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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 03:15
 
Yvette Strullu, une militante communiste fidèle et très dévouée, chaleureuse et gaie, portant la fraternité et l'humanité dans tous ses contacts, était encore le mois dernier à la venue des frères Bocquet à Quimper où nous avions eu une discussion joyeuse, comme lors de précédentes réunions au Cap Sizun et dans le Pays Bigouden.   
Nous avons la tristesse d'apprendre son décès vendredi dernier. Yvette habitait Audierne, elle était fille de militant communiste. Son mari, qui avait travaillé à Toulon après avoir été employé dans la marine nationale, était le trésorier de la section d'Audierne. C'était chez eux que se passaient toutes une partie des réunions de la section du Cap Sizun, et la maison était encombrée de tracts, journaux, et autres documents politiques. Yvette travaillait elle-même le week-end sur les marchés, dans une fromagerie.  
 
Nos pensées vont vers ses proches qui perdent là une amie, une présence rassurante, une sacrée femme. Mes amitiés aux camarades de sa section et aux camarades qui la connaissaient bien. Et encore un grand merci à Yvette Strullu, au nom des communistes finistériens, pour son investissement au service de nos communs idéaux.Je vous mets en copie les deux messages de Alain et Martine Bescou et de Yvonne Rainero.  
Les obsèques d'Yvette Strullu auront lieu mardi 16 mai au crématorium de Quimper, à 11h. 
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère.
le 12 mai 2017   
 
***
 
Nous avons la tristesse de vous annoncer le décès d'Yvette Strullu, notre vétérante du Cap Sizun. Elle est décédée suite à un malaise, chez elle, alors qu'elle brodait. Jusqu'à la fin de sa vie elle était parmi nous pour distribuer des tracts sur le marché, pour participer à la rencontre avec les Frères Bocquet à Quimper...à 93 ans elle avait
encore l'âme d'une militante communiste, elle aimait son parti comme
elle disait.
Ses obsèques auront lieu mardi à 11h30 au crématorium de Quimper.
Nous pouvons aussi lui rendre un hommage à la chambre funéraire de Plouhinec où elle repose depuis ce matin.
Bien amicalement
Alain et Martine Bescou, Cap Sizun

 
 
Je viens de recevoir ton mail à propos d'Yvette Strullu. Je suis très touchée, c'était et son mari Emilien aussi des amis de toujours, voisins de mes parents quand ils se sont installés à Audierne pour leur retraite. Ma mère a milité avec elle toutes ces années. C'était pour moi comme un membre de ma famille.
 
Oui c'était l'infatigable et souriante crêpière de toutes nos fêtes à Audierne (quand il y avait une fête de section), à Concarneau lors de la fête de la fédé, à l'Huma Bretagne, y compris dans le stand de la fédé à la fête de l'Huma à Paris
Piero l'a prise en  photo avec Alain et Martine Bescou quand elle se faisait dédicacer son livre par les frères Bocquet et qu'elle riait avec moi
Jamais je n'aurais imaginé, je l'avais trouvée très en forme
C'est tout à fait elle sur cette photo, son énergie et son rire
Yvonne Rainero
 

C'est avec le coeur lourd d'un profond chagrin que je vous informe du décès de notre camarade et tres grande amie Yvette Strullu de la section du PCF d'Audierne.... elle était mon amie , ma grand mère de coeur ... du haut de ses 93 ans elle savait toujours me remotiver , m'incitait a ne jamais baisser les bras , de ne jamais abandonner le combat ... la 1ere fois que je l'ai vue c’était lors d'une réunion de section a Plozevet ... sitôt entrée dans la salle elle m'interpelle en me disant ... "tu ne serais pas la petite fille d'Anne Pierre ?" moi qui pensais etre inconnue sur le secteur hé bien pas du tout ... En fait Yvette et ma mémé étaient ensemble a l’école .... elle connaissait très bien mon arrière grand père machiniste dans la marine marchande qui était un grand ami a de son père .... dès lors Yvette entrait dans mon cœur .... nous partagions ensemble une histoire commune ... combien d’après midi avons nous passées a me raconter ce passé de mon histoire qui m’était inconnu ... combien d’après midi passées a parler des luttes passées présentes et a venir ...Yvette ma camarade engagée dans le Parti Communiste Français depuis le sortir de la guerre parce que son père ne voulait pas qu'elle rejoigne le parti dont lui même était membre afin de la protéger des occupants nazis...73 ans de militantisme acharné pour le parti , pour la CGT , pour le combat des plus faibles face aux tenants de ce monde .. elle espérait voir un jour ce peuple des opprimés reprendre le dessus , relever la tête afin de ne plus subir les maltraitances de ces richards qui méprisent le peuple...jusqu'au bout elle aura milité activement ...jusqu'au bout elle aura agit pour rendre le monde qu'elle espérait a en faire une réalité ...
Yvette tu vas me manquer et jamais je ne pourrais t'oublier ...et j’espère pouvoir te rendre honneur en continuant le combat en ne jamais baissant les bras en me battant tous les jours!!!

Ses obsèques auront lieu mardi 16 mai à 11h30 au crématorium de Quimper où nous lui rendront un dernier hommage

Karo Bérardan

Yvette Strullu au premier plan à une fête du Pays Bigouden cette année (photo Karo Berardan)

Yvette Strullu au premier plan à une fête du Pays Bigouden cette année (photo Karo Berardan)

Yvette Strullu faisant dédicacer son livre contre l'évasion fiscale avec Alain et Eric Bocquet à Quimper le 5 avril 2017 (photo Piero Rainero)

Yvette Strullu faisant dédicacer son livre contre l'évasion fiscale avec Alain et Eric Bocquet à Quimper le 5 avril 2017 (photo Piero Rainero)

Hommage du PCF Cap Sizun lors des obsèques, le 16 mai. 

Yvette notre amie, notre camarade s’en est allée en ce 11 mai.

« C'est un joli nom Camarade, c'est un joli nom, tu sais Qui marie cerise et grenade aux cent fleurs du mois de mai » comme le chantait Jean Ferrat ton chanteur que tu aimais tant.
Tu étais une camarade attentive et ta réflexion nous était précieuse. Tu as été toute ta vie de tous les combats dans ton immense volonté de chercher à lutter contre l’inégalité et l’injustice, tu étais déterminée par des facteurs tels que l’amour de la vie, le souci d’autrui ou la sensibilité à la misère «  un communiste ne peut avoir le même rapport à l’argent qu’autrui » disais tu.

Tu exprimais ton refus de l’injustice et de l’exclusion, militante pacifiste tu rejetais l’idée de la guerre comme solution au problème du monde, tu ne supportais pas l’intolérance et toute forme de discrimination. Tu étais une grande défenseure de la laïcité.

Femme de conviction, avec un caractère bien trempé, Yvette aimait son parti communiste comme elle disait. A 20 ans fièrement elle adhère au PCF, dans ce XXème siècle qui fut sans aucun doute celui de la conquête des femmes. Un siècle rythmé par les luttes qu’elles ont menées pour acquérir les droits dont elles étaient privées et pour construire l’avenir de la société. Un XXème siècle de conquêtes sociales et celle de la Sécurité sociale notamment qui comme le racontait Yvette avait permis à des familles de se soigner et de regagner leur dignité. Mais aussi, par les terribles pages de la 2ème guerre mondiale et les guerres coloniales.


 

Que ce soit à Audierne, à Toulon et à nouveau Audierne lors de leur retour avec Emilien et leurs trois enfants Raymond, Monique et Michel en Juillet 1970, Emilien et Yvette mèneront une vie d’un couple depuis longtemps engagé au PCF, ils assumaient généreusement leur choix. Emilien et Yvette ou Yvette et Emilien étaient indissociables.

Jusqu’au bout elle a participé et contribué aux échanges que nous pouvions avoir, et de temps en temps nous finissions nos rencontres autour d’un petit ti punch qu’elle nous préparait avec le rhum de la Réunion, bien sûr. Début Avril nous avons accompagné Yvette à Quimper pour rencontrer les frères Bocquet, Sénateur et Député, qui présentaient leur livre. Elle était ravie de participer avec nous à cette rencontre et d’échanger avec eux sur l’argent et l’évasion fiscale.

Et puis Oui durant de très longues années, c'est le souvenir de l'infatigable et souriante crêpière de toutes nos fêtes à Audierne, à Concarneau lors de la fête de la fédé, à l'Huma Bretagne, y compris dans le stand de la fédé à la fête de l'Huma à Paris pendant 14 ans accompagnée par Marcelle sa camarade de longue date.

Yvette aimait la fête et aller à la rencontre des gens, et puis elle était rigolote lorsqu’elle se prenait à nous raconter des anecdotes de sa vie. Toujours très féminine, coquette elle portait sur elle l’élégance du cœur et de l’esprit.

C’est ainsi que nous nous souviendrons de toi. Au revoir Yvette.

 

Hommage de la Fédération du PCF du Finistère

Chers camarades, à vous les proches et amis d'Yvette,
 
Je n'ai malheureusement pas pu, compte tenu de mes obligations professionnelles, participer en personne à cet hommage rendu à Yvette. Je m'en excuse mais la direction départementale sera représentée entre autre par Dominique Gontier qui lira ce mot.
Sachez que la mort d'Yvette nous émeut et me touche, tout autant que sa personne, qui avec sa simplicité, sa malice, sa gentillesse et sa gaieté, mettait beaucoup de cœur à l'ouvrage et d'envie de mettre beaucoup d'énergie pour le service d'idées et d'un Parti qui avait la chance de compter dans ses rangs des militantes et militants comme elles.
73 ans de militantisme pour le parti communiste, pour la CGT, pour le combat pour et avec les plus faibles, les dominés, ceux que ceux d'en haut regardent de bien trop haut.
Cela inspire un respect et une admiration que certainement Yvette n'aurait pas sollicités, trouvant sans doute sa constance et ses engagements altruistes tout naturels.
Il y a un mois encore, nous nous embrassions à la rencontre de Quimper sur l'évasion fiscale avec les parlementaires Alain et Eric Bocquet.
Yvette riait beaucoup et avait l'air heureuse. Elle était en tout cas radieuse.
Plus tôt, il y a quelques années, elle me racontait comment elle servait en tant que crêpière émérite à toutes les fêtes du Parti Communiste, à la fête de l'Humanité notamment. Elle ne ratait pas beaucoup de réunions de secteurs, même à son âge avancé.
En laissant à d'autres qui la connaissent mieux le soin de détailler les étapes de sa vie militante, au nom de tous les communistes finistériens, je veux la remercier pour son engagement, sa fidélité, ses qualités humaines au service des idéaux les plus généreux. C'était une des doyennes du Parti Communiste dans le Finistère. Tu vas nous manquer Yvette, à ta famille, tes amis et ta section du Cap Sizun avant tout. Nous voulons exprimer toute notre sympathie à ta famille et à tes proches et dire une dernière fois que ta vie est pour nous un exemple et une source d'inspiration.
C'est un joli nom, camarade, avec des femmes comme toi, c'est l'évidence !
 
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère - le 17 mai 2017  
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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 19:20

Édouard Philippe à Matignon : un choix clair, ni de gauche, ni de gauche

Avec la nomination d’Édouard Philippe, député-maire Les Républicains du Havre, comme Premier ministre, la présidence Macron prend sa véritable tournure : ni de gauche, ni de gauche.

Le tintamarre sur le renouveau cache de vieilles recettes du libéralisme. Chacun sait donc maintenant à quoi s'en tenir : la majorité parlementaire que le Président réclame aux français lors des élections législatives serait faite pour donner au gouvernement les mains libres et engager dès l'été le laminage du Code du travail, des dépenses et des services publics, des budgets des collectivités locales. Les travailleurs ont tout à perdre à donner ce blanc seing au nouveau gouvernement. Ils ont au contraire besoin du plus grand nombre possible de députés issus des forces de gauche qui refusent la dérive libérale et autoritaire, et parmi eux de beaucoup de députés communistes et Front de gauche pour rendre les batailles à venir au Parlement et les nouvelles politiques solides et durables

Pierre Laurent

Pierre Laurent

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 20:35

 

Notre camarade de la section communiste de Morlaix, Jean Redou, originaire avec Arlette, sa femme, du Lot, ancien conseiller municipal à Blars, qui a vécu plusieurs années à Ploujean et nous a réjoui autant de temps par sa profonde gentillesse et sa bonne humeur, vient de nous quitter à 88 ans. Jean venait d'être opéré du coeur et était atteint d'un cancer depuis plusieurs années.  Il résistait courageusement et sans se plaindre à la maladie et aux soins et était toujours plein d'attention pour les autres. Jean et Arlette Redou avaient dû quitter leur maison de Ploujean l'an passé.  Nous, adhérents communistes morlaisiens, qui avons apprécié de le connaître, avec Arlette, nous lui rendons hommage et témoignons à ses proches de notre profonde estime pour lui et de notre sympathie dans cette épreuve.  

La cérémonie civile pour les obsèques de Jean aura lieu dans le Lot le lundi 15 mai 2017 à 15 heures 30 au crématorium de Capdenac-Gare suivie de la crémation, malheureusement trop loin pour que nous puissions nous y rendre mais nous serons associés à la peine d'Arlette et de ses proches par nos pensées.
 

Jean Redou au banquet communiste départemental de Pont-de-Buis en mars 2016, ici avec Patrick Béguivin

Jean Redou au banquet communiste départemental de Pont-de-Buis en mars 2016, ici avec Patrick Béguivin

Jean Redou, entre Alain David et Patrick Béguivin, au banquet communiste de Pont-de-Buis en mars 2016, agitant la serviette sur la chanson du "Chiffon Rouge"

Jean Redou, entre Alain David et Patrick Béguivin, au banquet communiste de Pont-de-Buis en mars 2016, agitant la serviette sur la chanson du "Chiffon Rouge"

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 07:25
« Faites entrer le peuple à l’Assemblée »
CÉDRIC CLÉRIN
VENDREDI, 12 MAI, 2017
HUMANITE.FR
Pierre Laurent continue de vouloir le « rassemblement de toute les forces qui ont permis le résultat de Jean-Luc Mélenchon », dans le respect de chacun. Photo : Jacques Demarthon/AFP
Pierre Laurent continue de vouloir le « rassemblement de toute les forces qui ont permis le résultat de Jean-Luc Mélenchon », dans le respect de chacun. 

Le PCF a lancé sa campagne pour les élections législatives lors d’un meeting au Gymnase Japy, hier à Paris. Pierre Laurent y a appelé au combat et une nouvelle fois au rassemblement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«  Faites entrer ces postières, ces artisans, ces employés, ces ouvriers, tous ceux qui construisent cette république sociale et démocratique. Faites entrer le peuple l’Assemblée». En ouvrant le meeting de lancement des élections législatives au gymnase Japy (Paris), Nicolas Bonnet-Ouladj, président du groupe PCF au conseil de Paris et candidat lui même a résumé l’une des ambitions majeures des communistes pour les élections législatives. 

« Ces élection législatives sont une bataille cruciale et rien n’est écrit d’avance, nous pouvons bousculer les scénarios préétablis » a affirmé pour sa part Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. André Chassaigne, président des députés Front de gauche, dans un message vidéo, a rappelé avec « gravité » le besoin pour le gens de « pouvoir compter sur de nombreux députés pour constituer un groupe parlementaire pour être la voix des travailleurs, la voix de ceux qui luttent. » Un engagement des parlementaires communistes salué par Pierre Laurent : « ils ont été l’honneur de la gauche pendant 5 ans ».

« Le courage c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ». (Jean Jaurès)

Au cour de la soirée, plusieurs candidats soutenus par le PCF ont pris la parole à la tribune. Parmi elles, Caroline de Haas, militante féministe et initiatrice de la pétition contre la loi travail, candidate dans le 18e arrondissement de paris. Pour elle, « il faut transformer radicalement les pratiques politiques. » En référence aux élus de gauche qui ont laissé passé la loi travail, elle affirme : « on ne va pas laisser l’assemblée à des gens qui ne sont pas capables de voter selon leurs convictions et d’empêcher que nous ayons la loi travail aujourd’hui ». Un appel en écho à l’ode au courage de Jaurès dans son discours à la jeunesse lu par le comédien Malik Zidi et notamment le fameux : « le courage c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ». Autre référence a l’actualité à gauche, Patrice Bessac, président des élus communistes et républicains et maire de Montreuil lance, « la grandeur d’un homme politique consiste à s’élever pour défendre un intérêt plus grand que lui-même ». Pour l’élu de banlieue « un grand combat social, politique et moral est engagé dans notre pays, un combat de classe qui est engagé pour savoir si vous voulons vivre libre ». Nicolas Cossange candidat à Béziers, la ville de Robert Menard, veut pour sa part éviter le pire entre l’ultra nationalisme de Marine le Pen et l’ultra libéralisme d’Emmanuel Macron. Tandis que Zara Boudjenaî, candidate à Nanterre dans le Hauts-de-Seine veut « défendre la place des quartiers populaires à l’Assemblée nationale. »

Une gauche « debout, une gauche de combat pour redonner force aux valeurs de la République. »

Après cette mosaïque, Pierre Laurent, a appelé à « barrer la route de l’entrée massive du FN à l’Assemblée nationale, principal obstacle à la conquête d’une nouvelle majorité politique progressiste. » Pour ce faire, le dirigeant communiste veut des candidatures de gauche suffisamment rassembleuses pour contester la victoire au FN » dans les circonscriptions où il menace. Plus largement, le dirigeant communiste, s’adressant notamment à la France insoumise, continue de vouloir le « rassemblement de toute les forces qui ont permis le résultat de Jean-Luc Mélenchon », dans le respect de chacun. Pour lui, « les intérêts populaires ont tout à y gagner » et c’est la meilleure manière « pour se donner la maximum de chances d’élire des députés de combat ». L’adversaire  du PCF dans cette campagne sera bien la politique d’Emmanuel Macron, « promu par les marchés financiers et le patronat » et celle de la droite dont le projet antisocial a « à peine été édulcoré depuis la purge promise par François Fillon ». La réforme du code du travail par ordonnances est dans le viseur des communistes «  seul le parlement peut permettre l’utilisation des ordonnances, il faut donc élire un maximum de députés qui l’empêcherons et proposerons des alternatives. »

Pendant cette campagne, courte, les communistes veulent une gauche « debout, une gauche de combat pour redonner force aux valeurs de la République.  »

Journaliste à l'Humanité dimanche
"Faites entrer le peuple à l'Assemblée" (Pierre Laurent au gymnase Japy pour le meeting de lancement des campagnes des législatives pour les candidats du PCF et du Front de Gauche): L'Humanité, 12 mai 2017
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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 10:07

COMMUNIQUE DE PRESSE

Je regrette profondément le refus des dirigeants nationaux de France insoumise (Pierre Laurent)

 

Dans un communiqué publié hier soir, le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, annonce la rupture unilatérale par la France insoumise des discussions entre nos deux formations politiques. Cette rupture, ni moi, ni la direction du PCF, ne l’avons ni décidé, ni souhaité. Ceux qui affirment le contraire mentent et cherchent à se dédouaner de leurs responsabilités.


Hier encore, devant le risque que je sentais grandir, j’ai lancé un nouvel appel, le troisième en quinze jours, pour que nos discussions aboutissent sans délai à un accord large et national permettant d’aller ensemble à la bataille des élections législatives avec une candidature commune dans le maximum de circonscriptions. Je sentais grandir le risque puisque nos interlocuteurs écartaient depuis déjà dix jours toute possibilité d’un accord national qui n’aurait pas lieu sous la tutelle unique de la France insoumise, poussant ainsi à la multiplicité des candidatures issues des diverses forces ayant soutenu Jean-Luc Mélenchon, et à la division des électeurs réunis par son bulletin de vote le 23 avril. Depuis, nous en étions réduits à des discussions rabougries comme peau de chagrin, concernant une poignée de circonscriptions, 26 exactement sur 577 lors de la dernière discussion de lundi. Nous les poursuivions tout de même, avec la volonté d’aboutir à un accord pourtant insuffisant mais dont nous espérions qu’il envoie un signal unitaire positif. Le communiqué de France insoumise rompt cette dernière discussion. C’est irresponsable.


Les élections législatives s’annoncent en effet cruciales. Si Emmanuel Macron a été élu, la majorité parlementaire n’est acquise pour personne. Nous pouvons donc la disputer aux forces du libéralisme et de l’extrême-droite, fort des sept millions et demi de voix recueillies par Jean-Luc Mélenchon le 23 avril. Nous pouvons ensemble empêcher Emmanuel Macron d’avoir les mains libres pour casser le Code du travail, nous pouvons battre ses candidats et ceux la droite dans de très nombreuses circonscriptions, barrer la route à l’entrée massive de députés Front national au Parlement après avoir barré la route de l’Elysée à Marine Le Pen. La meilleure chance de victoire que nous pouvons nous donner, c’est l’union maximale des forces qui ont permis le résultat du 23 avril, en conjugant leurs forces, tout en respectant leurs différences. C’est cette méthode que nous n’avons cessé de proposer pour les élections législatives, en rassemblant tous nos candidats sous une bannière commune respectueuse de tous, membres ou non de la France insoumise. Pourquoi refuser cette proposition de bon sens ?


Je regrette profondément le refus des dirigeants nationaux de France insoumise, qui privilégient manifestement sans le dire un intérêt de recomposition partisane à la possibilité d’une ample victoire les 11 et 18 juin prochains. Ce choix est périlleux pour la défense des intérêts populaires. Mais rien ne nous détournera du cap choisi. Je renouvelle mon appel, car l’union des forces capables de reconstruire une gauche nouvelle, profondément réinventée comme nous avons commencé à le faire avec le Front de gauche puis dans cette année 2017, n’est pas un choix de circonstance électorale, c’est un choix de fond et durable. Et je demande aux candidats que nous avons investi d’entrer en campagne partout, en maintenant la main tendue et ouverte à tout accord qui permettra localement ou nationalement de dépasser cette situation.

 

Notre ligne de conduite reste la même. Nous avons voté Jean-Luc Mélenchon pour ouvrir la voie à un nouvel espoir. Après avoir battu Marine Le Pen, conscient des combats qui nous attendent face à Emmanuel Macron, nous voulons aujourd’hui concrétiser cet espoir et cette force dans les élections législatives en rassemblant le maximum de voix et de forces à gauche , et en faisant élire le maximum de députés qui les porteront dans les combats à venir. Nos candidates et candidats, issus dans toute la France du monde du travail, travailleront à faire entrer cette force populaire à l’Assemblée nationale.

 

C’est sur ces bases que je lancerai demain à 19 h au gymnase Japy à Paris la campagne nationale de nos candidats pour les élections législatives.

Pierre Laurent

Secrétaire national du PCF

Paris, le 10 mai 2017.

Communiqué de Pierre Laurent après la rupture des négociations par France Insoumise (10 mai 2017)
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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 20:18
 
 

                           Aux adhérent-es du Parti communiste français



 

Chers camarades, 

 

 

Dans un communiqué publié mardi 9 mai au soir et dans l'émission de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV ce mercredi 9 mai, Jean-Luc Mélenchon et son directeur de campagne, Manuel Bompard, ont pris la responsabilité d'annoncer la rupture de toute discussion avec notre parti pour les élections législatives. Je sais que cette situation vous inquiète tous. Je le comprends. 

 

Je veux vous le dire clairement : cette rupture, ni moi, ni la direction du PCF, ne l'avons décidée, encore moins souhaitée, et nous ne nous y résolvons pas. Toute autre affirmation est simplement mensongère.

 

Tous les actes que nous avons produits, que j'ai personnellement produits depuis des mois pour notre engagement dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon et pour un accord national entre nos formations pour les élections législatives attestent du contraire. J'invite chacun à relire l'intégralité de mes prises de position et celles de la direction du Parti et les trois appels lancés depuis le premier tour de l'élection présidentielle. 

 

Tout est dit, tout est clair et basé sur un principe simple : union et rassemblement dans le respect de tous. Je réfute donc les allégations entendues ces dernières heures. Je le dis avec fermeté et colère, même si je n'ai nullement l'intention de verser dans la polémique stérile à laquelle certains nous appellent. Des élections législatives cruciales nous attendent. Le peuple peut, à nouveau, reprendre la main. Etre utile à cela est la seule chose qui m'importe, qui doit nous mobiliser. 

 

Je tiens tout de même à apporter à chacun d'entre vous les éléments d'information et d'appréciation nécessaires.

 

 

1) D'abord, et c'est l'essentiel, sur le sens de nos efforts pour les élections législatives

 

Après l'élection présidentielle, cette nouvelle bataille est décisive. Elle va à nouveau redistribuer les cartes et peut donner une nouvelle chance aux électeurs, aux sept millions et demi qui ont voté Jean-Luc Mélenchon, de reprendre du pouvoir sur l'avenir.

 

Nous sommes dans une situation inédite, instable et mouvante. Les électeurs n'ont pas dit leur dernier mot. Ces élections vont décider deux choses : qui aura la majorité ? Aujourd'hui, la réponse n'est acquise pour personne.  Et quelles formations seront demain présentes dans le nouveau paysage politique ? 

 

Notre objectif est donc clair : disputer la majorité parlementaire à Emmanuel Macron, aux forces du libéralisme et de l’extrême-droite et permettre à toutes les forces engagées dans la bataille, dont le Parti communiste français, d'être représentées pour être utiles demain aux forces populaires. Forts des sept millions et demi de voix recueillies par Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, et rassemblés, nous pouvons (FI, le PCF, Ensemble !, etc) empêcher le Président de la République d’avoir les mains libres pour casser le Code du Travail. 

 

Nous pouvons battre  ses candidats et ceux de la droite dans de très nombreuses circonscriptions, barrer la route à l’entrée massive de députés Front national au Parlement, après avoir barré la route de l’Elysée à Marine Le Pen. La meilleure chance de victoire que nous pouvons nous donner, c’est l’union maximale de ces forces, en les unissant tout en respectant leurs différences. 

 

C’est cette méthode que nous ne cessons de proposer pour les élections législatives, en rassemblant tous nos candidats sous une bannière commune respectueuse de tous, membres ou non de la France insoumise. Nous allons entrer en campagne en tendant nationalement et localement la main à de telles ententes. Nous agirons dans les heures qui viennent à nouveau en ce sens. 

 

Pourquoi cette proposition de bon sens est-elle  à ce jour refusée par les dirigeants de la France insoumise, même quand elle est localement acceptée ?

 

Je crains malheureusement que les dirigeants de la France insoumise misent sur un choix dangereux et périlleux pour la défense des intérêts populaires. Préférer l'intérêt d'une recomposition politique partisane autour de la seule France insoumise à la possibilité d’une ample victoire les 11 et 18 juin prochains. Mais je tiens à réaffirmer que rien, pour notre part,  ne doit nous détourner du cap choisi. L’union des forces capables de reconstruire une gauche nouvelle, profondément réinventée comme nous avons commencé à le faire avec le Front de gauche puis dans cette année 2017, n’est pas un choix de circonstance électorale,  c’est un choix de fond et durable.

 

Et je demande aux candidats que nous avons investis d’entrer en campagne en portant cette ambition de rassemblement auprès de tous les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, auprès de tous les électeurs aujourd'hui à la recherche d'une voie nouvelle pour l'avenir, auprès de toutes les forces socialistes et écologistes  qui refuseront de cautionner la politique de Macron.

 

Notre ligne de conduite reste la même. Nous avons voté Jean-Luc Mélenchon pour ouvrir la voie à un nouvel espoir. Après avoir battu Marine Le Pen, et conscients des combats qui nous attendent face à Emmanuel Macron, nous voulons aujourd’hui concrétiser cet espoir et cette force dans les élections législatives en rassemblant le maximum de voix et de forces à gauche et en faisant élire le maximum de députés communistes et d'autres forces qui  porteront les combats à venir.  

 

Nos candidates et candidats, issus dans toute la France du monde du travail, doivent travailler à faire entrer cette force populaire à l’Assemblée nationale. 

 

C’est sur ces bases que je lancerai demain à 19 h, au gymnase Japy à Paris, la campagne nationale de nos candidats pour les élections législatives. J'invite toutes celles et ceux qui le peuvent à y participer ou à en relayer la parole.

 

Dans cette bataille, nous défendons la liberté d'initiative du Parti communiste. Nous avons raison pour maintenant et pour l'avenir. Pour notre part, nous n'opposons pas ce choix à celui que d'autres font dans la France insoumise. Mais nous ne voulons pas de tutelle. Et la position claire que nous avons adoptée entre les deux tours   est un bel exemple de l'utilité qu'il y a à maintenir la parole singulière du PCF. 

 

Union et respect sont nos deux boussoles. 

 

 

2) Sur les négociations de ces dernières heures

 

Je veux là aussi donner quelques précisions. Car des camarades nous posent légitimement la question : avons-nous tout fait pour éviter l'échec actuel des discussions ?

 

Oui, nous avons tout tenté.  Et nous allons continuer. 

 

Hier après-midi, mardi 9 mai, j'ai lancé un nouvel appel public, le troisième en deux semaines,  car nous sentions grandir le risque d'une annonce de rupture unilatérale. J 'ai redit notre volonté d'aboutir sans délai à un accord large et national permettant d’aller ensemble à la bataille avec une candidature commune dans le maximum de circonscriptions. Le risque grandissait puisque nos interlocuteurs  écartaient depuis déjà dix jours toute possibilité d’un accord national qui n’aurait pas lieu sous la tutelle unique de la France insoumise, poussant  ainsi à la multiplicité des candidatures issues des diverses forces ayant soutenu Jean-Luc Mélenchon et à la division des électeurs réunis par son bulletin de vote le 23 avril. 

 

Depuis, nous en étions réduits à des discussions sur des listes qui diminuaient comme peau de chagrin, concernant une poignée de circonscriptions, 26 exactement sur 577 lors de la dernière discussion de lundi. Nous les poursuivions tout de même, avec la volonté d’aboutir à un  accord pourtant insuffisant mais dont nous espérions qu’il envoie un signal unitaire positif. 

 

Dans la dernière liste discutée, 13 retraits réciproques étaient envisagés pour chaque force, autant dire que nous étions loin de toute ambition majoritaire. Dans ces listes figuraient les 7 députés communistes sortants, comme si cela relevait d'un exploit que de soutenir des députés irréprochables dans leur combat tout au long du quinquennat, et seulement 6 circonscriptions dans lesquelles nous sommes au combat pour la reconquête. 

 

Mais la France insoumise a continué de nous demander de nous retirer à Ivry et à Créteil sans contrepartie, ainsi qu'à Montreuil, à Grigny, tandis qu'elle refusait d'envisager tout retrait réciproque à Paris, où 4 circonscriptions sont pourtant jouables ; que jamais le Gard, la Dordogne ou les Bouches du Rhône n'ont été envisagés à un seul moment, pour ne prendre que trois exemples de très bons résultats départementaux de Jean-Luc Mélenchon. Où était la volonté de gagner ensemble ?

 

Malgré cela, et après avoir accepté d'intégrer dans les circonscriptions compensables par un retrait de notre part les 7 députés sortants, nous sommes allés jusqu'à accepter des retraits non compensés à Toulouse, à Montpellier, à Grenoble, à Marseille... Nous avons dit notre accord pour trouver des circonscriptions d'atterrissage gagnables et acceptables par nos deux formations pour les porte-paroles de France insoumise, puisque cela semblait être la priorité numéro un de la France insoumise, en démontrant que l'élargissement du périmètre des discussions permettrait de trouver aisément une solution. J'ajoute que jamais dans la discussion la moindre information ne nous a été donnée sur le choix de Jean-Luc Mélenchon, alors que s'il s'agissait de Marseille, cela aurait pu ouvrir la voie à une discussion fructueuse sur l'ensemble de la ville et du département. J'arrête là, mais je pourrais donner d'autres exemples que les responsables de notre secteur Elections, qui siégeaient à mes côtés dans ces discussions,  pourraient aisément détailler.

 

Je tiens seulement à redire avec ces éléments que notre disponibilité à un accord même étriqué était total et qu'elle le reste. Evidemment, si je porte ces éléments à votre connaissance, ce n'est aucunement à l'usage d'une bataille publique mais afin que  tous ceux qui nous demandent des éclaircissements puissent en  disposer en toute transparence. 

 

En conclusion,

 

Je veux le redire à chacune et chacun. Ne perdons pas de vue l'essentiel : l'intérêt de notre peuple et l'enjeu législatif face à Macron, la droite et le FN. 

 

Travaillons inlassablement pour aujourd'hui et pour l'avenir, au rassemblement. Nous avons dans toute la France de belles et beaux candidats représentatifs du monde salarié, impliqués dans la vie du quotidien des Français, pétris de principes éthiques qui font tant défaut dans la politique. Le score qu'ils réaliseront, les députés que leur travail permettra d'élire, le groupe qu'ils permettront de constituer seront des points d'appui indispensables pour les batailles qui s'annoncent. 

Ainsi, et nous en ferons un enjeu majeur de l'élection, nous pouvons priver le Président de la République de la possibilité de recourir aux ordonnances. Car il n'en a pas seul le pouvoir. Une loi d'habilitation de ces ordonnances doit être votée par le Parlement. 

 

Alors, chers camarades, je vous appelle au combat et à la confiance, dans cette période aussi rude que pleine de promesses. 

Courage à vous toutes et vous tous. 


Pierre Laurent
Secrétaire national du Parti communiste français

Lettre de Pierre Laurent aux adhérent-es du Parti Communiste Français - 10 mai 2017
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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 05:24
Pierre Laurent : « L'élection de Macron est fragile »
PIERRE LAURENT, SECRÉTAIRE NATIONAL DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS
DIMANCHE, 7 MAI, 2017
HUMANITE
Pierre Laurent lancera le campagne nationale des législatives lors d’un grand meeting au gymnase Japy, à Paris, jeudi 11 mai à 19h. Photo : AFP
Pierre Laurent lancera le campagne nationale des législatives lors d’un grand meeting au gymnase Japy, à Paris, jeudi 11 mai à 19h. 

Déclaration du secrétaire national du PCF concernant le second tour de l'élection présidentielle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce soir, la candidate du Front national n'est pas élue. C'est un soulagement ! Une large majorité d’électrices et d’électeurs n’a pas voulu porter à la tête de l’Etat ses idées de haine et de division, son projet raciste et xénophobe, sa politique violemment discriminatoire, libérale et guerrière.

Nous, communistes, sommes fiers d'avoir oeuvré avec clarté à cette défaite, car nous savons qu'elle continue à menacer la République et son unité.

Nous n'en voulons à aucun prix, ni aujourd'hui, ni demain.

Mais ce soir, notre coeur n'est pas à la fête. Notre pays vit des heures graves. Ce second tour est, à nouveau, une très sérieuse alerte pour toutes celles et ceux qui sont attachés à la démocratie et à l'égalité. Marine Le Pen, avec 35 % , obtient 14% de plus qu'au premier tour. C’est le résultat de la banalisation des idées d’extrême droite que nous sommes plus que jamais décidés à combattre. C'est aussi le résultat de décennies d’alternances politiques défavorables aux intérêts populaires, de trahisons et de renoncements des gouvernements successifs. Nous partageons ce soir la profonde colère des millions de personnes qui se sont senties piégées par ce second tour. Piège orchestré par les mécanismes de la Ve République usée et perverse. A l'avenir, nous ne voulons plus être obligés de voter par défaut pour battre l'extrême droite. Nous ne voulons plus la voir aussi haut. Pour cela, il faut construire la victoire d'un vrai changement de politique qui libère la France de la tutelle des marchés financiers, qui proclame « l'humain d'abord » et s'attaque à la domination de la finance en conquérant de nouveaux pouvoirs à tous les niveaux, qui ouvre le chemin d'une nouvelle société de bonheur, de solidarité, de justice, d'écologie, de paix et d’égalité.

Ces choix politiques de progrès, ce n'est pas Emmanuel Macron, candidat des milieux financiers, élu ce soir Président de la République qui les fera. Il veut tout marchandiser dans la société. Son élection est fragile. Les millions d’électeurs qui ont voté Macron ont d'abord voulu barrer la route de l’Elysée à Marine Le Pen. Déjà au premier tour, ils et elles étaient nombreux à voter pour lui par défaut pour éviter un duel entre Fillon et Le Pen. Son projet, très néo-libéral et porteur de graves régressions sociales et démocratiques, est minoritaire dans le pays. Ce qui reste à l'ordre du jour, c'est la construction d'une alternative de transformation sociale, écologique et démocratique à sa politique, et celle d'une nouvelle majorité de gauche pour la porter. Dès demain, et tout au long du quinquennat, les communistes seront mobilisés pour avancer dans cette voie avec toutes celles et ceux qui seront disponibles.

A la casse du Code du Travail qui affaiblirait les droits des travailleurs, nous opposerons une sécurité de l'emploi et de la formation pour éradiquer le chômage et la précarité, en créant de nouveaux pouvoirs dans les entreprises et sur les banques face aux marchés financiers. Au recul du droit à la retraite et à la privatisation de la Sécurité sociale facilitée par la suppression annoncée de cotisations sociales, nous opposerons un plan de défense et de développement de la Sécurité sociale. A la baisse de 60 milliards d’euros des dépenses publiques et à la suppression de 120 000 fonctionnaires, nous opposerons un plan de relance des services publics de proximité dans tous les domaines. Au recours aux ordonnances pour gouverner autoritairement, nous opposerons le respect de la démocratie. Nous serons de tous les combats contre les projets anti-sociaux de Macron, contre les projets ultra-réactionnaires de la droite et de l'extrême-droite.

C'est dans cet esprit que nous voulons conduire les élections législatives des 11 et 18 juin. Le PCF y engage dès ce soir toutes ses forces. Aucune majorité parlementaire n'est acquise pour personne. Notre peuple a une nouvelle chance pour décider de son présent et de son avenir.

Fort du vote de millions de citoyens pour Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, avec toutes les forces qui ont soutenu sa candidature et toutes celles qui peuvent se joindre à nous, nous pouvons aller très haut ensemble pour élire à l'Assemblée nationale une forte représentation nationale. Unis, nous pouvons gagner dans de très nombreuses circonscriptions. Désunis, les gains seront limités et cela laisserait la place à des députés « En Marche ! », de droite ou d'extrême droite. Nous avons une grande responsabilité commune devant tous les électeurs de gauche et écologistes. Ils et elles nous demandent de nous unir.

Pour cela, un accord national large, équitable et représentatif, sous une bannière commune qui nous rassemble tous, France insoumise, Parti communiste, Ensemble !, citoyens du Front de gauche est nécessaire. Cela correspond à l'attente et à l'espoir de la majorité des électeurs qui ont porté leurs suffrages le 23 avril sur Jean-Luc Mélenchon. Le Parti communiste est prêt à un tel accord.

Dans tous les cas, ensemble nous pouvons agir pour barrer la route au Front national dans de nombreuses circonscriptions où il peut s'ancrer durablement. Nous pouvons choisir dans chaque circonscription le candidat qui nous donnera les chances maximales de gagner. Nous lançons à nouveau ce soir un appel solennel aux dirigeants politiques de la France insoumise : il n'est pas trop tard pour aboutir à un tel accord national. Et nous restons prêts, si cette ambition n'est pas partagée, à un accord même plus limité. Nous en appelons au dialogue sur tout le territoire dans les heures qui viennent.

Notre parti est engagé dans ces élections avec une ambition : « Faire entrer le peuple à l’Assemblée ». Les candidat-e-s communistes - Front de gauche que nous soutenons dessinent le visage de la France du monde du travail, du privé comme du public, travaillant dans tous les métiers, syndicalistes, citoyen-ne-s engagé-e-s dans leurs territoires, aux diverses origines, jeunes candidatures porteuses d’un renouveau politique ainsi que des femmes et des hommes d’expérience, forts de leur responsabilité d'élu-e local-e.

Avec eux, ce jeudi 11 mai à 19h, Pierre Laurent lancera notre campagne nationale lors d’un grand meeting au gymnase Japy, à Paris.

Soyons forts et unis dès demain pour poursuivre le combat contre l'extrême droite et faire reculer les idées de repli, pour engager dès maintenant la résistance et les projets alternatifs à la politique de casse sociale et d'aggravation de la crise et des inégalités que le nouveau Président compte mettre en œuvre.

Concrétisons ainsi la promesse d'une gauche nouvelle, née dans les urnes le 23 avril.

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 05:23
Le 7 mai, le 11 juin, être à la hauteur de nos responsabilités (appel de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, le 2 mai 2017)

Le 7 mai, le 11 juin, être à la hauteur de nos responsabilités

Appel de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF Paris, le 2 mai 

 

Dans cinq jours aura lieu le second tour de l’élection présidentielle. Tout doit être fait d’ici là  pour barrer la route de l’Elysée à Marine Le Pen. Pour stopper sa progression, en voix et en pourcentages, en votant contre elle le 7 mai pour mettre son résultat le plus bas possible. 

L'abstention ou le vote blanc ne suffisent pas  pour atteindre cet objectif. Au-delà, le combat contre la banalisation des idées et du bulletin de vote Front national  doit s’amplifier sans relâche. L’accession de l’extrême droite française aux immenses pouvoirs que confère la Vème République au Président de la République serait un trop grave danger pour nos libertés et la démocratie, pour les droits sociaux de tous et pour l’égalité, pour la paix.

Viendront alors, cinq semaines plus tard, les 11 et 18 juin, les élections législatives. Elles seront décisives. 

Fort du résultat de Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, nous avons le devoir d'ouvrir de nouvelles perspectives de victoire aux sept millions d’électeurs qui ont voté ainsi, et  à toutes celles et ceux qui, à gauche, peuvent se reconnaître dans une telle perspective. Nous ne voulons ni d’une Assemblée nationale aux mains de l’extrême droite et de la droite, ni d’une Assemblée nationale aux ordres d’Emmanuel Macron. Nous voulons une majorité pour changer. Utiliser le bulletin de vote Emmanuel Macron pour battre Marine Le Pen, ce n’est pas  soutenir son programme. Bien au contraire, nous savons qu'il faudra faire reculer les dogmes libéraux et le pouvoir de la finance pour ouvrir une perspective de transformation sociale, démocratique, écologique à notre pays. 

La future majorité de l’Assemblée nationale n’est acquise pour personne. Ce sont les élections législatives qui en décideront.

Les 11 et 18 juin, il faut poursuivre et amplifier dans chaque circonscription législative l’élan qui s’est levé le 23 avril avec le vote Mélenchon, pour porter plus loin nos combats, leur donner plus de force avec une représentation politique nationale et élire une majorité qui ne se soumettra pas  au futur Président de la République. Avec les communistes, je n’ai cessé de dire depuis un an que les élections législatives auraient autant d’importance que l’élection présidentielle. Nous le vérifions aujourd'hui. Je me réjouis que Jean-Luc Mélenchon ait annoncé dimanche  qu’il entend s’engager à fond dans cette nouvelle bataille « avec la France insoumise et ses alliés » pour remporter une grande victoire législative.

Pour être à la hauteur de cette ambition, il est crucial que les forces qui ont permis le résultat du 23 avril, la France  insoumise, le Parti communiste, Ensemble, les militants du Front de gauche, et toutes celles qui voudront se joindre à elles pour cet objectif, unissent leurs énergies et présentent dans chaque circonscription une candidature capable de porter le plus loin possible le résultat et, dans des centaines d’entre-elles, de se qualifier au second tour et de l’emporter. 

Les premières propositions discutées vendredi entre nos forces politiques envisagent un accord limité à un petit nombre de circonscriptions. Ce n'est pas à la hauteur de la situation. Cela ne dessine aucune ambition véritable. Il faut un accord large et national qui permette de gagner.

Ensemble, nous pouvons nous donner l’objectif de porter « la force du peuple à l’Assemblée nationale ».  C’est sous cette bannière commune, qui respecte tout à la fois la place singulière tenue par notre candidat à la présidentielle et chacune de nos forces, que je propose de rassembler tous nos candidats. Elle peut rassembler toutes les forces dont nous avons besoin pour gagner,  qu'elles soient ou non dans la France insoumise. C’est le sens des nouvelles propositions unitaires et ambitieuses que nous porterons dès ce soir  dans les prochaines discussions avec la France insoumise et Ensemble. Les communistes les porteront auprès de leurs partenaires dans tous les départements de France. Si chacun accepte ce principe respectueux de tous, une dynamique pour gagner est possible. Je le souhaite. Le temps presse.

J'appelle toutes celles et tous ceux qui souhaitent cette dynamique de rassemblement à relayer cet appel et à le faire vivre partout dans le pays. Ensemble, nous pouvons réussir.

Le 7 mai, le 11 juin, être à la hauteur de nos responsabilités (appel de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, le 2 mai 2017)
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 19:55
Contre le poison et le danger démocratique immense de l'extrême-droite, c'est le moment d'agir (PCF)
Contre le poison et le danger démocratique immense de l'extrême-droite, c'est le moment d'agir (PCF)
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 19:43

En opposant la candidate de l'extrême droite, Marine Le Pen, au candidat libéral que se sont choisi les milieux financiers, Emmanuel Macron,  le second tour de l'élection présidentielle ouvre la porte à de très graves dangers pour notre pays. Le  débat qui se met déjà en place pour le second tour vise à museler les idées et les forces nouvelles qui se sont levées à gauche.  

En même temps, le score réalisé par notre candidat Jean-Luc Mélenchon a levé un potentiel considérable de résistance et de reconstruction d'une espérance de gauche nouvelle.  Celle-ci est porteuse d'un nouveau projet émancipateur, articulant démocratie, progrès social et écologique pour la société. Il ne vous aura pas échappé que dans les villes à direction communiste - Front de Gauche, le score de Jean-Luc Mélenchon est supérieur de 11 points à la moyenne nationale (30, 6%). 

Aujourd'hui, il faut faire face aux dangers qui se présentent en nous appuyant sur ces idées et ces forces et en leur ouvrant de nouvelles perspectives de luttes, de conquêtes politiques et de représentation politique nationale. 

Le Parti communiste appelle dans un seul et même mouvement à battre le plus largement possible Marine Le Pen le 7 mai, lors du second tour de l'élection présidentielle et à construire, dès le lendemain, des victoires aux élections législatives dans le maximum de circonscriptions pour pouvoir combattre résolument  les choix libéraux d'Emmanuel Macron comme les forces ultra-réactionnaires de l'extrême droite et de la droite.

Nous avons toujours combattu le Front national et jamais participé à sa banalisation.

Notre appel à faire barrage à Marine Le Pen, en utilisant le seul bulletin qui lui  sera malheureusement opposé, est net et sans détour.   Nous ne laisserons pas toutes les rênes de l’État et les immenses pouvoirs que confèrent la Ve République au Président  dans les mains de la candidate de l'extrême droite. Avec elle, la République, nos principes de liberté, d'égalité et de fraternité, la démocratie et la sécurité de notre territoire comme celle du monde seraient mis en danger.  Nous prenons  toutes nos responsabilités car le risque de son élection ne peut être écarté. 

Nous n'avons pas voulu  la configuration du  second tour, mais comment l'ignorer ?  Notre choix n'est en aucun cas un soutien à la politique d'Emmanuel Macron : nous l'avons combattu comme ministre, puis comme candidat,  dans la rue, à l'Assemblée nationale, dans les urnes.  Nous combattrons demain tous ses choix anti-sociaux, favorables à la loi de l'argent. 

Nous ferons donc barrage à Marine Le Pen les yeux ouverts sur la suite.

Il est d'ailleurs totalement irresponsable de la part d'Emmanuel Macron,  face au danger qui menace, de chercher à faire du vote du second tour une adhésion à son programme. Nous ne tomberons pas dans ce piège. C'est dans cet esprit, lucides et clairvoyants, que nous mobiliserons pour le 7 mai et que nous serons dans la rue le 1er mai, aux côtés des organisations syndicales. 

*  *  *

Au-delà du second tour, il faut construire dès maintenant le maximum de victoires législatives les 11 et 18 juin prochains pour les forces de gauche nouvelles qui se sont levées le 23 avril. 

Alors que les droites sont unies et en ordre de bataille pour les élections législatives, que le Front national veut élargir sa représentation nationale, fort du succès et du résultat de Jean-Luc Mélenchon, c'est à nous, Parti communiste, France insoumise, Ensemble !,  forces du Front de gauche, de créer les conditions de ces victoires, pour une gauche de résistance et de combat forte à l'Assemblée nationale comme dans le pays, en élisant le maximum de députés prêts à défendre la jeunesse, le monde du travail, les quartiers populaires. 

A l'expérience, les citoyen-nes de notre pays savent que ce sont les député-es communistes et Front de gauche qui ont été les adversaires les plus déterminés du ministre Macron et de la loi El Khomri. Ce sont des député-es qui sont restés fidèles aux engagements pris devant leurs électrices et électeurs. Des députés honnêtes et intègres qui ont préservé une gauche debout.

Dans 212 circonscriptions, la totalité des voix de gauche et écologistes qui se sont portées sur les candidatures de  Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et des candidats d'extrême gauche ont déjà devancé le 23 avril Emmanuel Macron, Marine Le Pen et la droite.  

Ensemble, nous pouvons gagner ces circonscriptions.  

Et dans de nombreuses autres, avec de nouveaux progrès qui sont possibles d'ici le 11 juin, d'autres conquêtes sont possibles. 

Dans 210 circonscriptions, ce sont des candidats du FN qui menacent d'être élus, et nous devons prendre des initiatives inédites pour empêcher leur élection.  

Les élections législatives seront donc cruciales. La reconquête engagée le 23 avril peut donc se poursuivre à une condition : que les forces qui ont permis ensemble le score de Jean-Luc Mélenchon envoient très vite un signal fort de mise en commun de leurs forces dans cette nouvelle bataille.  

C'est l'appel que je lance, notamment à la France insoumise, dont je ne comprends pas le silence à nos appels pour une discussion commune sur les législatives depuis dimanche, mais aussi à toutes les forces de gauche qui sont prêtes à s'en saisir.

Le temps presse.  

Si nous sommes ensemble, la victoire  est possible dans des dizaines et des dizaines de circonscriptions. Divisés, nous en gagnerons seulement une poignée. Et chaque circonscription qui sera perdue sera alors gagnée par l'extrême-droite, la droite ou les libéraux d'Emmanuel Macron. Nous n'avons pas le droit de prendre ce risque et de gâcher le résultat obtenu le 23 avril.

Nous en appelons à la responsabilité face à une concurrence qui s'avérerait mortifère. C'est la proposition que l'exécutif national du PCF fera demain au Conseil national. 

En mettant nos énergies en commun, toutes les forces qui ont contribué au résultat de Jean-Luc Mélenchon  et qui auront à  travailler ensemble demain peuvent être bien représentées. Les communistes, notamment dans les circonscriptions où ils sont sortants et où leurs positions sont fortes, sont les mieux placés pour conduire cette bataille. Partout  le PCF présente et soutient une nouvelle génération de candidat-e-s : 65 % n'ont aucun mandat électif, 85 % sont issus du monde syndical, associatif, infirmières, cheminots, ouvriers, agricultrices, avocates, enseignants, habitants de quartiers populaires.

Ailleurs, c'est France insoumise ou une autre force, qui peut conduire ce combat. Nous sommes pour une entente qui respecte chacun et qui fasse gagner tout le monde.  

Je le répète en concluant : ne perdons plus de temps.

25 avril: conférence de presse de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF sur le second tour des présidentielles et les législatives
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