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23 février 2023 4 23 /02 /février /2023 12:31
Envolée des prix de l'électricité et du gaz, marché de l'énergie: l'immense gabegie!

Envolée des prix de l’électricité et du gaz, marché de l’énergie: l’immense gabegie!

La crise énergétique bat son plein. Les coûts de l’énergie explosent mettant en grande difficulté les particuliers, comme les entreprises et les collectivités. Le gouvernement fait mine d’aider, un peu et de manière insuffisante, tout en refusant de s’attaquer aux causes réelles du problème.

Pour certains ménages, la situation est dramatique: les 2/3 des ménages en électrique sont en tarif réglementé et 1/4 des ménages pour le gaz.

Cela veut dire que nombre de familles subissent, comme les entreprises, la folie du marché et ce d'autant que les démarcheurs commerciaux des énergéticiens ont pour tradition d'aller dans les quartiers populaires depuis la libéralisation car cela leur est plus facile de convaincre de changer d'opérateurs et d'abonnement chez les personnes âgées, ou chez les personnes aux revenus les plus modestes, ou encore par téléphone. Et le tarif réglementé du gaz s'arrête cet été.

Citons l'exemple d'une dame à Brest qui a une facture de régularisation 2022 de Total énergie de 6000€ (elle a déjà payé 2000 euros) alors qu'elle travaille en temps partiel subi. Son KwH est à 50 centimes TTC et 18 centimes pour le tarif réglementé sans même avoir 18 degrés dans son logement.

Pensons aussi au cortège de drames des fermetures de boulangeries ou d'industries, dues à l'augmentation faramineuse du coût de l'énergie, et au chômage qui peut suivre.

Le coût de l'énergie en France qui devient plus élevé que les coûts salariaux aura des effets dissuasifs pour les investisseurs.

Les conséquences catastrophiques de cette gabegie sur notre société toute entière sont à relever, avec l'inflation généralisée des prix et des répercussions sur les particuliers, l'économie, les collectivités, les industries et l'artisanat, le chômage, l'écologie...

La guerre en Ukraine n'étant qu'un prétexte révélateur et la cause véritable la spéculation capitaliste qui a trouvé un espace de profitabilité extrême dans le secteur de l'énergie privatisé et libéralisé.

Le PCF vous aide à y voir plus clair!!! 

Comment est-on passé, en 25 ans, d’une situation d’autosuffisance de production d’électricité et de contrat de gaz de longue durée stabilisés, à la situation énergétique d’aujourd’hui?

Les directives européennes de l’énergie ont organisé, depuis le début des années 2000, la libéralisation-privatisation du secteur. Les pouvoirs politiques qui se sont succédé depuis se sont appliqués à démanteler EDF et à libéraliser le secteur de l’énergie.

Ces directives s’appuient sur le Traité de Maastricht (1992), puis le Sommet européen de Lisbonne (2002). Le but: satisfaire les appétits des capitalistes en privatisant les secteurs publics très rentables dans le domaine de l’eau, des transports, des télécoms et de l’énergie notamment.

Cela a généré en France, en 2004, la transformation d’EDF en société anonyme avec l’ouverture de son capital en 2005.

Depuis le 1er juillet 2007 (présidence de Nicolas Sarkozy) le marché de l’électricité est ouvert à la concurrence pour les particuliers.

En 2010, Nicolas Sarkozy et François Fillon font adopter la loi NOME (Organisation du Marché de l’Electricité) avec l’Arenh (accès régulé à l’électricité nucléaire historique), Nicolas Sarkozy qui n’hésite pas à endetter EDF de 7 milliards d’euros!

Ce système fait obligation à EDF de revendre 1/4 de sa production nucléaire à ses concurrents à un tarif très bas leur permettant de faire des profits (le prix de revente de l’électricité à prix cassé d’EDF est de 42 euros-46 euros le Mwh alors que la cour des Comptes estime que le coût de revient se situe entre 50€ et 55€!). Aujourd’hui, avec le prix de l’énergie fixé par le marché, des opérateurs peuvent revendre l’électricité nucléaire à 500€ le Mwh dans le cadre de l’Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique).  Actuellement, Total revend son électricité nucléaire acheté à prix bradé à EDF dans le cadre de l’Arenh 180, 200, 300, 400, 500 euros, en fonction de la fluctuation des marchés et de la loi de l’offre et de la demande, sachant qu’on est plutôt en manque d’électricité en ce moment, ayant fragilisé les capacités d’investissement et de maintenance d’EDF sur son parc. C’est ainsi que Fabien Roussel, responsable du PCF, estime que Total Energies a volé entre 6 et 8 milliards à EDF, une part non négligeable des 36 milliards de bénéfices de Total Energies, alors que la facture énergie bondit pour les particuliers et les familles, les entreprises, les collectivités.

Ces concurrents qui se devaient au bout de 12 ans de produire leur propre électricité… ne produisent toujours rien, ou si peu. Ils se gavent sur le dos d’EDF et spéculent sur le dos des consommateurs.

Avant la loi NOME et l’ouverture du marché au particulier le prix du KWh des Tarifs régulés de vente (TRV) reflétait le coût de production du transport et de la distribution ajoutés à l’amortissement des moyens de production. C’était l’État qui fixait les prix sur proposition d’EDF. Les taxes étaient composées de la TVA et de la TLE (taxe locale de l’électricité versée aux communes).

Aujourd’hui, c’est le cours de la bourse, avec la spéculation qui l’accompagne, qui entraîne la flambée des prix!

Désormais, c’est la Commission de régulation de l’électricité (CRE) qui propose le montant des TRV à l’Etat et ce ne sont plus les coûts de production de transport et de distribution restés stables qui entraînent la flambée des prix! C’est donc bien le cours de la bourse de l’électricité, la hausse des taxes et les marges exorbitantes des fournisseurs privés aux mains des actionnaires exigeant le meilleur rendement qui font s’envoler les tarifs.

Le PCF réclame le retour au Tarif régulé de l’énergie pour les particuliers, les entreprises, les collectivités. Au lieu de vagues promesses, véritables opérations de com sans réalité effective substantielle, de chèques énergie, de boucliers tarifaires… Les opérateurs financiers alternatifs n’ont plus à se faire du beurre sur le dos d’EDF et le nôtre.

Que penser d’un gouvernement qui promet aux PME, aux petits commerçants, de bloquer les tarifs qui leur seront appliqués à 280 € le Mwh alors que les opérateurs alternatifs achètent 70% de leur électricité 42 € le Mwh.

Autre aberration: le prix de l’électricité est fixé sur le prix du dernier Mwh produit, très souvent avec du gaz, donc indexé sur son cours aujourd’hui au plus haut, du fait de la guerre en Ukraine, alors qu’en France l’électricité est produite essentiellement avec du nucléaire et de l’hydrolique.

Le PCF demande à ce que l’on puisse s’extraire du marché européen de l’énergie quand les prix sont trop en décalage avec les réalités de la production et du prix de production. Nos voisins espagnols et portugais ont obtenu une dérogation de la commission européenne sur l’énergie: nous pourrions agir avec eux.

Il faut en finir avec le racket de l’Arenh qui subventionne des acteurs alternatifs qui ne produisent rien et qui accumule les profits.

Regagnons ensemble notre maîtrise publique de l’énergie, de l’électricité et du gaz, avec nos deux Epic EDF et GDF 100% publics, permettant aux collectivités locales, aux entreprises, aux usagers d’accéder à des tarifs régulés de vente calculés sur les coûts de production de transport et de distribution.

La nationalisation d’EDF-GDF qui a permis à la France de bénéficier d’une souveraineté énergétique partielle, et d’une électricité accessible et peu chère, a été l’œuvre du programme du Conseil National de la Résistance, mis en œuvre dans ce domaine par le ministre communiste Marcel Paul, ancien enfant de l’assistance publique, paysan puis ouvrier, dirigeant syndical CGT, résistant et déporté, qui deviendra ministre de la Production industrielle à la Libération. Le combat de sa vie fut la création de l’entreprise publique EDF GDF et du programme de production d’électricité par la réalisation de grands équipements hydro-électriques et nucléaires.

Aujourd’hui, les villes et l’ensemble des collectivités territoriales construisent leur budget 2023 dans un contexte de baisse réelle des dotations de l’État, non réévaluées à la hauteur de l’inflation, et d’une facture énergétique qui plombe littéralement les finances, affectant les taux d’épargne et les capacités d’investissement. Ces collectivités peinent à construire leur budget 2023 sans dégrader le service public. Elles sont exposées à des renoncements d’investissements, à l’abandon de certains projets ou à des augmentations d’impôts.

Ainsi, Quimper QBO doivent faire face à une augmentation de 5 millions d’€ de leur facture d’énergie, Morlaix de 1,2 million d’euros, Plomelin de 128 000€, etc.

Dans les lycées de la région Bretagne, l'impact sur les factures d'électricité est de + 480%, parfois plus, et pour les factures de gaz de + 70%. Les établissements ont vu leur facture multipliées par 4 ou 5 entre 2021 et 2022, et ce n'est pas fini.

L’envolée actuelle des prix du gaz et de l’électricité montre de manière cruelle aux usagers à quel point il est important que notre pays retrouve sa souveraineté sur la fixation des prix de l’énergie. Ce ne sont pas les coûts de production de transport et de distribution restés stables qui entraînent la flambée des prix, mais bien le cours de la bourse de l’électricité, la prédation des spéculateurs et des actionnaires qui font s’envoler les tarifs générant les super profits de Total énergie, d’Engie et des autres « fournisseurs dits alternatifs » laissant 13 Millions de personnes en situation de précarité énergétique. Il est aujourd’hui primordial de maintenir les tarifs réglementés du gaz et de l’électricité qui reflètent les coûts réels de production et de distribution, d’en finir avec le pillage organisé de l’Arenh et d’abolir la loi Nome.

A l’instar de nos voisins espagnols et portugais nous devons déroger au droit européen pour sortir l’énergie des griffes du marché pour retrouver notre maîtrise publique de l’énergie et un service public conforme à l’héritage de la nationalisation de 1946. La France a le poids politique nécessaire pour l’obtenir.

Sortir du marché ne signifie pas une sortie du système électrique européen, les interconnexions et les échanges entre opérateurs, fondés sur des contrats bilatéraux mutuellement avantageux, doivent être garantis.

L’énergie est un bien vital dont chaque être humain a besoin pour se nourrir, se chauffer, se déplacer ou se soigner il ne peut être confié aux marchés financiers.

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22 février 2023 3 22 /02 /février /2023 10:46
En Bretagne, les « tsunamis de violences » de l'extrême droite - L'Humanité, 21 février 2023
En Bretagne, les « tsunamis de violences » de l'extrême droite

L’extrême droite multiplie les attaques contre les protagonistes de projets solidaires avec les personnes exilées. Dans l’Ouest, journalistes, élus, responsables associatifs sont les cibles de graves menaces émanant de la fachosphère, qui agit pour l’instant en toute impunité.

Publié le Mardi 21 février 2023

La Bretagne est balayée depuis quelques mois par de forts coups de vents bruns. Mi-janvier 2023, la municipalité de Callac (Côtes-d’Armor) annonce, après un « tsunami de violences », selon les termes de Laure-Line Inderbitzin, maire adjointe PCF, l’abandon de son projet Horizon, portant sur l’accueil et l’insertion de personnes migrantes.

L’extrême droite s’est mobilisée contre cette initiative, n’hésitant pas à user de menaces en tous genres pour faire plier les porteurs de cette action humaniste et solidaire que devait financer le fonds de dotation Merci. Galvanisés par ce qu’ils considèrent comme une « victoire », les acolytes d’Éric Zemmour et compagnie continuent de faire souffler leur vent haineux.

« On va te crever pourriture et tes Négros que tu aimes tant ! » adressé au rédacteur en chef de l'hebdomadaire local

Ce 20 février, les locaux de l’hebdomadaire le Poher, situé à Carhaix, ont ainsi été évacués à la suite d’une alerte à la bombe. Rien n’indique, pour l’heure, que l’extrême droite en soit à l’origine. Mais le 31 janvier, en revanche, la rédaction a reçu un mail à l’attention de son rédacteur en chef, Erwan Chartier, pour lequel le doute n’est guère possible. On y lit : « On va te crever pourriture (un terme également utilisé dans l’alerte à la bombe – NDLR) et tes Négros que tu aimes tant ! »

L’intéressé a porté plainte pour menace de mort. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’il subit les foudres de l’extrême droite. Quelques semaines plus tôt, il a été mentionné de façon injurieuse dans un article de Bernard Germain, candidat Reconquête aux dernières législatives, paru sur le site Résistance républicaine, et intitulé « À Callac, l’avenir de l’homme, ce n’est pas la femme, c’est l’Africain ».

Le texte est présenté comme une réaction à une enquête du Poher sur les tensions autour du projet Horizon. Le journaliste y est qualifié d’ « ignare », de « minable petit collabo » et d’ « immigrationniste islamophile ».

« Le mail de menace de mort m’est parvenu le lendemain du jour où Bernard Germain a reçu son assignation en justice à la suite de la plainte déposée après la parution de cet article », confie Erwan Chartier. Par la suite, l’hebdomadaire est une nouvelle fois victime de menaces, le 8 février, par téléphone. « Une voix masculine demande à mon propos : “À quelle heure je peux passer lui mettre une balle dans la tête ?”, promettant le même sort à la salariée qui a répondu », raconte le rédacteur en chef.

« Leurs méthodes font vraiment peur »

Bernard Germain se défend, quant à lui, de tout lien avec ces pratiques d’intimidation. « Je mène, au grand jour, un combat loyal et condamne ces méthodes », assure-t-il à l’Humanité. Il sera néanmoins jugé le 3 mars. Et son procès fait l’objet d’une forte communication dans les réseaux nationalistes et identitaires.

Parallèlement à cette mobilisation, la mouvance brune a trouvé un autre cheval de bataille. Bernard Germain, Pierre Cassen, de Riposte laïque, Christine Tasin, de Résistance républicaine, ou encore Catherine Blein, exclue du RN à la suite de son soutien aux auteurs de l’attentat contre les mosquées de Christchurch (Nouvelle-Zélande), en 2019, et d’autres font bloc au sein du Collectif de préservation de l’école de la Pierre-Attelée, à Saint-Brévin-les-Pins, en Loire-Atlantique.

Objectif : mener la fronde contre le projet d’implantation d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada), à proximité des écoles maternelle et primaire de cette commune du littoral atlantique. Et leur stratégie semble être la même qu’à Callac.

« Leurs méthodes font vraiment peur, alerte Perrine Jacotin, militante de la section locale du PCF. Ils parlent de viols sur les enfants. Ils multiplient les menaces sur leurs sites Internet. Ils s’en prennent aux élus, à la présidente de l’association des parents d’élèves (APE), à la directrice de l’école… »

Cette dernière, en poste depuis la rentrée 2022, a d’ailleurs dû porter plainte après la publication d’une photographie d’elle, estampillée du qualificatif « collabo » sur le site de Riposte laïque. « La photo a été dérobée sur l’intranet de l’école, explique Sabrina Mallard, responsable de l’APE. Pour ma part, j’ai été amenée à déposer un renseignement judiciaire pour usurpation d’identité. Une fausse lettre signée par l’APE a été adressée à l’inspection d’académie pour s’opposer au Cada. En réalité, en tant qu’association, nous avons décidé de ne pas nous prononcer sur ce projet. »

Le maire traité de  « collabo » sur la toile xénophobe

Les membres du collectif d’extrême droite n’hésitent pas à se procurer les adresses électroniques des représentants des parents d’élèves, de la directrice de l’école et d’élus municipaux pour leur adresser des menaces. Bernard Germain n’y voit pas de problème. « Ces mails ne posent aucun souci, argumente le prédicateur xénophobe. Ils s’adressent à des gens irresponsables, des collabos qui soutiennent un projet immigrationniste pouvant avoir des conséquences terribles. » Il fait ainsi allusion à de supposées violences perpétrées contre des enfants par des exilés, auxquelles les élèves de la Pierre-Attelée pourraient être exposés.

« Nous accueillons régulièrement des personnes exilées, depuis 2017, explique Yannick Morez, l’édile (DVD) de Saint-Brévin. Nous n’avons jamais rencontré de problème. Et lorsque l’association Aurore, en charge de leur accueil, nous a indiqué qu’elle souhaitait pouvoir aussi recevoir des femmes et des enfants, nous avons jugé bon d’accompagner le projet de la sous-préfecture d’ouvrir un Cada dans la commune. »

Ce positionnement lui vaut, lui aussi, d’être pointé sur la Toile xénophobe comme « collabo », sans compter les menaces de mort. « J’ai lu des commentaires sur leurs sites du genre : “arrêt du projet ou bien la mort” ou encore “ce ne sera pas une tarte à la crème mais une tarte de plomb”, confie l’élu. Mais on ne se laissera pas intimider. De toute façon, c’est un projet de l’État et il a été adopté à l’unanimité du conseil municipal. »

Le projet est aussi soutenu par la population. Le Collectif des Brévinois attentifs et solidaires appelle à une manifestation en soutien au Cada, le 25 février, et entend exprimer sa solidarité, dans la matinée, avant que l’extrême droite vienne déverser sa haine lors d’un rassemblement prévu dans l’après-midi.

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22 février 2023 3 22 /02 /février /2023 09:45
L'extrême-droite ne fera pas sa loi: Rassemblement de soutien au journal Le Poher le samedi 25 février à 11h30 à Carhaix

Communiqué du PCF Finistère - 22 février 2023

La fédération du PCF du Finistère et de la section du PCF Carhaix-Huelgoat appellent à manifester très nombreux samedi 25 février devant la rédaction du Poher à Carhaix à 11h30 à l'appel de plusieurs syndicats et du SNJ, pour dénoncer et demander que l’État prenne au sérieux les menaces et tentatives de déstabilisation graves subies par les journalistes et employés du journal Le Poher et une journaliste de France 3 de la part de militants d'extrême-droite.
Nous considérons qu’après les intimidations à son encontre lors de la manifestation de Callac, l’extrême droite montre son vrai visage.
 
Ce sont les mêmes personnes, très actives sur les réseaux sociaux et très certainement aussi dans des réseaux actifs plus obscurs de la fachosphère bretonne, qui ont été à la manoeuvre avec les méthodes les plus répugnantes et les arguments les plus délirants pour empêcher le projet d'accueil des réfugiés à Callac, en intimidant notamment des élus et des habitants.
 
Il est intolérable, en démocratie, que de telles menaces soient proférées. S’en prendre à la liberté de la presse, c’est un pas vers la dictature. Les communistes finistériens sont attentifs à la banalisation qui est faite de l’extrême droite et de ces groupuscules fascisants.

Nous demandons que l’État, la justice et la police, prennent la mesure du danger de l'extrême-droite radicale pour la démocratie, les valeurs de la République et nos vies, et mènent sérieusement et avec des moyens l'enquête pour trouver et condamner les auteurs des menaces de mort contre les journalistes du Poher.

Nous voulons aussi par là-même exprimer notre soutien à l'ensemble des journalistes de la presse régionale et nationale dans leur travail pour produire une information honnête, indépendante, basée sur l'objectivité et les faits.

Les communistes seront toujours du côté de ceux qui défendent les valeurs démocratiques et pratiquent la liberté d'informer contre l’obscurantisme haineux, d'où qu'il vienne.

 

"Le SNJ toujours en soutien du Poher et de tous les journalistes menacés par l’extrême-droite. Le SNJ appelle la profession à participer au rassemblement pour la liberté d’informer face aux menaces de l’extrême-droite, ce samedi 25 février à 11h30, devant la rédaction du journal Le Poher, à Carhaix" : https://www.snj.fr/.../le-snj-toujours-en-soutien-du...

Le SNJ toujours en soutien du Poher et de tous les journalistes menacés par l’extrême-droite

 

Le SNJ apporte à nouveau son soutien à la rédaction du Poher, qui a reçu une menace à la bombe. Le SNJ, qui a également co-signé un texte, appelle la profession à rassemblement, ce samedi 25 février, à 11h30, à Carhaix. 

 

 


 

 

Le 8 février, le Syndicat national des journalistes, première organisation de la profession, apportait son soutien au journal Le Poher, et à toute son équipe suite à des menaces de mort reçues le 31 janvier.

 

Lundi 20 février, c’est une menace d’alerte à la bombe qu’a reçue la rédaction. Comme le 31 janvier, il ne fait aucun doute que cette nouvelle intimidation provient de l'extrême-droite. En parallèle, une journaliste de France 3 était aussi victime d’intimidations pour avoir fait son métier en évoquant le harcèlement numérique dont le Poher fait également l’objet sur des sites d’extrême-droite. 

 

Aujourd'hui, la ville de Callac et plus largement des élus du Centre-Bretagne, des militants associatifs et des journalistes sont victimes de ce phénomène violent. 

 

Après les menaces verbales, des intimidations qui contraignent la rédaction à cesser le travail pour laisser intervenir les forces de l’ordre, cette atteinte à la liberté d’informer et d’être informé, garantie par notre Constitution, est intolérable. 

 

Le SNJ, au-delà des faits insupportables qui doivent être traités par les services d’enquête et la justice, souhaite une prise de position ferme de la sphère politique. Ces attaques multiples, insidieuses, contre tout journaliste qui rapporte des informations sur les mouvances d’extrême-droite, leurs agissements et leurs manœuvres n’ont que trop duré. 

 

Nous appelons à une opposition unanime contre les discours appelant à la haine et des moyens appropriés pour que chaque acteur, dans ses fonctions, puisse mettre fin aux impunités du harcèlement orchestré en ligne. Il est grand temps que le législateur donne enfin les moyens et s'oppose fermement aux discours qui attaquent la liberté d’informer et d’être informé.

 

Le SNJ renouvelle son soutien aux journalistes du Poher et de France 3 ainsi que toutes celles et ceux qui subissent, depuis de longs mois, les attaques ad hominem des mouvances d’extrême-droite dont les principaux animateurs sont parfaitement identifiés. Le SNJ se tiendra à leurs côtés, dans toute procédure intentée, pour défendre cet aspect essentiel de notre profession.

 

Le SNJ appelle la profession à participer au rassemblement pour la liberté d’informer face aux menaces de l’extrême-droite, ce samedi 25 février à 11h30, devant la rédaction du journal Le Poher, à Carhaix. 

 
 

 

Paris le 21 Février 2023

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18 février 2023 6 18 /02 /février /2023 19:07
Rassemblement de solidarité avec le peuple ukrainien et pour la Paix le 5 mars 2022 à Brest place de la liberté (photo Eug)

Rassemblement de solidarité avec le peuple ukrainien et pour la Paix le 5 mars 2022 à Brest place de la liberté (photo Eug)

Appel  à rassemblement en solidarité avec le peuple ukrainien et pour la paix

Samedi 25 février à 14h30 place de la Liberté, Brest

En Ukraine et partout dans le monde, il n’y a d’autres solutions que la Paix !


 
Depuis le 24 février 2022, date du début de l'agression de la Russie contre l'Ukraine, ce conflit a déjà fait des dizaines de milliers de morts et de blessés, des destructions terribles, l'exode de millions d'ukrainiens. En Ukraine et partout dans le monde, il n’y a d’autres solutions que la Paix !

Les conséquences sociales, économiques et écologiques de cette guerre et des autres guerres en cours risquent de devenir de plus en plus terribles pour l'ensemble des populations des pays concernés et pour l’ensemble de la planète.

Il est urgent d'arrêter ces massacres et de stopper en Ukraine une escalade militaire susceptible de conduire à une extension mondiale de la guerre pouvant dégénérer en apocalypse nucléaire.

La seule issue possible c'est l’arrêt des combats et la construction d'une solution diplomatique et négociée dans le cadre des institutions internationales et dans le respect de la Charte des Nations unies.

 Les négociations en pleine guerre ont permis de trouver un accord pour l'exportation des céréales. Ce chemin diplomatique doit prévaloir pour que cessent les combats. Les logiques de guerre n'aboutissent qu'à des échecs.

Notre appel  à la paix ne se limite pas à l'Ukraine. Pour tous les conflits dans le monde, nous appelons les gouvernements à refuser la logique de la confrontation et de la guerre, à s'opposer au péril nucléaire en signant le Traité d' Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN)

 La paix, la coopération et l’amitié entre les peuples sont nécessaires pour faire face aux défis actuels, arrêter la course aux armements et mobiliser les ressources du monde entier pour la justice, la solidarité et la transition écologique.

En ce week-end mondial d'action contre la guerre venons en grand nombre témoigner notre solidarité avec les populations ukrainiennes et exiger un cessez le feu immédiat préalable à une résolution négociée du conflit.

Premiers signataires:

Collectif finistérien pour l'interdiction des armes nucléaires (Mouvement de la Paix, Université Européenne de la Paix, Agir pour un Environnement et un Développement Durable, Association France Palestine Solidarité, Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami(e)s Contre la Guerre, CGT, FSU, Solidaires, Europe Écologie Les Verts, Ensemble !, La France Insoumise, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Union Démocratique Bretonne) et Iroise-Ukraine, Amnesty International, Ligue des droits de l'Homme, Confédération Nationale du Travail, Union Pirate,  Brest Nouvelle Citoyenneté, Génération.s, Parti Socialiste, Radicaux de Gauche, Union Communiste Libertaire, La Liste Citoyenne , Mouvement des Jeunes Communistes de France.

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17 février 2023 5 17 /02 /février /2023 09:09
Gladys Grelaud, en 2e position, avec Camille Petron, Fabien Roussel et Véronique Mahé au congrès de l'ANECR/ Coopérative des élu.e.s communistes

Gladys Grelaud, en 2e position, avec Camille Petron, Fabien Roussel et Véronique Mahé au congrès de l'ANECR/ Coopérative des élu.e.s communistes

Cher.e.s camarade.s finistérien.ne.s,

 

Au nom des élu.e.s de la région du groupe Communistes et Progressistes, je souhaite te faire part de l’importance sociale de ce budget et pour lequel nous nous sommes mobilisées dans cette période de crise inflationniste qui touche fortement le budget des ménages bretons pour la nourriture, les déplacements, le chauffage et bien d’autres.

 

Compte tenu du contexte, construire un budget est d’autant plus politique que le groupe communistes et progressistes a voté pour un budget de gauche d'1,86 milliards d'euros pour l'année 2023 qui s’est donné pour priorité de maintenir ses services publics quand d'autres collectivités sont contraintes de les réduire. Un budget de gauche, dont il nous a semblé utile de vous faire parvenir quelques éléments de sa compréhension au nom du groupe des élu.e.s communistes et progressistes.

 

Pas d'augmentation de la cantine des lycées et du transport scolaire

C'est un budget d' « amortisseur social » que nous avons voté en pleine crise économique et qui traduit le volontarisme de la région à protéger celles et ceux qui en ont le plus besoin.

En premier lieu nous choisissons de ne pas augmenter le prix des cantines des lycées et des transports scolaires. Des cantines scolaires qui bénéficient depuis la rentrée dernière d'une tarification solidaire et unique pour laquelle les élues communistes se sont mobilisées et qui sera maintenue malgré la hausse des prix des repas due à l'inflation pour la collectivité. La progression du bien manger y progresse pour y atteindre 28% de denrées consommées sous label, dont 18% issu du bio.

Vis-à-vis des transports scolaires, notons aussi qu'il y a plusieurs mois la majorité a fait le choix de mieux rémunérer les conducteurs via une indemnité complémentaire dont bénéficient 1 500 conducteurs et qui peut atteindre 150€ brut supplémentaires par mois. Pour financer ce dispositif salué par les élues communistes, le Conseil Régional de Bretagne a budgété 10 millions d'euros durant les 3 prochaines années.

 

773 millions € pour investir dans les lycées publics  

C'est un budget qui traduit aussi un niveau d'investissement record pour Région Bretagne, avec un seuil de 773 millions d'euros atteint en 2023. Un effort sans précédent en direction des lycées publics de Bretagne pour faciliter les conditions d'apprentissage des lycéennes et des lycéens de Bretagne, avec 110 millions d'euros d'investissements pour construire un nouveau lycée à Ploërmel et en rénover dans l'ensemble de nos 4 départements. Notons aussi que 40 millions d'euros sont prévus pour l'installation de panneaux photovoltaïques sur les toits des lycées, afin de couvrir le tiers des besoins en électricités de nos lycées.

 

Pas d’augmentation de Breizhgo pour les jeunes et les plus fragiles

15% du budget de fonctionnement de la région est consacré aux mobilités, sujet cher aux élues communistes. La majeure partie des hausses des prix dues au choc énergétique (60 millions d'euros) est absorbée par la région Bretagne et n'est pas répercutée pour que les usagers les plus fragiles ne soient pas impactés. Ainsi les tarifs du transport pour les cars interurbains, les TER pour les jeunes, et pour les détenteurs de la carte BreizhGo Solidaire ne connaîtront pas d'augmentation.

 

En parallèle la région investit pour l'achat de 6 nouvelles rames de TER et poursuit sa politique de modernisation du réseau ferroviaire via l'aménagement de la gare de Quimper, la rénovation de celle de Lamballe (52 millions d'euros). Les travaux de renouvellement de l'infrastructure Dinan-Lamballe ont démarré début 2023 et se termineront en septembre 2024.

 

Ce budget est ainsi un budget qui ne fléchit pas, qui reste fidèle au programme sur lequel notre majorité a été élue. La presse se fait abondamment l'écho de l'abstention du groupe centriste qui a permis à notre majorité relative de voter ce budget. Pour garder toutes proportions d'échelles, rappelons que l'amendement majeur porté par le groupe centriste et accepté par notre majorité porte sur un soutien d'1 million d'euros aux artisans et commerçants de Bretagne, pour soutenir leurs investissements de sobriété énergétique.

 

En espérant que cet éclairage te sera utile, nous souhaitions Katja KRUGER, Delphine ALEXANDRE, Gaby CADIOU et moi-même t'en informer. 

 

Fraternellement,

 

Gladys GRELAUD 

Conseillère régionale 

Groupe communistes et progressistes

 

gladys.grelaud@betagne.bzh

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17 février 2023 5 17 /02 /février /2023 08:57
Intervention de Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste finisterienne, au Conseil régional de Bretagne: Vote Budget Région Bretagne en amortisseur social ds la période 👉 pour préserver le pouvoir d’achat des familles : tarifs inchangés cantine et internat des lycées - tarifs inchangés transports scolaires et réseau TER BreizhGo pour les jeunes et les plus modestes.
Et deux amendements portés par la majorité Michaël Quernez sur l’importance des mobilités du quotidien et par Fanny Chappé pour une politique de régulation de l’immobilier en #Bretagne
Et pour terminer, politique générale au nom du groupe communistes et progressistes en remplacement temporaire de Katja Krüger:
 
Intervention de politique générale de Gladys Grelaud au nom du groupe des élues communistes et progressistes à la région Bretagne:

Monsieur le Président, mes chers collègues.

Permettez-moi à mon tour, au nom du groupe des élues Communistes et Progressistes, de m’associer aux mots de solidarités déjà prononcés ici, et de penser aux peuples Turc et Syrien.

Dans un tout autre contexte, je tiens à saluer l'importante mobilisation des 4 derniers jours de manifestation contre le projet de réforme des retraites à l'appel des organisations syndicales. En Bretagne comme partout en France, les Françaises et les Français sont massivement descendus dans la rue pour exprimer leur refus de cette réforme qui n’est ni juste, ni efficace.

Il suffit de regarder les sondages d'opinion pour se rendre compte que plus ce gouvernement essaie de faire preuve de pédagogie, plus les Françaises et les Français expriment leur refus de voir cette réforme s'appliquer.

Et parmi celles et ceux qui se mobilisent il y a notamment la jeunesse, qui le fait par solidarité pour ses aînés et pour son propre avenir. Ils savent aussi que maintenir en emploi plus longtemps les seniors, c'est aussi réduire mathématiquement les opportunités d'embauche qui pourraient s'ouvrir à eux quand ils ont déjà du mal à trouver un premier emploi, ou même un premier stage.

Les femmes se retrouvent encore une fois pénalisées et les grandes perdantes de ce projet de réforme. Elles devront en effet travailler 7 mois de plus en moyenne contre 5 mois pour les hommes, une réforme qui les pénalise "un peu" pour reprendre les mots du Ministre Franck Riester. Malgré les moyens de communication déployés, ce gouvernement refuse toujours d'agir pour plus d'égalité entre les femmes et les hommes.

Et puisque nous allons parler budget de la Région bretagne aujourd'hui, nous relayons cette alerte lancée par les associations d'élus. En effet le projet de réforme comprend aussi une mesure surprenante et prise sans concertation : celle d'augmenter le niveau de cotisation des employeurs territoriaux à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales, alors même que le gouvernement s'était engagé à ne pas le faire. Une mesure qui coûterait 460 millions d'euros par an pour l'ensemble des collectivités territoriales et dont l'État s'est épargné lui-même, et dont il a également épargné l'ensemble des employeurs privés au titre qu'il ne faudrait pas non plus impacter la compétitivité des entreprises.

Nos dépenses de fonctionnement, tout comme celles des autres régions, sont pourtant déjà en tension et cette mesure relèverait de la double peine pour les collectivités employeuses puisque l'allongement de l'âge de départ à la retraite aura des conséquences financières très concrètes pour nous. Nous devrons en effet assumer les charges induites par l'emploi de travailleuses et de travailleurs plus âgées et donc plus à même de tomber malades en raison de leur état de santé, de leur fatigue, et notamment dans les catégories C où se trouvent majoritairement les métiers les plus pénibles.

Rappelons par la même occasion qu'à la région Bretagne nous avons fait le choix l'année dernière d'augmenter les salaires des agents des catégories B et C, en complément de la revalorisation du point d'indice décidée par le gouvernement. Nous avions ainsi fait le choix d'investir pour protéger nos agents de l'inflation galopante et d’aider celles et ceux qui gagnent le moins, à atteindre la fin du mois.

Pendant ce temps-là, TotalEnergies a annoncé la semaine dernière un bénéfice net de 20,5 Milliards d'euros pour 2022, une hausse de 28% par rapport à 2021, soit le plus grand bénéfice réalisé par Total.

Historique.  

Un résultat permis par la flambée des cours de l'énergie, cette même flambée qui pousse certaines collectivités à restreindre leurs services publics mais qui profite aux actionnaires qui pourront ainsi bénéficier de dividendes exceptionnels.

Pourtant, pas besoin d’être prix Nobel d’économie pour se dire que :

Si on augmente les salaires, on équilibre les retraites.

Si on paye les femmes autant que les hommes, on équilibre les retraites.

Si on taxe les profits financiers, on équilibre les retraites.

Si on fait les 3, on baisse l’âge de départ à la retraite

Je vous remercie.

 

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17 février 2023 5 17 /02 /février /2023 08:44
12 000 manifestants à Brest ce 16 février contre la réforme des retraites Macron et des Jeunes communistes pleinement mobilisés
12 000 manifestants à Brest ce 16 février contre la réforme des retraites Macron et des Jeunes communistes pleinement mobilisés
12 000 manifestants à Brest ce 16 février contre la réforme des retraites Macron et des Jeunes communistes pleinement mobilisés

Les jeunes communistes étaient présent aux cotées de la jeunesse à Brest pour cette manifestation du 16 février. Même s'il pleut 64, c'est non !✊🌧️✊

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16 février 2023 4 16 /02 /février /2023 08:38
Intervention de Jacqueline Héré sur le soutien à l'enseignement de la langue bretonne et les classes bilingues pour le groupe Finistère et Solidaires - Conseil Départemental du 9 février 2023

Intervention de Jacqueline Héré sur le soutien à l'enseignement de la langue bretonne pour le groupe Finistère et Solidaires

SÉANCE PLÉNIÈRE DU 9 FEVRIER 2023 - Conseil Départemental du Finistère

Une intervention travaillée avec Gaëlle Zaneguy, conseillère départementale du Canton de Morlaix

 

Depuis 15 jours nous ne cessons d’entendre des menaces de fermeture sur des postes bilingues et donc des fermetures de classes un peu partout dans le Finistère pour la rentrée de sept 23. Au total ce sont de nombreux postes qui sont menacés et de très nombreux élèves qui vont être privés d’un enseignement en breton tel qu’ils le connaissent aujourd’hui.

Les finistériens battent déjà le pavé pour d’autres combats mais qu’importe, la sauvegarde de la langue bretonne est non négociable!

Lundi 30/01, Le Ministre de l’Éducation, Mr  Pap Ndiaye devait se rendre à Rennes.

Cette visite provinciale, prévue depuis plusieurs semaines était l'occasion pour le Ministre de rencontrer les acteurs de l'enseignement de la langue bretonne. Cette rencontre n’a pas eu lieu.

Alors la question se pose : l'annulation du déplacement du Ministre à Rennes est-elle liée à la demande des acteurs de l'enseignement de la langue bretonne de le rencontrer ? Sommes-nous passivement en train d’assister à la mise à mort d’une langue régionale?

La langue bretonne se meurt et nous sommes trop peu nombreux à son chevet pour recueillir ses derniers mots et les transmettre à nos enfants. 

Au-delà de ce silence assourdissant, il nous faut pour la maintenir en vie : 

des  budgets spécifiques

des formations des professeurs 

 + de postes

 des moyens pour les ouvertures de nouvelles filières

Ces demandes sont bien sûr à mettre en lien avec les engagements de l’État dans le cadre législatif et réglementaire qui a évolué ces derniers temps :

- 2021 Loi Molac

- 2022 Convention État Région.

Alors, non, toutes ces dispositions ne sont pas de la compétence du Conseil Départemental, mais il y a quelques années lorsque Mme Solange Creignou Vice-Présidente en charge de la langue bretonne avait œuvré pour un schéma de préservation, et de développement tous les élus de cette assemblée avaient voté favorablement.

Nous espérons que votre schéma sera aussi ambitieux Mr Le Président, et nous le suivrons attentivement. 

Au-delà de ce schéma, notre demande est simple, à l’image de votre prise de position qui a sauvé le poste de Roscoff l’an passé, prenez position Mr Le Président et défendez dès aujourd’hui les postes bilingues menacés pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté aux yeux des finistériens sur la valeur indéfectible d’enseignement équitable que vous souhaitez pour les élèves finistériens qu’ils soient en bilingue ou en monolingue.

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16 février 2023 4 16 /02 /février /2023 06:30
Ouest-France
En Finistère, le débat sur la réforme des retraites s’invite en session du conseil départemental

Publié le Rosemary BERTHOLOM

Sans surprise, la majorité départementale et l’opposition n’ont pas la même appréciation du projet de réforme des retraites. Maël de Calan, président, a répondu à l’opposition alors que les trois groupes l’ont interpellé sur cette actualité.

Depuis plusieurs semaines, chaque semaine, plusieurs milliers de personnes manifestent dans les rues de Quimper et dans tout le département pour protester contre la réforme des retraites.

Depuis plusieurs semaines, chaque semaine, plusieurs milliers de personnes manifestent dans les rues de Quimper et dans tout le département pour protester contre la réforme des retraites. | VINCENT MOUCHEL

Cette actualité s’est invitée en séance plénière. Maël de Calan, président du conseil départemental du Finistère, avait déjà apporté son soutien à la réforme des retraites, lors de ses vœux, le 20 janvier 2023. Il en a à nouveau parlé alors que Kévin Faure, coprésident de l’opposition Finistère & Solidaires, l’a interpellé sur ce projet.

« Vous défendez une vision néolibérale, portée sur le mérite par le travail, et défendez un recul de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans, c’est ce que je considère une politique de droite ; je défends une vision d’une société juste, équitable et protectrice, portée sur l’émancipation et la liberté des individus, et je combats tout report de l’âge légal de départ à la retraite, c’est ce que je considère une politique de gauche. Le clivage est clair et nécessairement nous n’abordons pas les politiques départementales avec les mêmes priorités. » Philippe Guillemot (Oui la Bretagne) et Pauline Louis-Joseph-Dogué (Finistère d’avenir) ont également déclaré être contre cette réforme des retraites.

« Je suis partisan de la retraite à 65 ans »

Réponse Maël de Calan : « Avec mes collègues, nous estimons que nous avons suffisamment de grands sujets de politiques publiques à évoquer dans cet hémicycle pour ne pas transformer l’assemblée départementale en petite Assemblée nationale. »

Toutefois, il argumente sa position : « Je la soutiens, c’est parfaitement exact. Je suis partisan de la retraite à 65 ans. Je réponds. Pas pour soutenir ou critiquer le gouvernement ou tel aspect de la réforme. Chacun ici, de séance plénière en séances plénière, n’oublie pas de mentionner qu’il manque de l’argent en France. La dépense publique n’a jamais été aussi élevée dans l’histoire de notre pays. Il manque de l’argent pour l’école, pour la santé, le logement, le handicap, les Ehpad – et il en manquerait considérablement plus si entre 2002 et 2004, un gouvernement courageux n’avait pas décidé de porter l’âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans –, pour l’environnement, pour l’enfance… Bref, il manque des milliards partout. »

« Il n’y a pas de recette magique »

Pour Maël de Calan, « Il n’y a pas de recette magique, tous les leviers doivent être mobilisés. Un an de report de l’âge de départ à la retraite rapporte 10 milliards d’euros à l’État. Et ce sont des milliards qui peuvent être investis dans les services publics. Naturellement, les carrières longues doivent être prises en compte. L’égalité hommes-femmes également. Je rappelle le niveau dramatique des petites retraites, notamment des petites retraites agricoles, c’est un fléau dans notre département. Si nous pensons qu’il manque des milliards pour les services publics, nous ne pouvons pas refuser toute réforme qui aboutit à travailler plus pour créer ces milliards qui manquent à la France. »

« Il faut prendre la mesure de la mobilisation »

Un argumentaire qui ne convainc pas l’opposition. « En tant qu’institution politique, nous devons nous interroger sur une telle réforme déconnectée de son objet principal : la question du travail. Il s’agit davantage d’une vision comptable, paramétrique et budgétaire, basée sur des hypothèses inquiétantes, plutôt qu’une réelle réforme sociale ou un réel projet de société » , estime Kévin Faure.

Ismaël Dupont alerte : « Il faut prendre la mesure de la mobilisation. » Selon l’élu communiste, « il faut un référendum ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/en-finistere-le-debat-sur-la-reforme-des-retraites-s-invite-en-session-du-conseil-departemental-aa243458-a88f-11ed-aeeb-69381795ad8f

Conseil Départemental du Finistère du 9 février - Ismaël Dupont répond à Maël de Calan sur son soutien à la réforme des retraites Macron

Entre 1:22 et 1:25 sur la vidéo de la séance plénière du Conseil Départemental du 9 février 2023

Monsieur le président, cher.e.s collègues,

J'ai été un peu surpris par rapport à l'argument que vous avez donné pour justifier votre soutien à la réforme des retraites en opposant l'argent qui manquait pour les services publics, les EHPAD, l'éducation, la santé, et la nécessité de financer ces retraites. Je voulais vous rappeler monsieur le président que ce n'était pas principalement l'Etat qui finançait les retraites des salariés mais les cotisations sociales payées par les employeurs et les salariés. L’État verse ses cotisations au titre de ses fonctionnaires mais si on veut s'intéresser au déséquilibre du financement des retraites, il faut principalement se tourner du côté des baisses de montant des cotisations sociales. C'est lié au chômage qui frappe notre pays depuis les années 80, c'est lié aussi aux politiques de lutte contre le chômage d'inspiration néo-libérale qui se traduisent par des politiques de baisse des cotisations sociales notamment sur les bas salaires, c'est lié à la politique d'individualisation du rapport au travail où on préfère donner des primes plutôt que d'augmenter les salaires intégrant les cotisations sociales, et c'est lié également à des politiques qui favorisent plutôt les actionnaires des entreprises. Parce que si l’État manque d'argent pour tout comme vous l'avez dit, monsieur le président, ce qui est vrai en partie, c'est bien parce que d'un autre côté le coût du capital augmente et que depuis la période de la crise sanitaire notamment chaque année les revenus des milliardaires augmentent de 50% à 100% et c'est le cas des grands groupes du CAC 40 et des dividendes versés aux actionnaires. Il n'y a qu'à voir hier le chiffre de 17 milliards de reversement à ses actionnaires par l'entreprise Total. Cette réforme des retraites a essentiellement pour but de réduire le coût du travail pour favoriser les profits des entreprises et notamment des grandes entreprises et de nourrir la spéculation en favorisant l'émergence des fonds de pension, mais pour la grande masse de la population ça va se traduire par une baisse drastique des pensions par le jeu des décotes et c'est ce qu'ont bien compris les finistériens qui ont été présents comme jamais dans la rue depuis 1995 et 2010, et ce n'était pas 36 000 personnes qu'il y avait dans la rue le 7 février dernier dans notre département, mais bien plutôt 50 000, et 70 000 le 31 janvier. Donc je pense qu'il faut prendre la mesure de cette mobilisation. Cela fait plus de 20 ans qu'on avait pas vu 2,5 millions de personnes dans la rue dans notre pays pour des journées de mobilisations syndicales. Une réforme qui est rejetée par 75% des Français et que le gouvernement voudrait nous imposer de force via un tour d'artifice réglementaire et un raccourcissement du débat parlementaire. Sur cette réforme les Français doivent avoir la parole et il faut un référendum. On ne peut pas s'attaquer à un des piliers de notre république et de notre contrat social sans consulter les Français. 

Ismaël Dupont

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15 février 2023 3 15 /02 /février /2023 08:30
Signez la pétition STOP A LA CRISE DU LOGEMENT ! BRETAGNE ZONE TENDUE !

STOP A LA CRISE DU LOGEMENT ! BRETAGNE ZONE TENDUE !

L'année 2022 a été riche en mobilisations sur le thème de la crise du logement et des solutions pour tenter de la réduire. Pas une semaine sans que les médias ne se fassent l’écho des difficultés d’accès au logement en Bretagne. En effet, partout dans les campagnes, sur la côte et les îles, dans les métropoles, même en Centre-Bretagne qui semblait protégé : La crise du logement est là !

Aujourd'hui, il est très difficile de rester vivre, de venir ou de revenir en Bretagne pour une large majorité de la population. Des communes et des quartiers se vident et se transforment en musée. L'offre de logements à l'année est réduite et partout, les prix des loyers et à l'achat flambent. Cela oblige à s'éloigner des lieux de sociabilité et de travail, ou à accepter de perdre en pouvoir d'achat pour rester. Les conséquences directes sont une augmentation des pollutions liées aux déplacements et un accroissement des inégalités et de la concentration des richesses.

Les causes en sont bien identifiées :

- L'excès de résidences secondaires sur certaines zones.

- Le développement exponentiel des Locations de Courte Durée (L.C.D ) et saisonnières.

- La baisse du financement du parc de logement social public.

- Le manque de politique volontariste pour résorber les logements vacants, indignes et insalubres.

Des solutions à mettre en place existent pourtant : Nous réclamons l'extension de la zone tendue à toute la Bretagne ce qui permettra d'appliquer un certains nombres de mesures : encadrement des loyers, limitation des locations de courte durée, surtaxation des résidences secondaires et vacantes.

Par ailleurs d'autres mesures complémentaires sont nécessaires :

- Refinancer le logement social public à hauteur des besoins et augmenter les APL.

- Informer, inciter, imposer aux différents acteurs du parc immobilier privé et public, l'obligation de rénovation et réhabilitation des logements vacants, indignes, insalubres et passoires énergétiques

- Supprimer les niches fiscales sur les locations de courte durée.

- Assurer et structurer le développement de l'habitat coopératif, du principe de co-location, de l'habitat léger et du foncier solidaire et anti-spéculatif.

- Alors que 3,5% de la population détient 50% des logements locatifs, une politique fiscale ambitieuse doit lutter contre la surconcentration exercés par les "maxi-propriétaires".

 

Pour Agir Ensemble contre cette crise du logement, dès lors réclamons :

1) Aux élu.es des collectivités locales ( communes, intercommunalités, départementales ) de solliciter dés maintenant toutes instances pour disposer, utiliser au mieux des outils de régulation et être accompagné.e.s dans leur démarche .

2) Au Conseil Régional de Bretagne de demander officiellement à l’Etat l’autorisation de bénéficier du Droit à l’expérimentation dans le domaine de l’Habitat et du Logement et le classement de la Bretagne en Zone tendue .

3) Au Gouvernement de répondre favorablement aux demandes du Conseil Régional.

4) Aux député.es et sénatrices / sénateurs de "profiter" notamment de la loi rectificative de finances pour introduire et rajouter des éléments de loi plus favorables à la résorption de la crise du logement.

Se loger est un droit pas un privilège, signons la pétition, rejoignez nous.

Premiers signataires : Douarnenez Droit à la Ville, Tregor Argoat Goelo Zone Tendue, Collectif Tous et Toutes un Toit Lorient , Comité Logement du pays de Morlaix, PCF Finistère...

Logement. Des milliers de signatures pour classer la Bretagne en zone tendue

Ouest-France, Tanguy Homery, 13 février 2023

Pour encadrer la flambée des prix de l’immobilier en Bretagne, l’idée d’un classement de toute la région Bretagne en « zone tendue » avance. Plus de 4 000 personnes ont signé une pétition à ce sujet, qui a pris de l’ampleur ce lundi 13 février. Le lendemain, mardi 14 février, une réunion est organisée à Paris au ministère de la Transition écologique à ce sujet.

C’est une pétition qui prend de l’ampleur et qui pourrait s’inviter dans les débats du conseil régional de Bretagne. Depuis ce lundi 13 février matin, plus de 5 000 personnes ont signé une pétition réclamant le classement de toute la région en « zone tendue ». Et depuis ce lundi matin aussi, tous les élus du conseil régional de Bretagne sont réunis à Rennes pour trois jours de session plénière.

Mais de quoi s’agit-il ? Une commune classée en « zone tendue » est autorisée par le gouvernement à utiliser des dispositifs spéciaux pour éviter la spéculation immobilière. Elle peut notamment encadrer les loyers et surtaxer les résidences secondaires. Depuis 2013, un décret classe environ 1 100 communes de France en « zone tendue ». Mais aucune n’est située en Bretagne.

Une demande au conseil régional

Fin 2022, un amendement au projet de loi de finances a ouvert la possibilité d’ajouter entre 4 000 et 5 000 nouvelles communes à cette liste. C’est le gouvernement qui fixera la liste dans un décret à paraître « d’ici à la fin du printemps », a indiqué la semaine dernière le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal.

Mais plutôt que de classer seulement certaines communes en « zone tendue », un mouvement de fond se fait entendre pour que la totalité de la région soit classée. Et c’est le message transmis par la pétition, signée par 5 300 personnes ce lundi (chiffre arrêté à 20 h 15). Elle souhaite que le conseil régional de Bretagne demande « officiellement à l’État l’autorisation de bénéficier du droit à l’expérimentation dans le domaine de l’habitat et du logement et le classement de la Bretagne en zone tendue ».

Plusieurs élus du conseil régional ont déjà signé la pétition : Gaël Briand (UDB), Claire Desmares (EELV), Gladys Grelaud (PCF)…

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