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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 06:56
Adresse de Pierre Laurent aux adhérents du Parti Communiste - 27 novembre 2016

Paris, le 27 novembre 2016

Cher-e camarade,

Depuis plusieurs semaines, l’ensemble des adhérent-e-s de notre parti étaient appelé-e-s à débattre et à se prononcer sur nos choix pour 2017. Après plusieurs semaines d’intenses discussions, qui ont réuni des dizaines de milliers de communistes à tous les niveaux, local, départemental et lors de la conférence nationale du 5 novembre, près de 41.000 communistes, soit 73 % des 56.440 adhérent- e-s de notre parti à jour de leurs cotisations, ont participé à la consultation nationale des 24, 25 et 26 novembre.

Je tenais, au lendemain de cette consultation essentielle, à féliciter l’ensemble des communistes pour la qualité et la richesse du débat mené. Elle a eu lieu dans un climat de grande fraternité, dans un état d’esprit respectueux et de grande responsabilité. La qualité de ce débat démocratique fait honneur à notre parti et à la vie politique nationale. Bien entendu, cette discussion a souvent aussi été passionnée, et c’est bien normal vu les enjeux, mais les communistes ont été nombreux à souhaiter qu’elle se mène dans la sérénité et qu’elle se conclut dans l’unité de tous les communistes quel que soit le choix qui en sortirait. C’est extrêmement important. J’en profite tout de même pour attirer l’attention de chacun sur l’usage raisonné des réseaux sociaux, si utiles à faire circuler l’information et les échanges d’arguments, mais qui ne doivent pas servir aux débordements que nous y trouvons parfois.

Les résultats de cette consultation sont désormais connus et ils deviennent la décision du Parti communiste français. Dès hier, le comité exécutif national a appelé au rassemblement de tous les communistes autour des choix majoritairement validés.

Les communistes ont approuvé à 94 % la résolution stratégique qui fixe le cap général de notre campagne : une campagne communiste de rassemblement pour porter les axes d’un projet à même de sortir la France de la crise dans laquelle les politiques libérales l’ont plongée.

Ils ont choisi à 53,52 % l’option 1 pour l’élection présidentielle, celle qui décide que nous mènerons une campagne communiste autonome appelant à voter Jean-Luc Mélenchon.

Les débats sur les deux options en débat ont été très partagés. Les discussions ont démontré qu’elles n’opposaient pas des communistes regroupés en deux camps. Chacun était souvent traversé des mêmes interrogations et tous les arguments qui ont été développés par les uns ou les autres nous seront utiles.
Les résultats montrent que le fil conducteur de notre campagne doit être le maintien d’une parole et d’une démarche forte du Parti communiste pour porter nos objectifs de projet et de rassemblement. Quels qu’aient été le vote de chacun-e, l’unité des communistes est la condition de la réussite de nos campagnes présidentielle et législatives. Cette unité doit se mettre en œuvre dans le respect du vote majoritaire, de tous les communistes, des débats qui ont eu lieu, des convictions et et des interrogations qu’ils ont suscités. Avec la direction, je me porte garant de cette unité dans le respect de chacun de nos adhérent-e-s et de ses conviction 
Nous allons donc maintenant entrer dans une phase plus active de notre campagne. Le Conseil national va se réunir le jeudi 1er décembre pour prendre toutes les décisions utiles à cet effet. Sans anticiper sur ces décisions, j’attire tout de même ton attention sur plusieurs points importants.

La droite et l’extrême-droite vont être nos principaux ennemis dans cette bataille, car leurs projets menacent gravement notre pays, son projet social et la démocratie. Nous éditerons en janvier une brochure destinée à mener la bataille d’idées contre ces projets néfastes, arguments précis à l’appui.

Pour les mettre en échec et amplifier notre travail de rassemblement à gauche sur un nouveau projet tournant le dos à l’austérité, nos propositions peuvent devenir un repère essentiel pour des millions de Français. Dans la foulée de la Grande consultation citoyenne, nous allons donc entreprendre sans tarder la popularisation et la mise en débat de nos propositions, rassemblées dans le pacte d’engagements communs pour la France que nous avons adopté à la Conférence nationale.

Nos initiatives de rassemblement doivent elles aussi continuer à se déployer à tous les niveaux, car , comme je l’ai déjà dit, notre appel à voter Jean-Luc Mélenchon n’est pas pour nous une fin, mais un levier pour aller plus loin.

Nous ne rejoindrons d’ailleurs pas le cadre trop étroit de la France insoumise, nous voulons aller beaucoup plus loin et rassembler beaucoup plus largement.

Dans chacun de nos territoires, l’interpellation et le rassemblement de tous les citoyens, de toutes les forces disponibles est donc notre priorité.

Des millions de Français ont de plus en plus de mal à vivre dignement, ont peur du déclassement social, des lendemains pour leurs enfants. Et ils et elles sont très nombreux, prêts à agir et à retrouver l’espoir pour un autre avenir.

Ceux qui luttent pour la défense d’un bureau de poste, d’une gare, d’un service hospitalier, ceux qui ont des projets et qui sont prêts à l’expérimentation sociale, ceux qui font des chaînes humaines pour l’emploi ou contre des expulsions locatives ou pour le climat ou encore contre le traité TAFTA…

Partout, nous devons nous adresser à eux pour construire ensemble les cadres d’une campagne citoyenne.
Au niveau national, nous réunirons à nouveau le 10 décembre, dans une grande rencontre à Paris, toutes celles et ceux avec qui nous dialoguons depuis maintenant un an et qui se désespèrent de la situation à gauche.

Nous continuerons à ne pas nous résigner à la situation de trop grande dispersion à gauche. Nous voulons faire bouger le cadre de la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour l’élargir et continuer d’interpeller tous ceux et toutes celles qui peuvent avec nous hisser la gauche et des solutions anti-libérales au second tour de l’ élection présidentielle.

Enfin, et j’ai envie de dire surtout, nous devons accélérer le lancement de nos campagnes législatives dans chacun de nos territoires, en commençant par désigner des candidats capables de porter nos objectifs de rassemblement le plus loin possible dans la population.
Dans chaque circonscription, nos concitoyens ont besoin d’un(e) député(e) qui refuse l’insupportable et agisse quotidiennement pour la justice sociale, qui fasse respecter la démocratie, qui soit rebelle au libéralisme et à tous les extrémismes, qui , comme le dira fortement notre campagne, unisse pour l’humain d’abord.
Le 14 janvier prochain, le Conseil national du Parti ratifiera l’ensemble des candidatures que nous présenterons ou soutiendrons aux législatives des 11 et 18 juin, et des chef-fe-s de file départementaux aux élections sénatoriales de septembre 2017

Voilà, cher(e) camarade , ce que je tenais à te dire sans tarder. Ensemble , nous sommes une grande force . Vive le Parti communiste français !

 

Bien fraternellement,
 

Pierre Laurent
secrétaire national du PCF - Parti Communiste Français

Adresse de Pierre Laurent aux adhérents du Parti Communiste - 27 novembre 2016
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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 10:08
Présidentielles: les communistes appelent à voter Jean-Luc Mélenchon (L'Humanité, 26 novembre 2016)
Présidentielle. Les communistes appellent à voter Jean-Luc Mélenchon
JULIA HAMLAOUI
SAMEDI, 26 NOVEMBRE, 2016
HUMANITE.FR
 
Les résultats du vote des adhérents du PCF ont été annoncés samedi en début de soirée : 53,6% d’entre eux se sont prononcés en faveur d’un appel à voter pour Jean-Luc Mélenchon.

 

Les communistes ont finalement choisi de soutenir Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2017. Appelés aux urnes depuis jeudi et jusqu’à ce samedi midi, les adhérents du PCF se sont exprimés à 53,6% en faveur d’un appel à voter pour le député européen  tout en « conservant leur autonomie, critique et constructive » et en travaillant  à « un cadre collectif de campagne élargi afin d’œuvrer à la construction d’un rassemblement le plus large possible », stipule le bulletin de vote sur lequel ils se sont prononcés. En 2011, à la veille de la campagne présidentielle sous les couleurs du Front de gauche, 59,1% des militants communistes avaient opté en faveur de cette candidature.
 
Cette fois, le vote est plus serré puisque 46,4% des voix exprimées se sont portées sur la deuxième option en lice. Celle d’une candidature issue des rangs du PCF, assortie d’un possible retrait in fine, et qui avait obtenu la majorité des suffrages (55,69%) lors de la Conférence nationale organisée par le PCF le 5 novembre dernier. En outre, sur les 56 365 adhérents du PCF à jour de leurs cotisations, 40 937 ont participé au vote (soit 72% des inscrits).
 
« L’option 1 est en tête, c’est un choix majoritaire pour une campagne autonome du Parti communiste français en appelant à voter Jean-Luc Mélenchon. Il faut donc maintenant que l’ensemble des communistes se rassemblent derrière cette option. Pierre Laurent (le secrétaire national du PCF, NDLR), dès la semaine prochaine, portera la conception de la campagne qui sera la nôtre », a déclaré Olivier Dartigolles, le porte-parole du PCF à l’Humanité. « C’est un score clair pour l’option 1  mais c’est aussi un signal adressé à Jean-Luc Mélenchon : il y a une majorité sur cette option mais pas un raz-de-marée. Les communistes sont très soucieux de maintenir une démarche de rassemblement très ouverte qui se fixe toujours l’objectif de gagner des majorités politiques », a-t-il ajouté.
 
C’est ce dont témoigne l’approbation à plus de 92% de la résolution intitulée « Unis pour l’humain d’abord » sur laquelle les militants étaient également invités à voter.  Le document, adopté lors de la Conférence nationale à 94%, précise la démarche du PCF pour les échéances de 2017. Il spécifie notamment sa volonté de poursuivre ses « efforts » de rassemblement de la gauche alternative, pour les élections législatives comme pour la présidentielle, malgré son engagement plus avant dans la campagne, ainsi que les sept axes de propositions autour desquels les communistes proposent de construire un « pacte d’engagements communs » pour y parvenir.
 
 
***
 
« L’option 1 est en tête, c’est un choix majoritaire pour une campagne autonome du Parti communiste français en appelant à voter Jean-Luc Mélenchon. Il faut donc maintenant que l’ensemble des communistes se rassemblent derrière cette option. Pierre Laurent, dès la semaine prochaine, portera la conception de la campagne qui sera la nôtre », a déclaré Olivier Dartigolles, le porte-parole du PCF à l’Humanité.
« C’est un score clair pour l’option 1 mais c’est aussi un signal adressé à Jean-Luc Mélenchon : il y a une majorité sur cette option mais pas un raz-de-marée. Les communistes sont très soucieux de maintenir une démarche de rassemblement très ouverte qui se fixe toujours l’objectif de gagner des majorités politiques », a-t-il ajouté.
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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 10:01

COMMUNIQUE du Comité exécutif national du PCF: 

26 novembre - 18h: 

53,6 % pour l'option 1, des communistes unis pour faire grandir le rassemblement

Suite à la Conférence nationale du 5 novembre, les 120.000 membres du Parti communiste français étaient invités à poursuivre le débat engagé sur leur choix pour les échéances électorales de 2017.

Ils l'ont fait sur la base de l'analyse des développements de la situation politique, de la résolution adoptée par la Conférence nationale et des deux options qui étaient soumis à leur vote pour l'élection présidentielle.

La discussion des communistes a confirmé l'inquiétude et la lucidité partagées devant la montée des dangers de droite, d'extrême-droite et de populismes rétrogrades, et aiguisé la conscience des responsabilités qui sont les nôtres pour ouvrir un nouveau chemin d'espoir.

Des dizaines de milliers de communistes ont activement participé à cette consultation dans un état d'esprit respectueux et de grande responsabilité, faisant honneur à la vie démocratique de leur parti et de la vie politique nationale. Ils ont largement exprimé leur volonté de sortir unis et rassemblés de cette consultation pour mener les batailles cruciales qui nous attendent.

Sur les 56 365 cotisants à jour de leurs cotisations et pouvant donc participer au vote, 40.937, soit 72% des inscrits, ont voté ces 24, 25 et 26 novembre.

Plus de 92 % ont adopté la résolution stratégique « Uni-e-s pour l'humain d'abord, les communistes en campagne », qui fixe le cap général de nos batailles pour 2017 : porter un pacte d'engagements pour la France à même de sortir notre pays de la crise dans laquelle il est plongé ; construire le rassemblement de toutes les forces disponibles pour un nouveau pacte de majorité à gauche alternatif à l'austérité; présenter dans toutes les circonscriptions de France des candidat-e-s capables de porter ce projet et cette démarche de rassemblement.

Sur le choix présidentiel, 53, 60 % des exprimés ont voté pour l'option 1, qui devient de ce fait la décision du Parti communiste Français, et 46,40 % ont voté pour l'option 2.

Le comité exécutif national appelle donc l'ensemble des communistes à se rassembler autour du choix majoritairement validé.

Les votes et les débats sur ces deux options ont été partagés. Quels qu'aient été leurs choix, l'unité des communistes est désormais indispensable.

Elle est nécessaire pour permettre une mise en œuvre efficace de nos combats. Pour être forte, cette unité doit se faire dans le respect du choix majoritaire, de tous les communistes, du débat qui a lieu, des convictions et des questionnements qu'il a exprimés.

C'est dans cet état d'esprit que le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, et l'ensemble du comité exécutif national, s'engageront au service du choix démocratiquement effectué.

Le choix 1 retenu par la majorité des votants est celui d'une campagne communiste autonome appelant à voter Jean-Luc Mélenchon, « considérant qu'un rassemblement peut s'opérer avec cette candidature et qu'elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l'austérité ».

Ce choix indique également que « les communistes poursuivront leurs efforts pour une candidature commune, porteront cet appel en conservant leur autonomie, critique et constructive, travailleront à un cadre collectif de campagne élargi afin d'oeuvrer à la construction d'un rassemblement le plus large possible ».

Le Conseil national du PCF se réunira le jeudi 1er décembre pour prendre toutes les décisions nécessaires à la mise en œuvre offensive de ce choix : porter sans attendre nos propositions dans le débat national, prendre de nouvelles initiatives de rassemblement en mettant notre choix de candidature au service de cette démarche, impulser notre campagne et la désignation de nos candidat-e-s pour les législatives.

Le Comité exécutif national invite dès à présent tous les communistes à amplifier le travail sur les élections législatives, la désignation des candidat-e-s - ainsi que la désignation des chefs de file pour les élections sénatoriales - et la construction des rassemblements nécessaires.

Le 14 janvier 2017, le Conseil national validera les candidatures présentées ou soutenues par le PCF à ces élections.

Le Comité exécutif national remercie tous les secrétaires départementaux, tous les conseils départementaux, les secrétaires de sections pour l'organisation du vote qui s'est déroulé dans de très bonnes conditions. Il félicite tous les communistes pour la qualité du débat mené. Aujourd'hui, le choix des communistes nous engage. Soyons ensemble pour le mettre en œuvre.

Dans la fédération PCF du Finistère: 

Inscrits (adhérents à jour de cotisation): 599

Votants: 462 (77,13%)

Résolution de la conférence nationale:

Pour  411(88,96%)

Contre 13 (2,80%)

Abstention 35 (7,58%)

Choix de la candidature aux présidentielles:

Option 1 (soutien à la candidature de Mélenchon tout en continuant nos efforts de rassemblement): 202 voix, 44,10%

Option 2 (candidature communiste tout en continuant nos efforts de rassemblement): 222 voix, 48,47%

Abstention: 38, 8,30%

 

Sur les sections du Finistère: 599 adhérents à jour de cotisation

Audierne- Cap Sizun

10 inscrits - 9 votants (90%)

Résolution: 5 pour (55,55%) - 4 abstentions (44,44%) 

Présidentielles: Option 1: 3 (33,3%) - Option 2: 4 (44,4%) - Abstention 2 (22,2 %)

Pays Bigouden

89 inscrits - 64 votants (71,9%)

Résolution:  54 pour (84,4%) - 6 contre (9,4%) - 4 abstentions (6,25%) 

Présidentielles: Option 1: 23 (35,9%) - Option 2 (57, 81%) - Abstention 4 (6,25%)

Brest

125 inscrits - 75 votants (60%)

Résolution: 68 pour (90,6%), 3 contre (4%), 4 abstentions (5,33%)

Présidentielles: Option 1: 25 (33,33%) - Option 2: 47 (62, 46%) - Abstention: 3: 4%

Carhaix

7 inscrits - 4 votants (57,14%)

Résolution: 4 pour (100%)

Présidentielles - 4 pour option 1 (100%)

Châteaulin

6 inscrits - 4 votants (66,6%)

Résolution: 4 pour (100%)

Présidentielles - 4 pour option 1 (100%)

Chateauneuf-du-Faou, Huelgoat (17 inscrits):  vote par correspondance

Concarneau

22 inscrits - 18 votants (81,81%)

Résolution: 14 pour (77,78%), 4 contre (22%)

Présidentielles: 6 pour option 1 (37,5%), 6 pour option 2 (37,5%), 4 abstentions (25%), 2 nuls

Crozon

9 inscrits - 8 votants (88,8%)

Résolution: 8 pour (100%)

Présidentielles: 2 pour option 1 (25%), 6 pour option 2 (75%)

Douarnenez

24 inscrits - 21 votants (87,5%) 

Résolution: 19 pour (90,5%), 2 abstentions (9,5%)

Présidentielles: 16 pour option 1 (76,19%), 3 pour option 2 (14,28%), 2 abstentions (9,5%)

Fouesnant

29 inscrits - 26 votants (89,7%)

Résolution: 19 pour (73,1%), 3 contre (11,5%), 4 abstentions (15,4%) 

Présidentielles: Option 1: 17 (65,4%), option 2: 6 (23,1%), abstention: 3 (11,5%)

Lanmeur:  

20 inscrits - 17 votants (85%)

Résolution: 16 pour (94,1%), 1 contre (5,9%)

Présidentielles: Option 1: 6 (35,29%), Option 2: 10 (58,82%), abstention: 1 (5,8%)

Le Relecq Kerhuon

36 inscrits - 36 votants (100%)

Résolution: 35 pour (97,22%), 1 abstention (2,77%)

Présidentielles: Option 1: 26 pour (72,22%) Option 2: 9 pour (25%) Abstention: 1 (2,77%)

Moëlan

21 inscrits - 21 votants (100%)

Résolution: 19 pour (90,5%) - 2 abstentions (9,5%)

Présidentielles: Option 1: 6 (28,5%) Option 2: 11 (52,3%) Abstention: 4 (19%)

Morlaix 

74 inscrits - 45 votants (60,8%)

Résolution: 38 pour (84,44%), 1 contre (2,22%) 6 abstentions (13,33%)

Présidentielles: option 1: 14 (31,1%) Option 2: 24 (53,3%) Abstentions: 7 (15,55%)

Quimper:  

37 inscrits - 29 votants (78,3%) 

Résolution: 28 pour (96,5%), 1 abstention (3,5%)

Présidentielles: Option 1: 2 (6,8%) - Option 2: 27 (93,1%)

Quimperlé:

21 inscrits - 17 votants (80,9%)

Présidentielles: Option 1: 16 (94,1%) Option 2: 1 (5,88%)

Roscoff:  

15 inscrits - 12 votants (80%)

Résolution: 11 pour (91,7%), 1 abstention (8,3%)

Présidentielles: Option 2: 10 (83,33%) Abstention: 2 (16,66%)

Rosporden:

20 inscrits - 16 votants (80%)

Résolution: 16 pour (100%)

Présidentielles: option 1: 11 (68,7%) Option 2: 3 (18,75%) Abstention: 2 (12,5%

Scaër:

18 inscrits - 15 votants (83,3%)

Résolution; 15 pour (100%)

Présidentielles: Option 1: 5 (33,3%), Option 2: 9 (60%), abstention: 1 (6,6%)

 

Votes par correspondance à la fédération du PCF Finistère à Brest: 

25 votes

Résolution: 22 pour, 3 abstention

Présidentielles: Option 1: 16 Option 2: 9

 

***

Dans la fédération PCF d'Ille-et-Vilaine:

Inscrits 410 

Votants 309
 
Résolution politique de la conférence nationale:
 
  Pour                        255  ( 83,60 % )      
  Contre                        9  ( 2,95% )
   Abstentions                34  ( 11,14%)
 
 
Choix de la candidature aux présidentielles:
 
 Option 1  (soutien à Mélenchon tout en continuant nos efforts de rassemblement)   170   (  55,73%)
 
  Option 2  (candidature communiste tout en continuant nos efforts de rassemblement)  122   ( 40% )
 
  Abstentions                 13   ( 4,26 %)
 
***

Dans la fédération PCF du Morbihan: 

 
Inscrits 465
 
Votants 337 (72%)
 
Résolution politique de la conférence nationale:
 
Pour      273 (82,73%)
Contre   17 (5,15%)
Abstentions 46 (13,94%)
 
Choix de la candidature aux présidentielles: 
 
Option 1  (soutien à Mélenchon tout en continuant nos efforts de rassemblement)   230 (69, 28%)
 
 Option 2  (candidature communiste tout en continuant nos efforts de rassemblement) 93 (28,01%)
 
Abstention 14 (4,22%)
 
***
 
Dans la fédération des Côtes d'Armor
 
Inscrits 504
 
Votants 376 (74,80%)
 
Présidentielles:  
 
abstention: 15 (3,99%) 
 
Exprimés: 
Option 1: 159 (44%)
Option 2: 202 (55,96%)
 
 
 
 
Présidentielles: résultats nationaux, bretons et finistériens de la consultation des communistes du 24 au 26 novembre 2016
Le vote des fédérations du PCF sur le choix du candidat aux Présidentielles - option 1 Mélenchon- en 2011 et en 2016 (site internet du magazine Regards de la gauche alternative)

Le vote des fédérations du PCF sur le choix du candidat aux Présidentielles - option 1 Mélenchon- en 2011 et en 2016 (site internet du magazine Regards de la gauche alternative)

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 12:20
Les violences contre les femmes, ça suffit! (PCF)

Les violences contre les femmes, ça suffit !

► 80 % des femmes confrontées à des violences sexistes au moins une fois dans leur vie (harcèlement, coups, viols, discrimination...)
► 216 000 femmes victimes de violences conjugales et 122 femmes tuées sous les coups de leurs conjoints en 2016
► 80 000 viols par an dont seulement 10 % aboutissent à un dépôt de plainte

Les violences faites aux femmes sont un phénomène de masse, ne rien dire, ne rien faire c’est d’une certaine manière les rendre acceptables. Le viol, le harcèlement, les violences ne relèvent pas d’histoires privées ! Toutes et tous nous pouvons agir, il faut lever l’omerta et briser le climat de peur et d’isolement qui entoure les victimes. Il est grand temps que les pouvoirs publics fassent une priorité de la lutte contre ce fléau, parce que ces violences ne sont pas une fatalité !

Pour une société de l'égalité entre les femmes et les hommes

Tant qu’il y aura des violences contre les femmes nous serons au Moyen-Age de l’égalité entre les femmes et les hommes ! Le PCF s'engage pleinement dans la bataille pour mettre fin à toutes les formes de violences sexistes et exige avec les associations le vote d'une loi cadre.

Nous proposons de :

Faire progresser les droits des victimes : extension de l’ordonnance de protection qui doit être délivrée dans les 24h, application du principe de réparation intégrale du préjudice, renforcement des hébergements d’urgence et les logements pérennes pour les femmes victimes de violences.

► Interdire la correctionnalisation des infractions à caractère sexiste et/ou sexuel de nature criminelle (viols, mutilations sexuelles féminines)

Mettre en œuvre une politique de prévention : formation spécifique et obligatoire de tous les professionnel-le-s concerné-e-s et lancement de grandes campagnes publiques d’information et de sensibilisation.

Garantir la délivrance ou le renouvellement du titre de séjour pour les femmes étrangères victimes de violences

► Lutter contre le harcèlement de rue : nous voulons un droit à la ville et à l’espace public à égalité pour toutes et tous. Nous voulons pouvoir sortir en tous lieux et à toutes heures en sécurité sans subir le sexisme et le patriarcat

► Multiplier par 10 du budget dédié au sein d'un Ministère des droits des femmes de plein droit

► Créer dans chaque département un observatoire des violences faites aux femmes

► Prononcer l'inéligibilité pour les élus condamnés pour violences sexistes ou sexuelles

La solidarité est notre force !

Alors que faire pour mettre fins aux violences faites aux femmes : ce 25 novembre journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, mobilisons-nous aux côtés des associations féministes et du collectif national Droit des femmes (CNDF), soyons toujours solidaires que l’on soit directement concerné-e-s ou non. Ensemble, mettons fin aux violences faites aux femmes !

Les violences contre les femmes, ça suffit! (PCF)
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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 13:06
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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 08:24
Présidentielle: au PCF, derniers jours de débat avant le vote (L'Humanité, 21 novembre 2016)
Présidentielle. Au PCF, derniers jours de débat avant le vote
Julia Hamlaoui
Lundi, 21 Novembre, 2016
L'Humanité

Avant de se rendre aux urnes cette semaine, les communistes poursuivent leurs échanges. Leur secrétaire national, Pierre Laurent, a confirmé son choix d’un soutien à Jean-Luc Mélenchon.

Semaine décisive au PCF. À partir de jeudi, les militants communistes sont appelés à se prononcer sur leur choix de candidature pour la présidentielle de 2017. Et le débat se poursuit, au plan local comme national, sur les deux options en balance : soit un appel à voter pour Jean-Luc Mélenchon assorti d’une campagne autonome du PCF, soit la désignation d’un candidat communiste qui pourrait se retirer au profit d’une « candidature commune d’alternative à l’austérité ». Le 5 novembre, la conférence nationale du PCF s’était prononcée à 55,69 % en faveur de la seconde hypothèse.

Comme plusieurs responsables et élus ces deux dernières semaines, Pierre Laurent, le secrétaire national, a confirmé, vendredi dans une note de blog, le choix qu’il avait fait connaître à la veille de ce rendez-vous. « Face au paysage plein de dangers qui se met en place, je conçois l’appel à voter Jean-Luc Mélenchon comme un levier, un appel pour pousser plus loin le travail de rassemblement vers un front social, politique et citoyen », explique-t-il, tout en rappelant que, à ses yeux, il s’agit avec cette prise de position « non pas (de) se rallier mais (de) lancer sans tarder une grande campagne communiste autonome ».

« Construire la possibilité d’un véritable choix pour les électeurs »

Le dirigeant du PCF invite, face au risque de détournement de la colère populaire à l’instar de Trump aux États-Unis, à « construire la possibilité d’un véritable choix pour les électeurs, c’est-à-dire une candidature tout à la fois porteuse de résistance et d’un projet répondant à leurs attentes, et portée par un arc de rassemblement suffisamment crédible à leurs yeux. (…) C’est sur cette seconde dimension essentielle que risque de buter, à notre corps défendant, une candidature communiste », estime-t-il. Et d’objecter à ceux qui constatent l’absence d’accord politique avec le candidat de La France insoumise qu’une « totale liberté de campagne » et un « engagement immédiat dans les constructions les plus rassembleuses possibles dans chaque circonscription législative » seraient les « meilleures garanties » d’y parvenir.

En fin de semaine dernière, un texte signé par 23 membres du Conseil national du PCF favorables à la désignation d’un candidat communiste a aussi été rendu public. « Nous voulons être à l’offensive pour empêcher la droite et l’extrême droite de conquérir le pouvoir, rassembler tous ceux qui luttent contre l’austérité », y écrivent ces dirigeants, dont certains responsables de fédération, jugeant que la candidature de l’un des leurs serait « la garantie d’une démarche collective » et permettrait une plus grande « visibilité » de leurs propositions et de leur démarche. « Les militants, les sympathisants, tous ceux pour qui le PCF est un point de repère, longtemps désorientés par une stratégie trop floue ou illisible, retrouveront ainsi le chemin du débat et de l’action », ajoutent-ils, tandis que, selon eux, Jean-Luc Mélenchon « hypothèque par sa posture toute perspective majoritaire ». Parmi ces signataires figurent des économistes du PCF qui ont parallèlement rédigé une note à propos du programme de La France insoumise : celui-ci « ne présente pas seulement des divergences et des contradictions avec nos propositions. Sa conception même est fondamentalement contraire à toute perspective de rassemblement à gauche », jugent-ils.

Au-delà du candidat, les communistes auront aussi cette semaine à se prononcer sur la résolution qui fait état de la démarche générale du PCF pour 2017, adoptée par leur conférence nationale à plus de 90 %. Preuve pour Pierre Laurent que, « quel que soit le résultat, (leur) route restera commune sur le chemin du rassemblement ».

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 20:19
Patrice Bessac, maire PCF-Front de Gauche de Montreuil, et nouveau président de l'ANECR

Patrice Bessac, maire PCF-Front de Gauche de Montreuil, et nouveau président de l'ANECR

Patrice Bessac. "Nous sommes, avec 7500 élus, une force considérable"
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR JULIA HAMLAOUI
DIMANCHE, 20 NOVEMBRE, 2016
L'HUMANITE

Patrice Bessac, 38 ans, maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a été élu président de l’Association nationale des élus communistes et républicains qui tenait son congrès à Saint-Etienne (Loire) ce week-end. Il prend la suite du maire de Champigny (Val-de-Marne), Dominique Adenot.

Vous avez été élu à la tête de l’Anecr dimanche matin, lors de son congrès, comment envisagez-vous le rôle des élus communistes et républicains dans la période à venir ?
Patrice Bessac. D’abord, cela a été un congrès très réussi. L’Anecr doit être la maison commune de tous les élus communistes et partenaires mais elle doit particulièrement s’attacher à fournir aux élus minoritaires dans leur conseil les outils pour mener le combat d’idée. Car les élus minoritaires d’aujourd’hui, sont les élus majoritaires de demain. Ils ont besoin d’une association à l’offensive, d’un réseau d’actions et de partage d’expériences. Ensuite, dans un contexte marqué par le risque d’une prise de pouvoir de l’extrême-droite dans notre pays, par les difficultés à venir aux élections présidentielle et législatives, nous sommes, avec 7500 élus, une force considérable. Nous serons, après 2017, un élément essentiel de la stratégie de reconquête, de reconstruction à gauche.
 
Vous avez été élu au sein d’une équipe fortement renouvelée, qu’est-ce qui la caractérise et quels seront ses objectifs ?
Patrice Bessac. Je remercie Dominique Adenot et l’équipe précédente qui ont décidé de donner notamment aux élus de 2014 de nouvelles responsabilités. Notre équipe de jeunes et de moins jeunes a pour caractéristique commune d’être volontaire, d’avoir envie d’apporter des moyens, de la formation, des propositions pour permettre aux élus de mener le combat qui s’ouvre. Nous avons conscience qu’aujourd’hui la France est fracturée, qu’une partie du monde rural et périurbain décroche. Nous sommes donc très déterminés à poser la question de l’avenir de la France aussi bien dans les grands centres urbains que dans les zones rurales et périurbaines.
 
Votre congrès a lancé une campagne intitulée « Commune debout », en quoi consiste-t-elle ?
Patrice Bessac. Cette campagne c’est la volonté de préserver cet outil démocratique que sont les communes face à la tentation d’une technocratisation qui éloigne les citoyens des centres de décisions. Et qui vise à briser l’une des originalités de la France : son réseau de communes qui forme la première cellule de la vie démocratique. Donc nous allons, aussi bien en zone urbaine que rurale, poursuivre cette campagne et dans quelques semaines notre Conseil national, à partir de nos travaux du week-end, annoncera un dispositif de travail et de premières lignes d’actions politiques.
 
Cette campagne est-elle connectée aux mobilisations, qu’avec d’autres, vous avez menées contre les restrictions budgétaires imposées aux collectivités ? 
Patrice Bessac. La bataille pour les moyens des collectivités territoriales ne fait que commencer. Le programme de la droite promet près de 100 milliards d’euros d’économie sur le service public dont près d’un tiers imputé aux collectivités. C’est la double peine : après la politique désastreuse de François Hollande, la droite nous promet la même chose en pire. C’est donc un combat qui débute et qui, au-delà même des élus communistes et Front de gauche, devra s’ancrer dans tout le pays car à travers les moyens des communes c’est la question du devenir du service public local qui est posé.
 
Le congrès a également adopté deux adresses, l’une destinée aux élus, l’autre aux citoyens. Quels en sont les messages ?
Patrice Bessac. Le premier, et finalement le message le plus important, c’est la volonté de connecter l’action des élus communistes et partenaires à la démocratie locale, à la vie de nos concitoyens. Pour y parvenir, il faut rétablir de la confiance, aller au devant de nos compatriotes. C’est ce que les élus de l’Anecr ont voulu faire en disant qu’ils ne laisseront pas la France se donner à Marine Le Pen. Qu’ils entendent faire leur devoir et mettre en œuvre tous les actes qui permettront d’éviter la catastrophe annoncée que ce soit en 2017, en 2020 ou en  2022. Ce sont des élus debout qui étaient réunis en congrès ce week-end.
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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 13:24

Aux Communistes de Bretagne

Le 15 novembre 2016,

Chère Camarade,

Cher Camarade, 
 

Un an après la bataille des élections régionales, quelques mois après la tenue du Congrès National, la conférence régionale du Parti Communiste s’est tenue le 15 octobre dernier à Ploufragan (22) comme nous y invitaient nos statuts.

Sur la base du travail commun déjà réalisé, notamment pendant la campagne des élections régionales, il s’agissait de franchir une nouvelle étape qualitative par l’animation de la vie régionale du PCF.

Les communistes bretons ont à cette occasion élus un nouvel exécutif régional.

Il se compose de :

  • Xavier Compain - membre du Conseil National .secrétaire régional du PCF Bretagne,

  • Yannick Le Cam, secrétaire départemental 22 ;

  • Ismaël Dupont, secrétaire départemental 29 ;

  • Denis Kermen, secrétaire départemental 35 ;

  • Joël Gallais, secrétaire départemental 56 ; 

  • Philippe Jumeau (56) - animateur des initiatives régionales ;

  • Christiane Caro (22)- chargée de la coordination des groupes de travail thématiques ;

  • Dominique Gontier (29) - communication interne/projet du Comité Régiona ;

  • Daniel Collet (35) - suivi et impulsion des batailles régionales ;

  • Florence Lelieu (22) - Animation Communication externe- blog, réseaux sociaux .

Un comité régional en cours de désignation par les fédérations départementales complètera le dispositif.

Les enseignements de la Grande Consultation Citoyenne, les débats posés à partir de la Conférence Nationale et notamment « De quel(le) député(e) de Gauche nous avons besoin dans nos circonscriptions ? » sont au cœur des enjeux régionaux que nous avons à traiter.

Une première réunion de l'exécutif régional s'est tenue le 2 novembre à Rennes. Elle a permis de préciser la « feuille de route » des prochains mois :

  • Engager une grande campagne régionale sous le thème unificateur de « travailler et vivre en Bretagne » reliant la réflexion et la proposition sur l’emploi industriel, les questions agricoles, de santé, les services publics, la lutte contre les inégalités territoriales.

  • Travailler à la tenue d’initiatives fortes, l’une en direction des enjeux européens et de la construction de solidarité concrète, faisant écho à l’appel du Sinn Fein (Irlande) en direction du PCF. (1)

    L’autre en direction des enjeux de la paix et désarmement.

  • Contribuer à l’écriture du projet régional en tenant rapidement des réunions de travail déjà décidé sur la culture et les Langues Régionales, sur l’énergie.

  • Continuer la réflexion et les débats des communistes dans les départements sur les éléments d'un Projet Régional et de mettre en perspective pour 2017 une conférence régionale sur le sujet.

  • Initier l’action des communistes au cœur des luttes, au travail de propositions avec les citoyens et partenaires politiques, associatifs et syndicaux. De contribuer tout prochainement par des rencontres de proximités à élaborer les propositions communistes qui étaieront l’écriture de la proposition de loi sur l’agriculture portée par les sénateurs et sénatrices du groupe CRC.

Nous lancerons ensemble cet agenda d’animation régionale à l'occasion de deux rendez vous organisés pendant la Fête de l’Humanité Bretagne les 3 et 4 décembre à Lanester.

Le samedi 3 décembre : rencontre avec l’ADECR et Michel Scouarnec, Sénateur.

Le dimanche 4 décembre : Message en direction des forces associatives, syndicales, politiques à construire du commun. Pot fraternel.

Croyez chers Camardes en mes amitiés fraternelles.

Xavier COMPAIN

Secrétaire Régional

 

(1) La rencontre avec Sinn Fein devrait se tenir en février ou en mars à Roscoff.

Xavier Compain, porte-parole régional du PCF, membre de la direction nationale animateur du Pôle Agriculture-Pêche-Forêt, agriculteur

Xavier Compain, porte-parole régional du PCF, membre de la direction nationale animateur du Pôle Agriculture-Pêche-Forêt, agriculteur

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 09:00
 Comment les ouvrières ont révolutionné le monde du travail? - débat du samedi 3 décembre à la fête de l'Humanité Bretagne, 14h au parc des Expos de Lorient

FETE DE L'HUMA BRETAGNE SAMEDI 3 DECEMBRE

- Agora 14 h : Comment les ouvrières ont révolutionné le travail et la société, par Fanny Gallot

Les ouvrières se trouvent dominées du point de vue tant de genre que de classe et ces dominations se produisent et se reproduisent à l’aide de normes …

Il nous semble essentiel de réfléchir à la façon dont les normes de genre et les normes de classe s’imbriquent pour comprendre « comment les mécanismes qui produisent ces deux types de domination,s’agencent, se combinent, s’enchevêtrent » et d’observer ainsi comment ils se re-configurent dans les organisations syndicales, les collectifs de travail, et la société en général en situation de luttes.

http://pcf56.fr/?p=446

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 10:15
Contribution programmatique du PCF aux Assises du service public à Montreuil du 19 novembre

Contribution du PCF aux Assises du service public à Montreuil

 

Préambule

Les services publics méritent mieux que le traitement qui leur est actuellement infligé. En effet dans un moment de crise profonde où se développent précarité, insécurité, inégalité mais aussi dans un moment de révolte où monte l’exigence d’une culture de partage, de justice et de solidarité, la question des services publics resurgit au cœur des débats comme une réponse incontournable structurante d’une nouvelle société plus humaine et solidaire.

En effet, un développement tout à fait nouveau des services publics est crucial pour répondre aux aspirations des citoyens, sortir des politiques d’austérité, contrecarrer les tendances déflationnistes liées à l’utilisation de la révolution informationnelle au service de la rentabilité financière, et ouvrir une issue à la crise de civilisation dont les dimensions sociales, économiques, financières, politiques, morales deviennent incontrôlables.

Qu’il s’agisse d’environnement et de transition énergétique, de sécurité, de justice, de santé, de formation, de recherche, ou de tout ce qui concourt au développement des capacités humaines, la réalisation de ces objectifs exige un développement considérable de l’emploi public et de la formation des agents chargés des services publics, ainsi que des investissements matériels et de recherche qui doivent l’accompagner.

L’état actuel de l’économie européenne et mondiale démontre que ce n’est possible que par la conquête de nouveaux pouvoirs décentralisés des salariés et des citoyens pour arracher les gestions d’entreprises et les politiques publiques aux griffes des marchés financiers.

Mise en concurrence avec le privé, suppression des moyens nécessaires à leur bon fonctionnement, privatisations au profit de grands groupes privés, tout dans la politique menée actuellement, en accord avec le MEDEF, concourt à leur marchandisation et à priver le citoyen de la possibilité d'intervenir pour que le service public réponde aux besoins de la population.

Inversons la machine capitaliste qui, depuis des décennies, au nom d’une concurrence libre et non faussée, sur l’autel de la libéralisation a donné aux prédateurs financiers des pans entiers de nos services : offensive contre les entreprises de service public, contre les systèmes publics, contre les services de proximité avec la réforme territoriale et la RGPP (Révision générale des politiques publiques) laissant sur le carreau les hommes et la planète.

Cette politique de mise en cause du service public s'allie en effet avec les réformes territoriales en cours pour éloigner le citoyen du lieu de prise de décision et avec la privation de moyens d'intervention les collectivités territoriales démocratiquement élues. Comment empêcher la fermeture du bureau de poste du quartier, la fermeture des urgences de l'hôpital voisin ou de la classe de l'école communale, quand les décisions sont prises dans des instances reculées, selon des procédures illisibles et qu'on nous objecte systématiquement la limitation drastique de l'enveloppe budgétaire au nom d'une austérité imposée par la charge excessive des dépenses publiques ?

C'est pourquoi, le rassemblement citoyen initié par Convergence nationale des services publics pour s'informer, intervenir et se mobiliser est indispensable. C'est bien un rassemblement de toutes les organisations intéressées, syndicats, associations, partis politiques, élus et citoyens, qui est nécessaire pour avancer. Des luttes se développent sur tout le territoire pour la défense du service public. En 2015, 10 ans après la 1ère manifestation pour la défense des services publics organisé par Bernard Defaix, président de Convergences, est organisée une nouvelle manifestation par Convergences services publics à Guéret  avec la participation de syndicats (CGT, Solidaires et FSU), de partis politiques (PCF et Front de gauche, EELV et des élus) et d'associations (ATTAC, associations de défense des droits des femmes...). Cette manifestation nationale a regroupé en juin 2015, 7 500 personnes et a permis de populariser cette lutte des services publics au moment où les collectivités territoriales sont particulièrement touchées par la réforme territoriale et les coupes budgétaires et que la révision générale des politiques publiques  et les réformes de l'hôpital, l'enseignement et les plans concernant le rail affectent gravement les services publics. A l’heure actuelle, la bataille sur le nouveau contrat de présence postale territoriale donne lieu à un appel national contre la suppression des bureaux de poste lancé à la fête de l’humanité, non compensée par des maisons de services au public ou par le dépôt des colis déposés dans les supermarchés et les bureaux de tabac! Alors que la Poste empoche le CICE !

C'est pourquoi, des propositions pour les services publics du XXIème siècle, portées à la connaissance de la population et débattues avec elle, portées à la connaissance du plus haut niveau de l'Etat et des parlementaires, peuvent nous rassembler et nous permettre d'avancer et de gagner grâce à notre mobilisation.

Vous trouverez ci-après les propositions que le PCF met en débat aux assises.

 

 

1) Des services publics pour répondre aux besoins humains

Garantir l'égalité

Les services publics sont essentiels pour la réponse aux besoins humains. En assurant un égal accès de tous à la santé, au savoir, à la culture, aux transports... ils sont un facteur de réduction des inégalités. C'est pourquoi nous combattons toutes les politiques qui contredisent cet objectif, les politiques d'austérité ainsi que les directives sur les services et toutes les libéralisations entreprises.

Faire de la défense et du développement de la sécurité sociale une priorité

Nous proposons un plan de défense et de développement de la sécurité sociale avec :

- Une révision des modes de couverture et prestations prévus pour les ayants droits dans les quatre branches pour une meilleure protection sociale :

  • concernant la branche maladie: reconquérir progressivement la généralisation de la prise en charge à 100% pour tous les soins en commençant par la prise en charge immédiate à 80% pour tous et à 100% pour les jeunes de moins de 25 ans.

  • concernant la branche vieillesse: garantir le droit à la retraite à 60 ans à taux plein.

  • concernant la branche accident du travail: renforcer la médecine du travail en liaison avec les CHSCT, pour améliorer les conditions de travail de tous.

  • concernant la branche famille: étendre les prestations familiales par la création d'une allocation pour le premier enfant pour toutes les familles et la revalorisation des prestations pour le 2ème enfant pour réaffirmer le principe d'universalité.

- Le rétablissement de l'élection au suffrage universel des représentants des assurés sociaux dans les conseils d'administration des caisses de sécurité sociale.

- Le renforcement du financement de la sécurité sociale, notamment par la modulation du niveau des cotisations sociales patronales en fonction du développement de l'emploi, de la qualification et des salaires et l'extension des prélèvements sociaux à tous les revenus financiers au même niveau que les cotisations sur salaires.

 

Un plan de mobilisation pour la santé publique

L’égalité d’accès territorial de santé, suppose le maillage en centres de santé publics de chaque département. Nous défendons l’hôpital public, portons la nécessité d'une réforme de son financement et des maternités de proximité. Nous proposons l’élaboration d’une loi cadre de refondation d’une psychiatrie de secteur humaine et un grand service public du handicap et de la perte d’autonomie. Nous proposons notamment :

- L'abrogation des lois Bachelot et Touraine

- La suppression du numérus clausus et des quotas de formation

- Un moratoire sur les fermetures et démantèlement d'hôpitaux, la réforme du financement avec la suppression de la tarification à l’activité, la taxe sur les salaires, la TVA.

- Le développement de centres de santé de proximité

- La création d'un pôle public du médicament

- L'élaboration d'une loi cadre de refondation d'une psychiatrie humaine

 

Construire l'école de l'égalité

- Porter le budget de l’éducation nationale à 7% du PIB

- Pour enseigner des savoirs plus complexes à plus d’enfants, il faut du temps : droit à l’école dès 2 ans pour les familles qui le souhaitent ; allongement de la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans ; rétablissement de la demi-journée d’école supprimée en primaire ;  allongement du temps scolaire pour que toute l’école puisse se faire à l’école

- Faire le bilan des réformes libérales engagées par les précédents gouvernements ; Sortir de l’impasse des rythmes scolaires en repensant les temps éducatifs et les parcours pédagogiques et en créant un service public national déconcentré du loisir éducatif ; instauration de mesures immédiates d’accompagnement des nouveaux programmes en primaire et au collège ; suppression de la réforme actuelle du collège et ouverture d’une concertation pour la démocratisation de la réussite au collège

- Des personnels formés, partout : revalorisation des salaires et des métiers de l’Éducation nationale ; plan pluriannuel de création de postes ; création d’un dispositif de pré-recrutement des enseignant-e-s sous statut de la fonction publique, relance de leur formation initiale et continue

- Rétablissement d’une carte scolaire contraignante et démocratiquement construite, sectorisation de l’enseignement privé, suppression de l’obligation faite aux collectivités locales de le subventionner et intégration progressive de l’enseignement privé sous contrat au service public d’éducation nationale, construction d’une carte nationale des formations publiques ; création d’un observatoire national paritaire des inégalités ;

- Création d’un observatoire national des programmes composé d’acteurs-trices de l’éducation, d’élu-e-s et de citoyen-ne-s et chargé de faire évoluer les programmes en fonction des retours du terrain et de l’objectif de réussite de toutes et tous ; une même ambition pour tous les enfants : ce sont les programmes qui définiront les contenus et les objectifs de l’enseignement pour tous ; introduction des cultures technologique et professionnelle dans les programmes scolaires dès le début de la scolarité obligatoire.

 

 

Le partage des savoirs au cœur de l'Enseignement supérieur et la Recherche

- Évaluation pluraliste des politiques libérales débouchant sur l’identification de besoins immédiats et sur l’élaboration démocratique d’une nouvelle loi visant à libérer l’ESR à toutes les échelles des logiques de concurrence et de marchandisation du savoir.

- Réorienter les crédits affectés au Crédit Impôt Recherche vers la recherche publique.

- Donner à l’enseignement supérieur les moyens de sa démocratisation, permettre à la recherche de répondre aux défis de l’avenir : doublement du budget public de l’ESR sur la législature, développement de l’emploi scientifique : plan pluriannuel de dé-précarisation et création de 6000 postes statutaires de la fonction publique par an, revalorisation des salaires et des carrières

- Démocratisation des conseils d'administrations des universités et des organismes de recherche ; création de nouvelles instances populaires consultatives sur les choix technologiques et scientifiques.

 

Un plan de mobilisation pour les transports :

- La création d'un pôle national des transports publics favorisant le développement des transports collectifs et leur accès par toutes et tous, du transport ferroviaire et fluvial et du transport maritime côtier

- L'abrogation des lois de libéralisation du rail, de la loi Macron, lancement d'un processus de désendettement du système ferroviaire, fin des mesures de défiscalisation et exonération favorisant le transport aérien par les entreprises bas-coût.

- Le renforcement de la tarification sociale jusqu'à la gratuité en zone urbaine et la création de parking relais pour les voitures

- Le doublement, la généralisation et la modulation du « versement transport » payé par les entreprises

- La nationalisation des autoroutes, un moratoire sur les privatisations des ports et aéroports.

- Un plan d'investissements dans les aménagements cyclables

 

Pour garantir l'égalité de nouveaux grands services publics doivent être constitués en transformant les politiques publiques dans des domaines clés. Quelques exemples non exhaustifs :

 

- L'emploi avec la création d'un service public de l'emploi permettant la mise en place d'une sécurité d'emploi et de formation pour éradiquer le chômage et la précarité en permettant à chacun-e d'alterner tout au long de sa vie périodes d'emploi et périodes de formations dans une continuité de droits et de revenus.

- La petite enfance avec la création d'un véritable service public de la petite enfance de la naissance à 5 ans avec possibilité d'entrer à la maternelle dès 2 ans pour les enfants dont les parents le souhaitent.

- L'autonomie avec la création d'un service public de l'autonomie pour les personnes âgées

- Le logement avec la création d'un service public national et décentralisé du logement, de l'habitat et de la ville (pôle public financier, pôle public de construction, agence nationale foncière, renforcement de la loi SRU et nouvelles politiques publiques).

- La culture avec la création d'un grand service public de l’art, de la culture et de l’éducation populaire.

 

Des services de proximité

 

L'égalité d'accès suppose un réseau de services publics de proximité implanté sans discrimination sur tout le territoire et avec des guichets et une présence humaine suffisante pour répondre aux demandes de la population pour accéder à ses droits et utiliser facilement les services publics. Cela veut dire la remise en cause de tous les plans de suppression de bureaux de postes, hôpitaux, écoles... L'accès internet peut venir compléter ce réseau mais pas l'amputer. Les maisons de services au public présentant un mode dégradé d'accès au service public ne peuvent pas constituer une réponse digne de ce nom. Nous proposons :

  • Un plan pluriannuel de développement des administrations publiques et services publics dans les territoires suburbains et ruraux et la création d'un fonds national de soutien aux territoires fragiles pour la réouverture des administrations et services fermés : hôpitaux, écoles, tribunaux, postes, trésoreries...

  • Un plan de formation et de création de postes sous statut et la titularisation des personnels précaires exerçant dans les services publics.

  • La reconnaissance explicite par la loi de la priorité de l'usage de logiciels libres par les administrations, les services publics.

  •  

Un développement humain durable :

Les services publics participent à la conscience planétaire pour une société du bien vivre et du bien commun. Ils sont indispensables à la réalisation d’un nouveau mode de développement humain durable qui permette de répondre aux besoins sociaux en préservant les ressources naturelles et en développant les capacités des êtres humains au lieu de les exploiter comme le fait le capital mondialisé. Nous proposons :

  • Une nouvelle industrialisation liée au développement des services publics: l'énergie avec les énergies renouvelables, l'automobile propre, les transports urbains et ferroviaires, la rénovation thermique des bâtiments, l'agriculture paysanne, l'aérospatiale, la navale, le numérique, la réparation, l'économie circulaire et les matières recyclées.

  • La création d'un pôle public de l'énergie afin de mettre la filière à l'abri des logiques financières et d'en améliorer la maîtrise publique et citoyenne, de faire progresser la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique.

  • La création d'un service public national déconcentré de l'eau et des déchets pour accompagner les compétences des collectivités dans la création de régies démocratiques ou de sociétés coopératives d'intérêt collectif de l'eau et de la gestion des déchets.

  • Au niveau européen, l'abrogation des directives séparant la production des réseaux, l'autorisation des subventions croisées et des péréquations ; et la création de groupes publics européens prioritairement en matière d'énergie, de transport, de télécommunications, du recyclage et du traitement des déchets, du médical, de l'aérospatiale.

2) Des services publics gérés démocratiquement

La réappropriation sociale suppose, au-delà du transfert juridique de propriété au bénéfice de l’État ou d’une collectivité publique, une articulation étroite avec, d’une part, de nouveaux objectifs sociaux et écologiques, et, d’autre part, de nouveaux pouvoirs d’intervention des agents des services publics et de leurs usagers pour imposer de nouveaux critères économiques (création de valeur ajoutée dans les territoires), sociaux (salaires, emploi, formation), écologiques (économies d’énergie et de matières premières) dans la gestion des services publics et dans l'organisation du travail.

Cela implique de préserver et de renforcer le statut de la fonction publique pour protéger les agents des pressions politiques, économiques clientélistes et garantir au citoyen un égal traitement. Il est urgent d'accéder aux demandes des syndicats sur la carrière des agents et leur rémunération, le dégel du point d'indice et d'ouvrir des concours d'accès à la fonction publique avec une rémunération des diplômés pour préparer les concours.

Cette nouvelle gestion démocratique et ce statut renforcé permettront de mobiliser les moyens financiers nécessaires, à commencer par le crédit bancaire et la création monétaire des banques centrales, pour le développement des services publics ou encore de promouvoir à l'opposé des logiques de concurrence une réelle coopération entre collectivités territoriales pour un développement coordonné des services publics.

 

3) Des services publics ayant les moyens de leur fonctionnement

 

Le développement des services publics entre radicalement en contradiction avec les normes de réduction des dépenses publiques imposées par le « Pacte de stabilité et de croissance », le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) et l’ensemble des normes d’austérité budgétaire en vigueur dans la zone euro. Ces normes doivent être combattues au niveau national comme au niveau européen. Il faut stopper les mesures d'austérité qui frappent les budgets publics des collectivités locales qui représentent une coupe de 7 milliards d'euros en 2016 et 2017.

Au contraire, des services publics tout à fait nouveaux, dans leur ampleur et dans leur fonctionnement, seraient précisément ce dont nos économies ont besoin pour combattre les tendances déflationnistes qui les minent et pour les rendre plus efficaces. Investir pour recruter et former des enseignants, des infirmières, des agents chargés de combattre l’évasion fiscale… voilà des dépenses d’avenir qui contribueront à créer plus de richesses, et donc de recettes publiques, pendant des années, et qui doivent donc être financées par l’emprunt, avec des taux d’intérêt faibles, voire négatifs. C’est seulement ainsi que nos économies pourront être libérées du coût des dettes contractées sur les marchés financiers. À une condition : que les dépenses ainsi financées servent effectivement à créer des richesses, et que l’argent public ne soit pas gaspillé sous forme de CICE et autres cadeaux au patronat.

Le Parti communiste propose de créer progressivement, à partir de mobilisations convergentes autour de projets concrets, un rapport de forces permettant d’imposer dans les faits la mobilisation de la création monétaire pour le financement d’investissements publics démocratiquement sélectionnés. C’est pourquoi il propose :

- la création, à l’initiative de la France et d’autres gouvernements européens, d’un fonds de développement économique, social, écologique solidaire européen pour le développement des services publics (http://www.economie-politique.org/sites/default/files/note_fdese_04_0.pdf). Le financement de cette nouvelle institution par une partie des centaines de milliards d’euros que la BCE déverse sur les marchés et sur les banques est compatible avec l’article 123, paragraphe 2 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.

Les projets ainsi financés seraient sélectionnés par des procédures démocratiques décentralisées, s’appuyant sur des fonds régionaux et des conférences régionales pour l’emploi et la formation, et sur un pôle financier public assurant un fonctionnement cohérent, en réseau, de banques nationalisées et d’institutions telles que la Caisse des dépôts, BPI-France et la Banque européenne d’investissement.

Comme exemples de projets qui pourraient être financés par le Fonds de développement des services publics, on peut citer :

  • la modernisation des services publics ferroviaires en Europe

  • un plan pour sortir les hôpitaux de la misère

  • un « plan recherche – éducation »

  • un « plan réfugiés » pour mettre en place les moyens de les accueillir dignement en Grèce et dans les autres pays hôtes

  • un plan de développement de l’administration fiscale en Grèce

  • etc.

La création de cette nouvelle institution signifierait un changement radical dans les politiques économiques en Europe et contribuerait à construire le rapport de forces politique nécessaire pour changer les traités et refonder de fond en comble la construction européenne.

Outre la bataille contre l'austérité, les règles budgétaires actuelles et pour le fonds de développement pour financer les services publics, la France doit agir pour que les règles de la concurrence ne s'appliquent pas dans les secteurs correspondant aux besoins humains élémentaires assurés par les services publics nationaux (logement, santé, transports) et encourager les coopérations européennes entre services publics.

- la création d’un pôle public bancaire autour de la Caisse des Dépôts et Consigna­tions, de la Banque Publique d’Investissement, de la Banque postale, des banques mutualistes avec la nationalisation de la BNP Paribas et de la société générale. L’ac­tion de ces différentes institutions aurait pour objet de peser sur l’orientation du cré­dit et de l’épargne dans l’ensemble du système financier. Elle tirerait sa cohérence d’une nouvelle mission au service de la sécurisation de l’emploi et de la création de richesses dans les territoires.

- la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale et une grande réforme pour la justice fiscale basée sur une réforme de l'impôt sur le revenu et de l'impôt sur les sociétés pour les rendre plus progressifs, plus justes.

 

Conclusion

Ces quelques propositions visent à enrichir le débat des ateliers des assises et à nourrir le manifeste en cours de rédaction. Nous espérons qu'elles seront à utiles à penser et mettre en chantier à travers des fronts d'idées, d'actions, de luttes sociales, le service public du XXIe siècle pour lequel de très nombreuses forces syndicales, associatives, ou politiques comme la notre, peuvent agir de manière complémentaire avec tous les agents et usagers des services publics.

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  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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