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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 19:25

A lire dans Le Petit Courrier du Blog de Jean-Luc Mélenchon: http://www.jean-luc-melenchon.fr/

Le FN ami de la finance

 

Loin d'affronter l'oligarchie financière, la famille Le Pen en applique les méthodes. C'est un proche conseiller de Marine Le Pen qui a ouvert le compte en Suisse de Jérôme Cahuzac. Et Jean-Marie Le Pen a été condamné pour fraude fiscale. Ces pratiques sont aussi cohérentes avec les orientations du programme du FN en faveur de la finance.

 

Marine Le Pen veut accélérer le remboursement de la dette aux banques

Marine Le Pen propose de rembourser de manière anticipée « la moitié de la dette d’ici 2025 ».
Cela représente 65 milliards d’euros supplémentaires par an à rembourser aux banques pendant 13 ans.
C’est prés de deux fois les plans d’austérité Hollande / Cahuzac pour 2013 (37 milliards).

 

Marine Le Pen défend le pouvoir des actionnaires contre les salariés

Dans son projet de « capitalisme populaire », Marine Le Pen propose une « réserve légale d’actions » pour les salariés dans les entreprises, mais « sans droit de vote » comme les autres actionnaires.
Ce serait une régression par rapport à l’épargne salariale actuelle et un pouvoir supplémentaire donné aux actionnaires non salariés !

 

Le FN défend les fonds de pension

Lors de la réforme des retraites de 2010, le FN s’est prononcé pour « le développement de régimes de retraite complémentaire par capitalisation ouverts à tous et dont les versements, auprès d’organismes agréés par l’État, seront déductibles des revenus imposables ». Cela conduirait à subventionner le développement des fonds de pension comme dans les pays anglo-saxons, au détriment de la retraite par répartition.

 

Le « franc FN » encore plus soumis aux marchés financiers que l’euro

Le premier économiste cité par le FN dans la présentation de ses grandes orientations économiques d’avril 2011 est le libéral américain Milton Friedmann qui est vanté par le FN à l’appui de sa critique de l’euro. Le parti frontiste ne tarit pas d’éloges sur le théoricien du monétarisme : « le prix nobel américain Milton Friedman avait dés le départ prédit l’échec de l’euro, la crise qui allait se produire, démontré les vertus indépassables de la liberté monétaire ». Or, sous le nom trompeur de liberté monétaire, Friedmann prône des politiques monétaires restrictives et nient tout pouvoir efficace de la politique monétaire pour soutenir l’activité. L’économiste vanté par le FN en matière monétaire considérait ainsi que l’Etat devait s’abstenir d’intervenir discrétionnairement dans la politique monétaire mais aussi dans la politique de changes. Friedman allait ainsi jusqu’à prôner la disparition des banques centrales comme institutions politiques en les remplaçant par des mécanismes automatiques d’ajustement de la masse monétaire. La BCE en pire en quelque sorte !

 

Le FN préfère la dépense privée à la dépense publique

Dans ses grandes orientations économiques d’avril 2011 le FN explique qu'« une dépense publique massive et nocive prospère comme jamais »

Conformément à cette logique, les députés FN soutiennent l'austérité et pronent même l'aggravation des coupes dans les dépenses publiques.
La députée FN Marion Maréchal-Le Pen  a par exemple expliqué dans le débat sur le Traité budgétaire européen TSCG, le 2 octobre 2012 à l'Assemblée nationale, en accord avec le PS et l'UMP : "il existe une véritable nécessité d’arrêter la folie du déficit. Je suis d’accord avec vous, il faut arrêter de subir le poids écrasant des intérêts de la dette. Je me considère d’autant plus fondée à le dire que c’est ma génération qui paiera les errances et les folies des gouvernements successifs".

 

Marion Maréchal-Le Pen a même plaidé pour un renforcement de l'austérité le 20 février 2013 à l'Assemblée nationale en demandant la baisse des budgets des collectivités locales : "n’en déplaise à la gauche, dans un pays où le rapport dépenses publiques-PIB atteint cette année encore des records, il va falloir s’accoutumer à ce que les budgets des collectivités ou des administrations ne progressent pas éternellement plus vite que la croissance, mais, au contraire, diminuent en valeur, voire en volume."

 

Pour aller plus loin dans le démontage du programme antisocial du FN, voir le livre "Les cinq mensonges du Front National".

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 18:58

Ne laissons pas la rue à l'extrême-droite !

 

LE MONDE | 18.04.2013


http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/04/18/ne-laissons-pas-la-rue-a-l-extreme-droite_3161515_3232.html



La montée de l'extrême droite en France prend désormais un tour politique très inquiétant. Depuis la percée de Marine Le Pen à l'élection présidentielle de 2012, rien ne stoppe (encore) cette haine qui monte. Tout l'automne aura été rythmé par les déchirements de l'UMP dont le seul sens politique concernait la réponse à l'extrême droite : s'allier ou ne pas s'allier, telle est leur question.

Pendant ce temps, la campagne contre l'égalité des droits devant le mariage chauffe à blanc des forces mobilisables jusqu'alors éparses. Elles occupent la rue, recyclent les formes modernes de la politique : manif festive, happening, utilisation des réseaux sociaux. Les initiatives sont multiples, décentralisées. Les participants viennent en nombre, divers ; preuve de leur dynamique. Une partie de la droite classique joue un jeu dangereux : elle attise la violence et, de fait, alimente ce mouvement putschiste. Et maintenant, des leaders de la droite extrême promettent le sang, attaquent des gays et des lesbiennes, menacent des parlementaires et des journalistes.

Le FN n'a pas besoin de s'afficher ouvertement pour tirer le bénéfice politique de cette situation. Marine Le Pen n'a pas besoin de parler fort pour être entendue. Elle bénéficie du travail idéologique de son père. Et comme le FN ne subit plus l'opprobre qui a entouré l'extrême droite après la seconde guerre mondiale et après la guerre d'Algérie, il peut prospérer. Le changement de génération à la tête du parti frontiste matérialise ces temps nouveaux et leurs possibilités.

Les récentes évolutions nous font changer de registre. Nous ne sommes plus face à une simple protestation comme la droite a su en conduire depuis trente ans. La menace est explicite. En créant un mouvement appelé "Printemps français", ses initiateurs se réfèrent aux révolutions arabes et à celles des pays de l'Est. Le fait même que l'appel initialement prévu le 26 mai, en lien avec le vote de la loi en faveur de l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, devienne une manif le 5 mai, à l'occasion de l'anniversaire de l'élection de François Hollande, exprime à lui seul la globalisation du propos.

AU COEUR D'UNE RÉPUBLIQUE AGONISANTE

Le Front de gauche avait donné, le premier, rendez-vous à cette date pour faire entendre l'exigence d'une République nouvelle, contre la finance et l'austérité. Car, après le scandale de l'affaire Cahuzac, la défiance à l'égard de la politique instituée a atteint un seuil paroxystique. Pour l'enrayer, il faut donner la parole et du pouvoir au peuple. Le candidat Hollande avait promis une République irréprochable, et nous sommes au coeur d'une République agonisante.

Notre devise est en berne. La liberté ? C'est celle des marchés financiers. L'égalité ? On lui préfère désormais ce sous-produit qu'est l'équité, et la rigueur budgétaire grandit à mesure que les inégalités se creusent. La fraternité ? La voici déployée au sein de la caste dominante, l'oligarchie. Les valeurs émancipatrices ont besoin de reprendre des couleurs. L'esprit public et la République sociale doivent prendre le pas sur le règne de l'argent et le pouvoir de la finance.

Le gouvernement Ayrault a renvoyé le changement aux calendes grecques. Cette politique sans espoir nourrit les solutions autoritaires, en France comme partout en Europe. Le 5 mai, et au-delà, nous avons le devoir de transformer la colère, l'écoeurement, la peur de l'avenir en une perspective politique qui, aux antipodes de la démagogie, du repli nationaliste et xénophobe, du "tous pourris", soit à la hauteur des besoins populaires.

L'appel par des forces de la droite radicalisée à une manifestation le même jour que celui du Front de gauche n'est pas anodin. Mais celui-ci n'entend pas entrer dans le jeu de l'extrême droite qui veut accroître la tension entre elle et lui. Notre objectif, c'est une issue émancipatrice aux désordres actuels, une alternative à ce système à bout de souffle. L'argent, comme finalité, nous conduit dans le mur. Il pourrit les humains, gangrène la démocratie, fait souffrir les peuples. La relance par le partage des richesses, la transition écologique, la maîtrise publique de la finance, l'extension des services publics et des protections ouvrent un autre paradigme.

Le préalable, c'est de lancer un processus constituant pour une VIe République. Dans toute la gauche, politique, sociale, culturelle, intellectuelle, a-t-on pris la mesure du danger comme du potentiel d'invention d'une politique audacieuse qui, loin de l'impuissance, modifie l'ordre des choses ? Espérons-le, tant la situation appelle un rassemblement. Notre force, c'est le nombre. Encore faut-il que le nombre crée la force.

Clémentine Autain (Membre de la coordination du Front de gauche)

 

marche citoyenne pour la 6e République

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 13:56
AFPS, vendredi 5 avril 2013

La Cour de cas­sation vient de déclarer irre­ce­vable la hui­tième demande de libé­ration condi­tion­nelle de Georges Ibrahim Abdallah incarcéré en France depuis 28 ans. Il aurait dû selon elle « avoir été préa­la­blement soumis (…) à une mesure de semi-​​liberté ou de pla­cement sous sur­veillance élec­tro­nique pendant une période d’un an au moins".

Le 21 novembre 2012, le Tri­bunal d’application des peines de Paris s’était déclaré favo­rable à sa libé­ration condi­tion­nelle mais avait ajourné sa décision finale à plu­sieurs reprises pour laisser le temps au ministère de l’Intérieur de délivrer un arrêté d’expulsion.

Cet arrêté d’expulsion n’a jamais été pris par Manuel Valls que nous avions solen­nel­lement inter­pellé à ce sujet le 26 février et dont la res­pon­sa­bilité est clai­rement établie.

Georges Ibrahim Abdallah, libé­rable depuis 1999 et victime lors de son procès d’une mani­pu­lation des ser­vices français, est à nouveau victime de la raison d’État.

Nous dénonçons là, une nou­velle fois, une inac­cep­table sou­mission aux injonc­tions américano-​​israéliennes.

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 15:21

 

Conférence de presse de Pierre Laurent le 8 avril 2013: appel aux socialistes et aux écologistes.

 

Discours de Pierre Laurent à Martigues: http://www.dailymotion.com/video/xytwl4_meeting-front-de-gauche-pge-a-martigues-intervention-de-pierre-laurent_news

 

 

Politique - le 11 Avril 2013

 

Martigues : les discours de Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon en vidéo

 

 

Le Front de gauche a tenu hier soir un grand meeting à Martigues, devant près de 3500 personnes. Plus précisément un meeting festif européen, puisque le Parti de la gauche européenne (PGE), présidé par Pierre Laurent, était à l'honneur. Au programme, comment lutter contre les politiques d’austérité à l’échelle de l’Europe et quelles alternatives. L’actualité française s’est également frayée une place importante dans les discours. Vidéos.

  • Le discours de clôture de Pierre Laurent

  • Le discours de Jean-Luc Mélenchon

Clémentine Autain était également présente à Martigues. Elle a jugé que "notre pays a la gueule de bois" et "un peu la nausée". "On nous a promis une République irréprochable, on se retrouve avec une République agonisante". L'appel à manifester le 5 mai pour une VI République a été renouvelé, "jour anniversaire de l'ouverture des états généraux" de 1789, "pour que se voie, se sente et s'assemble la force gigantesque du peuple souverain".

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 09:33

Aujourd'hui, le Ouest-France présente un dossier sur les réactions à la proposition gouvernementale - certes bien insuffisante pour régler les problèmes de fond immenses que revèle l'affaire Cahuzac - d'obliger les élus à rendre public leur patrimoine.

Comme on pouvait s'y attendre, les chefs de file des partisans du secret qui dénoncent le totalitarisme de "la transparence démocratique" et de "l'égalitarisme" sont les chefs de file de la droite sarkozyste, ces amis décomplexés des riches que sont Jean-François Copé ou encore Henri Gaino.

Jean-Jacques Urvoas, le député PS de Quimper, les appuie avec toute la rhétorique contre-révolutionnaire de la protection des élites contre la fureur imbécile du peuple:

"La transparence seule n'apportera rien, sauf peut-être pour ceux qui se délectent du spectacle des piloris... Notre mission n'est pas de proposer aux électeurs une promesse d'extase à la lumière des bûchers".   

Si elle peut c'est vrai contribuer à nourrir l'idée que beaucoup d'élus sont des profiteurs et des privilégiés, idée qui n'est pas complètement fausse mais qui peut renforcer les partisans de l'injuste préjugé du "tous pourris", et si elle s'oppose à la différenciation républicaine nécessaire quoique problématique dans les faits entre situation et intérêts personnels et capacité du législateur à prendre en compte l'intérêt général, il n'en reste pas moins que cette proposition pourra, si elle est appliquée, ouvrir un débat sur les méfaits de la professionnalisation de la vie politique, du cumul des mandats, d'un recrutement de plus en plus bourgeois des responsables politiques, et sur la nécessité de renouveler plus fréquemment ceux qui assument des charges politiques et de réduire aussi leurs rémunérations pour que des fonctions publiques d'intérêt général ne deviennent pas des moyens de s'enrichir, et parfois en profitant au passage de son influence politique pour servir des intérêts privés qui renvoient ensuite l'ascenseur.     

 

Voilà la réaction, critique, du PCF sur ce projet de moralisation de la vie politique basé sur des mesures beaucoup trop symboliques, partielles et inefficaces comme la publication du patrimoine des élus:  

 

Publication des patrimoines : « un peu court !»

Rendre public le patrimoine des députés et ministres est un peu court ! La crise politique révélée par l'affaire Cahuzac prend racine dans l'intrication des milieux des affaires et d'une certaine caste de politiciens, nourrie par une politique qui tourne le dos aux engagements qui avaient nourri l'espoir d'une majorité de notre peuple. Le président de la République et le gouvernement ne s'en sortiront pas par quelques mesures de ce type visant à une soi-disant moralisation de la vie politique. Opérations de Com', le déballage indécent auquel se livrent actuellement des responsables politiques ne peut qu'accentuer le dégoût de la majorité de la population confrontée aux difficultés de la vie.

Ce qui sera moral et efficace, c'est d'engager avec détermination une lutte contre les fraudeurs du fisc et la dictature de la finance. Le Sénat avait adopté le rapport du sénateur communiste Eric Bocquet sur l'évasion et la fraude fiscale. Appliquer les 59 mesures de lutte contre l'évasion fiscale qu'il contient serait un premier pas. Ce qui sera moral et efficace, c'est également de donner un souffle nouveau à la démocratie politique et sociale pour que les exigences populaires et celles des salariés puissent être entendues et prises en compte.  C'est le sens de la manifestation du 5 mai prochain à laquelle nous proposons à toutes les forces, tous les citoyens qui aspirent au changement, de s'associer et de participer.

 

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 09:31

Un site internet national spécifique a été mis en place :

 

Dimanche 5 mai 2013
Marche pour la 6ème République
http://www.marchepourla6eme.fr/

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 17:52

 

 

L'Assemblée nationale vient de voter le projet de loi sur l'ANI. C'est un coup de Jarnac porté aux droits des salariés. Ce texte soutenu par le MEDEF va renforcer les possibilités de licenciement au moment où le chômage connait des taux records.

Je salue le travail des députés communistes et Front de gauche pour mettre à jour la nocivité de ce texte et ouvrir toutes les brèches possibles. Leur mobilisation a permis que dans le vote final, 19 députés de gauche votent contre le texte et 55 s'abstiennent. C'est donc 74 députés de gauche qui ont refusé de voter le texte de l'ANI. Cela signifie que le projet de loi adopté aujourd'hui à l'Assemblée nationale n'aura pas de majorité de gauche au Sénat. Le groupe des sénateurs CRC est décidé à continuer ce combat avec détermination, au coté de tous ceux qui se sont mobilisés aujourd'hui dans de nombreuses villes de France. La bataille n'est pas terminée.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, sénateur de Paris

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 17:45

 

Les coupeurs d’ailes

 

Qui sont les coupeurs d’ailes ?

 

La vie est un combat

De la naissance à la mort

 

Sans état d’âme, sans crier gare

Les coupeurs d’ailes arrivent

C’est avec tristesse, désarroi

Que le couperet tombe

 

Hélas, lorsqu’ils frappent,

C’est déjà presque trop tard pour réagir

Je veux parler, vous l’avez deviné, des licenciements

 

Le mal est fait

Ceux qui vivotaient ou vivaient se retrouvent

Du jour au lendemain anéantis, frustrés, perdus

Leur vie devient galère

Du nord au sud, de l’est à l’ouest

Ils courent, ils sautent, broient du noir,

Ils cherchent, ils espèrent et…qui sait…

Trouvent un autre travail ou sombrent dans la misère

 

Qui est responsable ?

 

Monique David

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 18:16

Un traité européen signé, malgré les promesses électorales, sans la moindre modification ; l’austérité imposée à la population alors que les robinets sont grands ouverts pour les grandes entreprises ; un accord concocté par le MEDEF et accepté par certains syndicats qui met à mal le droit du travail et supprime les garanties dont bénéficient encore les salariés ; un gouvernement « de gauche » qui transforme cet accord liberticide en projet de loi qu’il impose à sa majorité de voter tel quel ; un ministre des finances chargé de lutter contre la fraude fiscale qui possède depuis 20 ans un compte non déclaré à l’étranger et qui, jusqu’au dernier moment ment au pays et aux parlementaires déclarant « sur l’honneur » qu’il n’en a jamais eu ; …

 

Tout cela illustre l’effarante porosité, les accointances toxiques qui existent au sein de l’oligarchie économique, politique et médiatique qui, depuis des dizaines d’années, toutes alternances confondues, tient le haut du pavé au service exclusif de l’appétit et des exigences de l’argent-roi.

 

Ce n’est pas ce qu’ont voulu celles et ceux qui , en battant Sarkozy il y a moins d’un an,  espéraient un changement de politique. On comprend leur désillusion, leur amertume, leur colère, leur dégoût et la nausée qui les saisit parfois.

 

La droite, devenue subitement amnésique par rapport à ses responsabilités dans la situation du pays, et l’extrême-droite veulent en tirer profit. L’ancienne majorité en lorgnant sur les possibles progrès de 2014 et le Front National en développant dans tous les médias généreusement mis à sa disposition le thème du « Tous pourris ! ».

 

Dans ce contexte la responsabilité de tous ceux qui veulent un véritable sursaut est énorme. Face aux flots de démagogie des uns et à la volonté de minimiser la situation en la ramenant à la dimension d’une dérive personnelle de Cahuzac des autres, il s’agit, sans exclusive, de rassembler contre la Finance et l’austérité toutes les forces qui ont voulu le changement en mai dernier. Il s’agit de montrer que ce système et ce régime touchent à leur fin. Qu’ils sont incapables de répondre aux besoins et aux défis de notre temps. Qu’il est indispensable et urgent de révolutionner la démocratie.

 

C’est le sens de la grande marche pour la VIème République du 5 mai à Paris qui se donne pour objectif d’ouvrir la voie à une véritable alternative politique dans notre pays.

 

Depuis trop longtemps notre peuple est privé du droit de peser véritablement sur les choix qui concernent et sa vie et l’avenir du pays.

 

Le refus obstiné de la proportionnelle qui seule permet de représenter fidèlement l’opinion des Français, la généralisation de la délégation de pouvoirs, la marche permanente vers un bipartisme institutionnalisé n’ont pas d’autre objectif que de maintenir indéfiniment la mainmise de cette oligarchie sur tous les aspects de la vie du pays, quelle que soit l’opinion des Français.

 

Il est urgent de remettre les choses à l’endroit et de redonner réellement au peuple la primauté que lui reconnaît la constitution lorsqu’elle affirme qu’il est à l’origine de toute souveraineté.

 

L’heure n’est donc ni au « tous pourris » ni au « coup de balai » mais au rassemblement de toutes celles et tous ceux qui veulent prendre leur place dans la construction de cette  Nouvelle République.

 

Alain DAVID

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 13:57

Communiqué du Front de Gauche

Vendredi 5 avril 2013


 

Affaire Cahuzac - Marche Dimanche 5 Mai 2013

L’affaire Cahuzac suscite la colère et la nausée. D’une gravité extrême, elle ne révèle pas seulement l’absence de probité et d’honnêteté d’un homme. Elle met à jour, une nouvelle fois, un système oligarchique profondément néfaste, une démocratie à bout de souffle, la collusion grandissante entre les hautes sphères financières et celles de l'Etat. Il faut mettre fin au règne de la finance.

L’heure n’est pas au bricolage mais à la réorientation de la politique du pays et à la refonte du cadre institutionnel. Au moment où le gouvernement demande au plus grand nombre de se serrer la ceinture et après l’intervention télévisée d’un Président qui confirme son cap visant à ne rien changer, cet épisode misérable précipite la crise politique.

Le Front de Gauche est engagé dans la bataille contre l’austérité à l'image de sa campagne "pour une alternative à l'austérité". Il participera à la manifestation du 9 avril contre l’ANI, appelle les parlementaires à ne pas retranscrire dans la loi cet accord minoritaire. Dans l'immédiat, il exige la suspension du débat parlementaire sur ce texte pour légiférer en urgence contre le pouvoir de la finance, contre les paradis fiscaux, y compris en Europe, contre les conflits d’intérêt. Il faut des contrôles, des normes nouvelles, et pas seulement des appels à la morale individuelle, des moyens financiers pour faire face à la fraude fiscale.

La défiance des citoyennes et citoyens à l’égard des responsables politiques atteint son seuil critique. L’oligarchie croit en sa toute puissance, en son impunité. C’est pourquoi la réplique doit être forte et claire. Le Front de Gauche défend la perspective d'un processus constituant pour une nouvelle République. Redéfinir les règles sociales et démocratiques est le moyen pour que le peuple reprenne le pouvoir. La VIe République visera à élargir le socle des droits, à étendre la souveraineté populaire, à favoriser la démocratie sociale.

Face à l'accélération de la crise sociale et politique, le Front de Gauche assumera toutes ses responsabilités pour que la colère légitime débouche sur l’espoir et la transformation sociale. Le Front de Gauche propose à toutes les forces et les personnes qui ont voulu le changement en mai dernier et plus largement au peuple, contre la finance et l'austérité, à une grande marche citoyenne pour la 6ème République le 5 mai à Paris.

5 avril 2013

 

 

marche-citoyenne-pour-la-6e-Republique.jpg

bandeau Front De Gauche

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