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Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF Morbihan, porte-parole du PCF Bretagne - Photo Ouest-France,
Les discussions s’ouvrent en vue des élections de 2021. Philippe Jumeau, secrétaire départemental du Parti communiste, proscrit tout accord avec les Marcheurs pour les régionales.
Nadine Boursier, Ouest-France, 9 septembre 2020
Le Parti communiste fera sa rentrée politique morbihannaise le samedi 19 septembre à Baud. Les militants évoqueront « le climat délétère depuis quelques jours », comme l’explique son secrétaire départemental Philippe Jumeau, frappé par « une banalisation de la parole raciste ». La crise sanitaire et le plan de relance aussi. Mais surtout les élections, régionales et départementales de mars 2021. « On a l’impression que 2021 est un marche pied pour la présidentielle de 2022. Or ce ne sont pas des élections annexes ! Département et Région ont des compétences qui ont des répercussions sur le quotidien (emploi, politique sociale…). »
Le PCF se réunira au niveau régional le 3 octobre à Saint-Brieuc pour acter une feuille de route et des chefs de file. D’ici là, les responsables, qui veulent éviter « l’atomisation des forces de gauche », ont demandé à rencontrer Loïg Chesnais-Girard, président de la Région et candidat à sa succession. « C’est un bon candidat. Il faudra quand même des inclinaisons… », soutient celui qui représentera le Morbihan dans la discussion. Leurs conditions : « pas de macroniste sur la liste » et « les poulaillers géants, hors de question ! ». « Le rassemblement à gauche se fera sur des valeurs de progrès, de solidarité. Les services publics d’éducation doivent être un marqueur fort du prochain mandat. »
Le Parti communiste doit aussi rencontrer les autres composantes de gauche : Génération. s, EELV, UDB, PS… Pas de contact avec la France Insoumise pour l’heure. « On a cru comprendre dans un courrier de FI au niveau régional qu’ils souhaitaient discuter avec nous si le PC leur faisait allégeance à la présidentielle… »
Le parti communiste doit faire cette année sans la Fête de l’Huma à la Courneuve. « Il est néanmoins possible d’acheter un bon de soutien de 25 € dont 5 € seront reversés au Secours populaire », indique Philippe Jumeau. Quid de la fête de l’Humanité bretonne, qui a traditionnellement lieu au parc des expositions de Lanester ? « On réfléchit à une organisation différente sur un jour. »
Pétition en direction des parlementaires, du Président de la République et du gouvernement français.
La France doit ratifier le Traité d’interdiction des armes nucléaires adopté à l'ONU le 7 juillet 2017! [LIRE LA SUITE...]
Cette pétition a été lancée par le Collectif "En Marche pour la Paix" dont le Parti communiste français est membre.
4 des 6 membres de la liste "En finistère, la gauche" (PCF, Les Radicaux de gauche, Génération.s, Nouvelle Donne, Place Publique) pour les Sénatoriales du 27 septembre 2020: Sylvaine Vulpiani (en 3e position, Génération.s), Isabelle Mazelin (en 1ère position, PCF), Laurent Le Treust (en 6e position, Génération.s), Philippe Broudeur (en 2e position, les Radicaux de Gauche) - photo Ouest-France
Une deuxième liste de gauche en vue des élections sénatoriales du 27 septembre a été déposée, ce lundi, en préfecture. « En Finistère, la gauche » est une liste d’union rassemblant des représentants de Génération. S, du PCF, des radicaux de gauche, de Nouvelle Donne et Place publique.
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Isabelle Mazelin, élue communiste du Relecq-Kerhuon, est tête d’une liste qui rassemble le PCF, Génération.s, Les Radicaux de gauche, Place publique et Nouvelle donne. Elle a été déposée ce lundi 7 septembre 2020 à la préfecture du Finistère.
Une nouvelle liste vient d’être déposée en préfecture du Finistère, ce lundi 7 septembre 2020, pour les élections sénatoriales. Elle s’intitule « En Finistère, la gauche » et rassemble des membres du PCF, de Génération.s, des Radicaux de gauche, de Place publique et de Nouvelle donne.
C’est Isabelle Mazelin, 55 ans, élue au Relecq-Kerhuon, membre du PCF, qui est tête de liste. Deuxième position : Philippe Broudeur, 50 ans, élu municipal à Quimper, membre des Radicaux de gauche. Troisième position : Sylvaine Vulpiani, 56 ans, conseillère régionale, membre de Génération.s à Plouescat. Quatrième position : Bernard Pino, 64 ans, habitant de Pont-l’Abbé, membre de Nouvelle donne. Cinquième position : Catherine Flageul, 63 ans, habitante de Rosnoën, membre du PCF. Sixième position : Laurent Le Treust, 51 ans, habitant de Quimper, membre de Génération.s.
Le projet de cette liste : « Faire entendre la voix des élus confrontés à la casse des services publics notamment dans les communes rurales, déclare Isabelle Mazelin. Cette liste comprend de nouveaux élus engagés sur le terrain. C’est un atout. »
Cette liste d’union de la gauche, comme elle se nomme, n’a pas réussi à s’allier avec le Parti socialiste. Pourquoi ? « Le PS a annoncé ses trois premiers candidats sans concertation, ajoute Isabelle Mazelin. L’union n’a donc pas été possible. Mais notre but n’est pas de mettre des bâtons dans les roues du PS. Ce ne sont pas nos ennemis. Nous sommes juste attachés au renouveau démocratique. »
Autre but de la liste : permettre au Sénat de jouer son rôle de contre-pouvoir. « Grâce aux commissions d’enquête, il contrebalance la politique de l’Assemblée nationale, explique Sylvaine Vulpiani. C’est un rôle important. » Les membres de la liste s’engagent à rendre compte de l’action des élus durant leur mandat, s’ils sont élus. Enfin, « En Finistère, la gauche » se dit favorable à la transition écologique et à la mise en œuvre d’une politique sociale plus marquée.
Pendant la campagne, ses membres iront à la rencontre des grands électeurs avant le scrutin du 27 septembre 2020. Ces grands électeurs sont appelés à renouveler la moitié des membres de la chambre haute du Parlement.
Eric Pelennec, sur la photo l'homme au béret à l'étoile rouge, entouré de ses copains du stand du PCF 29 à la fête de l'Huma
Militant du Mouvement de la Paix (il l'avait représenté à l'ONU au moment de la guerre en Irak, avait participé à de nombreux rassemblements pour le désarmement nucléaire à Crozon), sympathisant communiste, qui avait été l'ami de Dédé Moat quand il vivait au port de Roscoff sur son bateau, Yvon Le Corre avait réalisé pour les communistes morlaisiens la fresque du Pont de la Corde exposée au local du PCF Morlaix.
C'était surtout un formidable artiste, qui enseigna le dessin et la peinture notamment à Titouan Lamazou, un aventurier, un passionné de mer, de voyages, d'explorations, quelqu'un qui sut vivre et créer avec une intensité remarquable.
Nous avons appris ce matin par notre camarade Pol Huellou le décès d'Yvon Le Corre hier. Nous avons une pensée pour ses amis, notamment ceux du mouvement de la Paix (Pol Huellou, Roland Nivet), pour sa famille et ses proches. Et nous saluons chaleureusement le talent, l'originalité et les engagements de cet homme hors norme.
Le Trégor, 25 août 2020
https://actu.fr/bretagne/treguier_22362/treguier-le-peintre-yvon-le-corre-est-decede_35714337.html
Le peintre Yvon Le Corre est décédé, mardi après-midi, à Tréguier à l’âge de 81 ans. Pour ses 60 ans de peinture, deux expos lui sont consacrées cet été à Lannion et à Tréguier. Il aura eu le temps de les voir.
Lire aussi : Peinture. Yvon Le Corre expose à Tréguier et à Lannion
« Une vie de peinture et de mer ». Ainsi peut se définir le parcours de ce peintre hors normes » un peu anar sur les bords » comme il aimait à le rappeler.
Né en 1939 à Saint-Brieuc, Yvon Le Corre a fait l’école des Beaux-Arts et fut l’élève d’Emile Daubé, dont la famille est à Trébeurden et qui créa le musée de Saint-Brieuc.
Lire aussi : Yvon Le Corre affiche les mots de sa colère
Ce dernier le prend sous son aile : » Il a donné un sens à ma vie » disait Yvon Le Corre.
Dès lors, il sera un peintre et un infatigable baroudeur. De l’Antarctique au Spitzberg, des Caraïbes à Madagascar, un carnet à la main, il croque, saisit, trace.
Une vie d’aventures mais aussi d’engagements, de coups de coeur et de combats. Il a refusé deux fois d’être peintre de la Marine, tout comme il a décliné la médaille de chevalier des Arts et lettres. Il a accepté néanmoins en 2012, des mains d’Erik Orsenna, le prix Mémoires de la mer.
A l’image de ce que lui avait donné Emile Daubé, il a transmis ce sens du croquis de voyage au célèbre navigateur Titouan Lamazou, qu’il a formé à la peinture et à la mer quand il était professeur à Marseille dans les années 70.
A bord d’Eliboubane, une chaloupe sardinière, ou de Girl Joyce, un ligneur anglais, il sillonne les mers et s’ancre définitivement il y a 30 ans à Tréguier. Non loin de la maison de Renan, il installe son atelier. Sur un mur, une devise de Che Guevara : « Endurcis toi sans jamais perdre la tendresse ».
Là il crée sans cesse.
Chaque peinture est toujours une épreuve,
lâchait-il en juin dernier lors du vernissage des expositions.
Pour la première fois cet été il a exposé à Tréguier, mais aussi à Lannion. En 2016, une grande rétrospective lui avait été consacrée au château de la Roche Jagu.
Il est aussi l’auteur d’une douzaine de livres dont le dernier, Azouyadé, paru en 2015. En 2011, il avait raconté son parcours et sa peinture dans un important ouvrage composé à la main, L’Ivre de mer.
Dans sa dernière exposition encore visible à Tréguier, ses tableaux sont de plus en plus abstraits. Il se justifiait :
Je suis un peintre qui cherche le mouvement et la lumière. »
Les expositions Yvon Le Corre à Tréguier et Lannion sont visibles jusqu’au 10 octobre.