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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 08:27
Photo Le Télégramme du 11/10/2019: Françoise Anne, Alain Fouche, Jeannine Daniel, Dominique Gontier, du réseau partage des savoirs du PCF Finistère-Sud

Photo Le Télégramme du 11/10/2019: Françoise Anne, Alain Fouche, Jeannine Daniel, Dominique Gontier, du réseau partage des savoirs du PCF Finistère-Sud

Le Télégramme du 11/10/2019


Jeudis rouges. Des conférences pour décrypter le monde

*Non, ce n’est pas un appel à la colère mais le titre d’un cycle de conférences organisé par le réseau Partage des savoirs de Bretagne sud. Après le succès de la première édition, l’an passé, la section du parti communiste du pays de Quimperlé, à l’origine de ces rencontres, a décidé de proposer une deuxième saison.

L’esprit des cafés philo

« On reprend un peu l’esprit des cafés philo. On a besoin de décrypter ce monde avec des spécialistes », explique Dominique Gontier, l’un des organisateurs. « Nous mettons à disposition du public les moyens de la réflexion et de la connaissance », ajoute-t-il. Pour la première saison, ils avaient programmé sept rendez-vous. « Nous avons réuni en moyenne 20 à 30 personnes à chaque soirée, avec un pic à 60 personnes pour la conférence-débat sur l’immigration », rappelle Françoise Anne.

Pauvreté, Afrique du Sud, Bible…

Pour la seconde saison, le réseau a souhaité mettre l’accent sur deux thèmes : le climat, du constat à l’action, et la Bretagne en vrai. « C’est-à-dire loin des clichés et des images de carte postale ».

La première conférence, prévue le jeudi 24 octobre, salle de l’Isole à l’espace Benoîte-Groult, évoquera les changements climatiques avec Alain Pagano, responsable national de la commission écologie du PCF et enseignant-chercheur en biodiversité animale à l’université d’Angers. La deuxième conférence, le jeudi 28 novembre, abordera le droit au territoire et les inégalités sociales avec Françoise Gourlay, maître de conférences à l’université de Bretagne sud. Après la parenthèse des fêtes de fin d’année, le cycle reprendra le 30 janvier avec une conférence sur « Les visages de la misère et de la pauvreté dans le Finistère », animée par des représentants du secours populaire et secours catholique. « Nous avons aussi prévu des débats sur l‘Afrique du Sud, l’Irlande et la Bible », précisent les organisateurs.

Pratique
Jeudi 24 octobre, à 18 h 30, salle Isole à l’espace Benoîte-Groult, conférence-débat sur le climat. Entrée gratuite.

PCF Finistère - Les Jeudis Rouges à Quimperlé : des conférences pour décrypter le monde (Le Télégramme et Ouest-France, 11 octobre 2019)
PCF Finistère - Les Jeudis Rouges à Quimperlé : des conférences pour décrypter le monde (Le Télégramme et Ouest-France, 11 octobre 2019)
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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 07:12
9 à 13 ans de prison contre les indépendantistes catalans - Au coeur de l'Europe, une justice de répression étatique des aspirations populaires
9 à 13 ans de prison contre les indépendantistes catalans - Au coeur de l'Europe, une justice de répression étatique des aspirations populaires

"Le verdict est tombé. Entre 9 et 13 ans de prison pour les #prisonnierspolitiquescatalans. Jusqu’où la purge et le déni des droits de l’Homme? La France doit faire entendre la voix de la liberté, l’UE doit agir. Rester silencieux c’est désormais être complice. #Liberté et vite" (Marie-Pierre Vieu, conseillère régionale communiste, députée européenne communiste de 2017 à 2019)

 

Marie-Pierre Vieu : « On n’est pas sortis du franquisme » - L'Humanité
Mardi, 15 Octobre, 2019

Ex-députée européenne, l’éditrice d’Arcane 17 publie le livre Catalans, un recueil de nouvelles en solidarité avec les détenus politiques catalans.
 

 

Qu’est-ce que ces condamnations disent de l’état de nos démocraties ?

Elles sont mal en point. Examinons la séquence en Europe. Une résolution vient d’être adoptée qui dit que « communisme égale fascisme ». Au Kurdistan, on observe l’incapacité de l’Union européenne (UE) à dire quelque chose du fait du chantage de Recep Tayyip Erdogan. À Strasbourg, 200 députés européens de droite extrême viennent d’être élus. Et désormais, le silence de l’UE et de ses États membres face à ces condamnations. La question des droits de l’homme et des libertés est mise à mal partout. Si Emmanuel Macron et la France se taisent sur ce qui se passe en Espagne, cela signifie que nous sommes complices.

Comment se fait-il que les État peinent à résoudre démocratiquement la question de la montée des régionalismes ?

Les régionalismes peuvent conduire, selon l’histoire, à un mouvement de liberté, de progressisme, ou tout le contraire. En Europe, on observe une accélération des politiques libérales, les traités de libre-échange, la mise en concurrence avec les travailleurs détachés, une mise à mal des droits fondamentaux, mais également des cultures locales. Dans un contexte de montée des colères, peut resurgir la question de l’identité nationale ou régionale. Ces mouvements s’inscrivent dans le cadre d’un développement du libéralisme et de l’incapacité des États à régler ces questions-là par le dialogue.

Pourquoi avoir pris l’initiative d’un livre de solidarité avec les prisonniers politiques catalans ?

Députée européenne, je participais à la plateforme de dialogue sur la Catalogne. J’ai l’intime conviction qu’il faut sortir de cette question par le haut. Je n’ai jamais pris parti dans le débat sur l’indépendance. J’ai toujours pensé que la question était d’aménager constitutionnellement la Catalogne dans l’Espagne en passant par le dialogue entre l’État central et cette région ; et que les peuples doivent s’autodéterminer. Face aux arrestations, je me disais qu’il fallait faire monter un mouvement d’opinion. D’où ce livre. Notre parti pris a été de demander à quinze auteurs de raconter des histoires, de rédiger des nouvelles noires, pour témoigner de notre solidarité. Ce choix de la fiction était le moyen de tout dire sans filtre. On a demandé aux auteurs de se placer du point de vue des droits de l’homme. Lorsqu’on lit les quinze fictions de l’ouvrage, il ressort une idée-force. On n’est pas, en Espagne, sortis du franquisme.

(1) Catalans, collectif. Arcane 17.
Entretien réalisé par Gaël De Santis
 
Voir aussi: communiqué du PCF - 15 octobre 2019

Catalogne : contre ce déni de démocratie et de justice, pour une solution politique

Le PCF condamne fermement la décision du Tribunal suprême d'Espagne d'infliger à des responsables politiques catalans de lourdes peines de prison pour « sédition ». C'est un déni démocratique : il est inadmissible de judiciariser des processus politiques ; c'est un déni de justice : les droits de la défense au cours du « procès » ne furent pas respectés et que dire de la présence de Vox, le parti d'extrême-droite, parmi les parties civiles ? Ce verdict démontre que, sans évolution démocratique régénératrice des institutions espagnoles, la répression, l'étouffement des libertés et le déni de l’État de droit peuvent reprendre le dessus.

 

Catalogne : contre ce déni de démocratie et de justice, pour une solution politique

Le PCF soutient les forces de gauche politiques, sociales, citoyennes, en Catalogne et dans le reste de l'Etat espagnol qui se mobilisent pour exiger la libération immédiate des prisonniers pour motif politique. L'heure est à la relance urgente du dialogue politique entre les institutions de l’État espagnol et les autorités catalanes ; elle est aussi à la lutte contre les forces de droite et d'extrême-droite qui cherchent à profiter du conflit catalan pour imposer une véritable régression démocratique.

Le PCF réaffirme sa solidarité avec le Parti Communiste d'Espagne, le PSUC Viu, la Gauche Unie et les autres forces et confluences progressistes qui luttent en Catalogne et en Espagne pour porter l'objectif d'un nouvel modèle territorial reflétant le caractère plurinational de l'Etat et d'une république fédérale.

 

Catalogne. La justice espagnole a la main lourde
Mardi, 15 Octobre, 2019 - L'Humanité

Douze dirigeants indépendantistes catalans ont été condamnés au total à plus de cent quatre ans de prison. Une réponse répressive à la crise politique ouverte par le référendum d’octobre 2017.

 

Ils étaient en préventive depuis bientôt deux ans, et voilà qu’avec la sentence prononcée par le Tribunal suprême, ils pourraient grosso modo y rester une décennie encore. Hier matin, sept magistrats de la plus haute juridiction espagnole ont condamné neuf dirigeants des partis et du mouvement citoyen indépendantistes catalans, reconnus coupables de « sédition » – un délit politique de premier plan en Espagne –, aggravée pour quelques-uns de « malversations », à des peines de prison allant de treize à neuf ans. L’accusation de « violences concertées » a, elle, été écartée par le tribunal qui ne dépeint pas le processus d’indépendance unilatérale comme une insurrection.

Parmi les plus emblématiques de ces « prisonniers politiques » – selon une expression partagée, au-delà des rangs pro-indépendantistes, au sein de la gauche espagnole (Podemos et Izquierda Unida) –, il y a Oriol Junqueras, ex-vice-président de l’exécutif catalan, dirigeant de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), élu député européen en mai dernier, malgré son emprisonnement, mais aussi Raul Romeva, ex-ministre de la Catalogne et dirigeant de la coalition indépendantiste, et Carme Forcadell, l’ex-présidente du Parlement catalan, ainsi que les Jordis – selon leur sobriquet affectueux (Jordi Sanchez et Jordi Cuixart) –, les deux leaders des mouvements citoyens pro-indépendance (Assemblée nationale catalane et Omnium). Trois autres responsables politiques, restés en liberté jusque-là, se sont vus infliger, pour cause de « désobéissance », une peine d’un an et huit mois de prison ferme. Tout comme quelques-uns de ses proches, Carles Puigdemont, ancien président de centre-droit de la Generalitat – le gouvernement catalan –, en exil depuis la mise en branle de l’appareil judiciaire espagnol contre les indépendantistes, échappe au verdict, mais un nouveau mandat d’arrêt européen et international à son encontre a été émis hier par les autorités espagnoles.

La nouvelle de ces condamnations a fait l’effet d’une bombe

Cent quatre années et six mois, au total, dans les geôles espagnoles pour avoir, sans rechercher de consensus général, tenté de mettre sur pied la république catalane… C’est l’aboutissement de la gestion exclusivement judiciaire et répressive, mais si peu politique, de la crise ouverte par le mouvement indépendantiste qui, disposant d’une majorité au Parlement régional et donc régnant à la Generalitat, a poussé la confrontation avec Madrid jusqu’à organiser, le 1er octobre 2017, un référendum d’autodétermination, en dehors du cadre constitutionnel espagnol, puis à adopter une déclaration unilatérale d’indépendance de la Catalogne, le 27 octobre de la même année. Selon ses organisateurs, malgré les multiples brutalités policières le jour du référendum, 2,4 millions d’électeurs, soit plus de 40 % du corps électoral, avaient participé au scrutin et 90 % d’entre eux s’étaient prononcés en faveur du oui à l’indépendance.

À Barcelone et dans toute la Catalogne, la nouvelle de ces condamnations a fait l’effet d’une bombe. Des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue, à l’appel des partis, des syndicats et des associations indépendantistes, mais également d’une plateforme baptisée « Tsunami démocratique » et animée, via une messagerie cryptée, par des militants anonymes. Les grandes artères de la capitale catalane ont été rapidement envahies et bloquées par les manifestants, ainsi que les autoroutes, les gares et l’aéroport. Symbole de l’émoi à Barcelone, le club emblématique de la ville, le Barça, dénonce dans un communiqué les condamnations : « La prison n’est pas la solution, écrivent ses dirigeants. La résolution du conflit que vit la Catalogne passe exclusivement par le dialogue politique. »

Les indépendantistes demeurent légèrement majoritaires à Barcelone

Alors que des forces policières de tout le pays ont afflué sur la Catalogne ces derniers jours, la droite (Parti populaire et Ciudadanos) pousse, au contraire, les socialistes espagnols (lire ci-contre), toujours aux affaires avant de nouvelles élections législatives en Espagne dans les prochaines semaines, à durcir encore le ton face au regain des mobilisations indépendantistes. Successeur de Mariano Rajoy à la tête du PP – premier ministre espagnol à l’automne 2017 et tenant de la ligne de confrontation répressive avec les indépendantistes catalans –, Pablo Casado a proposé, hier, à ses homologues du Psoe et de Ciudadanos de ratifier un pacte garantissant que « les délinquants prisonniers catalans ne bénéficieront jamais de la moindre mesure d’aménagement pénitentiaire ou d’une remise de peine ». Même vindicte irascible du côté d’Alberto Rivera, le leader du parti ultralibéral Ciudadanos, qui s’est allié à la formation d’extrême droite Vox pour gouverner la région de Madrid…

Mis en difficulté par les conséquences judiciaires de leur référendum d’autodétermination, mais pas vraiment affaiblis dans les urnes – les républicains de gauche de l’ERC ont, avec le renfort de quelques personnalités venues des rangs communistes ou municipalistes, supplanté dans leur camp le centre-droit de Carles Puigdemont, mais, au total, les indépendantistes demeurent légèrement majoritaires à Barcelone –, les forces nationalistes catalanes comptent en profiter pour relancer la machine, alors que leurs leaders condamnés annoncent d’ores et déjà des recours contre leurs condamnations. « À ceux dont la seule volonté est de faire du mal, nous disons que rien n’est terminé aujourd’hui, écrit Oriol Junqueras dans un courrier depuis sa prison rendu public par son parti. Vous n’avez ni vaincu ni convaincu. Nous reviendrons et nous reviendrons encore plus forts. N’ayez aucun doute, nous reviendrons et nous gagnerons. » Dans ce concert de déclarations va-t-en-guerre, quelques voix tracent des chemins pour sortir la Catalogne et l’Espagne de l’impasse de la répression. C’est le cas d’Ada Colau, la maire de Barcelone, qui n’est ni avec les indépendantistes catalans ni avec les nationalistes espagnols : « Nous sommes aujourd’hui confrontés à la pire version de la judiciarisation de la politique, avec la cruauté », dénonce-t-elle, en exprimant sa solidarité avec les condamnés et leurs familles. Dirigeant de Podemos, Pablo Iglesias appelle, sans masquer ses désaccords avec les indépendantistes catalans, à bifurquer radicalement : « Nous devons emprunter avec sensibilité et intelligence la voie de la réconciliation sans exclure aucune solution… Les mêmes recettes qui nous ont portés ici ne seront pas celles qui nous en sortiront. » Eurodéputée communiste, membre de la coalition Izquierda Unida, Sira Rego dénonce un verdict « disproportionné » qui « ne permet pas de résoudre la situation en Catalogne ». « L’opposition politique ne devrait jamais être poursuivie, rappelle-t-elle. Face à ceux qui continuent à chercher leur revanche, nous continuerons d’exiger un dialogue politique avec une autre hauteur de vue. »

Thomas Lemahieu - L'Humanité, 15 octobre 2019
9 à 13 ans de prison contre les indépendantistes catalans - Au coeur de l'Europe, une justice de répression étatique des aspirations populaires

Communiqué publié par Nicolas Garcia, secrétaire départemental du PCF des Pyrénées Orientales, le 13 octobre avant le verdict:

Les communistes de catalogne nord rejettent toutes sanctions contre les prisonniers politiques Catalans en Espagne. Els comunistes de Catalunya nord rebutgen totes les sancions contra els presos politics catalans a Espanya.

En Catalogne tout le monde retient son souffle en attendant le verdict qui s’annonce sévère à l’encontre des prisonniers politiques catalans qui depuis bientôt deux ans sont en prison préventive. Leur tort est d’avoir défendu pacifiquement des positions politiques, d’avoir soutenu et permis l’organisation d’un référendum proposant la république catalane. Ils en avaient reçu le mandat du suffrage universel en obtenant la majorité absolue au parlement de Catalogne. Désormais ils risquent 15 à 20 ans de prison pour sédition et rébellion. Le président de la Generalitat de Catalunya, Carles Puigdemont et quelques autres se trouvent à Waterloo ou dans un autre pays étranger. A l’instar de la totalité de nos sénateurs et députés communistes, nous exigeons la libération des prisonniers politiques victimes d’une parodie de procès et considérons que la solution au problème politique de la catalogne en Espagne ne peut être que politique. Dans aucun pays du monde la répression et les sanctions contre des responsables politiques, citoyens, associatifs ou syndicaux qui revendiquent démocratiquement et pacifiquement, ne sont acceptables. Comme tant d’autre peuples, le peuple catalan a le droit de décider librement de son avenir. La France et l’Europe doivent agir et vite pour exiger le dialogue et la solution politique, car dans le pays qui nous est le plus proche, l’irresponsabilité de la justice et de l’État espagnols, ainsi que la sanction qui s’annonce pourraient mettre le feu aux poudres. Le PCF66 appelle ses militantes et militants à manifester pour la liberté et la démocratie en toutes circonstances.

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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 08:36
Réunion d'accueil des nouveaux adhérents du PCF pays de Morlaix le vendredi 11 octobre à 18h

Elles et ils s'appellent Anne, Philippe, Eugène, Christophe, Corentin, Roland, Michèle, Patrick, Sophie, Julie, Pol, Cloé, Hugues, Andréa, Annick, Glenn, Mireille, André, Patricia, Jan, Joël, Valérie.

Après le succès de la réunion d'accueil des nouveaux adhérents du PCF Finistère (85 depuis 2 ans) à Brest au local de la fédération rue Berger le 25 septembre dernier (35 à 40 personnes y avaient participé. CF compte rendu: 

Réunion d'accueil des nouveaux adhérents du PCF Finistère: une soirée très chaleureuse ce mercredi 25 septembre 2019

C'est au tour de la section du PCF Morlaix d'organiser le vendredi 11 octobre à 18h sa rencontre conviviale d'accueil de ses nouveaux adhérents: 23 depuis depuis ans, dont 8 mutations et le reste de toutes nouvelles adhésions.

Ce sera l'occasion de faire le point sur les motivations, expériences et projets des uns et des autres. Et de renforcer cette camaraderie et fraternité particulières qui font la différence du Parti communiste.  

Le Comité de section, le secrétaire de section Daniel Ravasio et le secrétaire départemental du PCF Ismaël Dupont seront présents à cette réunion d'accueil des nouveaux adhérents. 

La section du pays de Morlaix (sans la section de Lanmeur et la section de Roscoff) compte aujourd'hui autour de 85 adhérents.

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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 07:25
Leïla Shahid, ancienne représentante de l'OLP et de l'Autorité Palestinienne en France, présente à Brest à la fac Ségalen le 31 octobre à 18h30
A l'invitation de l'AFPS, Leïla Shahid , cette femme exceptionnelle qui représenta avec énormement de conviction la Palestine en France pendant des années, sera présente à Brest le 31 octobre à 18 h 30 à la fac Ségalen. Retenez la date dans vos agendas.
 
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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 06:07

150 personnes ont participé hier à la manifestation des Retraités à l'appel de l'intersyndicale hier 8 octobre à Morlaix. Une mobilisation déterminée à contrer la réforme des retraites de régression sociale de la droite macroniste. Nous publions ci-joint les photos de Pierre-Yvon Boisnard et les interventions de Jean-Yvon Ollivier (CGT) et Daniel Ravasio (FSU).

Jean-Yvon Ollivier et Daniel Ravasio - prises de parole manif pour les retraites 8 octobre 2019 Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Jean-Yvon Ollivier et Daniel Ravasio - prises de parole manif pour les retraites 8 octobre 2019 Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Jean-Yvon Ollivier et Daniel Ravasio - prises de parole manif pour les retraites 8 octobre 2019 Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Jean-Yvon Ollivier et Daniel Ravasio - prises de parole manif pour les retraites 8 octobre 2019 Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

manif pour les retraites 8 octobre 2019 Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

manif pour les retraites 8 octobre 2019 Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Jean-Yvon Ollivier et Daniel Ravasio , avec Marie-Hélène Le Guen - prises de parole manif pour les retraites 8 octobre 2019 Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Jean-Yvon Ollivier et Daniel Ravasio , avec Marie-Hélène Le Guen - prises de parole manif pour les retraites 8 octobre 2019 Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

manif pour les retraites 8 octobre 2019 Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

manif pour les retraites 8 octobre 2019 Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

manif pour les retraites 8 octobre 2019 Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

manif pour les retraites 8 octobre 2019 Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

manif pour les retraites 8 octobre 2019 Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

manif pour les retraites 8 octobre 2019 Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

manif pour les retraites 8 octobre 2019 Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

manif pour les retraites 8 octobre 2019 Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

manif pour les retraites 8 octobre 2019 Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

manif pour les retraites 8 octobre 2019 Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

PRISE DE PAROLE 8 Octobre 2019

L'automne est arrivé à petit pas ; tout au moins dans notre Finistère… pourtant le climat social, lui, ne s'est pas refroidi.

Partout dans le pays les salariés les privés d'emploi, les retraités expriment leur mécontentement, se rassemblent et s’engagent dans l’action collective.

Les revendications qui les poussent à agir peuvent, peut-être, nous apparaître différentes : salaires, emplois, avenir de l’entreprise, retraite… Pourtant elles portent toutes le même sceau, celui du refus de la précarité et d'être les laissés-pour-compte d'un gouvernement hors-sol.

C'est bien ce que nous avons dénoncé dans nos actions à l'appel de 9 organisations syndicales et associations de retraités depuis l'annonce de la hausse de 1,7 points de la CSG au 1er janvier 2018. Depuis et sans discontinuer en 2018 et au printemps 2019 nous avons connu des actions des retraités d'un niveau jamais égalé dans notre pays et je dirais surtout dans notre département  du Finistère.

En point d'orgue de ces actions le 20 juin dernier, les retraités vous nous, tous ensemble, ont adressé plus de 200 000 cartes pétitions au Président de la République dont plus de 1000 signées par les retraités du Finistère, pour exiger :

  • l’annulation de la hausse de la CSG pour tous les retraités,

  • le retour à l’indexation des pensions sur l’évolution des salaires, une mesure immédiate de revalorisation de 3 % compensant la baisse récente de pouvoir d’achat des retraités,

  • le maintien et le développement des services publics de proximité.

Durant toute cette période, face à la détermination des retraités, Macron a dû reculer trois fois.

Une première fois en relevant à 1 200 € le montant du revenu fiscal du foyer de retraités à partir duquel s’applique la hausse de la CSG.

Une deuxième fois en relevant ce montant à 2000 €.

Enfin en nous promettant le retour à une revalorisation des pensions pour tous en 2021 ?

Ces décisions n’ont rien à voir avec de la compassion ou à une adhésion à la justice sociale.

Non, il fallait apaiser la colère des retraités qui ont massivement manifesté contre la hausse de la CSG en 2018 et 2019 et colère reprise par l’envahissement des ronds-points par les gilets jaunes.

La colère était pleinement justifiée et l’est toujours, car le compte n'y est pas.

Souvenez-vous, nous avons crié ensemble dans la rue à l'injustice ici même depuis des mois car, pendant qu'il augmentait la CSG et gelait nos retraites et pensions le président accordait aux plus riches de notre pays des cadeaux fiscaux inédits :

-suppression de l’ISF, réduction de la fiscalité sur les dividendes et le capital, laxisme face à la fraude fiscale, qui s’élève en France à près de 100 milliards par an.....

Et pendant ce temps le gouvernement détruit l’Administration chargée du contrôle fiscal et supprime le service public de proximité pour les contribuables et les collectivités territoriales !

Nous étions déjà et nous sommes toujours aujourd'hui dans un contexte de régression sociale sans précédent conduite sur tous les fronts :

-droit du travail,

-éducation,

-formation professionnelle,

-assurance chômage... Etc

Et c'est dans ce contexte que Macron et son gouvernement s'attaquent aujourd'hui à un des piliers héritiers des conquêtes sociales arrachées en 1945 : notre système de retraite

Soyons clairs nous ne sommes pas face à une simple réforme, une réforme de plus des systèmes de retraites, mais bien face à celle qui entérinerait leur fin, entraînant avec elle un changement radical du modèle social hérité des ordonnances de 1945, par la mise en place d'un régime unique qui entraînerait la fin des régimes spéciaux et la fin du statut des fonctionnaires.

Une réforme qui si elle était appliquée rendrait inutile toute discussion à l'avenir sur les règles de la retraite puisque le système préconisé par le Haut-Commissaire, Jean-Paul Delevoye, prévoit un système par points avec un ajustement automatique des retraites sur les possibilités financières ?

Avec l’Europe qui exige un plafonnement à 15% du PIB pour l’ensemble des retraites…

Un tel changement idéologique aura des conséquences désastreuses pour les travailleurs.

Au-delà de la mise en cause totale de notre système c'est un coup fatal porté à la sécurité sociale dans son ensemble en déconnectant le système de retraite du travail.
Après deux ans de soi-disantes concertations ; le 18 juillet dernier Jean Paul Delevoye qui a depuis rejoint la table du conseil des Ministres a présenté ses préconisations sur la future loi.

Et en même temps, pour reprendre la formule préférée de Macron, il déclare vouloir engager une nouvelle phase de concertation sur les propositions retenues dans son rapport.

Retenues par qui ?... Vous avez compris par le gouvernement.

Cela permet à la Ministre de la santé de déclarer que la réforme des retraites par points viendra en débat après les élections municipales de mars 2020 au lieu de l’automne 2019!

Au final on nous propose un «nouveau débat citoyen ». ???

Tiens ça ne vous rappelle rien ?

En d’autres termes comment enfumer correctement les citoyens ?

Macron a confisqué ce débat il y a quelques jours à Rodez, on l’a vu : Parler sans rien dire ! Parlez sans rien dévoiler des conséquences de ce funeste projet !

La méthode ne trompera personne : prendre le temps sur ce projet sans donner de véritables échéances sinon bien après les élections municipales vise à recueillir d’abord plus de voix des citoyens pour la République en Marche.

Ce report lui permettrait de rendre plus présentable une réforme dont l’entrée en vigueur est prévue pour 2025!

Les sondages nous disent que 79% des français ont peur de ne pas disposer d'un revenu suffisant à la retraite.

Ce n'est pas en décortiquant le projet Delevoye qu'ils seront rassurés.

Alors soyez persuadés que nous resterons attentifs aux décisions qui seront prises, particulièrement dans le cadre du projet de Loi sur le financement de la sécurité sociale de 2020 et de celles à venir, d'ici 2025.

« CECI DIT ... LE POUVOIR D’ACHAT DES RETRAITÉS EST EN CHUTE LIBRE DEPUIS 25 ANS COMME LE RELATE

LE JOURNAL ECONOMIQUE LES ECHOS SUR LA FOI DU RAPPORT DU CONSEIL D'ORIENTATION DES RETRAITES DE JUIN 2019.

Et de l'avis de plusieurs observateurs, la réforme des retraites que veut nous imposer MACRON va conduire à une baisse systématique du montant des pensions des futurs retraités mais aussi quand la conjoncture sera défavorable, des retraites actuelles.
Nous disons STOP

Le gouvernement ne peut plus rester sourd aux différents rassemblements de retraités qui ont eu lieu depuis des mois.

Après la journée d'action interprofessionnelle du 24 septembre, cette journée du 8 octobre 2019 à l’initiative des organisations de retraités, doit être le marqueur d'une première mobilisation nationale et le début d’un processus de lutte contre le projet de retraite par point voulu par Macron-Delevoye qui remet en cause le fondement même de notre contrat social
 

TOUS ENSEMBLE RETRAITES ET ACTIFS EXIGEONS UNE RETRAITE DÉCENTE !

Macron s’attaque aux droits des retraités, aux droits des chômeurs comme à ceux des futurs pensionnés qui seront concernés par la réforme des retraites par points en 2025.

Il veut même reculer de 7 ans l'âge où on pourra toucher une pension de réversion.

Le moment est venu de riposter, tous ensemble

 

LES RETRAITÉS D'AUJOURD'HUI ET DE DEMAIN DOIVENT POUVOIR VIVRE COMME ILS LE MÉRITENT

Ce gouvernement prétend vouloir honorer le travail mais il méprise les 40, 42, 45 ans de travail des retraités qui ont construit leur droit à une retraite qui leur permette de vivre normalement.

Or, la plupart sont désormais obligés de réduire toutes les dépenses qui font le quotidien de leur vie et les aides qu’ils apportent à leurs enfants et petits-enfants.

Les retraités ne placent pas leurs pensions dans les paradis fiscaux, leurs dépenses représentent 48 % de la consommation, 51 % du logement, 50 % de la communication, 50 % des achats d’automobiles et 22 milliards dans le tourisme en 2018

Porter atteinte au pouvoir d’achat des retraités c’est aussi pénaliser lourdement l’économie et compromettre l’activité des entreprises et la création d’emplois.

Les retraites sont un des piliers de notre système de Sécurité Sociale instauré en 1945 ; elles sont principalement financées par les cotisations sociales : richesses créées par les travailleurs qui leur sont redistribuées et qui échappent au capital.

Cet état de fait, le patronat ne l'a jamais accepté et a toujours trouvé des gouvernements complices pour s'attaquer à ce système auquel les français sont attachés.

Macron, par le grand plan de réforme de l'action publique présenté en 2017, prépare une réduction de la superficie de l’état et au travers de son projet des retraites, veut en finir avec le système de protection collective solidaire, universel et égalitaire.

La réforme future des retraites et la revalorisation à minima des pensions participent d'un même objectif : la baisse des retraites et des pensions pour les actifs d'aujourd'hui mais aussi celle des retraites et pensions pour les retraités actuels.

Avec le système par points, c'est le retour aux assurances sociales des années 1930 c’est la mort annoncée de la Sécu, déjà bien mise à mal par les nombreuses réformes passées.

Pourtant de l'argent il y en a, pour maintenir et améliorer notre système de retraites par répartition, il suffit de nous réapproprier les dizaines de milliards qui sont détournés chaque année en dividendes, exonérations et autres cadeaux fiscaux par les riches et le patronat tels le CICE et le pacte de responsabilité et j'en passe... ! Et en retour soumettre à cotisations les revenus financiers.

 

.Quelques rappels chiffrés : Le CICE et le pacte de responsabilité : 35 milliards d'€ , les exonérations de cotisations sociales patronales : plus de 25 milliards d'€ !, la création d'un million d'emplois : 13 milliards d'€ !, l'égalité salariale femmes/hommes : plus de 10 milliards d'€ pour la Sécurité Sociale en 2020 !, la lutte contre le travail dissimulé : 6 milliards d'€ !, et soumettre à cotisations les revenus financiers.

 

Inutile de vous dire que ce n'est pas ce que pense le gouvernement qui ose nous dire aujourd'hui que, si la sécurité sociale revient dans le rouge ce serait, en partie, à cause des « cadeaux » faits aux retraités en 2019... C’est tout simplement intolérable

Cela dit les oppositions grandissantes à la réforme des retraites semblent effrayer le gouvernement qui ne s'attendait pas à un tel tollé.

Raison de plus pour ne pas laisser la place à un nouveau débat citoyen coûteux avec des perspectives plus que nocives sur l’enjeu de la retraite et du financement de la protection sociale.

Nous avons ouvert la brèche ces derniers mois, aujourd'hui nous manifestons tous ensemble pour :

- La suppression de la hausse de la CSG et la fin du gel des pensions pour toutes les retraites et pensions, avec rattrapage des pertes subies au 1er janvier 2020.

- Pouvoir partir à 60 ans avec une retraite pleine et entière

- La revalorisation de toutes les pensions en fonction de l’évolution des salaires.

- Un minimum de pension à hauteur du SMIC pour une carrière complète.

- Le maintien et l’amélioration des pensions de réversion.

- L’embauche immédiate de 40 000 personnes comme le demande le personnel des EHPAD et des soins à domicile, qui nous rejoignent dans cette journée d'action du 8 octobre.

  • La prise en charge de la perte d’autonomie à 100 % par la Sécurité sociale et l’ouverture d’un droit universel dans le cadre d’un grand service public de l’aide à l’autonomie.

 

Dans un pays aussi riche du travail de ses salariés et de ses retraités que la France, ces revendications ne sont ni excessives, ni utopiques, elles correspondent à l’urgence des besoins exprimés par l’immense majorité de la population et aux moyens dont dispose la France, et c'est par notre ténacité comme nous avons su le faire ces derniers mois que nous élargirons notre mouvement revendicatif pour gagner sur ces revendications de plus en plus portées par les retraités face au mépris de MACRON et de son gouvernement.

Alors ce n'est pas le moment de baisser la garde, tous ensemble nous ne lâcherons rien !

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 05:53

L’intersyndicale Éducation du Finistère appelle les personnels à se rassembler, jeudi 3 octobre à Brest et à Quimper, après le suicide de la directrice d’école de Pantin.

L’intersyndicale Éducation du Finistère appelle à un rassemblement des personnels à Brest (rue Yves-Collet devant l’antenne de la DSDEN) et à Quimper (Cité administrative, devant la DSDEN), jeudi 3 octobre 2019 à 17 h, après le suicide d’une directrice d’école de Pantin, survenu lundi 23 septembre dans le hall de son établissement.

Dans les lettres envoyées à plusieurs directeurs d’école de la ville de Pantin, Christine Renon, 58 ans et trente ans d’enseignement, évoque le manque de soutien de la part de l’État, le rythme scolaire des enfants, le manque d’outils de travail ou encore les pratiques « chronophages ».

Vendredi 27 septembre, des parents d’élèves ont adressé un courrier au ministre de l’Éducation nationale. Ils veulent l’alerter sur « un dramatique cri d’alerte ».

« L’institution est responsable »

L’intersyndicale finistérienne (FSU, Snudi-FO, SNFOLC, Sud éducation, CGT Educ’action, SE-UNSA, CNT et Sgen-CFDT, interpelle : « Combien sommes-nous à nous retrouver peu ou prou dans ce qu’elle décrit ? Dans le premier comme dans le second degré, et quelle que soit notre poste dans l’Éducation nationale, nous sommes toutes et tous, à des degrés divers et dans nos missions respectives, concerné-es par la souffrance au travail et le risque d’épuisement professionnel. »

Elle poursuit : « L’institution est responsable. Il faut des réponses concrètes pour garantir la santé, l’intégrité morale et physique des personnels. Ce geste dramatique nous touche profondément : tristesse et émotion, colère aussi ! Nous devons traduire cette colère en action. Nous construirons avec les collègues les perspectives de mobilisations sur le long terme afin que cela ne se reproduise plus jamais. »

Ouest-France, 1er octobre

 

Communiqué du SNES-FSU:

Le SNES-FSU exprime sa plus profonde émotion après le suicide de Christine Renon, adresse tout son soutien à sa famille et ses proches et assure de sa solidarité ses collègues, son syndicat.

Son geste, sur son lieu de travail, la lettre qu’elle laisse pour l’expliquer, tout indique que les motivations de notre collègue sont d’ordre essentiellement professionnel. L’émotion et le mouvement de protestation des enseignants du premier degré sont révélateurs des difficultés auxquelles sont confrontés les directeurs d’école, surchargés de travail et accablés d’injonctions hiérarchiques

Au-delà, c’est toute la communauté scolaire, dans sa diversité de métiers, qui se reconnait dans le sentiment d’abandon exprimé par Christine Renon : les personnels sont laissés seuls face aux difficultés toujours plus aiguës que connaît l’Ecole. Ils composent avec l’absence de soutien d’une hiérarchie plus prompte à mettre en œuvre les nouvelles politiques publiques managériales qu’à faire corps avec la profession, à imposer des réformes pensées sans et contre les personnels.

Ces pratiques managériales méconnaissent les réalités de l’enseignement, dessaisissent les personnels de leur expertise, et ne leur accordent ni reconnaissance ni les moyens nécessaires à l’exercice de leur métier. Aujourd’hui, les personnels sont tiraillés entre le sens de leur engagement et la réalité qu’ils vivent au quotidien. Ce sont ces situations professionnelles qui sont responsables d’une grande souffrance et sont à l’origine de ce drame.

Un an après le mouvement #pasdevague la colère légitime des personnels de l’Education est intacte. Le gouvernement n’a rien fait pour y répondre.

Le SNES-FSU appelle les personnels à participer aux hommages rendus à la mémoire de Christine Renon (rassemblements jeudi 3 octobre, minute de silence collective dans les établissements, signatures de motions etc). Un préavis de grève a été déposé.

Des personnels de l’Education Nationale meurent au travail et de leur travail. Cette situation est intolérable. Le Ministre doit prendre la mesure de l’émotion et la colère des personnels et apporter des réponses sans tarder.

 la FSU, avec les autres organisations syndicales siégeant au CHSCT ministériel s’est adressée au Ministre pour demander la tenue d’un CHSCT extraordinaire sur la prévention des actes suicidaires. Lire le courrier unitaire

 

Suicide de la directrice d'école de Pantin, Christine Renon : rassemblement à Brest et à Quimper jeudi 3 octobre à 17h
Éducation. Le suicide de la directrice à Pantin accuse toute l’institution
Vendredi, 27 Septembre, 2019 - L'Humanité

La tristesse et la colère sont grandes dans la communauté éducative après le geste désespéré de Christine Renon. La directrice d’école maternelle, ne supportant plus son épuisement professionnel, a mis fin à ses jours.

 

Une rentrée « apaisée », « une des meilleures » qu’il ait jamais vécue, lui qui a le souci permanent du « bien-être » des personnels et des élèves… Le week-end dernier, le gouffre qui sépare les discours de Jean-Michel Blanquer de la réalité sur le terrain s’est ouvert sous les pieds de Christine Renon, et l’a engloutie. À 58 ans, la directrice de l’école maternelle Méhul, à Pantin (Seine-Saint-Denis), a mis fin à ses jours. Son corps a été retrouvé lundi matin, avant l’arrivée des enfants, dans la grande nef de cette école à l’architecture remarquable. Avec un soin glaçant, elle a pris garde de préserver élèves et collègues du choc de la découverte. Toujours plus attentionnée aux autres qu’à elle-même, comme la décrivent nombre de ceux qui l’ont côtoyée au cours de ses quelque trente ans d’activité dans la ville.

Elle a aussi rédigé et envoyé des lettres – à ses proches, ses collègues enseignants et directeurs d’école, sa hiérarchie, les syndicats – où elle se décrit « épouvantablement fatiguée, épuisée après seulement trois semaines de rentrée ». Sa mort a causé un choc dont l’onde se propage et s’élargit depuis lundi, tant dans la ville et aux alentours que dans le monde enseignant. Ses collègues directrices et directeurs d’école de Pantin appelaient d’ailleurs à un rassemblement-hommage devant l’école, hier à 18 heures. Un appel auquel se sont agrégées des organisations, dont les syndicats SNUipp-FSU et SUD éducation.

Dans la lettre qu’elle a envoyée à ses collègues, l’enseignante dresse un véritable inventaire de son activité depuis avant même la rentrée, entre professeurs non nommés, déplacés, risque de fermeture – finalement annulée – d’une classe entraînant la réorganisation de toute l’école, livraisons aléatoires de matériel, gestion complexe de plusieurs « agressions » entre élèves et des demandes des parents concernés, accumulation des tâches et des contraintes bureaucratiques, manque de matériel. « Le travail des directeurs est épuisant », écrit-elle, d’autant qu’ils sont « seuls ! Seuls pour apprécier les situations, seuls pour traiter la situation (…). Ils sont particulièrement exposés et on leur demande de plus en plus sans jamais les protéger. »

Une de ses proches collègues, elle aussi directrice d’école à Pantin, confirme. Elle nous décrit par le menu l’empilement des tâches bureaucratiques, souvent aux limites de l’absurde : le document de suivi de l’obligation scolaire, 4 à 5 pages à rédiger chaque fois qu’un élève manque plus de 4,5 demi-journées d’école, et « qui ne sert à rien », dénonce-t-elle : « Une fois j’ai signalé un enfant qui avait manqué 98 demi-journées : rien ne s’est passé. » La plateforme Onde, autrefois appelée « base élève », est quant à elle tellement sécurisée que leur hiérarchie leur demande de recopier les données qu’elle contient (inscription des élèves, classes, enseignants, situations de handicap…) afin d’y accéder… Arrêtons là : c’est une impressionnante litanie, qui donne la mesure des tâches administratives croissantes, guère valorisantes et souvent dépourvues de sens, qui accablent les directeurs. Avec en point d’orgue, cette année, un exercice « d’alerte intrusion » particulièrement lourd à mettre en place, mais fixé… la semaine des élections des parents d’élèves, que le directeur doit aussi organiser !

Notre interlocutrice – qui a tenu à conserver l’anonymat, ce qui en dit long sur le climat « d’apaisement » souligné par le ministre de l’Éducation nationale – évoque encore l’isolement, mais aussi l’absence de formation des directeurs face à la complexité des situations rencontrées : accueil et formation des jeunes enseignants, qui constituent parfois la majorité dans l’école et sont, sinon livrés à eux-mêmes au quotidien, en butte au comportement parfois violent de quelques parents, menaces physiques… « Un directeur n’est pas outillé pour répondre à ça. On gère avec ce qu’on est, notre expérience… et le secours des collègues. » Des situations d’autant plus difficiles « quand on habite parfois à quelques rues de nos agresseurs. On a la trouille, on ne dort plus, on s’abrutit dans le travail. On a tous vécu ça – Christine aussi. On n’est pas protégés du tout. » Et, ajoute-t-elle, « on recueille la détresse de tout le monde ». Mais qui recueille la leur ?

À tout cela, qui est déjà beaucoup, il semble que s’ajoute à Pantin une situation assez conflictuelle avec la mairie. À l’issue d’une « consultation » ayant mobilisé seulement 17 % des familles, la ville est l’une des rares à avoir maintenu la semaine de quatre jours et demi… contre l’avis de la plupart des équipes enseignantes, et de nombreux vœux adoptés par les conseils d’école. Depuis cette mobilisation, le comportement des cadres et des élus de la ville est décrit comme « méprisant » par notre interlocutrice : « Le personnel municipal n’en peut plus, les chefs sont odieux avec tout le monde. »

Alixe Rivière, coprésidente de la FCPE 93 (parents d’élèves) et ancienne parent d’élève de l’école Méhul, rappelle l’exigence de l’association pour « des décharges de classe à 100 % pour les directeurs » et pointe également le problème du manque de stabilité des inspecteurs à Pantin : « Ils changent chaque année, on ne peut rien construire avec ça. » Lui-même autrefois en poste à Pantin, Paul Devin, secrétaire général du SNPI-FSU (syndicat des inspecteurs), décrypte le mécanisme à l’œuvre : « Le manque de moyens, le bricolage permanent, c’est le premier facteur qui place les directeurs dans l’impossibilité de faire bien leur métier. Le deuxième facteur, c’est l’asservissement de la politique éducative aux alternances politiques », avec des injonctions qui s’empilent ou, au contraire, se contredisent, parfois d’une année sur l’autre. « Tout cela fait que les gens n’arrivent plus à percevoir le sens de leur activité. Or ce sens, il leur est nécessaire pour trouver l’énergie de faire ce métier. »

« On n’a pas signé pour ça. Ce n’est pas ça, être enseignant ! »

Cosecrétaire générale du SNuipp en Seine-Saint-Denis, Marie-Hélène Plard témoigne du résultat de cette situation : « Toutes les semaines nous recevons des appels de collègues en grande difficulté. Parfois cela se résume à : « Je souhaite démissionner, quelle est la procédure ? »  Quand ses collègues du syndicat SUD éducation 93 dénoncent le fait que « le new management tue dans l’Éducation nationale, comme à France Télécom ou à la SNCF », elle appuie : « On n’a pas signé pour ça. Ce n’est pas ça, être enseignant ! » « New management » ? Un mélange de paternalisme et d’autoritarisme, dont on pourra trouver une triste illustration dans la gestion même du choc provoqué par le geste de Christine Renon. Une « cellule psychologique » pour les profs a été mise en place par le rectorat dans les deux écoles les plus proches. Mais qui doit en gérer l’accès ? Les directeurs… L’école Méhul, elle, a rouvert dès mardi matin : « Avec la moitié des collègues en arrêt et six remplaçants, raconte notre directrice, dont quatre contractuels qui n’avaient jamais mis les pieds dans une classe. » Et quand Alixe Rivière se demande quel dispositif a été mis en place pour les élèves, la réponse laisse pantois : « Pour eux, il y avait une simple feuille A4 dans la salle des profs, qui expliquait aux enseignants ce qu’ils devaient dire aux enfants… »

« Il faut entendre le cri d’alerte de Christine Renon, martèle Paul Devin. Ce n’est pas un geste isolé. L’ensemble des personnels crie qu’il n’en peut plus. L’institution doit prendre conscience que toute cette souffrance non traitée nuit à tout le monde et, au final, dessert l’ambition démocratique d’une école de qualité pour tous.​​​​​​​ » Une ambition que Christine incarnait au quotidien.

Olivier Chartrain

Une profession surexposée

Avec 39 cas pour 100 000, le taux de suicide est 2,4 fois plus élevé parmi les enseignants que pour la moyenne des salariés. Signe du malaise, en primaire, la proportion de démissions est passée de 1,08 à 3,18 % entre 2012 et 2016, tandis que la profession est considérée comme l’une des plus exposées aux risques psychosociaux. « Les professeurs du premier degré sont, comparés aux cadres du privé et de la fonction publique, ceux qui doivent gérer les plus fortes exigences émotionnelles et qui subissent le plus de contraintes de temps et de pression », soulignait récemment une étude ministérielle.

Frédéric Grimaud « Il y a une perte de sens du travail enseignant »
Vendredi, 27 Septembre, 2019 - L'Humanité

Spécialiste de la souffrance au travail, Frédéric Grimaud déplore l’impact des nouveaux modes de management dans l’éducation nationale.
 

 

Frédéric Grimaud.Chercheur à l’université d’Aix-Marseille.

Professeur des écoles, membre de l’Institut de recherche de la FSU et chercheur à l’université d’Aix-Marseille, Frédéric Grimaud travaille sur la souffrance au travail des enseignants. Auteur du Travail contrarié des directeurs d’école, à paraître prochainement aux éditions Syllepse, il décrypte l’impact néfaste des nouvelles formes de management dans l’éducation nationale, notamment sur la santé de ses collègues.

Ce nouveau suicide témoigne une fois de plus du mal-être enseignant. Vous qui travaillez depuis des années sur la question, quel constat dressez-vous ?

Frédéric Grimaud Depuis deux ans, j’ai animé des stages dans 36 départements sur la santé et la souffrance au travail des enseignants. À chaque fois, la salle était pleine et les collègues exprimaient un grand désarroi. Notamment les directrices et directeurs d’école. Ils sont parmi les personnels les plus touchés et exposés. Beaucoup décrivent des situations de surmenage où ils se retrouvent empêtrés dans des logiques administratives chronophages qui leur font perdre le sens de l’activité historique de leur métier. Normalement centrés sur l’animation des équipes et le développement de projets pédagogiques, ils voient aujourd’hui leur fonction souvent réduite à des tâches d’exécutants. L’un de ces directeurs me disait : « Le travail que je fais, un bon secrétaire peut le faire. » Ça en dit long sur le sentiment de dépossession qui les anime et de la souffrance qui peut en découler…

Comme s’exprime cette souffrance ?

Frédéric Grimaud Il y a évidemment – on le voit aujourd’hui – le cas extrême du suicide. Dans ma circonscription, une collègue a d’ailleurs tenté de se donner la mort deux jours après la rentrée. Ce sont souvent les profils les plus investis et reconnus par leurs pairs qui sont les plus susceptibles de passer à l’acte. Mais, attention, ces gestes ultimes, très visibles et médiatisés, ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Au quotidien, les altérations de la santé chez les enseignants et directeurs s’expriment de multiples manières. Cela peut aller de la démotivation profonde au conflit dur avec les collègues, en passant par la dépression et la démission. Bref, il ne faut pas se focaliser sur les seuls cas de suicide pour saisir l’ampleur du phénomène. Toutes ces situations expriment, chacune à leur manière, une profonde souffrance et dressent un tableau inquiétant.

Quelle est la responsabilité de l’éducation nationale dans ce mal-être ?

Frédéric Grimaud Nos travaux mettent en cause les nouvelles techniques de management public apparues depuis la fin des années 1990. La responsabilité de l’administration est d’être la courroie de transmission de ces nouvelles logiques. Jour après jour, elle bombarde les directeurs de tâches éloignées de leur réelle activité en classe. Des tableaux Excel à remplir dans la journée, des formulaires où ils doivent rendre des comptes… Sous pression constante, les directeurs, devenus à leur tour courroie hiérarchique, ont le sentiment de travailler à flux tendu pour une administration jamais satisfaite. Cela crée un profond malaise. Le pire, c’est que cette fameuse « administration », les corps intermédiaires et d’inspection, souffre également de cette situation. Ils sont eux aussi pris entre le marteau et l’enclume. Ils savent qu’ils demandent aux enseignants de faire un travail qui n’a pas de sens dans les classes. On crée un système complètement fou…

Comment y remédier ?

Frédéric Grimaud La volonté du new management est de transformer les salariés en exécutants de tâches prescrites et conçues en dehors de la situation du travail. Cette nouvelle logique dépossède le travailleur de ses outils et du sens même qu’il peut donner à son travail. Il faut donc en priorité redonner aux enseignants leur capacité à agir, les rendre à nouveau concepteurs de leurs tâches. Pour y parvenir, il faut redévelopper des collectifs de travail, favoriser les échanges entre collègues, créer de la dispute professionnelle… En résumé, que l’administration leur fasse réellement confiance !

La politique de Jean-Michel Blanquer accentue-t-elle cette logique de nouveau management ?

Frédéric Grimaud Complètement. Il va même très loin puisqu’il préconise les méthodes de lecture, restreint les animations pédagogiques au « savoir lire-écrire-compter », ne jure que par les neurosciences… En ce moment, les maîtresses de CP et CE1 font passer des évaluations normées – et contestées – à tous les élèves. Elles ne les corrigent pas. Elles les renvoient à un logiciel qui leur retourne les résultats en leur disant ce qu’elles doivent faire dans leur classe ! C’est une dépossession totale du métier. Les syndicats le dénoncent, rappellent ce qui s’est passé à La Poste, à France Télécom, à l’hôpital. Mais pour l’instant, il y a peu de résistance dans le métier et, parfois, ça vire au drame…

Entretien réalisé par Laurent Mouloud
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29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 07:00
Photo de Fabien Tudo, 28/09/2019

Photo de Fabien Tudo, 28/09/2019

Hier, samedi 28 septembre, une bonne vingtaine de camarades a participé au stand du PCF sur la Foire Saint-Michel à Brest et diffusé des tracts pour exiger un referendum sur la privatisation de Aéroports de Paris. Merci à eux.

Merci à Therry qui nous a monté le stand.

Nos camarades seront encore présents lors de ce formidable évènement populaire brestois qu'est la Foire Saint-Michel ce dimanche.

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29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 05:19
Réunion d'accueil des nouveaux adhérents du PCF Finistère: une soirée très chaleureuse ce mercredi 25 septembre 2019
Réunion d'accueil des nouveaux adhérents du PCF Finistère: une soirée très chaleureuse ce mercredi 25 septembre 2019

Mercredi 25 septembre, de 17h30 à 22h, avait lieu dans les locaux de la fédération du PCF rue André Berger à Brest (un très jeune résistant communiste brestois fusillé au Mont Valérien en septembre 1943), la réunion d'accueil des nouveaux adhérents du PCF Finistère: 85 nouvelles adhésions en 2 ans, plus une quinzaine de mutations de camarades arrivant dans notre département d'autres fédérations. 

35 camarades y ont participé, dont une majorité de nouveaux adhérents, et plusieurs parmi ceux qui militent  dans le réseau jeunes du PCF Brest, et des copains qui ont adhéré a la fête de l'huma il y a dix jours.

Une directrice d'école brestoise responsable syndicale départementale, qui veut agir sur l'ensemble de la problématique de l'accès aux droits des enfants, une petite-fille de résistants communistes juifs d'origine polonaise, un jeune responsable syndicale cheminot, une animatrice du cinéma breton, un étudiant informaticien, ancien étudiant de Diwan, une aide à domicile, une médecin généraliste, une étudiante en droit, un animateur médiateur de quartier à Brest, un jeune travailleur en situation de handicap, une universitaire, un ancien des PTT, une salariée de pôle emploi en révolte contre les nouvelles pratiques et orientations découragea tes pour les chômeurs, un ancien auto-entrepreneur floué par ce statut qui expose les travailleurs sans protection, autant d'expériences personnelles et politiques qui se sont partiellement découvertes lors de cette réunion chaleureuse où chacun a pu dire ce qui l'avait conduit à l'engagement, et singulièrement à l'engagement communiste, ce qu'il ou elle avait où pensait trouver au PCF, et attendait de son militantisme en termes d'action et de prise de responsabilité.

Les échanges ont beaucoup tourné sur cette société et ces politiques inégalitaires qui excluent de plus en plus, le besoin de rassemblement, de solidarités concrètes, d'éducation populaire, d'un parti qui fait le pari de l'intelligence collective.

  • La soirée s'est terminée par un couscous. Plusieurs membres de l'exécutif départemental, de la section de Brest, et la responsable du groupe des élus communistes de Brest, étaient présents pour accueillir nos nouveaux adhérents, principalement venus de la région brestoise.

Morceaux choisis:

Sabrina, prof des écoles, secrétaire départementale du syndicat enseignant majoritaire du premier degré:

"L'engagement politique, pour moi, c'était une continuité de mon engagement syndical et professionnel, si on veut pouvoir faire changer les choses au niveau local. Je suis principalement intéressée par l'action locale. Les écoles primaires dépendent des mairies. Le droit à l'éducation pour tous, pour être efficace, doit aussi prendre en compte l'accès aux soins, à l'alimentation des enfants. Je suis révoltée du fait que des enfants puissent encore arriver à l'école le ventre vide. Comme institutrice et directrice d'une école populaire de centre-ville, je prends au quotidien cette dimension en compte. Le communisme correspond à mes valeurs depuis que j'ai 14 ans. Et pourtant je viens d'un environnement plutôt catholique, de centre-droit. Mais l'engagement au PCF va pouvoir compléter ma possibilité d'action. Je veux m'impliquer dans la vie de la société de manière plus politique".

Anne-Marie, enseignante d'allemand retraitée:     

Pour moi, le PCF, c’est un vivier intellectuel foisonnant, une école de formation aussi bien humaine, culturelle, philosophique que politique,  c’est un espoir, une pénétration sociale de la société par la pensée, par l’action et le fait que le PCF existe est un véritable soutien moral. J’y ai rencontré à Brest des personnes engagées qui s’investissent totalement et de façon admirable, très accueillantes, respectueuses des personnes qui s’adressent à elles, et je les remercie.  Le PCF m’a accompagné toute ma vie depuis le début, même si j’ai seulement adhéré en 2018, alors que j’étais déjà à la retraite. OUI, le PCF  « débrouille » l’actualité, analyse l’actualité, informe le citoyen et donne au citoyen les moyens d’analyser, de se faire une opinion et d’aller plus loin.  Le PCF intervient et fait des actions pour rendre le citoyen LUCIDE. Rien n’est laissé de côté : tous les thèmes sont actuels : la pauvreté, les annonces de réformes anti sociales, la culture, l’histoire, le langage utilisé actuellement, etc…."

Jan, retraité des PTT:

Je suis engagé à la JC d'abord, puis au PCF, depuis les années 74-76 mais j'arrive dans la fédé du Finistère après avoir été adhérent dans les Bouches-du-Rhône, dans le Vaucluse, et en Savoie, mon département d'origine. J'ai aussi beaucoup milité sur un plan syndical".

Jean-Jacques de Brest: " J'aime la valeur et la qualité des débats au PCF dans une société déliquescente. Beaucoup se résignent, râlent de manière catégorielle. J'aimerais que les gens puissent avoir une prise de conscience politique. Quand la Poste rend des services d'auto-école, que tous les services publics sont dénaturés, on a une société qui marche sur la tête. Comment faire pour qu'il en soit autrement? Par le bulletin de vote évidemment".

Arnaud de Brest: J'ai exercé en tant qu'auto-entrepreneur comme traducteur technique. Je suis ce que fait le PCF depuis 2005 où j'avais apprécié son combat fédération pour le non au référendum sur le Traité constitutionnel européen qui sanctuarisait le libéralisme économique. Être auto-entrepreneur, c'est n'avoir aucune protection sociale. Mais beaucoup de ces travailleurs ne réalisent pas les conséquences. Vous vous faîtes avoir quelque soit votre valeur au travail. J'ai commencé par adhérer chez les Verts, c'était mon côté cool, sympa, jardin, nature. depuis ma réflexion politique a mûri. Je ne peux pas accepter qu'on fasse de l'écologie en admettant que le niveau de vie des gens puisse baisser. Je suis très préoccupé par la perte des emplois liés à l'automatisation. Il faut réfléchir à cette raréfaction du travail et ce que cela entraîne. Ce qui me plaît au PCF, c'est que nous avons une culture classique, nous menons des combats universalistes pour les conditions de vie sociales et au travail, nous ne saucissonnons par la société comme la "gauche inter-sectorielle" qui multiplie les sous-groupes à défendre. J'aimerais m'impliquer et que le PCF soit impliqué dans l'effort d'information et d'accès aux droits sociaux des personnes"

Ludovic, cheminot à Brest, syndicaliste: J'ai adhéré à l'occasion de ma deuxième fête de l'Huma il y a dix jours. Les débats, la musique, l'ambiance, c'est incroyable. L'action politique, c'est une nécessité, car avec leur projet de société, c'est mal barré pour les services publics. J'en ai fait l'expérience dans le combat contre la réforme de la SNCF. Il faut continuer à se battre" 

Christine: "J'étais déjà engagée intérieurement face à la vie. J'ai adhéré dans ce parti aussi pour avoir des contacts, me réaliser dans cette société. Quand on est retraité, on est coupé de la société. Et pourtant, je suis quelqu'un de créatif. Être dans un parti politique, c'est vouloir reconstruire cette foutue société qui se déglingue".

Sandra, aide à domicile: "J'ai découvert le PCF et la fête de l'Humanité par l'intermédiaire d'un ami. Je suis là pour mieux connaître ce que l'on propose comme engagement et projet".

Fannie, jeune salariée d'une association culturelle: "Je viens d'une famille communiste et j'ai milité très tôt, avec les JC, dans le 92, avant de faire une parenthèse dans mon engagement militant. Depuis mon arrivée à Brest, je souhaite reprendre une activité militante avec le PCF"

Eugénie, professeur à l'université: "J'ai adhéré à la fête de l'Huma 2018. Mais j'étais sympathisante depuis quelques temps à Rennes. Je co-anime depuis quelques mois le réseau Jeunes du PCF Brest pour agir sur les problématiques des étudiants, des jeunes travailleurs".

Jessy, médiateur social: "Je retrouve un engagement 7 après avoir milité avec la JC. C'est le réseau Jeunes du PCF à Brest qui m'a recontacté".

Floriane: "Je viens d'une famille communiste mais je m'investis plus depuis deux ans"

Mathilde, médecin généraliste: "J'ai adhéré il y  a un an et demi à la fête de l'Huma mais j'étais sympathisante depuis quelques temps déjà. Je m'investis dans la commission Jeunes du PCF Brest et dans la commission municipale". 

Taran, en licence d'informatique: "J'ai fait le choix d'adhérer cet été... mais je suis engagé depuis mon lycée à Diwan quand on se battait notamment contre la loi travail".

D'autres camarades plus expérimentés ont aussi exposé leur histoire avec le parti communiste, les raisons et circonstances de leur adhésion, ce qui rendait l'adhésion au Parti communiste utile dans la société d'aujourd'hui et la discussion a ensuite tourné sur les activités existantes ou à venir de la fédération: conférences d'éducation populaire et artistique, commission mer et littoral, commission féminisme, solidarités concrètes, etc. 

Une rencontre très sympathique et riche humainement. A renouveler prochainement dans le sud-Finistère et dans les sections.

 

 

Réunion d'accueil des nouveaux adhérents du PCF Finistère: une soirée très chaleureuse ce mercredi 25 septembre 2019
Réunion d'accueil des nouveaux adhérents du PCF Finistère: une soirée très chaleureuse ce mercredi 25 septembre 2019
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Réunion d'accueil des nouveaux adhérents du PCF Finistère: une soirée très chaleureuse ce mercredi 25 septembre 2019
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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 15:10

Soutien aux mobilisations des agents des finances publiques : défense des services publics de proximité

 Communiqué du PCF Finistère, 26 septembre 2019

Le Ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald DARMANIN, a présenté début juin son plan de réorganisation territoriale des finances publiques pour 2019-2022. Abusivement présenté comme de la « déconcentration de proximité », cette nouvelle répartition territoriale fait craindre la suppression de 75 % des trésoreries et entre 18 000 et 30 000 suppressions de postes au niveau national.

Les organisations syndicales dénoncent la fusion de services d’impôts aux particuliers et aux entreprises, ainsi que la multiplication apparente de points de contacts, simples permanences appelées à devenir de véritables coquilles vides des finances publiques de proximité. Ou comment laisser libre cours au creusement des inégalités de prestations et d’horaires entre les territoires…

Les agents se mobilisent dans toute la France  face à ce nouveau coup porté par le gouvernement aux missions de service public et à une réorganisation décidée dans le flou, sans calendrier précis.

L’intersyndicale FO-Solidaires-CGT-CFDT des Finances Publiques du Finistère organisera samedi prochain 28 septembre 2019 à Saint Renan une manifestation pour la défense du service public de proximité.

Après les personnels soignants des hôpitaux et des urgences, les enseignants, les postiers, etc., le gouvernement fait le choix d’ouvrir un nouveau front social pour imposer ses réformes libérales visant à casser le statut public et à réduire le nombre de fonctionnaires.

L’affichage par l’Etat d’un renforcement de la présence des services publics dans les territoires n’est qu’un leurre, opportunément agité pour tenter de calmer le mécontentement populaire qui s’exprime de manière inédite depuis des mois avec le mouvement des Gilets Jaunes et les nombreuses luttes sociales en cours.

Les  communistes sont attachés à un aménagement équilibré des territoires et au développement des services publics. Ils se battront sur le terrain aux côtés des agents mobilisés  dans une volonté de rassemblement, pour faire prévaloir les valeurs de solidarité et de progrès social. Ils invitent  les élu-e-s et usagers à soutenir leur mobilisation (départ 11h00 parking carrefour).

Soutien aux mobilisations des agents des finances publiques : défense des services publics de proximité (PCF Finistère, 26 septembre 2019)
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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 12:08
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
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Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
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Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
 
Dix jours après la clôture de la fête de l'Huma 2019,après avoir atterri et récupèré petit à petit, on y est toujours un peu encore et que de bons souvenirs restent à l'esprit dans ce temps suspendu de fraternité, de découvertes, de partage, et de fête ! 
 
Beaucoup d'énergie dépensée par nos 90 militants et bénévoles travaillant sur le stand mais à la clef: de la joie, le plaisir de faire des tas de rencontres, de partager des moments uniques dans l'année.
 
Pour la deuxième année consécutive après 2018, et après 5 années d'exercices où nous devions enregistrer des déficits, le stand du Finistère est bénéficiaire. 
 
Même si ce n'est pas le seul ou principal critère du succès de la fête pour nous, et encore moins de son intérêt humain et politique, c'est un motif de satisfaction supplémentaire pour tous les camarades et bénévoles qui ont donné de leur temps pour le stand du Finistère, pendant les 3 jours, les bâtisseurs et démonteurs du stand, tous ceux qui ont travaillé à la fête en amont et en aval, pour sa préparation, les commandes, la vérification du matériel, la cuisine (les fars du pays bigouden), le chargement et déchargement du matériel à Morlaix, Concarneau, Scaër.
 
Pour nous la fête a aussi un bilan politique très positif pour notre fédération du PCF 29 puisque nous y avons enregistré 11 adhésions dans le Finistère, avec 8 adhésions réalisées sur notre stand.
 
Une réunion conviviale avec les nouveaux adhérents suivie d'un repas est d'ailleurs prévue à la fédération du PCF Finistère à Brest, mercredi prochain, 25 septembre, entre 17h30 et 22h.
 
En 2 ans, le PCF Finistère a enregistré 85 adhésions, sans compter les mutations de camarades venant d'autres départements: 13 rien qu'au mois de septembre! Nos 890 adhérents sont un atout pour construire une alternative à gauche et résister. 
 
Nous ferons prochainement une réunion de bilan de la fête de l'Huma Paris et de projection sur la fête de l'Huma Bretagne le mercredi 9 octobre à 17h30 au local de la section PCF du Relecq-Kerhuon.
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental de la fédération PCF du Finistère 
 
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