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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 05:01

Les extrémistes, est-ce vraiment ceux qui défendent notre terre commune contre l'agro-business?

Cette déclaration de Xavier Beulin au moment de la mort de Rémi Fraisse témoigne non seulement d'un manque d'empathie, mais illustre surtout un ancrage dans la droite dure du président de la FNSEA, fermé à toute considération d'intérêt général autre qu'économique.  


La FNSEA dénonce au sujet du barrage de Sivens, les "djihadistes verts" d'un mouvement "bien organisé".

Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, a estimé aujourd'hui que l'opposition au barrage de Sivens (Tarn) avait généré "des djihadistes verts" et que ce qui est "présenté comme un mouvement pacifique est extrêmement bien organisé".

"L'équilibre démocratique est menacé aujourd'hui", a ajouté lors d'une rencontre avec la presse le responsable du syndicat agricole pour qui "quand une décision est prise, on l'exécute, sinon ce n'est plus une démocratie digne de ce nom".

La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles s'exprime alors dans un contexte de vives polémiques autour du projet, en raison de la mort d'un manifestant Rémi Fraisse dans la nuit de samedi à dimanche.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/10/29/97001-20141029FILWWW00257-sivens-la-fnsea-denonce-des-djihadistes-verts.php

 

A lire aussi, article de Médiapart: 

Le projet du barrage de Sivens se révèle être un savant mélange de conflits d’intérêts, d’alliances politiciennes et d’agrobusiness. Un précédent barrage, celui de Fourogue, promu par le conseil général du Tarn, illustre toutes les dérives de cette gestion locale. Les travaux du barrage sur la zone du Testet sont suspendus et Ségolène Royal, sortie de son silence, a convoqué une réunion mardi prochain.

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 07:27

Qui a dit que la France était encore une démocratie? 

 

Alors que la commission européenne s’apprête à rendre son avis sur le projet de budget 2015, actuellement en discussion à l'Assemblée nationale, le gouvernement annonce des économies supplémentaires de 3,6 milliards d'euros.

Ne tenant aucunement compte des alertes des parlementaires de toutes les sensibilités de gauche sur les conséquences dramatiques des 21 milliards d'euros d'économies déjà programmés dans le budget, Hollande et Valls anticipent les nouvelles exigences de Bruxelles. Le parlement est une nouvelle fois traité avec un grand mépris. Alors que l'exécutif disait encore il y a quelques jours que la France n'avait rien à craindre, qu'elle " fait ce qu'elle avait à faire", voilà qu'il annonce ce qui ne devait en aucun cas se produire ! Une fois de plus la parole publique prend les allures d'une vaste tromperie.

 

Tout cela en dit long sur le vent de panique qui souffle dans les couloirs de l'Elysée, Matignon et Bercy.
En échec sur l'emploi, la croissance et le déficit, Hollande et Valls ajoutent à ce bilan apocalyptique une totale soumission aux exigences qui viennent de Bruxelles, ou d'un patronat déterminé à attaquer plus encore le marché du travail.

Comment, avec une telle actualité, accepter de voter demain le PLFSS ? Il faut stopper Valls et prendre un autre chemin.

 

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 07:23

Le procureur de la République d'Albi vient de déclarer que la mort de Rémi Fraisse a été provoquée par "un explosif militaire de type grenade offensive ». Les premiers témoignages sont donc confirmés, c'est bel et bien un tir des forces de gendarmerie qui est à l'origine du décès d'un jeune homme de 21 ans, ni armé, ni cagoulé, dont le seul bagage était un BTS, des convictions et une passion pour les plantes et les fleurs. La justice devra faire toute la lumière sur les circonstances de cette tragédie. La jeunesse de notre pays a bien des choses à exprimer, à crier et à dénoncer. Le travail républicain des forces de l'ordre n’est-il pas, en priorité, de les protéger ? Avec des grenades offensives ? Cette réalité est totalement insupportable. 

 Sans attendre les résultats de l'enquête administrative, le ministre de l'Intérieur vient de demander la suspension de l'utilisation de ces projectiles de gendarmerie. C'est bien le moins qu'il pouvait faire. Il faut davantage en saisissant le Parlement, en abordant toutes les questions sur le type d'intervention des forces de l'ordre en de tels moments, en essayant de comprendre pourquoi nous en sommes arrivés à un tel niveau de tension à Sivens ? Comment permettre à des citoyens qui défendent des idées et des valeurs, se rassemblent et s'opposent à des projets jugés inutiles, de ne pas se sentir criminalisés et menacés ? 

 

François Hollande et le gouvernement ne semblent toujours pas, ce soir, avoir pris la juste mesure de ce qui vient de se passer. La République se manque a elle-même, quand, dans de telles circonstances, ses plus hauts représentants ont des paroles qui tardent et des décisions qui paraissent bien trop faibles.

 

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF


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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 07:36
Ensemble Finistère ! (Membre du Front de Gauche)

Mouvement pour une Alternative de Gauche, Ecologiste et Solidaire

Déclaration de Ensemble !
Mort en s'opposant à un projet inutile

La manifestation nationale de soutien au mouvement des opposants à la destruction de la zone humide du Testet dans le Tarn a eu lieu samedi 25 octobre pour l'essentiel dans le calme. Mais des incidents graves et violents, opposant gendarmes mobiles et opposants au projet du barrage ont eu lieu tard dans la nuit du 25 au 26 octobre.

 

Suite à ces incidents, un jeune homme de 21 ans, Rémi Fraisse est décédé.

 

La mort de ce jeune homme n'est pas un accident, elle est imputable à tous ceux qui s'obstinent depuis des mois à imposer par la violence, un grand projet inutile bafouant la démocratie, la mobilisation citoyenne, le respect de la biodiversité.

 

La répression est brutale depuis le début du conflit, s'accélérant ces dernières semaines. Des dirigeants politiques,des élus, avec l'aide des pouvoirs administratifs publics, refusent même tout débat démocratique et ne respectent pas les décisions de justice.

 

Le drame de samedi devrait les faire réfléchir : un jeune homme de 21 ans est mort à cause d'un grand projet inutile (la destruction d'une zone humide pour construire un barrage dévolu à la culture industrielle du maïs!).

 

En attendant les conclusions de l'enquête sur le décès, Ensemble (Mouvement pour une Alternative de Gauche Ecologiste et Solidaire, membre du Front de Gauche) condamne les actes répressifs des forces de l'ordre qui ont causé la mort de Rémi et s'associe à tous les hommages qui lui sont et lui seront rendus.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 07:24

Pour les informations, le site est en marche et en   train d’être alimenté : www.collectif3a.org.

 

COMMUNIQUE DE  PRESSE

Appel des 250 à la journée nationale de manifestations du 15 novembre

C‘est ce lundi 27 octobre qu’a été lancé à la Bourse du travail de la République (Paris) un appel unitaire à manifester le samedi 15 novembre à Paris et dans les grandes villes de France dont les mots d’ordre sont les suivants :

·      Pour dire non au budget d’austérité du gouvernement VALLS et appeler à ce qu’il soit rejeté !

                Pour dire non aux exigences du Medef !

                Pour rassembler et construire une alternative à la politique actuelle !

Cet appel, initié par le collectif Alternative à l’Austérité (3A), est lancé par 250 premiers signataires issus du monde syndical, associatif, politique ainsi que diverses personnalités.

 

Le collectif 3A est composé de syndicats, associations, partis politiques. Il est la poursuite du collectif unitaire crée pour préparer la marche nationale du 12 avril 2014 contre l’austérité qui avait réuni 100 000 personnes. Il a organisé le 21 juin 2014 des rencontres pour « Sortir de l’austérité, combattre les inégalités, réinventer la démocratie ». 

 Ces premiers signataires  illustrent une grande diversité syndicale en terme d’organisations (issus de la CGT, Solidaires, FO, FSU et de syndicats de magistrats), de secteurs (du public comme du privé) et géographique. On trouve également des signataires responsables d’associations agissant dans les domaines de la précarité, du chômage, du logement, de l’altermondialisme, du féminisme, de la défense du service public, des droits LGBT, Economie sociale et solidaire. Enfin du côté politique se retrouvent les premiers responsables et élus des partis ou courants qui refusent la politique du gouvernement : tous les composantes du FDG (PCF, PG, Ensemble, GU, PCOF, R&S), NPA, Nouvelle Donne, EELV, MJS et du club des socialistes affligés.

L’appel est ouvert à signature sur le site www.collectif3a.org.

 La manifestation parisienne partira à 14 heures de Denfert-Rochereau pour se rendre vers l’assemblée nationale.



   
Appel à manifester contre le "budget d'austérité" le 15 novembre
 

    
Paris, 27 oct 2014 (AFP) - Le collectif Alternative à l'austérité (3A) composé de partis politiques, de syndicats et d'associations appelle à manifester le 15 novembre à Paris pour "dire non au budget d'austérité du gouvernement Valls et réclamer qu'il soit rejeté".

   "Ceux qui gouvernent n'ont aucune idée de ce que l'austérité fait subir comme galère", a déclaré lors d'une conférence de presse de présentation de la
 manifestation Willy Pelletier, de la fondation Copernic, qui dénonce "une nouvelle noblesse d'État qui foule du pied ce pour quoi elle a été élue".

   "A partir du moment où l'Assemblée nationale n'a pas été capable de bloquer la politique du gouvernement, c'est au peuple de le faire", a renchéri Éric
 Coquerel du Parti de gauche, "il faut une mobilisation très forte pour faire en sorte de faire dérailler la locomotive de Manuel Valls".

   L'appel à manifester a été signé notamment par le parti de gauche (PG), le PCF, le NPA, Nouvelle Donne, Ensemble, Gauche unitaire, plusieurs membres
> d'EÉLV, des responsables d'associations féministes, de lutte contre le chômage, des syndicalistes de la CGT, Solidaires, FO, FSU....

   Cet appel se fait dans la lignée de la manifestation contre l'austérité du 12 avril qui avait réuni plusieurs milliers de personnes à Paris.

   "C'est la contestation du peuple de gauche qui pense que ce gouvernement fait une politique de droite", selon Olivier Besancenot du nouveau parti anticapitaliste (NPA). "C'est une vraie bagarre politique qu'on souhaite mener jusqu'au bout, c'est-à-dire faire tomber le budget", a-t-il ajouté estimant que "la vraie fronde aura lieu dans la rue".

   "Dans ce moment de crise, il n'y a pas de solution s'il n'y a pas de mobilisation populaire", a renchéri Clémentine Autain pour Ensemble, composante du Front de gauche, déplorant l'absence de couverture médiatique pour annoncer la manifestation.
    "Nous sommes nombreux à avoir honte qu'un gouvernement mène au nom de la gauche une politique qui rende plus difficile la vie à un très grand nombre de gens. Le budget doit tomber, le gouvernement doit cesser", a-t-elle dit.

   "Ce gouvernement nous amène droit dans la crise et dans un face-à-face entre la droite et le FN", selon Jérôme Gleizes, qui fait partie de "la dizaine" de signataires d'Europe Écologie-Les Verts (EÉLV).

Collectif unitaire 3A Alternative A l'Austérité

  
Site : www.collectif3a.org - contact@collectif3a.org

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 06:39

Déclaration choc de l'ancien ministre de l'Éducation nationale. Dans un entretien accordé le mercredi 22 octobre à RFI, Benoît Hamon a estimé que la politique actuelle du gouvernement "menace la République" et mène vers un "immense désastre démocratique". 

Selon lui, l'action de François Hollande et de son Premier ministre Manuel Valls "réduit les capacités d'intervention de la puissance publique". 
"Et la menace de la République, c'est la préparation tout droit, comme on s'y prépare pour 2017, d'un immense désastre démocratique", soit "non seulement l'arrivée au second tour de la présidentielle de Marine Le Pen sans coup férir, mais en plus la menace que demain, elle dirige le pays". 

 

benoit-Hamon.jpg

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 06:30

valls 0

 

Actuellement 80% des contrats signés sont en CDD...

Le premier ministre Valls trouve que cela relève, non les dangers du contrat précaire, mais les privilèges des salariés en CDI, "très protégés"... trop protégés.

Après avoir limité le caractère protecteur du CDI avec l'ANI, le gouvernement de François Hollande voudrait désormais carrément le supprimer et créer un contrat unique n'ayant évidemment pas le même caractère sécurisant pour le salarié que le CDI.  

"La vie, la santé, l'amour sont précaires, et vous voudriez que le travail ne le soit pas", avait dit il y a quelques années la très cynique Laurence Parisot.

Manuel Valls a suivi son conseil: calquons les relations en entreprises sur la brutalité du monde de la nature où les gros mangent les petits.  

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 13:00

source: ACTEURS PUBLICS

Les syndicats de fonctionnaires interpellent François Hollande
http://www.acteurspublics.com/2014/10/23/les-syndicats-de-fonctionnaires-interpellent-francois-hollande

gattazhollande

Quatre syndicats de la fonction publique (FSU, CGT, Solidaires et FA-FP) font part de leur colère à François Hollande dans une lettre ouverte rendue publique le 23 octobre. Ils dénoncent une politique aux “conséquences néfastes” pour le service public et les agents et appellent à une mobilisation le 18 novembre devant l’Assemblée nationale.

Selon les organisations syndicales, les fonctionnaires n’en peuvent plus. Alors que les négociations s’engagent avec le ministère de la Fonction publique sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations des agents [lire notre article], le message des syndicats est cette fois directement adressé au président de la République. Les syndicats appellent par à ailleurs à un rassemblement le 18 novembre "devant l’Assemblée nationale et partout sur le territoire".

Dans une lettre ouverte adressée à l’Élysée et datée du jeudi 23 octobre, la CGT, la FSU, la FA-FP et Solidaires mettent en garde François Hollande contre des réformes ayant “pour objectif central la recherche de réduction des coûts” [cliquez ici pour accéder à la lettre]. “Les inquiétudes sont grandes face aux projets en cours : réforme de l’État, revue des missions publiques, réorganisation territoriale, projet de loi de santé”, citent les syndicats.

1 million de smicards

Aujourd’hui, plus d’un million d’agents vivent avec des revenus équivalents au Smic, voire en dessous pour celles et ceux qui sont à temps partiel imposé”, soulignent-ils alors que Manuel Valls a confirmé le gel de la valeur du point d’indice jusqu’en 2017. “Comment accepter que cette valeur ait décroché de l’inflation de 14 % depuis le 1er janvier 2000 ?” martèlent les organisations syndicales.

Si elles saluent la priorité accordée à l’éducation, la sécurité et la justice, “nous ne pouvons admettre que ce renforcement se fasse au détriment de tous les autres secteurs”, écrivent-elles, dénonçant les conséquences en termes de “perte de repères quant aux missions”, de “souffrance au travail” et de “désorganisation des services”. Et de pointer du doigt l’objectif de 50 milliards d’euros d’économies et les aides aux entreprises qui, selon elles, “ne produisent aucunement les résultats nécessaires”.

Pour une autre fiscalité

De peur de passer pour des défenseurs invétérés du statu quo, les représentants des fonctionnaires ne nient pas la nécessité de réforme. “S’il y a bien un secteur qui, au fil du temps, s’est fortement modernisé, adapté, c’est celui des services publics, afin de toujours répondre mieux aux besoins de la population”, estiment-ils.

Conscients des contraintes économiques et du manque de financements pour maintenir le modèle social français, ils en appellent à “une véritable réforme fiscale basée sur davantage de justice sociale, symbolisée par l’impôt progressif sur le revenu”. Ils rappellent également l’impératif de lutte contre la fraude fiscale, estimée à 60 milliards d’euros par la Cour des comptes.

Alors que les débats font rage au sein de la majorité sur la “bonne” politique à mener et que des élections professionnelles auront lieu dans quelques semaines dans les trois fonctions publiques, cette lettre résonne comme un ultime cri d’alerte des syndicats.   

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 16:07

C'est bien connu, les fonctionnaires sont des privilégiés... même si leur salaire moyen baisse avec le gel du point d'indice depuis des années. 

Et une autre conquête sociale que le gouvernement PS remet en cause! L'égalité a bon dos, quand on réduit le pouvoir d'achat et la protection sociale des classes moyennes, au nom de l'économie de dépenses publiques et sociales. 

Les "privilèges" familiaux des fonctionnaires sur la sellette
http://www.acteurspublics.com/2014/10/22/les-privileges-familiaux-des-fonctionnaires-sur-la-sellette

22 OCT. 2014, PAR RAPHAËL MOREAUX (Acteurs Publics)

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 12:25
Budget 2015 : les anciens ministres s'abstiennent (Médiapart)
mais pas Gwenegan Bui ni aucun député PS finistérien, dans un vote acquis d'extrême justesse, 266 voix pour et 245 voix contre.
Vote au cours duquel seuls les députés Front de Gauche à gauche ont voté contre le texte (le seul choix de gauche consistant à vrai dire!), comme les députés de l'UMP et de l'UDI, mais pour des raisons diamétralement opposées. 
Rappelons que ce Budget 2015 prévoit:
- 7,7 milliards d'économies sur les dépenses de l'Etat
- 3,7 milliards de dotations en moins aux collectivités locales
- 9,6 milliards de moins pour la Sécurité Sociale et la protection sociale

Voir l'argumentaire de Nicolas SANSU (député Front de Gauche du Cher contre le Budget 2015): 
http://videos.assemblee-nationale.fr/video.5952.1ere-seance--questions-au-gouvernement--programmation-des-finances-publiques-pour-les-annees-2014--21-octobre-2014

Une quarantaine de députés socialistes n'ont pas voté la première partie du budget 2015. Les ex ministres Benoît Hamon, Aurélie Filippetti, et les proches d'Arnaud Montebourg se sont abstenus. Benoît Hamon estime que la politique menée « menace la République ». Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll lui demande de quitter le PS.

 Coup de semonce : une quarantaine de députés socialistes n'ont pas voté la première partie du budget 2015. Le gouvernement n'obtient que dix voix de plus que la majorité absolue requise. Les anciens ministres Benoît Hamon, Aurélie Filippetti, et les proches d'Arnaud Montebourg se sont abstenus.
Le signal politique est très fort. Traditionnellement, le vote du budget est l'occasion de faire apparaître à l'Assemblée nationale la solidité d'une majorité. Ce mardi 21 octobre, c'est la fragilité de la majorité actuelle qui est apparue en plein jour. La première partie du budget 2015 (son volet recettes), qui prévoit 21 milliards d'économies, n'a été approuvée qu'avec 21 petites voix d'avance. Avec 245 voix contre et 266 pour, le gouvernement Valls n'obtient que 10 voix au-dessus de la majorité nécessaire, lui qui, en théorie, détient une majorité absolue des sièges à l'Assemblée nationale. 
Ce vote est le premier d'ampleur depuis le remaniement de la fin août et le départ de poids lourds réclamant une réorientation de la pollitique économique menée par François Hollande et Manuel Valls. Il intervient justeaprès la sortie musclée de Martine Aubry, qui a expliqué dimanche dans Le JDD « partage(r) les propositions »économiques des frondeurs : ciblage des 41 milliards d'aides aux entreprises accordées d'ici 2017, soutien à l'investissement des collectivités locales, grande réforme fiscale, etc.
De toute évidence, il traduit les doutes et les exaspérations d'une majorité qui, même sur les textes les plus importants, ne concède désormais son soutien que de justesse. De quoi inquiéter l'exécutif, alors que le gouvernement va devoir faire voter dans les semaines à venir le volet dépenses du budget et la loi de financement de la sécurité sociale.
Sur les 56 abstentions recensées, 14 viennent des rangs écologistes et 39 des sièges socialistes. La seule fois où autant de députés PS se sont abstenus, c'était le 30 avril, lors du vote du pacte de stabilité, le paquet de 50 milliards d'économies d'ici 2017. Ils étaient alors 41, 2 de plus. À l'époque, les responsables de la majorité s'étaient rassurés en se disant que ce vote n'étant qu'indicatif, les députés s'étaient« lâchés ». Cette fois, impossible pour eux d'avoir la même grille de lecture.
Cliquer ici pour afficher l'intégralité du scrutin sur le site de l'Assemblée nationale.
 Comme d'habitude depuis six mois et le début de la rébellion d'une partie de la majorité contestant les choix économiques du gouvernement, les meneurs de la « fronde » (les aubrystes Christian Paul et Jean-Marc Germain, l'ex-strauss-kahnien Laurent Baumel) et les députés des ailes gauches du PS se sont abstenus. Mais  ils sont rejoints par de nouveaux refuzniks. Comme Patrice Prat et Arnaud Leroy, des députés proches d'Arnaud Montebourg, qui n'est pas parlementaire. Ou les anciens ministres Benoît Hamon, Aurélie Filippetti, qui ont quitté le gouvernement fin août et sont redevenus députés. Ou Delphine Batho, ancienne ministre de l'écologie limogée en juillet 2013 : Par ailleurs, certains députés notoirement critiques, et qui s'étaient par exemple abstenus cet été sur le fameux « pacte de responsabilité » de François Hollande, ont voté pour. Ce qui est à la fois une bonne nouvelle pour le gouvernement, mais aussi un facteur d'inquiétude : qui peut en effet garantir qu'ils feront de même dans les prochaines semaines ?
« Ça promet sur la deuxième partie, les dépenses ! La chasse aux frondeurs peut débuter ! » s'est moqué, dans les couloirs de l'Assemblée, l'UMP Philippe Gosselin, dont les propos ont été rapportés par l'AFP.

 

Ces derniers jours, la discussion a été très agitée. Faute de disposer d'une majorité à certains moments sur des votes de peu d'importance, le gouvernement a dû par deux fois décaler des scrutins en demandant la « réserve des votes », un signe du peu d'entrain des députés socialistes. Mis en minorité sur trois votes, il a même dû faire, ce mardi matin, revoter les députés sur certaines dispositions.

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