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Fabien Roussel, le candidat communiste à la présidentielle, a présenté 180 propositions. Au volet social, la hausse généralisée des salaires, la baisse des factures et du temps de travail, des « réformes heureuses pour les classes populaires » financées par la mise à contribution de la rente inouïe du capital.
Samedi 5 Février 2022 - Julia Hamlaoui - L'Humanité
Au rang de ses « différences » avec une partie de la gauche, il en est une que le candidat du PCF met régulièrement en avant : il rejette absolument le « revenu universel ». « Nous voulons passer d’une France des bas salaires, du chômage et des allocations à une France du travail et d’un revenu élevé qui en est issu », explique le député du Nord, qui défend un « droit universel au travail » avec un nouveau service public dédié. Mais sans création d’emplois, « ça ne marchera pas », prévient d’emblée Fabien Roussel, qui a fait de la réindustrialisation une priorité, avec notamment un « moratoire » sur les délocalisations. Pour « travailler tous », il s’agit aussi de « travailler moins », avec la semaine de 32 heures et la retraite à 60 ans. De quoi, en outre, « restituer aux salariés les gains de productivité qu’ils réalisent ».
Nous défendons un “droit universel au travail” avec un service public dédié. sans création d’emplois, ça ne marchera pas. Fabien Roussel, candidat PCF
Le candidat propose aussi d’investir dans les services publics à hauteur des besoins, avec la création de 500 000 postes de fonctionnaires. Le secteur associatif ne serait pas en reste avec « 100 000 emplois d’utilité publique ». Quant aux revenus, sont défendues la hausse du Smic à 1 500 euros net « tout de suite », une revalorisation des pensions à 1 200 euros minimum, une augmentation de 30 % dans la fonction publique, mais aussi la mise en place de « conférences salariales dans toutes les branches ». Concernant les écarts de salaires entre les hommes et les femmes – « toujours de 16 % en moyenne » –, le candidat prend l’engagement de les éliminer « en six mois dans le public et en un an dans le privé », quitte à recourir à des administrateurs judiciaires.
C’est autour d’un « pacte pour la jeunesse » que Fabien Roussel avait fait sa rentrée en septembre dernier. Celui-ci figure désormais en bonne place dans son programme. L’objectif ? Un « système zéro jeune au chômage », décrit le communiste, qui ne veut « pas d’une solution à 500 euros avec un emploi précaire pour six mois comme le propose Macron », mais « une convention de sécurisation individuelle qui assurera soit un emploi, soit une formation ». Outre l’ouverture de nouveaux droits comme l’accès au RSA avant 25 ans, un « revenu étudiant » entre 850 et 1 000 euros, ou la gratuité du permis de conduire, un dispositif de prérecrutement dans la fonction publique serait créé.
La pandémie n’a pas vidé tous les porte-monnaie : les cinq premières fortunes de l’Hexagone ont doublé pendant la crise, selon le dernier rapport d’Oxfam. « Que les gros paient gros et les petits paient petit », aime à répéter le prétendant du PCF à l’Élysée, qui cite régulièrement un autre rapport. Celui de la commission des Finances de l’Assemblée montrant que, déjà, « en 2017, les 358 198 foyers redevables à l’ISF ont déclaré un patrimoine net taxable de 1 028 milliards d’euros ». « 1 000 milliards d’euros et il n’y aurait pas d’argent pour répondre aux besoins du pays ? » s’impatiente le député, qui prévoit de rétablir et tripler l’impôt sur la fortune. En parallèle, celui sur le revenu, avec 15 tranches, serait rendu plus progressif, tout comme la fiscalité des donations et successions.
Quant aux entreprises, le candidat propose d’appliquer la même logique avec un nouvel impôt sur les sociétés progressif et modulé en fonction de critères économiques, sociaux et environnementaux. Face à l’évasion fiscale, un « prélèvement à la source des bénéfices des multinationales » serait mis en place et une COP fiscale proposée. Mais le candidat entend également s’attaquer aux « vraies charges » qui pèsent sur les PME. Non pas les cotisations sociales comme le répètent la droite et le Medef, mais « les taux d’intérêt élevés », les primes d’assurance « insupportables » ou encore les factures d’électricité qui s’envolent. Pour « reprendre la main », la nationalisation de deux banques (BNP et Société générale), d’une compagnie d’assurances (Axa) mais aussi d’EDF et d’Engie est prévue.
Règle des 3 %, réduction du déficit et de la dépense publique… « Ces traités européens sont morts, rendus caducs par la pandémie. Nous devons donc en réécrire de nouveaux », assure Fabien Roussel, qui affiche l’objectif de « sortir de la soumission à l’oligarchie financière ». Au-delà du « refus de payer la dette liée au Covid », il souhaite remettre la main sur la Banque centrale européenne, aujourd’hui indépendante. « La BCE a fait tourner la planche à billets : 1 800 milliards d’euros ont été injectés dans l’économie entre 2020 et 2021, dont 290 milliards pour la France. Mais ils sont passés par les marchés financiers, on ne fait pas ce que l’on veut avec », déplore le parlementaire, estimant indispensable « que la BCE prête directement aux États pour investir dans la transition écologique, les services publics, la réindustrialisation ».
Un « pacte pour le climat et l’urgence sociale » à l’échelle de l’Europe fait aussi partie des mesures mises en avant par le PCF sur la question environnementale. « Comme le proposent les chercheurs du Giec, nous voulons consacrer 6 % du PIB pour le climat, soit pour la France 140 milliards d’euros, et 900 milliards pour l’Union européenne », détaille Fabien Roussel, qui sur ce terrain se distingue de ses concurrents de gauche par sa position tranchée sur le nucléaire. « Nous voulons une énergie électrique décarbonée, pilotable, stable. Il n’y a pas à tortiller, c’est ou l’hydraulique ou le nucléaire, pour nous ce sera les deux », s’exclame-t-il, plaidant pour un « mix énergétique » comprenant 6 nouveaux EPR. Changement de modèle agricole – favorisant le bio, les circuits courts, avec un objectif de 500 000 agriculteurs d’ici à 2030, une nouvelle PAC – et développement des transports en commun (investissement de 50 milliards d’ici à 2030 et gratuité pour les jeunes et les salariés) figurent également en bonne place parmi les 180 propositions. « S’il y a le feu à la planète, martèle le candidat, il faut y mettre les moyens, mais cela ne doit pas se faire contre les classes populaires. »
Sondage Opinion Way du 4 février - Fabien Roussel en progression, à 4% d'intention de vote, à égalité avec Taubira et Jadot et devant Hidalgo. La remontada est en cours!
Message de Ian Brossat, directeur de campagne :
"Ça monte doucement mais sûrement !
Allez, Fabien Roussel !
.
Rendez-vous ce dimanche à Marseille pour le grand meeting de la France des Jours Heureux avec quelques belles surprises."
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Cher·e ami·e,
Nous sommes maintenant à 65 jours de l’élection présidentielle. Celle-ci revêt un enjeu majeur et son résultat déterminera la politique qui sera conduite dans le pays lors du prochain quinquennat.
Je connais ton implication au service de ta collectivité, de la solidarité, de l’ancrage d’un service public de qualité sur tout le territoire et pour l’émergence de politiques de progrès dans le domaine social et environnemental.
L’Association Nationale des Élu·e·s Communistes et Républicains porte la volonté que cette élection nationale réponde aux exigences d’une société où l’humain prend le pas sur la finance.
L’engagement de tou·te·s nos élu·e·s, en prise avec les réalités, sera un élément déterminant de la lutte contre l’abstention et pour que l’aspiration de millions d’électeurs et d'électrices à une politique de justice, d’égalité, de liberté soient le message délivré par les urnes.
Les candidats et candidates de la droite et de l’extrême droite rivalisent de propositions toutes synonymes d’une austérité renforcée, de nouvelles suppressions de milliers de postes d’agents publics. Leur philosophie c’est l’emploi précaire à vie, aussi bien pour la jeunesse que pour la nouvelle génération de salarié·e·s. Celles et ceux qui vivent de leur travail dont le pouvoir d’achat s’est considérablement dégradé sont inquiet·e·s pour leur avenir et conscient·e·s du danger de la spirale enclenchée.
Les collectivités, notamment les communes qui sont des espaces d’innovations, de proximité et d’écoute des besoins qui s’expriment, doivent faire face au désengagement de l’Etat, aux baisses de dotations, aux transferts de charges non compensés, aux inégalités sans cesse croissantes.
Dans la campagne présidentielle deux visions s’affrontent singulièrement.
L’une est dans une course de vitesse pour amplifier la politique actuelle, dévastatrice pour le travail, l’école, le logement, la santé, la transition écologique. E.Macron, le président sortant adhère à ce programme et table sur sa réélection pour le mettre en œuvre et déconstruire une à une les conquêtes sociales issues de la résistance et de la libération.
A l’opposé, une autre vision défend le principe d’une société qui combat les inégalités, fait du social et de la défense de l’environnement le cœur de ses priorités.
Fabien Roussel, membre de notre association, porte cette autre vision. Il est le candidat qui à gauche aborde spécifiquement le rôle irremplaçable des collectivités en lien avec la République. Il fait des propositions concrètes afin de redonner du pouvoir d’action et de décisions aux maires et aux élu·e·s dans leur ensemble. L’ensemble de celles-ci sont développés dans le programme la France des Jours heureux.
Depuis vendredi 28 février et jusqu’au 4 mars 18H des milliers d’élu·e·s sont sollicité·e·s pour apporter leur parrainage à un·e candidat·e.
À l'ANECR, nombre d’entre-eux partageant les propositions de Fabien Roussel ont apporté leur promesse de parrainage, ou ont déjà renvoyé le formulaire officiel au conseil constitutionnel.
Des règles strictes s’appliquent pour remplir le formulaire de parrainage et pour le renvoyer au conseil constitutionnel, j’attire ta vigilance sur le respect de celles-ci.
La campagne de la présidentielle avec les élections législatives qui suivront vont donner lieu à d’intenses débats avec nos concitoyens. Elles doivent être l’occasion de convaincre que l’argent existe pour mettre en œuvre un programme de changement audacieux au service de la jeunesse et de toutes les générations.
Ce projet c’est celui que défendent l’ANECR et ses élu·e·s au quotidien, avec pour préoccupation de redonner à tous nos concitoyennes et concitoyens confiance et espoir dans l’avenir.
Aussi, je t’invite, ainsi que tous les élu·e·s communistes et apparenté·e·s à s’engager dans la bataille afin de construire un pacte pour la France, un pacte qui mobilisera toutes les forces de la nation sur un projet transformateur et émancipateur.
Ian Brossat
Président de l’ANECR
Pierre Laurent:
A l’ouverture du Congrès de la JC ce matin, avec les messages d’accueil de Pierre Garzon, maire de Villejuif, et Ozer Ostorun, secrétaire départemental du PCF et le rapport d’ouverture de Léon Deffontaines. La jeunesse a toutes les raisons de s’organiser pour faire respecter ses droits et construire la société à laquelle elle aspire majoritairement. Une société débarrassée de la précarité de la vie, de l’exploitation capitaliste de l’homme et la nature, une société de Paix et de coopérations.
Le MJCF veut faire entendre, dans la campagne présidentielle, la mobilisation contre un système de sélection qui « brise des rêves, des avenirs, des aspirations ». A l'occasion de son congrès, ses militants ont déployé des banderoles dans la capitale le 28 janvier et lancé une pétition en ligne.
Sur la passerelle Léopold Sedar-Senghor à Paris, les passants ont vu se déployer une banderole appelant à stopper Parcoursup, vendredi 28 janvier en fin d’après-midi. Rapidement décrochée par la police, elle venait d’être installée en surplomb de la Seine par des militants du Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF). Quelques instants plus tard, ils sont environ 200 à se rassembler sur l’esplanade du Musée d’Orsay, sur la rive qui fait face au jardin des tuileries. Ce même jour, le congrès de leur mouvement s’est ouvert en banlieue, à Villejuif. Et avec cet événement, les jeunes communistes ont décidé de lancer une offensive politique contre le système d’inscriptions et de sélection dans les universités. Nombre d’entre eux, tous militants qu’ils soient, sont en premier lieu concernés par ce système décrié, comme les autres jeunes de leur génération. « C’est un problème qui nous touche », explique Yvelin, militant de La Garenne Colombes. Le secrétaire général du MJCF, Léon Deffontaines, nous en rappelle le bilan chiffré : « un jeune sur deux s’est retrouvé inscrit dans une filière par défaut. 80 000 d’entre eux sont sans affectation à l’issue du processus ». Après une première année dans le supérieur, les tentatives de réorientation passant à nouveau par les algorithmes de Parcoursup risquent d’exploser alors que le processus vient de démarrer pour la prochaine rentrée. « Parcoursup est symptomatique des politiques libérales et du macronisme, fustige Léon Deffontaines. Il a brisé des rêves, des avenirs, des aspirations ». Du coup, le MJCF a mis en ligne ce même 28 janvier une pétition appelant à l’abrogation de ce système, que les lycéens et les étudiants peuvent signer sur « stopparcoursup.org ».
Et il ne s’agit pas d’une lubie des seuls jeunes communistes… Jordi, étudiant à Montpellier, nous confirme que c’est le sujet de préoccupation numéro un des lycéens lorsqu’il en discute avec eux. « Ce système est non seulement injuste, mais il sème aussi la division entre ceux qui n’arrivent pas à avoir de place ». Avec ses initiatives, qui ne se limitent pas à la pétition en ligne avec notamment des actions de blocage de lycées dans plusieurs villes lors du mouvement de grève du 27 janvier, le MJCF tente « d’organiser cette colère ». « On a vu fleurir ici et là quelques tentatives d’auto-organisation des lycéens et des étudiants contre Parcoursup », expliquent Emma et Eva, jeunes communistes de Toulouse. « Mais c’est parfois mal organisé et ça ne dure pas », précisent les deux militantes, qui travaillent à mobiliser leurs collègues étudiants. Chez les autres militants du MJCF, on est très désireux de passer à l’action également. Lorsque Léon Deffontaines prend la parole sur l’esplanade du musée d’Orsay, les drapeaux rouges s’agitent. « Nous avons besoin d’une jeunesse formée et diplômée pour relever les défis de l’avenir. Et nous revendiquons un revenu étudiant, pour mettre fin à la galère des salariés étudiants », lance-t-il sous les applaudissements. Il s’en prend à la politique d’Emmanuel Macron, mais n’épargne pas « le quinquennat précédent » : « Le Parti socialiste est tout aussi responsable de la sélection que la République en marche ». À ses côtés, Jeanne Péchon, secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes, dénonce en Parcoursup une « plateforme qui n’a pas remis l’humain au cœur du processus ».
« Ce sont les élèves issus des classes populaires qui subissent le plus cette sélection discriminatoire, fondée sur le dossier scolaire », rappelle le texte de la pétition. À Rennes, Victor et Clément constatent que c’est encore plus vrai qu’ailleurs. « C’est une université très populaire, installée dans un quartier tout aussi populaire, rapportent les deux jeunes. On a 42 % de boursiers, qui sont les premiers touchés par la sélection de Parcoursup ». De ce fait, le 27 janvier, ils ont compté de nombreux étudiants et lycéens dans la manifestation intersyndicale. « Quand on en parle avec les étudiants, ça fait tilt. On est en train d’organiser des mobilisations, et ça tombe bien parce que Rennes est aussi une université très politisée ». Les deux militants constatent aussi un affaiblissement historique des syndicats étudiants, et estiment que le MJCF a pris une bonne initiative avec ces actions contre Parcoursup : « ça permet de faire des conjonctions, que les organisations se retrouvent ».
La campagne électorale est aussi une occasion pour le MJCF de relancer la contestation contre la sélection, de l’imposer dans les débats. « Nous voulons, avec la pétition, que les candidats à la présidentielle se positionnent, insiste Léon Deffontaines. Pour l’instant, Fabien Roussel a affirmé qu’il en terminerait avec Parcoursup s’il est élu », souligne également le dirigeant des Jeunes communistes.