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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 15:10

 

En se rappelant l’INTERNATIONALE !

 

Dans toute la presse (journaux nationaux ou régionaux comme magazines) on assiste à une véritable floraison de candidatures. Bal des égos pour la présidentielle de 2017, course pour se placer dans le maintien ou la conquête des villes, candidatures aux municipales, …

 

Toutes ces « informations » ont un point commun : on n’y parle que des candidat-e-s et jamais des objectifs, des contenus, des programmes.

Loin de moi l’idée de dire que la personnalité des candidat-e-s n’a aucun intérêt en politique. Mais ramener ainsi les enjeux des élections au casting d’un mauvais film, se préoccuper essentiellement de savoir qui sera la tête d’affiche, qui jouera les seconds rôles, qui sera doublure ou simplement figurant montre bien à quel niveau est tombé le débat politique en France et combien on fait peu de cas de la souveraineté populaire .

 

Face à cette situation me revient à l’esprit un couplet de l’Internationale :

 

« Il n’est pas de sauveur suprême :

Ni Dieu, ni César, ni Tribun.

Travailleurs sauvons-nous nous-mêmes ;

Travaillons au salut commun »

 

C’est la ligne qu’a décidé de suivre le Front de Gauche en déclarant sur ses affiches « Prenez le pouvoir », en construisant avec la population le contenu des programmes qu’il s’agisse des présidentielles, des législatives ou des municipales.

En développant une pratique démocratique où les citoyens continuent, après l’élection à participer aux choix et à la lutte pour obtenir les moyens nécessaires à la mise en œuvre de la politique élaborée en commun comme au suivi de l’activité des élus.

A contre-courant donc de la délégation de pouvoir généralisée où se complaisent et dont se nourrissent les autres forces politiques de droite, ou se disant de gauche.

 

On voit bien la nécessité de combattre sans relâche cette délégation de pouvoirs et la personnalisation à outrance de la vie politique qui aboutit à priver les citoyens de l’exercice réel de leur souveraineté.

Sans que cela ne nous exonère de la vigilance par rapport à notre propre pratique, l’expérience passée… et parfois récente montrant que nous ne sommes pas vaccinés contre le culte de la personnalité.

 

Alain DAVID le 08-07-2013

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 15:05


Par OLIVIER DARTIGOLLES dirigeant national du PCF, élu de la majorité au conseil municipal de Pau., GÉRARD FILOCHE Membre du bureau national du PS, WILLY PELLETIER Coordinateur général de la Fondation Copernic, SANDRA DEMARCQ comité exécutif du NPA

Quelles sont les conquêtes de la gauche ? Les congés payés, l’extension de la Sécurité sociale, la retraite à 60 ans, des droits dans l’entreprise, la peine de mort abolie, le souci des générations futures, plus d’égalité entre hommes et femmes, le mariage pour tous, la réduction du temps de travail, des augmentations du Smic et du pouvoir d’achat, un Etat qui refuse la logique des marchés étendue à la société et au vivant, qui développe les services publics et considère la protection de la planète comme une priorité…Un inventaire à la Prévert ? Non, un projet de société où l’intérêt général prime sur l’enrichissement de quelques-uns. La retraite, c’est d’abord du bonheur, un bonheur gagné, du temps libéré parce qu’on l’a bien mérité, comme les congés payés. Du temps pour celles et ceux qu’on aime, nos enfants, nos parents. Le moment de réaliser des projets mille fois reportés. Une vie pour soi et pour s’engager. Sans jeunes retraité(e)s, plus de tissu associatif en France.

Il faut financer les retraites, certes. Mais l’argent déborde ! Pour le CAC 40, c’est l’apothéose du coffre-fort. La part salariale, perdue depuis trente ans au profit des dividendes, s’élève à 170 milliards d’euros par an ; en 2012, 230 milliards ont été distribués ! Les avoirs français dans les paradis fiscaux sont de 590 milliards. La fraude fiscale est de 60 à 80 milliards… La France n’a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal distribuées.

Il suffit d’un peu de courage politique pour aller chercher le financement des retraites là où il se trouve : en récupérant une part des 80 milliards de fraude fiscale, en mettant à plat les 200 milliards d’aides annuelles aux entreprises, en augmentant les cotisations patronales et, osons le dire, car nous sommes de gauche, en taxant les dividendes qui enflent avec obscénité, alors que le nombre de sans-domicile a augmenté de 50 % depuis dix ans.

Allonger les annuités cotisées au travail est un leurre, car, en réalité, les deux tiers des salarié(e)s âgé(e)s sont excl(es de l’emploi quand ils arrivent en retraite. A partir de 55 ans, les deux tiers sont licencié(e)s, inaptes, malades, au chômage. Par conséquent, fixer à 42, 43 ou 44 annuités, les cotisations pour une retraite à taux plein, impose aux salariés de sauter à la perche sans perche, parce qu’ils n’atteindront jamais ces annuités. Surtout les jeunes qui entrent en CDI de plus en plus tard. Le seul effet sera de réduire leurs pensions (surtout pour les femmes).

Quand on compte 5 millions de chômeurs, on ne doit pas chercher à allonger la durée de cotisation, mais à partager le travail pour permettre à toutes et tous de travailler. D’ailleurs, s’il n’y avait pas 5 millions de chômeurs, mais 5 millions de cotisants en plus, personne ne parlerait de problèmes concernant les retraites.

Ce qui est en jeu est tout autre : la baisse des pensions va contraindre celles et ceux qui le peuvent, mais dont le nombre diminue, à une retraite par capitalisation, pour le plus grand bénéfice des assurances et des banques, qui joueront ensuite sur les marchés financiers.

Est-ce le monde que nous voulons ? Est-ce fidèle aux idéaux de la gauche ? La retraite à 60 ans a permis de vivre plus longtemps : les égoutiers ne disent-ils pas crûment : «départs retardés, morts prématurées». Or nous savons que la souffrance au travail s’est intensifiée dans tous les métiers… En France, depuis 2008, l’espérance de vie sans incapacité recule tous les ans. Au travail, les années les plus dures se situent entre 60 et 65 ans, alors que ce sont les meilleures de la retraite.

Plutôt que de baisser les salaires et les retraites (pas de pension inférieure au Smic, pas un trimestre de plus ni un euro de moins), augmentons le montant des pensions et les salaires, facteurs de relance écologique et sociale. Arrêtons d’accroître l’austérité, donc la récession, donc l’augmentation des déficits et de la dette. On a vraiment tout faux.

Quand la retraite était à 65 ans et les cotisations plus longues, les retraités ouvriers, agriculteurs, employés, artisans, se retrouvaient plus souvent autour des tombes de leurs anciens collègues qu’à une bonne table, en leur compagnie. Leurs témoignages sont là pour le dire.

Mais combien de nos décideurs «modernes» fréquentent-ils ces ouvriers et ces employés ? Au fil des alternances, ils les ont oubliés, au nom des fameux critères de rentabilité si chers au secteur privé concurrentiel. La gauche s’honorerait de rompre avec ces logiques financières.

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 13:30

Alors que les salaires sont gelés, que la pauvreté et le chômage progressent de manière spectaculaire, que les inégalités augmentent, le gouvernement provoque ou tolère de nouvelles augmentations du coût des biens de consommation et des énergies, alors que beaucoup de familles et de citoyens français sont déjà étranglés.

C'est inacceptable!  

Le prix du gaz augmente de 0,5% pour les ménages, celui de l'électricité de 5% au mois d'août (l'Etat, encore propriétaire d'EDF à 84%, a reçu 2 milliards de dividendes en 2013, qu'il n'a pas répercuté par une baisse du tarif pour les usagers), le prélèvement de l'Etat sur les carburants et sur les cigarettes progresse lui aussi, frappant indistinctement riches et pauvres, et proportionnellement bien plus les moins riches.  

La TVA sur beaucoup de marchandises et de services a été augmentée, alors que c'est l'impôt le plus injuste.

Sur les services à la personne, la TVA est passée de 7% à 19,6%: du coup, un certain nombre de personnes en perte d'autonomie, pas toujours très riches, vont devoir se passer d'aide aux travaux qui leur permettait de rester à domicile, et beaucoup d'emplois de services aux particuliers vont être supprimés.

Parallèlement, les entreprises sont exonérées d'impôt à hauteur de 20 milliards par an,  les exonérations de cotisations patronales, la fraude et l'évasion fiscale massive et tolérée, en particulier celle des multinationales, continuent de plus belle.

De l'argent, il y en a jamais eu autant dans la société pour faire face aux besoins de tous et trouver des réponses solidaires et égalitaires aux problèmes quotidiens des gens: mais il est confisqué par une minorité de profiteurs dont les intérêts sont bien gardés. Au lieu de réduire leurs privilèges, l'Etat, sous direction la direction d'un PS qui ne peut plus se faire le gestionnaire loyal du capitalisme qu'en aggravant la situation de la population, matraque ou met à la diète les classes les moins favorisées.

Il est temps que ça change!  Cela ne peut se faire que par la mobilisation citoyenne pour faire reculer la domination de classe de la bourgeoisie et du capitalisme!

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 13:10

 Par 300 voix contre 228, l'Assemblée nationale a adopté le 9 juillet 2013 en première lecture le projet de loi qui interdit de cumuler un mandat de parlementaire avec un mandat exécutif local (maiore ou adjoint, président ou vice-président d'une inter-communalité, d'un syndicat mixte, d'un conseil départemental ou régional... 305 voix se sont prononcés contre le cumul avec un mandat de parlementaire européen.

Les voix des députés communistes et Front de Gauche et celles des députés EELV ont été nécessaires à l'adoption du texte que rejetaient les radicaux de gauche (très radicaux ces notables sans base politique réelle, comme on peut le voir...), l'UMP, les centristes, l'extrême-droite. Des députés Front de Gauche et EELV avaient aussi porté un amendement pour empêcher le cumul des mandats dans le temps (au-delà de 3 mandats), mais il avait été rejeté par les députés socialistes.  

Ce texte pourrait nénmoins être rejeté au Sénat en septembre car une partie des socialistes s'opposent à cette loi.

De toute façon, pour faire respirer la démocratie, comme l'exprime Marc Dolez dans son intervention cette loi n'est qu'un premier pas, encore nettement insuffisant: statut de l'élu permettant plus d'hétérogénité sociale et de renouvellement des représentants du peuple, proportionnelle, fin de la monarchie présidentielle, développement de la participation citoyenne à tous les étages de la vie publique, contre le règne des "sachants" et des "politiciens professionnels", mise au pas des lobbies de la finance à l'échelle régionale, nationale et européenne, voilà des chantiers de démocratisation qui restent encore à ouvrir...

 

Explications du vote par Marc Dolez:

 

M. le président. Dans les explications de vote communes, la parole est à M. Marc Dolez, pour le groupe de la Gauche démocrate et républicaine.

 

M. Marc Dolez. Aujourd’hui, le cumul d’un mandat parlementaire avec des responsabilités exécutives locales est une pratique courante. Le non-cumul est l’exception et le cumul la règle. Près de 90 % des parlementaires français exercent un mandat local, alors que la proportion n’excède pas 20 % dans les autres démocraties européennes.

Cette exception française suscite les critiques et la méfiance de nos concitoyens qui, toutes les études le démontrent, portent un jugement particulièrement sévère sur leurs responsables politiques.

Il est temps de prendre des mesures fortes pour retisser le lien de confiance entre les citoyens et leurs élus, pour réconcilier les Français avec leurs représentants et leur démocratie. C’est pourquoi, favorables à une stricte limitation des mandats, nous approuvons l’interdiction du cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de parlementaire.

Par ces deux projets de loi, le champ des incompatibilités est considérablement élargi, puisque les fonctions exécutives locales prises en considération recouvrent non seulement celles qui reviennent aux présidents des assemblées délibérantes des collectivités territoriales – quelle que soit leur importance démographique – mais aussi celles d’adjoint au maire, de maire d’arrondissement, de maire délégué, de vice-président de conseil général ou régional, ainsi que les fonctions de président et de vice-président d’un établissement public de coopération intercommunale, sans oublier de nombreuses fonctions dérivées que nos débats ont permis d’intégrer.

La date retenue pour l’entrée en vigueur de la loi nous apparaît à la fois justifiée par le risque d’inconstitutionnalité et plus lisible, puisque effective à partir du prochain renouvellement.

Ce dispositif, équilibré dans son périmètre comme dans son calendrier, lève un obstacle à la rénovation de la vie publique. Le non cumul est d’abord une question de principe ; il permet aux parlementaires de se consacrer à l’exercice de leur fonction et de se saisir pleinement des pouvoirs qui leur sont conférés par la Constitution. Il représente aussi une exigence démocratique ; il permet de revaloriser le rôle du Parlement et de mieux articuler le niveau national avec les échelons locaux.

Enfin, une limitation stricte du cumul des mandats favorisera l’indispensable renouvellement en ouvrant l’accès aux fonctions électives à davantage de femmes, de jeunes, d’ouvriers et d’employés, de Français issus de l’immigration.

Concernant la modification des règles de remplacement des parlementaires, nous approuvons l’extension des cas de remplacement par le suppléant aux seules situations de cumul, ce qui nous paraît plus conforme au respect de la souveraineté populaire.

La réforme proposée constitue une avancée réelle sur le chemin de la modernisation et de la rénovation de notre vie politique. Une avancée nécessaire, mais insuffisante, puisqu’elle en appelle d’autres, nous l’espérons, dans le courant de la législature : non cumul des mandats locaux ; création d’un statut de l’élu ; instauration de la représentation proportionnelle.

Sous cette réserve, et pour toutes ces raisons, les députés du Front de gauche voteront majoritairement pour ces deux projets de loi.

(Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe GDR et sur plusieurs bancs du groupe SRC.)

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 12:54
 
Ecoutez bien comment Fabius répond à côté des questionnements forts soulevés par Asensi: voilà qui risque d'être très impressionnant pour les Américains, nos "partenaires et alliés" ... Pas un mot pour justifier l'accord transatlantique, seulement un constat: "nous avons des positions qui ne sont pas nécessairement les mêmes". Toujours cet art de l'euphémisme cher aux gens qui reconnaissent combien  leur situation est mal assurée du point de vue de la légitimité ...
A la charrette des positions américaines et surtout pro-capitalistes des milieux financiers, de Barroso et de Merkel, ce gouvernement ne rendra pas de compte à la population sur les justifications de ces abandons de souveraineté et de cette complaisance inédite face aux USA et aux multinationales. 
  
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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 11:57

 

Intensifier le mouvement de solidarité en France et en Europe avec le peuple palestinien

un drapeau pour Gaza...à Morlaix 

 

De retour d'une visite en Israël et Palestine, du 27 juin au 2 juillet, la délégation officielle du Parti communiste français conduite par son secrétaire national, Pierre Laurent, également président du Parti de la gauche européenne (PGE) et sénateur, tient à réaffirmer l'urgence d'une action ferme de la France et de l'Union européenne en faveur de la reprise des négociations de paix.

Cela ne peut plus attendre : la poursuite de la colonisation israélienne, les humiliations et violences quotidiennes perpétrées par l'armée d'occupation et les colons à l'encontre des Palestiniens, les discriminations des populations arabes israéliennes, la pauvreté et les graves inégalités socio-économiques rendent la situation intenable.

Cette visite coïncidait avec le passage de John Kerry, émissaire américain, qui s'est à nouveau soldé par un échec devant l'intransigeance du gouvernement israélien qui refuse de geler la colonisation et qui ne respecte pas l'engagement d'Oslo de libérer les prisonniers politiques d'avant 1993.

 

La délégation entourant Pierre Laurent, composée de Patrick Le Hyaric, député européen et directeur du journal L'Humanité, Lydia Samarbakhsh, responsable des relations internationales du PCF, Mathilde Caroly, conseillère municipale communiste de Saint-Denis, Nordine Idir, secrétaire général du Mouvement Jeunes communistes, et Fernand Tuil, président de l'AJFP (Association de jumelages entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises), a été reçue à Jérusalem, Nazareth, Ramallah, Naplouse, Bethléem, Beithuna, aux camps de Balata et de Dheishe, ainsi qu'à la Knesset par le groupe parlementaire Hadash. La délégation a également tenu à se recueillir, lundi 1er juillet, devant la tombe du président palestinien, Yasser Arafat, à Ramallah.

 

Au cours de ces entretiens et de ces visites, nos interlocuteurs nous ont confirmé et montré sur le terrain à quel point, chaque jour, le gouvernement israélien de B. Netanyahou s'ingénie à bloquer tout processus de dialogue avec les Palestiniens et à attiser la tension. Le gouvernement s'entête à encourager la poursuite de la colonisation – en particulier à Jérusalem-Est – alors qu'il s'agirait d'amorcer un mouvement réel de décolonisation ; il laisse l'armée détruire les fruits de coopérations internationales et de l'aide humanitaire (même dans les zones où Tsahal n'est pas autorisée à intervenir) alors qu'il s'agirait d'appuyer le développement et les coopérations – y compris entre Israël et la Palestine. B. Netanyahou et son gouvernement multiplient les arrestations arbitraires et les détentions administratives, et déportent maintenant les Bédouins du Neguev, pourtant « citoyens israéliens », qui sont chassés manu militari de leurs villages, et ceux-ci détruits. Ce sont près de 70 000 personnes, enfants et adultes, qui sont concernées par cette inadmissible opération qui fait l’objet d'un projet de loi !

Israël agit ainsi au mépris du droit international et au mépris des accords d'association qu'il a lui-même passé avec l'Union européenne en violant les clauses de respect des droits de la personne. Or au moment de son passage les 20 et 21 juin derniers, madame Ashton, vice-présidente de la Commission européenne et haute représentante pour les affaires étrangères et la sécurité, est demeurée absolument silencieuse à ce sujet. Pis, dans les jours qui ont suivi, la commissaire n'a pas aidé les ministres des affaires étrangères européens à s'accorder sur une déclaration commune pourtant soutenue par de nombreux pays.

Le PCF appelle à intensifier le mouvement de solidarité en France et en Europe avec le peuple palestinien pour son droit légitime à un État souverain, dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est pour capitale, et de solidarité avec ceux qui en Israël se battent contre les discriminations raciales, pour la justice sociale, l'égalité des droits et la dignité.

La France peut commencer par réaffirmer son engagement en faveur de la paix et reconnaître l’État de Palestine, ainsi qu'appuyer son adhésion aux instances internationales. Le gouvernement israélien doit être isolé. Sa politique est la politique du pire ; elle n'offre aucun avenir aux Palestiniens, et si peu aux Israéliens eux-mêmes.

La France doit prendre l'initiative de faire suspendre l'accord d'association UE-Israël, de sanctionner les entreprises qui profitent de la colonisation israélienne et au contraire d’encourager et protéger la coopération dans les territoires palestiniens. Après la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, il serait tout à l'honneur de notre pays d'adopter l'étiquetage des produits provenant des colonies.

 

La Fête de l'Humanité 2013 sera marquée par ce nouvel élan avec le lancement en France de la campagne mondiale pour la libération de Marwan Barghouthi et des prisonniers politiques palestiniens. « Libérer Marwan Barghouthi, c'est libérer la Palestine ». La France doit être au rendez-vous.

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 11:48

Bonjour à tous.

Après une année bien remplie au niveau activité nous rentrons dans la période juillet – août plus propice au repos et au ressourcement (mais aussi aux coups bas). Nous souhaitons à chacun de bien pouvoir en profiter.

Pour autant il nous faut faire le point sur notre activité et envisager les échéances de la rentrée. Cela a été l’objet de la dernière réunion du secrétariat de section du lundi 1er juillet après le Comité de Section du Vendredi 14 juin.

 

Le point sur notre activité :

 Le Comité de Section a été réuni 8 fois de septembre 2012 à juin 2013 

 9 AG ont été organisées dans la même période (en intégrant les AG de congrès et l’AG fête du 1er mai) dont un séminaire sur les municipales.

 Des tracts PCF ont été distribués sur le Marché de Morlaix, devant les entreprises et services publics (Sermetta à Morlaix ; Hôpital de Morlaix ; Bosch à St Thégonnec ; Tilly à Guerlesquin ; Gad à Lampaul-Guimiliau ; Service des impôts à Plouigneau) mais aussi dans les quartiers ou/et des communes.

 Des actions ont été organisées ou initiées :

§  Le PCF a pris une part importante aux initiatives contre le Traité Budgétaire Européen, l’ANI en janvier – février 2013 (à chaque fois des rassemblements unitaires).

§  A l’initiative de la section,  une réunion publique s’est tenue le vendredi 7 juin à Guerlesquin sur les questions de l’agro-alimentaire.

§  Nous avons joué un rôle moteur aussi dans la manifestation contre l'austérité, pour l'emploi et la défense du service public à l'occasion de la venue de Claude Bartolone à Morlaix le 27 juin  et dans l'organisation du rassemblement antifasciste à la mémoire de Clément Méric début juin.

§  Nous avons apporté un soutien public aux salariés de Gad, de Tilly, de Brit'Air, de l'hôpital et des agents municipaux de la ville de Morlaix.  

§  Des communiqués de presse PCF ont été déposé sans qu’ils passent tous loin s’en faut.

La fête du 1er mai a connu un grand succès tant du point de vue de la participation que du point de vue financier.

  Après une année 2012 marquée par des adhésions aux PCF Morlaix, l’année 2013 a démarré avec 3 nouvelles adhésions (dont 1 pour la section de Roscoff) auxquelles il faut ajouter 2 mutations.

 Nous avons été présents dans l’ensemble des activités et actions du front de Gauche du Pays de Morlaix :

§  Rencontres FDG Morlaix du samedi 13 Octobre 

§  Distribution de tracts et journaux ; …

§  Travail sur les municipales :

-       Débat en séminaires et en AG sur les orientations générales (3 réunions) 

-       Constitution d'ateliers thématiques (1. démocratie locale et vie associative / 2. Développement économique, social et écologique / 3. fiscalité communale et intercommunale  /  4. Terres agricoles, logement, transports   /  5. Petite enfance, scolaire et périscolaire, jeunesse, personnes âgées /  6.  Culture, tourisme, personnes âgées). 

La plupart de ces ateliers thématiques, suivis chacun par entre 5 et 10 personnes, se sont réunis 2 ou 3 fois. Tous ont construit des premiers rapports définissant des diagnostics et des orientations qui sont discutés ensuite en Assemblée Générale.

Des communistes participent activement à l'élaboration du projet du Front de Gauche pour les municipales de mars 2014 dans les ateliers et en AG du Front de Gauche.

 

 

Les perspectives pour la prochaine période :

Au cours de l’été quelques distributions de tracts seront organisées, des communiqués de presse seront déposés. Il nous faudra être vigilant et réactif à l’actualité.

 A la rentrée le secrétariat de section se réunira le lundi 2 septembre  (17 h 30 – Local de la Section), une AG sera convoquée le vendredi 6 septembre (18 h – Local de la Section).

Il s’agira de réfléchir et débattre sur la situation politique, de nous organiser pour que le PCF soit présent sur la scène Morlaisienne (tracts, actions publiques, …), de débattre sur la question des municipales.

 Bien des sujets d’actualités nécessiteront notre action et tout particulièrement la réforme des retraites avec l’action interprofessionnelle programmée le 10 septembre

Concernant les élections municipales, l’AG de section du lundi 27 mai a porté essentiellement sur notre stratégie et sur les axes programmatiques.

 

Morlaix

Lors de cette AG, après débat, le  vote unanime des participants a acté  l’idée de partir au premier tour à Morlaix sur une liste Front de Gauche de résistance à l'austérité, ce qui n'empêche pas que l'on se donne les moyens de battre la droite et d'avoir des élus au second tour. 

Cette décision devra être, conformément à nos statuts, confirmée par un vote des communistes de Morlaix.

 

La fête de l’Huma

 

Elle se tiendra les 13,14 et 15 septembre prochains.

Dans l’actuel contexte politique, économique et social, la fête va revêtir une grande importance pour rassembler en faveur d’autres choix.

Comme tous les ans, l’affiche musicale sera riche et variée, avec Mathieu  « M » Chedid, Jamel Debbouze, Zebda, Tryo, Féfé, Asaf Avidan, Sanseverino, Archive, HK et les Saltimbanks, Yvan le Bolloc’h et Erik Marchand.

Le placement de la vignette : bon de soutien (21 €) est un élément essentiel de la réussite de la fête : l’objectif national a été porté à 100 000. Pour notre section nous disposons de 40 vignettes : l’objectif de les vendre toutes est un objectif à notre portée.

Le Finistère aura, comme tous les ans, son stand qui sera prêt à fonctionner dès le jeudi soir. Il faut maintenant des bénévoles pour assurer le montage (mercredi 11 et jeudi 12 septembre), le fonctionnement du stand (bar ; caisse ; cave ; Cuisine ; Huîtres, préparation des plats ; plonge ; service), démontage le lundi 16 septembre. Un courrier de la fédé (comportant une fiche d’inscription pour les bénévoles)  a été envoyé aux membres du CD, aux secrétaires de section et aux bénévoles 2012. Pour recevoir aussi ce courrier contacter Daniel RAVASIO.

 

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 09:34

Il ne manquent pas de  déclarations officielles prônant la nécessité de défendre nos potentiels productifs et l’emploi. Pour les actes; c’est autre chose.

En vérité, les décisions prises affaiblissent, voire préparent, la liquidation de l’un de nos atouts majeurs, tant au plan national qu’européen : l’agriculture et l’agroalimentaire. La nouvelle réforme de la PAC est de ce point de vue très négative.

Et aucune disposition durable n’est prise pour conforter nos petites entreprises du secteur agroalimentaire, jetées au vent de la concurrence et de la compétitivité sur des bases inégales, particulièrement avec l’Allemagne et les Etats-Unis. Cette  « compétitivité » qui fait tant de mal, comme on l’a vu dans l’affaire dite Spanghero, où pour obtenir de la viande bon marché, on n’a pas hésité à frauder, avec des risques pour les consommateurs et désormais des suppressions d’emplois dans l’entreprise.

Or l’avenir réside bien dans la mise en place de filières de production jusqu’à la consommation à partir des territoires, en instaurant un soutien à la modernisation des PME avec des aides publiques ciblées et contrôlées, un crédit public d’autant plus favorable qu’il sert au maintien ou à la création d’emplois, à la formation des salariés et à l’innovation dans les entreprises, tout en favorisant le développement des territoires.

En même temps, l’état doit légiférer pour obtenir un nouveau rapport entre les centrales d’achat et les entreprises agroalimentaires ou les producteurs agricoles, afin que cesse le pillage actuel de leur valeur ajoutée. Rien n’est fait en ce sens alors que le contexte mondial appelle un développement nouveau de nos capacités agricoles et alimentaires.

Ainsi, alors que la demande mondiale de lait augmente chaque année de 20 milliards de litres supplémentaires les autorités européennes sabotent tout projet de développement. Au lieu de réfléchir à un plan coordonné de développement de la production laitière sur la base d’une agriculture paysanne riche en emploi, et de développer de nouvelles capacités de transformation, l’union européenne décide, dans le cadre de l’actuelle réforme de la politique agricole commune, sous pression de groupes comme Danone ou Lactalis de supprimer les quotas laitiers plaçant nos producteurs dans une concurrence acharnée avec les Etats-Unis. Pendant ce temps outre atlantique ils protègent leur marché.

 

Il en est de même pour les quotas sucriers qui doivent être supprimés en 2017. Nos producteurs n’auront donc plus de prix garantis. Cela, se paiera en destruction d’emplois supplémentaires.

Déjà, une sucrerie sur deux a fermé dans l’Union européenne depuis la précédente réforme. La fin des quotas provoquera une nouvelle hécatombe.

Là encore, on nous parle de « compétitivité », mais la « compétitivité », est bridée par le coût de l’énergie, qui ne cesse d’augmenter, ou encore le temps nécessaire à mettre au point des variétés de betteraves plus riches en sucre. Qui est derrière cette demande ? Les grands groupes américains Coca-Cola et Pepsi-Cola. Cet exemple montre bien au service de qui sont les dirigeants européens.

 

Ajoutons à ceci, une nouvelle fois, la dangerosité du projet d’accord transatlantique.

Les Etats Unis qui ont toujours eu pour projet de détenir « l’arme alimentaire », protégent leur agriculture avec leur loi « Farm.Bill » pendant que la PAC démantèle en Europe tous nos outils de protection des productions, des prix, de la qualité alimentaire et de la santé.

Pour faire accepter cette « négociation-soumission », le Président de la commission de Bruxelles le sinistre Mr Barroso utilise une étude taillée sur mesure par un institut baptisé « Center for Economic Policy Research » qui, en manipulant des données économiques, fait croire qu’un marché unique transatlantique serait bénéfique à l’Europe. La vérité est que ce marché transatlantique accentuera une mise en concurrence à armes inégales au seul profit du grand capital international.

 

Ceux qui commanditent de telles études sont les fossoyeurs de l’idée européenne et des démolisseurs de nos économies, du travail, de nos territoires et de la sécurité alimentaire.

 

Il ne faut pas cesser de faire pression pour mettre en échec ce projet maléfique.

 

Patrick Le Hyaric, posté sur son blog le 9 juillet 2013

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 13:35

 

AG du Front de Gauche du pays de Morlaix du 26 juin 2013

Compte rendu

 

I. Débat sur les premières réflexions et orientations des ateliers thématiques pour construire le projet du FDG dans le cadre des municipales.

 

a) Annie Bergot Le Calvez a présenté les premiers résultats du travail de l'atelier « Petite enfance, péri-scolaire et scolaire, jeunesse, personnes âgées » (3 réunions déjà, la prochaine réunion à fixer fin août début septembre).

 

On a ensuite discuté de plusieurs choses:

- la semaine de 4 jours et demi.

Il y avait un consensus entre parents et instituteurs pour dire que la semaine de 4 jours installée par la droite avait des effets pervers en termes de rythme scolaire et de perte de temps d'apprentissage (Alain D). Mais en même temps, le passage à la semaine de 4 jours et demi a été conçu et doit être appliqué à la hâte, sans véritables moyens pour rendre cette réforme bénéfique pour les jeunes.

Certains (Ismaël D) doutent que, conçue comme telle, la réforme ajoute vraiment du temps d'apprentissage aux enfants pour les acquisitions fondamentales et ne les rende vraiment moins fatigués et plus disponibles pour les apprentissages. Était-ce à la seule mesure à envisager et la plus efficace pour lutter contre l'échec scolaire? Cela conduit à un transfert des charges de l'Etat vers les collectivités locales, qui devront financer plusieurs heures d'animation pour les élèves en fin d'après-midi dans les écoles. Avec du personnel bien formé? (pas évident tant les besoins seront grands, chaque école devant avoir plusieurs intervenants et toutes les communes ayant besoin d'animateurs culturels ou sportifs au même moment sans pouvoir probablement toutes leur offrir un contrat à temps plein). Ces animateurs seront payés avec quels moyens, alors que les communes paient déjà un lourd tribut à la crise et la réduction des dotations de l'État? Échapperont t-ils aux bas salaires et à la précarité? On peut se poser le problème de la compétence des intervenants, y compris et surtout dans les petites communes qui auront du mal à en recruter en l'absence de solidarité communautaire. Ce devrait être en tout cas un des domaines où cette solidarité communautaire trouverait à s'exercer: nécessité d'une mutualisation des moyens pour partager et former des animateurs. Ne risque t-on pas d'aboutir à une confusion des rôles entre le pédagogique et l'animation socio-culturelle? Ne va t-on pas à terme augmenter le temps de travail des enseignants dans la foulée? Cette mesure n'est-elle pas la porte d'entrée vers la territorialisation de l'éducation? Elle en manifeste déjà les effets pervers: l'inégalité des moyens entre communes, à défaut de solidarité communautaire (exclue par Yvon Hervé dans le cadre de la communauté d'agglo de Morlaix) produira une inégalité dans la qualité de la prise en charge des enfants... De plus, le privé n'aura pas les mêmes contraintes que le privé. Deuxième niveau d'inégalité. Didier Allain a rappelé que l'on avait déjà considérablement assoupli le taux d'encadrement légal des enfants à l'école (1 animateur pour 20 enfants maintenant) pour rendre l'accompagnement de la semaine de 4 jours et demi réalisable. Un des inconvénients de cette réforme: on va précariser des gens qui auront des contrats de 3 ou 4 heures par semaine.

 

- la scolarisation des enfants en maternelle à partir de 2 ans. Aujourd'hui, assez difficile car l'inspection académique ne fait pas compter les enfants dans les effectifs, d'où une réticence compréhensible des enseignants et directeurs d'école qui craignent le sur-effectif et sont dans l'incapacité d'accueillir les -3 ans dans plein d'endroits. Dans le projet du gouvernement, on prévoit de remettre à l'honneur la scolarisation à 2 ans, mais uniquement dans les zones difficiles. Ailleurs, les enfants de 2 ans ne sont pas pris en compte dans les décisions de fermetures ou d'ouvertures de poste et de classe. En 10 ans on est passé de 70% à 30% de scolarisation des gamins entre 2 et 3 ans (Chiffre cité par Daniel R). Pourtant, tous les parents devraient avoir le choix de scolariser ou non leur enfant entre 2 et 3 ans (parce que la maternelle apprend des choses intéressantes aux jeunes enfants, que la scolarisation précoce favorise la réussite, particulièrement des gamins issus de milieux défavorisés ou non francophones, et que c'est aussi pour les mères un moyen de travailler plus facilement). La scolarisation précoce des enfants peut participer à expliquer les bons résultats scolaires des bretons sur les décennies passées et touche fondamentalement à la question de l'égalité homme-femme.

 

 

Nous voudrions aller vers des transports gratuits pour les scolaires pour l'ensemble de Morlaix-Communauté (étude de faisabilité à réaliser, proposition à chiffrer), financer pour chaque enfant un loisir sportif ou culturel pour que tous y aient accès, réduire les frais de cantine et de garderie pour les parents qui sont obligés de scolariser leurs enfants dans une autre commune (nécessité de trouver des accords entre commune: cela se pose surtout pour la filière bilingue, les classes spécialisées...). Incertitude: les budgets des communes vont être très contraints, particulièrement celui de Morlaix. Mesure qui ne coûterait pas forcément grand chose, créer une « Maison des Parents »: aide aux parents sur plein d'aspects, conseils, aide à l'orientation des enfants.

 

Yves A a pointé la nécessité de réfléchir à une politique cohérente et de long terme en faveur de la jeunesse (les 15-25 ans), en faisant un état des lieux des pratiques et des propositions nouvelles, intégrées pourquoi pas à un service municipal de la jeunesse, comme il en existait beaucoup en région parisienne. C'est un secteur où il faut des compétences, des moyens, des postes non précaires: a t-on toujours des garanties quand on délègue au secteur associatif?

Daniel R a fait part de la réussite du modèle de Saint Thégonnec où un service municipal de la jeunesse a cédé la place à des associations subventionnées et supervisées aussi par des élus qui emploient du personnel formé et compétent. L'intervention trop systématique et parfois brouillonne des élus peut elle aussi être en frein au développement d'un service jeunesse. Alain D, président pendant 16 ans de la MAJ, a dit qu'entre la prise en charge directe par la municipalité et la délégation de missions au monde associatif aidé, il n'y avait pas de modèle a priori: les deux peuvent être satisfaisants. Il faut seulement que la municipalité soit exigeante avec elle-même en termes d'animation jeunesse et d'accès aux loisirs et à la culture pour les jeunes.

 

Ismaël D a souligné que la jeunesse était le point aveugle de beaucoup de politiques et de programmes au niveau municipal, qu'il fallait avoir une réflexion spécifique pour trouver les moyens de consulter les jeunes sur leurs besoins et leurs attentes, voire de les impliquer dans une démarche d'élaboration politique. Par rapport à la réforme des rythmes scolaires et à l'animation jeunesse, il a souligné combien l'État et les collectivités locales étaient déjà scandaleusement habitués à recourir à l'emploi précaire (ces 800 000 précaires de la fonction publique que le Front de Gauche voulait titulariser pendant les élections présidentielles) et mal payé et qu'un des marqueurs fondamentaux d'une politique municipale de gauche serait le souci de reconnaître les qualifications et d'offrir des contrats intéressants et non précaires aux employés de la ville, ce qui soulève encore une fois le problème des moyens, ultra-contraints à cause de la politique d'austérité du gouvernement et des baisses de dotation de l'Etat.

A l'initiative d'Annie LC, nous avons décidé que le Front de Gauche devait intervenir publiquement sur la question de l'augmentation des tarifs de l'Ehpad de la Boissière (entre 300 et 350€ d'augmentation du loyer mensuel, qui passerait à plus de 1700€), augmentation de la facturation du séjour pour l'usager liée à des travaux de rénovation et d'extension contestées dans leur contenu et la méthode de prise de décision, fort peu démocratique.

 

Annie LC et Didier A travaillent à donner un prolongement en septembre aux initiatives de cet atelier en invitant les parents et tout particulièrement ceux investies dans les APE des communes de Morlaix-Communauté à participer à une réunion publique avec le Front de gauche sur la prise en charge scolaire et péri-scolaire de la jeunesse, les enjeux de l'école et de la réforme des rythmes, des tarifs scolaires et de transports. Cet atelier doit aussi travailler, notamment à partir des dossiers thématiques constitués par Jean Dréan, sur le problème de l'accès des personnes âgées aux droits et de la prise en charge sociale de la perte d'autonomie, dans le cadre municipal et inter-communal.

 

b) Hervé P a présenté les premières conclusions de l'atelier « Terres agricoles, logement, transports »

...et sur la base de quelques diagnostics (à retrouver dans le document joint), il a demandé à ce qu'on se prononce sur quelques orientations claires et tranchées que pourrait proposer le Front de Gauche lors des municipales:

1) arrêt de l'utilisation des terres agricoles à des fins d'urbanisation, pour construire de nouveaux lotissements

2) priorité à la rénovation des logements anciens des bourgs et centre-villes sur la construction de logements neufs

3) réseau de transport en commun et public digne de ce nom au niveau de la communauté d'agglo, avec des vrais liaisons régulières en mini-bus entre Morlaix et les communes avoisinantes, voire d'une commune « périphérique » à l'autre. Ce qui implique l'abandon d'autres dépenses inutiles (dépenses d'études diverses et variées, port du Diben ...) 4) aller vers une convergence fiscale progressive entre toutes les communes de Morlaix-Communauté, et dans un premier temps entre les communes de Morlaix, St Martin, Plourin.

 

Mikaël S a dit que cela ne lui paraissait pas réaliste d'interdire pour les communes la construction de nouveaux lotissements. Limitation oui, mais pas d'arrêt complet d'urbanisation des communes. Qu'on le veuille ou non, beaucoup de gens veulent vivre comme cela, avec une maison neuve, un jardin, c'est parfois leur rêve: on est obligé de le prendre en compte, surtout quand on dit que l'on veut construire nos propositions avec la population.

Babeth G considère au contraire qu'il faut dire les choses de manière très tranchée sur la question: c'est maintenant que les terres agricoles se font bouffer, comme les espaces naturels d'ailleurs. On a en besoin pour se nourrir, pour produire localement et sainement. Le modèle du pavillon envahissant tout le pourtour des villes et des bourgs est dépassé. Il faut limiter au maximum, et cela commence en tenant un discours pédagogique et radical qui ne se veut pas d'emblée consensuel, l'emprise foncière sur les terres agricoles.

Anne C approuve: on n'a plus de temps à perdre, on est à train d'urbaniser et de saccager des espaces qui nous permettent de respirer. La terre agricole n'a plus à être « bouffée » par le pavillon. Si on prenait en compte l'avis majoritaire de la population, ce serait chacun son pavillon neuf, chacun son jardin: ce n'est pas un modèle réalisable sur le long terme.

Michèle A , tout en partageant l'objectif de la limitation de l'emprise foncière sur les terres agricoles, préfère que l'on tourne les choses au positif (reconquête des terres agricoles, rénovation de l'existant, densification des centres villes et centre-bourgs) plutôt que de les présenter sous forme d'interdiction – ce qui est irréaliste et dangereux politiquement.

Ismaël D approuve ce dernier propos. On est obligé de constater les effets pervers en place. Des communes comme Plouigneau se sont développées, légitimement de leur point de vue, pour maintenir des commerces et des services de proximité, s'assurer un avenir, en proposant une offre de terrains à bâtir abondante et pas cher. Les résultats sur le long terme ne sont pas bons en termes d'aménagement du territoire, de vie sociale, d'écologie (concurrence démographique et fiscale qui s'opère souvent sur Morlaix-Communauté au détriment de Morlaix, mitage, pas toujours de services adaptés à proximité des quartiers de maisons neuves, infrastructures routières qui coûtent cher, nécessité pour les familles de prendre tout le temps leur voiture, d'en avoir souvent deux, avec des conséquences importantes sur leur pouvoir d'achat, leur niveau d'endettement … et destruction des terres agricoles et des espaces naturels). En même temps, c'est difficile de dissuader les communes de se développer en proposant une offre de logement attractive, ce qui est souvent leur carte maîtresse.

Cela suppose une réflexion sur l'aménagement du territoire menée de manière communautaire suivant une logique d'intérêt général: c'est ce vers quoi nous voulons aller. Politiquement, il y a aussi une crainte à avoir qu'une proposition d'interdiction complète de la construction de nouveaux lotissements en zone non construite soit mal comprise, soit perçue comme contraire aux aspirations des citoyens... Il faut en tout cas falloir faire un effort d'explication et de présentation de ces mesures.

Patrick LN considère lui que l'on est face à des échéances écologiques qui sont suffisamment graves pour qu'on cesse les propos de demi-mesures, qu'on en finisse avec les prudences électoralistes et politiciennes. Notre boulot, c'est d'éclairer les gens sur les enjeux, d'avancer avec franchise nos propositions de salut public et de transformation d'un système qui nous mène dans le mur... Ne pas s'accommoder de l'individualisme et de « l'inconscience » des pratiques existantes. Ne pas craindre d'être radicaux, d'éclairer une nouvelle voie... de faire progresser cette option dans l'opinion en l'exposant avec toute la clarté requise, sans concession, et avec des propositions innovantes.

Jean-Luc LC a mis en avant la nécessité d'avoir une cohérence entre ce que l'on propose et ce que l'on dit: arrêter d'urbaniser les terres agricoles, c'est une évidence, cela concerne les zones commerciales construites de manière précipitée et anarchique et qui pour beaucoup dépérissent ensuite tout autant que les zones pavillonnaires. Il y a maintenant des dispositifs légaux qui visent à préserver les terres agricoles, les zones naturelles protégées: le PLU en discussion à Morlaix en ce moment est sur ce point parti sur des bases satisfaisantes du point de vue écologique. Il y a sur ces questions un affrontement entre les logiques de développement à court terme et de développement durable. Il faut aussi dire que le pavillonnaire, cela peut représenter des coûts pour la collectivité dans un premier temps (assainissement, infrastructures) même si cela ramène aussi des recettes fiscales, des enfants dans les communes... La pavillonnaire, c'est aussi beaucoup de logements mal conçus, qui vieillissent mal.

Babeth R a souligné qu'il existait déjà des structures de concertation qui permettaient aux élus de prendre des décisions claires pour limiter l'emprise foncière. Ce choix là a été fait à Locquenolé. Il peut se faire dans le cadre d'un PLU. On peut tout à fait aujourd'hui refuser d'urbaniser certaines zones, et cela ne fait pas scandale, même si cela contredit certains intérêts privés.

Alain D a dit que pour lui, c'était bien de se donner des principes, mais il fallait aussi réfléchir à la question du « comment fait-on pour les mettre en œuvre? ». Il faut intervenir sur ce sur quoi nous pouvons réellement peser, quitte à limiter un peu nos ambitions pour rester crédibles. Par rapport à l'objectif de limiter l'emprise foncière dans le secteur agricole, il faut souligner que la situation est un peu différente entre le pôle urbain et ce qui se passe dans les communes extérieures. Il faut savoir adapter notre discours à la spécificité de chaque territoire. Le PLU de Morlaix rentre à la rentrée de septembre dans l'étape de l'enquête publique: les orientations ne sont pas si mauvaises que cela: on y observe un vrai souci d'économie de l'espace. Quand il était adjoint à l'urbanisme, Alain avait déjà mis un certain nombre de mesures en place pour aller dans ce sens: diminuer la taille des lots, des jardins (pas de lot à 1500 m2), des chaussées perméables, des logements sociaux dans les lotissements communaux et des prestations écologiques aussi: récupération de l'eau, capteurs solaires, orientation des maisons. Tout ça peut être défini dans le cadre d'un PLU: on a intérêt à être présent dans cette réflexion qui engage l'avenir à long terme de Morlaix. Il faut aussi prendre en compte les problèmes spécifiques de Morlaix: la rénovation des vieux bâtiments du centre-ville, pour les rendre plus confortables, mieux isolés, et accessibles, y compris pour les personnes âgées (ce qui suppose des ascenseurs) se fait à des conditions financières extrêmement importantes. Le bâti à Morlaix est souvent très ancien: il faudrait pouvoir mutualiser un certain nombre de charges. Dans beaucoup d'endroits, il y a des « dents creuses » en termes de bâti, c'est là qu'il faut construire, mais on peut aussi démolir et rebâtir en zone déjà urbanisée pour arriver à des logements qui conviennent mieux aux besoins. A Morlaix, il y a surtout la nécessité de retrouver des moyens financiers pour mener une politique sociale avancée. Pour cela, il faut des nouveaux résidants, des rentrées de taxe foncière et de taxe d'habitation: il y aurait un danger à encore augmenter les taux, déjà élevés. A Morlaix, le nombre de logements a grandi alors que le nombre d'habitants a diminué parallèlement: c'est sans doute que l'offre de logement ne répondait pas aux attentes et aux besoins de la population. C'est ces attentes et ces besoins qui doivent guider notre réflexion. Il faut que les morlaisiens, et les militants du Front de Gauche aussi évidemment, participent à l'enquête d'utilité publique. Ce sont des documents en place pour 10 ans qui définissent des zones d'interdiction de construction.

Alain R: on est en train de se poser plusieurs questions fondamentales. Comment en termes de politique on donne des impulsions ou pas? Quelles sont les limites du modèle de la démocratie participative: imposer les conditions de l'intérêt général, même quand elles ne correspondent pas aux attentes majoritaires? Celles de la démocratie représentative, on les connaît... Moi je suis pour qu'on adopte une position radicale, un peu comme on l'a fait sur le plan national dans le programme « L'humain d'abord » qui proposait un vrai changement de société. Le programme, c'est de la pédagogie. C'est la dimension noble du politique que de tenter de montrer la voie vers une manière de vivre en société plus raisonnable. Le désir des gens, c'est d'être propriétaires. Le rénovation peut permettre de retrouver le confort du neuf: c'est une voie à explorer. Bien sûr, ça coûte plus cher, mais c'est mieux en termes d'écologie, d'aménagement des villes et des bourgs, de qualité du lien social: les collectivités peuvent donc aider les particuliers à rénover, voire acheter des bâtiments anciens et les rénover avant de les mettre en location. Actuellement, le problème, c'est que par exemple avec 13€ le m2 à Plounéour le terrain à construire, il est presque moins cher de bâtir dans une commune rurale plutôt que de louer à Morlaix. Il y a la nécessité d'un accompagnement plus poussé si on va sur une position du type: on ne veut plus d'emprise sur les terres agricoles. Comme l'a dit Jean-Luc toutefois, le pire pour la préservation des terres agricoles et des espaces naturels, ce n'est pas les zones pavillonnaires, c'est plutôt les zones commerciales et industrielles.

Babeth G: Il faut faire un effort de créativité pour construire des logements qui regroupent plusieurs habitations, avec une mixité, avec des espaces partagés, créant du lien social.

Alain M: c'est vrai que la vente des terres agricoles pour construire des logements neufs est un vrai problème, très grave. Je l'observe dans le Léon: ce sont les paysans les premiers intéressés à vendre leur terrain et scier la branche sur laquelle ils sont assis pour gagner de l'argent à court terme. C'est vrai qu'il faut qu'on prenne des initiatives, qu'on montre des exemples.

 

Franck S: il y a un consensus qui se dégage nettement: il faut que l'emprise sur les terres agricoles soit la plus faible possible: cela suppose de limiter la construction de nouveaux logements en périphérie des villes et des bourgs. On peut se positionner clairement par rapport à cela.

 

 

On décide de faire rapidement une prochaine AG pour poursuivre notamment la réflexion sur le « logement, le transport, les terres agricoles » et examiner les questions encore en débat. Ce sera le 8 juillet à 18h. 

 

II. Informations diverses

 

  • Bilan de la dernière coordination départementale: nécessité d'une forte contribution du FDG à la bataille des retraites (participer à tout ce qui se fera: manifs, réunions publiques, distributions de tract, initier, y compris des actions unitaires, faire circuler l'information). Construire deux fronts thématiques pour l'an prochain à l'échelle départementale (avec des militants du FDG mais aussi des militants syndicaux et associatifs) afin de faire un travail plus en profondeur sur: 1) les services publics (hôpital, impôts, Poste, écoles...) 2) l'agro-alimentaire. La réunion du PCF Morlaix à Guerlesquin avec des représentaux syndicaux de GAD et Tilly et Xavier Compain le 7 juin a commencé le travail.

    Un autre rendez-vous organisé par le Parti de Gauche mais ouvert à tout le Front de Gauche sera une formation sur les enjeux liés à l'agro-alimentaire qui aura lieu le 21 septembre avec Xavier Compain, Laurent Levard, Bertrand Seys... Titre de la formation militante: « Se nourrir, l'agriculture et l'agro-alimentaire ».

  • On a évoqué à la fin de la réunion la nécessité de définir prochainement un calendrier (pour la constitution des listes, les différentes phases de la campagne), une méthodologie, et des axes de communication pour les municipales, là notamment où on avance vers des listes autonomes du Front de Gauche. Travailler aussi sur une nouvelle fête du FDG à l'automne dans la continuité des Assises du 13 octobre dernier à Ploujean, avec des temps de débat, un repas et des concerts permettant on l'espère de ramener de l'argent pour les campagnes politiques de l'association Front de Gauche.

     

Compte rendu réalisé le 8 juillet par ID

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 07:46
 AG du Front de Gauche du pays de Morlaix 
le lundi 8 juillet à 18h au local du PCF 2 petite rue de Callac
une réunion publique, ouverte à tous les personnes intéressées

 

 

femme front de gauche morlaix

 

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