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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 11:20
Marie-Pierre Vieu, députée européenne PCF, en soutien des militants kurdes grévistes de la faim à Strasbourg et à Paris

Aujourd’hui je suis allée dire ma solidarité aux 14 kurdes en grève de la faim depuis 86 jours à Strasbourg. Leur résistance est légitime. Leur engagement est bouleversant. Vendredi 15 mars lors du sommet UE- Turquie l’Europe doit exiger qu’Erdogan rétablisse l’Etat de droit. #Democratie

En Avril 2015, inquiet de la poussée du HDP ( Parti Démocratique des Peuples ) le gouvernement turc d'Erdogan a rompu les pourparlers en rétablissant l'isolement totale à l'encontre du leader du mouvement de libération , Abdullah Ocalan, avant de se lancer dans une guerre anti-kurde et anti-démocratique. L'isolement est une pratique illégale et inhumaine. Cet isolement s'est suivi par l'arrestation de plus de 20 000 opposants au gouvernement dont 2800 enfants et 9 000 femmes souvent sans procès ou avec parodies de procès. Parmi elles, 3 502 détenues sont dans un état de santé grave.
 
L'action de grève de la faim illimitée engagée par Leyla Güven le 8 Novembre 2018 de la prison de Diyarbakir, a déclenché un grand mouvement de solidarité, qui parti des prisons turques, s'est répandu dans la société civile.
Aujourd'hui plus de 300 prisonniers politiques sont en grève de la faim illimitée en Turquie.
 
A la date du 17 Décembre 2018, 14 militants kurdes ont entamé une grève de la faim illimitée à Strasbourg, afin de dénoncer les conditions carcérales des prisonniers politiques en Turquie notamment d' Abdullah Ocalan.
 
Cette action est menée dans le but de briser le silence autour des violations des Droits de l'Homme en Turquie. Il n' y a plus d'espaces démocratiques en Turquie pour militer et revendiquer les droits humains. C'est pourquoi, des militants, élu.e.s, intellectuel.les, journalistes, activistes, avocats , syndicalistes, étudiants.. ont décidé de faire entendre leur cri en mettant leur vie en danger afin que cesse ce régime d'oppression.
 
Parmi ces grévistes, se trouvent Dilek Ocalan, ancienne députée kurde forcée à l'exil, Gulistan Ike, journaliste, Yuksel Koç, Co-président KCDK-E ( Fédération des associations kurdes en Europe ).
 
Ils ont choisi de mener cette action à Strasbourg, car c'est là que se trouve le Conseil de l'Europe et de son Comité pour la Prévention de la Torture.
 
Des vies sont en danger ici, à Strasbourg. Les grévistes sont au 75 ème jour de grève de faim. 
Leur état de santé se dégradent. 
 
Il est important de réagir face aux violations des Droits de l'Homme et face au régime dictatorial en Turquie. Les revendications des grévistes de la faim sont légitimes et légales car elles peuvent apporter des contributions concrètes et directes à la Paix et à la stabilité en Turquie, en Syrie et en Europe.
 
Communiqué du PCF:

Depuis 2 mois et demi, quatorze militants kurdes de Strasbourg sont en grève de la faim pour exiger la fin de l’isolement de leur leader Abdullah Ocalan emprisonné sur l’île d’Imrali (Turquie). En violation du droit international, il ne peut recevoir aucune visite ni de sa famille, ni de ses avocats.

Les parlementaires communistes Laurence Cohen, Patrick Le Hyaric, Marie-Pierre Vieu et du Front de gauche Marie Christine Vergiat ainsi que la sécrétaire fédérale du Bas-Rhin du PCF Hülliya Turan, leur ont apporté leur soutien actif.
L’un d’entre-eux, co-président des associations kurdes d’Europe, vient d’être hospitalisé dans un état grave.

Le combat de ces militants courageux s’inscrit dans un mouvement plus large qui mobilise près de 300 prisonniers politiques dont la parlementaire HDP Leyla Güven.

Le Parti communiste français (PCF) apporte à nouveau tout son soutien aux grévistes de la faim de Strasbourg et de Turquie. Il appelle le gouvernement français ainsi que les autorités de l’Union européenne à intervenir auprès d’Ankara pour faire respecter la légalité internationale et ainsi contribuer à mettre un terme à des drames humains. Les Kurdes constituent une force de paix au Moyen-Orient.

Le PCF est indéfectiblement à leurs côtés.

Lire aussi:

Zehra Doğan, journaliste turque libérée de prison : Une personne en lutte ne s’arrête jamais (Télérama, Julie Honoré, 11 mars 2019)

 

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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 07:11
Défense des associations: être à la hauteur de l'engagement citoyen (Marie-Georges Buffet, députée communiste, ancienne ministre de la jeunesse et des sports, L'Humanité, 12 mars 2019)

être à la hauteur de l’engagement citoyen

Marie-George Buffet

Députée PCF de Seine-Saint-Denis et ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports

Le monde associatif n’a pas mis longtemps à comprendre comment se traduirait pour lui l’arrivée du « nouveau monde » au pouvoir. Baisse du budget dédié au développement de la vie associative, fin brutale des contrats aidés, recours toujours aussi massif aux appels à projet et baisse des subventions pluriannuelles : voilà la mise en marche de l’affaiblissement d’un secteur apparaissant de plus en plus comme un pilier fondamental de l’État dans la mise en œuvre de ses politiques publiques.

Le monde associatif représente 1,3 million de structures, 13 millions de bénévoles et pratiquement 1,9 million de salariés dans 163 400 associations employeuses. Derrière ces chiffres se cache une utilité sociale difficilement quantifiable mais tellement importante, tant les associations apparaissent comme le lien vital à la cohésion de notre pays. Lorsque l’État se désengage, il se tourne le plus souvent vers le monde associatif pour prendre le relais de ses actions. C’est ainsi que les associations payent deux fois le prix des politiques comptables de l’État. D’une part, parce qu’elles assument pleinement le rôle qu’il ne veut plus remplir et que les collectivités territoriales ne peuvent plus assumer. D’autre part, parce qu’il leur est donné de moins en moins de stabilité financière.

En juillet 2017, soit seulement quelques mois après l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, la baisse brutale des contrats aidés a déstabilisé durablement les structures associatives. Au nombre de 459 000 en 2017, les contrats aidés ont été réduits à seulement 200 000 en 2018. Leur prise en charge par l’État a également chuté, passant de 60 % à 85 % du Smic horaire brut avec les anciens contrats à 50 % de prise en charge avec les nouveaux Parcours Emploi Compétences. Si les contrats aidés n’étaient pas toujours le dispositif le plus adapté pour leurs bénéficiaires, ils permettaient néanmoins aux associations de pallier le désengagement des pouvoirs publics. C’est pour cela que je réclame la mise en place de véritables emplois associatifs qualifiés, en parallèle des dispositifs d’insertion.

D’autres mesures ont eu un impact conséquent sur les ressources des associations. La réserve parlementaire représentait environ 50 millions d’euros reversés par les parlementaires aux associations actives dans leur circonscription. Lorsque la fin de cette réserve a été adoptée, seulement 25 millions supplémentaires sont venus abonder, en 2018, le Fonds pour le développement de la vie associative afin de compenser cette suppression.

Enfin, la transformation progressive des subventions pluriannuelles en appels à projet qui a eu lieu ces dernières années, doit cesser car elle dévoie le fait associatif, obligeant les structures à se contorsionner pour être éligibles au financement. Il convient ainsi de redonner aux associations plus de visibilité financière pour qu’elles développent leurs propres actions sans les considérer comme de simples prestataires de l’État.

Le gouvernement et sa majorité doivent renouer le lien de confiance entre l’État, le monde associatif et les bénévoles qui le font vivre. Leur engagement doit être mieux valorisé, le fait associatif doit être respecté et, surtout, il faut cesser de demander aux associations de remplir des missions qui, normalement, incombent à la puissance publique. Ce n’est qu’à ces conditions que l’État sera enfin à la hauteur des femmes et des hommes qui s’engagent au quotidien au service des autres.

Défense des associations: être à la hauteur de l'engagement citoyen (Marie-Georges Buffet, députée communiste, ancienne ministre de la jeunesse et des sports, L'Humanité, 12 mars 2019)
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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 06:58
Refus de la suppression de la prise en compte des ressources du conjoint dans le calcul de l'allocation adulte handicapé -  La lâcheté de nos gouvernants (Marcel Nuss, Blog Médiapart)

 

Marie-George Buffet , députée communiste, vient de proposer la suppression de la prise en compte des ressources du conjoint dans le calcul de l'AAH. La droite, majoritaire dans cette chambre, alliée à la majorité présidentielle, a voté contre ce projet de loi.

Une fois de plus le projet de loi demandant la suppression de la prise en compte des ressources du conjoint pour le calcul de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) a été rejeté.

(...)

L’Allocation Adulte Handicapés, à l’instar de tous les minima sociaux, est sous le seuil de la pauvreté. Et son ultime augmentation de ce quinquennat, prévue pour novembre 2019, n’y changera rien avec ses 900 € par mois. Ça mettra juste un peu de baume sur le quotidien de centaines de milliers de personnes, en leur ôtant un peu de pression. Et ce n’est pas du luxe au vu de l’inflation du coût de la vie.

De toute façon, ce n’est dans les plans d’aucun gouvernement, depuis que l’AAH existe (1975, loi Veil), de lui faire dépasser le seuil de pauvreté. Les minima sociaux, vous font bien signifier que vous avez la chance de bénéficier de la bonté étatique. Il s’agit donc bien de vous maintenir dans la précarité ; on vous octroie le minimum vital parce qu’on est humain, démocrate et qu’on se pense humaniste et solidaire. Une solidarité qui vous signifie tous les jours que vous n’êtes qu’un précaire, un rebut de la société, qui ne doit jamais oublier qu’il est redevable à la charité publique.

Ce gouvernement ambitionne de faire des « handicapés » des citoyens comme les autres, disent-ils une main dans le portefeuille et l’autre sur le cœur, des assistés ou des travailleurs.

La proposition de loi déposée par Marie-Georges Buffet (PC), et soutenue par (seulement) 80 députés, avait pour but de « mettre fin au lien de dépendance financière entre le bénéficiaire de l’AAH et son conjoint. » Car, dès 1125 € de revenus par mois, pour le conjoint, l’AAH commence à être amputée jusqu’à 0 € à partir de 2200 € de revenus (on trouve normal qu’un couple vive avec moins que le SMIC). De plus, la revalorisation de l’AAH ne bénéficie, totalement ou partiellement, qu’à 60 % des couples. Pour avoir les 100 %, il vaut mieux… que les deux partenaires aient l’AAH ! 900 €, un effet d’annonce macronien.

En fait, ce qui chagrine ce gouvernement, c’est que l’AAH est le minima social le plus avantageux à plus d’un titre, donc le plus coûteux. Et pour faire passer la pilule, par la voix de Sophie Cluzel, il est est prêt à toutes les contorsions rhétoriques, se targuant de vouloir « reconnaître dans les citoyens en situation de handicap des citoyens à part entière et non des citoyens à part. » Ajoutant : « Je m’élève contre l’idée d’un droit toujours plus spécifique : je veux que l’on tende au droit commun. »

Droit commun, tout est dit ! Sauf qu’avoir un handicap, c’est tout sauf commun, elle devrait le savoir la ministre. Au contraire, elle invoque le fait que : « L’AAH s’articule avec les solidarités familiales, notamment la solidarité entre époux reconnue par le droit civil et qui constitue un principe de base de notre modèle social ».

Tout ceci mérite plusieurs remarques. D’une part, les suffragettes se sont battues avec raison pour ne plus être sous le joug financier de leur mari. Pourquoi les personnes handicapées devraient-elles être financièrement à la merci de leur conjoint.e, en plus d’en dépendre physiquement ? Rejeter ce projet de loi, c’est estimer normal d’humilier, de rabaisser et de réduire les personnes handicapées à leur handicap.

D’autre part, afficher l’ambition de mettre les « handicapés » au travail (mais pas de les sortir des institutions, comme le préconise Catalina Devandas Aguilar, dans un rapport de l’ONU sur la situation des personnes handicapées en France) sous prétexte d’inclusion, c’est l’église qui se fout de la charité. L’inclusion n’est pas le souci du gouvernement, sinon il s’y prendrait autrement. Et Madame Cluzel, à l’instar du gouvernement, est tout à fait consciente de cette réalité. Il y a les personnes qui sont dans l’incapacité de travailler, celles que le système institutionnel a tellement broyées qu’elles sont trop assistées pour trouver les ressources de travailler et les centaines de milliers qui ne trouvent pas de travail en raison de… leur handicap.

(...)

Lu sur le blog Médiapart de Marcel Nuss

 Questions sociales et santé : suppression de la prise en compte des revenus du conjoint dans la base de calcul de l’allocation aux adultes handicapés - Rapporteure : Marie-George Buffet

(projet de loi déposé en mars 2019)

Allocations aux Adultes Handicapées, et si on ne comptait pas les ressources du conjoint? - une proposition de loi déposée par Marie-George Buffet

Allocations aux Adultes Handicapés, et si on ne comptait pas les ressources du conjoint ?
DANIEL ROUCOUS
JEUDI, 25 JANVIER, 2018
La conférence de presse de Marie-George Buffet entourée de député(e)s co-signataires de sa proposition de loi le 23 janvier 2018 à l'Assemblée Nationale
La conférence de presse de Marie-George Buffet entourée de député(e)s co-signataires de sa proposition de loi le 23 janvier 2018 à l'Assemblée Nationale

C’est l'objet de la proposition de loi déposée au Parlement par Marie-George Buffet cosignée par une cinquantaine de députés de tous bords.

Des députés FI, LR, LRM, UDI, MODEM, GDR, PCF se sont associés à une initiative transpartisane visant à supprimer la prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l'Allocation adulte handicapé -    , présentée le 23 janvier 2018 par Marie-George Buffet, auteure d’une en ce sens.

Selon elle,  « Il faut que cette allocation puisse garantir l'autonomie de la personne » et « mettre fin à la prise en compte des revenus du conjoint »qui place le bénéficiaire « dans une situation de dépendance ».

En effet, « un bénéficiaire de l’AAH commence à perdre son allocation à partir du moment où son conjoint (sa conjointe) dispose de 1 126 euros par mois, c’est-à-dire même pas le Puis c’est dégressif, jusqu’au moment où le conjoint gagne 2 200 euros et là, vous n’avez plus rien», argumente la députée PCF.

Elle a donc demandé au président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, que » la proposition de loi (qu’il a dans ses tiroirs depuis le 6 décembre 2017), fasse l’objet de la mise en place d’une commission spéciale et soit inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. »

En attendant que cette proposition appuyée par les associations de personnes handicapées - - devienne force loi rappelons que le Gouvernement a promis de porter l’AAH de 810,89 euros par mois actuellement pour un bénéficiaire vivant seul à 900 euros en novembre 2019 Notre article  

Cependant il faut savoir que :

-  les demandeurs d’emploi handicapés  ne peuvent plus cumuler l’AAH avec l’allocation de solidarité spécifique,  

- le niveau de ressources garanti à un couple comptant un bénéficiaire de l’AAH devrait être aligné sur le niveau de ressources moins favorable garanti aux autres bénéficiaires de 

La suppression de la prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l’AAH serait donc la bienvenue  pour les 250 000 bénéficiaires en couple et ceux qui ne le sont pas de peur de perdre en tout ou partie ce minimum social.

Journaliste, rubrique "Vos droits"

Fi

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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 06:52

80 personnes pour le café-citoyen avec Patrick Le Hyaric, Glenn Le Saoût, Cindérella Bernard à Roscoff ce samedi 2 mars sur l'Europe et les Conséquences du Brexit au bar restaurant C'est Ici! sur le port du Bloscon

Très beau café-citoyen sur l'Europe et les enjeux et conséquences du Brexit hier à Roscoff, au bar-restaurant, C'est ici! , qui nous a reçu très chaleureusement avec son propriétaire Vincent et ses employés, avec 80 personnes présentes pour échanger avec Patrick Le Hyaric, Glenn le Saout , Cindérella Bernard candidats du PCF aux élections Européennes du 26 mai prochain. L'échange a été extrêmement riche. Patrick Le Hyaric passionnant et très percutant sur les fondements de cette Europe du capital et de la mise en concurrence de tous contre tous et la nécessité d'en révolutionner les bases!

Auparavant, Patrick Le Hyaric, Glenn Le Saout et Ismaël Dupont avaient rencontré Eddy Pierres, co-fondateur de Wart et de Panoramas, pour évoquer la problématique des Festivals face aux nouvelles normes réglementaires sécurité et son, et aux surcoûts que ça engendre.  

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12 mars 2019 2 12 /03 /mars /2019 20:21

Grand débat : Le PCF reçu par le Premier ministre samedi pour présenter ses 10 propositions pour la France

Le mouvement des gilets jaunes porte des revendications légitimes pour l'ensemble des français et les mobilisations, auxquelles nous avons participé, sont indispensables.

Depuis le premier jour, le PCF s'est emparé du sujet en organisant des débats partout en France et en récoltant des milliers de revendications issues des cahiers de doléances mis à disposition de la population.

A partir de ces revendications, le PCF a travaillé 10 propositions pour la France.

Samedi 16 mars à 10h00, place Chassaigne-Goyon à Paris, le PCF organise un rassemblement pour présenter ses 10 propositions.

Une délégation de 10 personnes, communistes, élu-es ou issues du monde du travail sera reçue par le Premier ministre, samedi 16 mars 2019 à 12h00 à Matignon.

Elle remettra et présentera les 10 propositions pour la France, au Premier Ministre.

Paris, le 12 mars 2019.

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12 mars 2019 2 12 /03 /mars /2019 19:54

Comme le rappelait Cinderella Bernard chez Lactalis : Il faut une Europe qui s’engage pour ses agriculteurs et qui lutte contre "l'optimisation fiscale" qui profite aux spéculateurs !

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 19:43
samedi 6 avril - Visite de l'exposition Tal Coat au musée de Pont-Aven avec le PCF Finistère suivie d'une conférence de Renaud Faroux

La Fédération du Parti communiste vous propose le samedi 6 avril une visite de l'exposition consacrée à l'artiste Pierre Tal Coat et intitulée "Tal Coat (1905-1985) en devenir" au Musée de Pont Aven.

Né à Clohars-Carnoët, près de Pont-Aven, Pierre Tal Coat, né Jacob (1905-1985), dit “Tal Coat”, est fils de pêcheur. D’abord apprenti forgeron, une bourse lui permet de devenir brièvement clerc de notaire, à Arzano (Finistère). En 1924, il est mouleur et peintre sur céramique à la faïencerie Henriot. A Paris, il travaille à la manufacture de Sèvres

 Après ces divers métiers, il devient artiste autodidacte.

Au Louvre, il étudie l’art des grands maîtres des écoles françaises et italiennes du XVIe siècle, ce qui influencera son approche de l’espace. Henri Bénézit, jeune collaborateur puis directeur de la Galerie Fabre, est séduit par ses dessins et pastels.

Il  rencontre notamment Félix Fénéon, Ernest Hemingway, Francis Picabia, les frères Giacometti, Gertrude Stein. Le portrait de cette dernière remporte le prix Paul Guillaume, en 1936. 

Ses expositions se multiplient à travers le monde : Paris, Londres, New York, Berlin, Tokyo, etc. Il accompagne de ses dessins les poèmes d’André du Bouchet et, en 1968, reçoit le Grand Prix National des Arts. Une importante rétrospective lui est consacrée, en 1976, à Paris, au Grand Palais. 

 Dans les années 50, sa peinture se libère complètement des conventions de la composition classique et de l’espace pictural hérité de la Renaissance. Les éléments semblent fusionner dans un même mouvement, toujours en expansion. Au début des années 60, Tal Coat s’installe à Dormont, non loin de Giverny, dans la vallée de la Seine. C’est là qu’il accomplit pleinement son oeuvre, après de profondes remises en cause qui déconcertent souvent ses contemporains, y compris ses plus fervents admirateurs. La liberté de peindre est à ce prix. Dans cette dernière période, il produit un ensemble d’oeuvres (peintures, dessins, gravures) qui n’ont aucun équivalent dans l’histoire de l’art et qui font de lui l’égal des plus grands.

Cette exposition est organisée en partenariat avec le Domaine départemental de Kerguéhennec, en Morbihan, qui conserve un fonds de 1200 oeuvres de Tal Coat dont plus de 400 gravures et 500 dessins. Le Musée de Pont-Aven, par cette exposition, entend poursuivre son projet scientifique et culturel en approfondissant et diffusant la connaissance sur les artistes attachés à la Bretagne et imprégnés des théories modernes de l’art

La scénographie est réalisée par Éric Morin, auteur de nombreuses scénographies notamment au Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la Culture à Landerneau et dans plusieurs musées et centre d’art de Bretagne.

Nous serons accompagnés pendant la visite d'un guide-conférencier-médiateur.

A la suite de cette visite Renaud Faroux fan de Tal Coat nous en fera découvrir plus encore à l'occasion de l'une de ses conférence débat dont il a le secret, salle Anne Follézou sur le port de Brigneau à Moelan sur Mer. La salle est mise à disposition par l'association "Les Amis de la Sardine Rient".

Après cette conférence on partage le vin, le paté et les rillettes. Et la tarte aux pommes.

Et tout ça pour 7euros (minimun). 

Après on peut donner plus !

Attention les inscriptions sont à adresser à Sylviane Papin: papin.sylviane@orange.fr

 

Lire aussi:

Vidéo de la conférence de Renaud Faroux sur les origines de l'abstraction à Landerneau (Mitchell et Riopelle) 2/02/2019

PCF 29: Conférence de Renaud Faroux sur les origines de l'abstraction et visite guidée de l'expo Jean-Michel Riopelle et Joan Mitchell au FHEL des Capucins à Landerneau: du pur bonheur!

Le 30 juin à Landerneau: avec Renaud Faroux, l'espace des Capucins et le PCF Finistère, on découvre la sculpture-paysage et le génie polymorphe d'Henry Moore

Landerneau: Avec l'historien et critique d'art Renaud Faroux et l'espace des Capucins, les militants communistes se familiarisent avec plaisir avec les artistes de la Figuration Libre, cette peinture underground contestatrice des années 80

Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017

 

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 19:41
Pierre-Yves Liziar, Cindérella Bernard, Fabienne Bodin - Le Relecq-Kerhuon, 9 mars 2019, photos Ismaël Dupont

Pierre-Yves Liziar, Cindérella Bernard, Fabienne Bodin - Le Relecq-Kerhuon, 9 mars 2019, photos Ismaël Dupont

Débat avec Cindérella Bernard, Fabienne Bodin (CGT), Pierre-Yves Liziar et Ismaël Dupont - L'égalité femmes-hommes et  les violations des droits des femmes en question au Relecq Kerhuon ce 9 mars à l'invitation de la section PCF
Débat avec Cindérella Bernard, Fabienne Bodin (CGT), Pierre-Yves Liziar et Ismaël Dupont - L'égalité femmes-hommes et  les violations des droits des femmes en question au Relecq Kerhuon ce 9 mars à l'invitation de la section PCF
Débat avec Cindérella Bernard, Fabienne Bodin (CGT), Pierre-Yves Liziar et Ismaël Dupont - L'égalité femmes-hommes et  les violations des droits des femmes en question au Relecq Kerhuon ce 9 mars à l'invitation de la section PCF
Débat avec Cindérella Bernard, Fabienne Bodin (CGT), Pierre-Yves Liziar et Ismaël Dupont - L'égalité femmes-hommes et  les violations des droits des femmes en question au Relecq Kerhuon ce 9 mars à l'invitation de la section PCF

Les inégalités femmes-hommes et les atteintes aux droits des femmes en question!

Avec Cindérella Bernard (candidate aux européennes du PCF, présidente du groupe communiste au Conseil départemental des Côtes d'Armor) Fabienne Bodin ( féministe, commission égalité femmes-hommes de la CGT), Pierre-Yves Liziar, secrétaire de section du Relecq-Kerhuon et Ismaël Dupont, secrétaire de section du PCF.

Des interventions aussi de Anne-Marie Alayse, Isabelle Mazelin, Claudie Bournot Gallou, Pascal Ségalen, José Corre, Gérard Le Bricquer, etc. 

Débat passionnant hier, samedi 9 mars, au Relecq-Kerhuon organisée par la section PCF à la salle Germain Bournot avant son repas de section, sur la question des droits des femmes et de l'égalité femmes-hommes.

82% des salariés à temps partiel sont des femmes, pour beaucoup des temps partiels contraints, ce sont les 2/3 des travailleurs pauvres. Les métiers fortement féminisés sont en même temps ceux qui sont bien souvent les moins bien rémunérés, où la pénibilité et la responsabilité qu'ils engendrent ne sont pas reconnus à leur juste valeur (services à la personne, maintien à domicile, assistantes maternelles, aides-soignants, caissières, ouvrières à la chaîne, AVS, vente....). Beaucoup de femmes sont exploitées dans leur travail, dans le cadre de métiers fortement féminisés. L'orientation vers les métiers est largement conditionnée socialement avec des stéréotypes qui continuent à jouer, la maternité ou "le risque" de maternité handicape les femmes dans leur progression de carrière, leurs promotions: le fameux "plafond de mère". L'accès aux postes de responsabilité, aux promotions, est bien souvent réservé aux hommes, dans la banque, les grandes entreprises (exemple de Total), la recherche et l'Université.

Au final, à travail de valeur égale, il y a 17% à 18% de différence de salaire entre un homme et une femme.

Les pensions de retraite sont inférieures de 40 à 42% pour les femmes.

60% des agents contractuels de la fonction publique sont des femmes avec un État qui se conduit de manière scandaleuse vis-à-vis de nombre de ses salariées précaires, souvent au nom d'un traitement social du chômage qui enferme de la précarité des salariés dont le service public a besoin.

Ce n'est pas la suppression d'un milliard d'euros dans le budget du secteur dépendance, a rappelé Cindérella Bernard, qui va améliorer les choses.

Nous avons aussi échangé sur le drame bien trop quotidien et ordinaire des violences faites aux femmes: 85 000 viols ou tentatives de viols, le plus souvent dans la famille, ou l'entourage immédiat, 220 000 femmes battues ou sequestrés dans le cadre de la famille, 30 féminicides depuis le début 2019. 20% des femmes qui estiment avoir déjà été agressées sexuellement. Des dizaines de tentatives de viols encore sur le lieu de travail cette année. Beaucoup d'agresseurs qui continuent à agresser, intimider, humilier en toute impunité une fois que le cycle de violence sexiste et sexuel est ouvert.

C'est possible aussi parce qu'il existe une culture machiste sous-jacente qui s'exprime au quotidien dans la politique (Cindérella Bernard a donné des exemples particulièrement évocateurs), le travail, les relations familiales. En même temps, les jeunes femmes bien souvent n'acceptent plus les droits que s'arrogent les hommes sur elles au nom de la "galanterie" ou du désir.

Nous avons aussi évoqué la question des attachements sexuels et viols révélés à l'intérieur de notre organisation ces derniers jours, avec la difficulté pour les femmes victimes d'ête prises aux sérieux face à leurs agresseurs.

Ces derniers temps, il y a eu des régressions sur la législation en matière de sanctions pénales et de qualification pénale du harcèlement sexuel et sexiste (outrage, attouchement, viol, etc.). Parallèlement, les collectivités enlèvent des moyens aux associations et centres qui accompagnent les femmes victimes de violence.

Toutes les questions sur la thématique de l'égalité femmes-hommes n'ont pu être abordées (notamment l'influence des fondamentalismes religieux, la question de la liberté de choix, de la laïcité, menaces sur l'IVG, moyens prévention contraception et MST) mais ce sera très certainement l'objet de nouveaux débats, une commission Féminisme venant de se mettre en place dans le Finistère au PCF avec une grosse activité ces 15 derniers jours pour préparer le 8 mars, la journée internationale de lutte pour le droit des femmes.

Débat avec Cindérella Bernard, Fabienne Bodin (CGT), Pierre-Yves Liziar et Ismaël Dupont - L'égalité femmes-hommes et  les violations des droits des femmes en question au Relecq Kerhuon ce 9 mars à l'invitation de la section PCF
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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 17:30
Solidarité avec Roman Levin, emprisonné pour avoir refusé de participer à l’occupation de la Palestine ! (MJCF, 8 mars 2019)

Roman Levin, jeune communiste israélien de 19 ans, s’est rendu aux autorités militaires le 25 février dernier, afin de signifier à celles-ci son refus de continuer à servir dans les « Forces de défenses israéliennes ». Alors qu’il accomplissait son service militaire obligatoire depuis plus d’un an, il a décidé de refuser de continuer à participer à l’occupation de la Palestine et à l’oppression de son peuple.

Roman Levin est depuis incarcéré dans une prison militaire, condamné à une peine de 30 jours, qui sera selon toute vraisemblance prolongée.

Dans une lettre rédigée afin d’expliquer sa décision, Roman affirme :

« Quand j’ai rejoint l’armée, je croyais que celle-ci servait les intérêts du peuple d’Israël, mais après avoir servi dans les Territoires [occupés], je me suis rendu compte que ce que l’armée fait là-bas ne sert ni mes intérêts, ni ceux des travailleuses et travailleurs en Israël, surtout après les massacres en cours contre les manifestations près de la clôture-frontalière à Gaza. La loi de Nationalité juive a renforcé cette prise de conscience. J’ai réalisé que je ne pouvais pas d’un côté m’opposer à l’occupation, au racisme et à l’ordre capitaliste et, de l’autre, servir dans l’armée qui défend ces choses ».

Le MJCF salue le courage de Roman Levin et lui apporte tout son soutien dans cette épreuve. Son geste, et celui de toutes et tous les objectrices et objecteurs de conscience, constituent un défi indispensable et inestimable à l’hégémonie militariste et oppressive, et sont la preuve vivante que la paix entre les peuples est possible.

Nous exprimons notre plein soutien aux Jeunes communistes d’Israël et à toutes et tous les organisations et personnes progressistes qui, dans ce pays, s’engagent pour la paix et la liberté, contre la politique coloniale de leur gouvernement.

Mouvement des jeunes communistes, vendredi 8 mars 2019 

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 15:58
Publié le 11/03/2019 par PCF
Algérie : « L’avenir du pays ne peut pas se construire sans son peuple »

Depuis plus de 3 semaines, les manifestations mobilisent des centaines de milliers d’Algérien-ne-s, en particulier le 8 mars où toute l’Algérie a manifesté son refus du scénario dicté par le pouvoir en place.

Ces rassemblements, que beaucoup s’accordent à qualifier d’historiques, touchent l’ensemble du pays d’une manière pacifique et dans une unité nouvelle.

La jeunesse et les femmes sont au premier rang mais ce sont maintenant des pans entiers de la société qui investissent l’espace public : les avocats, les journalistes, l’ordre des médecins, des intellectuels, des artistes.

Évidement, le refus de la candidature de A. Bouteflika a été l’élément déclencheur mais le mouvement est beaucoup plus exigeant. Les manifestants veulent reprendre espoir, dignité, liberté. Les Algériennes et Algériens refusent la « fossilisation » de ce système Bouteflika qui les éloigne des choix depuis si longtemps.

A ce moment historique, le gouvernement répond simplement en avançant les vacances universitaires pour essayer d’expulser les étudiants des campus.

Sont-ils sourds et aveugles, sont-ils si éloignés, si déconnectés pour ne pas comprendre ce qui se passe  ou cherchent-ils à gagner du temps ou alors sont-ils totalement surpris par la spontanéité et la maturité de ce mouvement populaire ?

La réponse des étudiants a été immédiate en demandant l’occupation des campus. Il semble que le « clan Bouteflika » devrait rapidement comprendre qu’il ne mobilisera pas la société autour d’un projet national sans redonner la parole à cette population qui a le courage de sortir dans les rues depuis plusieurs semaines le peuple algérien exige maintenant une transition démocratique, structurelle, culturelle, sociale et économique.

Le PCF salue le courage, la mobilisation des Algériennes et Algériens, soutient ces mobilisations et cet élan citoyen et civique qu’est en train de construire le peuple algérien.

Les pièges sont encore nombreux et il ne faut pas sous-estimer la capacité de survie du régime mais l’Algérie montre que l’avenir d’un pays ne peut pas se construire sans son peuple.

PCF - L’avenir du pays ne peut pas se construire sans son peuple (11 mars 2019)
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