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22 janvier 2019 2 22 /01 /janvier /2019 15:59
Voeux du PCF, 21 janvier 2019: discours de Fabien Roussel, secrétaire national

Vœux : Discours de Fabien Roussel (PCF)

 

Vous trouverez ci-dessous le discours* de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, à l'occasion de la présentation de ses vœux hier, lundi 21 janvier.

 

*Seul le prononcé fait foi

 

« Mesdames et messieurs les ambassadeurs,

Mesdames et messieurs représentants des organisations,

Mesdames et messieurs les journalistes,

Mesdames et messieurs qui êtes présents ou qui nous regardez,

Cher·e·s ami·e·s, cher·e·s camarades,

 

Je veux d'abord présenter à chacune et chacun d'entre vous mes meilleurs vœux de bonheur, de réussite et d'épanouissement personnel pour vous et vos proches.

Beaucoup de bonheur, de santé et d'argent dans le porte monnaie.

Revenons quelques instants sur cette année 2018 qui a été une année exceptionnelle à plus d’un titre.

Elle a été illuminée par la victoire des Bleus en Coupe du monde et par celle des handballeuses au Championnat d’Europe.

Elle nous a apporté aussi des larmes.

A nouveau, la France a subi des attentats, à Carcassonne et à Trèbes, à Paris et à Strasbourg.

Nous avons pleuré des victimes, salué le courage du colonel Arnaud Beltrame, rendu hommage aux forces de sécurité.

 2018 a été aussi l'année des records.

C’est l’année la plus chaude de notre histoire contemporaine : la fonte des glaces n’a jamais été aussi importante et si rien n’était mis en œuvre pour la stopper, le niveau de la mer pourrait monter de 52 mètres.

Alors on peut toujours chanter quand la mer monte, mais elle monte et rien n’est fait pour la stopper !

Ce constat devrait imposer aux pays les plus industrialisés de révolutionner leur mode de production, leur mode de consommation et d’adapter les financements publics aux besoins pour relever les défis climatique et écologique.

Dans le même registre: l’année 2018 ayant été la plus chaude, elle fut aussi l’année des coups de foudre.

Rien à voir avec le cœur.

C’est l’année au cours de laquelle, il y a eu le plus d’éclairs dans le ciel de France: 724 953 éclairs et 296 jours d’orages.

Pas étonnant qu'il y ait eu de l'orage dans l'air !

Tout au long de l’année 2018, la colère est montée, de partout.

Chez les retraité·e·s d’abord, confrontés à la hausse de la CSG puis à la désindexation des pensions, qui ont entraîné des pertes de 30 à 100 euros par mois.

Mais la colère est montée aussi chez les salarié·e·s du privé, ceux des usines notamment qui réclament juste un vrai salaire et des conditions de travail correctes, des personnels pénitentiaires, des blouses blanches des hôpitaux, des personnels des EPHAD, des enseignants, des agriculteurs, des pompiers, des salarié·e·s de l’énergie, des élu·e·s locaux, des robes noires de la justice…

Nous étions, nous aussi, porteurs de ces colères avec notre tour de France des hôpitaux, aux côtés des coursiers des plateformes numériques avec le collectif « Pédale et tais toi »  ou encore avec la marche des Hauts de France pour l’emploi, pour les salaires, le 9 juin dernier à Paris.

Nous avions été reçus par le Premier ministre qui nous a répondu: « Nous n’augmenterons pas le smic, nous ne baisserons pas la CSG, nous ne rétablirons pas l’ISF. »

Je pourrais citer les mobilisations soutenues par des intersyndicales très larges comme celles des cheminots, ou celles des étudiant·e·s, lycéens et lycéennes contre Parcoursup.

Il y a eu les formidables mobilisations pour la défense des droits des femmes, contre les violences sexistes, pour l’égalité des conditions de travail.

A ce propos, on ne le répétera jamais assez :

l’écart de salaire entre les hommes et les femmes , à poste égal, est chez nous de 18,6% selon l’INSEE, quand la moyenne en Europe est de 16,2% (selon Eurostat).

Comment ne pas comprendre que les femmes sont à la pointe des mobilisations des Gilets Jaunes :

ce sont elles qui souffrent le plus de la précarité, des reculs sociaux et sociétaux.

Jamais le Président des riches n’a voulu écouter ces exigences de dignité.

Jamais il n’a tenu compte des organisations syndicales, des organisations de jeunesse, des associations féministes, des forces politiques qui, parfois unies très largement, l’alertaient sur l’indécence de sa politique.

Une politique exclusivement tournée vers les ultrariches.

Notre jeune président semble encore scotché aux vieux dogmes du capitalisme. Sauf que son aveuglement conduit notre pays dans l’impasse et fait monter une colère qui aujourd’hui explose, déborde.

C’est pourquoi nous sommes de toutes ces mobilisations. Les militants et militantes communistes sont présents également dans les rassemblements et les manifestations organisés par les Gilets Jaunes et ils continueront d’y participer à chaque fois que cela sera possible.

Nous sommes aussi présents dans les entreprises, avec les organisations syndicales, pour pointer la responsabilité du MEDEF qui en veut toujours plus et pour exiger des hausses de salaires. Et c’est pourquoi nous soutenons aussi la journée d’action du 5 février à l’appel de la CGT.

La révolte populaire qui traverse notre pays depuis des semaines est profonde. Elle remet au centre du débat la lutte des classes. Les classes populaires comme les classes moyennes se rebellent, avec raison. Elles en ont marre d’être les vaches à lait d’un système qui fait peser les efforts sur les mêmes alors que les plus riches sont de moins en moins mis à contribution.

Cette révolte, elle fait également le lien entre écologie et justice sociale. Elle refuse une taxe carbone arbitraire mais réclame plutôt une taxe sur le kérosène et les grands groupes pétroliers, ainsi que des transports collectifs gratuits.

Attention, le couvercle de la cocotte explose !

Et s’il saute ce couvercle, c’est parce que jamais le capital n’a coûté aussi cher à la société, jamais les plus riches n’ont atteint de tels niveaux de richesse.

Dans son rapport annuel sur les inégalités mondiales, Oxfam souligne que les 26 personnes les plus riches détiennent autant d’argent que la moitié la plus pauvre de la planète, soit 3,8 milliards d’êtres humains.Tout le monde s’en offusque, tout le monde trouve ça scandaleux, mais aucun de ceux qui se réuniront demain à Davos, ou les patrons étrangers réunis aujourd'hui à Versailles ne proposeront d’inverser la tendance!

C’est bien pour cela qu’il faut leur prendre le pouvoir !

La richesse des plus riches, toujours selon l’ONG, a augmenté au rythme de 2,5 milliards de dollars par jour alors que celle de la plus pauvre a chuté de 11%. Et si le nombre de milliardaires a doublé depuis la crise financière, c’est parce qu’ils bénéficient de taux d'imposition les moins élevés depuis des décennies. Parallèlement, la courbe du chômage s’est elle redressée ? Les craintes d’une crise financière se sont- elles éloignées ? Bien sûr que non. Au contraire, jamais la planète n’a été aussi proche d’un nouveau krach.

En France, nous vivons les mêmes évolutions. Nous sommes champions d’Europe des dividendes versés aux actionnaires avec un record de 57,4 milliards d’euros. Et nous sommes devenus vice-champions d’Europe par le nombre de millionnaires: 629 000 millionnaires exactement qui détiennent un patrimoine de 1 532 milliards d’euros.

1 532 milliards d’euros ! Ce sont eux qui ne payent plus l’impôt sur la fortune, ne payent plus de taxe sur les dividendes !

Et puis il y a les Google, Lactalis, LVMH MacDonald’s, Apple, Starbucks et toutes ces multinationales qui utilisent les paradis fiscaux pour payer le moins d’impôts possible.

Ces multinationales paient entre en moyenne 8% d’impôts quand nos PME en paient entre 15% et 31% ! C’est l’inverse qu’il faudrait faire et c’est pour cela que nous faisons nôtre ce slogan des Gilets Jaunes : « Que les gros payent gros et que les petits payent petit ».

A ce sujet, je vais vous raconter une anecdote. Voilà ce que les dirigeants de Google France nous ont dit le 8 janvier dernier. Nous étions venus les voir en délégation, avec Ian Brossat, Pierre Laurent et Fabien Gay, après avoir appris que le groupe avait une nouvelle fois échappé à l’impôt en 2018. Pour pas moins de 20 milliards ! Une somme démentielle qui s’ajoute, à celles déjà exfiltrées aux Bermudes en 2015, en 2016, en 2017…

Eh bien, face à nous, les dirigeants de Google ont joué franc jeu : oui, pour pratiquer l'évasion fiscale, ils profitent bien des failles juridiques du système, maintenues avec la complicité de certains États et de l’Union européenne, pour payer le moins d’impôts possible. C’est à la France et à l'Union Européenne, ont-ils insisté, d’adopter des règles suffisamment strictes. A ce moment-là, ils s’y plieront sans problème. 

Ils nous ont dit aussi, non sans ironie, concernant le CICE, qu’ils préféraient ne pas percevoir cette aide publique car ils n’en n’ont pas besoin…mais comme le versement se fait automatiquement, ils ne peuvent pas le refuser !

Allons-nous continuer à verser des aides publiques à des entreprises qui n’en n’ont pas besoin ?

C’est le sens des propositions de loi que nous avons déposées à l’Assemblée et au Sénat pour une réorientation des aides publiques versées aux entreprises, tel que le CICE, pour la progressivité de l’impôt sur les sociétés, pour la taxation à la source des bénéfices des multinationales, pour une véritable liste française des paradis fiscaux.

Il est temps de changer de braquet sur cette question et d’aller beaucoup plus loin que des mesurettes, telle que la taxe GAFA ou des listes bidons de paradis fiscaux.

Des milliards d’euros échappent chaque année à l’impôt et manquent au budget de l’État français. Concrètement, ce sont des hôpitaux en souffrance, des routes moins bien entretenues, des ponts qui peuvent s’effondrer, des écoles que l’on ne construit pas, des communes moins bien dotées, des services publics sacrifiés…

Pendant que les multinationales s’affranchissent de leurs obligations fiscales, la France propose de fermer la maternité de CREIL qui réalise 1 500 naissances annuelles !! Nous appelons à la mobilisation la plus large pour sauver cette maternité et pour que s’applique un moratoire sur la fermeture de tous les services publics.

En décidant un tel moratoire, le Président de la République ferait un geste fort pour renouer le dialogue et restaurer la confiance. 

Car oui les Français ont perdu confiance dans leurs représentants. Ils ne veulent plus de cette démocratie par intermittence, dont le mot d’ordre pourrait se résumer ainsi: vote tous les cinq ans et tais-toi ! Pour subir, quinquennat après quinquennat, les même politiques exigées par le grand patronat et les marchés.

Pour notre part, nous n’avons jamais eu peur du peuple ni de son expression.

C’est d’ailleurs dans cet esprit qu'en juillet 2017, nous avions porté le principe d’un Référendum d’Initiative Populaire.

Ce « RIP » pourrait être activé dès l’obtention de 500 000 signatures et permettrait de proposer des lois ou d’en abroger d’autres après une année de mise en œuvre.

Nous avions aussi alors précisé qu’un tel référendum ne pourrait pas remettre en cause des droits acquis, des droits fondamentaux, le droit des femmes à l'IVG, ou le mariage pour tous par exemple, sans parler de l’aggravation des discriminations des personnes LGBTI.

Il ne pourrait pas non plus contrevenir à des conventions internationales protégeant les Droits de l’Homme ou garantissant les droits du travail reconnus par l’Organisation internationale du travail.

Au-delà du référendum, c’est une révolution démocratique qu’il nous faut mener.

Multiplier les référendums c’est bien, mais il faut aller jusqu’au bout.

Il faut mettre fin à ce présidentialisme qui étouffe la représentation nationale et redonner au Parlement la place première qui devrait être la sienne.

La question n’est pas de réduire le nombre d'élu·e·s mais au contraire de donner plus de pouvoir aux citoyens et citoyennes, plus de pouvoirs aux salarié·e·s y compris pour intervenir sur les choix de leurs entreprises.

Au total, vous l’avez compris, c’est bien en faveur d’une VIe République que nous plaidons, et depuis longtemps ! Nous avons d’ailleurs été les premiers à le faire.

Et puisque j'en suis à parler démocratie, un mot sur votre profession, mesdames et messieurs les journalistes. C'est dur d’être journaliste aujourd'hui, sous toutes les latitudes. S'en prendre à vous, dans des manifestations par exemple, ici en France…

Réduire votre capacité d'informer, comme le font certains régimes y compris en Europe… C'est s'en prendre à la liberté et cela nous ne l'accepterons jamais !

Tout comme nous n'accepterons jamais la violence d'où qu'elle vienne.

Il ne faudrait pas qu'au nom de violences commises par quelques individus, le gouvernement tente de remettre en cause le droit de manifester.

Pour sortir de la crise, le Président de la République propose un Grand débat national ! Ça tombe bien, nous avons tant de choses à dire à ce président en froid avec les Gaulois réfractaires ! 

Et nous y participons !

Au Parti Communiste, nous avons fait le choix de lancer une grande campagne pour le pouvoir d’achat, dès le mois de novembre.

Dans plusieurs départements, nous irons, dés la mi-février, déposer les pétitions dans les préfectures.

Nous proposons également, là où c’est possible, de faire remplir des cahiers d’espoir, pour que les gens puissent s’exprimer, sans tabou.

Nous organiserons des rencontres, des débats.

Nous voulons tout faire pour que la voix des citoyens ne soit pas étouffée par le gouvernement ni instrumentalisée par des forces d’extrême droite qui rêvent de faire grandir leurs idées nauséabondes. Ce ne sont pas nos compatriotes issus de l’immigration, qui sont responsables de la crise, ni le migrant qui fuit les guerres ou les catastrophes climatiques. Ce n’est pas à cause d’eux que les salaires stagnent, que les pensions baissent. C’est bien à cause de ce système financier que nous combattons de toutes nos forces.

Dans les prochaines semaines, les priorités des Françaises et des Français doivent restées au cœur du débat, et ces priorités ce sont le pouvoir d’achat, l’évasion fiscale, la justice sociale.

Elles doivent donc faire l’objet de propositions concrètes !

Le président veut un débat sans tabou ? Ok, mais nos concitoyens ne veulent pas d’un débat sans espoir !

Pour le moment, 75% des Français craignent que le gouvernement ne traduise pas en actes ce qui se dira durant les réunions. C’est dire l’ampleur du défi et le danger encouru en cas d’échec, pour le pouvoir bien sûr, mais aussi pour le pays tout entier.

Voilà pourquoi, nous communistes, mettrons sur la table des questions pour un meilleur partage des richesses, sur l’évasion fiscale, pour la hausse des salaires et notamment du SMIC que nous réclamons depuis le début de la législature, de nos services publics, de la démocratie.

Nous multiplierons les initiatives pour que les idées émises sur ces sujets se traduisent en actes, en propositions de loi. 

Nous préviendrons les citoyens des attaques à venir contre notre système de retraite, l’indemnisation des privé·e·s d’emplois, la fonction publique.

A la mi-mars, nous vous donnerons rendez-vous pour remettre au gouvernement le compte-rendu de ces rencontres, les synthèses de ces cahiers et les propositions de loi qui les accompagneront.

Permettez moi enfin d’adresser des vœux de paix en citant, par provocation, Alfred NOBEL: 

« Les bons vœux ne suffiront pas à assurer la paix », prévenait-il en son temps.

Il avait bien raison. Les discours pacifistes, aussi puissants soient-ils, ne pèsent pas grand chose face à la course aux armements. Pour nous, défendre la paix, c’est d’abord ne pas tricher.

C’est par exemple signer immédiatement le traité d’interdiction de l’arme nucléaire, initié par le groupement d’ONG Ican. Le gouvernement français dit vouloir combattre la guerre mais il monte tous les ans sur le podium des exportateurs d’armement, derrière les États-Unis et la Russie ! Il va jusqu'à vendre pour 11 milliards d’euros d’armes et d’équipements militaires à l’Arabie Saoudite. 

De même, une France de la paix ne peut relancer la course à l’armement nucléaire.

5 milliards d’euros par an, 14 millions d’euros par jour jusqu’en 2025 : est-ce vraiment utile ? Est ce vraiment une priorité pour un monde apaisé ?

Enfin, agir pour « l'Humain d'abord » sous toutes les latitudes, ce n'est pas seulement formuler des vœux de paix, de fraternité, de solidarité et de bonheur à tous les peuples du monde, à tous les peuples d'Europe, à notre peuple tout entier, c'est agir pour que chacun et chacune puisse rester un être humain.

Agir pour « l'Humain d'abord », c’est soutenir et travailler avec les forces révolutionnaires, démocratiques de tous les pays comme nous l’avons toujours fait dans notre histoire.

C’est tout faire pour sauver la députée Leyla Güven du HDP (le Parti démocratique des peuples en Turquie) aux portes de la mort après 75 jours de grève de la faim. Avec 226 prisonniers, elle réclame la fin de l'isolement du leader du peuple kurde, Abdullah Ocalan 

C'est dire aux migrant-e-s, aux réfugié-e-s du monde entier, des Rohingyas aux Honduriens : les criminels, ce n'est pas vous ! 

Les criminels, ce sont ceux qui vous laissent froidement mourir en mer, enfermer dans des camps immondes, réduire en esclavage et violentés.

C’est dire toute notre solidarité aux peuples qui affrontent la guerre, la dictature, le terrorisme, la pauvreté.

Partisans d'une France de l'hospitalité et d'une Europe de la solidarité, nous ne faiblirons pas dans notre engagement pour l'ouverture de voies légales et sécurisées garantissant l'accueil digne et fraternel de ceux qui fuient les guerres, les violences, la misère.

Il est souvent dit que l’histoire ne se répète pas. Mais elle peut bégayer. Et le climat de guerre, qu’elle soit commerciale ou réelle, grandit beaucoup dans le monde d’aujourd’hui. La guerre 14-18, par son atrocité devait être la der des der. On sait ce qu’il arriva par la suite.

D’ailleurs, la période dans laquelle nous vivons a beaucoup de ressemblances avec les années 30, avec la montée du fascisme en même temps que la montée du chômage, des inégalités.

La montée des nationalismes dans de nombreux pays devrait conduire les chefs d’État à changer complètement de logique, de modèle économique.

C’est aussi dans cet état d’esprit que nous nous engageons dans cette campagne des élections européennes.

Aux peuples d'Europe, nous voulons dire : construisons ensemble l'Union européenne que nous voulons, celle qui, libérée du pouvoir de la finance, pourra répondre aux aspirations des peuples, des travailleurs, des jeunes. 

Les élections européennes seront un temps fort de l’année 2019. Elles doivent être l’occasion de faire monter les même exigences qui s’expriment en France depuis des mois: partage des richesses, justice fiscale, justice sociale. L’Europe que nous voulons doit être celle qui permet à chaque peuple de voir sa souveraineté respectée, à chaque citoyen d’Europe de vivre dignement, avec un vrai salaire, un vrai travail, sans être mis en concurrence avec d’autres salariés.

Nous voulons changer en profondeur cette Europe avec la même détermination qui nous a amenés à combattre depuis toujours les traités européens  responsables de la crise actuelle, telle que la symbolise le Brexit.

Oui dans notre pays, le PCF a cette légitimité, cette cohérence, cette honnêteté vis à vis des Français et notamment du monde du travail. Tout le monde reconnaîtra le rôle que nous avons joué pour opposer, à une Europe de la concurrence libre et non faussée, une Europe des peuples souverains et en même temps associés. Nous avons été, pendant longtemps, les seuls à gauche à porter cette originalité.

C’est pourquoi nous seront présents à cette élection avec la volonté d’envoyer au Parlement européen des députés communistes qui resteront fidèle à ce combat, avec Ian Brossat et avec ce slogan: « Pour l’Europe des gens, pas pour celle de l’argent ». 

Et dans le même esprit de rassemblement qui a toujours été le nôtre, comme lors de la campagne en faveur du Non de gauche à la Constitution européenne en 2005, nous avons proposé et nous continuons de proposer ce rassemblement aux forces politiques de gauche qui partagent cette même volonté de rompre avec les logiques capitalistes actuelles. 

Si les échanges se poursuivent, s’ils n’aboutissent pas pour l’instant et nous le regrettons, nous poursuivons notre campagne, sans attendre car elle sera courte. Il reste moins de 100 jours avant le 26 mai. Et notre liste, qui sera présentée le 5 février prochain à Marseille, conservera, vous le découvrirez, notre originalité en faveur du monde du travail. Nous serons d’ailleurs la seule liste qui propose d’élire une femme ouvrière au Parlement européen avec Marie-Hélène BOURLARD en deuxième position. 

Les militantes et militants communistes sont appelés à soutenir fortement cette liste, cette démarche par un vote les 30 janvier, 1er et 2 fevrier.

Une histoire pour finir

Un anthropologue a proposé un jeu aux enfants d’une tribu africaine. Il a mis un panier de fruits près d’un arbre et a dit aux enfants que le premier arrivé gagnait tous les fruits.

Au signal, tous les enfants se sont lancés en même temps… en se donnant la main !!

Puis ils se sont assis ensemble pour profiter de leur récompense. Lorsque l’anthropologue leur a demandé pourquoi ils avaient agi ainsi alors que l’un d’entre eux aurait pu avoir tous les fruits, ils ont répondu : « Ubuntu. Comment l’un d’entre nous peut il être heureux si tous les autres sont tristes ? »

UBUNTU dans la culture Xhosa signifie :

« Je suis parce que Nous sommes ».C’est la philosophie qui a conduit Nelson MANDELA à proposer la réconciliation aux Sud-Africains.

Je formule ce vœu pour la jeunesse de notre pays: celle d’un monde, d’une Europe et d’une France plus fraternelle, plus solidaire où personne ne gagnera tout seul, mais où tout le monde avancera en même temps, en se donnant la main, en s’entraidant.

C'est l'esprit même de l'engagement communiste. »

 

Voeux du PCF, 21 janvier 2019: discours de Fabien Roussel, secrétaire national
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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 16:28
Traité franco-allemand : M. Macron, ne mettez pas la France à l’heure allemande (Ian Brossat - PCF)

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Traité franco-allemand : "M. Macron, ne mettez pas la France à l’heure allemande" (Ian Brossat - PCF)

 

En signant demain un nouveau traité franco-allemand d’Aix-la-Chapelle, Emmanuel Macron et Angela Merkel cherchent à cacher le fait que le couple franco-allemand est en panne, et l’Europe en crise.

De fait, ce nouveau traité est quasiment muet sur les questions les plus brûlantes qui se posent à nous en 2019. Crise sociale, environnementale, accueil des migrants : le document n’affiche aucune ambition progressiste sur ces sujets cruciaux qui sont pourtant au cœur de l’actualité et qui agitent les peuples.

En revanche, dans son article 4, loin des priorités des Français, il encourage les coopérations militaires et de défense. Quelle ironie. Les dirigeants franco-allemands s’avèrent incapables de taper du poing sur la table ensemble pour mettre fin à la crise économique et sociale, mais ils sont capables d’organiser une coopération de tous les instants en matière militaire, au sein d’un « Conseil franco-allemand de défense et de sécurité ».

Pire, l’article 20 créé un Conseil franco-allemand d’experts économiques composé de dix experts indépendants « afin de présenter aux deux gouvernements des recommandations sur leur action économique ». En imposant une convergence avec les politiques économiques menées en Allemagne, ce traité comporte un risque non négligeable pour les salariés français. Doit-on craindre l’importation en France des mesures Hartz IV qui ont créé outre-rhin une population de plus de 7 millions de travailleurs pauvres, avec notamment les « jobs à 1€ de l’heure » ? Nul doute que ce comité sans aucune légitimité démocratique ne servira qu’à cautionner la fuite en avant austéritaire de Macron et Merkel.

Non, M. Macron, nous ne relancerons pas l’idée européenne attaquée par les populistes en mettant la France à l’heure allemande, mais au contraire en révolutionnant l’Union Européenne et en rompant avec l’ordo-libéralisme qui appauvrit les peuples et enrichit une minorité.

Non, M. Macron, ce n’est pas du côté de l’Allemagne de Mme Merkel que se trouve l’avenir de l’Europe, mais bien plutôt du côté des pays qui, comme l’Espagne et le Portugal, œuvrent pour une Union du progrès social.

 

Ian Brossat, tête de liste du PCF aux élections européennes,

Paris, le 21 janvier 2019.

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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 11:18
PCF. Des vœux culturels à la fédération du Finistère  (Le Télégramme, 20 janvier 2019)

Le Télégramme, 20 janvier 2019

PCF. Des vœux culturels à la fédération du Finistère

Ismaël Dupont, secrétaire de la fédération (au centre), a présidé la cérémonie des vœux, entouré de Glenn Le Saout (à gauche) de Morlaix, candidat du PCF aux Européennes*, et de Pierre-Yves Liziar, secrétaire de la section de Kerhuon et conseiller municipal (à droite).

Samedi après-midi, à l’Auditorium du Relecq-Kerhuon, la fédération du Finistère du Parti communiste français organisait sa cérémonie des vœux. La fédération du Finistère compte 850 adhérents, répartis dans 19 sections. Elle avait invité les forces syndicales, les politiques de gauche et diverses associations.

« Le président des riches »

Ismaël Dupont, secrétaire départemental, a évoqué le mouvement social populaire en cours, avec « un soutien aux gilets jaunes, qui remettent la question sociale de l’égalité au centre du débat. Une réaction contre la politique de casse sociale menée par le président et son gouvernement. Avec Macron, on touche un sommet de mépris des classes populaires et de la population. La seule mesure soustraite au débat est la suppression de l’ISF, Macron est le président des riches… ».

« Un gros effort d’éducation populaire »

Le secrétaire était entouré de Pierre-Yves Liziar, secrétaire de la section de Kerhuon et conseiller municipal, et de Glenn Le Saout, de Morlaix, qui sera un des candidats du PCF aux élections européennes*. « Le PCF s’engage dans un gros effort d’éducation populaire. La politique ne se résume pas à des échéances électorales. Des économistes, des scientifiques et des artistes seront invités au niveau des sections locales », a poursuivi Ismaël Dupont, avant d’annoncer la venue, le 1er février, de Ian Brossat, la tête de liste du PCF, adjoint au logement à la mairie de Paris, pour préparer les Européennes.
Après les discours, le public a assisté à la représentation de « Bonsoir m’amour », une pièce musicale et chantée, drôle et émouvante, du théâtre de la Corniche.

* Glenn Le Saout a été présenté comme potentiel candidat finistérien sur la liste conduite par Ian Brossat "L'Humain d'abord". Liste qui fera l'objet d'un vote au Conseil National du 26 janvier et d'un vote des adhérents PCF jusqu'au 2 février.

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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 06:39
Marie-Hélène Bourlard est ouvrière. Vous l'avez peut-être vue dans Merci Patron. Elle sera candidate aux élections européennes aux côtés de Ian Brossat, en position éligible

Marie-Hélène Bourlard est ouvrière. Vous l'avez peut-être vue dans Merci Patron. Elle sera candidate aux élections européennes aux côtés de Ian Brossat, en position éligible

Elle pourrait être la première ouvrière française à entrer au Parlement européen, en position éligible pour le PCF. Marie-Hélène Bourlard, historique militante CGT du textile dans le Nord et figure du documentaire césarisé "Merci Patron !", consacre son combat à "ceux qui n'y arrivent plus".

Sa vie pourrait se résumer en une succession de "bagarres" : pour améliorer les conditions de travail dans son ancienne usine de costumes haut de gamme, lutter contre les délocalisations, défendre les territoires "abandonnés"...

Née au Quesnoy, petite ville de l'Avesnois, elle perd son père à 16 ans, quitte l'école et entre comme presseuse à l'usine Bidermann, à Poix-du-Nord, tout près. Très vite elle adhère à la CGT, puis au PCF. Qu'elle ne quittera plus. "J'ai appris qu'il fallait toujours se battre pour obtenir quelque chose", ne serait-ce qu'installer la climatisation dans les ateliers, poursuit l'ancienne déléguée syndicale, 61 ans, élue en 1980 pour son "punch" - et mise à pied de nombreuses semaines pendant ces années "d'entraide", de "fierté de leur savoir-faire" en dépit des "conditions très dures".

Mais l'industrie du textile périclite rapidement, les délocalisations s'enchaînent. L'usine devenue Ecce, sous-traitant de LVMH, perd dès les années 1990 les griffes Pierre Cardin, Yves-Saint-Laurent, Kenzo. "Elle a participé aux négociations, pour que les salariés aient une compensation de la perte de leur travail, et renégocier les mutations", raconte Guy Facq, ancien adjoint PCF de Poix-du Nord. "Elle savait entraîner ses troupes", même si "son franc parler ne plaît pas à tout le monde".

Celle que beaucoup décrivent comme "joviale", "sincère", "spontanée", négocie directement avec le directeur général, qui se rappelle une déléguée "très dévouée aux autres et ne se battait pas pour son cas personnel". "Elle n'était pas dans la haine ni dans l'outrance", assure Jean-Damien Waquet.

"Peur" de personne

Un certain François Ruffin s'intéresse alors à ces ouvrières et sympathise avec cette femme "hyper ouverte" et "entraînante". "Elle constitue une sorte de passerelle entre l'univers médiatique, culturel, intellectuel, et anciennement son usine", estime le député France insoumise, dont elle est restée proche. Sur ses conseils, elle achète une action et prend la parole face à Bernard Arnault en 2007 en assemblée générale des actionnaires de LVMH à Paris, pour son documentaire "Merci patron !", César en 2017.

L'usine fermera définitivement peu après. Celle qui n'a "peur" de personne, ni des "grands patrons", ni des "députés européens" ni des "lobbys", se reconvertit, devenant ambulancière pour une entreprise familiale locale, jusqu'à sa retraite en 2017. 

Depuis, elle fait du bénévolat aux Restos du Coeur et manifeste chaque samedi avec les "gilets jaunes", dont elle connaît tous les prénoms. "On a les mêmes revendications, la hausse du

pouvoir d'achat, ils n'y arrivent plus, c'est pas normal", s'emporte cette petite femme au léger accent du nord qui "représente toute la dignité de la classe ouvrière" selon Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

"Quand on n'est pas sectaire, on ne peut que l'apprécier", juge la maire LR du Quesnoy, Marie-Sophie Lesne. Et la maire centriste d'Orsinval (Nord), Elisabeth Debruille, où elle réside, d'ajouter :

"C'est une femme de convictions, qui défend toujours les gens et tout notre territoire."
Smic européen

"Ian (Brossat) m’a contactée à la journée à la mer de Malo-les-Bains", cette sortie organisée chaque année par les communistes du Nord pour que les enfants puissent aller à la plage, racontait-elle à "l'Humanité" en novembre. "Il voulait quelqu’un qui vienne du terrain."

Si elle est élue, cette fan de Martha Desrumaux, figure historique du mouvement ouvrier, se battra pour un "Smic européen", face aux "multinationales qui commandent, décident de l'austérité en France, mais s'en mettent plein les poches".

"Ici il n'y a pas d'infrastructures, les gens doivent faire des km pour les services publics, les postes ferment, il n'y a plus de commerces dans les petits villages, on manque de médecins", déplore celle qui préfère "parler aux gens" plutôt que les réseaux sociaux. Quant à Emmanuel Macron...

"Il devrait sortir de temps en temps et voir la réalité."

"Une réalité" qu'elle veut faire entendre à Bruxelles, à condition que la liste de Ian Brossat - sur laquelle elle devrait être 2e ou 4e, officialisée le 26 janvier - fasse au moins 5%.

A. R. (Avec AFP)
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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 06:27
Voeux de la fédération du Finistère du PCF et de la section du Relecq-Kerhuon: un très beau moment avec le spectacle Bonsoir m'amour du Théâtre de la Corniche
Voeux de la fédération du Finistère du PCF et de la section du Relecq-Kerhuon: un très beau moment avec le spectacle Bonsoir m'amour du Théâtre de la Corniche
Voeux de la fédération du Finistère du PCF et de la section du Relecq-Kerhuon: un très beau moment avec le spectacle Bonsoir m'amour du Théâtre de la Corniche
Voeux de la fédération du Finistère du PCF et de la section du Relecq-Kerhuon: un très beau moment avec le spectacle Bonsoir m'amour du Théâtre de la Corniche
Voeux de la fédération du Finistère du PCF et de la section du Relecq-Kerhuon: un très beau moment avec le spectacle Bonsoir m'amour du Théâtre de la Corniche
Voeux de la fédération du Finistère du PCF et de la section du Relecq-Kerhuon: un très beau moment avec le spectacle Bonsoir m'amour du Théâtre de la Corniche
Voeux de la fédération du Finistère du PCF et de la section du Relecq-Kerhuon: un très beau moment avec le spectacle Bonsoir m'amour du Théâtre de la Corniche
Voeux de la fédération du Finistère du PCF et de la section du Relecq-Kerhuon: un très beau moment avec le spectacle Bonsoir m'amour du Théâtre de la Corniche

Salle comble ce samedi 19 janvier pour les voeux du PCF Finistère et de la section du PCF du Relecq-Kerhuon à l'auditorium Jean Moulin.

Après les discours de Pierre-Yves Liziar, secrétaire de section du Relecq-Kerhuon, qui a rendu hommage à son prédécesseur Ronan Tanguy et développé les nombreuses activités de la section (solidarité concrète, vente de fruits et légumes, présence dans les quartiers, tournoi de boules, banquet républicain) et mon discours sur la situation politique, l'activité et les objectifs du PCF dans le Finistère, les élections européennes et la présentation de Glenn Le Saout, peut-être futur candidat finistérien aux Européennes sur la liste de Ian Brossat, un étudiant de 20 ans, nous avons eu droit au magnifique spectacle musical "Bonsoir m'amour" du Théâtre de la Corniche, spectacle poignant et drôle sur la grande guerre, création originale interprétée par Antoine Asnar, Jerôme André, Claude Bonnard. Des moments d'émotion et de bonheur partagé! En point d'orgue, une très belle interprétation de la chanson de Craonne.

Merci à l'AFPS, l'Université Européenne de la Paix, le Secours populaire, le Comité de défense de l'hôpital de Concarneau, le PS pour leur présence à nos vœux.

Ismaël Dupont.

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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 06:17
Intervention de François Auguste, ancien président du Conseil National du PCF, au congrès départemental du PCF 29 à Plounéour Lanvern le 10 novembre 2019

Intervention de François Auguste, ancien président du Conseil National du PCF, au congrès départemental du PCF 29 à Plounéour Lanvern le 10 novembre 2019

Le peuple souverain. Référendum d’initiative citoyenne, démocratie : quelle République ?

Avec François Auguste, ancien vice-président PCF de la région Rhône-Alpes, délégué à la démocratie participative, Michèle Riot-Sarcey, historienne et Olivier Caremelle, adjoint au maire PS de Lomme (Nord).

Rappel des faits. Avec le mouvement des gilets jaunes monte l’exigence d’une démocratie directe, avec notamment le référendum d’initiative citoyenne (RIC).

  • L’irruption citoyenne par François Auguste, ancien vice-président PCF de la région Rhône-Alpes, délégué à la démocratie participative

François AUGUSTEConseiller régional et membre du conseil national du PCFcredit : DR(libre de droit)La principale caractéristique, inédite, du mouvement des gilets jaunes, c’est l’irruption d’un mouvement citoyen, populaire et massif, dans le champ politique. Et c’est sa durée, déjouant toutes les tentatives de le dévoyer, le casser, le réprimer.

Il exprime une colère partagée par des millions de Français, face à la baisse du pouvoir d’achat, l’injustice fiscale, la régression des services publics. Colère aussi face à une représentation politique, institutionnelle en décalage total, dans sa majorité, avec la vie réelle, à cause de la monarchie présidentielle. Les revendications d’urgence sociale et d’égalité sont associées, à juste titre, à l’urgence démocratique.

Le référendum d’initiative citoyenne leur est apparu comme une réponse à cette crise de la représentation. Il emprunte à l’expérience suisse. Sans être un modèle, celle-ci est intéressante. Elle a créé une culture du débat et une réelle participation aux décisions. Ce n’est pas l’usage du référendum, même répété, qui encourage l’abstention. Celle-ci est liée à l’intérêt ou pas de son objet. Chaque référendum crée un large débat. Il faut avoir confiance dans la force de conviction des idées progressistes et confiance aussi dans l’intelligence populaire. Je rappelle que quelques semaines avant le référendum de 2005, le oui était encore majoritaire, et le formidable débat populaire et citoyen a renversé la vapeur. J’ajoute que si le référendum avait été souverain, le traité constitutionnel européen (TCE) ne passait pas. La seule limite qu’il faut mettre à la pratique référendaire, et elle est importante, c’est de ne pas toucher aux droits fondamentaux et aux acquis obtenus de haute lutte qui les ont enrichis, je pense bien sûr à la peine de mort, à l’avortement, au mariage pour tous. Le RIC doit-il se substituer au pouvoir législatif des élus ? Non, mais on pourrait inventer un nouveau processus d’élaboration des lois incluant le RIC.

Si une loi est proposée par une pétition de 1 million de personnes par exemple, un projet de loi pourrait être proposé par le Parlement, soumis à l’avis des Français, puis voté par le Parlement. Le RIC à lui tout seul ne réglera pas la crise de la représentation. Le problème est le suivant : instaure-t-on un contre-pouvoir citoyen en laissant intactes les institutions actuelles ou bien décide-t-on de construire un nouveau système de représentation, une nouvelle République qui mêle représentants élus et participation citoyenne sous toutes les formes possibles, dont le RIC ? Il va bien falloir s’attaquer à la cause principale de cette crise : la monarchie présidentielle construite au fil des décennies depuis le socle de 1962, avec des réformes et une pratique toujours plus autocratiques.

La suppression de l’élection du président de la République au suffrage universel est un préalable. On peut garder la fonction, réduite à quelques prérogatives, avec un président élu par l’Assemblée nationale. Le deuxième acte fondateur est la mise en œuvre d’un processus citoyen de coélaboration d’une nouvelle Constitution.

L’irruption citoyenne sous de multiples formes dans les processus de décision à tous les niveaux, en partenariat avec les élus, permettra la création d’un nouveau système de représentation. Cela implique de le démocratiser, d’avoir des élus à l’image de notre peuple et un vote à la proportionnelle à toutes les élections. On pourrait transformer le Sénat en assemblée citoyenne composée pour un tiers d’élus locaux, pour un tiers de syndicats et d’associations, pour un tiers de citoyens tirés au sort. Cela implique aussi le droit de vote aux étrangers. Les formes de la participation citoyenne sont multiples : réunions publiques, transparence des projets et des choix, budgets participatifs, tirage au sort pour la participation à des instances, RIC… De nombreuses et belles expériences existent dans nombre de collectivités et montrent que c’est possible, dans l’enthousiasme des acteurs concernés, élus et citoyens.

Le mouvement populaire actuel appelle un vrai grand débat et la construction d’une VIe République, démocratique, citoyenne et participative.

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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 20:40
 TURQUIE : LA DEPUTEE LEYLA GÜVEN (HDP) AU SEUIL DE LA MORT (PCF)
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
TURQUIE : LA DEPUTEE LEYLA GÜVEN (HDP) AU SEUIL DE LA MORT (PCF)
 
La députée Leyla Güven du HDP (Parti démocratique des peuples, Turquie) est désormais entrée dans une phase de coma après près  de 75 jours de grève de la faim. Ses jours sont désormais comptés. Avec 226
prisonniers, elle réclame la fin de l'isolement du leader du peuple kurde Abdullah Ocalan emprisonné sur l'ïle d'Imrali en violation de toutes les règles internationales.
La Turquie de Recep Tayyip Erdogan porte la responsabilité entière du nouveau drame qui frappe le peuple kurde.
Le PCF et le député européen, Patrick Le Hyaric, directeur du journal l'Humanité, ne cessent depuis plusieurs semaines, aux côtés des organisations kurdes et démocratiques turques, d'alerter les autorités françaises et européennes afin qu'elles fassent pression sur Ankara.
La dictature islamo-conservatrice montre ainsi son vrai visage, celle d'un régime qui piétine les droits humains dans l'indifférence généralisée. Il est grand temps que cela cesse.
L'arrogance et la violence envers tous les démocrates de Turquie et plus particulièrement les femmes, le retour de la torture dans les prisons, les agressions contre le Rojava (Syrie) avec des supplétifs djihadistes, doivent conduire les démocraties à mettre au ban le pouvoir de l'AKP.
 
Le PCF a participé ce jour aux manifestations, place de la République à Paris et partout en France, pour éviter un nouveau crime et clamé #StopERDOGAN afin que prévalent enfin dans la région la paix, la justice, le respect du droit international et le droit des peuples.
 
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 20 janvier 2019
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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 16:47
Paroles de nouveaux adhérents: Sophie Boranian, une militante belge au PCF Finistère

" Je suis Belge d'origine Arménienne par mon Grand-père qui a fui son pays après le massacre des Arméniens par les Ottomans.
J'ai commencé à travailler à l'age de 15 ans mais j'ai repris et achevé mes études secondaires après 3 ans d'interruption. J'ai travaillé dans divers secteurs en tant que vendeuse, barmaid, vestiairiste en discothèque, gérante d'un magasin de jouets, assistante de direction dans une société de fabrication de pâtes artisanales, employée responsable expédition dans le secteur transport et logistique. Je suis malheureusement en arrêt de travail depuis 2008 pour raisons médicales.
En 2013, j'ai choisi de quitter la Belgique avec ma fille pour nous installer à Malte où nous avons vécu pendant 5 ans. Nous avons décidé de quitter l'ile car nous ne pouvions plus supporter de voir comment les migrants qui avaient traversé la Méditerranée pour trouver un "monde meilleur" étaient traités.
Nous avons choisi de venir nous installer dans le Finistère pour la beauté sauvage des paysages et l'accueil chaleureux des personnes que nous avons rencontrées lors de notre séjour durant l’été 2016.
J'ai pris la décision d’adhérer au PCF après une longue conversation avec une amie militante qui vit non loin de Paris.
L’état actuel de la société française m'interpelle car les valeurs de la République "Liberté, Égalité, Fraternité" sont de plus en plus oubliées et bafouées. La montée de l'extrême-droite m'effraie !! Il est grand temps de secouer les mentalités.
Le PCF est pour moi le seul parti politique français qui défend les valeurs avec lesquelles j'ai eu la chance d’être "éduquée" : valeurs humaines, sociales, égalitaires, écologiques, morales, etc...
Étant arrivée récemment en France et ne connaissant pas encore grand monde, je propose de m'impliquer en tant que militante communiste en apportant, pour commencer, une aide administrative bénévole au parti".

Interview recueilli pour le journal du PCF Finistère, Rouge Finistère n°4 (février 2019)

Paroles de nouveaux adhérents: Sophie Boranian, une militante belge au PCF Finistère
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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 08:24
Moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes: Laurence Cohen interpelle Marlène Schiappa: où est l'argent contre ces violences?
Moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes

jeudi 17 janvier 2019

Laurence Cohen, Sénatrice du Val-de-Marne,interpelle, dans une question écrite, Marlène Schiappa sur le manque de moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes, notamment suite au rapport 2018.

’’Où est l’argent contre les violences faites aux femmes ?’’

Moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes



Question n° 08531 adressée à a secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations

Laurence Cohen interroge la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur les moyens nécessaires pour lutter contre les violences faites aux femmes.

En effet, le haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes a publié une évaluation intermédiaire du cinquième plan interministériel (2017-2019) et de la politique contre les violences faites aux femmes.

Si ce bilan montre que des améliorations ont été possibles grâce aux politiques publiques menées depuis des années, il montre également la persistance des violences faites aux femmes et l’insuffisance des moyens consacrés.

Cette insuffisance est également dénoncée dans le rapport de 2018 « où est l’argent contre les violences faites aux femmes ? » élaboré par le conseil économique, social et environnemental (CESE), la fondation des femmes, le fonds pour les femmes en méditerranée (FFMED), le haut conseil à l’égalité (HCE) et le « women’s worldwide web » (W4).

Dans ce rapport, comparant de façon très détaillée, action par action, les moyens existants et les moyens nécessaires, il est établi que le besoin financier minimum pour une prise en charge de qualité des femmes victimes de violences conjugales s’élève à environ 506 millions d’euros, alors que les ressources actuellement mobilisées atteignent 79 millions d’euros, soit six fois moins.

Aussi, elle lui demande si le Gouvernement, qui a fait de l’égalité entre les femmes et les hommes la grande cause du quinquennat, entend tenir compte de ce rapport et augmenter considérablement les moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne, présente à Morlaix pour la Fête du Viaduc du PCF en 2017

Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne, présente à Morlaix pour la Fête du Viaduc du PCF en 2017

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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 08:06
Voici le projet de loi déposé à l’Assemblée Nationale visant à instaurer le prélèvement à la source des bénéfices des entreprises multinationales...

Voici le projet de loi déposé à l’Assemblée Nationale visant à instaurer le prélèvement à la source des bénéfices des entreprises multinationales...

Prélèvement à la source des multinationales : proposition de loi des député·e·s communistes

lundi 14 janvier 2019[]

Les député·e·s communistes viennent de déposer une proposition de loi visant à instaurer le prélèvement à la source des multinationales.

La proposition de loi envisage d’imposer "la part du chiffre d’affaires" réalisée en France, et feront l’objet d’une interdiction d’exercer sur le territoire français en cas de "refus" du paiement de l’impôt.

Les députés communistes déposent un projet de loi pour le prélèvement à la source des multinationales
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