Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 16:19

Avec qui vont siéger les élus du Front de Gauche?

 

Dossier l'Humanité - 10 et 11 mai 2014 - Le Monde 18-19 mai 

 

Selon les sondages, le Front de Gauche est annoncé à 8-9% pour ces élections européennes du 25 mai. 

La Gauche Unitaire Européenne (GUE), le seul rassemblement à batailler contre l'austérité et le libéralisme en Europe, pourrait devenir le troisième ou le quatrième groupe au Parlement Européen, passant de 35 à 52 députés, ce qui le placerait devant les Verts, qui passeraient de 57 à 38 députés.  

 

Bien sûr, cela dépendra du choix de nos concitoyens européens et français: on devrait logiquement avoir de meilleurs résultats encore, vu l'ampleur des désastres sociaux, économiques, écologiques et démocratiques causés par les politiques pro-capitalistes de la droite et des sociaux-démocrates, et c'est particulièrement vrai dans le sud de l'Europe où les partis et rassemblements de la vraie gauche pourrait faire une poussée.

En Espagne la coalition Gauche Plurielle (Izquierda Unida- Parti Communiste+ divers) est donné à 10% voire 12%, en troisième position. Au Portugal et dans les pays nordiques, la gauche de gauche pourrait aussi progresser. En Irlande, le Sinn Féin est donné à 15%. C'est de Grèce qui viendra sans doute le meilleur résultat de la gauche anti-libérale, Syrisa devant totaliser plus de 27%, son score aux dernières législatives.

 

A noter que quand on met sur le même plan le Front de Gauche et le FN, tous deux qualifiés par les médias au service du système d'euro-sceptiques ou de populistes, il y a une malhonnêté fondamentale: le Front de Gauche ne va pas siéger dans le groupe avec des éléments néo-nazis, néo-fascistes, racistes, traditionnalistes réactionnaires, faut-il le rappeler!   

 

Voici nos alliés en Europe pour l'instant:

 

Danemark

Alliance Rouge Verte - 6,7% en 2011    

 

Pays-Bas

Parti Socialiste - 9,7% en 2012

 

Irlande du Nord

Sinn Féin - 25,5% en 2012

 

Irlande

Sinn Féin - 10% en 2012

 

Belgique

Parti du Travail - 1,5% en 2012 

 

Portugal

Coalition démocratique unitaire (dont Parti Communiste Portugais)-  8% en 2011

 

Espagne

Gauche Unie (Izquierda Unida) - 7% en 2011

 

Luxembourg

La Gauche + Parti Communiste: 5,5% en 2013

 

Suède

Parti de Gauche: 5,6% en 2010

 

Finlande

Alliance de Gauche: 8,1% en 2011

 

Lettonie

Centre Harmonie: 28,3% en 2011

 

Allemagne

Die Linke: 8,6% en 2013

 

République Tchèque

Parti Communiste de Bohème-Moravie: 15% en 2013

 

Slovaquie

Parti Communiste: 0,7% en 2012

 

Autriche

Parti Communiste: 1% en 2013

 

Croatie

Parti travailliste: 5,1% en 2011

 

Chypre

Parti progressiste des travailleurs (Akel): 32,7% en 2011

 

Grèce

Parti communiste (4,5%) + Syriza (27%) en 2012

 

Italie 

Révolution civile (dont communistes) 2,25% 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 13:39

Pour un Mieux-Vivre Partagé,


Rompre et Refonder l’Europe

 

 

L’Union Européenne est une idée magnifique et pourtant, au mieux elle n’intéresse pas, au pire elle suscite méfiance et rejet … et avec raison ! Cette belle idée a été dévoyée. Nous rêvions d’une Europe source de prospérité et de mieux-vivre pour tous ses habitants, nous nous réveillons avec une Europe du libre-échange, terrain de jeux des multinationales et des prédateurs financiers. Nous voulions une Europe des peuples unis dans la paix et la coopération, nous subissons une Europe des rivalités et concurrences économiques organisées entre ces peuples. Nous espérions une Europe respectueuse de la planète et de l’environnement, elle organise la destruction de l’écosystème et le pillage des biens communs de l’humanité.

Au Front de Gauche, nous prétendons que cette évolution n’est pas une fatalité et qu’il est encore possible de rompre avec l’Europe telle qu’elle est pour refonder un autre projet européen, social et solidaire. Pour nous aujourd’hui, l’urgence absolue, c’est de désobéir à tous ces traités qui fondent la politique de l’Union Européenne et ui nous ont été imposés sans la moindre concertation (traité de Lisbonne, TSCG …) Ce sont ces traités qui font de l’Europe un carcan économique qui opprime les peuples et leur impose toujours plus d’austérité et de précarité.

 

Voici l’Europe dont nous rêvons et que nous pouvons construire si nous sommes assez nombreux pour le vouloir :

 

Une Europe libérée des griffes de la finance

L’Europe est actuellement victime des prédations du capital financier et d’un mode d’accumulation du capital au profit de quelques-uns, ce qui détruit toute possibilité de développement justement réparti

  • Soumettons la dette des banques au contrôle des citoyens et du Parlement pour envisager son rééchelonnement ou son annulation totale ou partielle

  • N’admettons plus que la Banque Européenne soit le coffre-fort des marchés qui s’en servent pour alimenter les dettes publiques, remettons la au service des peuples avec obligation pour elle de prêter directement aux Etats et aux collectivités territoriales

  • Luttons efficacement contre la fraude fiscale : transparence bancaire, renforcement des services d’enquête, coopération européenne)

  • Taxons le capital spéculatif par une véritable taxe sur les transactions financières

  • Finissons-en avec le dumping fiscal qui vide les caisses des états, en harmonisant la fiscalité des entreprises, avec bonus pour celles qui créent de l’emploi, investissent, forment, paient correctement leurs salariés, et malus pour celles qui délocalisent, spéculent, polluent

 

Une Europe qui garantisse du travail, des revenus décents, une protection sociale à chacun de ses habitants, dans le respect de l’écosystème

Le développement industriel et agricole n’a aujourd’hui qu’un seul objectif : augmenter les profits des multinationales et acteurs financiers au détriment de la santé économique des pays et des peuples

  • Investissons massivement pour reconstruire les économies européennes et engageons la transition écologique. Parions sur les énergies renouvelables et propres, les économies d’énergie, le développement des transports ferroviaires et de la voie d’eau. Tout cela créera des emplois.

  • Produisons autrement : les modes de production actuels favorisent les délocalisations et l’augmentation inutile des transports routiers. Développons des coopérations et des filières stratégiques entre territoires. Relocalisons les emplois, favorisons les circuits courts de production et de consommation, introduisons des visas écologiques et sociaux sur les importations.

  • Développons une politique agricole débarrassée des logiques productivistes, qui garantisse des revenus décents pour les agriculteurs, une nourriture de qualité et accessible à tous.

  • Pour en terminer avec le dumping social qui ne sert qu’à alimenter les profits des entreprises et à appauvrir les salariés, alignons progressivement les salaires et les droits sociaux sur le modèle des pays où les droits des salariés sont les plus avancés et mettons en place un salaire minimum européen.

  • Engageons un développement des services publics avec des créations d’emplois utiles au peuple, œuvrant à la reconstruction du lien social, capables de redynamiser les territoires ruraux et les quartiers populaires.

 

Une Europe démocratique à l’écoute de son peuple et au service de l’émancipation humaine

Les outils de décision et d’élaboration des politiques européennes sont aujourd’hui entre les mains des lobbies et d’acteurs politiques sourds, aveugles ou démissionnaires devant leur responsabilité de garant de l’intérêt commun

  • Exigeons une consultation par référendum sur toutes les grandes orientations européennes : il ne faut plus qu’un projet comme le traité transatlantique, qui va impacter la vie de tous les citoyens en les entraînant vers le moins-disant social, environnemental et démocratique, puisse être négocié dans son dos !

  • Développons les outils démocratiques qui vont permettre au peuple de participer à l’élaboration, au suivi et à l’évaluation des politiques européennes.

  • Donnons aux parlements nationaux la possibilité de participer à l’élaboration des lois et règles européennes

  • Elisons Le parlement européen à la proportionnelle sur des listes nationales afin que tous les courants de pensée soient représentés

  • Supprimons la commission européenne, totalement antidémocratique

  • Interdisons le lobbying ou plaçons-le sous étroite surveillance

 

Une Europe des droits et des libertés

Contre l’Europe de l’ordre moral, il faut agir pour les droits des femmes et les LGBT (Lesbiennes, Gays, Bi, Trans)

  • Défendons l’égalité entre les femmes et les hommes à tous les points de vue et le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps notamment en garantissant l’accès de toutes à l’IVG et à la contraception.

  • Contre la primauté des Etats en matière des droits sexuels, imposons une loi européenne contre toute forme de discrimination et l’égalité des droits quelle que soit l’orientation sexuelle des personnes.

 

Une Europe de la paix et de la solidarité entre les peuples

L’Europe peut être un outil de coopération entre les peuples du monde et un acteur important sur la scène internationale à condition de rompre avec la logique d’ingérence impérialiste et néocolonialiste.

  • Rompons avec les politiques atlantistes, sortons de l’OTAN et restons indépendants des USA !

  • Donnons la priorité aux règlements politiques des conflits et défendons la perspective d’un désarmement multilatéral.

  • Défendons le droit imprescriptible du peuple palestinien à un Etat souverain et démocratique dans les frontières de 1967.

 

 

Tout cela est possible. Nous sommes suffisamment nombreux à souffrir de cette construction européenne anti-démocratique et agressive pour les populations, à souhaiter une vraie coopération entre les peuples sur le chemin de la prospérité pour tous. Notre ambition est de créer en Europe un espace politique et économique qui fasse contrepoids aux logiques et à la puissance du capital globalisé. Nous voulons une Europe solidaire qui fasse passer l’humain d’abord !

 

Le 25 mai, Manifestons clairement cette volonté en votant pour la liste du Front de Gauche conduite par Myriam Martin.

 

Michèle Abramovicz

 

Unknown

 

Partager cet article
Repost0
20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 11:31

L’Europe était une belle promesse d'affirmation de valeurs humanistes, de dépassement des chauvinismes par des échanges internationaux plus réguliers et une meilleure connaissance et compréhension réciproque, de rattrapage des pays européens les moins développés, de coopération à tous les niveaux entre des peuples jadis opposés par l'histoire, d'harmonisation par le haut des législations sociales, de préservation d'un modèle social globalement plus protecteur et égalitaire sur le vieux continent que partout ailleurs, de contrepoids à l'hégémonie américaine et à son modèle économique pro-capitaliste, de construction d'un modèle de transition écologique.

Comme beaucoup, nous y avons cru, et nous voulons toujours la construire, cette Europe démocratique et sociale des peuples, car la nostalgie du repli sur les frontières nationales est une fausse solution, probablement à contre-courant de l'histoire, même si les peuples sont de plus en plus désanchantés vis à vis de l'Union Européenne. Et on peut les comprendre... 

En effet, quel triste spectacle nous offre l'Union Européenne depuis trois décennies! Acte Unique imposant la politique de rigueur et la priorité à la lutte contre l'inflation en 1986 sous l'impulsion de Jacques Delors, une mise en place de l'euro et un élargissement précipités qui l'ont réduit au rôle de grand marché concurrentiel et d'instrument de discipline économique ultra-libérale ! La privatisation du secteur de l'énergie, des télécommunications, le démantèlement de la Poste, du fret ferroviaire public, et bientôt l'ouverture à la concurrence des TER.

1600 migrants meurent chaque année en tentant de gagner les rives de la survie et de l'espoir en Europe. L'Europe de la libre circulation des capitaux et de la mise en concurrence généralisée des travailleurs protège ses frontières extérieures derrière les barbelés et les dispositifs policiers de Schengen, mais elle ne protège surtout pas les classes populaires, les salariés, les retraités, mis à la diète et livrés en pâture aux intérêts du grand capital qui ne jure que par la suppression des dispositifs de protections sociales et des services publics, par la baisse du coût du travail.

Gouvernements élus contraints à la démission et remplacés par des technocrates sans légitimité démocratique mais choisis par la Finance (en Grèce, Lucas Papadamos, ancien banquier central ; en Italie, Mario Monti, ancien commissaire européen et président d'un think tank pro-patronal, conseiller de Goldman Sachs et Coca Cola ) ; toute-puissance d'une institution hors de contrôle démocratique (BCE dirigée par Mario Draghi, un autre ancien de Goldman Sachs) ; effacement du rôle du Parlement Européen ; Commission Européenne devenue avec Barroso le pro-consul de l'empire des intérêts marchands ; annulation de référendums ou encore intrusion du secteur privé et des multinationales au cœur de la prise de décision politique, ce que nous pouvons encore observer récemment avec les négociations secrètes et opaques du Traité Grand Marché Transatlantique...

L'Europe telle que nous la connaissons n'est plus qu'un instrument au service de réactionnaires qui ne rêvent que de détruire les conquêtes sociales du mouvement ouvrier. Seule la rupture avec ses Traités et ses normes de bonne gouvernance peut relancer l'efficience de la démocratie, l'emploi et le partage des richesses.

En juillet 2008, alors que s'ouvrait la présidence française du Conseil de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy rappelait, devant les cadres de l'UMP, les vertus du processus d'intégration européenne : « Imaginons un peu ce qu'il serait advenu de la France et de son débat politique, lorsque nous avions des ministres communistes et des dirigeants socialistes au gouvernement de la France... Heureusement qu'il y avait l'Europe pour empêcher ceux-ci d'aller jusqu'au bout de leur idéologie et de leur logique. C'est aussi cela, l'Europe ! » Disons-le tout de go, depuis le Traité de Rome de 1957, mais plus encore depuis le Traité de Maastricht de 1992, c'est surtout cela. Une machine anti-égalitaire !

Chacun voit que l'Europe sert depuis des années d'alibi à les politiciens nationaux pour des politiques de régression sociale prétendument imposées par des contraintes extérieures, qu'elle est dirigée de manière parfaitement anti-démocratique par un Conseil des chefs d'états donnant mandat sans en avoir reçu eux-mêmes des peuples, une Commission Européenne constituée de dirigeants cooptés et non élus et une Banque Centrale gardiennes de l'orthodoxie libérale tandis que le Parlement que nous allons renouveler le 25 mai prochain n'est là dans une large mesure que pour amuser la galerie, réduit à un rôle de faire-valoir.

Depuis l'annulation du référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen, le refus des gouvernements français et hollandais de tenir compte du vote des citoyens et la ratification du Traité de Lisbonne en 2007, nous le savons : les peuples de l'Union Européenne sont dépossédés de leur souveraineté avec le type d'institutions et de politiques européennes qu'on leur impose. Ce à quoi nous assistons depuis 20 ans n'est malheureusement que le raidissement d'une pente suivie dès les premiers pas.

La construction européenne s'est faite sous l'influence des lobbies industriels et financiers et de quelques technocrates et dirigeants libéraux à leur service, comme Jean Monnet, qui a fait ses armes dans le milieu de la Finance américaine et a toujours professé son mépris de la démocratie sociale. Elle s'est faite sans les peuples et contre les intérêts des salariés européens, pour réduire l'emprise de la souveraineté des peuples sur les décisions économiques et sociales, mettre en concurrence les systèmes sociaux et fiscaux, libéraliser les entreprises et les services publics, ouvrir toujours plus de champ de l'activité sociale aux appétits capitalistes.

Depuis la mise en place de l'euro en 1999, à cause des règles de discipline économique contenues dans le Traité de Maastricht de 1992, les États sont astreints à considérer que la priorité des priorités est la réduction des déficits, donc, en période de croissance faible, le moins d’État.

Ils n'ont plus d'outil monétaire pour accompagner une politique industrielle, une politique de relance au service de l'emploi. Le seul remède proposé à la hausse du chômage est la course à la flexibilité et à la baisse des salaires. L'euro fort a favorisé les intérêts des retraités et des rentiers allemands, pas celui des activités industrielles françaises. Si l'industrie allemande a pu prospérer, c'est au prix d'une réduction brutale des salaires et des protections des salariés, son dynamisme à l'exportation à pour envers un dumping social éhonté.

Dans les pays du sud de l'Europe, le passage à l'euro s'est traduit par un affaiblissement de l'appareil productif, une illusion de prospérité, un boom des investissements liés à la spéculation immobilière et une explosion de l'endettement des ménages.

Les dérives de l'économie financière américaine et européenne ont conduit à fragiliser ces États, dont la dette est devenue objet de spéculation en 2009 après la crise des subprimes de 2007-2008 : les banques ont voulu récupérer leurs pertes en mettant les États à genoux, ce qui a été possible dans la mesure où la BCE se refusait à racheter de la dette publique ou à prêter directement aux États. Comme il était évident que les États grecs, italiens, espagnols, portugais ne pourraient rembourser leurs dettes aux banques françaises, allemandes, autrichiens et que l'on considérait que ces banques étaient trop grosses pour sombrer, les chefs d’État européens ont choisi de sécuriser les prêts bancaires par des aides aux États attaqués par les marchés et les agences de notation en leur versant des aides par tranche en échange d'engagements à la purge sociale dignes de ceux imposés par le FMI aux États du Tiers-Monde dans les années 1980-1990. 1000 milliards d'euros de prêts à trois an consentis pour sauvegarder la solvabilité des pays du Sud et éviter des attaques spéculatives sur les dettes d'autres pays comme la France, sommes qui ont profité essentiellement aux institutions bancaires.

Le résultat des contreparties exigées pour ces pseudo « aides », cela a été partout 30 à 40% de chômeurs, de pauvres, la récession, la baisse des recettes fiscales et, partant, l'augmentation de l'endettement.

L'austérité ne marche pas : qu'importe, elle a moins la vertu de servir les intérêts financiers.

Les chefs d’État européens, sur proposition de la Commission Européenne, l'ont donc imposé à tous en échange du Fonds de stabilité Européen visant à mutualiser les dettes, sous la forme du Traité Budgétaire Européen (TSCG), autrement appelé en France pacte Merkel-Sarkozy, que Hollande s'est empressé de ratifier sitôt son élection passée, sans y changer une virgule malgré ses engagements. Le PS et les VERTS au Parlement ont voté sans rechigné ce TSCG qui a pour traduction la politique de baisse des dépenses sociales et publiques de 50 milliards en France d'ici 2017, avec une augmentation considérable des inégalités à la clef.

Désormais, les budgets des Parlements Nationaux doivent forcément contenir leurs objectifs de baisse des dépenses sociales et publiques, de flexibilisation du marché du travail, et peuvent subir la censure de la Commission Européenne. En cas de déficit et d'endettement jugés excessifs, les représentants élus des peuples perdent tout bonnement leur souveraineté en matière de politique économique et sociale. La Commission Européenne se comporte alors comme un huissier, réclamant la vente et la liquidation de biens nationaux au profit des intérêts privés.


L'Europe est devenue un autoritarisme trans-national au service du capitalisme.

Elle peut être autre chose : un agent de sécurisation de l'emploi, de solidarité et de relance de croissance. Il faut abolir le Pacte de croissance et de stabilité, le Traité de Lisbonne et le TSCG ou en sortir de manière unilatérale, en misant sur la contagion et des partenariats pour construire autre chose. Il faut modifier les statuts de la BCE pour lui permettre de prêter aux États membres, effacer une partie de la dette des pays du sud de l'Europe, de toute façon objectivement non remboursable. A condition qu'il soit davantage contrôlé par un Parlement Européen au fonctionnement démocratisé, il est souhaitable d'augmenter le budget européen pour permettre des transferts significatifs vers les pays pauvres, le soutien à une politique de relance par l'investissement dans les secteurs innovants, la transition écologique et la solidarité. Enfin, une politique protectionniste aux frontières de l'Europe et un salaire minimum européen permettraient de contenir les différentiels de compétitivité et de réduire les inégalités.

 

Il est urgent de donner un contenu social et démocratique véritable à l'Union Européenne, qui jusqu'à présent s'est construite sans ou contre le consentement des peuples, et qui aujourd'hui sert surtout de repoussoir et d'argument électoral des extrêmes-droite à l'offensive. Il est douteux que les élections européennes du 25 mai parviennent à changer significativement le rapport de force à l'intérieur de l'UE et du Parlement Européen – les conservateurs et les socio-démocrates convertis au néo-libéralisme continueront à tenir le haut du pavé, malgré une probable poussée de l'extrême-droite nationaliste et populiste.

 

 

Il est important que le groupe du PGE piloté par le dirigeant grec de SYRISA Alexis Tsipras puisse gagner de nouveaux sièges de députés pour donner le signe d'une attente forte d'une autre Europe au service des travailleurs et des moyens de dénoncer les dérives anti-démocratiques et anti-sociales déjà programmées, tout comme de faire des contre-propositions progressistes. Mais, ne nous faisons pas d'illusion, seules les mouvements de mobilisations citoyennes et les mouvements sociaux dans les pays européens sous la botte de cette politique inepte pourront changer réellement le cours des choses, en créant des dynamiques électorales pour la vraie gauche dans des pays soumis depuis des années à la Pensée Unique pro-libérale, en dépit des alternances.

 

Ismaël Dupont

 

Unknown.jpeg

Partager cet article
Repost0
20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 05:59

Le FN doit maintenant gérer quelque 1.500 élus municipaux et un grand nombre de collaborateurs. À Beaucaire (Gard), le maire frontiste Julien Sanchez a recruté comme chef de cabinet l'attachée parlementaire de Gilbert Collard, dont le profil Facebook est truffé de publications islamophobes et racistes.

Partager cet article
Repost0
18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 20:52
Le 25 mai, contestons la domination de la finance en Europe
L'éditorial de Patrick Le Hyaric dans l'Humanité Dimanche. "Plus ils seront nombreux dans le groupe de la gauche européenne, avec notre ami Alexis Tsipras, plus les banquiers, les financiers et les spéculateurs auront du soucis à se faire."

Décidément, tout est fait pour que nos concitoyens ne puissent pas participer au débat préparatoire des élections européennes. Pire, les reportages se multiplient dans les médias radiotélévisés autour d’une progression supposée des forces nationales-populistes qui permet aux deux partis dominants d’organiser la campagne autour d’un positionnement face à l’extrême droite. Pour faire bonne mesure, il arrive aussi assez souvent que le media business alimente cet insupportable amalgame entre l’extrême droite et le Front de gauche. Il en faut de la mauvaise foi pour faire mine de confondre le national-populisme, refusant de commémorer l’abolition de l’esclavage, chassant les aides municipales aux associations et à la culture, fermant des locaux de la Ligue des droits de l’homme, autant d’actes antirépublicains, avec le Front de gauche qui fait des valeurs de la République et de « l’Humain d’abord » le coeur de son projet.

Les deux forces dominantes espèrent ainsi faire oublier qu’elles partagent le bilan d’une construction européenne rejetée par une majorité de nos concitoyens. Le concept imbécile de « lutte contre les extrêmes » devient dès lors le vecteur d’une sorte de vote, prétendument utile, en faveur de l’une ou l’autre des composantes d’un bloc politique central « fréquentable », constitué de l’UMP et du PS, alternant au pouvoir ici et en Europe. Déjà, ils gouvernent ensemble dans plusieurs pays européens, se retrouvent ensemble à la Commission européenne et font les compromis que l’on sait au sein du Parlement européen. Avec, pour credo, la prétention de mener la seule politique possible, celle-là même qui produit les records du chômage, de la précarité et de la récession ! Ce qui favorise partout sur le continent la progression de l’extrême droite. Voilà ce qu’ils espèrent cacher. S’ils y parvenaient et obtenaient un fort niveau d’abstention des milieux populaires, alors ils échapperaient à la sanction qu’ils méritent et auraient les mains libres pour continuer leur politique qui fait si mal au monde du travail et de la création. S’en trouve renforcée la responsabilité des militants progressistes, de toutes celles et tous ceux qui veulent une rupture avec cette construction européenne ultralibérale et la reconstruction d’un nouveau projet européen solidaire, au service des travailleurs, des jeunes, des femmes, des retraités.

Les jours qui nous séparent du scrutin seront mis à profit pour montrer qu’il s’agit d’élire des députés qui votent des lois au sein du Parlement européen. Plus ils seront nombreux dans le groupe de la Gauche européenne, avec notre ami Alexis Tsipras, plus les décisions et les votes seront favorables à celles et ceux qui n’ont que leur travail ou leur pension pour vivre. Plus sera entravé le principe de concurrence libre et non faussée, qui pousse au dumping social et fiscal, à la pression, à la baisse des salaires, aux délocalisations, à la protection des paradis fiscaux et à la libre circulation du capital, à la libéralisation de l’électricité ou des transports, avec de négatives conséquences sur la sécurité et les prix. Plus les banquiers, les financiers et les spéculateurs auront du souci à se faire.

Cela vaut le coup d’y réfléchir et, pour une efficacité maximale, de se retrouver sur un vote en faveur des candidates et candidats présentés par le Front de gauche. Il ne s’agit pas d’y adhérer mais, sans rien renier de sa préférence pour telle ou telle sensibilité de la gauche et de l’écologie, de se déterminer à partir de la démarche et du projet les plus rassembleurs. Le rejet de l’austérité, une autre répartition des richesses, favorable au travail, et une nouvelle manière de produire qui enclencherait un processus de transition environnementale, créateur d’emplois qualifiés, en constituent des axes essentiels. La transformation du système bancaire, à commencer par la Banque centrale européenne, et celle de l’euro permettraient notamment de lancer un grand projet pour les jeunes, élargissant l’accès à Erasmus, mais, au-delà, de transformer tous les emplois précaires en emplois stables, de développer une nouvelle façon de combiner l’éducation et la formation avec l’accès à un travail ou à une activité pour chaque jeune Européen. Un rapport de forces nouveau au sein du Parlement européen donnerait la possibilité de mettre en échec le projet dit de marché transatlantique, cousu main pour les multinationales et le capital financier.

Au moment où le gouvernement dépose sur la table de la Commission européenne le « programme national de réformes » que celle-ci lui demande, le vote en faveur des listes Front de gauche permet aux électrices et électeurs qui ont approuvé le refus de l’adopter de ses députés à l’Assemblée nationale, de ceux des Verts et d’une partie du groupe socialiste, de confirmer ensemble leur choix et de le prolonger jusque dans le Parlement européen.

Au nom de la démocratie et de la démocratisation de la construction d’une autre communauté européenne, coopérative et solidaire, respectueuse des souverainetés populaires, avec la mobilisation dans les urnes le 25 mai, il s’agit d’aller vers une union de nations et de peuples associés et souverains, mettant au coeur de tout projet, non plus la finance et la spéculation, mais le bien commun. Non plus la concurrence mais la coopération et la solidarité. Non plus les blocs militaires mais la paix. Non plus la guerre économique et sociale, mais la convergence sociale et écologique vers le haut. Bref, en élisant des députés Front de gauche qui sont des élus au service d’un autre projet, au service des citoyens, chacune et chacun peut s’exprimer pour compter, être respecté et reprendre espoir.




Partager cet article
Repost0
18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 20:20

LIEN VIDEO avec l'intervention de Myriam Martin (45 minutes):  

 

http://www.youtube.com/watch?v=ZOkiPOc014M&feature=player_embedded

 

Unknown

Partager cet article
Repost0
17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 12:19

 Le Diben vendredi 16mai 2014

Panneaux electoraux chez Yvette & Pierre Masson au Diben
Le ciel est bleu !
Partager cet article
Repost0
17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 06:34

TTIP : le débat explosif qui attend les députés  

Par Thierry Brun - 

 

L’Assemblée discute le 22 mai d’une résolution sur le grand marché transatlantique UE-USA, présentée par le Front de gauchemais édulcorée en commission par le PS. Le débat, au cœur des élections européennes, s’annonce houleux.

 

Les députés français débattront le 22 mai du traité transatlantique en cours de négociation entre l’Union européenne (UE) et les États-Unis, un sujet majeur des élections européennes dont ils ignorent quasiment tout. Les négociations autour d’un vaste programme de libéralisations menées par Karel De Gucht, commissaire européen au commerce et négociateur en chef, ont lieu dans la plus grande discrétion. De quoi agacer les députés qui n’ont pas leur mot à dire sur la création de ce grand marché transatlantique baptisé Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI, TTIP en anglais). Ils le feront savoir lors de l’examen à l’Assemblée nationale d’une proposition de résolution européenne sur « le projet d’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique », déposée par le Front de gauche.

Caviardage en commission

Le contenu de la résolution a cependant été modifié par les députés socialistes en commission. Dans le texte initial, les députés du Front de gauche invitaient le gouvernement français « à intervenir auprès de la Commission européenne afin de suspendre les négociations » sur le projet d’accord de libre-échange et demandait d’y associer les Parlements nationaux (lire ci-dessous l’extrait ainsi que l’intégralité de la proposition de résolution européenne). Amendé le 13 mai en commission des Affaires européennes de l’Assemblée nationale, le texte a été édulcoré par le PS, avec le soutien de la droite. Les députés EELV présents étaient, eux, favorables à la résolution initiale du Front de gauche.Extrait de la version initiale de la résolution

Les députés socialistes présents, emmenés par Estelle Grelier, « ont supprimé la disposition qui prévoyait la suspension des négociations de l’accord bilatéral qui se mènent dans la plus totale opacité », a réagi André Chassaigne, député Front de gauche et rapporteur du texte. « Ils ont ainsi vidé notre proposition de résolution de sa substance et validé la poursuite des négociations sur un grand marché transatlantique au service du pouvoir financier des multinationales. La démarche des socialistes atteste de leur soutien, de fait, à ces négociations menées contre les peuples. » Le groupe Front de gauche compte présenter des amendements en séance le 22 mai pour rétablir le texte initial.

 

TAFTA-declaration.JPG

La mémoire courte des socialistes

Surtout, rappelle André Chassaigne, une précédente résolution de députés socialistes déposée en mai 2013 et considérée comme « définitive » par l’Assemblée nationale le 15 juin 2013 demandait notamment « à ce que soit exclu du mandat le recours à un mécanisme spécifique de règlement des différends entre les investisseurs et les États pour préserver le droit souverain des États », ce qui n’est pas le cas dans le mandat de la Commission européenne qui a fuité.

Lire > Marché transatlantique UE-Etats-Unis : le mandat explosif de la Commission européenne

De plus, les députés socialistes demandaient aussi « à ce que la représentation nationale qui, en fonction du résultat des négociations, sera amenée à se prononcer par son vote sur la ratification de cet accord soit dûment associée au suivi des négociations à travers une information régulière du gouvernement des questions examinées dans le cadre du comité de politique commerciale (CPC) du Conseil de l’Union européenne », ce qui n’est pas le cas.

Autre sujet de conflit parmi les députés socialistes à l’Assemblée nationale, le fait que le mandat de la Commission reprenne la quasi-intégralité de l’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI) dans son article 23. Cet accord négocié secrètement par les vingt-neuf pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) entre 1995 et avril 1997 a été rejeté en 1998 par le gouvernement de Lionel Jospin. « L’accord tel qu’il est conçu actuellement n’est pas réformable », avait alors jugé le Premier ministre socialiste, qui avait proposé « une nouvelle négociation sur des bases totalement nouvelles et dans un cadre associant tous les acteurs ».

Les normes sociales et environnementales sur la sellette

Double discours. Cette volonté de poursuivre les négociations apparaît en contradiction avec la campagne du PS pour les élections européennes pour une « Europe qui protège ses travailleurs » et une « Europe du progrès social »« Tous les accords commerciaux doivent garantir nos intérêts et la spécificité de notre modèle, social, culturel, mais aussi les normes sociales et environnementales », avait déclaréHarlem Désir, alors premier secrétaire, lors d’une conférence de presse destinée à lancer la campagne européenne du PS, le 3 mars dernier.

Or, la Commission est officiellement chargée « d’aligner les règles et les normes techniques applicables aux produits, qui, à l’heure actuelle, constituent le principal obstacle aux échanges transatlantiques ». Cet objectif de libéralisation tous azimuts met en danger les normes sociales et environnementales, au profit de gains économiques considérables annoncés par la Commission, avec notamment l’élimination des barrières non tarifaires : de 119,2 milliards de dollars pour l’Union européenne et de 94,2 milliards de dollars pour les États-Unis.

Un enjeu démocratique

Le débat promet donc d’être explosif à gauche trois jours avant les élections européennes, et alors qu’un cinquième cycle de négociations autour du PTCI entre l’Union européenne et les États-Unis est prévu à Arlington (Virginie) du 19 au 23 mai.

Les députés aborderont un sujet fort sur le plan démocratique. La résolution du Front de gauche reproche l’absence de « transparence sur ces négociations » qu’il juge « inacceptables sur la forme et sur le fond » :

« Non seulement elles sont menées de manière totalement opaque par des acteurs illégitimes, mais la logique néolibérale qui les guide ne peut aboutir qu’à une régression de la protection sociale, sanitaire, environnementale due à nos concitoyens. »

Devant la montée de ces critiques dans la campagne électorale et l’annonce d’un débat le 22 mai autour de la résolution du Front de gauche, Fleur Pellerin, secrétaire d’État au Commerce extérieur, a voulu rassurer et « dédramatiser ». Elle estime que « des lignes rouges ont été tracées » dans le mandat de négociation de la Commission européenne, notamment dans le domaine agroalimentaire : il n’y aura « pas d’OGM, pas de poulet chloré, pas de bœuf aux hormones », a-t-elle assuré, sans dévoiler l’intégralité du mandat de la Commission. Or, celui-ci n’a pas été rendu public : seulsquelques points du mandat européen (pharmacie, textile et cosmétiques) ont été publiésle 14 mai sur le site de la Commission. De plus, le Parlement européen et les Parlements nationaux ignorent les secteurs à libéraliser déjà négociés dans les différents cycles de négociations.

Fleur Pellerin a ajouté que « la France n’était pas demandeuse » de l’inclusion du très controversé mécanisme de règlement des différends dans le chapitre de la protection des investissements des grandes entreprises. Mais « pour l’Union européenne et les États membres, s’opposer très fermement à la présence de ce type de mécanisme créerait un précédent qui nous mettrait dans une situation délicate dans de futures négociations » si l’UE demande à son tour ce type de clause à des pays émergents ou en développement.

Un processus ancien et très opaque

Le gouvernement ne répond pas à la critique montante sur le caractère peu démocratique des négociations autour du grand marché transatlantique. Le « déficit démocratique de ces négociations est renforcé par leur propre objet. Loin de se borner à des questions purement économiques et commerciales, le mandat de négociation permet d’ores et déjà à la Commission européenne de négocier un accord “global”, touchant des domaines stratégiques et vitaux pour l’indépendance des nations et l’autonomie des peuples », relève la résolution du Front de gauche. Et de citer les dizaines de secteurs concernés, comme l’agriculture, la chimie, l’énergie et les matières premières, les marché publics, les services médicaux, les services publics, la pharmacie, etc.

« L’objectif est de créer une vaste zone de libre-échange en démantelant l’ensemble des règles tarifaires, réglementaires et environnementales qui protègent les salariés et consommateurs européens. La perspective de cet accord fait peser une grave menace sur les règles de santé publique, écologiques, sociales et culturelles en France et en Europe ».

Le processus très opaque de création d’un grand marché transatlantique remonte à loin, bien avant que les dirigeants européens s’engagent, lors du Conseil européen des 18 et 19 octobre 2012, à lancer des négociations pour un accord de libre-échange « global » sur le commerce et les investissements.

 

Lire > L’Europe états-unienne qu’on nous cache

Lire > L’élargissement atlantiste de l’Europe

Partager cet article
Repost0
17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 05:54

L'étau se resserre autour de Jean-François Copé. De plus en plus d'incices invitent à penser que les prestations de l'agence de communication Bygmalion, facturées 5 ou 6 fois plus cher qu'à l'ordinaire pendant la campagne présidentielle de Sarkozy (ce qui n'est pas non plus sans expliquer le dépassement du plafond des dépenses de campagne et le refus de remboursement, lié aussi à d'autres irrégularités, de la Commission Nationale des Comptes de Campagne), servaient de pompe à fric pour quelques dirigeants de l'UMP. Et peut-être aussi les ventes de biens d'Etat aux émirs et hommes d'affaire du Qatar, si l'on en croit Médiapart:

 

 Ventes au Qatar: l'autre affaire qui menace Copé

Jean-François Copé © ReutersJean-François Copé a-t-il pu tout ignorer, lorsqu'il était ministre du budget, de ventes de biens de l'État au Qatar par l'intermédiaire de la société Centuria, dans laquelle travaillait un de ses anciens collaborateurs passé par la suite chez Bygmalion ? Tout porte à en douter. Or ces ventes suscitent de plus en plus de questions et de fortes critiques de la Cour des comptes.  

 

La droite ultra-libérale et réactionnaire qu'incarne Copé sur le mode américain à la Bush a un rapport décomplexé à l'argent et résume la valeur de la vie aux valeurs financières: seuls les riches sont méritants, les pauvres n'ont qu'à bien se tenir...

Comme à d'autres époques, Restauration, Second Empire, la IIIe République affairiste de Panama, bien renseignées par Balzac, Maupassant et d'autres, ce petit milieu cynique et sans décence s'accomode très bien de la corruption installée au plus haut sommet de l'Etat puisque les corrupteurs sont des gens très comme il faut et même des faiseurs de roi. 

Et ce sont les députés de Jean-François Copé qui donnent des leçons de morale sorties tout droit elles aussi des mamelles historiques de la droite - la défense du sabre et du goupillon, du sacro-saint ORDRE SOCIAL conservé par l'Armée et l'Eglise - en dénonçant de prétendues offensives de la théorie du genre à l'Ecole ou la négligence de Mme Taubira, ministre progressiste, femme et noire de surcroît, au moment de chanter la Marseillaise lors d'une cérémonie publique.

 

Ces polémiques de bas étage trahissent l'accord de fond de la droite parlementaire avec la politique pro-patronale conduite par Hollande et Valls - il ne leur reste plus à se mettre sous la dent que des reproches d'antipatriotisme, de cosmopolitisme, de libéralisme sociétal ouvrant la voie à la confusion des Genres et à l'impureté généralisée. Soit le credo de l'extrême-droite traditionnelle, depuis l'Affaire Dreyfus en passant par Vichy.

 

Heureusement, tous les hommes de droite n'ont pas cette connerie chevillée aux cerveaux ou ce cynisme manipulateur, et il reste des parlementaires, des anciens ministres et des militants pour relever l'honneur républicain de la droite, franchement bien écorné avec les déclarations et les pratiques d'un Jean François Copé, d'un Guaino et de toute la clique des Sarkolâtres.

 

En ce moment, malheureusement, le PS n'inspire guère moins de colère.

 

Faut-il vraiment qu'ils prennent les électeurs et leurs militants pour des cons pour communiquer sur la nécessité de relancer la croissance et de rompre avec l'austérité de Bruxelles? Comme Martin Schultz dans le Finistère cette semaine, Valls en campagne électorale ou les affiches des Européennes du PS dans le Grand Ouest. On est en plein exercice d'anti-phrase destiné à maquiller le sens d'une action digne des Pouvoirs qui ont perdus le contact avec la Vérité, qui croient pouvoir recréer la Réalité à leur convenance avec des mots de contrebande. 

 

Ce sont eux qui ont été se précipiter pour ratifier le pacte budgétaire austéritaire préparé par Merkel et Sarkozy, dont découle leur politique d'austérité d'une ampleur inégalée en France depuis 2 ans et pendant 3 ans encore...

 

Car après, on entendra sans doute parler encore d'Austérité et de Services Publics ou de Régimes d'assurance sociale à privatiser, de Travailleurs trop payés à étrangler, mais plus beaucoup des Hollande, Valls, et consorts, qui pourront reprendre leurs activités appointées au service des multinationales, comme les Vedrine, Strauss-Kahn, Cahuzac, Moscovici, Besson, Blair, Schröder, en ont montré le chemin en leur temps, celui de la politique Casino qui se poursuit d'ailleurs.

 

Nous sommes confiants: le monde de la Finance saura se montrer plus reconnaissant que les Citoyens français. Peut-être après tout qu'ils ont choisi le bon camp!

 

Mais d'ici là, dirigeants de l'UMP et du PS qui avez perdu toute notion de Grandeur, d'Honnêteté et d'Intérêt Général, chantez bien la marseillaise avec des trémolos dans la voix, si possible devant les millionnaires du Ballon Rond au Brésil...       

 

Ismaël Dupont 

Partager cet article
Repost0
15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 19:07
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011