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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 17:30
PCF: la force du partage!  - 22-24 mars - week-end d'échanges et de découverte du PCF Finistère en Touraine avec nos camarades de l'Indre-et-Loire (PCF 37)
Vieux Tours vu d'un bras de Loire

Vieux Tours vu d'un bras de Loire

Château de Langeais où Anne de Bretagne a été mariée au roi de France

Château de Langeais où Anne de Bretagne a été mariée au roi de France

Samedi - 9 h 15 : Visite de l'Atelier Musée de la Loco. Histoire cheminote de Saint-Pierre des Corps. C'est là qu'a été tournée "La boîte humaine" de Jean Renoir en 1938 d'après le roman de Zola

Samedi - 9 h 15 : Visite de l'Atelier Musée de la Loco. Histoire cheminote de Saint-Pierre des Corps. C'est là qu'a été tournée "La boîte humaine" de Jean Renoir en 1938 d'après le roman de Zola

Samedi - 15 h 00 : Découverte du Vignoble de Vouvray « Le Domaine des Cormiers Roux », chez Eric Gaucher. Visite et dégustation. Pot d'accueil.

Samedi - 15 h 00 : Découverte du Vignoble de Vouvray « Le Domaine des Cormiers Roux », chez Eric Gaucher. Visite et dégustation. Pot d'accueil.

Dimanche 24 mars - 9 h 00 : Moment de souvenir et de recueillement devant le wagon de la déportation à Langeais, en présence de Monsieur le Maire. Dépôt de fleurs par l'ANACR 29 et allocution.

Dimanche 24 mars - 9 h 00 : Moment de souvenir et de recueillement devant le wagon de la déportation à Langeais, en présence de Monsieur le Maire. Dépôt de fleurs par l'ANACR 29 et allocution.

Rencontre avec Fabien Roussel, secrétaire national du PCF - Samedi 11 h,  Inauguration des nouveaux locaux de la Fédé PCF 37, en présence de Fabien Roussel.

Rencontre avec Fabien Roussel, secrétaire national du PCF - Samedi 11 h, Inauguration des nouveaux locaux de la Fédé PCF 37, en présence de Fabien Roussel.

Week-end Touraine PCF 29 – 22/24 Mars 2019

Programme

 

22 camarades du Finistère participent à cet échange avec nos camarades de Touraine, organisé par Yoann Daniel.

 

Vendredi 22 Mars

 

14 h 00 : RDV à Brest pour le mini-bus Finistère Nord

13 h 30 : RDV pour le mini-bus du Finistère Sud

15 h 00 : RDV pour les deux mini-bus à Morlaix

15 h 15 : Départ pour la Touraine, via Rennes puis A81 par Laval, Le Mans et Tours. Temps de trajet estimé : 4 h 15.

20 h 00 : Accueil à la section locale du PCF de Saint-Pierre des Corps. Répartition chez les camarades. Soirée en famille.

 

Samedi 23 Mars

 

9 h 00 : Rdv Place de la mairie à Saint-Pierre des Corps

9 h 15 : Visite de l'Atelier Musée de la Loco. Histoire cheminote de Saint-Pierre des Corps.

11 h / 11 h 30 : Inauguration des nouveaux locaux de la Fédé PCF 37, en présence de Fabien Roussel.

13 h 00 : Pique-nique sur place

15 h 00 : Découverte du Vignoble de Vouvray « Le Domaine des Cormiers Roux », chez Eric Gaucher. Visite et dégustation. Pot d'accueil.

17 h 00 : Au choix, balade au pied du château d'Amboise (sur la route de retour du vignoble) ou balade dans le vieux Tours.

19 h 00 : Repas au restaurant dans le Vieux Tours.

 

Dimanche 24 Mars

 

8 h 15 : RDV Place de la mairie à Saint-Pierre des Corps – Départ pour Langeais

9 h 00 : Moment de souvenir et de recueillement devant le wagon de la déportation à Langeais, en présence de Monsieur le Maire. Dépôt de fleurs par l'ANACR 29 et allocution. Réception par le maire de Langeais. 

9 h 30 : Balade sur le grand marché de Langeais.

10 h 00 : Visite guidée du Château de Langeais.

12 h 00 : Apéro et pique-nique au Château.

14 h 00 : Départ vers le Finistère.

Pour les deux mini-bus, direction Angers par l'A85 depuis Langeais. A Angers, direction Nantes puis Vannes et Lorient pour le mini-bus Finistère Sud, direction Rennes, Morlaix et Brest pour le mini-bus du Finistère Nord.

Arrivées prévues à 19 h 00.

 

PCF: la force du partage!  - 22-24 mars - week-end d'échanges et de découverte du PCF Finistère en Touraine avec nos camarades de l'Indre-et-Loire (PCF 37)
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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 16:50
Le PCF condamne l'expulsion de Turquie de la délégation France-Kurdistan (21 mars 2019)
Le PCF condamne l'expulsion de Turquie de la délégation France-Kurdistan
 
La délégation de l'Association France-Kurdistan et sa présidente Sylvie Jan ont été retenues à l'aéroport d'Istanbul (Turquie) pendant deux jours avant d'être contraintes de rentrer en France ce mercredi 20 mars
2019.
 
Venue à l'invitation du Parti démocratique des peuples (HDP) pour participer aux cérémonies de Newroz (nouvel an kurde) et observer les conditions de vote aux élections municipales du 31 mars prochain, la
délégation a été empêchée d'entrer sur le territoire en vertu d'une loi liberticide permettant aux autorités turques d'interdire à discrétion l'accès à quiconque soupçonné peu ou prou d'être « susceptible » de «
porter atteinte à l'ordre public ».
 
Cette violence sourde de l'Etat turc témoigne de la fébrilité du pouvoir islamo-conservateur après la mort du gréviste de la faim, Zülküf Gezen. Recep Tayyip Erdogan a plongé son pays dans une sanglante et terrible
dictature alors que la récession économique atteint gravement les conditions de vie de la population.
 
Le HDP, principale force d'opposition à l'autocrate Erdogan, fait l'objet de toutes les attaques du pouvoir : guerre à outrance contre les Kurdes, arrestations des parlementaires, des maires, des militants, de
journalistes et d'universitaires et enseignants...
 
Hors de ses frontières, la Turquie conduit une dangereuse politique expansionniste et agressive contre les Kurdes du Rojava (Syrie) avec l'appui de supplétifs djihadistes attisant les haines et les ressentiments dans une région déjà profondément meurtrie, et, main dans la main avec la République islamique iranienne, contre les forces du PKK (Parti du travail du Kurdistan) qui ont pourtant sauvé des milliers de femmes et d'hommes attaqués par Daesh en Irak.
Après l'arrestation, en juin dernier, de la délégation et d'une sénatrice du PCF, les organisations françaises engagées dans la solidarité et la défense des droits humains sont particulièrement
visées.
 
Quand la France et l'Union européenne mettront-elles enfin un terme aux complaisances et aux connivences coupables avec le tyran d'Ankara ?
Elles devraient être aux côtés des progressistes Kurdes et de tous les démocrates de Turquie.
 
Le PCF exprime sa solidarité avec l'association France-Kurdistan et sa
présidente Sylvie Jan qui mènent depuis des années un combat exemplaire.
 
Ces entraves n'entameront en rien notre détermination commune à soutenir les forces de la paix, de la démocratie, des droits humains et de la justice sociale de Turquie.
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 21 mars 2019
 
 
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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 16:41
Emmanuel Macron doit renoncer au recours à l'armée à l'occasion de l'Acte 19 des Gilets jaunes
(Groupe CRCE communiste républicain citoyen écologiste au Sénat)
 
Emmanuel Macron a annoncé sa décision de recourir aux militaires de Sentinelle pour, dans le cadre de l'Acte 19 des Gilets jaunes, « sécuriser les points fixes et statiques conformément à leur mission ».
Contrairement à ce qui a été affirmé par Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, à l'issue du Conseil des ministres, ces militaires aucunement formés au maintien de l'ordre et équipés d'un matériel de
guerre seront de fait associés à l'action de la police.
C'est une décision grave qui marque une étape inquiétante dans la surenchère sécuritaire en cours.
L'interdiction de manifester, la compétition malsaine entre le pouvoir et la droite la plus dure pour bomber le torse face au mouvement des Gilets jaunes, menacent de porter atteinte aux libertés fondamentales et
en premier lieu au droit de manifester.
Les sénatrices et les sénateurs du groupe CRCE l'ont dit et répété, ils condamnent les destructions et les violences qui surviennent lors de certaines manifestations. Cette casse dessert le mouvement.
Mais ils ont également souligné l'attitude du pouvoir qui pousse à une escalade potentiellement dévastatrice pour notre pays.
Les sénatrices et les sénateurs du groupe CRCE estiment que le Parlement doit être informé et consulté pour une si grave décision.
En tout état de cause, Emmanuel Macron doit respecter la pratique républicaine en matière de maintien de l'ordre qui en réserve l'exercice à la police et à la gendarmerie.
Ils rappellent à cet égard que depuis 1921, le maintien de l'ordre dans le cadre des manifestations est confié à la gendarmerie et à la police.
Ce pouvoir a en effet été transféré, par un vote à l'Assemblée nationale, de l'armée aux effectifs de gendarmerie mobile.
 
Groupe CRCE au Sénat, le 21 mars 2019
 
Emmanuel Macron doit renoncer au recours à l'armée à l'occasion de l'Acte 19 des Gilets jaunes
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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 14:37
Non à la glorification des nazis en Lettonie ! (PCF)

Non à la glorification des nazis en Lettonie ! (PCF)

Samedi 16 mars, comme chaque année, les anciens combattants des deux divisions qui formèrent la légion SS lettone et leurs partisans ont librement manifesté dans les rues d'une capitale d'un État de l'Union européenne, à Riga.

Cette année, ce défilé ouvertement nazi a rassemblé davantage de monde que les années précédentes. En fournissant à cette manifestation un important encadrement policier, le gouvernement letton affiche ouvertement sa complicité. La présidente du Parlement Ināra Mūrniece a même rendu hommage aux participants à cette marche en déclarant que "l’État letton occupe une place particulière dans les cœurs des légionnaires".

Il ne s'agit pas d'une simple « nostalgie », mais de la glorification du nazisme alors que les forces d'extrême droite partout se renforcent.

Les nazis allemands et leurs collaborateurs ont pratiquement anéanti les 70 000 Juifs qui vivaient en Lettonie avant la Shoah.

La légion SS lettone a commis des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité en Russie, notamment dans les régions de Novgorod et de Leningrad, en Pologne et en Biélorussie, en prenant part à des exécutions de masse et à la destruction de villages entiers.

L'Union européenne doit suivre les recommandations du Conseil de l'Europe et intervenir auprès du gouvernement letton pour l'interdiction pure et simple de cette marche annuelle.
 

Parti communiste français,

Paris, 20 mars 2019

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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 08:40
Formation, hôpital, cabinets médicaux.... Quelles évolutions faut-il engager pour assurer un système de santé pour tous ?
Mardi, 19 Mars, 2019

Alors qu’un projet de loi est en débat au Parlement, de nombreux voyants s’allument au rouge et alertent sur une situation sanitaire difficile. Avec Pierre Dharréville, député PCF des Bouches-du-Rhône, Jacques Battistoni, médecin généraliste, président de MG France et Christophe Prudhomme, médecin urgentiste, syndicaliste hospitalier.

Une nouvelle phase de progrès par Pierre Dharréville, député PCF des Bouches-du-Rhône

Fête de l'Humanité 2018 / dimanche 16 septembre / @ Magali Bragard / Village du Livre / Pierre DharévilleOn ne peut aborder l’enjeu d’un système de santé pour tous sans évoquer la plus grande invention sociale de notre pays que représente la Sécurité sociale. Dans ce cadre, l’accès « de chacun selon ses besoins » au système de santé a constitué une avancée sociale majeure.

Or, depuis quelques années, l’accès aux soins se dégrade. Fermetures de lits ou de services dans les hôpitaux publics, déremboursement de médicaments, déserts médicaux ont pour conséquence des renoncements aux soins de plus en plus importants, qui touchent plus d’un quart des assurés sociaux – 30 % – et peuvent monter jusqu’à 50 % chez les jeunes.

Ce sont aussi les personnels qui souffrent dans leur travail. D’un trait, notre système de santé est malade de l’austérité et du libéralisme.

Le gouvernement estime qu’il s’agit d’abord d’un problème d’organisation et d’adoption de « bonnes pratiques ». Il faudrait donc continuer à fonctionner à la va-comme-je-te-pousse, à moyens compressés et surcompressés. Ainsi, le projet de loi examiné en ce moment à l’Assemblée constitue une nouvelle fuite en avant : extension des groupements hospitaliers de territoire (GHT), logique de gradation des hôpitaux, fin de la distinction entre public et privé… Cafi d’ordonnances, il donne le ton d’une démocratie sanitaire en berne.

Un. La santé, plus que toute autre chose, doit échapper à la marchandisation comme à la spéculation : il faut donc une ambition renouvelée pour la Sécurité sociale. Il faut la défendre comme un bien commun, un moteur puissant de la solidarité entre toutes et tous. Voilà pourquoi nous défendons un véritable système de protection pour tous. Bien évidemment, le système de santé doit évoluer, mais il doit surtout continuer de reposer sur ses principes fondateurs : la solidarité, l’universalité des prestations, la gestion démocratique et le financement par la cotisation sociale. Il ne faut plus tarder à généraliser le tiers payant intégral dans les structures de santé pour éviter aux patients les avances de frais. Et il faut engager une nouvelle phase de progrès vers le 100 % Sécu.

Deux. Cette ambition doit s’appuyer sur un financement à la hauteur des besoins en santé de notre siècle. Cela suppose l’arrêt des exonérations massives, mais aussi des mesures de maîtrise des prix du médicament ou des dispositifs médicaux…

Trois. Des mesures d’urgence sont à prendre comme l’arrêt des fermetures de lits et de services hospitaliers combiné à la création de 100 000 emplois dans les hôpitaux, ainsi que d’un dispositif vigoureux pour les Ehpad. Il convient également de soutenir fermement la mise en place de centres de santé, notamment comme l’un des outils face aux déserts médicaux.

Quatre. Sans attendre, un plan de formation des professionnels de santé doit être mis sur la table. Car la remise en cause du numerus clausus ne suffit pas à augmenter l’offre de formation dans les facultés de médecine. Il convient également de donner clairement la priorité au service public. Cette dynamique doit intégrer la création d’un pôle public du médicament, ou encore d’un laboratoire public des dispositifs médicaux.

Mais l’ensemble de ces quelques mesures sera insuffisant si l’on ne déploie pas une politique de prévention qui soit à la hauteur des enjeux et des besoins : changer ensemble nos modes de production, de consommation et de vie pour éviter le plus possible qu’adviennent les maladies et les accidents, qui ne frappent pas nécessairement au hasard…

Pierre Dharréville, député PCF des Bouches-du-Rhône

Répondre aux principaux besoins en proximité par Christophe Prudhomme, médecin urgentiste, syndicaliste hospitalier

Paris- Le 28 mars 2014 - Christophe Prudhomme, médecin urgentiste - Votation Citoyenne organisée par la CGT de l'AP-HP de l'Hotel Dieu, pour le maintien de cet hopital et du service des urgences au coeur de Paris - Photo Patrick NussbaumLe principe constitutionnel d’égalité de traitement du citoyen quel que soit son lieu de résidence sur le territoire exige la mise en place d’un véritable service public de santé intégrant l’ensemble de l’offre de soins de la ville à l’hôpital en passant par la prise en charge du maintien de l’autonomie.

Dans ce cadre, les deux piliers de la politique de santé doivent être la planification et l’aménagement du territoire

Tout doit commencer par la formation de professionnels de santé en nombre suffisant et avec les qualifications qui répondent aux besoins de la population. Le premier objectif est d’augmenter très fortement les effectifs dans les différentes formations qui pourraient être regroupées dans des universités de santé. Il est nécessaire de former proportionnellement beaucoup plus de généralistes que de spécialistes, tant pour la ville que pour l’hôpital, car les besoins ont évolué et la prise en charge de pathologies chroniques nécessite la présence de véritables médecins coordinateurs de la prise en charge des patients. Par ailleurs, l’élévation de la qualification des infirmières notamment, mais aussi des aides-soignantes, doit déboucher sur une véritable reconnaissance de diplômes universitaires avec des niveaux de rémunération correspondants.

Seul l’exercice de professionnels salariés dans des structures collectives intégrées que sont les centres de santé permet de répondre à trois exigences majeures des patients : trouver un médecin disponible à proximité de son domicile, bénéficier du tiers payant et ne plus être soumis aux dépassements d’honoraires. Ces centres doivent être implantés dans les territoires en fonction des besoins et travailler en lien avec les hôpitaux de proximité et les Ehpad.

La définition de l’hôpital de proximité tel que le conçoit la ministre de la Santé dans le cadre de la nouvelle loi en préparation n’est pas acceptable. Un hôpital doit répondre aux principaux besoins en proximité et ne pas se limiter à une structure d’accueil pour les personnes âgées. Il doit donc comprendre un service d’urgence ouvert 24 heures sur 24, une maternité de premier niveau, une activité de chirurgie principalement ambulatoire, des services de médecine avec des spécialistes référents. L’hôpital de proximité doit travailler en réseau sur son territoire avec les centres de santé, les Ehpad, les structures de soins de suite et de réadaptation, ainsi qu’avec la psychiatrie de secteur.

Les hôpitaux de proximité travaillent avec un hôpital de référence disposant d’un plateau technique plus important, notamment au niveau de la chirurgie, des soins intensifs et de la prise en charge des grossesses à risque. Par ailleurs, il est essentiel de s’opposer à la volonté de regrouper les CHU en dix entités, ce qui serait la porte ouverte à la concentration des moyens dans un nombre très limité de métropoles.

Enfin, l’essentiel reste la question du financement. Il faut rétablir une Sécurité sociale unique et universelle, assise sur des cotisations sociales et non financée par l’impôt. Le principe doit être un organisme unique à la fois collecteur et financeur, avec une seule ligne de cotisation sur la feuille de paye. Le niveau de la cotisation doit pouvoir être ajusté annuellement afin d’équilibrer les comptes et d’en finir avec les fameux « déficits » qui ne sont en fait qu’un défaut de financement. Le rôle du Parlement doit se limiter à fixer les bornes du niveau de cotisation. Le principe de ce système existe déjà pour le régime particulier Alsace-Moselle. Il est donc possible de s’en inspirer pour que les fondements initiaux de la Sécurité sociale issus du programme du Conseil national de la Résistance deviennent enfin une réalité.

Christophe Prudhomme, médecin urgentiste 

L'Humanité, pages débat, 19 mars 2019: Pierre Dharréville (député PCF) et Christophe Prudhomme (médecin urgentiste) dessinent les contours d'un système de santé plus juste
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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 04:15
19 avril à Quimper, 19h: débat Europe et Services Publics avec Marie-Pierre Vieu, députée européenne PCF, Laurent Brun, CGT Cheminots, Jean-Marc Cléry, FSU Bretagne, Glenn Le Saoût, candidat finistérien sur la liste de Ian Brossat et du PCF
19 avril à Quimper, 19h: débat Europe et Services Publics avec Marie-Pierre Vieu, députée européenne PCF, Laurent Brun, CGT Cheminots, Jean-Marc Cléry, FSU Bretagne, Glenn Le Saoût, candidat finistérien sur la liste de Ian Brossat et du PCF
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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 04:15
Portrait d'Anthony Gonçalvès, l'homme à la règle d'or, médecin hospitalier cancérologue, candidat sur la liste Européennes de Ian Brossat (L'Humanité, 19 mars 2019)
Portrait. Anthony Gonçalves, l’homme à la règle d’or
Mardi, 19 Mars, 2019

Le chef du service oncologie de l’institut Paoli-Calmettes de Marseille s’engage au sein de la liste européenne menée par Ian Brossat. Retour sur un parcours exceptionnel.

Il aurait voulu être journaliste « comme John Reed ». Il est devenu médecin « comme Che Guevara ». Chez Anthony Gonçalves, impossible de séparer l’engagement professionnel d’une certaine vision du monde. Presque d’un certain romantisme. Finalement, c’est une aptitude particulière pour les maths qui l’a éloigné du premier destin pour le faire bifurquer vers le second. Bac C, puis médecine. Comme un chemin bien balisé. « J’ai alors voulu faire une spécialité un peu cause perdue. Dans les années 1980, le cancer l’était. Il y avait tout à construire », se remémore-t-il autour d’un plat, entre midi et deux, près de l’institut Paoli-Calmettes, où il passe le plus clair de son temps. Depuis 2018, il y est chef du département oncologie de l’un des plus importants centres de traitement du cancer en France après Gustave-Roussy, à Villejuif. Il avoue même : « Je passe ma vie ici… » Et pour les besoins de la campagne européenne, il ne bousculera pas son agenda. Il s’en rajoutera juste un peu. « Je ferai campagne le soir. Je ne vais pas arrêter mon activité. On n’est pas des professionnels de la politique. »

Le médecin oncologue n’a jamais caché ses opinions

Car Anthony Gonçalves est candidat. Pas sur une liste de droite, échappant ainsi au déterminisme sociologique du milieu médical. À gauche toute, même : au PCF. Il n’a pas longuement hésité lorsque proposition lui a été faite. « J’avais trouvé le choix de Ian Brossat comme tête de liste intelligent. Lors du débat sur la “gauche anti-migrants”, sa réaction claire et rapide m’avait impressionné par sa clairvoyance », explique-t-il. La nouvelle n’a pas fait tomber à la renverse responsables et collègues. Le médecin oncologue n’a jamais caché ses opinions. Ne les a pas étalées non plus. Un entre-deux auquel il a mis fin il y a quelques années. Pour nous permettre de comprendre, il reprend le fil de l’histoire familiale, à partir de ses grands-parents. Trois sont immigrés (deux du Portugal, l’une d’Italie), le quatrième aïeul étant originaire de Corse. Son grand-père paternel est arrivé du Portugal. Il était coiffeur et militant communiste. Son fils est coiffeur. Encarté au PCF mais pas militant. « Depuis tout petit, j’ai été politisé. J’ai baigné dans la culture et la mythologie de l’engagement. À 15 ans, j’ai commencé à lire l’Huma. Le peu de culture que j’ai, je l’ai acquis dans l’Huma », expose-t-il entre deux coups de fourchette dans son escalope milanaise. D’où une appétence pour le journalisme, finalement contrariée par des dispositions en mathématiques.

La dédicace de sa thèse de médecine à « Jean-Jacques, Maximilien, Karl, Ernesto et Nelson » ne laissait déjà aucun doute sur sa philosophie politique. Son « coming out » politique se fera pourtant bien plus tard. Le terme proposé le fait sourire. C’en est un sans l’être vraiment. « Dans les discussions en soirée professionnelle, j’étais le “coco” de service », relate-t-il. Depuis quelques années, il est un « coco » au grand jour. Candidat en 2017 à l’élection législative dans la circonscription marseillaise dans laquelle il vit et travaille. Désormais candidat sur la liste de Ian Brossat pour le scrutin qui se tient le 26 mai. Quand on tente de comprendre cet engagement public tardif, il ne se dérobe pas : « C’est intervenu à un moment particulier dans ma vie. J’étais arrivé, d’une certaine façon, au terme d’un parcours professionnel, dans lequel je m’étais engagé après le bac. En devenant professeur des universités en 2013 puis chef de département. Je ne pouvais plus rien préparer d’autre. Cela a correspondu aussi avec la mort de mon père, en 2014. D’un cancer. Ici, à l’institut. Le pire pour un oncologue. » Reprise de flambeau ? « Il y a un peu de ça », admet-il. Et un peu aussi servir « d’exemple », de boussole, à de jeunes étudiants ou médecins, à l’image des « anciens » qui ont pu guider ses pas. Dans le service, il ne se donne évidemment pas des airs de mandarin et, portant le plus souvent des jeans, il apparaîtrait à un œil extérieur comme l’un des médecins. Primus inter pares.

Septième sur la liste communiste

Dans l’entourage professionnel, sa montée au front électoral a plutôt suscité des réactions positives. « On ne peut pas m’accuser d’opportunisme, s’amuse-t-il. Cela lève l’hypothèque. » Septième sur la liste communiste, il insiste, en bon connaisseur, sur le thème de la santé. « Je parle tous les jours avec l’industrie pharmaceutique afin d’élaborer de nouveaux médicaments qui correspondent aux nouveaux traitements que nous élaborons. Je n’ai pas de problème avec elle, je ne la diabolise pas, glisse-t-il. Mon problème est lié à l’absence de maîtrise publique. On ne peut laisser cette question essentielle à la seule industrie. Pour moi, l’Europe constitue la bonne échelle pour la mise en place d’un pôle public du médicament. Car, si on n’y prend garde, le prix des médicaments va devenir un réel problème, comme il l’est déjà aux États-Unis où l’explosion du prix de l’insuline menace les soins aux diabétiques. » Pour lui, la règle d’or doit être celle qui a présidé à la création de la Sécurité sociale : « À chacun selon ses besoins, à chacun selon ses capacités. » Il rêve même d’une extension de cette règle à l’ensemble des activités : logement, éducation. Il esquisse un sourire. Cela ne lui a pas échappé : « À la fin, cela porterait le nom de communisme. »

Christophe Deroubaix
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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 16:33

PCF is Back, maintenant c'est la remontada ! (Fabien Roussel) Fabien Roussel était l'invité de Audition publique, une émission en partenariat avec LCP, l'AFP, Public Sénat et le Figaro. Animation : Elisabeth Martichoux, lundi 18 mars.

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 18:45
Ian Brossat: l'Europe peut être autre chose que cette machine à pourrir la vie (L'Humanité, 18 mars 2019)
Ian Brossat « L’Europe peut être autre chose que cette machine à pourrir la vie »
Lundi, 18 Mars, 2019

Vous avez lancé une grande mobilisation à la suite de votre éviction du débat télévisé de France 2 sur les élections européennes, programmé le 4 avril. Que révèle cette situation du débat démocratique en France ?

Ian Brossat Nous n’allons pas lâcher. Parce que ce sont les principes démocratiques qui sont foulés aux pieds. Rappelons dans quel contexte tout cela s’inscrit. Il y a deux mois, France 2 a organisé un débat sur les gilets jaunes et le lancement du grand débat national. Toutes les forces politiques étaient invitées. Toutes, sauf la nôtre. Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, avait alors protesté. Depuis sept ans, France 2 a invité onze fois Mme Le Pen en première partie de soirée. Aucun secrétaire national du PCF n’a eu un tel honneur, pas même une fois. La coupe est donc pleine, elle déborde même. France 2 nous traite plus mal que n’importe quelle chaîne privée. Le PCF exige le respect. On ne nous balaye pas d’un revers de main. Nous avons 7 000 élus, 800 maires, 3 groupes parlementaires à l’Assemblée nationale, au Sénat et au Parlement européen, nous avons plus de 50 000 adhérents à jour de cotisation. Ce n’est pas à une chaîne et à ses dirigeants de décider qui est le digne opposant à M. Macron. J’en appelle donc à tous ceux qui aiment le débat démocratique, qu’ils soient de gauche ou de droite. Je leur donne rendez-vous ce mardi à 18 heures, devant le siège de France Télévisions. Et vous verrez, à la fin, nous serons entendus.*

Le chef de l’État tente d’enfermer le débat dans un duel avec Marine Le Pen. Comment en sortir ?

Ian Brossat Toute sa stratégie est là. Lui ou Le Pen. Les libéraux ou les fachos. Les libéraux ou le chaos. Comme si les libéraux n’étaient pour rien dans le chaos actuel. Comme si l’Europe libérale et ses 86 millions de pauvres n’étaient pas à l’origine de la poussée nationaliste qui menace notre continent. Le rêve de Macron, c’est un « mano a mano » avec l’extrême droite. Ce scénario est périlleux. Car il revient à jeter dans les bras de l’extrême droite tous ceux qui refusent les politiques libérales. Il faut donc déjouer ce piège en menant une opération vérité sur ce qu’est réellement l’extrême droite. Elle n’est pas favorable à la hausse du Smic et des salaires. Pas davantage au rétablissement de l’ISF. Mme Le Pen a dit d’ailleurs qu’elle souhaitait exclure du calcul de l’ISF la résidence principale. Sans doute parce que la châtelaine de Montretout se sent elle-même concernée. Au Parlement européen, les députés du Rassemblement national n’ont rien fait pour défendre les droits sociaux. Ils ont voté la directive sur le secret des affaires, qui protège les grosses multinationales contre les investigations des journalistes sur l’évasion fiscale. Quant à ses alliés en Europe, que font-ils ? En Autriche, ils ont mis en place la semaine de 60 heures de travail ! Voilà qui sont les vrais amis de Mme Le Pen. Dès lors, il ne sortirait rien de bon d’une élection qui se limiterait à un tel affrontement. Les Français comme les Européens méritent mieux que ça !

Le président de la République est déjà en campagne. Sa « lettre aux Européens » a été fraîchement accueillie dans l’UE. Comment jugez-vous son bilan sur les enjeux européens ?

Ian Brossat Emmanuel Macron vante désormais une « Europe qui protège », sans qu’on sache très bien s’il parle de l’Europe telle qu’elle est ou de l’Europe telle qu’il la souhaite. Une chose est sûre en tout cas : sur l’Europe, il a beaucoup parlé et très peu fait. Il a multiplié les grands discours. Cinq en tout. La grandiloquence des paroles contraste singulièrement avec la petitesse des actions concrètes. Son bilan a l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette. Le fameux « budget de la zone euro » tant vanté au mois de juin va se résumer à quelques dizaines de milliards d’euros, soit une somme dérisoire à une telle échelle. Quant à sa « lettre aux citoyens d’Europe », elle est tellement truffée de contradictions qu’elle en devient risible. Comment prétend-il « protéger » en Europe après avoir tellement précarisé en France ? Comment ose-t-il proposer une « préférence européenne » dans les marchés publics tout en signant à tire-larigot des traités de libre-échange qui déversent chez nous des produits low cost venus de l’autre bout du monde, exposant nos travailleurs à une concurrence sauvage et déloyale ? Comment peut-il vanter une « Europe indépendante » tout en réaffirmant dans le même texte la soumission de la France à l’Otan, c’est-à-dire aux États-Unis de Trump ? Quelle farce ! Ce n’est pas une lettre, c’est une blague Carambar.

Brexit, poussée des nationalismes… En quoi ce scrutin, qui enregistre des records d’abstention, est-il pourtant décisif ?

Ian Brossat Parce que le contexte est inédit. Inédit en France, avec une montée de la colère partout. Inédit en Europe, car c’est l’existence même de l’Union européenne qui est en jeu. À force de se servir de l’Europe pour imposer partout des politiques de régression sociale, les libéraux ont fini par dégoûter les Européens de l’Europe. Si l’Europe, c’est la loi du fric et son cortège de malheurs – les délocalisations, le travail détaché, les services publics qu’on privatise pour les livrer aux marchands –, qui peut encore vouloir de l’Europe ? Dans un tel contexte, il n’est pas étonnant que les nationalismes progressent. Tout l’enjeu est de faire la démonstration que l’Europe pourrait être autre chose que cette machine à nous pourrir la vie. D’autant que, sur beaucoup de sujets, nous aurions besoin de batailler à une échelle plus grande que la seule échelle nationale. Face aux multinationales qui pratiquent l’évasion fiscale, nous aurions besoin d’Europe. Face au défi climatique, nous aurions besoin d’Europe. Face à la crise de l’accueil des réfugiés, nous aurions besoin d’Europe. Mais d’une Europe des gens, pas d’une Europe de l’argent.

La « marche du siècle », samedi, a rassemblé 350 000 personnes, avec une jeune génération qui refuse l’opposition entre « fin du monde » et « fin du mois ». Comment cet enjeu environnemental structurant se concrétise-t-il dans votre projet européen ?

Ian Brossat C’est une joie immense de voir autant de monde se mobiliser sur un tel sujet. La lutte contre le changement climatique passe, au même titre que le combat pour la justice sociale, par une rupture avec la loi de l’argent. Ces deux défis doivent être relevés conjointement. L’Union européenne actuelle ne permet d’en relever aucun des deux. Notre mot d’ordre est donc simple : changeons l’Europe, pas le climat. Et pour cela, deux propositions clés. La première, un service public européen dédié à la rénovation énergétique des bâtiments. La mauvaise isolation des bâtiments, c’est 40 % de nos dépenses énergétiques en Europe. Nous voulons un vaste programme de grands travaux pour y remédier. Et, quand on fait cela, on fait coup double, triple même : moins de dépenses énergétiques, des charges moins élevées, qui font du bien au pouvoir d’achat, et des emplois à la clé. Notre deuxième proposition phare : un investissement massif dans le ferroviaire public. De quoi bâtir une écologie sociale, loin de l’écologie punitive promue par le gouvernement.

Sur ce sujet notamment, le mouvement des gilets jaunes a permis de replacer les enjeux de justice sociale au cœur du débat public. Votre parti défend depuis de nombreuses années un grand nombre de leurs revendications. Pour autant, le chemin des ronds-points aux bulletins semble encore long…

Ian Brossat C’est vrai. Mais je dis une chose à ceux qui doutent ou s’interrogent sur leur vote. Les communistes ont peut-être des défauts, mais eux au moins n’ont pas découvert les injustices sociales au détour d’un rond-point. Nous sommes des combattants de la justice sociale, partout où nous sommes. Nous n’avons pas improvisé sur ce sujet parce qu’il était dans l’air du temps.

Au moins six listes de gauche sont en lice pour les européennes. Que répondez-vous aux électeurs qui déplorent et s’inquiètent de cette situation ?

Ian Brossat Je leur réponds trois choses. La première, c’est que je regrette cette division et que ce n’est pas faute d’avoir personnellement tendu la main aux autres forces de la gauche anti-austérité. La deuxième, c’est que cette division sur les questions européennes ne date pas d’hier. Cela fait longtemps que la gauche est traversée de débats sur ces enjeux. Je rappelle que le PCF est la seule force de gauche à avoir rejeté tous les traités européens. Vu la situation de l’Europe, les faits nous donnent raison. Nous avons donc sur ce sujet une voix originale. La troisième, c’est que, dans un contexte politique tel que celui-ci, il vaut mieux choisir ceux qui disent des choses claires, constantes, cohérentes. Nous, nous n’avons jamais raconté de salades sur l’Europe. Nous n’avons jamais fait croire qu’il est possible de faire l’Europe sociale avec des traités qui sanctuarisent l’Europe libérale.

Et quelle est concrètement la singularité du projet porté par votre liste ?

Ian Brossat Notre originalité est double. D’abord, nous portons au quotidien ce combat opiniâtre contre l’Europe libérale. Nos députés européens n’ont jamais été pris en défaut sur ce point. Nous avons croisé le fer à chaque fois que nécessaire, sur le quatrième paquet ferroviaire (seules 24 voix nous ont manqué pour y faire échec) comme plus récemment encore sur le « paquet mobilité », une directive qui porte sur les conditions de travail des chauffeurs routiers. Ensuite, notre originalité, c’est notre liste. Il y a une cohérence entre notre liste et notre programme. L’Europe des gens, c’est celle que vous retrouvez sur notre liste avec plus de 50 % d’ouvriers et d’employés, comme dans la société française. Nous serons les seuls à faire ce choix.

La sortie des traités budgétaires est au cœur des désaccords à gauche. Comment le PCF s’y prendrait-il pour rompre avec ces traités d’austérité sans quitter l’UE ?

Ian Brossat Ces traités sont mauvais. Ils nous plombent, en France comme en Europe. Ils sacrifient tout sur l’autel de deux dogmes intouchables : l’austérité, avec cette règle absurde des 3 % de déficit public qu’il serait interdit de dépasser, et la « concurrence libre et non faussée ». Tous les gouvernements qui se sont soumis à ces règles ont failli. Il faut donc s’en affranchir. C’est d’ailleurs la voie empruntée par le Portugal. Ils ont rompu avec l’austérité. L’Union européenne leur a tapé sur les doigts. Ils ont poursuivi leur politique malgré tout. Ils n’ont pas quitté l’UE pour autant. Et ça marche. Voilà la voie à suivre.

Entretien réalisé par Maud Vergnol
 
* Depuis nous avons su que France 2 aurait renoncé à son projet initial d'exclure Ian Brossat et France 2 du débat sur les élections européennes.  La mobilisation des communistes et sympathisants a payé!!!
 
VICTOIRE : LE PCF FINALEMENT INVITE PAR FRANCE 2 AU DEBAT DU 4 AVRIL
 
France 2 va finalement inviter la tête de liste du PCF à participer au débat entre candidats aux élections européennes le 4 avril, a-t-on appris lundi 18 mars auprès de Ian Brossat. "France 2 nous a confirmé ce matin" l'invitation, a indiqué Ian. Dans un courrier adressé à Delphine Ernotte et transmis à la presse mardi dernier, Ian Brossat avait souligné que l'"effacement du PCF serait, sur la première chaîne du service public, une véritable anomalie démocratique". Le parti est "présent dans les deux assemblées, avec plus de trente parlementaires", et a "plus de 7.000 élus locaux et nationaux", "plus de 800 maires et trois parlementaires européens", et est "le seul parti de gauche à avoir rejeté tous les traités européens libéraux depuis le début de la construction européenne", avait-il insisté. La campagne du PCF sur les réseaux sociaux, "#Pas sans nous", avait été notamment soutenue sur les réseaux sociaux par les sénateurs LR Roger Karoutchi et PS Rachid Temal. Les communistes avaient appelé à un rassemblement devant les locaux de France Télévisions, mardi 19 mars. L'Humanité a consacré plusieurs articles, dont un éditorial (signé de votre serviteur), lundi 18 mars. 
Jean-Emmanuel Ducoin, L'Humanité
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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 17:49
Elles s'engagent pour les EHPAD et les hôpitaux de proximité: Christelle Dumont et Cindérella Bernard, candidates bretonnes sur la liste Pour l'Europe des Gens, contre l'Europe de l'argent (A coeur ouvert, journal de la commission santé du PCF)
Parmi les services publics menacés, les hôpitaux.
 
Christelle Dumont, aide-soignante témoigne de la situation dans le territoire de Belle-Île-en-Mer
 
« J'ai accepté d'être candidate sur la liste du PCF pour les élections européennes, pour en finir avec la casse du service public. Après la suppression de l'antenne route (ex DDE) et du Trésor public, la Poste ferme certains jours. Et aujourd'hui, ce sont les cinq postes de la blanchisserie de l'hôpital qui sont passés au privé au Palais ».

La direction a pris cette décision à quelques jours de la signature avec la blanchisserie privée. Un préavis de grève a été déposé, les élus ont été alertés. Christelle a alors commencé une grève de la faim. Seul soutien, dès le début de la grève le Parti Communiste Français. Pierre Dharréville, député, a fait remonter les revendications à Agnès Buzyn, à l'Assemblée nationale. « Et demain, en juin nous emménageons dans un hôpital neuf. On entend parler de nouvelle organisation, mais ce sont plutôt des suppressions de lits, donc
de postes. A l'Ehpad (USLD, Pasa, accueil de jour) on compte actuellement 37,85 équivalents temps plein. Après il n'en restera que 26,50, soit 11,35 en moins. Entre 5 à 7 aides- soignants pour 83 résidents. On nous parle d'efficience et d'économie, nous leur répondons bienveillance et bientraitance. Des personnels démissionnent. D'où mon engagement sur la liste Pour l'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent, juste retour des choses. Je partage le même combat, je me sens comme une sentinelle, une gardienne des services publics ».

 
Christelle Dumont, candidate sur la liste "L'Europe des gens" de Ian Brossat (Belle-Ile en Mer, Morbihan)
 
Christelle Dumont est syndicaliste CGT, elle n'est pas adhérente du PCF mais a été déjà candidate aux départementales pour le Front de Gauche (26% dans sa commune du Palais). Elle a fait la grève de la faim l'an passé pour dénoncer la casse de son hôpital de proximité.  
 
Du personnel soignant aux ouvrier.e.s du soin !
 
Opposée, avec mon groupe politique au Conseil départemental, à la logique de l'ARS (Agence régionale de la santé) nous avons rejeté son Plan régional. En effet, il prévoit de développer l'ambulatoire et de centraliser des soins, à l'origine de fermeture de lits et de services et de la réduction massive du personnel.
Ce sont les professionnels de santé, en majorité des femmes, qui créent la richesse du soin, préservent la
dignité humaine chez celles et ceux qui souffrent ; ils redonnent le sourire, rassurent, apaisent... Voilà
qu'on les maltraite, qu'on ne reconnaît plus leurs compétences et qu'on transforme leur métier en machine à produire des économies.
Le soin devient une gigantesque industrie où les personnels sont les ouvrier.e.s. exploité.e.s.
Déshumanisation, temps chronométré, couloirs pleins, et tant pis pour les patient.e.s !
Dans son « Grand débat », en réalité, Macron demande aux Français.e.s de réduire les services
publics se servant de la sacro sainte règle européenne des 3% de déficit du BIP à ne pas dépasser ! Alors qu'il offre 3 milliards aux plus riches avec la suppression de l'Impôt sur la fortune. Entend-il les Français.e.s
quand il réduit d'1 milliard d'euros le budget de la dépendance ? Ces choix politiques sont portés par des
logiques libérales et non progressistes comme voudrait nous le faire croire le Président.
"Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux, qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux"*
Il faut que cela cesse !
Nous voulons une Europe au service des gens, contre l'Argent, en débloquant un fond économique
européen pour le développement des services publics et en supprimant les traités libéraux qui
tire les solidarités et l'emploi vers le bas.
 
*Melancholia, V. Hugo
 
Cinderella Bernard, Côtes d’Armor
 
candidate sur la liste de Ian BROSSAT aux élections européennes, Présidente du Groupe Communiste et Républicain au Conseil Départemental
Maire- adjointe à Bégard
 
Du personnel soignant aux ouvrier.e.s du soin !
 
Opposée, avec mon groupe politique au Conseil départemental, à la logique de l'ARS (Agence régionale de la santé) nous avons rejeté son Plan régional. En effet, il prévoit de développer l'ambulatoire et de centraliser des soins, à l'origine de fermeture de lits et de services et de la réduction massive du personnel.
Ce sont les professionnels de santé, en majorité des femmes, qui créent la richesse du soin, préservent la
dignité humaine chez celles et ceux qui souffrent ; ils redonnent le sourire, rassurent, apaisent... Voilà
qu'on les maltraite, qu'on ne reconnaît plus leurs compétences et qu'on transforme leur métier en machine à produire des économies.
Le soin devient une gigantesque industrie où les personnels sont les ouvrier.e.s. exploité.e.s.
Déshumanisation, temps chronométré, couloirs pleins, et tant pis pour les patient.e.s !
Dans son « Grand débat », en réalité, Macron demande aux Français.e.s de réduire les services
publics se servant de la sacro sainte règle européenne des 3% de déficit du BIP à ne pas dépasser ! Alors qu'il
offre 3 milliards aux plus riches avec la suppression de l'Impôt sur la fortune. Entend-il les Français.e.s
quand il réduit d'1 milliard d'euros le budget de la dépendance ? Ces choix politiques sont portés par des
logiques libérales et non progressistes comme voudrait nous le faire croire le Président.
"Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux, qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux"*
Il faut que cela cesse !
Nous voulons une Europe au service des gens, contre l'Argent, en débloquant un fond économique
européen pour le développement des services publics et en supprimant les traités libéraux qui
tire les solidarités et l'emploi vers le bas.
 
*Melancholia, V. Hugo
 
 
Cinderella Bernard
 
Cinderella Bernard, Côtes d’Armor
candidate sur la liste de Ian BROSSAT aux élections européennes, Présidente du Groupe Communiste et Républicain au Conseil Départemental
Maire- adjointe à Bégard
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