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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 14:59

Voici la liste des membres du gouvernement dirigé par Bernard Cazeneuve nommé par le Président de la République ce mardi 6 décembre.

Les principaux changements dans la nouvelle composition du gouvernement :

• Ministre de l’Intérieur : Bruno Le Roux

• Secrétaire d’Etat chargé du Développement et à la Francophonie : Jean-Marie Le Guen

• Secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement : André Vallini

Le reste du gouvernement est identique au gouvernement précédent.

Le gouvernement Cazeneuve :

Bernard Cazeneuve, Premier ministre

• Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères et du développement international

• Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat

• Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche

• Michel Sapin, ministre de l’Economie et des finances

• Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la santé

• Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense

• Jean-Jacques Urvoas, garde des sceaux, ministre de la Justice

• Myriam El Khomri, ministre du Travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social

• Jean-Michel Baylet, ministre de l’Aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales

Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur

• Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement

• Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’habitat durable

• Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la communication

• Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’enfance et des droits des femmes

• Annick Girardin, ministre de la Fonction publique

• Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la jeunesse et des sports

• Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer

André Vallini, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement

• Jean-Vincent Placé, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de la réforme de l’Etat et de la simplification

• Juliette Méadel, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’aide aux victimes

• Harlem Désir, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes

• Matthias Fekl, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger

Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du développement et de la francophonie

• Alain Vidalies, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, chargé des transports, de la mer et de la pêche ;

• Barbara Pompili, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, chargée de la biodiversité

• Thierry Mandon, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche

• Christian Eckert, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget et des comptes publics

• Martine Pinville, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire

• Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances, chargée du numérique et de l’innovation

• Christophe Sirugue, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé de l’industrie

• Ségolène Neuville, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion

• Pascale Boistard, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes âgées et de l’autonomie

• Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire

• Clotilde Valter, secrétaire d’Etat auprès de la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, chargée de la formation professionnelle et de l’apprentissage

• Estelle Grelier, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales, chargée des collectivités territoriales

• Hélène Geoffroy, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, chargée de la ville

• Thierry Braillard, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, chargé des sports.

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 19:52
Protection sociale. Les sénateurs PCF tentent de briser le consensus austéritaire
Protection sociale. Les sénateurs PCF tentent de briser le consensus austéritaire
SÉBASTIEN CRÉPEL
VENDREDI, 2 DÉCEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ

La reprise du débat sur le budget de la Sécurité sociale a tourné court, jeudi, avec le rejet du texte par la droite. Une opposition de façade aux choix libéraux du gouvernement, jugent les communistes, qui défendent l’option d’une couverture de base à 100 % pour tous.

Sitôt ouverte, sitôt close. La discussion sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) n’a même pas eu le temps d’en venir au débat sur les articles. Au Sénat, jeudi matin, la droite, majoritaire dans cet hémicycle, a opposé d’entrée de jeu un tir de barrage au texte de retour de l’Assemblée nationale en adoptant par 187 voix (« Les Républicains » et UDI) contre 154 (PS, PCF, écologistes et radicaux) une motion de procédure contre le projet. Principaux motifs avancés : le gouvernement n’est pas sincère dans sa présentation des comptes et les économies réalisées sont insuffisantes.

Un non-débat qui permet surtout au gouvernement et à la droite de sauver les apparences. « Faire apparaître un semblant d’opposition en seconde lecture est grossier », ont ainsi dénoncé les sénateurs communistes, républicains et citoyens (CRC), pour lesquels le débat en première lecture a mis en évidence « un accord idéologique entre la droite et le gouvernement pour imposer l’austérité aux personnels de santé dans le public et le privé, ainsi qu’aux patients », le désaccord portant surtout sur l’ampleur et le rythme des sacrifices.

C’est ce que s’est évertuée à montrer la sénatrice PCF-Front de gauche Laurence Cohen en dénonçant la « suppression par l’Assemblée nationale » d’améliorations introduites par des amendements de son groupe en première lecture. Ainsi de « celle consistant à étendre la responsabilité des entreprises mères vis-à-vis des entreprises qu’elles contrôlent en cas de fraude aux cotisations sociales ou encore celle concernant la révision de la liste des maladies » ouvrant droit au congé de longue durée pour les fonctionnaires pour y inclure la sclérose en plaques. « À aucun moment, vous n’avez infléchi vos choix de réductions des dépenses, à aucun moment vous n’avez voulu emprunter la piste de nouvelles recettes pour notre système de protection sociale », a regretté la sénatrice du Val-de-Marne, pointant les mesures néfastes de la politique de santé du gouvernement : suppression des cotisations des entreprises à la branche famille, mise en place des groupements hospitaliers de territoire (GHT) prétexte à de nouvelles baisses de dépenses, fin de l’universalité des prestations familiales, refus de diminuer les restes à charge des patients, ponction du fonds pour l’emploi des hospitaliers au profit du privé etc.

Une logique aux antipodes de celle du PLFSS

Des renoncements qui « sont autant de portes ouvertes dans lesquelles s’engouffre la droite », selon Laurence Cohen, citant le projet de François Fillon de cantonner la Sécu à la couverture des « affections graves » tandis que les autres seraient laissées aux assureurs privés, ou encore celui de créer une franchise médicale universelle sur les 200 à 300 premiers euros de soins dans l’année, qui ne seraient donc plus remboursés aux patients. À l’opposé de cette « conception marchande », le groupe CRC a voulu défendre « les principes de solidarité, d’universalité et d’égalité » de la Sécu avec une « prise en charge des frais de santé à 100 % » par cette dernière, au travers d’une centaine d’amendements déposés dès la première lecture du PLFSS.

Parmi ces propositions (consultables sous cet article sur humanite.fr), figurent la suppression des franchises médicales, un moratoire sur la fermeture de services et d’établissements de santé, le tiers payant intégral pour les étudiants, l’interdiction des dépassements d’honoraires pour les prestations pratiquées dans le cadre de missions de service public, l’affectation de l’excédent de la branche des accidents du travail et des maladies professionnelles (AT-MP) à l’indemnisation des victimes, l’extension à tous les salariés concernés du dispositif de cessation d’activité des travailleurs de l’amiante, l’encadrement et la transparence de la fixation du prix des médicaments… Côté financement, les communistes ne sont pas en reste avec, entre autres propositions, la fin du « dispositif Fillon » d’exonération de cotisations patronales et la mise en place d’une modulation assortie de cotisations additionnelles pour les entreprises qui privilégient la finance sur l’emploi, la mise à contribution des revenus financiers des sociétés pour l’assurance vieillesse, la suppression de la taxe sur les salaires dans les hôpitaux qui pèse pour 66 % de leur budget, un « audit citoyen » de la dette de la protection sociale… Une logique aux antipodes de celle du PLFSS version gouvernementale ou version droite sénatoriale.

Le coût exorbitant du projet Fillon

Vingt milliards d’euros de transfert de dépenses sur les ménages ou leurs complémentaires, ce qui revient au même puisque celles-ci sont financées par leurs cotisations : c’est ce que coûterait le projet Fillon de dérembourser les soins de ville pour les confier aux assureurs privés, selon la Mutualité française. Soit 300 euros de dépenses en plus par personne et par an, et 1 200 euros pour un couple avec deux enfants.

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 14:57

Blitzkrieg sociale ou contre révolution néoconservatrice et anti démocratique selon Fillon.
La gauche doit sortir l'artillerie lourde pour l'arrêter !

Un grand démocrate...

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 08:25
La destinée des mots, parfois, nous déconcerte, nous étourdit. Ainsi les mots « peuple » et « populisme », tels qu'on les emploie aujourd'hui. En 1927, Louis Guilloux publia « La maison du peuple » pour rendre hommage aux ouvriers de Saint-Brieuc qui, contre la vindicte bourgeoise, avaient bâti un foyer de lutte et d'éducation. Le même, en 1942, reçut le prix « populiste » pour « Le pain des rêves ». Je me rappelle m'en être entretenu avec lui, à la fin de sa vie
Populiste, disait-il, ça me va bien si cela évoque le monde dont je suis issu, mais je n'ai nul besoin d'aller vers lui à la manière des populistes russes qui souhaitaient arracher les moujiks à leur ignorance. Moi, j'ai ça dans les veines, point final. Aujourd'hui, l'épithète a basculé. Il ne s'agit plus d'aimer les petits mais de s'appuyer sur eux, sur leurs frustrations, sur leurs émotions, leurs rages et leurs peurs, pour disqualifier les corps intermédiaires et la caste des dirigeants. À cela, deux explications.

D'abord, l'écart, la faille, entre une poignée de riches qui deviennent plus riches et la masse des pauvres qui s'enfoncent ou craignent l'enfoncement, ne cesse de croître, jusqu'au vertige.

Ensuite, les politiciens, malgré les élections, se comportent plus en professionnels qu'en mandataires. Ils s'accrochent ou tentent de s'accrocher, et conçoivent la vie publique comme une carrière. Alors les démagogues de tout poil se targuent d'être les vrais représentants du peuple aux abois, d'incarner sa colère contre « le système ». Et ce processus est d'autant plus aigu que « ceux d'en haut » disent et redisent qu'on n'a pas le choix, qu'il n'est aucune alternative, que la pente de leur action est mono-directionnelle, que la dette, c'est la dette, que l'austérité, c'est l'austérité, que le monde, c'est le monde, et autres fatalités. Ils ont oublié la maxime de Machiavel : contenter le peuple et ménager les grands. Le deuxième terme, ils l'appliquent, ô combien.
Mais le contentement du peuple passe à l'as et les populistes rappliquent avec leur miroir aux alouettes. J'aimerais, moi, qu'on déleste le peuple de ces mirages, qu'on lui rende sa noblesse et son rôle. Quand La Bruyère ou Victor Hugo déclaraient « Je suis peuple », ils étaient aux antipodes du « populisme » de maintenant. La démocratie, par essence, est participative. Ou n'est que faux semblant.
 
Courant d'ère d'Hervé Hamon: vive le peuple! (Le Télégramme, dimanche 4 décembre)
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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 08:21
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 13:54

François Hollande, ou le passé d'une illusion

François Hollande a donc annoncé hier qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle 2017.

C'est la conséquence de l'échec politique, social, économique des choix engagés par lui et son gouvernement et bon nombre des parlementaires socialistes tout au long de ces cinq dernières années, trahissant le mandat que leur avait donné les électeurs de gauche et les idées fondatrices de la gauche.

Signature sans renégociation ni référendum du Pacte budgétaire européen Sarkozy-Merkel (TSCG) qui fait du libéralisme et de l'austérité les clefs de voûte des politiques publiques en Europe et donne un droit de censure à la Commission européenne sur les budgets votés par les représentants du peuple dans les Parlements nationaux, allongement de l'âge de départ en retraite, fragilisation de services publics essentiels comme l'hôpital, mise au pain sec des collectivités locales, réforme des territoires et des régions administratives anti-démocratiques, ANI, loi Macron, loi El Khomri créant les outils pour déréguler le code du travail au profit des patrons, la politique de l'offre, le CICE avec ses 40 milliards de cadeaux donnés aux entreprises, absence de vraie réforme fiscale redistributive sinon l'augmentation de la TVA et plafonnement de l'impôt sur les hauts revenus en faveur des plus riches, criminalisation du mouvement social et syndical, déchéance de nationalité et état d'urgence prolongé, politique atlantiste dictée par les marchands de canons et bienveillante jusqu'à la caricature avec les intérêts des pétromonarchies réactionnaires du Golfe, argent gaspillé dans le renouvellement de notre force de frappe nucléaire en contradiction avec nos engagements internationaux.

Aujourd'hui, il n'y a guère que le MEDEF, insensible à l'augmentation de la pauvreté, du chômage et des inégalités, qui distribue des satisfecits à François Hollande.

Jamais depuis Guy Mollet, l'expédition impérialiste de Suez et les pleins pouvoirs donnés à l'armée pour « pacifier » l'Algérie et torturer à tour de bras, une expérience de pouvoir de la gauche n'aura été aussi catastrophique, aussi contraire aux idéaux originels de la gauche et aux intérêts des Français.

La monarchie présidentielle s'est encore renforcée avec Hollande qui voulait d'une majorité et d'un parlement godillots et qui n'a pas craint d'imposer une loi travail minoritaire dans l'opinion et chez les députés de gauche par plusieurs recours au 49-3.

François Hollande est responsable d'une aggravation de la crise de la politique, de la crise de confiance des français vis-à-vis de la politique et tout particulièrement de la gauche.

Aujourd'hui, tous deux sans doute candidats aux Présidentielles, Manuel Valls et Emmanuel Macron représentent la continuité vis-à-vis de cette politique de centre-droit acquise au néo-libéralisme et aux intérêts de la finance, prête à anticiper l'effort de destruction des conquêtes ouvrières et sociales de la droite dure.

Les militants, cadres, élus socialistes n'ont, dans leur grande majorité, pas voulu ou su résister à cette politique qui mène la gauche au naufrage et nourrit l'abstention et le vote pour le Front National. Beaucoup d'entre eux étaient pourtant opposés à la vigueur de ce détournement à 180 degrés vis-à-vis des idées matricielles de la gauche.

L'exemple de la débâcle en Europe des autres partis sociaux-libéraux, et surtout des dégâts qu'ils ont pu commettre sur leurs systèmes sociaux et le rapport de force politique et idéologique, aurait dû aussi les faire réfléchir.

Aujourd'hui, il est temps que tout le monde à gauche se ressaisisse et tire les leçons de l'échec politique et social des orientations sociale-libérales pour reconstruire une gauche plus forte et rassemblée sur des bases de rupture avec les pratiques du passé. Une gauche qui ait le courage de s'attaquer aux intérêts capitalistes, de démocratiser la République et l'Europe, de remettre en cause l'austérité et les traités libéraux de l'Union Européenne, de défendre les travailleurs, de lutter contre la désindustrialisation et le chômage, de partager les richesses pour financer des services publics et une protection sociale du XXIe siècle.

C'est notre responsabilité. Aujourd'hui, face à la montée de la pauvreté, de la xénophobie, des logiques ultra-libérales de guerre aux classes populaires, de la réaction de droite et d'extrême-droite, plus que jamais, c'est socialisme (le vrai!) ou barbarie.

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du Parti Communiste Français du Finistère

élu PCF Front de Gauche à Morlaix et Morlaix-Communauté

François Hollande, ou le passé d'une illusion
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 13:09
IVG: la droite et l'extrême-droite montrent à nouveau leur vrai visage (Laurence Cohen, PCF)

Droit à l’IVG : la droite et l’extrême droite montrent à nouveau leur vrai visage

 

L’inscription du délit d’entrave numérique à l’IVG a franchi une première étape importante avec son adoption en première lecture par l’Assemblée Nationale.

Le débat a été l’occasion pour les élu-e-s les plus réactionnaires de vilipender leur opposition à l’IVG, remettant ainsi en cause la loi Veil.

Nous ne doutons pas que lors de la navette parlementaire, avec son examen au Sénat, la semaine prochaine, sera tout autant le lieu de ces expressions bafouant les droits des femmes.

Les communistes, au parlement comme dans la rue, portent, eux, la voix de cette avancée sociale, nécessaire, au regard de toute cette propagande numérique anti-IVG.

Il est plus que temps de sécuriser ce droit, remis en cause par des sites internet pseudo-officiels, qui tentent par tous les moyens d’interdire l’accès à l’IVG, de dissuader les femmes à faire ce choix, de les culpabiliser.

Nous ne laisserons pas les sphères les plus conservatrices, revenir sur cet acquis des féministes.

L’IVG est un droit individuel et collectif, obtenu de haute-lutte, et sera à coup sûr, l’un des sujets de la campagne des Présidentielles. Le « champion « de la droite, soutenu notamment par la manif pour tous, s’étant déclaré contre cette liberté pour les femmes.

A l’opposé, les communistes proposent que ce droit soit garanti par la Constitution, comme un droit inaliénable.

 

Laurence Cohen, Co-Responsable nationale du PCF " Droits des femmes et Féminisme",

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 20:20
François Hollande renonce à se prononcer à la présidentielle (L'Humanité, 1er décembre 2016): "moi président", c'était une mauvaise farce à chute terrible!
François Hollande renonce à se présenter à la présidentielle
LIONEL VENTURINI
JEUDI, 1 DÉCEMBRE, 2016
HUMANITE.FR

François Hollande a annoncé ce jeudi soir en direct à la télévision qu'il renonçait à se présenter à l'élection présidentielle de 2017.

Le chef de l'Etat, dont la décision était attendue depuis des semaines par une majorité socialiste divisée et pessimiste sur les chances de même figurer au second tour, a expliqué qu'il entendait continuer à être président jusqu'au bout de son mandat. "Aujourd'hui je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d'elle, aussi j'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle", a-t-il dit à l'Elysée. C'est la première fois qu'un président en exercice de la Ve République renonce à briguer un second mandat.
 
Pas candidat à sa propre succession, une première dans la Ve République depuis Georges Pompidou et son décès durant son mandat, François Hollande effectue dans le même temps un droit d’inventaire et un éclair de lucidité. Droit d’inventaire, en défendant longuement un bilan de son quinquennat quelque peu enjolivé. « J’ai agi pour redresser la France et la rendre plus juste » défend-il, jugeant « la Sécu à l’équilibre », « la dette préservée » et même la finance « régulée » -euphémisme signant en creux l’échec. Au titre des libertés, il cite le mariage pour tous bien sûr, mais aussi se targue d’avoir fait avancer l’égalité homes-femmes, et avoir « amplifié la lutte contre les discriminations », en se gardant bien d’en citer des exemples. C’est pourtant  « la lucidité » que le chef de l’Etat revendique pour renoncer. Il concède des « erreurs »,  et un seul « regret », le débat sur la déchéance de nationalité, qui « nous a divisé ».  Avis à Manuel Valls, en pointe sur ce projet… Sur le chômage, le critère qu’il se donnait depuis 2012 pour pouvoir se représenter, il assure que « les résultats sont là », qu’il « a pris tous les risques ». Alors pourquoi renoncer, au terme des ces longues minutes de défense et illustration  de son bilan ? « Je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d'elle. Aussi, j'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle », a-t-il conclut en fin d’allocution, la voix blanche et hésitante. 
 
Avec des intentions de vote actuelles qui le reléguaient en cinquième ou sixième position, derrière François Fillon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, des sondages montrant que quel que soit le candidat soutenu par le PS, il ne dépasse à ce stade de la campagne jamais les 10% au premier tour de l'élection présidentielle d'avril 2017 (9% pour Harris Interactive, 8% pour Odoxa), François Hollande n’avait guère de choix. Sinon prendre acte du rejet qu’il porte dans l’opinion, à rebours du bilan qu’il a défendu lors de son allocution.  
 
Pour l’heure, il demeure président durant cinq mois,  et s’est contenté d’un appel à l’unité de la gauche, sans pencher ouvertement pour un candidat plutôt qu’un autre. Si la candidature de Manuel Valls ne fait plus guère de doute,  et entrainera un remaniement sans doute a minima, François Hollande s’est voulu au dessus de la mêlée,  souhaitant un « sursaut collectif », appuyant implicitement la primaire du PS fin janvier et expliquant « comme président de la République je me dois de diriger l'État. Comme socialiste, je ne peux me résoudre à la dispersion de la gauche». Il met en garde contre François Fillon, dont « le projet met en cause le modèle social », et l’extrême droite, sans nommer Marine Le Pen, qui « nous appelle au repli ». Nul doute qu’il sera plus tard, dans la campagne, tout sauf un observateur.
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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 13:33

Jean-Jacques Candelier député PCF- Front de gauche du Nord

"Le Smic n’aura augmenté que de 45 euros sur toute la durée du quinquennat"

jeudi 1er décembre 2016

Interrogée par Jean-Jacques Candelier sur le "faible" niveau du smic, la ministre du Travail a botté en touche et mis en avant les mesures prises par le gouvernement, procurant, selon elle, des revenus bien meilleurs aux plus modestes.

Myriam El Khomri dit réserver sa réponse pour le 19 décembre, après la réunion des partenaires sociaux, préférant mettre en avant les mesures prises pendant le quinquennat :

"Vous indiquez que le gouvernement n’a rien fait pour améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs modestes... [...] Je suis désolée, aucun gouvernement n’aura fait autant pour améliorer le pouvoir d’achat des ménages" a t-elle précisé.

L’Intervention du député Front de gauche

le 28 novembre, le groupe d’experts sur le SMIC a rendu son avis. Selon lui il n’est pas nécessaire de donner un coup de pouce au salaire minimum, fixé aujourd’hui à 1 141 euros net par mois et qui concerne 1,6 million de salariés.

Si vous suivez l’avis des experts – comme vous le faites depuis maintenant quatre ans au nom de la sacro-sainte compétitivité –, le SMIC n’aura augmenté que de quarante-cinq euros sur l’ensemble du quinquennat, essentiellement du fait des revalorisations automatiques légales. Ce serait une première qu’un gouvernement se réclamant de gauche n’ose pas agir en faveur des bas salaires durant son mandat.

Dans le même temps, quarante milliards d’euros de dividendes ont été versés aux actionnaires en 2016, faisant de la France la championne d’Europe en la matière.
Tout cela n’est que le reflet de la politique que vous menez depuis cinq ans : une politique de baisse de charges pour les entreprises au détriment du pouvoir d’achat des salariés.

Dans ce contexte, l’augmentation du salaire minimum est une exigence sociale autant qu’une nécessité économique.

Une exigence sociale d’abord, les besoins les plus élémentaires d’une grande partie de nos concitoyens n’arrivant plus à être satisfaits. Comment pourrait-on vivre dignement avec 1 141 euros par mois alors qu’on est considéré comme pauvre avec moins de mille euros de ressources ?

Une nécessité économique ensuite car l’augmentation du salaire minimum est le meilleur moyen de lutter contre les inégalités, qui ne cessent de croître dans notre pays. Il est plus que temps de redonner du pouvoir d’achat à nos concitoyens. Cela permettrait de faire repartir la consommation des ménages, moteur de la croissance française.

Monsieur le Premier ministre, ma question est simple : le Gouvernement va-t-il satisfaire les attentes populaires et les besoins du pays en se décidant enfin à augmenter le SMIC ?

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 08:37
Les socialistes frondeurs partent en ordre dispersé à la primaire de la gauche

Alors que s’ouvre, jeudi, la période de dépôt des candidatures qui se terminera le 15 décembre, ils n’ont pas réussi à s’entendre pour soutenir le même candidat.

LE MONDE |

Tout ça pour ça ? Durant le quinquennat, les députés socialistes dits frondeurs ont agité le Landerneau politique, appelant à la mobilisation contre le crédit d’impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), adopté sans prévenir par le gouvernement, ou contre la loi El-Khomri qui, selon eux, mettait à bas des années de conquêtes sociales.

En mai puis en juillet, cette cinquantaine de parlementaires situés à l’aile gauche du PS a même tenté de déposer  une motion de censure contre le gouvernement. Sans succès : les deux fois, ils n’ont pas réussi à rassembler les 58 députés nécessaires.

S’ils ont présenté un front à peu près solidaire durant cinq ans contre la politique "social-libérale » menée par François Hollande, les frondeurs partent aujourd’hui en ordre dispersé dans la campagne pour la présidentielle.

Alors que s’ouvre, jeudi 1er décembre, la période de dépôt des candidatures à la primaire de la gauche, qui se terminera le 15 décembre, ils n’ont pas réussi à s’entendre pour soutenir le même candidat : selon les décomptes, ils sont à peu près autant à s’être ralliés à Benoît Hamon qu’à Arnaud Montebourg, tous deux en lice pour représenter  le PS à la présidentielle de 2017.

Mercredi 30 novembre, l’ancien ministre de l’économie a ainsi reçu l’appui du chef de file des frondeurs, Christian Paul. « L’inventaire lucide du quinquennat ne permet pas la réunion des gauches et des écologistes autour du président de la République, a justifié le député de la Nièvre dans un communiqué. C’est pourquoi nous devons donner de la force collective à un candidat qui sache rassembler, par son projet , sans abandonner os idéaux humanistes, ni céder à la démagogie. »

Une alliance de circonstance

Ce soutien, qui était attendu, n’impressionne pas le camp Hamon, où l’on met en avant ses propres ralliements. Le 18 novembre, l’ex-ministre de l’éducation nationale puis de l’économie sociale et solidaire avait dévoilé une liste de dix-neuf parlementaires décidés à le soutenir à la primaire, parmi lesquels les députés Pascal Cherki (Paris), Régis Juanico (Loire) ou Mathieu Hanotin (Seine St Denis).

« La majorité des élus de la motion B sont derrière nous », avait alors assuré l’entourage de M. Hamon, en référence au congrès de Poitiers, où les socialistes s’étaient affrontés en juin 2015 pour déterminer la ligne du PS après le revers des élections départementales. La motion A défendue par Jean-Christophe Cambadélis, l’actuel premier secrétaire, avait recueilli 60 % des suffrages des militants, contre 28,5 % pour la motion B de Christian Paul et 9,5 % pour la motion C de La Fabrique, un courant à mi-chemin entre le gouvernement et les frondeurs, incarné par Karine Berger, députée des Hautes-Alpes.

A écouter les « kremlinologues » du PS, que les frondeurs s’égaillent à la vue de la primaire comme des étourneaux à celle d’un champ d’automne fraîchement labouré n’a rien de surprenant. « Ils se sont constitués en opposition à la dérive libérale du gouvernement, c’est une alliance de circonstance. Il n’est pas anormal qu’ils ne suivent pas le même candidat », explique un bon connaisseur des arcanes socialistes. De plus, il ne peut exister de discipline de vote et de soutien parmi eux puisqu’ils ne sont pas constitués en groupe en tant que tel.

« Stratégie du râteau »

Néanmoins, certains parmi ces frondeurs s’inquiètent de la lutte entamée entre MM. Hamon et Montebourg et des excès que celle-ci pourrait entraîner d’ici au 29 janvier, date du second tour de la primaire. « Nous pouvons avoir des divergences, mais elles sont secondaires par rapport à l’opposition à la politique menée par François Hollande et Manuel Valls, met en garde Laurent Baumel, député d’Indre-et-Loire et partisan déclaré de l’ancien ministre de l’économie. L’important, c’est d’être rassemblés pour le second tour, il ne faut pas l’oublier. »

« Notre stratégie pour la primaire doit être celle du râteau : tout faire pour que le candidat de la gauche du PS qui arrivera en tête au premier tour fasse le plein de voix au second, abonde Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris, elle-même sur la ligne de départ. Il faut donc préparer les ralliements dès maintenant. Depuis l’été, je le dis à Hamon et à Montebourg : convergeons, convergeons, convergeons ! » Pas sûr que les impétrants y prêtent l’oreille, en tout cas pas tout de suite.

Cédric Pietralunga
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