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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 19:53

Déclaration du Conseil national du PCF – 3 mars 2017

Défendre les libertés et l’État de droit


La campagne présidentielle se poursuit, depuis plusieurs semaines, dans un climat délétère, sans débat contradictoire pour surmonter les impasses économiques, la crise sociale, les défis écologiques que notre pays affronte. Notre peuple se voit confisquer les enjeux de cette élection.
Mercredi 1er mars, un cap d’une extrême gravité a été franchi. Convoqué par des juges d’instruction en vue d’une mise en examen, François Fillon a osé évoquer un « assassinat politique » et mis les procédures judiciaires concernant les emplois présumés fictifs de ses proches sur le compte d’un « coup d’État des juges ». Dans la foulée, l’hebdomadaire Valeurs actuelles relayait un appel à manifester, dimanche, contre la Justice. Ces démarches séditieuses, convergent avec les violentes attaques de Marine Le Pen contre les juges, les fonctionnaires, les journalistes.
Ce sont la liberté de la presse, l'indépendance de la Justice, la démocratie qui sont attaquées.
Les tirs croisés des candidat-e-s de droite et d’extrême droite dessinent un scénario alarmant pour la démocratie, pour l’État de droit. Ces assauts, venant de ceux qui prétendent exercer la fonction de gardien des institutions minent les fondements de la République. Ils témoignent de la déliquescence, au dernier degré, d’un système politique qui organise la confiscation des décisions, de la parole démocratique et de l’action politique.
Cette confiscation sert les intérêts des forces de l'argent qui œuvrent depuis des mois à étouffer l'expression de toute alternative politique réelle.
Il faudra, très vite, poser la première pierre d’une démocratie nouvelle, sur les ruines de la Ve République.
En attendant, il faut sortir du sentiment d’impuissance, d’amertume et de colère que suscite, chez les citoyen-ne-s, la prise en otage du processus démocratique. L'idée même de la République fondée sur un État de droit est en danger.
Nous en appelons, solennellement, à un sursaut.
Le peuple de France a su, tout au long de son histoire, s’organiser et faire front, chaque fois que les libertés démocratiques étaient prises pour cible. Nous refusons l’enfermement dans une alternative entre le candidat désigné par la Finance et ceux qui portent la tentation factieuse.
Il est encore temps d’initier, dans l’urgence, comme surent le faire nos aîné-e-s par le passé, un processus politique guidé par les principes de démocratie, de justice sociale, de préservation de l’État de droit.
C’est aujourd’hui ce qui nous tient ensemble, en tant que peuple libre, qui est en jeu.
D'ores et déjà des initiatives citoyennes voient le jour, nous appelons à les amplifier partout dans le pays. Nous appelons l'ensemble des forces démocratiques, politiques, syndicales et associatives à organiser dans les jours qui viennent des rassemblements populaires pour la défense des fondements de notre démocratie, de la liberté de la presse et de l’État de droit.

Défendre les libertés et l'Etat de droit - Déclaration du Parti Communiste, 3 mars 2017
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 14:32

Le nouveau numéro spécial de la LRI que vous tenez entre les mains veut lever le voile sur la réalité de la situation des migrants en France et en Europe et sur la nocivité des programmes de rejet que la droite et l’extrême droite ont bien l’intention de mettre en oeuvre si elles gagnent les prochaines élections.
Ainsi donc, à les écouter, il n’y aurait plus de problèmes économiques et sociaux en France et en Europe si nous « accueillions moins » d’immigrés. Migrants, réfugiés… « étrangers», « clandestins », d’amalgames en amalgames et de mensonges éhontés en chiffres truqués, droite et extrême droite tissent leur toile. L’extrême droite se distingue de la droite
ultralibérale en exploitant le rejet des politiques européennes pour présenter l’UE comme trop permissive alors qu’en réalité les politiques migratoires européennes mises au point depuis 1990 sont ultra-sélectives et sécuritaires.
Ce n’est pas parce qu’il y aurait plus d’immigrés que les extrêmes droites progressent en Europe, mais à l’inverse c’est parce que les extrêmes droites progressent sur fond de profonde crise existentielle du cadre européen que les politiques migratoires des pays européens se font de plus en plus restrictives, créant des « goulots d’étranglement », jetant
les candidats à l’immigration dans les bras des passeurs, vouant des milliers d’entre eux au travail au noir, à la mort par noyade, aux violences et viols.
Certes les flux migratoires ont augmenté ces vingt dernières années avec les crises économiques des pays d’Europe centrale et orientale, le développement ou la poursuite de
conflits et guerres au Moyen-Orient et en Afrique, les dictatures et aggravations
des inégalités économiques et sociales, et avec les changements climatiques mais aussi avec le développement des qualifications et des compétences. Ces mouvements concernent seulement 3 à 3,5 % de la population mondiale et majoritairement d’un pays du Sud vers un
autre pays du Sud. L’UE est le cadre de fortes migrations internes – migrants d’Europe centrale que l’extrême droite britannique a précisément ciblés lors du référendum sur
le Brexit alors que le vrai problème est, depuis 20 ans, la Directive du travailleur détaché qui a organisé un dumping social frénétique à l’intérieur de l’UE.
Accuser les immigrés de la crise, c’est oublier un peu vite que, même quand ils sont maintenus dans l’illégalité, les immigrés qui travaillent produisent non seulement des richesses
mais versent des cotisations sociales, paient des impôts et participent ainsi au budget de l’État – si tant est qu’il ne soit pas grevé par les politiques d’austérité car voilà bien la cause du manque de logements, de services publics d’éducation, santé et transport, d’aide et protection sociales…
Les migrants qui travaillent nous « prennent-ils » des emplois devenus rares ? En France, les migrants, toute situation confondue, représentent seulement 10 % de la population ; ce ne sont pas eux qui sont à l’origine de la fermeture des industries et mines du Nord et de
l’Est de la France ou de la baisse des effectifs dans la Fonction publique
auxquels ils n’ont pas accès… mais bien les vagues de délocalisations de ces trente dernières années qui ont engraissé les actionnaires du CAC 40 par exemple, et le transfert
de la dette des banques sur les budgets nationaux après la crise de 2008. Mais si nous voulons sortir le pays de la crise, créer des emplois, augmenter les salaires, diminuer
les inégalités sociales, développer l’industrie française tout en l’engageant dans la transition écologique, développer tous les services publics et contribuer à une République pour
tous, se donner les moyens d’une sécurité humaine collective… c’est d’une tout autre politique nationale et européenne dont nous avons besoin reprenant le contrôle sur la souveraineté économique et budgétaire du pays afin de réinvestir dans le développement humain, social et
écologique. S’attaquer au système ce serait ça car les emplois qui n’existent plus, n’existent plus pour personne. Par contre chaque travailleur, Français ou immigré, contribue
à l’économie du pays. À nous de décider si la société doit encore longtemps subir le joug des
financiers et des actionnaires, ou si nous voulons une économie au service de la société tout entière.

Lydia Samarbakhsh, responsable du secteur international du PCF
 

(LETTRE DES RELATIONS INTERNATIONALES - SPÉCIAL MIGRANTS - FÉVRIER 2017
MIGRANTS)

LE MONDE DU 28/09/2016

1952 RÉFUGIÉS RELOCALISÉS EN FRANCE SUR UN OBJECTIF DE 17 762 PRÉVUS POUR SEPTEMBRE 2017

 

Lydia Samabarbakhsh, responsable du secteur international du PCF

Lydia Samabarbakhsh, responsable du secteur international du PCF

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 09:14
Igor Zamichei, Xavier Compain et Philippe Jumeau

Igor Zamichei, Xavier Compain et Philippe Jumeau

Igor Zamichei et Philippe Jumeau, secrétaire de section de Lanester

Igor Zamichei et Philippe Jumeau, secrétaire de section de Lanester

Lanester, 25 février: 60 communistes bretons réunis pour analyser et comparer les Programmes présidentiels et législatifs des formations politiques
Lanester, 25 février: 60 communistes bretons réunis pour analyser et comparer les Programmes présidentiels et législatifs des formations politiques
Lanester, 25 février: 60 communistes bretons réunis pour analyser et comparer les Programmes présidentiels et législatifs des formations politiques

ça cogitait dur samedi à Lanester pour la journée régionale du PCF "Programmes 2017" avec à l'animation Igor Zamichei, secrétaire départemental de Paris, membre de l'exécutif national du PCF en charge du Projet, Xavier Compain, porte-parole régional du PCF, responsable national du secteur agriculture-pêche du Parti Communiste, et Philippe Jumeau, membre du secrétariat régional du PCF et secrétaire de section, à l'initiative de cette belle et nécessaire journée de réflexion. 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 09:05
Avec Macron, le capital peut dormir tranquille (Olivier Dartigolles - PCF)

Avec Macron, le capital peut dormir tranquille (Olivier Dartigolles)

 

Le programme économique d'Emmanuel Macron, présenté ce jour, en dit long sur la détermination du candidat des puissances de l'argent – sur ce point, François Bayrou avait vu juste - à dépecer l'Etat social et les politiques publiques de solidarité. De quoi Macron est-il le nom ? D'un vieux projet porté par les forces patronales les plus réactionnaires du pays dont l'objectif est de mettre la main sur le pouvoir politique et la puissance publique pour des intérêts privés.

Après avoir annoncé il y a quelques jours la suppression des actifs financiers du calcul de l'assiette de l'ISF, Emmanuel Macron se montre encore plus obséquieux que Fillon vis-à-vis des marchés financiers et de l'Allemagne de Merkel et Schaüble. Il faut dire qu'il les connaît bien. Comme secrétaire général adjoint de l'Elysée au début du quinquennat Hollande, c'est lui qui conduisait la délégation française pour ne pas renégocier le Traité budgétaire européen. Il s'applique donc aujourd'hui, avec le respect des 3 % de déficit, les 120.000 postes de suppressions de fonctionnaires et 60 milliards de baisse dans la dépense publique, à envoyer le message d'une France acceptant une austérité toujours plus aggravée.

Avec Macron, le capital peut dormir tranquille et même faire de très beaux rêves. Le bon élève coche toutes les cases les unes après les autres : la flexibilisation du marché du travail, la baisse des cotisations patronales de 6 points financée en partie par une hausse de la CSG, une pression autoritaire exercée sur les demandeurs d'emploi. Par contre, on ne trouve absolument rien pour changer le comportement des banques et la politique monétaire.

Le meilleur chemin à prendre pour ne pas avoir Macron/Bayrou face à Marine Le Pen est un rassemblement des forces de gauche et écologistes sur des solutions fortes, dont la mise en œuvre dès le début d'une prochaine mandature permettrait un vrai changement. C'est pourquoi le PCF propose d'en discuter le 28 février lors d'une rencontre publique dont le thème sera : « l'ennemi , c'est toujours la finance, prenons le pouvoir sur les banques » ;

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF - le 24 février 2017

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 07:04

L'ennemi, c'est toujours la finance

 

Sortir de l’austérité et de la précarité, combattre les inégalités et les discriminations, maîtriser la révolution numérique et informationnelle, engager la transition écologique, développer les services publics ... une telle politique nécessite de changer l’utilisation de l’argent ! Le PCF propose des mesures concrètes qu’une majorité de gauche pourrait mettre en œuvre immédiatement à l’appui des luttes sociales.

De l’argent à gogo pour les profits ...

220 milliards d’euros : c’est le montant annuel de l’argent public utilisé pour réduire les « charges » sociales et fiscales des entreprises en France (du crédit d’impôt compétitivité emploi aux exonérations de cotisations patronales) !

... et zéro résultat pour l’emploi et la croissance !

Avec tout cet argent, le chômage devait baisser, les entreprises devaient relancer l’investissement, la croissance devait repartir ... La réalité est tout autre.

+ 1,1 million d’inscrits à Pôle emploi en 4 ans. 9 millions de pauvres en 2016.

Et la précarité de l’emploi comme norme : 87 % des déclarations d’embauches en particulier des jeunes sont des CDD ! L’investissement ne repart pas et la croissance reste atone.

Les travailleurs et citoyens valent mieux que l’insécurité sociale et les sacrifices à l’infini qui ne servent que les intérêts financiers de quelques-uns ! 

Stop à l’évasion fiscale !

60 à 80 milliards d’euro : c’est le montant annuel de l’évasion fiscale en France. 

Les communistes veulent mettre un terme à ce scandale. Alain et Éric Bocquet, parlementaires communistes, formulent des propositions inédites dans leur livre, comme la proposition d’une COP fiscale mondiale à l’image de la COP 21 qu’ils viennent de faire adopter à l’Assemblée nationale ! 

 

Prenons le pouvoir sur l’argent ! Avec leur projet la France en commun les communistes proposent :

Au niveau local

Assurer un droit d’accès des salariés-citoyens et des élus à des informations détaillées sur l’utilisation de l’argent par les banques et sur les aides publiques aux entreprises.

Donner pouvoir à des fonds régionaux pour l’emploi et la formation d’utiliser l’argent des aides publiques actuelles pour que les banques accordent des crédits aux entreprises sur critères sociaux et écologiques.

Organiser le contrôle démocratique sur le territoire de l’utilisation effective de cet argent public par les entreprises.

Au niveau national

Nationaliser la Société générale et BNP-Paribas et les intégrer à pôle public nancier pour répondre aux besoins humains.

Créer un fonds national pour l’emploi et la formation chargé d’assurer la cohérence nationale des fonds régionaux.

Refondre par la loi le statut des banques coopératives et mutualistes et redéfinir la place des échelons nationaux pour garantir le pouvoir des sociétaires dans les caisses locales.

Réformer la fiscalité des entreprises en augmentant l’impôt pour les entreprises qui privilégie les profits financiers et en le diminuant pour celles qui respectent des critères sociaux (niveau de rémunération des salariés par exemple) et écologiques (conséquences de l’activité sur l’environnement).

Au niveau européen et mondial

Placer la BCE au service de l’emploi et de l’économie réelle en l’autorisant à alimenter un fonds de développement économique social et environnemental servant à financer l’expansion des services publics dans toute l’Europe.

Engager le combat pour une monnaie commune mondiale au service de projets de développement sur l’ensemble de la planète. 

Des pouvoirs nouveaux dans les entreprises

Créer un droit de veto au CE sur les décisions des employeurs en matière de licenciement et obliger légalement l’employeur à tenir compte des propositions alternatives des salariés.

Instituer les moyens légaux d’obliger les banques à nancer ces propositions alternatives. 

L'ennemi, c'est toujours la finance (PCF - 21 février 2017)
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 06:57
Pour le changement, un pacte pour une nouvelle majorité de gauche: adresse du Parti Communiste au peuple de France
Pour le changement, un pacte pour une nouvelle majorité de gauche
Adresse du Parti communiste au peuple de France

 

Vous êtes des millions à vouloir tourner la page d'un système politique réduit à l’impuissance et rongé par les forces de l’argent. Vous êtes des millions à être en colère contre des politiques dures pour les faibles et faibles contre les puissants, contre toutes les discriminations, contre une finance qui détruit tout dans notre pays, de l’emploi aux relations humaines les plus précieuses.

Vous voulez pouvoir intervenir et décider sur tout ce qui concerne votre vie, votre travail. Une victoire de la droite ou de l’extrême droite aux élections de 2017 précipiterait le pays vers plus de misère, d’arbitraire et de division. Marine Le Pen veut faire régresser la France en l’entraînant dans le sillage du sinistre Donald Trump. François Fillon veut liquider la Sécurité sociale et tous nos services publics. Emmanuel Macron veut étendre la logique de l’ubérisation libérale à tous les domaines de la vie et du travail. Nous ne voulons pas de ces années noires pour notre pays.

C’est pour éviter ce désastre que nous les communistes, nous voulons lors des élections présidentielle et législatives de mai et juin prochains, faire gagner la gauche : une gauche qui reconstruise une grande politique de justice, d’égalité et de paix. Une gauche qui engage une politique de lutte efficace contre le chômage, les inégalités et la pauvreté, de sécurisation de nos vies, de droits nouveaux pour les salariés et les citoyens.

Nous ne voulons pas la politique qui nous a tourné le dos ces cinq dernières années en emboîtant le pas aux forces libérales. La gauche que nous voulons, c'est celle qui s’est battue contre la loi Travail, contre le projet de déchéance de nationalité, qui se bat pour l’avenir des services publics, qui peut ouvrir un nouvel avenir de progrès à la jeunesse.

Il y a quelques mois, cela paraissait irréaliste. Aujourd’hui, la présence au second tour de l'élection présidentielle d'une candidature porteuse de ces combats et la constitution en juin d'une majorité de gauche et écologiste paraissent à nouveau possibles. C’est ce pourquoi nous nous battons depuis un an : nous n’avons pas présenté de candidat communiste à l’élection présidentielle pour le permettre. Nous soutenons Jean-Luc Mélenchon, dont le programme est le plus proche du nôtre, avec cet objectif.

Ce qui doit être au cœur de tout, c'est un pacte de majorité, clair et transparent qui se donne les moyens du changement.

Voilà pourquoi nous appelons les candidats et les forces de gauche à intensifier leurs discussions jusqu'à conclure ensemble un pacte de majorité pour gouverner la France.

Nous voulons élire en mai un président de gauche, en juin une majorité de députés de gauche à l’Assemblée nationale, qui appliquera une politique de rupture avec l’austérité. Au sein de cette majorité, élire des députés communistes et du Front de gauche bien plus nombreux qu’en 2012. Et surtout, il faudra rester mobilisés et vigilants avant, pendant et après les élections, comme lors du Front populaire face au grand patronat, à la droite et à l’extrême droite.

Nous communistes, nous proposons que ce pacte comporte :

 

une 6e République qui nous sorte du régime présidentiel, avec notamment la proportionnelle à toutes les élections et un statut de l'élu-e, des droits nouveaux pour les salariés dans les entreprises, le droit de vote des étrangers résidant en France, le récépissé contre les contrôles de police au faciès ; la constitutionnalisation du droit à l'avortement.

 

un programme de relance sociale avec l’abrogation de la loi El Khomri et son remplacement par une loi de sécurité de l’emploi et de la formation, l'augmentation des salaires, des minimas sociaux et des pensions, la diminution du temps de travail, la retraite à 60 ans, une nouvelle ambition pour la Sécurité sociale, avec un retour progressif vers un remboursement de tous les soins à 100 %.

 

un plan global d’action pour l’autonomie et l’émancipation de la jeunesse dans tous les domaines : petite enfance, éducation, culture, sports, santé, logement, emploi.

 

la création d'un ministère de plein droit pour l'égalité femmes-hommes et le renforcement des dispositifs contraignants pour l'égalité salariale et professionnelle.

 

la lutte contre toutes les discriminations, qu'elles soient liées à l'origine, à la confession, à l'orientation ou l'identité sexuelle, la maladie ou le handicap.

 

la lutte contre la finance avec un plan d’action contre l’évasion fiscale, une COP fiscale mondiale, la création d’un pôle public bancaire pour changer le rôle du crédit, avec la nationalisation de BNP-Paribas et de la Société générale.

 

un plan de bataille pour la France en Europe avec la remise en cause du traité budgétaire européen et un plan d'investissement financé par la BCE. Il servirait en France à la lutte contre l'exclusion et la pauvreté, à l’investissement massif pour les services publics, au logement pour tous et aux collectivités locales.

 

un plan cohérent de nouvelle industrialisation créant un million d’emplois dans toutes les filières utiles au développement humain s'appuyant sur un effort recherche développement conséquent, de transition écologique avec un mix énergétique renouvelables-nucléaire sous contrôle public, de développement d’un nouveau modèle agricole.

 

Nous proposons à tous les candidats et toutes les forces de gauche de discuter ces propositions. Le Parti communiste demande pour cela à les rencontrer.

Dans le même mouvement, nous vous proposons donc à tous, sans attendre le jour ultime du vote, de multiplier les luttes sociales, les rencontres publiques de terrain, les débats sur les réseaux sociaux, d'élever un immense forum citoyen pour faire entendre de toutes les manières possibles cette exigence d’union et d’engagement autour d’un pacte capable de changer vraiment la vie.

Nous ouvrirons à toutes les forces de gauche notre prochaine rencontre nationale le 28 février à la Bellevilloise à Paris sur le thème : « L'ennemi, c'est toujours la finance ».

Nous proposons que se tienne dans les plus brefs délais une grande rencontre de débat public pour un pacte de majorité à gauche avec les candidats et les forces qui les soutiennent. De nombreux citoyens le souhaitent. Pour notre part nous y sommes prêts.

À l'heure du dépôt des parrainages pour l’élection présidentielle, il faut avancer vite. Nous appelons également tous nos concitoyens à se mêler sans attendre des élections législatives. L’heure est à la mobilisation partout. Là aussi, les communistes et leurs candidats appellent au rassemblement pour garantir les moyens du changement espéré par nos concitoyens.

 

Pour le changement, un pacte pour une nouvelle majorité de gauche: adresse du Parti Communiste au peuple de France
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 16:10
"Amplifions la mobilisation pour faire échec à la ratification nationale du CETA" (Pierre Laurent)

 

Le parlement Européen adopte le CETA : « Amplifions la mobilisation pour faire échec à sa ratification nationale » (Pierre Laurent)

 

Par 408 voix pour, 254 voix contre et 33 abstentions, le parlement européen vient d’adopter le traité de libre-échange conclu entre l'UE et le Canada (ou CETA) qui de fait va entrer en vigueur de manière provisoire avant toute ratification des parlements nationaux.

Jusqu’au bout, les députés du groupe GUE-NGL se sont battus avec les nombreuses organisations et manifestants contre l’adoption de ce texte qui nie les droits de douanes pour plus de 90% de produits agricoles canadiens arrivant sur le marché européen, qui déréglemente les protections environnementales, les droits sociaux ou encore l’alimentation. Ce texte soumettra nos collectivités locales à appliquer les procédures du CETA dans de nombreux domaines comme l’ouverture des marchés publics, l'ouverture de leurs services locaux ou encore sur la réglementation des activités des entreprises canadiennes sur leur sol.

 

De plus, par des accords bilatéraux que Donald Trump pourra conclure au nom des Etats-Unis avec le Canada, s’ouvrira des passerelles pour continuer à commercer avec l’Europe sous les conditions du CETA, tout en poursuivant son discours d’apparat contre le Traité Transatlantique (TAFTA).

 

En ce sens, le CETA se révèle comme un véritable cheval de Troie, ouvrant la voie royale à une nouvelle génération de traités commerciaux qui nient les souverainetés nationales en dessaisissant les gouvernements et parlements de leur libre administration dans l'intérêt général, comprenant des dispositions d'arbitrage, de coopération réglementaire ou encore de libéralisation des services par voie de liste négative, ou d'ouverture de nos marchés publics à davantage d'entreprises étrangères. 

 

Plus que jamais la mobilisation doit s’amplifier pour faire échec à sa ratification nationale.

La semaine dernière, sur proposition des députés communistes et du FDG, une résolution a été adoptée à l’Assemblée Nationale exigeant une consultation d’urgence du parlement avant la mise en œuvre provisoire du CETA prévu le 1er mars et d’autre part de soumettre sa ratification à la volonté populaire par l’organisation d’un référendum.

Le PCF et ses élus vont continuer de rassembler autour de cette exigence de référendum faisant appel à l’intelligence collective des citoyens, à la fois pour mesurer le contenu réel du CETA et d’ouvrir le débat nécessaire sur une régulation de la mondialisation économique, commerciale, sociale, culturelle et environnementale à contrario de la priorisation de la concurrence effrénée sur les droits les plus fondamentaux, qui détruit nos sociétés et notre planète.

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 07:57
Paix mondiale, contre la colonisation de la Palestine: Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, adresse une lettre au secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres

Pierre Laurent, lettre ouverte à Antonio Guterres secrétaire général des Nations-Unies

 

Monsieur le secrétaire général,

À l'occasion de votre entrée en fonctions, vous avez appelé à « faire de la paix une priorité absolue en 2017 », et je tenais d'abord à saluer la volonté politique qui vous anime, au contraire de tant de dirigeants d'envergure internationale.

Je veux aussi vous assurer que parmi les forces démocratiques que vous trouverez à vos côtés, il y a les communistes français pour lesquels « la paix est le plus grand des combats », comme l'affirmait Jaurès.

Je vous adresse cette lettre ouverte car comme vous, Monsieur le secrétaire général, nous sommes des millions à considérer qu'il y a urgence à faire triompher la paix.

Le peuple palestinien est de ceux qui auront enduré et continuent d'endurer les pires injustices : Naqba, occupation militaire, colonisation depuis des décennies au mépris des droits humains et du droit international, et de toutes les résolutions adoptées par l'ONU.

J’ai, comme tous, comme vous certainement, applaudi au vote du Conseil de sécurité de l’ONU, le 23 décembre dernier, de la résolution 2334 adoptée par 14 voix et grâce à l'abstention des États-Unis qui, pour la première fois depuis 37 ans, n’ont pas mis leur veto à un texte condamnant la colonisation de la Palestine par Israël et les activités de peuplement de territoires palestiniens y compris à Jérusalem-Est.

Mais la réponse du gouvernement Netanyahou est de poursuivre dans une stratégie conflictuelle et d'accélérer la colonisation. Hier encore, 6 février, la Knesset a adopté une loi permettant à l’État de s'approprier en Cisjordanie occupée des centaines d'hectares de terres palestiniennes privées où des colons israéliens ont construit sans autorisation préalable des autorités israéliennes.

Il y a quelques jours, le 1er février dernier, après de nouvelles annonces de constructions de 5000 logements dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, vous avez exprimé par la voix de votre porte-parole votre inquiétude de voir le gouvernement israélien ajouter encore de nouveaux obstacles à la solution négociée de deux États ; et vous avez redit l'engagement des Nations-unies à appuyer un processus de négociations « sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et conformément au droit international ».

Monsieur le secrétaire général,

La conférence de Paris à laquelle plus de 70 pays ont participé a rappelé dans son communiqué final que « la solution à deux États est la seule voie pour arriver à une paix durable ». Ce sont des pas incontestables mais je m’inquiète de la réalité de l’application de cette résolution comme tant d'autres, trop nombreuses, que le gouvernement israélien bafoue impunément.

Je sais que vous travaillez à la mise en place d’une mission d’appui de l’ONU pour promouvoir une solution à deux États mais sera-t-elle suffisante sans une large mobilisation et sans solidarité

internationale ? Le gouvernement israélien n'est pas disposé à écouter la communauté internationale alors il est temps de poser la question : sans sanctions, arriverons-nous à lui faire respecter les droits inaliénables du peuple palestinien à l'autodétermination sans ingérence extérieure, à l'indépendance, à la souveraineté nationale et au retour des réfugiés ? Face au déni du gouvernement Netanyahou – et pour mettre un terme à la colonisation – n'est-il pas grand temps de répondre à l'appel de la société palestinienne lancé il y a 12 ans avec le mouvement BDS international ?

En France, notre parti travaille inlassablement à la reconnaissance de l’État palestinien par notre gouvernement ; nous sommes mobilisés pour la libération de Marwan Barghouti et de tous les prisonniers politiques palestiniens et à la suspension immédiate de l’accord d’association Union européenne-Israël tant que son article 2 sur le respect des droits humains et démocratiques sera bafoué.

Nous comptons sur vous, Monsieur le secrétaire général, pour soutenir les efforts en faveur d'une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens.

Respectueusement,

Pierre Laurent

 
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 10:46
Pierre Laurent : "Le projet d'Estrosi pour les transports est dangereux" (La Marseillaise, 8 février 2017)

Une visite chez les cheminots de la gare Saint-Charles à Marseille. Un débat le soir à Port-de-Bouc. Pierre Laurent a pris le temps d'un détour par La Provence, hier, pour parler transports et présidentielle, où il soutient Jean-Luc Mélenchon, avec des nuances.

Tous les candidats se disent anti-système. Vous qui n'êtes pas candidat n'êtes-vous pas, au fond, le vrai anti-système ?
Pierre Laurent : Je ne crois pas à la personnalisation extrême de la vie politique. Je ne suis pas candidat, mais je suis en campagne pour soutenir Jean-Luc Mélenchon avec la volonté de faire progresser un projet collectif de rassemblement. Je ne pense pas qu'on s'en tirera avec un homme providentiel. Derrière, il doit y avoir un programme solide.

Vous évoquez le rassemblement. Est-il possible entre Mélenchon et Hamon ?
Pierre Laurent : Ce sera difficile pour la présidentielle, mais on peut faire progresser nos idées. J'appelle les candidats de gauche à débattre publiquement. Les citoyens en ont envie. Il y a deux mois, on pensait que les scénarios de la présidentielle étaient verrouillés. On voit bien que les cartes sont totalement rebattues. Tout peut encore bouger.

Et le PCF dans tout ça ? Est-il en train de s'effacer ?
Pierre Laurent : La présidentielle efface les partis. C'est le cas pour le PCF, mais il y a un travail militant, un débat politique très actif comme à Port-de-Bouc (hier) qui nourrit la démocratie de proximité. Au moment où la politique est salie, éclaboussée par l'affaire Fillon, heureusement que des partis comme le PCF sont là pour conserver une éthique et la faire vivre.

Votre débat à Port-de-Bouc s'intitule "le progrès social est une idée neuve". En quoi l'est-il ?
Pierre Laurent : On nous a habitués à comprimer nos salaires, nos services publics et on a neuf millions de pauvres. Il faut inverser la logique. Promouvoir les droits sociaux en développant la sécurité sociale et les transports propres, en proposant un système de sécurité d'emploi et de formation. Au lieu de l'assurance chômage, on doit passer par des périodes de formation. Avec cette idée de revenu pour tous. Nous sommes preneurs de la réflexion de Benoît Hamon, mais sans la couper de la question du travail. On doit converger vers les 32 heures.

Vous semblez choqué par la campagne d'affichage de la Région Paca contre la SNCF...
Pierre Laurent : C'est très choquant. La campagne d'Estrosi fait passer les cheminots pour des fainéants et ils seraient responsables de ce qui ne va pas dans le service public. Mais ce qui ne va pas, c'est qu'on ne développe pas assez les services publics ferroviaires. Estrosi veut offrir des marchés au privé pour en profiter. On risque d'assister à un report du trafic vers la route. Son projet est dangereux car il oppose les cheminots aux usagers.

Vous amuseriez-vous à vous dédoubler en hologramme comme le fait Jean-Luc Mélenchon ?
Pierre Laurent : Je ne sais pas si je ferais ça. La prouesse technologique a étonné, c'est positif. Mais je ne suis pas sur que l'avenir soit au dédoublement des personnalités. Il y a suffisamment de diversité pour qu'on utilise la parole de tous. Les citoyens veulent qu'on joue le collectif et l'unité.

François Fillon doit-il quitter la piste présidentielle ?
Pierre Laurent : Les électeurs le sortiront d'eux-mêmes.

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 14:22
"Rassemblement à gauche: assez de paroles, des actes". Tribune d'économistes communistes: Yves Dimicoli, Denis Durand, Fréderic et Paul Boccara, Jean-Marc Durand... ( 3 février 2017)

RASSEMBLEMENT A GAUCHE: ASSEZ DE PAROLES, DES ACTES

Deux événements politiques considérables, le naufrage possible de la candidature Fillon et surtout, le résultat de la primaire socialiste avec la défaite de Valls, créent une situation tout à fait nouvelle. Cela relance le défi et la possibilité d・un rassemblement de la gauche pour battre la droite et l・extrême-droite, rompre avec le social-libéralisme et sortir de l・austérité avec une candidature commune à la présidentielle, un contrat majoritaire pour les législatives et une dynamique de luttes populaires.

Dans ces circonstances, la responsabilité du PCF est immense. Son apport est indispensable

pour faire face aux assauts idéologiques de la droite, du social-libéralisme et du MEDEF,

- pour démasquer l'imposture du FN

pour combattre vraiment la finance, et relever les défis de la révolution numérique et de la révolution écologique,

- pour dépasser par le haut les oppositions qui entretiennent la division dans les rangs de la gauche anti-austérité.

En effet, le PCF est porteur d'une exigence de cohérence qui associe l・énoncé d・objectifs sociaux audacieux à la conquête de pouvoirs par les salariés et les citoyens sur l'utilisation de l・argent des entreprises, des banques, de l'État et même de l'Union européenne. C'est seulement ainsi, à l・appui des luttes, qu'on arrivera à conjuguer, au lieu de les opposer, réalisme, efficacité et radicalité.

Jean-Luc Mélenchon somme Benoît Hamon de se rallier à son camp tandis que ce dernier laisse s・accréditer l'idée que son objectif serait de « siphonner » l'électorat du leader de la « France insoumise ».

Continuer ainsi, c'est courir à la catastrophe d'un deuxième tour entre la droite et l'extrême-droite, alors que des éléments nouveaux permettraient de la conjurer. Qui est prêt à en porter la responsabilité ?

Pas le PCF qui en décidant de soutenir Jean-Luc Mélenchon, s'est déclaré aussi vouloir demeurer très attentif aux évolutions de la situation à gauche pour pouvoir saisir jusqu'au bout la possibilité d'un rassemblement.

Celle-ci émerge aujourd'hui. Il ne s'agit donc pas pour les communistes de renier leur choix mais au contraire de l'accomplir jusqu'au bout. Il est urgent que le Conseil national du PCF, organisme dirigeant, se réunisse et prenne des initiatives pour que la gauche sorte de cette double impasse, et pour amener ses candidats à s'inscrire dans un rassemblement anti-austérité.

Nous avons la conviction qu'il est possible de converger.

Sur quels grands axes ?

1/ emploi, travail, salaires  : face aux défis de la révolution informationnelle, conquérir des moyens financiers (crédit, fiscalité) et des pouvoirs pour sécuriser l・emploi et la formation avec le revenu, en créant les conditions d'une véritable égalité femmes-hommes. Ce n・est plus le marché ni le patronat qui doivent décider des trajectoires professionnelles de chacune et de chacun, de nos vies.

2/ protection sociale  : son avenir exige un nouveau financement assis sur la masse salariale, donc sur le volume et la qualité de l・emploi. Ce n・est pas le « coût du travail » qu・il faut baisser, c・est le « coût du capital » (intérêts, dividendes, etc.), pour consacrer beaucoup plus de moyens au développement de toutes les capacités humaines.

3/ services publics  : leur relance permettrait de répondre aux besoins populaires. Elle soutiendrait la demande aujourd・hui si insuffisante tout en développant l・efficacité de la production nationale (l・offre). Il faut rompre avec l・austérité budgétaire. Le Pacte de stabilité est une stupidité. Les centaines de milliards d・euros créés par la BCE doivent servir à une expansion nouvelle de tous les services publics.

4/ Europe  : notre rassemblement sur de tels objectifs peut permettre d・aborder tout autrement les enjeux européens, y compris avec les autres peuples, pour construire les rapports de force qui permettront des mesures immédiates de progrès et le lancement d'une refondation de l・Union européenne, si nécessaire pour pouvoir transformer le monde.

5/ Démocratie : une 6eme République est nécessaire, rompant avec le présidentialisme et ressourçant la démocratie représentative aux interventions, avec des pouvoirs décisionnels nouveaux, des salariés dans les entreprises et des citoyens sur le territoire.

Rien n'est joué. Assez de proclamations d・intentions, passons à l'acte pour construire des bases solides au rassemblement nécessaire pour battre la droite et l'extrême-droite !

Frédéric BOCCARA, Paul BOCCARA, Gisèle CAILLOUX, Yves DIMICOLI, Denis DURAND, Jean-Marc DURAND, Nicolas MARCHAND, Catherine MILLS

 

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