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2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 18:02

Déclaration de la fédération du Finistère du PCF

Non à la fermeture des urgences de l’hôpital de Concarneau !

 

Selon les médecins urgentistes eux-mêmes, les urgences de l’hôpital de Concarneau seraient condamnées à disparaître au mois de mai, tandis que la ligne de SMUR basée à Concarneau la  transférée à Quimper depuis juin 2018.

Salarié-e-s et usagers alertent depuis des années sur les dégradations de l’organisation des urgences sur la partie sud de notre département, au fil de décisions dictées par les choix austéritaires des gouvernements successifs : fermeture en 2008 des urgences de nuit à Concarneau, en 2014 des urgences psychiatriques de l’EPSM Gourmelen de Quimper, délocalisation en juin dernier des lignes de SMUR des hôpitaux de Concarneau et Douarnenez sur Quimper la nuit et le week-end, mesure annoncée comme provisoire  mais toujours en vigueur.

Les groupements hospitaliers de territoire, présentés comme des outils de mutualisation et d’amélioration des soins, sont en réalité le fer de lance des politiques de casse du service public de santé dans les territoires.

L’hôpital de Quimper lui-même n’est pas à l’abri d’amputations à venir, l’organisation des services se faisant maintenant sur l’ensemble du Finistère, Quimperlé excepté.

Les services d’urgence en manque de moyens sont en permanence en tension, personnels et patients subissent une véritable maltraitance, des drames humains peuvent se produire à tout moment. De nombreux témoignages l’attestent.

Dans quelques jours si nous laissons faire ce sera pire encore.

Dans un département vieillissant dont les indicateurs de santé ne sont pas bons, il est intolérable que l’on mette ainsi en danger des vies humaines faute d’une prise en charge suffisamment rapide.

L’ARS mène campagne sur la surmortalité par infarctus en Bretagne, qu’elle attribue à un trop long délai avant l’appel au 15. Mais quand on habite à Concarneau ou Tregunc, qu’on appelle le 15, et que le véhicule du SMUR doit revenir de Quimper chercher le patient qui fait un infarctus pour le ramener sur Quimper, quelles sont ses chances de survie ?

Pour nous communistes, la vie humaine passe avant les considérations budgétaires.

Nous nous opposons avec la plus grande détermination à la fermeture des urgences de Concarneau et appelons à la mobilisation pour nos hôpitaux publics de proximité. Ce combat est le nôtre, c’est celui de l’Humain d’abord.

À Concarneau, à Douarnenez, à Quimper, partout, les suppressions de services, de lits, les restructurations hospitalières, les plans de « retour à l’équilibre » traduits en suppressions d’emplois, ça suffit !

Il faut une véritable inversion des choix politiques qui ont conduit à ce désastre, il faut que les richesses produites par le travail soient mobilisées pour l’intérêt général et non pour le profit égoïste de quelques-uns.

Le PCF propose un plan d’urgence pour l’hôpital public, élaboré avec salariés et usagers à travers toute la France, avec des mesures immédiates et à plus long terme, avec des financements.

L’argent existe pour le remboursement à 100 % par la Sécu des soins prescrits, pour la création de 100 000 emplois dans les hôpitaux, dans les Ehpad, pour la formation, pour un meilleur accès aux soins pour tous, avec de vrais hôpitaux de proximité et des centres de santé.

Les candidat-e-s de la liste conduite par Ian Brossat pour les élections européennes du 26 mai prochain, parmi lesquels l’urgentiste Loïc Pen en première ligne pour la défense de l’hôpital public, portent ces exigences et proposent la création d’un fonds européen d’investissement pour des services publics de qualité, en rupture avec les diktats austéritaires des traités libéraux.

Glenn Le Saoût, candidat finistérien du PCF sur la liste "L'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent!"

Yvonne Rainero, responsable commission santé-protection sociale Finistère du PCF

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère

Déclaration de la fédération du Finistère du PCF  Non à la fermeture des urgences de l’hôpital de Concarneau !
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2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 14:45
Rêve de printemps chez les communistes - Libération, interview de Marie-Hélène Bourlard et Maryam Madjidi (mardi 2 avril, Rachid Lareïche)
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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 15:06

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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 15:03

QUAND LE « NOUVEAU MONDE » MACRONIEN RECYCLE UNE PHILOSOPHIE PÉRIMÉE

 

Avec Macron et son ministre Blanquer, c’est un grand vent de régression qui est en train de souffler sur l’enseignement de la philosophie. La mise à l’équerre de toutes les sections en terminales a scellé le destin de cette institution plus que séculaire qu’était la « classe de philosophie ». Celle-ci, avec un horaire conséquent (8 heures) donnait les moyens aux élèves comme à leurs professeurs de faire un travail approfondi, le temps de la réflexion permettant l’acquisition par les jeunes d’un véritable esprit critique. « On n’est jamais trop jeune pour commencer à penser librement », disait François Leizour, professeur de philosophie et ancien maire communiste de Guingamp. C’est un vrai pilier de notre tradition universitaire qui est ainsi mis à mal.

Certes, le gouvernement allègue que l’ancienneté ne saurait faire autorité, que la dissertation est un exercice pensé en son temps pour une petite élite socialement favorisée, que depuis les recommandations d’Anatole De Monzie (premier inspecteur général) des événements majeurs ont eu lieu : massification de l’enseignement, mutation profonde du rapport des jeunes à la culture, irruption des nouvelles technologies et du numérique, Nul ne conteste qu’il fallait tenir compte de ces évolutions. Peut-être aussi fallait-il tenir tête à certaines.

Certes, le ministère souligne qu’il y aura des contreparties : et d’abord l’introduction, réclamée depuis très longtemps, d’une initiation à la philosophie en classe de Première. Mais elle se fait sous la forme diluée d’un enseignement assuré conjointement avec les professeurs de français, d’une sorte de mixte à fil conducteur vaguement historique, centré sur la parole et ses usages, les représentations du monde, la question du Moi et l’interrogation de l’humanité sur son devenir : quatre thèmes extraordinairement flous qui font la part belle à la notion de sujet et qu’on ne voit pas comment relier à la constitution de savoirs objectifs. Comme le dit férocement l’association professionnelle des professeurs de philosophie (APEP) : « L’absence de rigueur historique de ce programme n’en fait certes pas un programme d’histoire ; mais cela ne suffit pas à en faire un programme de philosophie. »

Au rang des contreparties encore, le gain horaire dans toutes les terminales. C’est vrai, et c’est un acquis quantitatif. Mais qu’en est-il au plan qualitatif, qui est tout de même l’essentiel ?

Eh bien, on se frotte les yeux. C’est un retour à l’ancien monde. Cela commence par une rubrique « Métaphysique » : le ton est donné ! Sous cette rubrique, quatre chapitres ; « Le corps et l’esprit » (opposition qu’on pouvait croire rangée au magasin des antiquités). Ensuite « le désir » (mettre le désir dans la métaphysique revient à l’amputer de toute dimension proprement anthropologique, et cela va de pair avec la disparition du chapitre sur l’inconscient –concession à la Manif pour Tous ?). Ensuite « « L’existence et le temps » : problématisation beaucoup trop restreinte, qui elle aussi préjuge de l’essentiel et tire la question du temps, de façon dogmatique, vers une approche subjectiviste. Enfin, last but not least, « L’idée de dieu » (on notera la très laïque minuscule !) – alors qu’il y a plus loin un chapitre sur la religion…

Deuxième rubrique : L’Epistémologie. En apparence, il y a moins à dire : d’abord un chapitre sur le langage, qui permet une approche plus positive de ce qui aura été unilatéralement approché comme « parole » l’année précédente. Les choses se gâtent bientôt : « Raison et vérité », ce qui appelle à une approche purement métaphysique de ces notions. Puis « science et expérience », ce qui n’est pas mal, avec même l’invitation à l’étude d’un concept scientifique. C’est tout de même un peu court en l’absence de tout questionnement sur les mathématiques, la connaissance du vivant, des sciences humaines… Enfin un intitulé embrouillé sur « la technique ou/et techniques et technologies ». Il faut aborder la question de la technique, mais est-ce bien le lieu ? Il est vrai que réduire la réflexion sur le produire et le faire humains, ce que Marx appelle la Tätigkeit, à une question d’épistémologie, c’est ne pas lui donner sa dimension sociale et politique.

Et tel est semble-t-il le but recherché, quand on regarde le contenu de la troisième rubrique, intitulée comme au bon vieux temps « Morale et politique ». « La liberté » est placée en tête, ce qui par contre n’est pas classique : tout se passe comme si, assimilée au libéralisme, elle devait irriguer le reste. Ensuite « L’Etat, le droit, la société » - la société n’a qu’à bien se tenir, avec l’Etat libéral et son droit en surplomb ! Puis « La justice » : il en faut tout de même un peu ! Enfin « la responsabilité », notion toute nouvelle, qui vient boucler la boucle : pas de liberté sans responsabilité. Les contestataires en puissance n’ont qu’à se bien tenir.

La dernière rubrique « Anthropologie », offre un mélange assez curieux : d’abord « Nature et culture », ce qui est bien tardif, beaucoup d’enseignants ayant l’habitude de commencer l’année par ce chapitre-là. Mais le choix a été fait en haut lieu de commencer par la métaphysique… Ensuite, « l’art » : on a tout simplement escamoté « le travail » notion anthropologique pourtant structurante. Ensuite, « la religion », soigneusement éloignée, par « l’art » interposé, de tout contenu véritablement anthropologique et social. Enfin, assez curieusement, « l’histoire », abordée non plus en tant que science mais en tant qu’horizon quelque peu indéterminé de la condition humaine…

Qu’on ne s’y trompe pas, une idéologie à destination des jeunes peut se lire ici en filigrane, et c’est une idéologie réactionnaire : l’Homme (pensé bien entendu sur le modèle masculin) est d’abord un esprit, sujet en quête de sens et même de transcendance. Il peut connaître, il peut agir, mais il doit surtout faire un bon usage de sa liberté, garantie par l’Etat, en se montrant responsable. En contrepartie de quoi il pourra s’épanouir dans l’art et la religion, sans jamais oublier la dimension relative des choses…

Tel qu’il est, ce programme permet aux professeurs de ne jamais parler ni de Marx, ni de Freud. Certes, l’apport de ces penseurs ne se réduit pas, comme on l’a trop souvent dit, à une réflexion de l’un sur le travail et de l’autre sur l’inconscient. Mais il faudrait être bien naïf pour ne pas voir dans la suppression de ces deux chapitres un signe fort envoyé, au-delà même de la philosophie, à l’opinion publique.

Ainsi se profile une philosophie officielle. On est un petit peu sidéré de voir ces vieilleries ressorties au nom du « nouveau monde ». A sa manière, ce triste programme dit la vérité du macronisme. Ceux de nos collègues qui ont à cœur de « rendre la philosophie populaire » ou même simplement une conception exigeante de leur métier ne l’entendront certainement pas de cette oreille.

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31 mars 2019 7 31 /03 /mars /2019 08:14
Ikea va bien, a touché 11 millions d'€ au titre du CICE en 2016, mais veut supprimer des postes en France (PCF, 26 mars 2019)
IKEA va bien, mais IKEA supprime des postes

Le numéro 1 mondial de l’ameublement vient d’annoncer la suppression de 209 postes en France, affichant l’ambition d’en créer d’autres, en nombre moins important, dans la logistique, l’immobilier ou encore les ressources humaines. Dans le monde, IKEA veut supprimer 7500 postes soit 5% de l’effectif, principalement dans le secteur administratif. C'est historique!

Rien n’impose ce « dégraissage » à part la volonté des dirigeants d’opérer un inquiétant virage stratégique sur le modèle d’Amazon.

Avec 40 milliards d’euros de chiffres d’affaire et deux ouvertures de magasins en France à Nice et Paris, IKEA va bien.

Pire, l’entreprise a perçu 11,5 millions d’euros d’argent public au titre du CICE pour la seule année 2016. IKEA nous doit des comptes.

Le PCF exprime toute sa solidarité avec les salariés d’IKEA mobilisés avec leurs organisations syndicales et exige une intervention énergique des pouvoirs publics afin que l’entreprise renonce aux suppressions de postes annoncées.

Il est temps de mettre fin au scandale du CICE afin de l’orienter vers des prêts aux PME et aux entreprises qui investissent et créent des emplois. C’est ce que propose le PCF dans les 10 propositions pour la France qu’il a rendues publiques récemment.

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30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 07:27
SAMEDI 30 MARS A 10h 30 SQUARE DE LA RÉSISTANCE:  Gaza Solidarité !  Levée immédiate du blocus !  Droit au retour des réfugiés !

SAMEDI 30 MARS A 10h 30 SQUARE DE LA RÉSISTANCE 

Il y a un an, les Palestiniens de la bande de Gaza commençaient les « marches du retour » pour retrouver leurs terres occupées par Israël. Ils réclament aussi la levée du blocus, aérien, terrestre et maritime qui enferme 2 millions d’habitants dans une véritable prison de 365 km², régulièrement bombardée par l’aviation israélienne. 

Chaque vendredi, face à eux, les snipers israéliens visent les manifestant-es, ciblant plus particulièrement des jeunes, mais aussi des journalistes et des personnels médicaux. L’utilisation de munitions spéciales entraînant de nombreuses amputations prouvent la volonté délibérée de mutiler. Ce que dénoncent régulièrement des associations comme Médecins du Monde ou Amnesty International.

Aujourd’hui le bilan est terrible avec plus de 250 morts et plus de 23 000 blessés palestiniens !

Selon la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, la réponse d’Israël à ces manifestations « peut constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ». 

Nous n’oublions pas, nous ne nous habituons pas !

 

Gaza Solidarité ! 
Levée immédiate du blocus !

Droit au retour des réfugiés !

- Nous demandons à notre gouvernement qu’il intervienne pour une mise sous protection internationale des Palestiniens de Gaza.

-  Nous demandons que le blocus de Gaza soit levé, que cesse l’impunité totale dont jouit Israël et que la France mette en place des sanctions.

-  Chaque réfugié, chaque exilé doit pouvoir bénéficier du « droit au retour ».

-  Nous exigeons que cesse toute coopération militaire et sécuritaire avec Israël, en particulier la fin de tout commerce de composants servant à fabriquer des armes utilisées contre des civils.

 - Nous demandons la reconnaissance de l’État de Palestine tant par la France que par l’Union Européenne.

C’est pourquoi nous appelons à un rassemblement

De solidarité avec les Palestiniens de Gaza et de toute la Palestine occupée

LE SAMEDI 30 MARS À 10h 30

Square de la Résistance à Morlaix

 

Localement, ce rassemblement a reçu le soutien de : EELV, Génération-s, PCF, NPA, Ensemble ! France Insoumise, la FSU, UL-Solidaires, l’association pour le jumelage Morlaix/Wavel...
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29 mars 2019 5 29 /03 /mars /2019 07:12
l'écrivain Valère Staraselki à la librairie Dialogues de Morlaix

l'écrivain Valère Staraselki à la librairie Dialogues de Morlaix

Du communisme, une idée neuve en Europe et ailleurs - par l'écrivain Valère Staraselski, L'Humanité - 29 mars 2019
Du communisme, une idée neuve en Europe et ailleurs
Vendredi, 29 Mars, 2019

Valère Staraselski

Jair Bolsonaro, nouveau président d’extrême droite du Brésil, a raison de déclarer que « le vieux communisme n’a plus sa place dans notre monde ». En revanche, Bolsonaro se trompe, notre monde, comme son pays, a besoin de nouveau communisme. De nouveau communisme en acte, donc politique.

Pourquoi ? Parce que, eu égard à l’urgence sociale comme à l’urgence écologique, jamais dans l’histoire humaine le sort des particuliers n’aura autant été lié au sort commun. Jamais, pour assurer un possible avenir décent à tous, pour créer une issue à la catastrophe annoncée, il n’y a eu autant besoin de mise en commun de recherches de solutions et d’actions, en un mot de communisme en acte.

En participant massivement au mouvement pour le climat vendredi dernier – plus d’un million de personnes – en prenant à bras-le-corps et ce, à leur manière et de façon pérenne, la lutte contre le dérèglement climatique, une partie de la jeunesse mondiale comprend que la limitation des ressources naturelles couplée aux capacités d’absorption de notre planète « ébranle, comme le dit Catherine Larrère, les fondements du capitalisme  ». Qui, ajoute-t-elle encore, « ne s’effondrera pas de lui-même ».

En effet, là est toute la question. Qu’est-ce que la politique, sinon cette invention et cette pratique tout humaines qui reconnaissent l’existence d’une vie en société en même temps que l’impératif besoin d’une organisation librement consentie de celle-ci par ses participants ? Un combat sans cesse recommencé dont la forme la plus aboutie porte le nom de démocratie.

Or, comme le remarque fort justement Marcel Gauchet, si « le principe démocratique est entré dans les têtes à un tel degré que toute autre chose est impensable », la démocratie en notre pays « dysfonctionne au point de susciter une immense frustration chez une très grande partie des citoyens et d’engendrer une contestation dont on ne sait où elle mènera ». Les classes populaires en révolte, mais pas seulement elles, ne se réclament de l’apolitisme que dans la mesure où elles en sont exclues depuis trop longtemps. Et où, mêlant revendications sociales et démocratiques, elles exigent en définitive du politique. De la politique oui, mais pas sans eux. C’est-à-dire de la politique véritable ! L’organisation de la cité pour tous et par tous.

Voici un défi, dont on peut s’accorder, toutes tendances politiques confondues, sur le fait qu’il ne pourra être relevé sans les premiers intéressés : celles et ceux que la gauche, et particulièrement le mouvement communiste, a vocation à mettre en action, voire à rassembler pour que tout un chacun puisse s’inscrire dans l’exercice de la démocratie.

Au regard et de l’histoire et des enjeux planétaires, le temps presse, il faut urgemment agir. Sans faire ici l’historique de l’apport du mouvement communiste passé – je conseille fortement, à ce sujet, la lecture attentive de Fuir l’histoire, de Domenico Losurdo –, j’attirerai l’attention sur le rôle d’organisations de ce type dont l’essence loge dans l’action émancipatrice. Gagner le plus de partages et d’actions possibles pour des droits et des devoirs au service du plus grand nombre. Une fonction qui, pour travailler à répondre aux défis extraordinaires qui se dressent sur le chemin des vivants sur cette planète, consiste à construire, sans dissocier but et moyen, ce qui s’appelle du communisme : expériences d’altérité sociale étendues, service et maîtrise publics, Sécurité sociale, etc, tout ce qui est dévolu au bien commun. Et qui, par définition, doit subvertir le système dominant et mortifère de la marchandisation faite loi. Oui, le bien commun, condition sine que non pour sauver le sort commun.

Et la politique concrète dans tout ça ? J’ai encore en mémoire ce dialogue, datant de quelques années, avec Jean-Louis Debré, homme politique et d’État français, de droite :

– Savez-vous, Valère, quel est le malheur de la France ?

– Non, monsieur Debré…

– La disparition de Parti communiste français !

–Rien, jamais, n’est comme on l’imagine (Aragon) ai-je pensé, en songeant à l’avenir…

À propos de son livre  le Temps des passions tristes. Inégalités et populisme, François Dubet considère que la question des inégalités « joue un rôle essentiel » dans l’extension d’un « climat dangereux de plusieurs manières où le sentiment d’être méprisé et la capacité de mépriser à son tour » se nourrissent mutuellement. L’expérience montre, en effet, que l’action pour l’égalité sociale reste la meilleure protection des sociétés démocratiques.

Je songe à ces dires de deux femmes. La philosophe Simone Weil : « Le fait capital n’est pas la souffrance mais l’humiliation. » Simone de Beauvoir, à propos des femmes ayant réussi à exercer des responsabilités : « Il arrive très souvent qu’elles se désolidarisent des autres femmes et elles pensent que si elles ont réussi, n’importe qui peut réussir. Or c’est complètement faux, parce que, si l’on réussit, c’est par des chances, ou de naissance, ou de vie, ou d’argent, et cela ne prouve pas du tout que la situation des femmes en est changée… »

En se mobilisant durablement pour le climat, cette jeunesse fait preuve de maturité politique. Et, à ce titre, elle mérite mieux que la continuation de la confiscation de la politique par des politiciens. «  En remettant en question ces fondements du système économique, en faisant le choix de refuser des politiques ayant un impact néfaste sur notre société et sur notre environnement, ces jeunes posent les bases d’une nouvelle société », nous dit encore Catherine Larrère.

On aurait tort de croire que ces jeunes ne sont pas aptes à saisir toute l’importance de l’action politique.

Les forces du PCF sont certes diminuées, mais elles existent. Le projet, la raison d’être de ce parti, à savoir le libre développement de chacun comme condition du libre développement de tous, répond, sans mauvais jeu de mots, à une actualité brûlante. L’expérience de cette organisation politique, le dévouement de ses militants, de ses élus paraissent pour le moins indispensables dans cette grande et longue bataille sociale et environnementale qui a déjà débuté. Et qui consiste à déphagocyter et à inventer une alternative au capitalisme.

Valère Staraselski

Écrivain

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29 mars 2019 5 29 /03 /mars /2019 07:00
Pour que vive L'Humanité - message de soutien de Catherine Clément, philosophe et poète

Elève de Claude Levi-Strauss, membre du PCF jusqu'en 1981, sœur de Jerôme Clément, spécialiste de l'Inde et de la mythologie hindoue, chroniqueuse à France Culture, Catherine Clément est une des grandes voix de la radio et du monde intellectuel français. Son soutien à L'Humanité et ce qu'elle dit du rôle du Parti Communiste en France mérite d'être entendu. 

Catherine Clément, philosophe et romancière

Ce pays a besoin d’un Parti communiste fort comme la balance de la Justice a besoin de deux plateaux. Et la presse française, déjà très capitalisée, a besoin de l’Humanité pour lui donner de la gravité. L’Huma leste le reste du paysage éditorial ; c’est un repère. On le voit bien en ces temps d’aventurisme extrême, qui dispersent la gauche française à tous les vents. Que trouve-t-on dans l’Humanité ? Un regard aigu sur la France, complété par un regard géopolitique informé sur l’ensemble du monde, d’autant plus nécessaire en période de changements profonds. Que trouve-t-on dans l’Humanité ? L’expression d’une politique culturelle forte ouverte sur les créateurs avant tout – c’est l’un des poinçons de l’Huma, une part essentielle de son identité. Que trouve-t-on dans l’Humanité ? La langue française. J’ai été longtemps communiste ; jamais je n’ai tant appris sur mon pays. Que trouve-t-on dans l’Humanité ? Une fidélité à la France et à sa résistance. Le journal communiste doit être sauvegardé, car c’est une part de notre patrimoine.

Pour que vive L'Humanité - message de soutien de Catherine Clément, philosophe et poète
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29 mars 2019 5 29 /03 /mars /2019 06:34
Photo Ouest-France, Lorient: Philippe Jumeau, secrétaire départemental du Morbihan, porte-parole PCF Bretagne, élu à Lanester, avec Bruno Darrhéville, secrétaire de section PCF Hennebont

Photo Ouest-France, Lorient: Philippe Jumeau, secrétaire départemental du Morbihan, porte-parole PCF Bretagne, élu à Lanester, avec Bruno Darrhéville, secrétaire de section PCF Hennebont

Philippe Jumeau et Bruno Dharreville, membres du PCF, ne veulent pas d’un enseignement à plusieurs vitesses. Ils invitent à en débattre le 3 avril.

Lycéens, parents, enseignants sont invités à en débattre le mercredi 3 avril à Lanester, lors d’une soirée-débat autour de la loi Blanquer et Parcours Sup. Pour décrypter et surtout y voir plus clair, le sénateur (PCF), vice-président de la commission culture et éducation, Pierre Ouzoulias, répondra aux questions que nombre de familles de lycéens se posent aujourd’hui. Le sénateur est l’invité de Philippe Jumeau, secrétaire de la fédération PCF 56 et Bruno Dharreville, enseignant et secrétaire de la section d’Hennebont.

« Avec la loi Blanquer et l’établissement de Parcours Sup, nous assistons à l’instauration d’un tri social des élèves, tempêtent les deux hommes. Avec cette réforme, les portes vont s’ouvrir plus facilement pour les plus favorisés. Elle met également la pression sur les élèves et leurs familles qui ont un mal fou à s’y retrouver. Des lycéens qui, dès la seconde, se retrouvent confrontés à des niveaux plus élevés ».

Trop d’inégalités

Quelle alternative alors ? « Un meilleur accompagnement afin que les lycéens opèrent les bons choix, analyse Bruno Dharreville. Mais, là encore, les CIO (centres d’information et d’orientation) étant désormais passés sous la compétence des Régions, c’est devenu plus complexe. Avec moins de conseils aux élèves, vers qui les familles vont-elles se tourner ? Vers le coaching privé ? Tout le monde ne peut s’offrir de tels services ».

Autre inquiétude ; «  celle de l’élève qui, en fonction de l’établissement où il se trouve, devra motiver sa demande sans être sûr d’être admis dans la filière souhaitée. Avec cette réforme, la « valeur » de l’établissement va primer. Là encore, on accentue les inégalités ».

Rencontre-débat avec Pierre Ouzoulias, mercredi 3 avril à 20 h à la Médiathèque de Lanester, rue Jean-Paul-Sartre. Entrée libre.

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29 mars 2019 5 29 /03 /mars /2019 06:26
Parlement européen: nouvelles victoires pour la culture (Marie-Pierre Vieu, 28 mars 2019)
 
Parlement européen :
nouvelles victoires pour la culture !
 
Jeudi 28 mars, ont été adoptés au Parlement européen deux programmes importants faisant suffisamment exception à la litanie libérale pour être notés et considérés comme une double victoire.
 
La première victoire, c’est la demande de doublement de la dotation d’Europe créative, - une revendication portée par le PCF - qui pourrait voir son budget passer de 1,46 milliard à 2,806 milliards d’euros. Les aides aux secteurs de la culture et de la création pour tirer parti des atouts de l’ère numérique et de la mondialisation et pour leur permettre un accès à de nouveaux publics pourraient ainsi être renforcées. Et ce serait une excellente nouvelle pour les 2.500 artistes et professionnels de la culture, 2.000 cinémas, 800 films et 4.500 traductions de livres qui pourraient être impactés.
 
La deuxième victoire, c’est la demande de triplement du budget alloué au programme ERASMUS (30 milliards d’euros) et de suppression du mécanisme de garantie de prêts qui enferment les étudiants dans une logique de remboursement délétère. Bien entendu, il reste à batailler aux niveaux de la Commission européenne et du Conseil de l’Europe pour que ces avancées soient vraiment prises en compte dans les programmes finaux.
 
La culture et l’accès à la connaissance ne peuvent être considérés comme de simples suppléments d’âme de la construction européenne mais doivent être au cœur du projet européen. La coopération culturelle et la défense farouche de la diversité européenne sont des horizons tangibles qui, une fois n’est pas coutume, nous laissent entrevoir les bases d’une Europe à taille humaine et écologique. Continuons le combat !
Parlement européen: nouvelles victoires pour la culture (Marie-Pierre Vieu, 28 mars 2019)
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