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L’actuelle adjointe au commerce de Morlaix (Finistère) a officiellement dévoilé sa candidature aux élections législatives de 2022, pour la quatrième circonscription. Son suppléant est Enzo de Gregorio, Carantécois de 19 ans. Tous deux ont été investis par le Parti communiste français (PCF).
Une nouvelle page vient de s’ouvrir pour le Parti communiste français (PCF) de Morlaix (Finistère). Valérie Scattolin est la candidate officiellement investie pour la quatrième circonscription, dans le cadre des élections législatives. Ces dernières se dérouleront les dimanches 12 et 19 juin 2022. « Je passe le témoin après les deux candidatures de 2012 et 2017 », se réjouit Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF. Pour rappel, la quatrième circonscription regroupe les cantons de Lanmeur, Morlaix, Ploudiry, Plouigneau, Plouzévédé, Saint-Pol-de-Léon, Saint-Thégonnec, Sizun et Taulé.
À 56 ans, Valérie Scattolin est actuellement salariée à HOP !, en passe de se reconvertir comme décoratrice d’intérieur. Élue d’opposition à la Ville de Morlaix en 2016, elle est passée dans le camp de la majorité en 2020, devenant adjointe au commerce, aux animations du centre-ville et au tourisme.
Son suppléant est Enzo de Gregorio. À 19 ans, ce Carantécois travaille dans la communication et est secrétaire du Mouvement des jeunes communistes du Finistère. Le jeune homme est également ancien responsable départemental du syndicat Mouvement national lycéen et s’est déjà présenté aux précédentes élections régionales, sur la liste de Loïg Chesnais-Girard.
« Après cinq ans de pouvoir exercé par Emmanuel Macron, les inégalités se sont aggravées, avec neuf millions de pauvres, avance la candidate. Nos députés communistes ont voté contre le passe sanitaire et contre la suppression de l’ISF et la réforme de l’assurance-chômage. »
Leurs mesures : « L’augmentation de 30 % du Smic, la retraite à 60 ans, l’abrogation de la loi sur l’assurance-chômage, la prise en charge à 100 % des soins par la Sécu, le recrutement de 90 000 enseignants, la réappropriation publique de la SNCF, d’EDF, d’Engie, de La Poste, ou encore l’accès au logement. Localement, cela se voit, notamment sur les zones côtières. »
Législatives des 12 et 19 juin 2022 - Circonscription de Morlaix
Les Candidats des Jours Heureux -
Parce que, dans le sillage de la campagne présidentielle de la « France des Jours Heureux » conduite par Fabien Roussel, nous voulons donner de la force à une gauche sociale, populaire, qui défend le pouvoir d’achat de nos concitoyennes et concitoyens, le monde du travail, les retraité.e.s, travaille à l’émancipation de la jeunesse, et affronte les logiques de la finance et du capitalisme pour partager les richesses et repenser les modes de production, les trois sections du Parti Communiste du Pays de Morlaix (Morlaix, Lanmeur, Roscoff), à l’unanimité des adhérents qui se sont exprimé (130 adhérents), et le Conseil Départemental du PCF Finistère, ainsi que le Conseil National du PCF réuni à Marseille le 5 février, ont décidé de soutenir la candidature dans la circonscription de Morlaix, la 4ème du Finistère, du binôme formé par :
en Candidate titulaire :
Valérie Scattolin, 56 ans, salariée chez Hop !, syndicaliste, en voie de reconversion professionnelle suite au plan social chez Hop ! comme décoratrice d’intérieur, élue à Morlaix depuis 2016, d’abord conseillère municipale d’opposition (Front de Gauche- PCF) et, depuis juin 2020, Adjointe au maire à Morlaix (Commerce – Centre-ville – Tourisme) et Conseillère communautaire.
Candidat suppléant :
Enzo De Gregorio, 19 ans, secrétaire départemental du Mouvement des Jeunes Communistes du Finistère, ancien responsable finistérien du syndicat lycéen MNL, candidat aux dernières régionales pour le PCF avec Gladys Grelaud sur la liste du président de région Chesnais-Girard, militant du PCF depuis 2019. Enzo est quelqu'un de très engagé dans la vie sociale depuis qu'il est jeune: bénévole au centre nautique de Carantec, dans le club de foot, arbitre de foot, bénévole au Saint-Pol-Morlaix...
Pourquoi nous présentons des candidats aux législatives?
Un chiffre - Résultats cumulés du CAC 40 + 135 %: 140 milliards de bénéfices en 2021. Augmentation du SMIC en janvier : + 0,9 %
Après 5 ans de pouvoir exercé par Emmanuel Macron et sa majorité LREM qui se sont traduits par une aggravation des inégalités (9 millions de pauvres) et de la défiance vis-à-vis de la politique, par des cadeaux aux plus riches et au monde de la finance (les 5 + riches de France gagnent autant que 40 % de la population, sur toute la planète, la fortune des milliardaires a augmenté de 60 % en 2 ans, du jamais vu. Celle des 10 plus fortunés a même doublé !), et par une dégradation dramatique des capacités de travail et des moyens de nos services publics (hôpital, écoles, EHPAD, Poste, etc), il est temps de tourner la page de cette politique néo-libérale et bien souvent autoritaire qui ne favorise pas le plus grand nombre, qui remet en cause bien des libertés, et qui se signale aussi par l’ampleur de ses fiascos dans la gestion de la crise sanitaire.
8 députés macronistes dans le Finistère, un département et une circonscription de Morlaix plutôt orientés à gauche normalement, c’est un état de fait dont nous ne nous satisfaisons pas.
Nous mettons notre candidature de notre binôme à disposition de tous les électeurs de gauche pour bousculer cette donne et donner une députée de gauche à la circonscription de Morlaix.
Nous pensons que Valérie Scattolin et Enzo de Gregorio forment le bon binôme pour envoyer une députée de gauche à l’Assemblée depuis la circonscription de Morlaix.
Nous voulons nous adresser très largement à tous les électeurs, bien au-delà des électeurs potentiels et futurs de Fabien Roussel, même si le comité de soutien à Fabien Roussel, comité des Jours Heureux, qui compte 143 soutiens dans la circonscription de Morlaix, est aussi un point d’appui sur cette campagne législative, tout comme la dynamique de notre candidat aux Présidentielles, classé en 2ème position à gauche par certains sondages, et surtout le seul dont les intentions de vote augmentent depuis un mois.
Nous avons besoin d’une gauche forte, à l’aise dans ses baskets, connectée à la vie sociale de nos concitoyens, à l’Assemblée Nationale et sur le terrain. Nous avons besoin d’élus qui s’impliquent auprès des citoyens, qui rendent compte à la population, qui sont visibles et accessibles pour les gens.
Nos Parlementaires communistes - nous avons un groupe au Sénat, et un groupe à l’Assemblée, avec 11 députés, associés à des députés ultra-marins de gauche - ont eu un rôle essentiel pour résister à la politique d’Emmanuel Macron, du gouvernement et de sa majorité :
vote contre le Passe Sanitaire, contre les lois de financement de la Sécurité Sociale qui organisent les fermetures de lits et baisses de moyens dans la santé, l’hôpital, contre la suppression de l’ISF, contre la réforme de l’assurance-chômage qui baisse les allocations de 30 % des privés d’emploi alors même que les dividendes des grands groupes du CAC 40 et que le patrimoine et la fortune des milliardaires français explosent.
Ils ont fait des propositions surtout, loin d’être dans une opposition systématique et stérile :
Ils ont demandé la revalorisation du SMIC (à 1930 euros brut, 1500 euros net), un revenu d’autonomie pour les jeunes (850€), une COP sur l’évasion fiscale et des vraies mesures contre l’évasion et la fraude fiscale, un retour de l’ISF, la taxation à la source sur les revenus du Capital, un moratoire sur les licenciements boursiers pendant la crise sanitaire, une loi grand âge, une loi poiur soutenir les aidants familiaux, une loi pour lutter contre les déserts médicaux en limitant la liberté d’installation des médecins et favorisant leur installation dans des zones en tension. Contre les violences faites aux femmes, pour l’égalité professionnelle femmes-hommes.
Dans le domaine international, ils défendent la paix, le droit à l’auto-détermination et à la dignité du peuple kurde, du peuple palestinien, ou encore du peuple sahraoui, le désarmement nucléaire, la levée des brevets sur les vaccins.
Grâce à la proposition de loi d’André Chassaigne adoptée en 2021, les pensions de retraite des agriculteurs ont été revalorisées, et les pensions de 200 000 conjoints d’agriculteurs retraités sont revalorisées à partir de ce mois-ci. Fabien Roussel est en même temps aux premières loges pour défendre une politique humaine de régularisation des travailleurs sans-papiers, une politique plus respectueuse du droit d’asile et a proposé, dans le sillage de la loi Gayssot qui condamne les propos racistes, d’interdire à des politiques condamnés pour des propos racistes et antisémites de pouvoir devenir élus de la République. Malheureusement, cette proposition de la loi a été refusée par la droite et la majorité LREM.
Nos priorités sont :
- 1. L’emploi, la préservation de l’emploi, le développement de l’outil industriel et de nos entreprises, le partage du travail, la lutte contre le chômage : ça passe aussi par la revalorisation des salaires et des pensions, le « Roussellement », la dynamisation de l’économie par la base !
- 2. La Santé, l’hôpital public, la lutte contre les déserts médicaux, le soutien aux structures médico-sociales, aux EHPAD
- 3. L’émancipation de la jeunesse, son droit à une formation et à des études accessibles à tous, le refus d’un avenir fait pour elle de précarité, d’ubérisation, de ségrégation sociale, le droit à la mobilité et au logement des jeunes (gratuité des transports, etc.)
Les mesures fortes de notre programme "La France des Jours Heureux":
- Augmentation à 30 % du SMIC/ Abrogation des Loi El-Khomri et de la loi sur l’assurance chômage/ Rétablissement de la retraite à 60 ans à taux plein/ Négociations pour la semaine de 32h / contrôle démocratique des aides publiques aux entreprises, la mise en place d’une loi Sécurité-formation pour mettre fin au chômage
- Prise en charge à 100 % des soins dans le cadre de la Sécu / intégration de la perte d’autonomie et du secteur de la personne âgée à la branche maladie de la Sécurité Sociale, financée par des cotisations des entreprises et des salariés, 100 000 emplois créés à l’hôpital public, 300 000 emplois créés dans les EHPAD et 100 000 emplois d’aide à domicile, financés notamment par une contribution de solidarité sur les dividendes boursiers, la création d’un pôle public du médicament.
- Recrutement de 90 000 enseignants/ devoirs à l’école/ plus d’école, plus de moyens à l’école, abolition de Parcoursup, un budget de l’enseignement supérieur qui passera de 14 milliards à 20 milliards d’euros, plan de recrutement de 10 000 enseignants chercheurs pour l’Université. Un revenu étudiant de 850 euros par mois. Le RSA ouvert aux moins de 25 ans, un droit au logement effectif pour les jeunes avec une augmentation du parc des logements CROUS. gratuité des transports en commun pour les moins de 25 ans.
- Réappropriation publique de la SNCF, d’EDF, d’Engie, de la Poste et de France Télécom. Nationalisation d’AXA et de la BNP Paribas
- Aller vers un mix énergétique 100 % public et 100 % décarbonné pour atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2040-2050 pour faire face aux enjeux de la crise climatique
- Engager la réindustrialisation de la France, la relocalisation des industries stratégiques, lutter contre les traités de libre-échange et les délocalisations, contre une Europe de la mise en concurrence et du dumping social.
- Défendre le manger sain et bon pour tous et une réorientation écologique de la politique agricole, dans le respect de la rémunération et du travail des agriculteurs
- Conquérir le droit universel au logement : renforcer les objectifs de construction de logements sociaux, l’encadrement des loyers, etc.
- Refonder la construction européenne, rompre avec les politiques d’austérité pour les peuples, œuvrer pour la Paix, le désarmement nucléaire et la sortie de l’OTAN, agir pour la levée des brevets sur les vaccins et faire de la santé un droit universel véritable.
🎙️ Dimanche 13 février à 21h50 : Émission « C dans l’air » spéciale questions internationales et diplomatiques sur France 5.
🎙️ Mardi 15 février à 8h15 : Matinale spéciale présidentielle de France Inter.
🎙️ Mardi 15 février à 18h00 : Émission BFM Story sur BFM TV.
📍 Mardi 15 février à 19h00 : Invité des étudiants de Science Po Paris.
📍 Mercredi 16 février : Déplacement en Seine-Saint-Denis.
🗣️ Mercredi 16 février à 19h00 : Meeting à Montreuil.
🎙️ Jeudi 17 février à 8h15 : Matinale de Cnews.
Chaque semaine, (re)découvre l'actualité de Fabien Roussel, une proposition mise en avant et des manières d’agir pour la campagne.
La première mesure que nous mettrons en œuvre sera d’augmenter les salaires, en commençant par le SMIC à 1923 euros brut (1500 euros net).
👉 C’est important de compter en brut.
Parce que ceux qui prétendent monter les salaires en faisant baisser les cotisations sociales vident les caisses de la Sécurité Sociale et finiront par la mettre à terre.
Avec nous, ce sera une hausse du salaire brut, du net, et nous accompagnerons les entreprises en baissant les vraies charges qui pèsent sur elles (énergie, assurance, intérêts bancaires, etc.).
(Re)découvre ce moment fort dédié au SMIC, extrait du meeting de Marseille 👇

En savoir plus sur la proposition d'augmentation des salaires et pensions.
La Corse est le premier territoire français qui s'est libéré du fascisme grâce à la mobilisation de la population.
Aujourd'hui, la vie y est plus chère que sur le continent.
Fabien Roussel a profité de son séjour en cette terre de résistance pour rencontrer ceux qui agissent pour des jours meilleurs : élus, syndicalistes de l'énergie, de la Poste, de la santé, de l'éducation nationale, les aides à domicile, les dockers, des viticulteurs et salariés de la presse.
Entre deux rencontres, il a également insisté pour se rendre dans un immeuble de 10 étages, (Bâtiment L20 des Salines), habité par plusieurs personnages âgées, et dont l'ascenseur est en panne depuis 6 mois.
Accompagné par plusieurs journalistes, il a promis aux résidents d'interpeller le Préfet.
Dès le lendemain, le Maire d'Ajaccio s'engageait à réparer l'ascenseur d'ici la fin du mois et à réduire les loyers de certains résidents.
Nouveau sondage qui confirme toutes les remontées de terrain. Fabien Roussel interpelle et ses propositions séduisent de plus en plus. La question du pouvoir d’achat, du travail et des augmentations de salaires, la dignité, la possibilité de réformes heureuses, un candidat sincère qui connaît la réalité de la vie, voilà quelques ingrédients qui font le succès de cette progression !! #Roussel2022
"Le libéralisme économique est un fléau. Les crises d’intérêts nationaux se multiplient, comme les affrontements directs ou indirects, la crise de politique onusienne et d’une gouvernance mondiale sévissent aussi, le monde capitaliste est voué à l’échec, seules les puissances capables d’écraser les autres survivront, un combat s’annonce, celui du monde du capital.
Dans ce contexte, il faut combattre l'extrême-droite qui puise son pouvoir dans la haine et la peur de l’autre, affronter ceux qui voient en l’être humain un inférieur, ceux qui rêvent d'une société patriarcale ou xénophobe. Pour moi, l’égalité est la valeur première de l’humanité, pas celle des politiques au pouvoir qui s'abritent derrière l'illusion de l'union nationale. Le politique de droite est notre adversaire, le faux patriotisme est leur arme, comme la valeur travail, ou celle de l'argent et de la réussite individuelle.
Pourtant, Autrui est source d’ouverture, penser à l’autre et non penser par l’autre, faire preuve d’indépendance intellectuelle et arrêter de penser le monde comme une chimère, un monde sans unité comme nous le font entrevoir nos politiques.
J’ai écrit ce petit texte pour vous décrire ma vision générale de l’état de notre société. Il faut réformer le monde libéral, à mon échelle j’ai donc décidé d’adhérer au PCF.
Tout d’abord par rejet de la vision économique et sociale des libéraux qui comme notre président favorisent le modèle américain et anglo-saxon individualiste et inégalitaire, avec un hôpital qui devient payant ou de plus en plus privé, une augmentation de la précarité étudiante, la volonté de faire payer l’entrée de nos facs, universités… ou encore la suppression de l’ISF. Un vrai scandale quand on voit la hausse des inégalités et des très grandes fortunes!
Je veux lutter pour le changement, pour un regain de la gauche française, pour une apparition d’un communisme moderne capable de répondre aux problèmes d’aujourd’hui. Pour cela j’ai pris la décision d’adhérer au PCF, et à la jeunesse communiste pour lutter contre la précarité étudiante…
Je veux combattre la xénophobie, l’homophobie, le sexisme, et c'est pour cela que je donne ma voix au PCF et à Fabien Roussel.
Après de nombreuses lectures de son programme, il est le candidat qui se rapproche le plus de mes convictions et choix politiques.
Pour ne citer que ça, je prends l’exemple de la police de proximité, par la suppression de la BAC et la mise en place d’une police locale dans les quartiers dits populaires. On pourrait aussi parler de l’écologie qui regroupe de plus en plus la jeune génération, Fabien Roussel a eu le choix intelligent : tout en permettant à la France de garder sa production électrique, il a pour projet de produire 50 % de l’énergie française avec le nucléaire et 50 % avec l’énergie verte. Sans mentir à la population sur l’importance du nucléaire française, il nous permet un regain de l’hydroélectrique tout en permettant à la population de garder un confort de vie grâce à l’électricité alors impossible sans le nucléaire. Nous pourrions aussi citer son envie de prélever les bénéfices des multinationales à la source, cela permettrait tout comme certains impôts déjà mis en place de mettre fin à la fraude fiscale représentant pour notre candidat près de 80 millions d’euros par an.
Le PCF a de l’avenir, surtout dans une société où beaucoup de gens n'arrivent plus à y vivre et se sentent plus d'y vivre. C’est pour cela que j’ai décidé d’adhérer au parti".
Quelle ironie que la place de l’homme quand le bénéfice est maître. Et la démocratie dans la république capitaliste, quelle blague !
Il suffirait d’une voix, puis d’oreilles attentives pour penser le bien commun, et non le poison qu’est le libéralisme américain.
Nous ne partageons pas des frontières ni des bourses. La finance le disait si bien F. Hollande, est notre ennemie, nous partageons une planète.
Une forme plus moderne et adaptée au monde du communisme pourrait surgir et ferait entrer notre monde dans une équité et une démocratie véritable, du peuple par le peuple".
Lilian, lycéen à Brest:
"Je suis lycéen en classe de Terminale à Brest en spécialités scientifiques bien que préférant le domaine des humanités. Je m’intéresse depuis maintenant quelque temps à la politique. Ayant aujourd’hui affiné mes convictions, j’ai trouvé nécessaire de m’engager concrètement avec les communistes pour faire mûrir mes réflexions et pour continuer à faire rayonner des valeurs humanistes. Je suis profondément motivé à agir dès à présent. "
⭕️ Le candidat du salaire et de la fiche de paie. Fabien Roussel, droit au but ! La Une de l'Humanité !
PRÉSIDENTIELLE Plutôt que le ruissellement cher à Emmanuel Macron, le candidat communiste a proposé, dimanche, le « “roussellement” pour lutter contre la vie chère ». À commencer par l’augmentation des salaires, qu’il a défendue devant plus de 3 500 participants à son meeting.
Le meeting du candidat communiste à la présidentielle n’a pas encore commencé que l’ambiance est déjà survoltée ce dimanche au parc Chanot, à Marseille. L’enthousiasme parmi les plus de 3 500 participants fait écho à la progression de Fabien Roussel, avec un premier sondage OpinionWay vendredi qui le crédite de 4 % d’intentions de vote. Il y figure à égalité avec Christiane Taubira et l’écologiste Yannick Jadot, devant la socialiste Anne Hidalgo (3 %), mais derrière l’insoumis Jean-Luc Mélenchon (10 %). « Oui, il y a du souffle, ça bouge, nous le sentons tous et nous voyons déjà comment, en quelques semaines, nous avons bousculé le débat », assure, dès son arrivée à la tribune, Fabien Roussel, dont le discours est retransmis en direct sur quatre chaînes télé. Dans l’équipe du candidat communiste, on se réjouit aussi de ce début de dynamique, tout en gardant les pieds sur terre. « On a encore une marge de progression très importante, mais la mayonnaise commence à prendre et c’est évidemment satisfaisant », souligne Ian Brossat, son directeur de campagne. Désormais, l’objectif est clair : « élargir, élargir, élargir ».
Depuis la scène du Palais de l’Europe, Fabien Roussel commence ainsi par un appel : « J’en rencontre tant qui ont renoncé à voter, qui ont voté un jour pour l’un, un jour pour l’autre et qui n’ont plus confiance. Quels qu’aient été vos choix, vous êtes ici les bienvenus pour peu que nous partagions ensemble l’ambition de renouer avec la France des jours heureux » , lance-t-il. Peu après, c’est tout sourires qu’il adresse à la foule : « Le ruissellement de Macron, c’est terminé, ce que je vous propose pour 2022, c’est le “ roussellement” pour irriguer l’économie réelle, lutter contre la vie chère. » Une boutade typique du candidat dont la personnalité n’est pas étrangère à sa dynamique. « Il suscite une proximité, une identification, avec l’idée qu’il nous ressemble, qu’il est sympathique, souriant, spontané », détaille Frédéric Dabi, le directeur général de l’Ifop. Une carte que celui-ci ne manque pas de jouer. « Je suis du Nord, un Ch’ti, je vis dans le bassin minier, tellement meurtri par les fermetures d’usines, toutes ces friches industrielles qui laissent derrière elles leur cortège de chômage et de pauvreté », rappelle le député, promettant de bloquer « toutes les délocalisations pour à chaque fois trouver des solutions », comme de créer « de nouveaux droits au monde du travail ». « Rendre de la dignité aux gens, c’est les faire revenir vers l’emploi. Le revenu universel n’est pas une solution », approuve dans l’auditoire Nicole. « L’approche sociale du PCF peut ramener des gens déçus de la gauche », poursuit l’éducatrice de profession.
D’ailleurs, à deux pas du Stade Vélodrome, la surprise du jour vient des personnalités qui annoncent leur soutien. À commencer par la maire du 1er secteur de Marseille et suppléante de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale, Sophie Camard. Ex-insoumis et plus récemment porte-parole d’Arnaud Montebourg, François Cocq prend également la parole, alors que nombre d’anciens militants du champion du made in France ont décidé de se joindre aux communistes. Le chanteur toulousain Magyd Cherfi, l’un des membres de Zebda, joue aussi les guest stars avec un message vidéo, tout comme le ministre espagnol Alberto Garzon.
Dans la salle, ce sont des syndicalistes qui témoignent. À l’instar de Frédérique, une militante CGT arrivée dans l’un des trois bus affrétés depuis le Vaucluse. Elle a réussi à arracher, avec ses camarades, une augmentation de 85 euros après une lutte de douze jours et a décidé de rejoindre le PCF : « La question sociale est centrale ! Malheureusement, la gauche avait arrêté de la porter. La campagne de Fabien Roussel est un point d’appui dans nos luttes. »
Un peu avant le meeting, c’est dans le Journal du dimanche qu’une autre bonne nouvelle attend le prétendant à l’Élysée. Selon un sondage Ifop, avec 47 % (+ 11 points en trois mois), il est le deuxième candidat qui représente le mieux la gauche, talonnant Jean-Luc Mélenchon (51 %). « Il a réussi à se distinguer sur un point fondamental, le sentiment qu’il parle des vrais problèmes », assure Frédéric Dabi. De ce point de vue, la polémique sur « la viande, le vin et le fromage » lui a au final plutôt servi. Et il n’a pas manqué d’y revenir dimanche taclant « ces bien-pensants » qui « ne voient pas toutes ces familles qui vivent à l’euro près ».
Reste que la gauche, à deux mois du premier tour, est en difficulté, avec un plafond à 10 % qu’aucun candidat ne parvient durablement à franchir. « Face à ce socle beaucoup trop faible, notre obsession est de ramener à la gauche des gens qui en sont partis, pour la grande majorité pas pour voter RN mais pour s’abstenir », insiste le directeur de la campagne des Jours heureux. « Qu’importe le résultat, cette campagne construit le présent et l’avenir. Les avancées sociales de ce pays sont conditionnées au poids du PCF », assure aussi Louis, un Marseillais de 29 ans.
Car des points, le candidat est bien décidé à en marquer de nouveaux. « Si la déprime nourrit la déprime, nous, nous disons que l’espoir nourrit l’espoir. Et l’espoir est là, aujourd’hui, dans cette salle », affirme-t-il. Et c’est d’abord sur ce qui fait le cœur de sa campagne que Fabien Roussel entend avant tout jouer le match. « Je veux la France des jours heureux parce que nous savons que notre pays est riche, riche de votre travail, riche à milliards. Et je refuse que des millions d’entre nous vivent aussi mal à côté de tant d’argent », déroule le parlementaire, rappelant les « 137 milliards » qui font de « la France la championne des dividendes ». « Alors je commence par dire où nous allons prendre l’ argent », développe l’élu du Nord, proposant de rétablir et tripler l’ISF, de rendre l’impôt plus progressif, de « priver les fraudeurs fiscaux de leurs droits civiques », ou encore de nationaliser la BNP, la Société générale et Axa. Le tout, pour « s’attaquer au coût du capital », afin de « reprendre le pouvoir sur la finance, (d’) augmenter les dépenses utiles de l’État » mais aussi les salaires. Ce sera « la première mesure que nous mettrons en œuvre, en commençant par le Smic à 1923 euros brut, soit 1 500 euros net », enchaîne-t-il, fustigeant le « gang des arnaqueurs, les Macron, Pécresse, Le Pen et Zemmour, qui prétendent monter les salaires en baissant les cotisations sociales ». Et le député d’embrayer sur le « droit universel à l’emploi » qu’il veut garantir, « alors que tant de besoins demeurent insatisfaits ». « Nous voulons éradiquer le chômage en garantissant à chacun un emploi ou une formation, et un salaire permettant de vivre dignement », assure-t-il avec au programme la semaine de 32 heures et la retraite à 60 ans, mais aussi une « écologie des solutions plutôt que des punitions », ou encore des moyens pour les services publics, de l’école à l’hôpital, à commencer par la création de 500 000 postes.
« Il a gagné en notoriété et en distinction en abordant les vrais sujets : travail, pouvoir d’achat, vie quotidienne », relève Frédéric Dabi. D’autres sujets, plus sensibles à gauche, comme le nucléaire ou la laïcité – qui a suscité des critiques au sein du PCF notamment du fait de la présence de Caroline Fourest à une initiative de la formation – n’en sont pas moins abordés : « Notre République laïque, qui doit nous permettre de vivre heureux tous ensemble, est régulièrement mise en cause par toutes les formes de fascisme. C’est un vrai combat » pour l’égalité, glisse le candidat. « La France est un pays laïc. Ce qui m’attire chez Fabien Roussel, c’est qu’il parle au monde du travail, et nous défend, qu’importe nos origines », réagit dans les travées du meeting Aziz, 53 ans, syndicaliste CGT.
Désormais, la prochaine étape consiste à « franchir la barre des 5 %, c’est à portée de main dans les prochaines semaines », estime Ian Brossat. « Nous voulons redonner un espoir à la France, et ouvrir un espoir nouveau à gauche pour lui redonner de la force. (…) On peut bousculer le scénario établi », clame à la fin de son discours Fabien Roussel. « On en a encore sous le pied », promet son directeur de campagne. Encore un peu plus de soixante jours pour relever le défi.
Matin, midi et soir, l’extrême droite nous est servie à la louche. On avait eu droit, la semaine passée, à la question qui semblait brûler les lèvres de tous les commentateurs : la nièce va-t-elle rejoindre Z, malgré la souffrance de la tante, et qu’en dit le grand-père ? On a eu droit tout le week-end au « duel à distance », ainsi baptisé en tout cas, entre le Nord et Reims, Z et M, avec le meeting de l’un et le meeting de l’autre, retransmis l’un comme l’autre dans leur intégralité. Au passage, on a eu : Marine est maman célibataire, Marine n’a pas eu une enfance si heureuse qu’on le croit, Marine n’est pas toujours sage, bref, la belle histoire de Marine racontée par elle-même. Sinon, au dire de certains, son discours est désormais celui d’Henri Krasucki dans un meeting de la CGT – oui, on a entendu ça ! S’ils y croient, c’est grave, s’ils n’y croient pas ça l’est tout autant. Le débat politique relayé à l’envi par les seconds couteaux à demeure dans les écrans, c’est l’extrême droite, l’extrême droite et la droite. Au nom de l’information ? Mais quel impératif catégorique contraint donc les chaînes d’info et la presse en général à cela ?
Ce serait de l’information, quand tout ce qui concerne les forces de gauche est limité au constat de ses divisions et de ses difficultés à se faire entendre. Sans doute. Mais il n’est pire sourd, etc. On connaît la chanson. Il n’y aurait donc pas, à gauche, de propositions sur le pouvoir d’achat, les hôpitaux et la santé, les enjeux environnementaux, l’énergie, l’économie, la fiscalité, le temps de travail… Il est vrai qu’elles ne sont pas les mêmes d’une candidature à l’autre, quand bien même elles peuvent souvent converger. Et alors ? Ce devrait être précisément une raison supplémentaire d’en débattre.
Ce dimanche, à Marseille, le meeting de Fabien Roussel, le candidat communiste, a été un franc succès et son discours, ses propositions autour du thème des Jours heureux semblent de plus en plus audibles et construites. Elles sont autant d’atouts à moins de deux mois de l’élection présidentielle pour en éclaircir les enjeux, ouvrir et travailler le champ des possibles.