Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 07:19
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Pour faire un magnifique discours d'hommage aux Penn Sardin des années 1923-1924-1925 avec des résonances dans l'actualité sociale, ou pour chanter Amsterdam de Brel avec une voix magnifique, pour servir le repas, Etienne Le Bellec, élu PCF au Guilvinec, toujours impeccable!

Pour faire un magnifique discours d'hommage aux Penn Sardin des années 1923-1924-1925 avec des résonances dans l'actualité sociale, ou pour chanter Amsterdam de Brel avec une voix magnifique, pour servir le repas, Etienne Le Bellec, élu PCF au Guilvinec, toujours impeccable!

Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Maxime Le Brun et Claude de Lunardo

Maxime Le Brun et Claude de Lunardo

Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)

Maxime Le Brun, à droite, qui milite depuis ses 14 ans au Parti Communiste, ancien éducateur spécialisé chez les Religieuses à Quimper, ancien marin-pêcheur, né en résistance. Son père, Jean Le Brun, maire du Guilvinec jusqu'en 1983, fut radio sur les cargos. Communiste, il aida à acheminer des armes à l'Espagne Républicaine et avec un poste émetteur remis par la France Libre, il organisa des transmissions radios avec Londres, allant chercher le poste avec sa femme et son fils, Maxime, né en 41, alors tout bébé. Dénoncé, Jean Le Brun fut déporté à Buchenwald où il intégra la résistance du camp. On lui doit notamment d'avoir protégé et sauvé Marcel Bloch (Marcel Dassault) selon la décision prise par le Parti communiste clandestin pour la reconstruction de la France. Jean Le Brun, animateur du journal Le Travailleur Bigouden avec Jean Kervision et Gaston Balliot, fut, aux dires mêmes du maire actuel du Guilvinec, de droite, un super maire, très humain, très respecté pour ses valeurs, sa proximité, son exemplarité, en plus d'être un héros de la résistance.
C'était hier au Repas Républicain de la section PCF du Pays Bigouden au château de Kergoz entre l'école Louise Michel, la rue George Politzer et la rue Neruda. Il reste des traces des Rouges dans ce pays de communisme populaire, chez les marins-pêcheurs et les ouvrières des conserveries.
A côté de Maxime Le Brun, il y a Claude De Lunardo dont le père, immigré italien, a fait de la résistance, comme son grand-père, Vincent Larnicol, qui cachait des armes dans sa carrière à Lesconil, et a connu deux ans de prison pendant l'occupation suite à une rafle, à Quimper, Vanves et Compiègne, avant de s'évader d'un convoi partant en déportation en Allemagne en 44.
Le Parti Communiste, c'est aussi l'ordinaire d'un héritage héroïque et cependant modeste.

Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Mon intervention au repas du PCF Pays Bigouden au Guilvinec le samedi 23 février: sur le mouvement social des Gilets Jaunes et la morgue de la bourgeoisie pour le discréditer, la sauvegarde indispensable de l'Humanité et du pluralisme de la presse, et la campagne des Européennes, avec la présentation de nos candidats, bretons notamment, et de nos axes de campagne. Une quarantaine de soutiens supplémentaires ont été enregistrés sur la liste du Comité de soutien finistérien à Ian Brossat et à la liste du PCF aux élections européennes.

Mon intervention au repas du PCF Pays Bigouden au Guilvinec le samedi 23 février: sur le mouvement social des Gilets Jaunes et la morgue de la bourgeoisie pour le discréditer, la sauvegarde indispensable de l'Humanité et du pluralisme de la presse, et la campagne des Européennes, avec la présentation de nos candidats, bretons notamment, et de nos axes de campagne. Une quarantaine de soutiens supplémentaires ont été enregistrés sur la liste du Comité de soutien finistérien à Ian Brossat et à la liste du PCF aux élections européennes.

La chanteuse, qui chante l'Internationale, le Chiffon Rouge, et bien d'autres chansons révolutionnaires, c'est Yvonne Gadonay, 91 ans, ancienne ouvrière d'usine à la conserverie du Guilvinec, toujours militante communiste, gracieuse, malicieuse et chaleureuse.

La chanteuse, qui chante l'Internationale, le Chiffon Rouge, et bien d'autres chansons révolutionnaires, c'est Yvonne Gadonay, 91 ans, ancienne ouvrière d'usine à la conserverie du Guilvinec, toujours militante communiste, gracieuse, malicieuse et chaleureuse.

Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)

Femmes du Pays Bigouden: le rouge leur va si bien!
La chanteuse, qui chante l'Internationale, le Chiffon Rouge, et bien d'autres chansons révolutionnaires, c'est Yvonne Gadonay, 91 ans, ancienne ouvrière d'usine à la conserverie du Guilvinec, toujours militante communiste, gracieuse, malicieuse et chaleureuse. Son père distribuait l'Huma clandestine à Lechiagat pendant la guerre tout en vendant des lapins pour survivre. Elle a connu les rafles au Guilvinec en 42, les frères que l'on doit cacher, car tous les hommes ou presque étaient suspects de résistance communiste. Elle s'est retrouvée avec le visage d'un russe blanc venant perquisitionner à la fenêtre de sa mère, héroïque d'avoir su faire face et sauver ses mari, fils, et filles.

A côté d'Yvonne, Jeannine Lagadic, ouvrière à la conserverie de Penmarc'h retraitée, et Cécile Thomas, secrétaire médicale retraitée, qui a connu les rafles de Lesconil, et dont le père, marin-pêcheur à Lesconil, avait un bateau qui s'appelait Crassine, du nom du premier ambassadeur soviétique en France. Son deuxième bateau s'appelait Marcel Cachin. Toutes les trois ont connu Marcel Cachin faisant ses discours à Pont L'Abbé pour la fête du Parti Communiste.

A côté de moi et d'elles encore pour le repas, Jacqueline Braire, dont la belle-mère était de Lesconil, Joséphine Monot, dans un milieu où tous les bateaux des marins-pêcheurs portaient des noms évoquant la révolution dans les années 30. Sa belle-mère avait la crise et le déplacement de la sardine dût émigrer au Croisic en Loire-Inférieure, sous Nantes, comme beaucoup de gens de mer du Pays Bigouden. Ils n'étaient pas très bien vu. C'était les Rouges. Patronne d'un bar-crêperie au Croisic, elle réussit néanmoins à se faire apprécier des marins-pêcheurs locaux malgré ses convictions communistes affichées. Quand le lieutenant colonel Hotz a été exécuté à Nantes (prétexte au massacre de Chateaubriant du 22 octobre 1941) elle a fait partie des Otages raflés. Mais une manifestation de femmes du Croisic a fait pression sur le maire pour qu'il intervienne auprès des autorités allemandes pour qu'elle soit libérée, sans quoi elle aurait peut-être été fusillée avec les autres communistes ou cégétistes, ou déportée. Le Cour des Otages à Nantes garde le souvenir de ce tragique épisode. Libérée, le maire du Croisic l'a contrainte à partir et elle s'est retrouvée réfugiée à Quimper. 2 de ses cousins résistants ont été fusillés à La Torche. Son mari de sa fille, métallurgiste, a été licencié des Chantiers Navals de St Nazaire après la guerre pour avoir organiser les grandes grèves d'après-guerre. Il a été secrétaire général de la bourse du travail de Paris jusqu'en 1983.

Toutes ces dames bien sûr soutiennent la campagne de Ian Brossat et font partie du comité de soutien de la liste européennes du Parti Communiste
Témoignages recueillis par Ismaël Dupont au Guilvinec, 23 février 2019

Partager cet article
Repost0
23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 07:07
Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat

Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat

Au nom de l’intérêt général

Par Éliane Assassi  Sénatrice PCF de Seine-Saint-Denis, présidente du groupe CRCE

Le 7 mars prochain, le groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE) soumettra au vote du Sénat deux propositions de loi : l’une pour interdire l’utilisation des lanceurs de balles de défense (LBD – anciennement Flash-Ball) dans le cadre du maintien de l’ordre ; l’autre pour renationaliser les autoroutes. Le sujet de ce second texte a ressurgi dans le débat public dès les premières semaines de mobilisation des gilets jaunes. L’annonce d’une nouvelle hausse du prix des péages a cristallisé un mécontentement populaire tout à fait justifié.

Il faut rappeler ici que c’est en 2006 que l’État, tout en restant propriétaire, a concédé à des groupes privés la gestion du réseau autoroutier pour la somme de 14,8 milliards d’euros en sachant pertinemment que cela rapporterait de l’argent, beaucoup d’argent aux concessionnaires. D’ailleurs, s’il n’avait pas privatisé les autoroutes, l’État aurait encaissé plus de recettes que les 14,8 milliards d’euros de leur vente.

Aujourd’hui, dix-huit sociétés gèrent le réseau, parmi lesquelles de nouvelles qui ne sont pas encore bénéficiaires et d’« historiques », dont Vinci avec ses filiales mais aussi Eiffage, Sanef…

Ces « historiques » sont florissantes, d’autant qu’elles n’hésitent pas à faire appel à leurs propres filiales pour réaliser des travaux sur les tronçons autoroutiers.

Les dividendes versés à leurs actionnaires sont édifiants : 1,3 milliard en 2014 ; 3,3 en 2015, 4,7 en 2016 et 1,7 annoncé pour 2017. Pourtant, la plupart d’entre elles sont endettées. Mais, comme le précise l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer), « cette dette est pratiquement soutenable et gérée dans l’intérêt des actionnaires, auxquels sont versés des dividendes considérables ».

Il s’agit donc bien d’un choix : privilégier le versement des dividendes et s’endetter pour investir… sur le dos des automobilistes. L’intérêt général est ici bafoué et les usagers considérés comme de simples réservoirs à dividendes.

L’État (propriétaire du réseau) est incapable de défendre ses intérêts et l’intérêt général. De mauvais choix en plan de relance défavorable aux intérêts publics, il s’est livré aux mains des intérêts commerciaux privés. Ainsi, toute disposition qui pourrait changer les termes des contrats passés avec les concessionnaires doit donner lieu à compensation.

Pour sortir de cette impuissance et en finir avec le détournement par les concessionnaires de l’argent public aux profits des actionnaires, nous proposons une solution : la renationalisation des autoroutes.

Au nom de l’intérêt général, l’État peut racheter les contrats de concession. Certes, cette opération est estimée entre 28 milliards et 50 milliards. Mais, comme le proposait une mission d’information parlementaire en 2004, l’État pourrait emprunter et cet emprunt serait remboursé non pas par l’impôt mais par le péage. C’est dans cette voie que s’est, par exemple, engagée l’Espagne en annonçant la renationalisation de 500 kilomètres de tronçons, qui vont ainsi repasser sous maîtrise publique.

Cette proposition rejoint des revendications exposées par les gilets jaunes aujourd’hui mais également par nombre d’associations d’automobilistes et d’élus, et ce depuis des années. Notre proposition de loi, que nous avions déjà déposée en 2014 mais qui n’avait pas été adoptée par le Sénat, s’inscrit pleinement dans ces exigences.

Lors de l’examen par le Sénat de la loi Pacte, la proposition gouvernementale de privatiser ADP a été très majoritairement rejetée grâce à des amendements de suppression déposés par différents groupes, dont le groupe CRCE.

Lors du débat, l’exemple de la privatisation des autoroutes a été pointé du doigt par plusieurs parlementaires, à l’instar d’un sénateur « Les Républicains » pour lequel « les mêmes qui, hier, ont bradé scandaleusement les autoroutes ont le culot de soutenir, aujourd’hui encore, que l’État a fait une bonne affaire ; ils sont prêts à nous refaire le coup, cette fois avec Aéroports de Paris ». On peut toujours espérer que les mêmes voteront en faveur de notre proposition de loi le 7 mars prochain…

L'Humanité, 18 février 2019

Partager cet article
Repost0
23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 06:58
Elina Dumont - Ancienne SDF, gilet jaune, chroniqueuse pour les grandes Gueules à RMC, solidaire, candidate sur la liste européenne du PCF et de Ian Brossat: découvrez-la dans le Parisien et sur RTL

Marine Protais-Demoulière - Le Parisien, 28 août 2018

Elina Dumont, ancienne SDF: une guerrière sortie de la rue

Elle a vécu à la rue pendant quinze ans. Alors qu’une pétition circule aujourd’hui pour réclamer l’ouverture de centres pour les femmes sans abri, cette comédienne, aujourd’hui Grande Gueule sur RMC, parle de son passé.

Elle a connu l’enfer. Enfant de la Ddass (direction départementale des Affaires sanitaires et sociales), Elina Dumont est victime de viols à répétition dans le village normand de sa famille d’accueil. Elle débarque à Paris à l’âge de 18 ans. Elle qui rêve de faire des études devient SDF. Pendant 15 ans, elle use de stratagèmes pour se faire offrir un café, un repas ou une robe. Aujourd’hui comédienne et membre des Grandes Gueules (RMC), c’est avec un franc-parler singulier que cette habitante du XIXe arrondissement parisien revient sur son histoire.

Dans quelles conditions avez-vous grandi ?

ELINA DUMONT. Je suis née dans la mauvaise famille. Ma mère me frappait. Elle était folle, mais ce n’est pas pour rien ! Violée par son père, ma mère aussi a vécu dans la rue. Quand j’étais dans son ventre, elle était en hôpital psychiatrique. Alors à ma naissance, j’étais considérée comme enfant en danger. J’ai atterri dans une famille d’accueil en Normandie.

Votre mère est décédée quand vous aviez dix ans et demi. Que s’est-il passé ensuite ?

Je suis devenue pupille de l’État. Mais ça n’a rien changé, je ne connaissais pas les lois. Enfant, j’ai été abusée par tout le village. Quand t’es une petite fille et qu’on te chatouille là [NDLR : montrant son sexe du doigt], bah c’est rigolo ! Tu ne te rends pas compte.

Et vous avez commencé à fuguer à Paris…

À partir de mes 15 ans j’ai fugué plusieurs fois. De mes 18 à 19 ans, je vivais dans un foyer au Mans. Un jour, on m’a mise dehors. Alors j’ai pris un train. Moi, quand je pensais à Paris, je voyais la tour Eiffel, l’Arc de Triomphe… le Paris de TF1 depuis ma campagne quoi ! Mais en vrai, c’était pas du tout ça.

Que s’est-il passé à votre arrivée ?

Pendant trois jours, j’ai vécu l’horreur, violée par plein de fous. Pour m’en sortir, je n’ai pas eu le choix. Pendant quinze ans j’ai été sans-abri, je ne savais pas où j’allais dormir. Je faisais des ménages. Je dormais dans des squats ou chez des mecs que je draguais. J’avais 18 ans, j’étais jolie. Et des fellations, j’en ai fait toute ma jeunesse, je n’étais pas à une près. L’important, c’était que je déjeune ou que j’ai une belle robe.

Vers 27 ans, vous avez trouvé un travail…

Recommandée par un homme que j’avais rencontré, j’ai travaillé au standard d’un grand journal national. Mais j’ai tout perdu : mon boulot, mon appart. Tout ça à cause du crack. J’ai fait des conneries et je me suis fait virer au bout de quelques mois. À l’époque, j’ai trouvé ça injuste. J’ai répandu mon histoire et une journaliste est venue me voir pour me faire une proposition : Marie Desplechin cherchait une baby-sitter pour ses deux jeunes enfants. En échange, elle m’offrait une chambre de bonne. J’y suis restée environ un an. Cette femme m’a sauvée. Grâce à elle, j’ai compris que je n’étais pas un objet sexuel.

 

Vous vous méfiez des hommes parce qu’ils ont abusé de vous, mais pas que…

Tout le monde a abusé de moi. Des femmes aussi, et des femmes riches. Elles étaient plus gentilles que les hommes, moins dangereuses. Mais j’ai décidé de vivre seule toute ma vie. Je serai peut-être malheureuse mais je m’en fous, j’ai plein d’amis !

Votre histoire, vous l’assumez, vous la racontez… Vous permet-elle de dénoncer ?

Oui ! Aujourd’hui, je suis comédienne. J’ai joué mon spectacle « Des Quais à la Seine » pour la première fois en janvier 2012. Un journaliste était là et il a fait mon portrait. Suite à ça, Flammarion m’a proposé d’écrire mon livre, « Longtemps, j’ai habité dehors ». Durant la promo, j’ai été invitée au Grandes Gueules sur RMC et depuis, j’y travaille comme intervenante sociale. Sans eux, je ne pourrais pas dénoncer la pauvreté.

Partager cet article
Repost0
21 février 2019 4 21 /02 /février /2019 17:32
Manifestation contre l'antisémitisme. Agression. Violences contre des militants communistes (Jeudi, 21 Février, 2019, Olivier Morin, L'Humanité)
Agression. Violences contre des militants communistes
Jeudi, 21 Février, 2019

Lors du rassemblement contre l’antisémitisme à Paris, deux participants ont été insultés et frappés à cause de leur engagement politique.

Insultés d’« antisémites », de « sales communistes », menacés et frappés au sol… Deux jeunes militants du Parti communiste français et du Mouvement jeunes communistes de France (MJCF) ne s’attendaient pas à subir de telles violences en se rendant au rassemblement contre l’antisémitisme qui se tenait place de la République à Paris, mardi soir, et auquel appelait notamment leur formation. Les étudiants avaient quitté la faculté de Nanterre en fin d’après-midi pour gagner le rassemblement. Après s’être frayés un chemin à travers les couloirs du métro bondés, ils se positionnent sur la place qui ne l’est pas moins.

Une deuxième salve de coups et d’insultes

Identifiés grâce aux drapeaux et aux autocollants de leur organisation, ils ont été très vite l’objet de provocations. « On nous reprochait de soutenir le peuple palestinien avec un confusionnisme énorme sur la question. Les gens prétendaient que les Palestiniens étaient tous des criminels qui en voulaient aux juifs », décrit l’un d’entre eux. « Je porte un keffieh autour du cou que ma mère m’a offert », raconte-t-il encore. Celui-ci lui sera arraché violemment, « en m’étranglant et en m’insultant », précise-t-il, évoquant le symbole que celui-ci représentait. « Quelques personnes disaient nous soutenir », mais pas suffisamment pour empêcher une deuxième salve de coups et d’insultes. Et, si la police était présente, elle est, selon les victimes, « restée indifférente ». Pire, un des militants rapporte avoir été empoigné et plaqué par un agent, après avoir subi l’agression des participants. L’autre a passé la nuit en observation aux urgences et est sorti hier matin avec cinq jours d’ITT.

Ils ont été agressés « parce que communistes et militants de la cause palestinienne », ont déclaré la fédération du PCF des Hauts-de-Seine et celle du MJCF dans un communiqué, décrivant un « climat de haine largement entretenu depuis plusieurs jours par des irresponsables politiques, qui de nouveau tentent d’associer toute critique de la politique du gouvernement israélien à de l’antisémitisme ». Pierric Annoot, secrétaire départemental du PCF, se souvient des agressions que lui et ses camarades avaient subies de la part de la Ligue de défense juive et du Betar, deux mouvements extrémistes et violents, lorsqu’il militait pour la libération de l’avocat Salah Hamouri, en 2012. Les deux organisations communistes estiment que « la lutte indispensable contre l’antisémitisme ne doit pas être prétexte pour des groupes radicalisés à faire régner la terreur et remettre en cause la liberté d’expression et d’opinion ».

Partager cet article
Repost0
20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 13:19
Elsa Faucillon

Elsa Faucillon

« École de la confiance » : les députés communistes votent contre

mercredi 20 février 2019

Adopté hier par l’Assemblée nationale, le projet de loi "Ecole de la confiance"porté par le ministre Jean-Michel Blanquer entérine l’obligation d’instruction à 3 ans, prévoit de confier des missions d’enseignement à certains surveillants volontaires ou de créer des rapprochements entre écoles et collèges.

Les députés communistes ont voté contre.

"Cette loi, comme la supression de 2500 postes d’enseigants, répond plus aux injonctions de CAP 22 qu’aux exigences d’égalité si nécessaires à une société émancipatrice" dénonce Elsa Faucillon députée dans l’explication de vote du groupe.

Partager cet article
Repost0
20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 13:12
Alexandre Benalla: nous sommes face à un gigantesque scandale d'Etat - Fabien Roussel, sécrétaire national du PCF

Nous sommes face à un gigantesque scandale d'Etat (Fabien Roussel)

Faux témoignages, parjures, port d'armes, conflits d'intérêt, fébrilité de l'exécutif, absence de sanctions... Le rapport de la commission d'enquête de Sénat est accablant. La totale impunité dont Benalla et ses compères ont bénéficié est démontrée. Nous sommes face à un gigantesque scandale d'Etat.

L'affaire Benalla révèle de graves dysfonctionnements au plus haut sommet de l'Etat. Elle met en cause Benalla mais aussi de nombreux membres des cabinets de l'Elysée et de Matignon.

Il y a encore beaucoup de zones d'ombre et la justice doit être saisie en urgence pour faire toute la lumière sur cette affaire et pour que des sanctions fermes soient prises à l'encontre de ceux qui ont mis en cause nos institutions.

Cette affaire met en évidence les abus de pouvoirs de collaborateurs de la Présidence et les conflits d'intérêts avec des puissances étrangères.

Heureusement que le Parlement et particulièrement le Sénat a pu mener cette enquête poussée, malgré les pressions. Cela conforte encore plus le rôle des parlementaires dans leur diversité pour qu'ils puissent exercer le contrôle strict de nos institutions.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord

 

Paris, le 20 février 2019.

Alexandre Benalla: nous sommes face à un gigantesque scandale d'Etat - Fabien Roussel, sécrétaire national du PCF
Partager cet article
Repost0
20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 08:35

Maryam Madjidi, écrivaine, professeur de Français Langues Etrangères travaillant avec les réfugiés, fille de militants communistes iraniens contraints à l'exil, militante pour le droit d'asile, auteur de "Marx et la poupée", un magnifique roman sur l'exil, son découverte de la France, son rapport avec l'Orient et les illusions de l'orientalisme, et l'engagement de ses parents qui a reçu le Prix Goncourt du Premier Roman en 2017 et le prix Ouest-France Etonnants Voyageurs en 2017, le prix Soroptimist de la romancière francophone 2018 !

Maryam Madjidi qui est candidate en 8ème position sur la liste Européenne de Ian Brossat et du PCF sera l'invitée du PCF Finistère le vendredi 5 avril et le samedi 6 avril. 

Elle donnera une conférence d'éducation populaire le vendredi 5 avril à 18h au local du PCF Morlaix sur sa trajectoire personnelle et familiale, sa vocation d'écrivain, son roman "Marx et la poupée". Elle fera une causerie et des lectures le lendemain en librairies et devrait animer une réunion publique à Brest le samedi 6 avril à 18h sur les enjeux des Elections Européennes, et notamment sur la question de l'Europe face au défi de l'accueil des réfugiés.

A lire aussi:

Maryam Madjidi, auteur de Marx et la Poupée, écrivaine d'origine iranienne, militante pour les droits des exilés, candidate sur la liste Européennes du PCF et de Ian Brossat, sera à Morlaix et à Brest le vendredi 5 et samedi 6 avril à l'invitation du PCF Finistère

40 ans de la révolution islamiste en Iran, la force de la résistance des femmes - 3 livres témoignages d'écrivaines iraniennes ou d'origine iranienne victimes de ce régime liberticide à lire absolument!

Maryam Madjidi - d'une révolution à l'autre, Portrait par Maud Vergnol dans L'Humanité, 15 février
Portrait. Maryam Madjidi, d’une révolution à l’autre
Vendredi, 15 Février, 2019

Prix Goncourt du premier roman pour Marx et la poupée, Maryam Madjidi enseigne le français à des mineurs isolés. Elle s’engage pour les élections européennes aux côtés des communistes.

Elle paraît bien loin la petite fille mutique de 6 ans, exilée en France avec sa famille pour fuir le régime de Khomeyni. Démarche déterminée, regard noir pétillant, rayonnante et volubile : elle en jette, Maryam Madjidi. Le mercure affiche – 3 °C dans la capitale quand la jeune femme de 38 ans, franco-iranienne, arrive à notre rendez-vous. Elle ne décolère pas contre les élus du très chic 16e arrondissement de Paris qui refusent qu’un gymnase du quartier abrite provisoirement les migrants. « On parle de vies humaines, de la survie de personnes qui crèvent de froid dehors… et ces gens pleurnichent sur le sport de leurs enfants ! » C’est le climat autour de l’accueil des réfugiés qui a décidé Maryam Madjidi à s’engager pour les élections européennes au sein de la liste PCF menée par Ian Brossat. L’exil, le déracinement, l’écrivaine en a fait la douloureuse expérience.

« Nous sommes condamnées à la vigilance permanente »

En 1980, depuis le ventre de sa mère, Maryam subit déjà les heures sombres de la révolution iranienne. Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes. Elle, si. Sa mère, enceinte, étudiante en médecine, saute par la fenêtre de l’université pour échapper aux barbus. « Ma mère porte ma vie mais la mort danse autour d’elle en ricanant », écrit-elle dans Marx et la poupée, son premier roman autobiographique, récompensé en 2017 par le prix Goncourt des lycéens. La confiscation de la révolution par les islamistes scelle le destin de la petite fille à naître. « Tu veux être considérée comme une sous-merde parce que tu as un vagin ? » lui demandera sa mère quand, adulte, Maryam projette de retourner vivre en Iran. « J’ai du mal à comprendre comment on peut être une femme sans être féministe. Nous sommes condamnées à la vigilance permanente. Car à la moindre crise économique, politique… tous nos droits durement acquis peuvent être balayés. Le féminisme est en moi, il fait partie de mon identité. » Une identité du tout-monde, construite entre Téhéran, Paris, Pékin et Istanbul. En 1986, parce que leurs vies sont en danger, la famille Madjidi décide de quitter l’Iran, direction Paris. « Ils n’ont pas hésité une seule seconde : la France, c’était la gauche, la patrie des Lumières, du progrès… » Il faut enterrer les livres marxistes au fond du jardin, donner ses jouets aux enfants du quartier. Maryam rechigne. « La mère soupire. Mais, bon sang, qu’est-ce qu’on a fait au monde pour avoir une enfant pareille ! Elle ne pige rien au communisme. » Une poupée comme symbole de tout ce qu’il a fallu laisser derrière soi. C’est dire si Maryam comprend aujourd’hui la détresse des réfugiés, qui survivent dans les « camps » de la capitale. Depuis février 2016, elle enseigne le français à des mineurs isolés. « Je voudrais que les réfugiés puissent marcher dans les rues de France la tête haute, confie-t-elle. Car des personnes qui risquent leur vie pour traverser la Méditerranée… moi, j’appelle ça des héros. » Son père en est un. Pourtant il aura fallu trente-six ans pour qu’il retrouve le goût de la fierté. « Lorsque j’ai reçu le prix, je l’ai appelé le lendemain pour savoir ce que cela lui faisait », raconte Maryam. « Maintenant je marche dans Paris la tête haute », répond-il à sa fille. « Là, j’ai réalisé que, toutes ces années, mon père avait rasé les murs… »

La famille Madjidi arrive en France en 1986, sous Mitterrand. Elle obtient des papiers au bout de deux mois. « Pas inutile de le rappeler », précise amèrement Maryam, à l’heure des « quotas », du « tri » des immigrés et des régularisations au compte-gouttes. Déracinée, la petite fille de 6 ans plonge dans le mutisme, engloutit sa langue maternelle, le persan, qu’elle mettra de longues années à déterrer. Ce monde silencieux, sa mère aussi y a sombré : « À la place des mots, tu souriais. Le sourire qui s’excuse, le sourire gêné de ceux qui ne parlent pas la langue du pays. » Sa longue renaissance, de Paris à Drancy, où elle a grandi, Maryam Madjidi l’a racontée avec tendresse et humour dans Marx et la poupée, où la douleur du déracinement coule jusqu’aux rives du Bosphore, à Istanbul, cette ville qui l’a consolée, où s’est achevée l’écriture, et le début d’une nouvelle vie.

« Il faut que ce pays se réveille. Classer les êtres, c’est du fascisme ! »

« J’ai redécouvert mes racines mobiles. L’être humain est en mouvement permanent. Il faut arrêter avec les identités figées », s’agace la candidate aux européennes, 8e sur la liste. « La France d’aujourd’hui, j’ai du mal à la reconnaître. J’ai un profond attachement à ce pays même si j’ai tendance à dire que ma patrie, c’est la littérature », affirme celle qui, jeune adulte, à Pékin, rêvera du croissant chaud offert par son père, qu’elle avait refusé à 6 ans. « Il faut que ce pays se réveille ! Je n’accuse pas les Français mais les gouvernements successifs d’avoir fait de l’immigration une bataille électorale, de jouer sur les peurs. Classer les êtres, c’est du fascisme ! » Le verbe haut, des convictions solidement ancrées… pourtant Maryam Madjidi ne s’était jamais engagée politiquement jusqu’à présent. « Je ne suis pas militante communiste, mais la période n’est plus à refaire le monde entre écrivains parisiens autour d’un verre de sancerre. D’où mon engagement sur cette liste, que je trouve belle, à l’image de la société française », explique celle dont les priorités demeurent l’écriture et son travail social. « Je sais bien que cet engagement reste symbolique, mais j’y tiens ! » En 2012, de retour dans les rues de Téhéran, un chauffeur de taxi lui confie : « Je vais vous dire quelque chose, ma petite dame, la seule chose que nous avons su préserver, c’est notre poésie, et c’est la seule chose à sauver de l’Iran. » La politique ne devrait pas se passer de poésie.

Maud Vergnol
Partager cet article
Repost0
20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 07:48
Portrait. Mamoudou Bassoum (candidat aux Européennes sur la liste de Ian Brossat) ceinture noire et tunique jaune (Olivier Morin, L'Humanité, Mardi 19 février)
Portrait. Mamoudou Bassoum, ceinture noire et tunique jaune
Mardi, 19 Février, 2019

Le médaillé d’or de taekwondo s’est illustré en portant la chasuble fluo lors de son sacre au championnat d’Europe. Il a rejoint la liste du PCF aux élections européennes.

L’image a fait le tour des ronds-points, suscitant l’admiration et l’enthousiasme des occupants, qui ont partagé largement la ­vidéo sur les réseaux sociaux. Ce 2 décembre 2018, sur le podium du championnat d’Europe de taekwondo qui se déroulait en Espagne, le récipiendaire de la médaille d’or gravit la première marche du podium avec son kimono réglementaire. Par-dessus celui-ci, il a enfilé… son gilet jaune. « D’habitude, quand je pars en championnat, je prends systématiquement le drapeau tricolore, mais cette fois, je n’ai pas hésité à emporter avec moi le gilet fluo, en solidarité avec ceux qui se battent sur les ronds-points et dans la rue », explique Mamoudou Bassoum.

Depuis le 17 novembre 2018, le Châlettois de 35 ans a occupé lui aussi les terre-pleins des carrefours. Son calme olympien et son sourire communicatif laissent à peine entrevoir la vie cadencée de ce père de quatre enfants qui vit ses engagements sans compter. « Je mets 110 euros de carburant dans mon réservoir toutes les semaines, en plus des frais de péage », précise l’ingénieur, qui prend souvent la route pour Auxerre, dans le département voisin, et qui a très tôt partagé les motifs d’indignation des gilets jaunes. « Alors, une augmentation de 3 centimes par litre, bien sûr que ça me parle. »

« L’Europe des gens, pas l’Europe de l’argent, ça résume tout ! »

Dès le début de la mobilisation, jonglant entre sa vie familiale et son sport de prédilection qu’il pratique ou enseigne quatre fois par semaine, Mamoudou se rend sur les ronds-points, apportant des plats chauds, partageant notamment sa colère devant le sort fait aux personnes handicapées à qui on rogne l’allocation adulte handicapé ou encore face à l’augmentation de la contribution sociale généralisée pour les retraités. Pour l’athlète de haut niveau, également parrain de l’association Ensemble pour Manon, une jeune Châlettoise qui lutte contre une maladie rare, la maladie d’Ehlers-Danlos, la question sociale se devait d’être tout de suite au cœur des revendications. « Des gens travaillent et ne peuvent pas subvenir à leurs besoins. Un de mes amis a renoncé à suivre de longues études car il n’avait pas assez de revenus et aucune aide sociale, tandis qu’on supprime l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune – NDLR). »

Cette injustice qui le révolte, Mamoudou Bassoum la voit déjà dénoncée dans les tracts du Parti communiste. « Les communistes parlent depuis longtemps de pouvoir d’achat, de services publics, de justice fiscale. Ce combat est parfaitement en accord avec celui des gilets jaunes », témoigne celui qui a pu trouver une oreille attentive pour développer le taekwondo auprès de la municipalité de Châlette-sur-Loing. En 2004, deux ans après être arrivé du Sénégal où il pratiquait déjà ce sport, Mamoudou Bassoum crée le premier club de taekwondo, accueilli dans la salle polyvalente Paul-Éluard, mise à disposition par la mairie communiste. Aujourd’hui, 126 licenciés pratiquent cet art martial dans un dojo au cœur de la ville. « J’ai trouvé une équipe municipale extraordinaire », estime celui qui y exerce aujourd’hui le rôle de maire adjoint.

Conciliant sa présence sur les tatamis, son travail et son militantisme, le champion gilet jaune trouve encore le temps de court-circuiter les grandes surfaces en se ravitaillant à l’Association pour le maintien de l’agriculture paysanne locale. Balayant l’argument du manque de temps, employé parfois pour justifier de ne pas y recourir. « J’y discute beaucoup avec les agriculteurs. Ils m’expliquent l’évolution des règlements européens, la difficulté de produire sous le label Agriculture biologique avec les retards de paiement d’aides… », raconte-t-il, tout en se disant que les soutenir par ses seuls achats n’est pas suffisant.

Quand Ian Brossat, tête de liste communiste aux élections européennes, lui propose de figurer sur sa liste, Mamoudou Bassoum s’est tout de suite dit que ça ne pourrait donner que plus de forces à ses combats, qu’il retrouve dans les propositions du PCF. « L’Europe des gens, pas l’Europe de l’argent, ça résume tout ! » avance-t-il.

« C’est quelqu’un de bien, qui vient du terrain »

De ces échanges avec les paysans du ­Gâtinais, il veut porter l’exigence d’une autre politique agricole, « pas pour les firmes et les distributeurs », mais pour rémunérer les paysans de leur travail. « Ce qu’il faut, c’est une politique agricole et alimentaire commune sur des bases radicalement différentes. » Indigné par l’hostilité face aux réfugiés qui se rendent en Europe, le colistier de la liste communiste martèle que « si la France se dit le pays des droits de l’homme, elle doit le prouver en jouant son rôle ». Et de fustiger « ceux qui n’ont pas le courage de mener ce combat-là pour des visées électoralistes ». « Si on avait réagi comme ça, jamais on n’aurait pu arracher la légalisation de l’IVG ou la Sécurité ­sociale ! » s’insurge-t-il.

Dans le dojo, Yassine observe, un peu à l’écart, les plus jeunes que lui s’initier au taekwondo. « Ça fait dix ans que je fais du sport avec lui. Mamoudou m’a fait progresser. Il m’a même coaché pendant ma dernière finale. C’est quelqu’un de bien, qui vient du terrain », raconte le jeune homme qui bouscule sa modestie pour avouer en souriant qu’il est désormais champion de France. « Ça prouve qu’il m’a bien entraîné et qu’il va jusqu’au bout. »

Olivier Morin
Portrait. Mamoudou Bassoum (candidat aux Européennes sur la liste de Ian Brossat) ceinture noire et tunique jaune (Olivier Morin, L'Humanité, Mardi 19 février)
Partager cet article
Repost0
19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 13:58
Le PCF présent à la manifestation contre l'antisémitisme ce soir, 19 février, Place de la République à Paris et à Brest

Le PCF présent à la manifestation contre l'antisémitisme ce soir Place de la République

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, Ian Brossat, tête de liste PCF aux Européennes et porte-parole, Éliane Assassi, Présidente du groupe CRCE au Sénat, Cécile Cukierman, porte-parole du PCF, Pierre Laurent, Président du conseil national du PCF, André Chassaigne, président du groupe GDR à l'Assemblée nationale, Fabien Gay, sénateur ainsi que de nombreux élu-e-s et militant-e-s communistes seront présent-e-s, massivement, aujourd'hui à 19h Place de la République au rassemblement contre l'antisémitisme.

Ian Brossat, tête de liste aux Européennes, sera accompagné de Lassana Bathily, heros de l'hyper cacher et de l'attaque terroriste de 2015, et président du comité de soutien de la liste "Pour l'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent".

Le PCF, signataire de l'appel commun condamne fermement toutes les formes de racisme et d'antisémitisme et sera de tous les rassemblements pour dire "Non, l’antisémitisme n'est pas la France!".

Rendez-vous aujourd'hui, MARDI FÉVRIER 2019 à 19H

Place de la République.

Paris, le 19 février 2019.

Le PCF présent à la manifestation contre l'antisémitisme ce soir, 19 février, Place de la République à Paris et à Brest

La fédération du Finistère du Parti Communiste Français appelle à participer au rassemblement contre l’antisémitisme et toutes les formes de racisme ce mardi 19 février à 19 h Place de la Liberté à Brest.

Une poignée d’extrémistes ont sali les murs et les vitrines de divers magasins de tags antisémites. Ces actes sont indignes et insupportables. Ils mettent en cause nos valeurs républicaines, le vivre ensemble.

Leurs responsables n’ont rien à voir avec la colère sociale qui s’exprime actuellement dans le pays. La majorité des Français, qu’ils portent un gilet jaune ou pas, réclame plus de justice sociale, plus de justice fiscale. Ils ne sont pas des porteurs de haine.

Comme toujours, lorsque la crise sociale est forte, lorsque la question sociale monte, l’extrême droite s’agite et tente de dévoyer l’exaspération populaire vers ses obsessions identitaires, ethniques ou religieux.
C’est sa manière d’exonérer les fauteurs de crise de leurs responsabilités et de faire de l’Autre le bouc-émissaire des problèmes de nos concitoyens.

Non, ce n’est pas à cause des Juifs, des immigrés, des réfugiés que les usines ferment, que les salaires sont gelés, que les retraites baissent ou que les maternités ferment.

C’est du fait d’un système qui génère l’inégalité. C’est à lui qu’il faut s’attaquer.

Nous dénonçons les actes antisémites qui se multiplient, comme nous combattons toutes les manifestations de racisme. Leurs auteurs et ceux qui les encouragent, quels qu’ils soient, doivent être retrouvés, jugés et sévèrement condamnés.

Notre peuple doit s’unir pour faire vivre ses belles valeurs de solidarité, de fraternité, d’égalité, de liberté, aujourd’hui menacées.

Partager cet article
Repost0
19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 13:18
En 20 ans, le nombre de maternités divisé par deux et Mme Buzyn continue à revêtir ses habits de croquemort avec la fermeture de la maternité de Bernay (Ian Brossat, PCF)

Maternité de Bernay : Mme Buzyn a revêtu ses habits de croquemort (Ian Brossat - PCF)

En visite dans l’Eure aujourd’hui, Mme Buzyn a confirmé la fermeture programmée de la maternité de Bernay.

On se demandait depuis 2 ans à quoi sert Mme Buzyn. On le sait désormais : à annoncer les fermetures de maternités.

Cette décision s’inscrit dans un contexte général de fragilisation du service public de santé : en 20 ans, le nombre de maternités dans notre pays a été divisé par deux.

Le PCF porte deux propositions. Premièrement, les enjeux de santé doivent être partie intégrante du débat national lancé par le Président de la République. Comment expliquer qu’une question qui est au cœur des préoccupations des Français en soit exclue ? Deuxièmement, en attendant les conclusions du grand débat, il convient d’établir un moratoire sur toutes les fermetures de maternités.

 

Ian Brossat, tête de liste aux Européennes et porte-parole du PCF,

Paris, le 18 février 2019.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011