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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 13:20
Après Cahuzac : stoppez l'évasion fiscale !
Signez la pétition

Monsieur le président,
L'affaire Cahuzac révèle brutalement à tous les citoyens la négligence et même la complaisance de nos dirigeants vis-à-vis de l'évasion fiscale.
Pourquoi l'administration fiscale a-t-elle perdu 25 000 agents depuis 2002 ? Pourquoi le nombre de vérifications approfondies de situations personnelles a-t-il chuté de 12% entre 2006 et 2011 ? Pourquoi laisse-t-on chaque année 60 à 80 milliards d'euros échapper à l'impôt, tout en prétextant les déficits publics ainsi creusés pour sacrifier les retraites, les allocations sociales, les emplois publics, les investissements écologiques d'avenir ?
Votre gouvernement peut prendre sans tarder cinq mesures clés pour en finir avec la complaisance : 
  1. embauchez sous 12 mois au moins 1 000 agents de contrôle fiscal pour renforcer les 5 000 vérificateurs actuellement en poste. Chacune des nouvelles recrues rapportera à l'État au moins 2,3 millions d'euros par an grâce aux redressements fiscaux opérés, soit 40 fois le montant de son traitement !
  2. exigez des banques la communication de l'identité de tous les ressortissants français détenteurs de comptes à l’étranger. La loi FATCA oblige depuis début 2013 tous les groupes bancaires opérant aux Etats Unis à communiquer sur demande du fisc américain les données concernant ses ressortissants: il suffit d'une volonté politique !
  3. établissez, en lien avec les associations spécialisées, une liste crédible des paradis fiscaux, ces trous noirs de la finance occulte et de la corruption   
  4. donnez 12 mois aux banques opérant en France pour fermer leurs filiales dans ces territoires, sous menace de retrait de la licence bancaire. Les banques françaises ont 527 filiales dans les paradis fiscaux dont 360 pour la seule BNP Paribas !
  5. imposez le "reporting par pays" aux multinationales établies en France : cette transparence sur le chiffre d'affaires, les bénéfices et les impôts payés dans chaque pays permettra au fisc de déjouer les manipulations des prix de transfert entre filiales des multinationales et de pouvoir enfin imposer Total ou Google sur leurs bénéfices.
Le changement, c'est maintenant ou jamais !
 

Attac France, le 5 avril 2013


- Tribune de Dominique Plihon (porte-parole d'Attac) et Vincent Drezet (secrétaire général de Solidaires finances publiques) : http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/04/04/apres-l-affaire-cahuzac-agir-enfin-contre-l-evasion-fiscale_3154205_3232.html
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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 06:22

Des parlementaires UMP déposent un projet de loi d'amnistie à la fraude fiscale pour les titulaires de compte dans les paradis fiscaux. Pour justifier cette clémence vis à vis des super-riches qui volent la collectivité, on nous dit cela ferait revenir 10 milliards d'impôts supplémentaires en France. La fraude fiscale via les paradis fiscaux représente plus que le déficit annuel de l'Etat français, quatre fois le poids du déficit total des caisses de protection sociale. Depuis 2009 et la conférence internationale où les chefs d'Etat avaient promis de lutter contre l'évasion ficale et l'impunité des super riches évadant leur argent (sale, très souvent) dans les paradis fiscaux, le poids total de l'argent placé dans les paradis fiscaux aurait été multiplié par trois. Et dans le même temps, on enlève des moyens humains au ministère des finances pour contrôler la fraude fiscale.

A travers ce projet de loi qui intervient à point nommé pour dénoncer le cynisme de ces meilleurs amis des riches que sont les dirigeants UMP, inspiré s'il vous plaît par le grand pragmatique Silvio Berlusconi, c'est une nouvelle fois les collusions entre le monde politique et le monde de la finance qui sont mises au grand jour.  

 

Le Point.fr - Publié le 04/04/2013 à 22:41 - Modifié le 05/04/2013 à 07:05

Ce dispositif, proposé quelques jours avant que n'éclate l'affaire Cahuzac, est destiné à rapatrier des capitaux placés illégalement à l'étranger.

L'Assemblée nationale. L'Assemblée nationale. © SIPA

Par

Ils ignoraient que l'exil fiscal provoquerait un cataclysme politique quelques jours plus tard. Plusieurs députés UMP ont déposé, en fin de semaine dernière, une proposition de loi mettant en place un dispositif d'amnistie fiscale visant à rapatrier les capitaux placés illégalement à l'étranger.

 

Prenant modèle sur l'amnistie fiscale mise en place en Italie, en 2009, par Silvio Berlusconi, les députés soulignent qu'un tel dispositif pourrait permettre de "rapatrier en quelques mois 130 à 150 milliards d'euros, avec à la clef des recettes fiscales pouvant atteindre 8 à 10 milliards d'euros". Ces députés, parmi lesquels Dino Cinieri, Julien Aubert, Valérie Boyer, Nicolas Dhuicq, proposent de fixer une taxe forfaitaire "raisonnable", fixée à 5 %, sur les capitaux rapatriés.

L'exemple de l'Italie

Ils rappellent que ce taux avait été fixé sous Berlusconi également à 5 % dans un premier temps - avant d'être remonté à 7 % - et que cette amnistie fiscale avait permis le rapatriement de quelque 104 milliards d'euros, correspondant à 5,6 milliards de recettes fiscales supplémentaires.

Ils mettent ces chiffres en regard des résultats obtenus en France où l'administration fiscale avait mis en place, sous le gouvernement précédent, une cellule d'accueil négociant, au cas par cas, avec les contribuables désireux de rapatrier des capitaux.

Franchise d'impôt

Faisant valoir que les pénalités imposées alors pouvaient atteindre 80 % des sommes rapatriées, ils soulignent qu'à la fin du dispositif, en décembre 2009, "moins de 700 millions avaient été récupérés". Selon des chiffres cités par les députés, la fraude fiscale atteindrait chaque année en France une quarantaine de milliards d'euros.

Le texte UMP propose également une franchise d'impôt pour les capitaux rapatriés qui seraient investis dans la création ou la reprise d'entreprises françaises.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 10:02

 

Restitution des travaux de l’atelier 3

« Face à la démocratie confisquée, comment reprendre le pouvoir et avancer vers la VIe République ? »

 

-L’atelier a groupé une bonne trentaine de personnes, venues de presque tout le département (sauf Carhaix et environs immédiats et le pays de Quimperlé).

-Avant ouverture du débat, Daniel Fehrenbach a présenté les différents angles sous lesquels examiner différents problèmes (eau et DSP, Doux et problème des aides publiques à de telles entreprises, transition énergétique, élections municipales et démocratie locale, solidarité international et recherche de la Paix).

-des post-it ont été distribués aux présents, pour que tout le monde puisse s’exprimer et que chacun mentionne la question qu’il jugeait importante) ; le point le plus souvent mentionné était celui de la démocratie locale et c’est essentiellement celui-ci qui a été l’objet des débats dans l’atelier.

 

-Démocratie participative : problème de vocabulaire ; tout le monde en parle mais sans mettre forcément la même chose sous ces mots.

-Il ne suffit pas d’être présent et de donner son avis ; une opinion n’est pas un argument ; entre les élections, il n’est pas possible de donner son avis ; il ne suffit pas d’être présent, une co-élaboration en amont des décisions est évoquée ; pourquoi les gens ne vont pas voter? Peut-être parce que les programmes sont faits pour plusieurs années sans possibilité d’intervention des électeurs après l’élection. Comment redonner goût à la démocratie ?

-Refuser la professionnalisation de la vie politique : nécessité d’un statut de l’élu (notamment pour ceux qui dans un conseil municipal ne sont pas maire ou adjoints) permettant d’éviter des pertes de salaire lors de la participation à l’activité municipale. Le cumul des mandats (plusieurs mandats à diverses fonctions ou plusieurs mandats successifs pour une même fonction) n’est pas démocratique. Comment contrôler les élus : compte-rendu de mandat à dates régulières ?

-Le problème de la désignation des candidats est posé : par qui ? par un parti ? un front ? un autre moyen ? La solution du tirage au sort est proposée, analogue à celui qui est fait pour la désignation des jurés pour certains tribunaux.

-Le vote obligatoire est évoqué. Inversement un participant pose la question de savoir s’il faut aller voter et s’il faut des élus.

 

-La démocratie ne peut exister que s’il y a un engagement citoyen. Il y a un travail à faire pour rassembler les gens et pour leur donner des explications sans complication.

-La démocratie devrait pouvoir exister en dehors des institutions et du cadre électoral. De nombreuses personnes ne vont pas voter, mais ont cependant une conscience politique.

-Problème des experts, derrière lesquels se réfugient les élus (dans le débat qui suit la restitution orale, un élu fera valoir que les élus ne peuvent pas tout savoir et doivent chercher des avis autorisés avant de prendre une décision). Ce qui pose problème, c’est que des élus ne prennent pas leur responsabilité en refusant de trancher et en laissant les experts décider pour eux.

-Les gens sont aussi écoeurés par un autre dévoiement de la démocratie : on les consulte, mais l’on ne tient pas compte de leur avis, que ce soit pour le vote sur le TCE en 2005, ou pour une décision locale (l’exemple est cité d’une consultation à Brest sur un projet d’aménagement ; bien qu’un large consensus se soit dégagé parmi les habitants consultés pour une solution, c’est une autre solution qui a été adoptée).

 

-Sortir du cadre institutionnel, du cadre des partis pour une démocratie plus réelle :

-rôle des associations, des conseils de quartier ;

-rôle des assemblées citoyennes, des collectifs citoyens ; mais dans les collectifs, il peut y avoir une méconnaissance du cadre institutionnel.

-Rôle des syndicats, mais ce n’est pas évident quand il y a 8 % de syndiqués dans le secteur privé. La démocratie dans l’entreprise n’est pas évidente ; prendre des responsabilités syndicales expose à des sanctions. Promouvoir la démocratie dans les entreprises, dont les patrons savent, eux, faire de la politique.

-Déni de démocratie au-delà de la démocratie locale et des élections municipales :

-force de frappe et domaine réservé du chef de l’Etat : nécessité de détricoter la force de frappe et de faire redescendre le débat en vue du rassemblement du 9 juin à l’Ile Longue ;

-politique étrangère, domaine réservé du Chef de l’Etat : Hollande décide seul de l’envoi de troupes françaises au Mali ;

-Accord National Interprofessionnel ;

-vote sur le TCE, fonctionnement de l’Union européenne.

-Il ne faut pas compter sur la grande presse et les médias (notamment la TV) pour mener le débat et promouvoir la citoyenneté ; il n’y a qu’à voir comment nos rencontres départementales ont été annoncées.

 

-La démocratie reste un idéal à atteindre. Quels moyens pour y arriver ? Elle est en recul, mais il faut utiliser les contradictions émergentes.

-Il faut prendre la parole, personne ne nous la donnera. La démocratie est bafouée, mais elle n’est pas figée.

-Participer à des luttes pour amener plus de citoyenneté. La démocratie n’existera que si les citoyens s’engagent. Les jeunes sont capables de générosité et de se mobiliser.

-Poser le problème de la lutte des classes.

-Développer les explications (mais sans faire la leçon au peuple, comme cela a été dit dans le débat qui a suivi) et le débat.

-Reprendre le travail d’analyse, tel qu’il a été fait sur le TCE, ce qui a abouti à la victoire du Non, même si le résultat du vote n’a pas été respecté . Les assemblées citoyennes n’ont pas très bien fonctionné lors des élections présidentielles et législatives, dans la mesure où les remontées des propositions ont été insuffisantes ; ce travail devrait être plus facile pour les municipales. Il est nécessaire pour redonner un espoir.

-Importance de redonner aux gens le sens de l’intérêt général, qui n’est pas la somme des intérêts particuliers. Sortir de la délégation de pouvoir.

-Raisonner en terme de peuple et de souveraineté du peuple.

 

-Lors des municipales, proposer non un programme détaillé pour 6 ans, mais de grandes options en rendant compte de la façon dont elles sont appliquées.

-Charte citoyenne (Concarneau) au lieu de programme détaillé. Réfléchir à partir des problèmes locaux (problème des hôpitaux de proximité), des problèmes quotidiens des gens, et notamment ceux les plus menacés, mais en les reliant aussi aux problèmes d’ensemble en tenant les deux bouts, le tout dans un langage simple et compréhensible.

-Intérêt des Forums citoyens.

-Cahiers de doléance à élaborer comme base de réflexion.

 

Beaucoup de problèmes évoqués sur les post it n’ont pas été abordés. Certains n’ont été qu’effleurés (Union européenne, citoyens et politique de défense, presse et slogans réducteurs, démocratie dans l’entreprise), d’autres n’ont pas été abordés (proportionnelle intégrale, retraite pour tous, droits vitaux assurés à tous). Certains ont estimé que l’atelier n’avait réuni que des convaincus et qu’il n’en est rien sorti. Cependant le fait d’échanger n’est jamais négligeable. Le rôle du Front de Gauche reste incontournable pour sortir de l’idéologie dominante et de la pensée unique. Ce que nous disons, personne d’autre ne le dira.

 

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 07:22

Article de l'Humanité.fr:

 

Bis repetita. Après la journée d'action du 5 mars dernier, les trois organisations syndicales allient leurs forces pour manifester contre l'accord national interprofessionnel (ANI) de sécurisation et flexibilité de l'emploi, dont la transposition dans un projet de loi sera examiné ce jour-là à l'Assemblée nationale.

Les deux centrales non-signataires de l'ANI qui a été paraphé par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, et Solidaires, ont toutes trois appelées ce mardi à se mobiliser dans quinze jours contre ce projet de loi qui sera examiné au Parlement en procédure d'urgence -une seule lecture dans chaque chambre- et après le vote de l'Assemblée, il sera en débat au Sénat.

Rencontres avec les parlementaires

"Pour la CGT, le changement de cap en matière de politique d’emploi et de garanties sociales pour les salariés est d’une absolue nécessité. C'est pourquoi, après la forte mobilisation du 5 mars qui a réuni 200.000 manifestants, la CGT appelle l'ensemble des salariés du privé comme du secteur public, des retraités et des privés d'emploi, à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 9 avril" pour "empêcher la transposition dans la loi du contenu de l'accord du 11 janvier", indique la centrale dans un communiqué.

Cette dernière explique en parallèle poursuivre "les rencontres avec les parlementaires dans les tout prochains jours afin de leur démontrer la nocivité de l'accord pour les salariés et son inefficacité en matière économique."

Régression

Dans un communiqué, Force ouvrière "appelle ses structures et militants à participer aux rassemblements et actions qui auront lieu le 9 avril" et estime que "l'accord du 11 janvier, comme le projet de loi actuel, constituent une régression des droits sociaux".

FO poursuivra aussi ses "démarches auprès des parlementaires".

L'union syndicale Solidaires appelle également dans un communiqué salariés et chômeurs à "participer massivement" à la journée d'action du 9 avril : "Il s'agit d'amplifier et d'élargir la mobilisation après la réussite de la première étape du 5 mars pour montrer notre détermination au gouvernement", indique Solidaires dans un communiqué.

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 07:15

 

Ce n'est pas le laborieux exercice de justification de ses choix politiques auquel s'est livré ce soir le Président de la République qui peut convaincre le pays. Tout le monde voit que l'austérité mène à l'échec ici comme dans toute l'Europe. Mais le Président persiste et signe. Pire, il annonce une année 2013 de hausse continue du chômage, un nouvel allongement de la durée de cotisation des retraites, et sur l'Europe il propose d'aller plus vite dans les sanctions infligées aux peuples en prenant Chypre comme exemple !

Les mots de François Hollande sont restés totalement déconnectés des urgences sociales et des solutions nouvelles nécessaires. Rien de ce que nous avons entendu n'est de nature à rassurer les Françaises et les Français qui souffrent et ont plus que jamais besoin du changement pour lequel ils ont voté.

Il a vanté l'accord sur l'emploi signé par le Medef et trois organisations syndicales minoritaires en continuant à masquer les graves reculs des droits sociaux qu'il contient. Alors que débute dans 4 jours à l'Assemblée nationale la discussion sur ce projet majeur, on attendait du Président qu'il s'explique ! Rien de cela. Résultat, on s'apprête à faciliter encore les licenciements alors que le niveau de chômage bat tous les records !

Puisque le Président de la République ne veut rien changer à sa politique, rien entendre de la colère qui monte, j'appelle, au nom du Parti Communiste Français et du Front de Gauche, les forces du changement à entrer massivement dans l'action pour exiger un changement de cap, pour dire stop aux politiques d'austérité, stop aux licenciements, stop à la casse du code du travail et des services publics.

La semaine prochaine dans tout le pays, nous irons à la rencontre des salariés pour dénoncer les dangers du projet de loi gouvernemental sur l'emploi et demander le vote de la proposition de loi que nous avons déposée pour interdire les licenciements boursiers. La journée d'action syndicale interprofessionnelle du 9 avril a tout notre soutien. Elle doit être le prochain grand rendez-vous de la mobilisation populaire.

 

Déclaration de Pierre Laurent.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 07:41
  
"Il faut aller plus loin, beaucoup plus loin, dans le sens de la justice fiscale"
  
"La gauche doit incarner la résistance au pouvoir de la finance sinon, nous en sommes convaincus, la politique gouvernementale ira dans le mur. Elle en prend malheureusement le chemin".
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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 14:07

Le projet de loi sur la refondation de l’école est débattu depuis hier à l’Assemblée. Un texte qui mêle rupture et renoncement, estime la députée Marie-George Buffet, qui défendra des amendements au nom du Front de gauche. "En l’état actuel, il y a trop de carences", estime l’une des porte-parole du groupe gauche démocrate et républicaine sur ce texte.

 

Les députés ont entamé, hier, l’examen du projet de loi «pour la refondation de l’école de la République. Un texte qui entérine la création de 60 000 postes sur cinq ans et donne la priorité à l’enseignement primaire. Mais qui reporte également des dossiers cruciaux et poursuit certaines logiques délétères.

 

Ce projet de loi est-il une réelle «refondation» de l’école ou juste la continuité des politiques précédentes ?

Marie-George Buffet. On ne peut pas parler de continuité. Il y a une volonté affichée de refonder l’école alors que l’on avait, avec la droite, une dévalorisation permanente de l’institution. Il y a donc une belle ambition. Mais, malheureusement, entre le titre du texte et sa réalité, il y a un fossé… L’engagement sur les 60 000 postes est une rupture réelle. Mais certains sujets fondamentaux, comme le collège, l’éducation prioritaire et le lycée, sont repoussés à plus tard. On constate aussi des reculs inquiétants.

 

La priorité donnée au primaire est-elle une réalité ?

Marie-George Buffet. C’est indéniable. À commencer par le rôle reconnu de la maternelle. Mais l’ambition reste encore trop limitée. Sur l’accueil des enfants de moins de trois ans, nous défendrons un amendement pour le rendre obligatoire dans toutes les écoles – à partir du moment où les parents le souhaitent – et non pas le réserver aux seules zones prioritaires. De même, nous souhaitons que l’école soit obligatoire dès trois ans, ce que ne fait pas la loi. Concernant les réseaux d’aide aux enfants en difficulté (Rased – NDLR), plusieurs amendements adoptés en commission «confortent» leur existence mais le flou demeure sur leur mission. Il y a aussi un débat à mener autour du «socle commun». Son contenu a été élargi à la «culture». Mais sa logique demeure : un savoir minimum dont devront se contenter ceux des élèves dont on estime qu’ils ne peuvent aller plus loin.

 

Conserver le socle est-il compatible avec une réforme ambitieuse ?

Marie-George Buffet. Il serait bon, effectivement, de le sortir du projet de loi. Et de travailler sur les contenus des programmes. Le texte prévoit la remise en place d’un conseil supérieur chargé de les rédiger. Il faudra suivre cela de près. D’autant que nos amendements qui souhaitaient y associer les représentants des enseignants n’ont pas été retenus en commission.

 

Plusieurs syndicats dénoncent des mesures qui accentuent la territorialisation de l’éducation. Qu’en est-il ?

Marie-George Buffet. Sur l’enseignement artistique, on a obtenu l’assurance en commission qu’elle se fasse au sein de la scolarité et ne relève pas du périscolaire. Mais, sur d’autres points, la tendance est bien là. Notamment pour les lycées professionnels. Ces filières seront sous l’emprise des régions qui auront la responsabilité, chacune, d’élaborer les cartes de formations, au risque d’aggraver les inégalités de traitement entre élèves. Un amendement vise à donner le dernier mot au rectorat. Mais cela ne suffit pas. Même combat à mener sur l’apprentissage. Le texte le supprime pour les enfants âgés de quatorze ans mais il demeure possible à partir de quinze ans. Nous, nous souhaitons qu’il n’intervienne pas avant la fin de la scolarité obligatoire (seize ans – NDLR) que nous voulons porter à dix-huit ans.

 

Le projet de loi entend marquer le retour d’une formation des enseignants avec la création des Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (Espe). Comment l’appréciez-vous ?

Marie-George Buffet. Cette volonté marque une rupture avec le quinquennat précédent, qui avait détruit cette formation. Mais un point reste préoccupant sur l’inégalité sociale d’accès au métier : il n’y a aucun système de prérecrutement. Le gouvernement croit répondre avec les «emplois d’avenir professeur». Mais ce sont des contrats de droit privé obligeant à effectuer un mi-temps. Ce n’est pas la même chose qu’un prérecrutement rémunéré qui permet au jeune, quelle que soit son origine sociale, de se consacrer entièrement à ses études pour préparer au mieux son concours. Les députés du Front de gauche mèneront aussi le combat sur les emplois précaires – comme les AVS –, qui se sont multipliés ces dernières années. Ils ont un rôle essentiel dans l’école et doivent être reconnus comme fonctionnaires. Le ministre admet qu’il faut faire quelque chose, mais il n’y a pas un mot dans la loi…

 

Le Front de gauche exclut-il de voter contre ce texte ?

Marie-George Buffet. Nous ne sommes pas dans la même situation que face à un texte comme l’ANI, qui va clairement à l’inverse de l’intérêt populaire et auquel nous nous opposons frontalement. Sur la loi de refondation de l’école, on est décidés à aller jusqu’au bout pour faire en sorte qu’elle réponde aux attentes de la communauté éducative. Et pour l’instant, le groupe n’a, à aucun moment, décidé de rejeter ce texte en bloc. À titre personnel, je ne vais pas voter contre le «plus de maîtres que de classes» ou l’élargissement de l’accueil des enfants de moins de trois ans… Mais je ne vais pas non plus voter pour des mesures qui, en l’état, restent inacceptables, c’est évident ! Nous allons donc nous battre pour améliorer au maximum ce texte, qui doit passer au Sénat puis encore à l’Assemblée. Le chemin est long. Et au lieu de débattre déjà des votes, on devrait plutôt s’attacher à mener la mobilisation avec les parents d’élèves et les enseignants.

 

Entretien pour l'Humanité

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 20:19
A la veille de la réunion du Haut conseil de la famille, installé par le Premier ministre le 7 février dernier, et alors que des informations dans la presse donnent les premiers éléments sur le rapport qui sera publié à la fin du mois, rappelons la lettre de mission de Jean-Marc Ayrault envoyée au Président délégué du Haut conseil fixait déjà une orientation défavorable aux bénéficiaires des prestations familiales.

Dès la première phrase, « les aides aux familles jouent un rôle central dans la politique sociale de notre pays », nous entrons au cœur du problème récurrent : la confusion entre politique sociale et politique familiale. 

L'objectif de la politique familiale est l'universalité et non le ciblage. Si une mise sous conditions des prestations familiales devient effective, ce sont les principes même du fondement de la politique familiale qui sont remis en cause, l'universalité et la solidarité.

Les objectifs de la politique familiale sont complémentaires:

- Des objectifs sociaux visant à relancer le pouvoir d'achat des familles, mais avec une priorité pour les familles nombreuses et modestes, notamment les familles mono-parentales. Cette relance contribue à maintenir et à développer la consommation, donc la croissance.

- Des objectifs démographiques : la politique familiale peut contribuer au financement de la protection sociale car les cotisants de demain participeront au financement des retraites.

- Des objectifs économiques : la politique familiale en contribuant à la santé, à l'éducation et au bien-être des enfants permet le renouvellement et la dynamique d'une force de travail bien formée et productive.

On voit clairement l'enjeu des politiques familiales dont les fondements reposent sur la compensation du coût de l'enfant, et non sur la réduction des inégalités salariales et de la lutte à la racine pour un nouveau partage des richesses et une nouvelle gestion des entreprises. Cette confusion plus ou moins volontaire est préjudiciable à une vue d'ensemble, et à l'efficacité du système de protection social d'ensemble.

 L'avenir de la branche Famille est de fait menacé car le MEDEF, en embuscade, réclame depuis des années que son financement ne soit plus opéré par les cotisations sociales.

Il est strictement impossible de préconiser un retour à l'équilibre des comptes de la branche Famille, tout en prévoyant d'accroître encore les exonérations patronales de cotisations, comme prévu dans l'ANI.

Le Parti Communiste Français refuse d'alourdir la fiscalité des foyers via la politique familiale et propose d'aller jusqu'au bout d'une justice sociale en taxant les revenus financiers via une vraie réforme de la fiscalité.

C'est en articulant une vraie politique de réduction des inégalités salariales et d'actions à la racine pour un nouveau partage des richesses, une sécurisation de l'emploi, de la formation et du revenu, ainsi que des interventions des salariés dans les entreprises ; c'est en garantissant à chacun un smic à 1700 euros pour 35h ; en instaurant une échelle des salaires de 1 à 20 maximum ; en proposant des prestations familiales dès le premier enfant, et la création d'un pôle public de la petite enfance que nous permettrons la mise en place de choix politiques ambitieux visant à réduire les injustices sociales et à promouvoir le progrès humain.

 

Déclaration du PCF.

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 19:42

Manuel Valls, qui multiplie les ordres de destructions brutales de camps de Roms en région parisienne, dans l'Essonne notamment, des coups de force qui détruisent le travail social des associations et des acteurs institutionnels, en a rajouté une couche cette semaine dans ses propos insultants contre la communauté des Roms.

L'homme parle comme un automate jouant un rôle de composition, en l'occurence celui de l'homme de l'ordre inflexible et insensible, l'égérie de la France qui craint et ne souffre pas l'autre. Il est cynique mais pathétique. Triste à voir et à entendre surtout. Pauvre France qui goûte ce genre de discours et de poses martiales complètement stupides au ministère de l'Intérieur. L'homme a de l'avenir, sans doute, avec sa machoire carnassière et son absence totale de scrupules.

Il n'empêche qu'il nous rappelle que l'idéologie nauséeuse de Vichy et de la droite xénonophobe repousse un peu partout comme du chiendent quand il critique les Roms - dans le Figaro s'il vous plaît... - en disant qu'ils "ne souhaitent pas s'intégrer dans notre pays pour des raisons culturelles ou parce qu'ils sont entre les mains de réseaux versés dans la mendicité ou la prostitution".

" Roms= inassimilables = dangereux = parasites"  dont il faut se débarasser rapidement: l'équation est posée en toute subtilité... Et ce sont ces gens là qui disent nous préserver du lepenisme ... en épousant ses idées courtes et haineuses héritées du vieux mais intarrissable fond de xénophobie qui habite toute société.         

   

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 16:59

Des organisations de chômeurs et de précaires ont été reçues le 15 mars par Michel Sapin, le ministre du Travail.

Pas dans n'importe quel contexte: montée du chômage, de la pauvreté des inégalités et de la désespérance sociale avec la crise, les licenciements boursiers, la politique d'austérité. Suicide de Djamal Chaab à Nantes le 13 février, suivi par plusieurs tentatives d'immolations de chômeurs devant Pôle Emploi. Souffrance au travail des salariés de Pôle Emploi complètement débordés du fait du manque de moyens humains et dégoûtés par la réorientation de leur métier vers une politique de radiation et de tri des hommes en fonction de leur employabilité.

Elles attendaient des réponses claires et précises sur la nécessité de redonner à Pôle Emploi les moyens de fonctionner de manière efficace et humaine, et une mise en oeuvre rapide de mesures d'urgence:

- un moratoire sur les indus.

- la mise en oeuvre rapide des préconisations du médiateur de Pôle Emploi en matière de radiations, notamment concernant les nombreux abus de radiations pour "absence à convocation".

- le déclenchement automatique d'une allocation de solidarité (RSA, ASS) pour les fins de droits.

- le rétablissement intégral de l'Allocation Equivalent Retraite.

- l'augmentation substantielle des minima sociaux

- le rétablissement de la Dispense de Recherche d'Emploi

- mise en place d'un fonds scocial d'urgence à l'emploi.

 

Le moins que l'on puisse dire est que Michel Sapin n'a pas donné satisfaction aux demandes des chômeurs, refusant même de les écouter jusqu'au bout. Et c'est ce qui se prétend être un gouvernement de gauche !

 

Voici le communiqué du MNCP, Mouvement national des Chômeurs et Précaires:

 

Les organisations de chômeurs ont été reçues ce matin par le ministre du Travail lors d’un comité national de liaison de Pôle Emploi. Elles y ont porté les mesures d’urgence sur lesquelles elles attendaient la réponse du ministre : arrêt des radiations, moratoire sur les indus, fonds social pour les chômeurs…, toutes mesures qui permettraient de redonner un peu d’oxygène aux chômeurs et aux précaires dans cette période de crise insupportable.

Au lieu d’annonces en faveur des précaires, les associations de chômeurs se sont confrontées au silence d’un ministre impuissant et coincé dans son obsession de la dette, dogme insupportable par lequel le gouvernement se prive des moyens d’agir.

Tout au plus avons-nous appris que nous serions consultés d’ici juillet sur la réforme de la loi sur les droits et devoirs des chômeurs et sur les moyens de Pôle Emploi.

Devant un tel niveau d’insuffisance et face au mépris d’un ministre qui s’échappe avant la fin de l’échange, les associations de chômeurs, porteuses d’urgences collectives et de la souffrance de moins en moins supportable vécue au quotidien par les chômeurs, s’apprêtent donc à réagir.

Le gouvernement nous refuse la négociation, nous allons donc tout mettre en œuvre pour l’y amener, par la mobilisation collective des chômeurs et de leurs associations.

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Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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