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10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 07:19

Agit POLAT : porte parole du centre démocratique des Kurdes en France Mohamed

OULD CHERIF : représentant en France de la République Arabe Sahraouie Démocratique

Maher CHARIF : Responsable Palestinien, historien

Modérateur : Pascal TORRE responsable adjoint du secteur international du PCF

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9 décembre 2020 3 09 /12 /décembre /2020 14:42

 

C’était l’un des événements forts prévus pour ce centenaire. En lien avec les Archives départementales de la Seine-Saint-Denis où elles sont déposées aux côtés du kilomètre (!) d’archives papier du Parti communiste, une centaine d’affiches originales devaient quitter leur lieu de conservation pour retrouver pour la première fois la lumière et, après bien des années de sommeil, rencontrer de nouveaux regards sur les murs de l’espace Niemeyer

 

 

Prévue au printemps, l’exposition avait été reportée à l’automne, puis à l’hiver et puis… il a bien fallu commencer à en faire le deuil. C’était sans compter sur la détermination de la nouvelle directrice de la fondation Gabriel-Péri – à l’origine de cette exposition –, Louise Gaxie.

Décision fut ainsi prise de réveiller les belles endormies et de les accrocher aux murs du siège national du PCF, bien que celui-ci soit fermé au public. À quelles fins ? Réaliser un film et une série de petites vidéos présentant au format numérique cette traversée d’un siècle en images et mots d’ordre. Avec le concours de Nicolas Bertrand et de ses équipes, le tournage a eu lieu ces derniers jours. Vous pourrez découvrir le résultat très prochainement sur le site de la fondation Gabriel-Péri et les réseaux sociaux. Mais comme un support ne chasse jamais vraiment les autres, vous pouvez aussi admirer ces affiches dans le catalogue que les éditions Helvétius ont réalisé : Cent ans d’histoire de France et du PCF sur les murs (en vente en librairie, sur le site de l’éditeur mais aussi via la boutique du centenaire. Renseignements : centenaire@pcf.fr).

Cent affiches, ça peut sembler beaucoup, mais la sélection n’en a pas moins relevé du casse-tête car ce sont plus de 4 000 affiches qui sont présentes dans les réserves des archives. Combien d’autres affiches auraient mérité de retrouver la lumière. Il y aurait assurément matière à faire deux, trois, dix expositions ! Encore pourrait-on ajouter toutes les affiches présentes place du Colonel-Fabien dans les archives du PCF et qui attendent inventaire ; toutes celles qui dorment dans les archives de la surveillance policière ; les centaines d’affiches de la JC qui appartiennent au fonds déposé à Bobigny.

Il y a mille entrées possibles quand on aborde ce continent d’affiches. L’histoire de l’art n’est pas la moins légitime car, de Grandjouan à Dugudus en passant par Fougeron, Picasso ou Grapus, les grands noms ne manquent pas. Élodie Lebeau, dans sa postface, ne manque pas de souligner cette richesse. C’est cependant le prisme historique qui a été privilégié pour proposer, en quelque sorte, une visite du siècle aux deux dimensions des affiches.

On y croise l’invasion de la Ruhr comme l’apartheid sud-africain, le soutien aux Rifains comme celui aux Vietnamiens, aux Algériens ou aux Palestiniens. On y découvre une formidable « Nadia, 40 ans, vendeuse au Printemps » qui refuse de travailler le dimanche en 1979. On y lit – est-ce Dieu possible alors que présidait aux destinées de la France la sainte figure accordéonesque de Chamalières ? – : « Avec Giscard, les prix grimpent. Les travailleurs paient, les milliardaires encaissent ». Il est aussi beaucoup question de démocratie : contre le fascisme dans les années 1930, contre la Ve République dans les années 1950, pour un statut démocratique de l’immigration dans les années 1970, contre Maastricht dans les années 1990 ou la déchéance de nationalité vingt ans plus tard. Mais n’entrons pas dans une liste qui serait nécessairement – très – incomplète et injuste.

Reste à découvrir cette exposition qui, pour n’être pas ouverte au public, est disponible sous la forme de catalogue, de version itinérante (une douzaine de panneaux) et, très prochainement, de vidéos et film. Vous pouvez également la retrouver les mardis et samedis à 18 h où elle sert souvent de décor pour le tournage des émissions du centenaire.

Guillaume Roubaud-Quashie, membre du CEN.

Pour les renseignements et commandes liées au centenaire, n’hésitez pas à vous rapprocher de la boutique du centenaire : centenaire@pcf.fr

 

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9 décembre 2020 3 09 /12 /décembre /2020 14:37

 

Le débat qui s’annonce à l’occasion du projet de loi visant à renforcer les principes républicains, inscrit dans une manœuvre de précampagne présidentielle, s’annonce piégé. Il promet d’être le théâtre de toutes les outrances de la part d’une extrême droite et d’une droite extrême occupées depuis plus de deux décennies à dévoyer la laïcité, pour justifier des visées contraires aux valeurs de la République.

 

Partout dans le monde se développent des intégrismes, des mouvements politiques qui instrumentalisent des religions pour imposer leurs visions réactionnaires ou leurs visées totalitaires. Ces dernières années, notre peuple a subi les monstrueuses violences terroristes qui découlent des courants les plus radicaux. Ces réalités sont le témoignage d’un affrontement identitaire qui se développe sur le terreau d’une crise profonde que traverse l’humanité, marquée par les inégalités, les atteintes aux libertés, la marchandisation de tout, l’évanouissement du sens... Cette crise est le produit du capitalisme à ce stade de son évolution.

Face à cette menace, ce qu’il faut rendre toujours plus fort c’est la République et ses principes. La République ne doit surtout pas reculer, ni se renier face au danger. Elle doit s’appliquer à accomplir jusqu’au bout sa promesse d’égalité, de liberté, de fraternité. Pour cela, elle doit permettre dans toute la société que se lève un mouvement populaire conscient du danger et décidé à ne pas laisser faire.

Ce n’est pas dans une fuite en avant liberticide que peuvent se trouver les issues. Or, le projet de loi du gouvernement, dit de « renforcement des principes républicains », s’inscrit dans une séquence sinistre pour les libertés fondamentales : état d’urgence, sécurité globale, justice des mineurs... Il contient 54 articles traitant de sujets tellement divers qu’ils ne manquent pas de convoquer des associations d’idées et des amalgames qui devraient pourtant être combattus. L’habileté consiste à aborder des questions qui peuvent parfois légitimement préoccuper, mais en déployant une logique de contrainte qui, de fait, pointe du doigt les musulmans. Il peut y avoir dans les nombreux articles des dispositions nécessaires, comme la transparence financière des associations cultuelles. Mais on y trouve notamment la volonté de modifier le cadre de la vie associative et de l’action des collectivités locales en permettant un interventionnisme discrétionnaire de l’État sur l’invocation des valeurs de la République. Ce projet de loi, qui pourrait aboutir de fait à une modification d’ampleur de l’esprit de la loi fondatrice de 1905, apparaît confus, dangereux et à bien des égards contre-productif.

Nous voulons donner force à la République laïque. Nous combattons les courants politiques qui veulent entraîner le monde dans une prétendue guerre des civilisations. Nous refusons farouchement toute religion d’État et nous affirmons l’égalité des droits et la liberté de conscience dont découle la liberté de croire ou de ne pas croire et qui se conjugue avec la liberté d’expression. La laïcité n’est pas un outil d’exclusion et de discrimination. Dans ce monde qui fabrique des victimes désunies, nous voulons au contraire unir. Dans cette société aux multiples fractures, où l’on entend si souvent nier les discriminations et le racisme, nous voulons une République pour toutes et pour tous, une République en mouvement vers sa promesse encore tellement inaccomplie. Le Président de la République n’en prend pas le chemin. Sa politique est un renoncement permanent à lutter pour faire entrer pleinement dans la vie les principes qui nous rassemblent.

La République doit se donner les moyens humains nécessaires à lutter contre les offensives séditieuses et terroristes. Nous proposons de renforcer les moyens donnés à la mobilisation citoyenne autour d’une laïcité vivante. Nous appelons à un grand plan de lutte contre les discriminations. Nous proposons de développer une école de la République portant en actes le projet de permettre à chaque enfant l’épanouissement. Nous proposons le développement des services publics sur tout le territoire pour porter l’ambition de la République. Le nouvel acte fondateur que nous appelons de nos vœux pour une nouvelle République s’inscrit dans cette volonté laïque d’un refus de toutes les intimidations, de toutes les dominations, de toutes les discriminations et d’un désir profond de démocratie, de liberté, de partage. D’un monde en commun.

Pierre Dharréville, député des Bouches-du-Rhône.

 

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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 06:29

Elsa Triolet est au menu de la 6eme conférence vidéo du centenaire mardi 1er décembre Avec Francis Combes, poète, directeur du Temps des cerises Marianne Delranc-Gaudric, docteure de poétique comparée Velimir Mladenovic, doctorant en littérature française

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 18:27
Laurence Cohen, sénatrice PCF, interpelle le gouvernement pour que les femmes victimes de violences ne doivent s'aquittent plus des dettes de loyer de leur ancien conjoint!
La Fédération du PCF du Finistère avait interpellé Laurence Cohen, suite à une interpellation d'Erwan Rivoalan, en tant que sénatrice communiste à partir d'un exemple particulier de cette injustice à Brest. Notre parlementaire a pleinement relayé cette revendication au Sénat. Un grand merci et bravo à elle! Le combat reste à mener et poursuivre... 
 
Ma dernière question écrite à relire ⤵️
Mme Laurence Cohen interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, chargée du logement, sur l'article 136 de la loi Logement, Aménagement et du numérique.
Cet article a constitué une avancée en mettant fin au principe de solidarité de dettes entre époux, partenaires liés par un pacte civil de solidarité (PACS) ou concubin, cotitulaires d'un bail, en cas de violences conjugales.
Cette exception permet aux femmes victimes de violences, qui quittent le domicile conjugal, de ne pas s'acquitter des dettes de loyer éventuelles de son ancien conjoint.
Deux ans après son adoption, elle souhaiterait disposer d'un bilan de l'application de cet article. En effet, les débats parlementaires avaient souligné que les conditions requises pour bénéficier de cette procédure étaient relativement contraignantes et induisaient des démarches de la part de la victime de ces violences, qu'elle n'était peut-être pas en mesure de faire.
De plus, l'obligation de joindre l'ordonnance de protection ou la condamnation pénale de l'époux violent, datant de moins de 6 mois, complexifie le dispositif, excluant de fait certaines femmes qui se retrouvent donc toujours dans cette situation de solidarité de dette entre époux.
Aussi, elle souhaiterait savoir, si le Gouvernement envisage une amélioration de cet article pour dépasser une rédaction initiale assez restrictive. Cela constituerait une réelle avancée pour les femmes victimes de violences et compléterait de manière pertinente notre arsenal juridique en la matière.
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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 18:25
5 décembre : mettons fin au chômage des jeunes ! - MJCF

En cette fin d’année 2020, la situation pour la jeunesse est catastrophique. Le nombre de jeunes en recherche d’emploi ne cesse de croître. Le plan de relance du Premier ministre, n’est pas à la hauteur et pour cause, il prévoit de précariser davantage les parcours des jeunes en ne proposant que des contrats précaires (CDD, services civiques…).

La faiblesse du plan du gouvernement a atteint son paroxysme lorsqu’Elisabeth Borne, ministre du travail, a demandé aux entreprises de ne pas licencier tout en refusant de mettre en place des mesures contraignantes pour stopper les licenciements massifs.

Pour les jeunes au chômage ce sera la double peine, puisqu’au 1er janvier 2021 doit s’appliquer le deuxième volet de la réforme de l’assurance chômage. Cette réforme durcit les conditions d’accès aux allocations chômage et organise une dégressivité punitive pour les chômeurs qui peineraient à retrouver un emploi.

Alors que les jeunes travailleuses et travailleurs, avec ou sans emploi, ne sont pas responsables de la crise, le Gouvernement fait le choix d’assurer la rentabilité du capital par des aides financières sans contrepartie. Face à la précarisation des parcours, nous revendiquons une sécurisation de l’emploi et de la formation. Les jeunes doivent pouvoir se construire sereinement sans crainte de perdre leur emploi. De plus, si nous voulons sortir par le haut de cette crise, le gouvernement doit d’urgence investir dans la jeunesse.  

Le Mouvement Jeunes Communistes de France demande que l’argent investi soutienne l’emploi, notamment celui des jeunes, et les salaires. Nous revendiquons que plus un seul jeune ne soit au chômage en 2021. 

Le MJCF appelle à la mobilisation ce samedi 5 décembre et revendique :

  • L’abrogation de la réforme de l’assurance chômage
  • La suppression des contrats précaires, en faisant du CDI et de la titularisation la norme unique d’embauche afin de garantir une stabilité qui permette de se projeter dans l’avenir ;
  • La création d’une sécurité emploi-formation permettant de répondre aux besoins sociaux par la formation aux métiers adaptés tout en garantissant un emploi à chacune et à chacun ; 
  • La réduction du temps de travail à 32 heures afin de travailler moins mais de travailler toutes et tous ;

L’ouverture du RSA aux moins de 25 ans comme filet de sécurité pour éviter qu’un trop grand nombre de jeunes ne tombent dans l’extrême précarité. les situations de précarité les plus immédiates.

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 06:26

Visio conférence : Engels et nous (1820-2020) Saliha Boussedra, docteure en philosophie de l'université de Strasbourg Florian Gulli, agrégé de philosophie Pierre-Henri Lagedamon, doctorant en histoire à l'université de Rouen.

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 06:24

Conférence diffusée en directe le 24 novembre avec Barbara Gomes maitresse de Conférence à l'Université Polytechnique des Hauts de France, docteur auteure de la thèse "La mise à l'épreuve du droit du travail par les plateformes numériques", Conseillère de Paris en charge des innovations numériques socialement responsables dans le 18eme, Yann Le Pollotec, dirigeant du PCF en charge de la Révolution numérique Nikos Smyrnaios maître de conférences en sciences de l'information au Laboratoire d'Études et de Recherches Appliquées en Sciences Sociales, Université de Toulouse et auteur de "Les Gafam contre l'Internet, une économie politique du numérique" aux éditions de l'INA

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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 19:42
Les députés communistes demandent une taxe sur les géants du e-commerce
Les députés communistes demandent une taxe sur les géants du e-commerce
AFP | mercredi 2 décembre 2020
"Taxe coronavirus", transparence des activités par pays : les députés communistes ont présenté mercredi une série de mesures destinées à imposer davantage les géants du numérique et du e-commerce, qui "s'enrichissent éhontément" durant la crise sanitaire.
Cette taxe exceptionnelle serait assise sur le chiffre d'affaires réalisé en 2021 par les entreprises de e-commerce ayant réalisé unchiffre d'affaires de plus de 750 millions d'euros au niveau mondial, etde 25 millions d'euros en France.
Ce dispositif viserait ainsi seulement les grands du secteur (Amazon,Rakuten, Zalando, Wish...), et permettrait de récolter environ un milliard d'euros qui serait consacré au soutien au petit commerce, touché de plein fouet par la crise.
Parmi les autres mesures contenues dans une proposition de loi du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine, à majorité communiste), l'extension de la notion "d'établissement stable" aux géants du numérique.
Cette disposition permettrait de mieux lier leurs activités au territoire où ils exercent réellement, et donc contribuerait à empêcher l'évitement fiscal, fait valoir le groupe parlementaire à la veille du "Black Friday", grande opération promotionnelle où le e-commerce tient une place majeure.
Une troisième mesure viserait à contraindre les géants du numérique à faire la transparence sur leurs activités -chiffre d'affaires,bénéfices, imposition, nombre de salariés etc.- pays par pays. Cela permettrait là encore de mieux lutter contre la centralisation des bénéfices dans certains pays au seul motif de leur faible taux d'imposition.
"Nous ne demandons pas à Amazon qu'il s'en aille et ses emplois avec" a déclaré à la presse le député et secrétaire national du PCF Fabien Roussel "nous demandons simplement la justice fiscale".
Les élus communistes ont mis en exergue l'envolée de la pauvreté et de la précarité dues à la crise sanitaire, et les résultats économiques florissants de ces groupes faiblement imposés, qui ont "triplé leurs ventes au 3ème trimestre 2020".
"On compte les pauvres en millions, et ces entreprises comptent leurs bénéfices en milliards", a déclaré le député de l'Allier Jean-Paul Dufrègne.
 
Conférence de presse des député-es communistes – Mercredi 2 décembre à 11h15
En présence notamment de Fabien Roussel, André Chassaigne et Jean-Paul Dufrègne.
A retrouver en direct sur la page Facebook des députés communistes :
.
Les députés PCF veulent légiférer pour contraindre les géants du Web à la solidarité
Jeudi 3 Décembre 2020 - L'Humanité
« Taxe coronavirus » sur les grosses entreprises du e-commerce et lutte contre l’évasion fiscale d’Amazon et consorts sont au menu d’une proposition de loi présentée ce mercredi par les élus du groupe GDR.
 

«Amazon encaisse ici, il doit payer ici. » L’affiche accrochée au pupitre a donné le ton, avant même son lancement, de la conférence de presse des députés communistes, mercredi, à l’Assemblée nationale. À deux jours du Black Friday et alors que les petits commerces souffrent du confinement, les parlementaires PCF ont présenté leur proposition de loi « visant l’équité fiscale entre les entreprises par la mise à contribution des géants du numérique et du e-commerce ». « D’un côté, nous vivons une flambée sans précédent de la pauvreté depuis la Seconde Guerre mondiale, avec un million de personnes supplémentaires en dessous du seuil de pauvreté. De l’autre, une poignée de multinationales et de gros actionnaires s’enrichissent éhontément sur le dos de cette pandémie », a plaidé le député du Nord Fabien Roussel, pointant notamment les « 14 milliards de bénéfices dégagés par Amazon sur les 3 premiers trimestres de 2020 » et l’augmentation de « 37 % de ses ventes ». « Les petits commerçants, artisans et TPE paient leurs impôts, des taxes et surtout le prix fort du confinement, tandis qu’Amazon et les Gafa paient 3 à 4 fois moins d’impôts », a-t-il poursuivi.

« La taxe pourrait rapporter 1 milliard d’euros »

Pour y faire face, les parlementaires communistes proposent une « taxe coronavirus » exceptionnelle de 15 %, applicable uniquement en 2021 aux entreprises du e-commerce réalisant plus de 750 millions de chiffre d’affaires dans le monde et 25 millions en France. « Elle pourrait rapporter 1 milliard d’euros », estime le secrétaire national du PCF. La somme servirait à abonder un fonds de solidarité avec l’objectif que les petites entreprises soient indemnisées à 100 % de leurs pertes liées à la crise sanitaire. « On ne peut pas simplement implorer et compter sur le civisme de ces grands groupes comme le fait Bruno Le Maire », insiste le député Jean-Paul Dufrègne.

Au-delà du dispositif exceptionnel, le texte s’attaque aussi à l’évasion fiscale. « Les entreprises du numérique ne paient pas d’impôts ici car elles profitent d’un vide juridique, leur activité s’exerçant sur Internet, elle est donc sans frontières », détaille Fabien Roussel. C’est ce à quoi les députés du groupe GDR entendent riposter, d’abord en proposant une nouvelle définition de la notion « d’établissement stable », à la base de l’imposition, pour les y inclure. Serait alors concernée  « toute entreprise qui a plus de 3 000 contrats et plus de 100 000  utilisateurs en France ». Le deuxième « outil » défendu par la proposition de loi communiste porte sur la transparence, avec l’obligation pour les entreprises de détailler pays par pays leurs « chiffre d’affaires, bénéfices, les impôts payés et (le nombre de) salariés ».

« Sur la justice fiscale, un arc politique républicain sait se mettre d’accord, mais nous faisons face au blocage de la majorité présidentielle », regrette Fabien Roussel. Une tribune publiée le 16 décembre, demandant  « une taxe exceptionnelle sur le chiffre d’affaires d’Amazon et des autres profiteurs de la crise », a ainsi réuni plus de 100 militants d’ONG, syndicalistes et élus. Le lendemain, un appel pour « Un noël sans Amazon » a, à son tour, rassemblé de nombreuses personnalités politiques, associations, organisations et entreprises. Également signataire de ce dernier texte, le député communiste Sébastien Jumel juge que ces initiatives ont « vocation à s’additionner pour faire monter une prise de conscience dans l’opinion publique qu’on ne peut pas pénaliser l’économie réelle et laisser l’économie virtuelle faire de l’argent impunément ».

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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 19:30
SMIC : Loin d’être insupportable, la revalorisation du SMIC est une nécessité urgente pour des millions de salariés (Fabien Roussel - PCF)
SMIC : Loin d’être insupportable, la revalorisation du SMIC est une nécessité urgente pour des millions de salariés (Fabien Roussel - PCF)
 
 
Jean Castex a annoncé ce mardi 2 décembre qu'il refusait tout « coup de pouce au SMIC » au 1er janvier 2021, considérant que « l'augmentation d'environ 1% au titre de l'inflation n'était pas négligeable ».
De qui se moque-t-il ? Le Premier ministre parle là d'une augmentation de 15 euros bruts mensuels sur des salaires qui ne permettent déjà pas à des millions de familles de vivre correctement ! Comment vivre dignement avec un salaire net de 1271 euros par mois quand la facture d'électricité augmente de 5,9% en juin et le gaz de 2,4% le 1er décembre après une hausse de 4,7% en octobre ?
 
Il prétend qu'un « coup de pouce » mettrait en péril les entreprises et notre économie.
C'est précisément ce choix de maintenir un bas niveau de salaires et de pensions dans notre pays, de peser toujours plus sur le travail plutôt que sur le capital financier, qui empêche toute relance d'une
consommation responsable et menace les débouchés de nombre d'entreprises. C'est aussi un frein au financement de la protection sociale.
 
Ce ne sont pas les salaires qui coutent chers mais plutot la finance !
Les 500 plus grosses fortunes totalisent un patrimoine de 730 milliards d'euros, toujours en hausse, et les multinationales françaises vont encore distribuer plus de 37 milliards de dividendes en 2020, malgré la
crise sanitaire et économique. Certaines d'entres elles, en plus, licencient : Danone, Total, Sanofi, Schneider Electric...
Face à l'explosion de la pauvreté et de la précarité et pour une relance de notre économie, le PCF lance une grande campagne publique pour exiger une forte augmentation des salaires et des pensions, pour une politique de création d'emplois dans les services publics et dans l'industrie. Ses parlementaires portent par ailleurs une proposition de Loi visant à faire payer leurs impôts au GAFAM et à leur demander une taxe
exceptionnelle, taxe Coronavirus, qui rapporterait 1 milliard d'euros
pour soutenir les TPE-PME et permettre le soutien à l'emploi et aux salaires.
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,
 
Paris, le 2 décembre 2020.
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