Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
26 novembre 2018 1 26 /11 /novembre /2018 06:01
Congrès d'Ivry du PCF, 23-25 novembre 2018: paroles de militants communistes
Congrès d'Ivry du PCF, 23-25 novembre 2018: paroles de militants communistes
Congrès d'Ivry du PCF, 23-25 novembre 2018: paroles de militants communistes
Congrès d'Ivry du PCF, 23-25 novembre 2018: paroles de militants communistes
Congrès d'Ivry du PCF, 23-25 novembre 2018: paroles de militants communistes
Congrès d'Ivry du PCF, 23-25 novembre 2018: paroles de militants communistes
Congrès d'Ivry du PCF, 23-25 novembre 2018: paroles de militants communistes

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2018 1 26 /11 /novembre /2018 05:54
Bientôt sur les panneaux d'affichages de vos villes et villages: le nouveau logo du PCF

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 19:52
Photo Ismaël Dupont

Photo Ismaël Dupont

Congrès d'Ivry, 23 novembre - PIERRE LAURENT :  Je crois plus à la dignité de la politique qu’à la politique du spectacle

Première intervention de Pierre Laurent au Congrès du PCF à Ivry-sur-Seine le vendredi 23 novembre

PIERRE LAURENT : " Je crois plus à la dignité de la politique qu’à la politique du spectacle "

Cher-es camarades,

Bienvenue à notre, à votre congrès. Merci aux militant-es qui ont œuvré pour sa réussite, aux camarades du Val-de-Marne, aux élus communistes du département et à son président Christian Favier, merci à cette belle ville d’Ivry-sur-Seine et à son maire Philippe Bouyssou de nous accueillir dans cette commune si chère à notre coeur.

Notre congrès, nous le voulions « extraordinaire ».
Pas seulement parce qu’en juin 2017, quand j’en ai fait la proposition devant le Conseil national, je souhaitais que notre calendrier ordinaire soit bousculé. « Extraordinaire », parce que les évolutions du monde et de l’Europe le sont chaque jour un peu plus.

« Extraordinaire », parce que l’élection d’Emmanuel Macron accélérait subitement une recomposition politique dont nous mesurions les dangers au lendemain d’un second tour piégé entre ce candidat de la haute finance et la cheffe du Front national.

« Extraordinaire » parce que l’amère frustration laissée par la campagne présidentielle chez les communistes, ses conséquences sur nos résultats législatifs, bien que nos deux groupes parlementaires à l’AN et au Sénat soient confortés et constituent aujourd’hui un atout de taille, risquaient d’handicaper notre capacité à faire face de manière offensive à cette situation si nous n’avions pas décidé de tout remettre à plat.

Il y a un an tout juste, nous nous donnions donc une feuille de route pour mener à bien cette ambition. Un an de travail, de réflexions, de rendez-vous thématiques, de votes et de débats sans concessions . Un an de luttes qui nous a vus nous dresser sans faille face aux attaques du pouvoir Macron. Et au bout du compte, nous voilà , devant de nouveaux choix pour affronter l’avenir.
Tout a confirmé le caractère « extraordinaire » de la situation. Oui, les questions posées au monde, à la société, à la France, à nous-mêmes, les communistes, sont plus exceptionnelles que d’habitude.

La planète brûle, le GIEC tire toutes les sonnettes d’alarme, les peuples souffrent, le capital multinational se gave, les GAFAM veulent diriger le monde, nous dicter nos vies, contrôler nos données. La paix n’est plus un acquis mais une urgence. Le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie et l’exclusion se banalisent à nouveau.

Trump souffle sur toutes ces braises, affole le monde de ses provocations, et Macron l’invite, à parader en France le 14 juillet, puis le 11 novembre, évoque Pétain en « bon soldat », justifie un hommage honteux avant de se rétracter, jetant la confusion dans les repères historiques de notre peuple.

Régressions et menaces pour l’avenir de l’humanité et la planète, montée des populismes et fascismes à nos portes, en Europe et outre atlantique, attaques brutales et concertées contre l’expression populaire et démocratique, nous vivons un inquiétant et incessant chaos politique.

Ce monde d’inégalités extrêmes, ceux qui le font vivre de leur travail n’en supportent plus les injustices criantes, ni l’inefficacité et les gâchis grandissants.
Les plus grandes fortunes se réunissent à Cannes pour étudier les meilleures ficelles de l’évasion fiscale ; et au large de la même côte, la Méditerranée se transforme en cimetière, l’Aquarius dérive dans le mépris et l’indifférence des autorités françaises et européennes.
Dans le pays éclate la colère des gilets jaunes contre le racket des taxes sur le carburant, qui rançonnent le pouvoir d’achat des salariés-automobilistes, et à quelques milliers de kilomètres, au Japon, le patron du groupe automobile Renault-Nissan est pris la main dans le sac d’une escroquerie massive à l’impôt, lui qui gagne en une année les salaires de vies entières de ses ouvriers et techniciens.
Le diesel, l’essence, le fioul domestique augmentent jusqu’à l’étranglement, mais les bus Macron circulent, la SNCF est attaquée dans ses fondements de service public. Et partout les salaires sont bloqués, les retraites sont attaquées par la hausse du pouvoir d’achat. Les profits du CAC 40 flambent et les cadeaux fiscaux au capital sont la règle. La loi du fric ne respecte rien, ni les humains, ni les urgences de la planète.

La dignité humaine est bafouée. Du berceau au cimetière, de l’école à l’hôpital, rien de ce qui fait la vie n’est censé échapper au diktat de la finance . Tout est marchandise : le travail, le corps humain, les valeurs morales, les sciences, la culture, le sport, la Justice…

Le monde capitaliste va dans le mur. Jamais l’exigence d’un autre modèle productif, d’un nouveau mode de développement social de l’humanité, d’une refonte écologique et culturelle de la production et de la consommation ne s’est imposée avec une telle actualité. Jamais elle n’a pourtant été autant bafouée, réprimée par les logiques dominantes. Et dans les impasses du système, grandissent les lourdes tendances des réponses autoritaires, des extrêmes-droites identitaires, des populismes sans espoir. Ce monde est de plus en plus dangereux.

Il place nos sociétés, notre pays en situation de bascule permanente.
D'un côté, des millions de gens s’interrogent, cherchent, à travailler et à vivre autrement, à inventer une autre société. L’exigence d’égalité, de respect de son travail, nourrit quantité de luttes sociales, les marches pour le climat se renforcent, les femmes revendiquent leur droit à sortir des logiques patriarcales et des violences qui leur sont faites, les luttes pour un logement digne font irruption dans l’actualité.

La colère explose comme à Marseille, ou à La Réunion, devant le mépris et l’indifférence des autorités. Les initiatives de solidarité concrètes se multiplient, celle de nos élus qui, à Montreuil, réquisitionnent des locaux laissés vides par l’État pour sortir des travailleurs migrants de l’habitat indigne, celle de médecins ou de restaurateurs qui offrent des consultations ou des repas gratuits. Les ouvriers d’Ascoval, ou d’Arjo-Wiggins qui viennent de gagner après quatre ans de lutte le redémarrage de la production, fourmillent d’idées pour relancer l’industrie.
La jeune coopérative Mobicoop voit le jour aujourd’hui pour inventer une alternative sociale et solidaire aux plate-formes de covoiturage.

Oui, une autre société se cherche. Ces élans solidaires, ces initiatives, ces aspirations appellent les solutions démocratiques qui sont le cœur de notre projet communiste.
Mais combien aussi de colères populaires qui ne trouvent pas le chemin de luttes positives s’abîment dans ces accès de colère, dans des radicalités sans débouché, jetant parfois mêmes les uns contre les autres, comme on le voit dans certains incidents sur les barrages des gilets jaunes, comme y pousse aussi parfois le patronat quand il oppose à l’entreprise les salariés dans un referendum s’apparentant à un chantage à l’emploi.
Les forces libérales, l’idéologie individualisante du macronisme, les managements patronaux s’accommodent d’ailleurs fort bien de ces divisions nourries par les impasses de leurs propres réponses politiques.
Dans son dernier recueil, le poète franco-marocain Abdellatif Laâbi écrit : « De nos jours, on ne s'interroge plus/ on s'exclame ».
C'est en effet un des plateaux de la bascule.
Mais il y a alors deux côtés pour retomber de la bascule. Et c’est notre choix d’être une force qui contribue par sa proximité, son sens populaire, ses propositions, son attitude, ses actes, son savoir-faire rassembleur à faire pencher la bascule du côté de la démocratie et de solidarité, plutôt que de la violence et de la division, comme sait si bien le faire l’extrême-droite.

Les politiques libérales ne s'opposent pas aux réponses populistes ou d'extrême droite, elles se nourrissent les unes et les autres. Pour sortir de ce dangereux dilemme, dans lequel se trouve aujourd’hui enfermés nombre de peuples européens, c’est à construire un chemin de luttes pour l’humain d’abord que nous voulons être utiles. Un chemin de réappropriation sociale des richesses créées par le travail humain, un chemin de démocratie renouvelée, réinventée qui permette à chacun de reconquérir le pouvoir de décider, pour sa propre vie, pour les choix du pays, pour la planète entière.

Tout aujourd’hui va très vite, tout est chahuté, questionné de manière inédite : l'état de la société, des clivages de classe, l’avenir de la planète, le paysage politique, la nature des nouvelles forces en présence, la gauche, les conditions de construction d’une nouvelle majorité politique de changement à partir de cette situation…

Nous vivons en direct ces accélérations politiques depuis l’élection d’Emmanuel Macron.
Nous savions que la politique du Président de la République tournerait très vite le dos aux attentes qu’elle avait suscitées. Parce que son logiciel reste celui du service des grands intérêts capitalistes. Ce cap a été poursuivi à l’excès comme jamais. Le Président des riches et des premiers de cordée a très vite jeté le masque avec une arrogance qu’il fait mine aujourd’hui de modérer en parlant de changement de méthode.
Mais rien ne change en vérité.
Beaucoup de ceux qui avaient vu en Macron une issue possible à la crise profonde de la politique se détournent aujourd’hui de lui. Nous sommes entrés en quelque mois seulement dans une nouvelle étape du combat politique. C’est à partir de ce que cherche la société dans cette étape nouvelle, que nous devons nous déterminer, nous exprimer avec nos propositions.

Ces évolutions, nous ne faisons pas que les constater ; nous y avons contribué.
Nos mobilisations, aux côtés de beaucoup d’autres, contre les ordonnances et la casse du code du travail, dans tous les combats aux côtés des salariés d’Alstom, de Carrefour, des Buts, et de bien d’autres, notre engagement actif aux côtés des cheminots contre la déréglementation du service public ferroviaire, notre tour de France des hôpitaux et des ephad avec nos parlementaires, notre campagne au sein de l’appel de Grigny pour des mesures d’urgence pour les quartiers populaires, notre bataille contre l’asphyxie et la mise sous tutelle des communes, le rassemblement des Hauts de France pour l’égalité des territoires, les multiples batailles animées sur tout le territoire et par nos parlementaires…. ont tous à leur manière participé à révéler la dimension de classe de la politique d’Emmanuel Macron et de son exécutif.

L’affaire Benalla cet été a cristallisé elle aussi le rejet d’un pouvoir qui se croit tout permis, au dessus du peuple et du contrôle démocratique du Parlement. Elle a stoppé l’offensive macroniste pour réviser la Constitution. Notre serment du Jeu de Paume en juillet alors que Macron lançait son offensive devant le congrès à Versailles a été très utile.

Autre difficulté du pouvoir : la défiance des maires est maintenant maximum. Tout cela nous donne des atouts supplémentaires pour empêcher la révision monarchique de la République et de nos institutions à laquelle le président n’a pas renoncé.
La mobilisation démocratique sur ce terrain sera un des enjeux majeurs dans les mois qui nous séparent de toute la séquence des élections locales à partir de 2020. Cette bataille commence maintenant. Elle est même engagée.
Ainsi, dans toutes les batailles, nous sommes confrontés à ce défi politique. Comment transformer la défiance, la colère, l’exaspération grandissantes en une exigence de changements politiques touchant aux logiques de prédation et d’autoritarisme capitalistes. Nous voulons ouvrir le chemin d’une alternative à la politique Macron en France, qui ne soit pas le chemin de peur, de guerre sociale et de division du Rassemblement national de Marine Le Pen ou de la droite de Laurent Wauquiez mais le chemin d’une autre organisation des rapports humains, sociaux et démocratiques.
Comment engager cette voie nouvelle, comment en trouver les chemins, comment en trouver la force ? Voilà notre question.

Tel que que nous le concevons, le communisme est une immense mise en mouvement de la démocratie, en quelque sorte une démocratisation de la démocratie, qui doit permettre progressivement aux femmes et aux hommes, aux salariés, aux travailleurs de toutes conditions, aux citoyennes et citoyens, dans tous les domaines de leur vie sociale et personnelle, au travail et dans la cité, de se dégager de toutes les formes de dominations, d’aliénations ; de s’emparer des lieux de pouvoir, de les maîtriser et d’en créer de nouveaux pour créer du commun.
Qui décide comment travailler, au service de quels objectifs, dans l'intérêt de qui ? Qui décide comment produire, consommer, faire société dans la ville et sur tout le territoire ? Comment s'émanciper individuellement dans la solidarité du développement de tous ? Et comment restaurer cette « convivialité » sans laquelle la société se disloque en millions de vies dispersées…
Chacune de ces questions a droit à une réponse démocratique à mille lieues de la confiscation et de l'opacité des pouvoirs tels qu’ils s’exercent de nos jours. De nouvelles formes de démocratie et d'appropriation sociale, participatives, coopératives, délibératives, doivent étendre considérablement le champ actuel des pouvoirs populaires.
Le communisme est pour nous le mouvement de cette émancipation, un mouvement de conquêtes démocratiques, un processus de mise en commun des capacités humaines et des ressources naturelles démocratiquement décidée, progressivement construite, fraternellement consentie et sans cesse renouvelée.
Il y a dans les bouillonnements de la société d’aujourd’hui des « présuppositions » comme le disait Karl Marx ou des « futurs présents » comme les nomment Lucien Sève . Nous voulons les appuyer en libérant la société de ce qui les entravent et en changeant pour cela les rapports sociaux de domination.
La visée du Parti communiste touche donc à l’extension continue de ces potentiels d’émancipation, pour les droits humains, pour la mise en commun d’un progrès social, humain, solidaire, écologique pour tous, pour la liberté féministe, le refus de tout racisme, la maîtrise partagée des richesses, des pouvoirs et des savoirs et le droit à la paix.
Rendre possible le chemin de ces transformations, c’est cela notre stratégie, un chemin de luttes permanent, où l’appropriation populaire et consciente la plus large possible à chaque étape des transformations nécessaires est la clé de tout.
C’est ainsi que nous concevons le rôle du Parti communiste, au service de la construction permanente et toujours renouvelée de ces rassemblements transformateurs. Nous n’éclairons pas le mouvement populaire au sens où il faudrait le guider, nous éclairons ensemble, avec les citoyens, les travailleurs eux-mêmes acteurs des changements, les chemins de transformations possibles, avec nos propositions et nos analyses, sur les possibles comme sur les obstacles à lever, avec aussi la créativité populaire, syndicale, associative, citoyenne dont il nous faut sans cesse être à l’écoute.
Notre organisation peut appuyer, donner sens, faire s’épauler une multiplicité de luttes, de mouvements et d’initiatives, sur des terrains très divers, menées dans l’intérêt de l’immense majorité de la population pour des conquêtes citoyennes, des réformes de portée révolutionnaires et l’élargissement des droits. Et nos campagnes politiques fécondent ce mouvement en semant des idées nouvelles.
Nous avons donc à cœur de rassembler, c’est la marque indélébile du mouvement communiste. Et notre effort de rassemblement concerne à tout moment, et les forces politiques, et tout le corps social, intellectuel citoyen, sociétal.
C’est avec cet esprit de conquête et d’ouverture, que nous devons nous diriger vers un nouveau siècle communiste en 2020.
Nous avons besoin d’être un parti de mouvement, un parti d’initiatives populaires autonomes, un parti de culture et d’éducation populaires, un parti de conquête citoyenne qui permette au peuple de gagner des positions de pouvoir dans la société, dans les institutions, au travail et dans la cité. Un parti qui met l’union, le rassemblement devant les intérêts partisans et l’égo de ses responsables.
Notre organisation doit tout à la fois mener de grandes campagnes nationales et permettre d’initier, de faire grandir, de faire converger une multitude d’initiatives politiques décentralisées. Ce qui était difficile à concevoir hier, est aujourd’hui à notre portée si nous transformons notre mode de vie, nos règles et notre structuration en nous appuyant à la fois sur les engagements militants de terrain, sur les aspirations participatives et sur les outils numériques qui peuvent instantanément les mettre en relation.
Notre structuration locale est un atout essentiel. Elle permet aux communistes d’être ancrés dans les réalités quand tant d’autres décrochent de ces réalités. Non seulement nous ne voulons pas y renoncer mais nous voulons étendre encore ces réseaux militants locaux, aussi bien dans les cités populaires que les lieux de travail. Et nous voulons leur donner encore plus d’autonomie, en faire de véritables creusets d’initiatives.
Nous voulons pour cela mettre en permanence en direct tous nos adhérent-es, toutes nos structures de proximité, tous nos réseaux nationaux et transversaux d’activité et toutes celles et ceux qui dans la société veulent agir ou dialoguer avec nous.
C’est avec cet objectif que nous avons lancé le 5 novembre la nouvelle plateforme du parti « L’humain d’abord ». Elle donnera d’ailleurs à voir, dès le lendemain du congrès, l’ensemble des nouveaux éléments de communication et la nouvelle identification visuelle du parti qui vous sera présentée aujourd’hui en fin de journée.
C’est avec cette démarche d’ensemble, conquérante et rassembleuse, que nous allons aborder les échéances électorales à venir. J’ai dit un mot des échéances locales de 2020 et 2021, essentielles à mes yeux et dont notre congrès doit donner le signal de préparation sans attendre.
C’est évidemment le cas de l’élection européenne du 26 mai 2019, la première élection nationale depuis l’élection de Macron, que nous avons lancé avec notre chef de file Ian Brossat.
Ce serait plus que jamais une folie dans ce monde que de laisser le destin de l’Europe se jouer entre les forces libérales et les forces nationalistes et xénophobes : Macron ou Salvini, Macron ou Le Pen, c’est de toute façon le piège pour les peuples.
Le texte que nous allons discuter durant ces deux jours aborde, après beaucoup de discussions, avec clarté ces enjeux : non aux logiques destructrices des traités, oui à la refondation d’une Europe de la solidarité, voilà le cap clair sur lequel nous avançons avec la volonté d’ouvrir dans la lutte à chaque fois que nécessaire toutes les brèches possibles. Nous tendons la main à toutes les forces disponibles et du même pas nous avançons. Car le 26 mai c’est demain. Là aussi le congrès est notre signal d’entrée en campagne pour tous les communistes, unis et offensifs !

Cher-es camarades,
Notre congrès a mobilisé durant un an l’énergie et les intelligences de dizaines de milliers de communistes.
Il a , c’est vrai, avancé par a-coups successifs, et pas toujours dans la sérénité.
Il a intéressé mais aussi inquiété beaucoup de communistes, leurs faisant craindre pour notre unité tant les débats ont été parfois rudes, et les pratiques inhabituelles. Le moment est venu de recoller les morceaux et, avec ce congrès, de redonner sens à ces étapes successives pour y voir clair.
Nous avons vécu une année de travail intense, avec nos chantiers, nos assises et conventions sur le progrès social, le numérique, l’écologie, la culture, des travaux très riches et parfois sous-estimés.
Nous avons à la rentrée voté pour le choix de la base commune avec un message fort de changements nécessaires pour mieux affirmer le Parti communiste et conjurer le risque de son effacement.
Et, enfin, nous venons de vivre ces dernières semaines un travail intense sur le texte du Manifeste, pour l’enrichir profondément jusqu’à en écrire au final une nouvelle version que vous allez sous les yeux. Je me réjouis que beaucoup de nos innovations, laissées temporairement de côté lors du vote de la base commune, sont réintroduites dans le texte. Les questions qui faisaient le plus débat sur le bilan, la stratégie, l’Europe, la situation internationale, la conception du Parti sont éclaircies et considérablement enrichies. Rien n’est donc effacé mais tout est là rassemblé dans une nouvelle cohérence que chacun jugera dans notre discussion. Pour ma part, je veux saluer les communistes, les animateurs-trices de notre parti qui ont toujours cherché à avancer dans ces moments de débats avec esprit d’unité et de responsabilité. C’est un gage essentiel pour l’avenir.
Enfin, permettez moi de dire un mot sur la direction,, et le changement de secrétaire national qui vous sera proposé par la commission des candidatures avec la liste qu’elle construit.
Pour mettre en oeuvre nos choix avec efficacité, pour poursuivre les débats qu’appelleront leur mise en oeuvre dans les temps mouvementés que nous allons traverser, nous aurons besoin d’une direction nous rassemblant toutes et tous, une direction collective unie et solide. Nous allons sortir du congrès avec un texte amendé qui sera notre mandat commun. Le faire vivre va demander détermination , débat et créativité, et évaluation permanente. Le collectif de direction, avec la diversité qui va le constituer, sera essentiel pour affronter les enjeux qui sont devant nous.
J’ai beaucoup parlé avec Fabien ces dernières semaines, beaucoup écouté et consulté. Le choix que j’ai proposé lundi dans l’Humanité à l’adresse de la commission des candidatures, j’y ai beaucoup réfléchi avec le souci qui a été toujours été le mien de l’avenir du Parti. Oui, je crois qu’additionner nos forces et nos personnalités est le bon chemin pour unir le Parti.
Nous allons élire un nouveau secrétaire national, Fabien Roussel. Fabien aura tout mon soutien pour réussir. Nous ne voulons ni d’une direction que refait le match en permanence, ni d’une direction godillot.
Nous voulons une direction de tout le parti, avec tout le monde pour être unis et inventifs dans les batailles à venir.
Pour ma part, je m’investirai à fond dans la responsabilité nouvelle qui va m’être confiée à la présidence du Conseil national si celui-ci confirme la suggestion que j’ai faite à Fabien et qu’a retenue dans son compte-rendu la commission des candidatures.
J’ai toujours dit trois choses à ce propos dont je ne me départis pas : 1) ce qui compte pour moi, c’est d’abord l’orientation adoptée ; 2) une bonne direction, c’est un collectif de direction, surtout au Parti communiste ; il aura besoin pour être solide d’expérience et de renouvellement. 3) le secrétaire national n’est pas une question taboue si nous veillons aux deux premières questions. J’ai tiré pour ma part les conclusions d’un débat qui risquait de nous cliver, d’autant que je proposais moi-même de préparer un changement rapide dans les 2 ans de secrétaire national.
Le renouvellement est un bon signal que nous envoyons, conforme à ce que nous voulons faire pour notre parti. Et ce signal est d’autant plus fort qu(‘il s’accompagne du rassemblement de nos forces auquel j’entends pleinement contribuer.

Oui, mesdames et messieurs les journalistes, mesdames et messieurs les commentateurs de la vie politique, nous ne sommes pas un parti comme les autres. Le débat chez nous n’est pas une guerre de chefs, les egos ne devancent pas l’intérêt général. C’est ce qui unit parce que nous sommes le parti des humbles, des modestes qui savent que divisés ils ne peuvent rien gagner.
Fabien a forgé son militantisme dans les terres ouvrières du Nord. Moi à Belleville, sur les terres de la Commune de Paris. Nous savons l’un et l’autre la valeur de la solidarité ouvrière. Ceux qui croient pouvoir nous diviser seront déçus. Vous pouvez compter sur moi pour cela.
Je voudrais pour terminer remercier tous les communistes, tout ce que vous m’avez apporté en huit années de secrétariat national depuis que Marie-George Buffet a choisi en 2010 avec la direction de l’époque de me confier cette responsabilité.
Chacune assume une telle responsabilité avec la personnalité qui est la sienne.
Je l’ai fait avec la passion du débat, du raisonnement, de la confrontation des idées, dans le respect et l ’écoute des autres. Je me suis plu à rester moi-même quand les médias voudraient tant nous formater et formater la politique.
C’est vrai, je crois plus à la dignité de la politique qu’à la politique du spectacle, et ce fut parfois un de mes talons d’Achille. Mais je serai là demain aux côtés de Fabien et de vous tous, la sincérité de mon engagement, de notre engagement intacte. Et face au cynisme des puissants, c’est là notre force. Ne l’oublions jamais.
Voilà, cher-es camarades, bon travail à tous, bon congrès, et bon courage à nous pour tous nos combats à venir!

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2018 3 21 /11 /novembre /2018 12:47
Manifestation contre les violences faites aux femmes à 15h le samedi 24 novembre: appel de la section PCF de Brest
La section du Pays de Brest du PCF appelle toutes et tous à manifester pour en finir avec les violences masculines dans le cadre de la journée contre les violences faites aux femmes. Les communistes seront présents au rendez-vous donné par les associations féministes SAMEDI 24 NOVEMBRE 2018, À 15H PLACE DES MACHINES AUX CAPUCINS où une gerbe collective en hommage aux femmes mortes sous les coups, sera déposée.
 
Auparavant à midi une rencontre avec les  femmes communistes ouverte à toutes les femmes aura lieu au
local du PCF 6 rue André Berger à Brest autour d'un repas participatif.
 
Pour les communistes l’éradication des violences est une question politique une condition de l’émancipation des femmes, de leur liberté !
 
NOUS DEMANDONS
 
• une loi-cadre contre les violences faites aux femmes, assortie des moyens indispensables à sa mise en œuvre ;
 
• une loi interdisant la publicité et l’affichage à contenu sexiste ;
 
• une stricte interdiction de la médiation pénale et/ou familiale en cas de violences conjugales ;
 
• un plan d’urgence pour lutter contre les violences faites au travail ;
 
• une application stricte des lois sur l’égalité professionnelle et salariale avec, notamment, des sanctions plus lourdes pour les entreprises contrevenantes ;
 
• la mise en place rapide de mesures de prévention obligatoire dispensées dans tous les établissements scolaires, de la maternelle à l’université, en faveur de l’égalité femmes/hommes et contre les violences ;
 
• des moyens supplémentaires pour appliquer la loi sur la prostitution en vue d’accompagner les personnes prostituées dans leurs parcours de sortie du système prostitutionnel.
 
Pour lutter contre les violences à l’égard des femmes, des moyens financiers existent, comme vient de le démontrer le gouvernement espagnol.
 
En s’attaquant à l’évasion fiscale qui coûte 100 milliards par an à la France et 1000 milliards à l’Europe, nous pourrions dégager 5 milliards d’euros, dans notre pays, pour cette grande cause nationale.
Manifestation contre les violences faites aux femmes à 15h le samedi 24 novembre: appel de la section PCF de Brest
Partager cet article
Repost0
21 novembre 2018 3 21 /11 /novembre /2018 12:31
Joëlle Le Gall (photo Le Télégramme) - Présidente d’honneur de la FNAPAEF (Fédération Nationale des Associations de Personnes Âgées Et de leurs Familles), Présidente de BVE.BZH/ FNAPAEF (Association Bien Vieillir Ensemble en Bretagne/ FNAPAEF)

Joëlle Le Gall (photo Le Télégramme) - Présidente d’honneur de la FNAPAEF (Fédération Nationale des Associations de Personnes Âgées Et de leurs Familles), Présidente de BVE.BZH/ FNAPAEF (Association Bien Vieillir Ensemble en Bretagne/ FNAPAEF)

Dominique Watrin - Ancien sénateur Parti Communiste Français du Pas de Calais et membre de la Commission Sociale au Sénat

Dominique Watrin - Ancien sénateur Parti Communiste Français du Pas de Calais et membre de la Commission Sociale au Sénat

Fête de l'Humanité Bretagne

Parc des Expositions de Lorient (Lanester)

Dimanche 2 décembre à 11h

Vieillir en France :
L'Humain d'abord !

Joëlle Le Gall
Présidente d’honneur de la FNAPAEF
(Fédération Nationale des Associations de Personnes Âgées Et
de leurs Familles),
Présidente de BVE.BZH/ FNAPAEF
(Association Bien Vieillir Ensemble en Bretagne/ FNAPAEF)

Dominique Watrin
Ancien sénateur Parti Communiste Français
du Pas de Calais et membre de la Commission
Sociale au Sénat
 

Animation du débat par Christiane CARO
Animatrice de l’Atelier Citoyen Santé de Bretagne PCF
Membre de la Commission nationale santé du PCF

 

Organisé par l’Atelier Citoyen Santé de Bretagne
De la naissance à la fin de la vie : l’Humain d’abord !

Fête de l'Humanité Bretagne - Vieillir en France, L'Humain d'abord! - Dimanche 2 décembre à 11h (Atelier citoyen santé Bretagne PCF) - avec Joëlle Le Gall, présidente d'honneur de la FNAPAEFF, et Dominique Watrin
Partager cet article
Repost0
21 novembre 2018 3 21 /11 /novembre /2018 06:19
Fabien Roussel et Ian Brossat à Malo les Bains

Fabien Roussel et Ian Brossat à Malo les Bains

Le député du Nord, qui devrait prendre la tête du PCF, a un profil atypique.

Par AFP

Extraverti, pragmatique assumant le dialogue avec les patrons : le profil du député du Nord Fabien Roussel, qui devrait devenir ce mardi le nouveau secrétaire national du PCF, tranche avec son prédécesseur Pierre Laurent, un atout pour renouveler l'image du parti, espèrent les communistes.

"C'est pas les élites qui me font chier, c'est le capital !", s'exclamait début octobre Fabien Roussel dans son bureau de l'Assemblée nationale. La saillie montre sa détermination à s'affirmer face au "dégagisme" de Jean-Luc Mélenchon. Mais aussi le franc-parler d'un député du Nord loin d'être intimidé par des lieux investis il y a un an et demi.

 

Maîtrise du dossier de l'évasion fiscale

 
A la chambre basse, membre de la Commission des Finances, l'ancien journaliste, 49 ans, s'est rapidement fait remarquer par sa maîtrise du sujet de l'évasion fiscale. Mais aussi sur la forme, en incarnant un communisme dépoussiéré, avec une crinière de cheveux argentés ne gâtant pas sa jeunesse en politique, et des coups d'éclat.


Le natif de Béthune a notamment annoncé dans l'hémicycle avoir commencé à créer son "entreprise offshore" sur internet avec pour "directeur M. Gérald Darmanin", suscitant l'ironie du ministre. Plus récemment, dans le cadre de l'examen du projet de loi antifraude, il a fait un quizz sur les paradis fiscaux pour M. Darmanin, drapeaux à l'appui.

Fabien Roussel souligne qu'il n'a pas été parmi les premiers signataires du texte vainqueur lors du vote des adhérents PCF début octobre, le "Manifeste pour un communisme du XXIe siècle", porté notamment par le patron des députés communistes André Chassaigne.

C'est même "la première fois" qu'il signe un texte alternatif. Mais il dit avoir "trop souffert ces 18 derniers mois" marqués par l'absence de candidat PCF à l'élection présidentielle de 2017 et des législatives catastrophiques.

 

"Courir après les patrons"


A-t-il les qualités pour unir les communistes qui abordent le Congrès extraordinaire ce week-end en plein doute existentiel? Ses soutiens veulent y croire.

"J'aime beaucoup Pierre Laurent. Mais Fabien a plus de charisme, et dans les médias il aura plus d'impact. Il est important qu'on fasse enfin parler de nous", prédit Patricia Duvieubourg, présidente d'association caritative devenue sa numéro 2 sur la liste PCF aux régionales de 2015 dans les Hauts-de-France.
 

Fabien Roussel "a la double expérience de la direction d'une grande fédération et d'élu", un "atout", estime pour sa part Stéphane Peu, député de Seine-Saint-Denis.

Même ses adversaires politiques ne tarissent pas d'éloges. "Il a des tripes" et "il n'est pas idéologue, pas sectaire", juge Xavier Bertrand, président (ex-LR) de la région Hauts-de-France.

Il peut renouveler le parti par "sa manière de faire de la politique : il n'est pas du tout complexé", rapporte Michelle Demessine, ancienne sénatrice du Nord.
 

"Un bon vivant qui aime faire la fête"


Lorsqu'elle était secrétaire d'Etat au Tourisme sous Lionel Jospin entre 1997 et 2001, Mme Demessine l'avait embauché comme chargé de communication. Ils ont continué à travailler ensemble dans la majorité municipale à Lille. Elle décrit "un bon vivant qui aime faire la fête" qui avait "noué beaucoup de liens avec les milieux culturels".

Si ce fils d'un journaliste à L'Humanité et d'une employée de banque a toujours baigné dans la culture communiste, habitant même une partie de son enfance au Vietnam, il dit placer le dialogue au centre de ses préoccupations. Jusqu'à assumer, loin de l'orthodoxie communiste, de "courir après les patrons pour qu'ils investissent dans une région".

"Pourquoi j'ai gagné? Parce que j'ai travaillé avec des socialistes, des hommes de gauche sans carte, des chrétiens, des électeurs du FN que j'ai convaincus", ajoute-t-il.

Ironie de l'histoire, c'est en partie parce que les communistes sont exaspérés par les choix d'alliance avec M. Mélenchon que Fabien Roussel s'apprête à prendre la tête du PCF.

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2018 3 21 /11 /novembre /2018 06:06
Accord au PCF pour que Fabien Roussel succède à Pierre Laurent (L'Humanité, Julia Hamlaoui, 20 novembre 2018)
Accord au PCF pour que Fabien Roussel succède à Pierre Laurent
Mardi, 20 Novembre, 2018
À quelques jours du congrès du PCF, sa commission des candidatures a acté ce matin de proposer une liste rassemblant Fabien Roussel, présenté comme secrétaire national, et Pierre Laurent, qui pourrait devenir président de son conseil national.
Pas de bataille rangée en vue pour la tête du parti. À trois jours de l’ouverture du congrès du PCF, la commission des candidatures, réunie ce mardi, a voté à l’unanimité la présentation d’une liste commune emmenée par Fabien Roussel comme secrétaire national, avec une haute responsabilité pour Pierre Laurent, qui pourrait devenir président du conseil national. Sauf surprise, le député du Nord devrait donc succéder dimanche prochain au sénateur de Paris, répondant ainsi à l’attente de renouvellement exprimée par les communistes. Le binôme pourrait aussi rassembler des communistes dont l’unité a été mise à mal depuis quelques semaines.
 
En effet, début octobre, un vote inédit des adhérents de la formation avait placé en tête, avec 42 % des voix, un texte « alternatif » (« Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle ») à celui proposé par la direction sortante (38 %). À l’issue de ce scrutin, pour la première fois également, deux candidats s’étaient déclarés pour le poste de secrétaire national. Une issue a donc été trouvée ce mardi, sur la base de la proposition formulée la veille, dans nos colonnes, par Pierre Laurent. Prenant acte que le « désaccord ne (s’était) pas résorbé », « je fais une nouvelle proposition : que nous partagions la conduite de cette liste, avait-il annoncé. L’un de nous deux sera secrétaire national et l’autre pourra occuper une fonction de premier plan à ses côtés. Personnellement, j’accepterai le choix de la commission et du congrès sur la répartition proposée ».
 
Le risque de division  n’est pas totalement écarté
« Que l’on soit unis avec une seule liste qui nous rassemble était une exigence importante de beaucoup de communistes », a réagi Fabien Roussel. « On n’a pas les moyens d’être divisés. Même si nous ne sommes pas assez visibles et audibles, pas à la hauteur de notre réelle influence, jusqu’à maintenant nous avons su être unis et il est essentiel que nous le restions. C’est notre force, c’est grâce à cela que nous sommes encore présents dans le paysage politique », insiste-t-il. Pierre Laurent s’est lui aussi « félicit(é) que la commission des candidatures ait acté la possibilité que Fabien et moi travaillions en commun à la conduite d’une liste unique pour la direction de notre parti. C’est la décision la plus responsable face au débat qui le traverse et à la situation politique », a jugé le sénateur de Paris.
Mais le risque de division n’est pas totalement écarté. Après la proposition de la commission des candidatures, la possibilité demeure ouverte pour les congressistes de déposer une liste « alternative » à l’ouverture du congrès vendredi. Les signataires du texte « Pour un printemps du communisme », qui avait recueilli 12 % des votes en octobre, n’écartent pas pour l’heure cette hypothèse. « On y réfléchit encore. La difficulté, c’est que beaucoup de signataires du Printemps ont l’impression que les dés sont jetés, et que le congrès est réglé avant d’avoir eu lieu », explique l’historien Frédérick Genevée, animateur du texte. « Cette liste unique ne nous convient pas. C’est la double impasse du statu quo et du retour en arrière », estime-t-il.
 
De leur côté, Pierre Laurent comme Fabien Roussel espèrent parvenir au rassemblement. Le premier plaidant pour que « cette liste associe l’ensemble de la diversité (des communistes) quels qu’aient été les votes des uns et des autres ». Le second appelant de ses vœux cette unité « pour travailler dans la fraternité, dans le respect des idées des uns et des autres et surtout dans le respect des choix des militants ». Au cœur des crispations, des désaccords de fond ont aussi été exprimés sur le texte adopté en octobre et discuté ce week-end. Le chantier de l’unité semble avancer sur ce front-là aussi. « Des réécritures sont proposées et réintroduisent nombre de nos innovations récentes sur les mutations du travail, la révolution numérique, l’écologie, le féminisme », s’est félicité Pierre Laurent. Le texte « est vraiment enrichi, avec des idées nouvelles, des paragraphes qui ont été précisés, réécrits. L’effort d’amendements a été fait. On est en train de construire une direction à l’image de ce texte », estime de son côté Fabien Roussel, qui précise toutefois : « Il reste encore du travail. Car le risque c’est de changer la tête sans que rien ne change derrière. »
Partager cet article
Repost0
20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 17:20
Fabien Gay, sénateur communiste

Fabien Gay, sénateur communiste

Après 5 jours et 3 nuits sur le budget de la sécurité sociale (PLFSS), comme l’ensemble du groupe CRCE, j’ai voté contre.

Le fil conducteur du projet gouvernemental est que les excédents de la Sécurité sociale, obtenus à coups de restrictions budgétaires, participent désormais au désendettement de l’Etat.

De plus, le CICE est à présent transformé en allégement de cotisations patronales pérennes. Encore des milliards d’euros qui s’ajoutent aux 99 milliards en 6 ans et qui n’auront créé qu’entre 10.000 et 200.000 emplois. Si on prend la fourchette haute, c’est 495.000 euros par emplois créés. Joli cadeau pour le patronat, quand on sait qu’un salaire au SMIC avec cotisations patronales est de 48.000 euros à peu près.

Tour de vis pour les retraités déjà touchés par la CSG, moyens insuffisants pour nos hôpitaux et nos Ehpad que nous avons visité pendant un an lors de notre Tour de France et qui sont déjà en crise, allongement du départ à la retraite à 63 ans alors que l’espérance de vie en bonne santé est de 62 ans pour les hommes et 64 ans pour les femmes...Les mesures antisociales seraient trop longues a énumérer.

Il faut noter que le Sénat a pris quelques mesures par rapport à l’Assemblée Nationale. Par exemple, la fin des taxations des chèques vacances et chèques cadeaux.

Bref à chaque fois, que nous avons porté d’autres propositions notamment sur le financement, on nous a répondu « Mais, il n’y a pas d’argent ! ».

Pourtant hier, on apprenait l’arrestation de Carlos Ghosn, PDG de Nissan et Renault, au Japon, pour fraude fiscale. Il aurait caché au fisc plus de 34 millions d’euros. La fraude fiscale s’élève pour la France à 80 milliards d’euros. Quel manque à gagner pour le budget de l’Etat! De l’argent, il y en a, faut-il seulement avoir le courage d’aller le chercher. Il est plus simple de frapper le porte-monnaie du Smicard pour ce gouvernement plutôt que d’aller secouer celle de Ghosn et des PDG du CAC40.

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 16:46
Liberté immédiate pour Selahattin Demirtas (PCF)

Liberté immédiate pour Selahattin Demirtas (PCF)
La Cour européenne de justice vient, dans un arrêt, d'exiger la libération immédiate de Selahattin Demirtas, député et ancien co-président du Parti démocratique des peuples (HDP) incarcéré depuis novembre 2016. Il risque 142 ans de prison pour s'être engagé en faveur de la paix et de la démocratie.
La Turquie est condamnée pour avoir « étouffer le pluralisme », « limité le libre jeu du débat politique » et pour « atteinte injustifiée à la libre expression du peuple ».

Cette décision contraignante est un camouflet pour le tyran Recep Tayyip Erdogan qui d'ores et déjà rejette toute perspective de libération. Or, la Turquie est signataire de la Convention européenne des droits de l'Homme : piétinera-t-elle à nouveau ses engagements alors que des milliers d'opposants croupissent dans ses prisons ?
Le PCF exige de la France et des autorités européennes qu'elles agissent avec vigueur pour le respect du droit international et la libération de Selahattin Demirtas. Les démocrates de Turquie et notamment les Kurdes pourront s'appuyer sur cette décision pour poursuivre leur combat contre la dictature. Ils peuvent compter sur le soutien total des communistes.

Parti communiste français,

Paris, le 20 novembre 2018.

Partager cet article
Repost0
19 novembre 2018 1 19 /11 /novembre /2018 21:00
Gilets jaunes: Pierre Laurent (PCF): J'attends du gouvernement qu'il suspende la hausse injuste des taxes sur le carburant

 " J'attends du gouvernement qu'il suspende la hausse injuste des taxes sur le carburant, qu'il change de cap sur la revalorisation du pouvoir d'achat, des salaires et des retraites, qu'il ouvre d'autres pistes sur la transition écologique.

Emmanuel Macron récolte la colère qu'il a semée en revendiquant avec arrogance sa politique en faveur des premiers de cordée, la suppression de l'ISF, le hold-up de la CSG sur les retraités. Il méprise l'exigence populaire sur le pouvoir d'achat et l'angoisse qui grandit dans les territoires. Il creuse des trous dans le budget avec ses cadeaux fiscaux aux plus fortunés et au capital. C'est toute cette colère qui explose aujourd'hui. 

Nous sommes solidaires de cette colère populaire et nous en désignons les vrais responsables: les grands groupes pétroliers qui continuent d'accumuler des profits considérables sans payer d'impôts à leur mesure, les sociétés autoroutières qui grâce aux privatisations amassent les dividendes totalement indus, la stagnation des salaires imposés pour le profit des grands actionnaires, le recul des retraites, ce sont ces choix-là qui sont en cause" . 

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste

Entretien à l'Humanité, lundi 19 novembre 2018

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011