3 octobre 2024
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C'est ce soir, jeudi 3 octobre, à la médiathèque de Quimper, à 18h: le film sur la résistante juive agent de liaison du mouvement de résistance communiste FTP MOI Eva Golgevit, rescapée de la rafle du Vel d'Hiv avec son fils: "La résistante et l'enfant", par Jean Barat.
CINEMA DOCUMENTAIRE ET TEMOIGNAGE
Médiathèque Alain-Gérard - esplanade Julien Gracq à Quimper
« La résistante et l’enfant »
Film de Jean Barat, France, 80 min, 2024
Jeudi 3 octobre à 18h séance tout public
En présence de Jean Golgevit
La résistante, c’est Eva Golgevit, du groupe Solidarité de la section juive de la M.O.I (Main-d’œuvre Immigrée), mouvement de résistance communiste - l’enfant, c’est Jean, son fils qu’elle cache après avoir réchappé à la Rafle du Vel d’Hiv. Pilier de la Chorale populaire juive, la poésie et le chant étaient pour Eva Golgevit l’expression de sa lutte contre la barbarie et de l’espoir dans un monde meilleur. À Auschwitz, elle chantait pour ses camarades. Ce film entrecroise le témoignage filmé dans les années 2000 d’Eva qui livre un récit passionnant sur l’avant-guerre de Varsovie à Paris, la Résistance, son arrestation, Auschwitz, le Block 10, Birkenau… avec celui de son fils, Jean, qui raconte aujourd’hui, la séparation, sa survie, les retrouvailles et un lien indéfectible qui l’unissait à sa mère : le chant yiddish.
Projection du film et discussions
85 places
Entrée libre et gratuite sans inscription - dans la limite des places disponibles
Bande annonce:
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Eva Golgevit, rescapée des camps nazis, Eva Golgevit, est décédée en mai 2017, à l'âge de 104 ans. Eva Golgevit est née en Pologne le 16 juin 1912 dans une famille juive pratiquante. Elle s'installe à Paris en 1934 et y épouse Charles Goldgewicht en 1937. Engagé volontaire étranger, Charles est fait prisonnier en juin 1940. En mai, Eva s’engage quant à elle dans le groupe Solidarité, section juive du mouvement de résistance communiste de la MOI (Main-d’Œuvre Immigrée). Elle y porte assistance aux familles démunies et cherche des familles d'accueil pour les enfants juifs en danger.
Arrêtée sur dénonciation au printemps 1943, elle est emprisonnée puis déportée, comme la majorité de son réseau, par le convoi 58, le 31 juillet 1943. À son arrivée à Auschwitz, Eva est internée dans le Block 10, celui des "expériences médicales". Durant dix mois, elle parvient à échapper au pire, notamment grâce à la solidarité de ses camarades.
Elle est ensuite transférée à Birkenau puis au camp annexe à Rajsko, une ferme agricole expérimentale où les conditions sont un peu moins dures. Elle survivra encore à trois "marches de la mort" qui la mèneront aux camps de Ravensbrück et de Malchof. Le 1er mai 1945, elle est libérée par les troupes soviétiques au nord de Berlin.
De retour à Paris, elle retrouvera son mari puis son fils, Jean. En 1952, Eva donnera naissance à un second enfant, Elie. Elle ne se départira jamais de l'esprit de solidarité et de cette foi en la vie qui la caractérisait.
Témoin d'un monde yiddish en grande partie disparu dans la Shoah, Eva n'a cessé de chanter les airs populaires de sa jeunesse polonaise. Ces derniers ont fait l'objet d'un enregistrement et d'un CD sorti en 2013. Elle avait livré son témoignage dans un ouvrage intitulé Ne pleurez pas, mes fils... (Le Manuscrit / Fondation pour la Mémoire de la Shoah, 2010).
Source: Fondation pour la Mémoire de la Shoah
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix
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