Des salariés de GAD présents à Rennes pour manifester leur colère devant le comité d'entreprise ont été repoussés violemment par les CRS hier au pied de l'hôtel Mercure.
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Des salariés de GAD présents à Rennes pour manifester leur colère devant le comité d'entreprise ont été repoussés violemment par les CRS hier au pied de l'hôtel Mercure.
Le Président de la République a choisi le 55ème anniversaire de la Vème République pour venir en vanter la « stabilité » et la « plasticité ». Changer sans que rien ne change : quel hommage ! Tandis que la défiance à l’égard de la politique s’accroît et que la crise démocratique gagne du terrain, quoi de plus approprié en effet que de s’autoféliciter, de proclamer l’attachement indélébile des Françaises et des Français à ces institutions décrépies.
La Vème République est à bout de souffle. En réalité, les défauts originels de la Constitution sont toujours bien présents et ses déséquilibres ont été aggravés au fil du temps. Nous vivons dans une sorte de monarchie élective, flanquée d’une oligarchie politico-financière qui s’accapare des pouvoirs exorbitants sur les grands choix.
La souveraineté populaire a été rognée de toutes parts, que ce soit par les derniers traités européens adoptés contre l’avis majoritaire, ou par la réforme de la démocratie locale en cours d’examen. L’urgence n’est pas à une autocélébration vide de sens, mais à refonder le pacte républicain dans un nouvel essor démocratique.
Il est à espérer que la proposition d'un référendum d'initiative populaire qui fait si peur aux forces dominantes, ne soit pas cantonnée dans le domaine de la plasticité ou de l'élasticité de la République, utilisée dans une sorte de logique de l'édredon (Faut-il rappeler que la décision du dernier référendum a été contournée ?).
Une telle réforme est plus que souhaitable et devra bousculer la logique institutionnelle actuelle. L’heure est à donner le pouvoir au peuple. C’est ce que nous nommons VIème République.
Pierre Dharréville, Responsable de la commission « République, démocratie et institution » au PCF
Combien faudra-t-il de morts pour que les gouvernements européens et l'Union européenne s'aperçoivent que « l'Europe forteresse » est une impasse ?
Combien faudra-t-il de morts pour qu'ils s'aperçoivent que les murs, les barrières, pour empêcher l'immigration sont à la fois inhumains, coûteux et inefficaces ?
Combien de morts encore faudra-t-il encore pour que l'on prenne conscience que l'avenir est à la coopération, et non à la concurrence ?
Combien de morts encore pour que cesse la cynique hypocrisie des gouvernements européens qui versent des larmes de crocodiles sur les victimes des guerres mais leur refusent tout asile ?
Les peuples européens, eux, ne sont pas égoïstes. Les habitants de Lampedusa l'ont encore une fois prouvé en portant assistance aux naufragés et s'occupant des corps sans vie rejetés par la mer.
Mais la crise est prétexte à d'immenses reculs sociaux et démocratiques qui menacent la solidarité. La paix, la justice, la solidarité censés être aux fondements de l'Union européenne ne sont plus que des oripeaux qui cachent à peine la cruauté du marché et de la concurrence.
Le PCF et ses partenaires du Front de gauche ont dénoncé et dénonceront toujours des politiques sécuritaires égoïstes inhumaines.
Il faut répondre « humanité » à ceux qui risquent leur vie pour fuir la misère et la guerre. Il faut répondre « solidarité et coopération » avec les peuples du monde. La concurrence et le libre-échange portent des logiques criminelles parce qu'elles divisent et mettent en compétition les peuples. Il faut répondre « paix » pour que l'Union européenne et l'ONU usent de tout leur poids diplomatique pour mettre fin aux conflits ; et ne pas se contenter d'une politique de la canonnière, a fortiori quand elle est à géométrie variable.
Près du quart de la population syrienne a quitté son domicile pour fuir des violences atroces et sur ces 6 millions de réfugiés, 2 111 600 sont réfugiés à l'étranger, dont 97% le sont dans les Etats voisins: ce Liban si opulent et si stable qui peut au risque de replonger dans la guerre civile accueillir 763 000 réfugiés syriens, cet Irak si tranquille et prospère qui en accueille 200 000, la Jordanie qui accueille 494 000 réfugiés, la Turquie 500 000, l'Egypte 126 000, beaucoup de réfugiés ayant fait l'objet de violences xénophobes dans ce dernier pays.
Face à "la grande tragédie de de ce siècle" (Antonio Guterres, haut-commissaire de l'ONU pour les réfugiés), que fait l'Europe? Que fait la France? Le HCR demandait à ce que l'Europe accueille au minimum 10000 Syriens: l'Allemagne en a accepté 5000, l'Autriche et la Norvège 500.
Et la France... Que fait-on pour les ressortissants de notre ancien protectorat (de 1918 à 1945) où beaucoup de vieilles personnes éduquées parlent encore Français? Pour ces Syriens qui connaissent et aiment notre pays? Que fait-on pour ce peuple martyr, victime d'une des pires dictatures que le monde ait connu?
L'aide médicale et humanitaire de l'Etat dans les camps de réfugiés syriens, on l'attend toujours!
L'ouverture des ambassades et des consulats dans les pays arabes pour des demandes d'asile et d'immigration légale, on l'attend toujours!
Et après, on va donner des leçons aux pays arabes et à tant d'autres alors que nous nous exonérons nous-mêmes des plus élementaires devoirs de fraternité et d'humanité...
Cette France là me révolte et me dégoûte. Nous avons oublié ce que notre identité et notre histoire doivent à tant de réfugiés: juifs d'Europe de l'est et d'Allemagne, polonais, russes, italiens, espagnols...
Je me sens flétri, deshonoré quand j'apprends qu'une quarantaine de Syriens sont réduits, avoir avoir dépensé des sommes folles et traversé des épreuves terribles pour quitter leur pays, traverser le Proche-Orient, et l'Europe, à faire une grève de la faim à Calais pour demander à être accueilli en Angleterre parce que la France à été incapable de leur trouver des solutions d'accueil. Des Syriens qui témoignent avec amertume dans un appel relayé par le Secours catholique (cf.? Ouest France du 4 octobre 2013): "Le gouvernement français et la police nous ont très mal traités et n'ont montré aucun intérêt pour notre situatiuon (...). Nous espérons rencontre sécurité et refuge en Angleterre".
A Calais, des centaines de migrants vont d'un squatt à l'autre, persécutés par la police, aidés seulement par des particuliers et des associations: des Syriens désormais, mais aussi des Somaliens, des Soudanais, des Afghans, des Albanais que l'on condamne à vivre de manière inhumaine et ultra-précaire, rêvant d'un passage en Angleterre, la France ne voulant pas les intégrer et ne leur proposant pas de perspectives.
Le droit d'asile est un devoir pour des pays qui se disent civilisés, respectueux des Droits de l'Homme, tout comme offrir un toît aux demandeurs d'asile est également un devoir... Depuis des années, la France est devenue inhospitalière, brutale avec les réfugiés, les demandeurs d'asile, les immigrés cherchant à échapper à la misère.
Cela ne choque même plus à droite et au PS car on regarde plus la montée de la xénophobie et duy Front National en France que nos devoirs d'humanité et les efforts accomplis par les pays du Sud qui accueillent 90% des réfugiés. Notre Méditerranée ressemble au mur électrifié construit par les Américains pour protéger leur frontière avec le Mexique, auprès duquel des centaines de migrants meurent chaque année.
Cette politique sans coeur peut dans certains cas mêmes être perçue comme criminelle: depuis 25 ans, au moins 20000 migrants sont morts en tentant de rallier l'Europe.
Il est urgent de nous souvenir qu'avant d'appartenir à un territoire surprotégé et relativement riche, nous partageons une commune condition et une commune nature avec nos frères hommes, qu'ils soient Arabes, Africains, Européens de l'est.
Ismaël Dupont
Selon le dernier bilan, le naufrage d'un navire de migrants clandestins qui s'est déroulé dans la nuit de mercredi à jeudi, a fait au moins 130 morts. Il s'agit de l'une des catastrophes les plus meurtrières que l'île italienne de Lampedusa ait connue. Alors qu'on dénombre encore 200 disparus, ce drame soulève une nouvelle fois la question de la politique migratoire répressive de l'Union européenne.
Avec notre bureau à Bruxelles,
Tous les pays riverains de la Méditerranée en appellent depuis dix ans à la solidarité des pays du reste de l'Europe. La règle qui prévaut depuis 2003 est en effet que les candidats à l'asile dans l'Union européenne n'ont le droit de déposer de demande que dans le pays par lequel ils sont entrés dans l'UE. Les pays du sud ont donc l'impression d'être laissés seuls face à un afflux de migrants de plus en plus important.
► À (RE)ECOUTER : Lampedusa, l’île des faux espoirs pour des milliers de migrants
Une série d'outils communs ont cependant été mis en place, parmi lesquels on peut citer des aides financières ou encore l'agence Frontex de surveillance des frontières
européennes. Il y a aussi un important volet de communication avec les pays de départ, en particulier les accords de réadmission par lesquels plusieurs pays du sud de la Méditerranée s'engagent à accepter le retour d'immigrés partis clandestinement vers l'Union européenne.
Les débats vont repartir de plus belle dès la rencontre lundi des ministres de la Justice à Luxembourg. Une rencontre où sera lancé le système Eurosur, destiné à repérer et à sauver les embarcations de migrants. Même si la Commission européenne souligne qu'il y a plus de candidats à l'asile en Allemagne ou en France que dans les pays méditerranéens.
« Couloirs humanitaires »
A la télévision italienne, la ministre de l'Intégration, Cécile Kyenge, originaire de République démocratique du Congo et première Noire dans un gouvernement italien, a réclamé l'instauration de « couloirs humanitaires pour rendre plus sûres ces traversées sur lesquelles spéculent des organisations criminelles ». Elle demande aussi des facilités administratives pour accueillir ces migrants.
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→ À (RE)LIRE : Les migrants africains souvent «aux mains de mafieux sans scrupules et racistes»
Quand la vérité jaillit au détour d'une phrase
A quelques jours des élections en République Fédérale Allemande, Yves Calvi avait mis à l'antenne sur la 5 une émission sur la situation en Allemagne.
Ses invités, triés sur le volet, "spécialistes reconnus" comme de bien entendu discouraient d'une façon très urbaine des avantages de la politique menée par ses dirigeants qu'ils soient de droite ou de gauche. Mettant en exergue la confiance des Allemands dans leurs dirigeants, affirmant d'une façon péremptoire qu'il y avait pour la France bien des leçons à prendre Outre-Rhin... et oubliant, bien entendu, de citer l'explosion des bas salaires, l'absence de salaire minimum, le développement de la misère pour des couches de plus en plus nombreuses de la population et l'envol de la précarité.
Dans la dernière partie de l'émission la question d'un téléspectateur fut posée aux différents intervenants : "compte-tenu des différences de positions entre la France et l'Allemagne n'y a-t-il pas un risque de quitter le couple Français-Allemand et une tentation de rapprochement entre l'Allemagne et l'Angleterre ?"
Après quelques minutes de silence l'un des politologues asséna une réponse sans réplique : la question n'avait pas de sens vu que dans l'état actuel de la construction européenne l'accord franco-allemand était une absolue nécessité. Quelles que soient leurs différences les dirigeants des deux pays étaient obligés de trouver un accord. Etonnamment aucun invité n'a réagi à cette déclaration d'importance.
Si cette analyse est exacte une question vient immédiatement à l'esprit : "Dans ces conditions pourquoi François Hollande s'est-il couché devant les exigences d'Angela Merkel au sujet du dernier traité européen ?
Après avoir "roulé les mécaniques" pendant toute sa campagne électorale en déclarant qu'il était hors de question de signer ce traité en l'état, pourquoi a-t-il paraphé sans la moindre modification, au mot et à la virgule près, le texte concocté par Merkel et Sarkozy ? N'y avait-il pas, dès le départ une acceptation sans combattre de ce texte qu'il n'a pas osé présenter au peuple français ?
N''est il pas temps d'instaurer une VIème République où la souveraineté du peuple sera enfin respectée et où "démocratie" ne rimera plus avec tromperie et délégation de pouvoir ?
POSER LA QUESTION C'EST APPORTER LA REPONSE
Alain DAVID
le 3.10.2013
Parti Communiste Français
Membre du Front de Gauche Section de Morlaix
2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX
– tel : 02 98 88 30 35 Mel : pcfmorlaix@wanadoo.fr
Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/
Mercredi 2 Octobre 2013 (18 h) : Comité de Section Local de la section (2 Petite Rue Callac – Morlaix)
Introduction au débat : Daniel RAVASIO, secrétaire de section
Lors de notre dernière AG j’avais posé la question : pour cette rentrée y a-t-il du nouveau allant dans le bon sens ? Le gouvernement et le président de la République ont-ils décidé d’écouter enfin le peuple de gauche ? Ont-ils décidé de s’attaquer véritablement au monde de la finance désignée comme ennemi lors de la campagne électorale ? Ont-ils décidé de répondre aux attentes des français d’une vie meilleure ? Nous avions tous répondu Non à cette question. Nous constatons chaque jour qu’ils ont décidé de poursuivre la politique d’austérité engagée depuis l’entrée en fonction de François Hollande, de s’engager dans une politique répondant aux attentes du patronat au nom de la nécessaire compétitivité des entreprises françaises, de s’attaquer aux systèmes solidaires des retraites.
Deux « nouveautés » viennent appuyer ce constat :
Budget de l’Etat pour 2014
Pour complaire à Bruxelles et au Medef, le projet de loi de finances 2014 taille, comme jamais auparavant, dans les dépenses publiques et allège considérablement la contribution des entreprises.
Les Français paieront une facture alourdie, avec la hausse de la très injuste TVA.
Budget de la Sécurité sociale pour 2014
Dans son projet de loi de budget le gouvernement prévoit un tour de vis sans précédent sur les dépenses de santé correspondant à une véritable saignée.
Budget de l’Etat pour 2014
Présentant le projet de budget Pierre Moscovici se targue d’opérer des réductions de dépenses « sans précédent » plutôt que d’augmenter les impôts.
Les réductions de dépenses sont en effet importantes mettant en cause au bout du compte les services publics et les personnels mais aussi la politique sociale au service des personnes les plus en difficultés :
L’emploi public est mis à mal 13 123 postes sont supprimés dans les Ministères dit non prioritaires (dont 7 881 à la défense, 2 564 à l’économie et aux finances) pour 10 979 créations annoncées (essentiellement Éducation Nationale)
Les ministères devront fonctionner avec en moyenne un budget rogné de 2%.
Si certains budget augmentent (Éducation nationale et Emploi par exemple) cela n’est pas au niveau du nécessaire d’autres stagnent (La justice par exemple ce qui se traduira par la réduction de l’aide juridictionnel) ou baissent (-2,5% pour la culture).
Les fonctionnaires vont voir leurs traitements bloqués (gel du point d’indice) pour la 4ème année consécutive.
Ce n’est pas la petite mesure pour les catégories les moins payés qui répondra aux attentes.
Les collectivités territoriales ainsi qu’une série d’opérateurs publics (agence de l’eau ; centre national du cinéma ; …) verront la dotation versée par l’État baisser fortement (3,3 milliards d’Euros au total) mettant nombre d’entre elles face à de grandes difficultés alors que des dépenses supplémentaires leurs sont imposés (réforme des rythmes scolaires par exemple).
A regarder ce projet on constate qu’il y a bien une pause fiscale mais … elle est pour les entreprises alors que la fiscalité sera fortement alourdie pour de nombreux ménages.
Impôts pour chacun d’entre nous : pas de pause Impôts sur le revenu : Son produit va augmenter : 59,5 milliard d’Euros en 2012 ; 71,9 milliard d’Euros en 2013 ; 75,3 milliard d’Euros en 2014
Si les tranches vont être relevées du niveau de l’inflation, la politique de gel des tranches (Sarkozy puis Hollande) s’est traduite par près d’un million de personnes non assujettis à l’impôt qui se sont retrouvés imposables avec des revenus bas. TVA : pour cet impôt particulièrement injuste, l’année 2014 va démarrer avec une hausse touchant le porte-monnaie de chacun et tout particulièrement celui des plus pauvres.
Impôt sur les sociétés : toujours Son produit va diminuer : 40,8 milliard d’Euros en 2012 ; 53,5 milliard d’Euros en 2013 ; 36,2 milliard d’Euros en 2014.
Rien n’est prévu pour empêcher les sociétés d’optimiser leurs revenus pour payer le moins d’impôts possibles permettant aux grands groupes de payer un impôt très faible (8% en moyenne) voir pas du tout alors que les PME, les artisans doivent s’acquitter d’un impôt réglementaire à 33%.
L’aide de 20 milliards pour la compétitivité va fonctionner à plein régime sans aucun contrôle.
Budget de la Sécurité sociale pour 2014
Régulièrement on nous annonce un budget de la Sécurité Sociale en déficit et l’on nous dit qu’il faut faire des économies … sous entendant ainsi que les Français dépensent sans compter pour se soigner. Bien sûr il peut y avoir des abus et des tricheurs mais cela ne représente qu’une infime partie des dépenses de santé. Mettre cela en avant c’est chercher à nous culpabiliser et maquer les vrais problèmes et les solutions. Le premier problème de la sécurité sociale c’est le manque de recette en raison d’abord de l’explosion du chômage mais aussi de la compensation insuffisante des cadeaux faits aux entreprises. Travailler plus pour gagner moins et en moins bonne santé. Si l’on en croit de le projet de budget de la Sécurité Sociale c’est l’avenir qui est destiné à la France.
Après la réforme des retraites et l’imposition aggravée des salariés, l’austérité étrangle la santé. Un massacre à la tronçonneuse est programmé : 440 millions d’Euros de diminution !
Toutes les occasions de faire payer les salariés son bonnes. Malades, ils perdront des droits à une qualité de soins hospitaliers.
Cotisants, ils perdront l’avantage fiscal dont ils bénéficient sur les contrats complémentaires en entreprise.
Parents, ils perdront sur leur quotient familial au point de payer pour les ménages avec enfants 12% d’impôts supplémentaires, soit 1 milliard d’Euros.
Les entreprises ont une perspective bien différente. Alors qu’elles alimentent le chômage qui prive la Sécu de recettes leurs cotisations familiales vont être allégées. C’est autant de mois en rétribution des salariés et une nouvelle dévalorisation du travail.
L’impasse budgétaire de la Sécu est due pour l’essentiel à la diminution du coût du travail dont on voit bien qu’elle assèche la croissance sans relancer l’emploi. Elle déverse en revanche des fortunes dans le gouffre des dividendes et des intérêts financiers. Ce ne sont pas les artisans et petits commerçants qui captent les allégements de cotisation et les cadeaux fiscaux : beaucoup connaissent un sort semblable à celui des salariés.
En réalité une petite oligarchie met le pays en coupe réglée. Tous les arguments pour justifier toutes ces attaques tournent autour de l’idée que la France n’est pas compétitive à cause de ses salaires et de ces charges sociales. On veut ainsi masquer que ce qui nous coûte vraiment cher c’est le Coût du Capital.
En réalité ce qui pénalisent tous ceux qui veulent investir et créer de l’emploi, c’est le coût du capital qui n’a cessé de progresser depuis 30 ans. Des preuves ?
D’après les comptes de la nation 2010, les sociétés non financières (autres que banques et assurances) ont dépensés 145 milliards d’Euros en cotisations sociales et patronales contre 309 milliards d’Euros en intérêts et en dividendes.
Le coût du capital est passé de 16% de la richesse crée par le travail en 1981 à 29% en 2012 La masse salariale (salaires + cotisations) est passé de 73% de la richesse crée par le travail en 1981 à 67% en 2012.
En 2012 les profits des entreprises du CAC 40 se sont montés à 69,4 milliards d’Euros dont 37,8 pour les dividendes (54,46%). En 2013 les profits des entreprises du CAC 40 devraient se monter à 80,6 milliards d’Euros dont 39,9 pour les dividendes (49,50%).
Depuis 1981, alors que les richesses créées par le travail augmentent, la part dédiée aux actionnaires et aux financiers a presque doublé, au détriment de la rémunération des salariés et de l’investissement. A quoi servent les milliards d’argent public déversés sans contrôle en crédit d’impôt et autres allégement des cotisations sociales – environ 220 milliards d’Euros ! – si ce n’est à nourrir cet appétit sans fond des actionnaires ? Et pourquoi les dividendes qui pesaient 5% de la valeur ajoutée il y a 30 ans pèsent désormais 23%.
La France mérite une opération vérité pour que les idées alternatives s’expriment, pour repousser chaque jour un peu plus la résignation ambiante. C’est pourquoi le PCF a proposé au Front de Gauche de lancer une vaste campagne sur ce coût du capital.