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Campagne nationale du PCF "1 million d’oliviers" pour la Palestine. C’est plus que jamais d’actualité au moment où la colonisation et le permis de tuer s'intensifient pour les Israéliens en Cisjordanie avec l'aide de leur gouvernement d'extrême-droite raciste et suprématiste! Le PCF Finistère avec les dons des adhérents, des sections, de la fédération, des sympathisants et déjà réuni l'an passé plus de 15 000 euros qui ont été envoyés en Palestine, de quoi payer 1500 oliviers pour être replantés dans la terre palestinienne, acte de résistance symbolique et de Paix. Chaque don, chaque engagement compte! Le PCF organise un déplacement de représentants de fédérations, sections engagés dans cette solidarité et de parlementaires et maires en Palestine à la mi juillet.
Au niveau national 45 000 euros avaient été récoltés en mars et 10 271 oliviers avaient été plantés grâce à ces dons. Chaque olivier planté est un acte de résistance face à l'occupation militaire et la colonisation de peuplement israélienne.
Sur tous les fronts... Nos camarades Martine Carn, Paul Mongault et Enzo De Gregorio vendaient l’Humanité magazine sur le marché de Morlaix ce samedi 23 mai. Comme chaque semaine les communistes morlaisiens vendent l’Humanité du week-end sur le marché de Morlaix, chacun prenant sa part du travail militant collectif! Photos de notre ami Pierre-Yvon Boisnard
Vente solidaire de legumes solidaires du PCF pays de Morlaix Rampe Saint Augustin ce matin avec Pascal Pouillet, Marie-France Monery, Paulette Peron, Lucienne Nayet, Colette Loiseau, Roland Bagnis, Ismael Dupont. Tout a ete vendu, pres de 400kg de bons legumes de Roscoff en direct du producteur! C’etait la 17e vente de legumes du pcf pays de Morlaix en 19 mois!
Par Camille Mongin, secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes (UEC)*.
À l’heure où se prépare le budget 2026, le gouvernement choisit de durcir une politique déjà largement contestée : l’imposition des frais d’inscription différenciés pour les étudiants étrangers. Face à ces orientations, nous devons soutenir la vision d’un service public de l’enseignement supérieur accessible à toutes et tous.
Cette orientation ne sort pas de nulle part. En 2019, le plan « Bienvenue en France » marquait une rupture majeure avec le principe d’égalité d’accès à l’enseignement supérieur. Sous couvert d’attractivité internationale, il introduisait des droits d’inscription multipliés par 16 pour les étudiants hors UE. Nous l’affirmons : faire payer davantage les étudiants étrangers ne rend pas l’université française plus attractive, cela la rend simplement plus injuste.
Face à cela, de nombreuses universités avaient refusé d’appliquer ces hausses, maintenant un accès plus égalitaire. Mais aujourd’hui, le gouvernement persiste et impose. Le 20 avril dernier, le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Espace, Philippe Baptiste, a décidé de passer en force contre les résistances, en annonçant la fin de la possibilité pour les universités d’exonérer les étudiants extracommunautaires de ces frais d’inscription différenciés. Ils devront donc débourser à la rentrée universitaire 2 895 euros en licence et 3 941 euros en master.
Ce choix n’est pas technique, il est profondément politique. Il intervient dans un contexte d’autonomisation forcée des universités auxquelles l’État impose de fausses solutions budgétaires. Il entérine une transformation de l’enseignement supérieur français, désormais alignée sur les logiques du marché, où les étudiants deviennent des clients solvables.
Ce choix est une impasse, et il aggrave des situations déjà critiques. Une université qui sélectionne par l’argent renonce à sa mission de service public.
En 2024-2025, un étudiant sur six dans les universités françaises était international. Parmi eux, 40 % déclarent ne pas pouvoir couvrir leurs besoins essentiels, contre 16 % des étudiants français. Seuls 2 % des étudiants extracommunautaires sont éligibles aux bourses sur critères sociaux. La suppression des APL pour les étudiants hors UE et non boursiers a déjà renforcé leur précarité. L’accumulation de ces mesures exclut une partie de la jeunesse mondiale et fait d’elle une véritable variable d’ajustement budgétaire.
Dans ces conditions, étudier devient pour beaucoup un combat quotidien. Faute de ressources, nombre d’étudiantes et d’étudiants étrangers sont contraints de travailler pour continuer leurs études. Ces emplois se font bien souvent dans l’ombre : travail non déclaré, horaires extensifs, absence de droits. Cette politique alimente ainsi la constitution d’une main-d’œuvre précaire, corvéable et à la merci du patronat. Elle organise, de fait, l’exploitation de celles et ceux qu’elle prétend accueillir.
Cette situation pose une fois de plus la question de l’enseignement supérieur que nous voulons : voulons-nous d’un enseignement supérieur qui continue de trier et précariser les étudiants ? Ou voulons-nous un service public du savoir, ouvert, fondé sur la coopération ?
Il est urgent de le réaffirmer : les étudiants étrangers ne sont pas une charge pour la France mais un maillon essentiel de la production scientifique nationale. En persistant dans cette voie, le gouvernement fait un choix clair : celui d’une université inégalitaire, fermée trahissant l’exigence d’un service public de partage et de construction collective des connaissances. Nous refusons ce basculement. Défendre l’égalité d’accès à l’enseignement supérieur, c’est affirmer que le savoir est un bien commun – et qu’il ne saurait être réservé à celles et ceux qui peuvent payer.
Nous demandons l’abrogation immédiate des frais d’inscription différenciés et le rétablissement d’un accès égal à l’enseignement supérieur pour tous les étudiants, quelle que soit leur nationalité. Le savoir n’est pas une marchandise. L’université n’est pas un marché. Étudier en France ne doit jamais devenir un privilège.
* Camille Mongin, étudiante en biologie, était secrétaire départementale du Mouvement des Jeunes Communistes dans le Finistère et candidate du PCF à Brest sur la liste de la Gauche unie pour Brest en mars 2026 (Note du Chiffon Rouge)
8 mai 2026 - Discours d'hommage à Rol Tanguy par Lucienne Nayet
Remerciements de Claire, Hélène et Francis de rendre hommage à leur père Henri Rol Tanguy ce 8 mai qui marque la fin de la Seconde guerre mondiale en Europe, mettant fin aux années de conflits dévastateurs et où les combats ont enfin cessé.
La vie de Henri Rol Tanguy a été au service de la liberté. Né en 1908 à Morlaix, il représente une génération pour qui l'engagement était une nécessité, un sens dans sa vie, un homme dont je vais retracer quelques grandes lignes de son parcours.
Son engagement se déploie d'abord dans les brigades internationales puis dans la Résistance et après guerre dans son action mémorielle:
à l'ANACR (association nationale des combattants et amis de la résistance)
et à l'ACER (Amis des combattants de l'Espagne Républicaine)
Défendre la République espagnole en 1936, c'est une forme de conscience politique lucide à l'époque face aux menaces qui pèsent sur l'Europe. Pour Henry Rol Tanguy la lutte n'a pas de frontière, c'est déjà un chemin pour défendre la liberté en France. Il a eu de nombreuses activités syndicales et politiques.
Il a été secrétaire de syndicat de la métallurgie de la région parisienne CGT avec Jean-Pierre Timbaud, commissaire politique avec les Brigades Internationales, chef d'état major des FFI de la région parisienne, colonel de l'Armée française, membre du Comité central du PCF.
Depuis 1936, avec le syndicat de la métallurgie, Henri Tanguy menait une intense campagne de solidarité avec la République espagnole plongée dans la guerre civile depuis juillet 1936.
Henri Tanguy demande à plusieurs reprises mais en vain à partir se battre en Espagne. En 1937, le PCF demanda à ses cadres de renforcer les Brigades, et Henri Rol Tanguy accepta de faire partie de ce contingent. Il a été désigné commissaire politique de la 14 ème Brigade "La Marseillaise".
Blessé le 18 juin 1938, d'une balle dans la poitrine, il rejoint son poste après quelques journées passées à l'hôpital, refusant d'attendre l'extraction du projectile. Il participe à la vaste offensive de l'Ebre à Tortosa et dans la Sierra Cabalis de juillet à septembre 1938.
Revenu en France, à la dissolution des Brigades, Henri Rol Tanguy reprend ses responsabilités au syndicat des Métaux et au Comité de la Région de Paris du PCF.
Le 5 octobre 1940, apprenant qu'une vague d'arrestation frappe les militants du PC, il entre dans la clandestinité. Il participe à la mise sur pied de l'organisation spéciale (O.S), le PCF lui confie la responsabilité du secteur sud de Paris et de sa banlieue d'où il organise des sabotages contre les forces allemandes.
Son épouse Cécile, entrée également dans la Résistance, comme agent de liaison, joue un rôle très important auprès de lui. En Août 1941, il est chargé avec Raymond Losserand et Gaston Carré dans la Région parisienne de groupes armées qui en 1942 deviennent les FTP (mouvement de résistance communiste armée).
Et dans ce trio de résistance, il exerce la fonction de responsable militaire. Losserand et Carré sont arrêtés en 1942 et fusillés 5 mois plus tard.
C'est là qu'il change de zone pour sa sécurité et œuvre dans la région du Poitou-Anjou. Il revient en 1943 en Région Parisienne pour diriger avec Joseph Epstein les FTP en région parisienne.
Il est aussi nommé en tant que FTP au sein des comités d'action contre la déportation chargés de saboter les départs au STO.
Il passe à l'état major de toute la Région Parisienne qui regroupe 11 départements autour de Paris et le 1er juin 1944, il devient colonel régional des FFI et prend son pseudonyme Rol qui lui vient d'un ami des Brigades Internationales, le légendaire Rol, décédé pendant la guerre d'Espagne en combattant des Brigades internationales (Théo Rol, tué en 1938 pendant la bataille de l'Ebre alors que Henri Tanguy se trouvait à ses côtés).
Oui il combat mais il comprend très vite qu'il faut s'organiser, se structurer, entretenir des réseaux et maintenir les liens entre les différents groupes de résistants. Son rôle a été très important et déterminant.
Il s'engage totalement à la préparation de la libération de la capitale en liaison étroite avec le comité d'action militaire du CNR dirigé par le Général de Gaulle et Jacques Chaban Delmas.
Le 17 août 1944, l'état-major de la Résistance appelle à la lutte décisive. Le 21 août, il fait afficher l'ordre de dresser des barricades, 600 brigades sont réalisées et avec 100 000 hommes sous ses ordres il libère une grande partie de la capitale, Paris, en 3 jours, jusqu'au 24 août. Le 25 août, c'est l'acte de reddition signé par Von Choltiz et le Général Leclerc, acte que Rol Tanguy contresigne. Ce moment marque l'aboutissement de plusieurs années de lutte, mais aussi la victoire d'un engagement collectif.
Après la guerre, une phase moins connue, Henri Rol Tanguy ne se retire pas de la vie politique. Il comprend rapidement que l'histoire de la Résistance dans sa diversité ne s'arrête pas là, à la victoire des Alliés. Il s'engage pour poursuivre le combat mémoriel à l'ANACR dont il devient président en 1946, et à l'ACER pour transmettre les valeurs de l'engagement pour la République espagnole et les brigades internationales. Son objectif est évident et ses enfants le rappellent - sa fille Claire est aujourd'hui présidente de l'ACER: le souvenir ne doit pas s'effacer, les sacrifices jamais s'oublier, la volonté de construire une République d'égalité, de justice et de fraternité doit rester ce qui guide.
Rendre hommage à Rol Tanguy aujourd'hui, ce n'est pas seulement honorer son histoire, c'est interroger le monde qui vacille bougrement.
Les situations nationale et internationale sont graves, les guerres tuent tous les jours des populations civiles, détruisent les infrastructures nécessaires à la vie des peuples, le droit international est bafoué. Dans notre pays, l'extrême-droite s'installe, dangereuse pour notre démocratie, l'histoire nous l'a enseigné. Ils distillent des discours racistes, antisémites, complotistes, de rejet de la différence.
Des bottes sont prêtes à écraser les esprits, la raison et la connaissance, de l'histoire, la mémoire de ces hommes et femmes qui ont donné leur vie, qui ont combattu comme Rol pour la liberté, l'égalité et la solidarité.
Rol Tanguy c'est avant tout l'espoir, l'audace d'un monde meilleur.
Engageons la jeunesse dans cette voie citoyenne courageuse.
Lucienne Nayet,
Célébration du 8 mai 2026, 1er moment devant la stèle d'hommage à Rol-Tanguy, place Rol-Tanguy devant la gare de Morlaix, de 9h30 à 10h.
La Vie de la fédération
A Brest le 13/05/2026
Cher.e camarade,
Le samedi 6 juin et dimanche 7 juin jusqu'à 12h aura lieu le vote des adhérents du PCF à jour de cotisation*, pour le choix de base commune du 40 ème Congrès national du PCF qui aura lieu les 3, 4, 5 juillet à Lille.
Une proposition de base commune du Conseil National, "Un communisme de conquêtes" adoptée, suite aux travaux de la commission texte, et après amendements, à la majorité des membres du Conseil National est désormais soumise à la discussion et à la lecture des communistes, en même temps que 3 "textes alternatifs" qui ont rempli les conditions statutaires nécessaires pour se présenter au vote des communistes et devenir ainsi de possibles bases communes :
- "Pour battre l'extrême-droite et ouvrir l'espoir. Communistes à l'offensive".
- "Stratégie communiste. La lutte des classes comme boussole, le socialisme comme programme".
- "Résister et construire. Une nouvelle page du communisme".
Le résumé officiel de chacun des textes, validé par les représentants des textes concernés, vous est transmis dans ce courrier avec le bulletin officiel de vote. La transmission aux sections d'une brochure papier provenant de la direction nationale, avec les 4 textes imprimés aura lieu la semaine prochaine. Pour faciliter l'appropriation par chaque camarade des enjeux, points de vue et différences de ces 4 textes ces documents seront disponibles à la fédération et auprès de chaque section.
Les résumés et 4 textes intégraux sont aussi sur le site du congrès ainsi que le bulletin de vote, vous pouvez en prendre connaissance dès à présent.
La fédération ou les sections peuvent aussi en imprimer à la demande.
Merci à un maximum de camarades de participer au vote des 6 et 7 juin qui a beaucoup d'importance pour l'orientation de notre parti dans les années à venir et la vitalité démocratique de notre organisation. Il est possible de se mettre à jour de ses cotisations jusqu'au moment du vote.
Une commission départementale du vote, émanant de l'exécutif départemental, centralisera les résultats dimanche 7 juin à partir de 12h pour les transmettre au national.
Le texte qui arrivera en tête dimanche 7 juin deviendra la base commune de discussion de tous les communistes et sera soumise aux amendements des congrès de section les 13 et 14 juin, et du congrès départemental le samedi 20 juin, comme du congrès national des 3 au 5 juillet.
L'heure est aujourd'hui au débat et à la réflexion des communistes. Et à l'exercice par chacun de sa souveraineté d'adhérent.
Ces débats auront lieu dans beaucoup de sections avant ou au moment du vote qui aura principalement lieu dans chaque section les samedi 6 et dimanche 7 juin selon les modalités établies par chaque section, dans le cadre statutaire.
Le vote par procuration est possible en transmettant l'information au mandataire comme au secrétaire de section.
Le vote par correspondance, directement à la fédération, est possible aussi en envoyant un courrier à la fédération du PCF Finistère, 5 rue Henri Moreau 29200 BREST, sous réserve d'envoyer le vote suffisamment tôt pour qu'il arrive pour le samedi 6 juin (mettre une enveloppe anonymisée avec le bulletin dans un autre enveloppe, avec mention de votre section et de votre identité).
Le samedi 20 juin, le Congrès départemental débattra et votera sur les amendements, et élira la délégation du Finistère au Congrès National à Lille (8 représentants de la fédération avec droits de vote, à parité). Il aura aussi pour mission d’élire le conseil départemental et le ou la secrétaire départemental.e
Le Congrès départemental aura lieu :
Salle de l'Astrolabe au Relecq-Kerhuon
Samedi 20 juin de 9h à 18h.
Le Congrès se fera en présence de 65 à 70 délégués des sections (1 délégué de droit par section + 1 délégué par tranche de 10 adhérents entamée).
Le Congrès départemental sera préparé, en plus des 2 assemblées générales que nous avons eu cette année déjà, le samedi 14 février à Carhaix, et le samedi 4 avril à la MPT de Quimerc'h, par plusieurs conseils départementaux, dont celui du mercredi 10 juin à la MPT de Quimerc'h.
La commission de candidature et la commission texte auront lieu pour la première à Brest et la seconde à Pont de Buis le mercredi 17 juin.
Débattons en toute fraternité, en communistes tous autant les uns que les autres soucieux de l'avenir de leur organisation, de leurs idées et de leur utilité collective.
Fraternellement,
Christian Beaumanoir, Claude Bellec, Jean-Paul Cam, Ismaël Dupont, Gladys Grelaud, Taran Marec, Erwan Rivoalan, Ronan Tanguy, pour l'exécutif de la fédération PCF du Finistère
*Il est possible de se mettre à jour de sa cotisation, règlement des trois derniers mois, jusqu’au jour du vote
Pascal Pouillet et Michel Lespagnol sur le marché de Morlaix pour la vente hebdomadaire de l'Humanité Magazine par les militants du PCF Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)
Les tontons flingueurs du PCF Morlaix sur le marché de Morlaix pour la vente de l'Humanité magazine. Tous nos exemplaires ont été vendus ce samedi 16 mai au matin par Pascal Pouillet et Michel Lespagnol (crédit photo Pierre-Yvon Boisnard).