véritablement tout son sens…

1 900 € pour travailler avec son père

Juillet 2010. Jean-Baptiste Goulard alors âgé de 27 ans est nommé au cabinet du maire de Vannes qui n’est autre que son père, François Goulard.

À la question combien étiez-vous rémunéré pour ce poste ? « Je ne vous donnerai pas mon salaire. Si vous le voulez, allez le chercher ».

Selon les délibérations du conseil municipal de juillet 2010, il aurait été rémunéré à hauteur de la valeur de l’indice brut 786 et au temps de travail annoncé (80 %). Cela faisait un net mensuel de l’ordre de 1 900 €, auxquels s’ajoutaient, en parallèle, ses revenus d’enseignant à Sciences Po.

Assistant parlementaire et chômeur

 

Juin 2011, Jean-Baptiste Goulard devient assistant parlementaire… de son père. « François quitte la mairie, David Robo devient maire. Ce dernier n’avait plus besoin d’un directeur de cabinet. J’ai laissé mon poste pour rejoindre mon père comme seul collaborateur pour l’aider dans sa tâche. »

Mais en 2012, François Goulard n’est plus député. Fin du contrat pour Jean-Baptiste Goulard qui recevra des indemnités de licenciement. « Je me suis alors inscrit au chômage », glisse-t-il sans avoir révélé son salaire.

« Il n’y a pas d’amalgame »

En 2014, Jean-Baptiste Goulard revient sur le devant de la scène en devenant directeur général de Paysages de mégalithe. Une promotion qui avait fait tousser dans les rangs des politiques locaux.Alors, conflit d’intérêts pour Jean-Baptiste Goulard à être salarié d’une association financée par le département dont le président n’est autre que son père ?

Réponse de l’intéressé : « Il n’y a pas d’amalgame. L’association cherchait un directeur général, j’ai postulé, j’ai eu des entretiens d’embauche comme tout le monde. »

Certains diront que le diplômé de Science-Po n’a aucune connaissance en matière de mégalithes pour prétendre à ce poste.

« J’ai été pris pour m’occuper de l’administration, de la communication et de la politique générale de l’association. Une coordinatrice a aussi été embauchée pour valoriser le patrimoine. »

Une manière de poursuivre son engagement politique local… dans l’ombre de papa.

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