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13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 07:04

C’est avec tristesse que les communistes brestois ont appris la disparition de l’écrivain brestois Jean-François Coatmeur. Auteur policier à l’écriture particulièrement riche mais aussi romancier humaniste il était toujours présent lors des grandes fêtes de l’Unité organisées par le Parti Communiste au parc de Penfeld.

Il avait su créer un lien particulièrement fort entre le public populaire de nos fêtes et la culture.

Le PCF salue la mémoire de Jean-François Coatmeur qui a porté bien haut l’image de Brest.

photo Ouest-France

photo Ouest-France

 

Né à Douarnenez (Pouldavid), Jean-François Coatmeur, l’écrivain aux 28 romans policiers, vivait depuis plus de 40 ans à Brest, ville inspiratrice. Où il vient de disparaître à l'âge de 92 ans. Comme Simenon, ce maître du suspense a donné au polar ses lettres de noblesse. Il considérait le genre comme « une tragédie à la sauce du temps ».

« C’est du Coatmeur. » Ses lecteurs, nombreux et fidèles, avaient l’habitude de commenter de cette efficace formule lapidaire chaque nouveau livre du romancier finistérien, qui vient de disparaître à l’âge de 92 ans.

L’une des plus grandes joies de Jean-François Coatmeur était, justement, « d’avoir des lecteurs partout, un public à la fois populaire et intellectuel, racontait l’écrivain, qui précisait aussi : Mais c’est Brest qui m’a fait écrivain. Moi qui trouvais la ville sinistre, qui ne pensais qu’à retourner dans le Finistère-Sud, c’est ici que j’ai trouvé mes premiers lecteurs. »

Brest, ville inspiratrice

Prof de lettres classiques muté à Brest, Coatmeur, originaire de Pouldavid (Dournenez) a fini par s’y faire : « Je ne peux pas vivre ailleurs qu’au bord de la mer, confiait-il. Même pendant ma période de détestation de Brest, j’adorais me promener sur le port de commerce, je rêvais devant les noms des bateaux. Ce n’est pas un hasard si mon livre le plus connu est Les Sirènes de minuit. Une ville comme Brest peut offrir d’extraordinaires décors… »

 

La Bretagne reste la toile de fond de ses romans et leurs protagonistes sont confrontés à la loi, à la société et, surtout, à leur conscience : « Je conçois le roman policier comme une tragédie à la sauce du temps. J’invente des drames qui se déroulent dans mon décor quotidien, je démontre que le pire est possible partout, même ici, disait Coatmeur. Mes personnages, souvent issus de milieux modestes, sont aux prises avec des problèmes éternels, des difficultés de couple, des dénis de justice, une recherche laborieuse de la vérité… Universelles, mes histoires pourraient aussi se passer ailleurs. »

Croyant et anti-clérical

Mais c’est à Brest que son imaginaire se met en branle. Son roman Narcose, par exemple, lui fut ainsi inspiré par une belle inconnue à l’air angoissé, entrevue à l’église Saint-Louis : « On peut être à la messe et avoir des pensées profanes, mais c’est arrivé une seule fois ! »racontait Coatmeur lui qui, après ses études secondaires au Petit Séminaire de Pont Croix, avait failli devenir prêtre. Il en était resté croyant, pratiquant et… anticlérical !

Rebelle anti-institutions

« Je suis un rebelle anti-institutions. Je n’aime pas beaucoup les médailles, les militaires, les ecclésiastiques. Je donne des coups de griffe aux bourgeois, à la société de l’argent », expliquait l’écrivain qui s’était, à plusieurs reprises, engagé auprès d’Amnesty International ou contre l’expulsion des sans-papiers : « Je ne vis pas sur une île déserte. Je réagis donc à ce que je crois être de l’injustice. Je remarque, qu’aujourd’hui, les hommes n’aiment pas côtoyer la misère… »

Fausses pistes, manipulations, tous ses romans sont des polars, des romans psychologiques noirs : « J’ai connu l’époque où le roman policier était assimilé au roman de gare, vite lu, vite abandonné dans le train. Dans mes livres, où la police joue un rôle très limité, j’ai voulu démontrer que l’on pouvait écrire des romans à suspense comme de véritables œuvres littéraires. Je les appelle des « romans de mystères ». Un genre littéraire maîtrisé pour « faire passer mes idées, mon regard sur le monde, mes critiques sur ses dérives… »

 

À l’exception de Des croix sur la mer (1 991) inspiré par un événement autobiographique : le 5 août 1944, le jeune Jean-François passa une demi-journée en otage, aligné contre un mur face aux mitraillettes, sous les yeux de sa famille. Cet épisode marqua l’adolescent d’un sceau indélébile.

La raison, peut-être, pour laquelle l’œuvre de Jean-François Coatmeur sera, sans cesse, traversée par une tension née du dérèglement du quotidien…

 

Auteur de 28 romans à suspense souvent adaptés au cinéma

Jean-François Coatmeur est l’auteur de 28 romans à suspense et de nombreuses nouvelles. Douze de ses romans sont publiés chez Denoël. Il publiait désormais chez Albin Michel dans la collection « Spécial suspense ». Grand Prix de la Littérature Policière en 1976 pour Les sirènes de minuit (Denoël, 1976), Prix Mystère de la Critique en 1981 pour La Bavure (Denoël, 1 980) et Prix du suspense 1990 et Grand Prix des écrivains de l’ouest pour La Danse des masques(Albin Michel, 1989).

Son dernier livre, Les noces macabres (Albin Michel, 2016) s’appuie sur une tragédie familiale dans l’atmosphère brestoise chère à l’auteur.

Coatmeur fut également Président du jury du prix du Goéland masqué, salon de littérature policière basé à Penmarc’h, de 2001 à 2014. Il était aussi Chevalier des Arts et des Lettres depuis 2004.

Trois adaptations de La Fiancée

Plusieurs livres de Coatmeur, comme Morte Fontaine et Le squale, ont été adaptés au cinéma et à la télévision. Sa nouvelle La fiancée a fait l’objet de trois adaptations différentes, dont l’une Brestoise, par Olivier Bourbeillon. Le roman La bavure a aussi été adapté, ainsi que Les sirènes de minuit avec Philippe Léotard, tourné à Brest.

La nuit rouge, en revanche, n’est pas sortie en salle car jugée de « qualité insuffisante » par l’auteur et l’éditeur. Sa « plus belle expérience de cinéma » reste Des croix sur la mer » avec Laurent Malet et Isabelle Renauld, film auquel il participa activement.

Frédérique Guiziou, Ouest-France

photo Ouest-France

photo Ouest-France

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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 19:59
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT
Plus d'une centaine de manifestants en gare de Châteaulin pour la réouverture de la ligne Brest-Quimper et l'inauguration de la ligne rénovée, à l'appel de la CGT

Un beau rassemblement cet après-midi à la gare de Châteaulin à l'appel de la CGT, avec une bonne centaine (120 probablement) de militants CGT, PCF, et aussi quelques simples citoyens, militants de l'UDB, d'Ensemble, en même temps que l'inauguration de la ligne rénovée Quimper-Brest en présence des officiels qui n'ont pas tenu à échanger avec les manifestants, se réfugiant dans la tente officielle avec les petits fours. Vive le dialogue social! 

Ismaël Dupont

Communiqué du PCF

Appel au rassemblement syndical et d'usagers le dimanche 10 décembre en gare de Châteaulin à 14h à l'occasion de l'inauguration de la ligne rénovée Quimper-Brest

La Fédération du Parti Communiste Français du Finistère appelle ses militants et les citoyens à participer nombreux au rassemblement organisé par la CGT en gare de Châteaulin à 14h dimanche 10 décembre 2017, à l'occasion de l'inauguration officielle à 14h30 par les élus et les officiels de la ligne rénovée entre Quimper et Brest. On parle de la présence possible d'Elisabeth Borne, ministre des transports d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe. 

En effet, la disparition programmée du guichet de vente en gare de Châteaulin est parfaitement inacceptable. On parle d'un transfert vers l'office du tourisme de la présence humaine pour vendre des billets, et cela simplement pendant les mois d'été! Avec le passage de 6 à 9 trains par jour, l'agent chargé du guichet n'aura plus le temps pour assurer la vente au guichet. Il faut des embauches, de nouveaux emplois! Tout à l'inverse, la politique de la SNCF et de réduire les emplois pour viser la rentabilité maximale. 

A Quimper la lutte a payé puisque la direction de la SNCF a accepté après un mois de lutte de retirer (provisoirement) son projet de fermeture des guichets en gare le dimanche et le midi et de fermeture de trois guichets sur cinq. 

Dans les gares comme dans les trains et aux guichets de vente, pour assurer la sécurité, la sûreté, l'accueil et l'information des voyageurs, la présence humaine est indispensable. 

Nous sommes également inquiets du report des travaux sur la ligne Quimper-Landerneau qui pourrait permettre de réduire le temps de parcours de la ligne Quimper-Brest à 59 mn au lieu de 1h14. 

Plus généralement, c'est l'ouverture à la concurrence des TER, portée par les politiques libérales de casse des services publics, l'Etat et la Commission Européenne, qui fait planer un risque énorme sur l'abandon de lignes jugées peu rentables alors que l'accès à la mobilité des citoyens, l'aménagement du territoire, la lutte contre le réchauffement climatique exigeraient le développement des TER, des Trains d'équilibre du territoire, du fret ferroviaire que l'on est en train d'abandonner aujourd'hui. 

Pour Châteaulin, avec les Cheminots et les usagers, nous demandons l'arrivée du premier train TER omnibus à Quimper en semaine à 7h30 afin de permettre aux salariés et aux scolaires d'embaucher à 8h, la réouverture des WC et toilettes publiques, et de la boîte à lettres postale.    

La Fédération du Parti Communiste Français du Finistère - le 9 décembre 2017  

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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 08:27
Action syndicale à Synutra Carhaix: le PCF réagit contre une volonté des autorités de criminaliser l'action syndicale par intimidation préfectorale après la coupure d'électricité et de gaz à Synutra pour peser sur les négociations
Le Télégramme, Pages Régionales, 8 décembre 2017

Le Télégramme, Pages Régionales, 8 décembre 2017

Sur le fond, le comportement des forces de gendarmerie est inadmissible. Retenir presque quatre heures des militants CGT à l'UL CGT de Carhaix, c'est du jamais vu ici. La préfecture et les autorités politiques ont donné les ordres de mater avec fermeté l'action syndicale alors même que les relations sociales à Synutra sont extrêmement dégradées avec des alertes puissantes sur le harcèlement des salariés au travail. 
Le matériel dans le bus loué par la CGT a été saisi, mis sous scellé. Ça été dur de le récupérer. 

Communiqué du PCF Carhaix rédigé par Daniel Laporte et Pierre-Yves Thomas. 

La section PCF de Carhaix, s’indigne des méthodes employées jeudi dernier à l‘encontre des agents d’EDF, ENEDIS qui, dans le cadre d’un appel national, manifestaient à Carhaix.

Les articles de journaux sur « l’enfer » que vivent les salarié(e)s de Synutra, semblent déstabiliser une Direction dont le management est d’un autre âge. Prétextant une coupure de courant, elle à mobiliser Préfet, colonel de gendarmerie et la « cavalerie ».

Ce recours aux forces de l’ordre, retenant une quarantaine de militants dans les locaux de l’UL, est l’illustration de la criminalisation de l’action syndicale.

Loin de régler les problèmes en interne, Synutra préfère la matraque. Cette fuite en avant n’augure rien de bon et n’apaisera en rien le climat délétère qui règne dans cette usine.

Le Télégramme, 9 décembre

Au lendemain du face-à-face tendu entre des militants du syndicat CGT Mines-Energie et les forces de l'ordre, suite à une action ciblant Synutra - qui a porté plainte pour des coupures de gaz et d'électricité -, la section du Parti communiste de Carhaix s'indigne dans un communiqué des « méthodes employées à l'encontre des agents en grève sommés de décliner leur indentité ». « Cette attitude illustre la volonté de criminaliser l'action syndicale, le droit syndical et, avec les ordonnances Macron, les droits des salariés », dénonce la section du PCF, qui indique qu'elle restera vigilante « quant aux poursuites judiciaires qui pourraient être menées à l'encontre de salariés qui seraient ainsi pris en otage afin d'empêcher tout mouvement revendicatif ».

Ouest-France, 9 décembre

Action syndicale chez Synutra, le PCF réagit

Dans un communiqué, la section PCF de Carhaix dit "s'indigner des méthodes employées à l'encontre des agents des industries électriques et gazières en grève", lors de l'action menée chez Synutra dans le cadre d'un appel national. Le PCF estime que "par leur action, ils entendaient peser sur les négociations salariales en cours. Préfet, colonel de gendarmerie se sont immédiatement mobilisés, déployant une vingtaine de gendarmes en leur intimant l'ordre de relever l'identité de la quarantaine de militants CGT présents à la Maison des Syndicats". Pour le PCF, "cette attitude illustre cette volonté de criminaliser l'action syndicale, le droit syndical et, avec les ordonnances Macron, les droits des salariés". Le Parti Communiste indique qu'il sera "vigilant" quant aux suites de cette affaire.      

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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 07:55
photo Alain Le Corre (CGT)

photo Alain Le Corre (CGT)

Les agents de la plateforme courrier de Brest Kergaradec ont initié hier soir un mouvement de grève illimité.

Depuis le le mercredi 6 décembre au soir, 22 h, une partie des agents de la plateforme industrielle de courrier (PIC) de Brest Kergaradec sont en grève, sur un préavis illimité déposé par la CGT.
Ils dénoncent notamment la disparition des équipes de nuit, des "tensons chroniques et des dysfonctionnements réguliers dans l'organisation". Selon le syndicat, ce matin, 85 % des 170 agents étaient en grève le jeudi 7 décembre. 
Après leurs collègues de Carhaix, Briec, ou encore du Gouesnou, il y a quelques semaines, c'est donc aux salariés de la plateforme de tri de se mettre en grève. 
Quelque chose ne tourne pas rond à la Poste, et cela ne date pas d'hier! 
 
 Philippe Poupon, représentant CGT à la plateforme industrielle de courrier (PIC): "Les conditions de travail se détériorent de jour en jour : dysfonctionnements dans l’organisation, précarité salariale, disparition des équipes de nuit ou encore absence de dialogue social… La coupe est pleine."

 

 

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 09:19

Communiqué du PCF

Appel au rassemblement syndical et d'usagers le dimanche 10 décembre en gare de Châteaulin à 14h à l'occasion de l'inauguration de la ligne rénovée Quimper-Brest

La Fédération du Parti Communiste Français du Finistère appelle ses militants et les citoyens à participer nombreux au rassemblement organisé par la CGT en gare de Châteaulin à 14h dimanche 10 décembre 2017, à l'occasion de l'inauguration officielle à 14h30 par les élus et les officiels de la ligne rénovée entre Quimper et Brest. On parle de la présence possible d'Elisabeth Borne, ministre des transports d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe. 

En effet, la disparition programmée du guichet de vente en gare de Châteaulin est parfaitement inacceptable. On parle d'un transfert vers l'office du tourisme de la présence humaine pour vendre des billets, et cela simplement pendant les mois d'été! Avec le passage de 6 à 9 trains par jour, l'agent chargé du guichet n'aura plus le temps pour assurer la vente au guichet. Il faut des embauches, de nouveaux emplois! Tout à l'inverse, la politique de la SNCF et de réduire les emplois pour viser la rentabilité maximale. 

A Quimper la lutte a payé puisque la direction de la SNCF a accepté après un mois de lutte de retirer (provisoirement) son projet de fermeture des guichets en gare le dimanche et le midi et de fermeture de trois guichets sur cinq. 

Dans les gares comme dans les trains et aux guichets de vente, pour assurer la sécurité, la sûreté, l'accueil et l'information des voyageurs, la présence humaine est indispensable. 

Nous sommes également inquiets du report des travaux sur la ligne Quimper-Landerneau qui pourrait permettre de réduire le temps de parcours de la ligne Quimper-Brest à 59 mn au lieu de 1h14. 

Plus généralement, c'est l'ouverture à la concurrence des TER, portée par les politiques libérales de casse des services publics, l'Etat et la Commission Européenne, qui fait planer un risque énorme sur l'abandon de lignes jugées peu rentables alors que l'accès à la mobilité des citoyens, l'aménagement du territoire, la lutte contre le réchauffement climatique exigeraient le développement des TER, des Trains d'équilibre du territoire, du fret ferroviaire que l'on est en train d'abandonner aujourd'hui. 

Pour Châteaulin, avec les Cheminots et les usagers, nous demandons l'arrivée du premier train TER omnibus à Quimper en semaine à 7h30 afin de permettre aux salariés et aux scolaires d'embaucher à 8h, la réouverture des WC et toilettes publiques, et de la boîte à lettres postale.    

La Fédération du Parti Communiste Français du Finistère - le 9 décembre 2017  

 Fédération du Parti Communiste Français du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29200 BREST

Fédération du Parti Communiste Français du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29200 BREST

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8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 20:52
Notre pays a toujours été une terre d’accueil
Atteinte aux droits des Etrangers -
 Par / 8 décembre 2017

Courrier au Ministre de l’Intérieur, Monsieur Gérard COLLOMB

Monsieur le Ministre,

Je suis sollicitée par divers.e.s représentant.e.s d’associations de solidarité, militant.e.s et citoyen.e.s, qui s’inquiètent des mesures récentes prises par le Gouvernement en matière de demande d’asile.

La publication d’une circulaire visant à intensifier les expulsions d’étrangers inquiètent les acteurs de terrain. En effet, le 16 octobre dernier, vous avez adressé un courrier visant à rappeler les objectifs et les priorités en matière de lutte contre l’immigration irrégulière, aux préfets et aux directeurs généraux de la police et de la gendarmerie. Cette missive leur demandait entre autres, d’user de « la plus grande fermeté ».

D’après un article de l’Humanité du 21 octobre dernier, « un mois plus tard, le nombre de personnes placées en centre de rétention administrative (CRA) avait vivement augmenté, tout comme les violations des droits constatées par les juges. » Si la lutte contre l’immigration irrégulière est une priorité de l’action gouvernementale et fait l’objet d’un suivi interministériel renforcé, il n’en demeure pas moins qu’il faille veiller à préserver les libertés individuelles et respecter la dignité humaine et les droits fondamentaux

De plus, cette circulaire a eu des effets immédiats sur les atteintes aux droits des étrangers. Depuis le 2 octobre, la Cimade remarque que 41 % des personnes enfermées ont été libérées par des juges qui ont constaté et sanctionné des pratiques administratives ou policières illégales. L’année dernière, sur la même période, le pourcentage de ces pratiques, illégales, n’était « que » de 30 %. 
Début 2018, nous examinerons un projet de loi immigration et asile pour « réformer en profondeur » une nouvelle fois le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda). Dans ce contexte, le milieu associatif s’inquiète. D’autant plus qu’une proposition de loi (déposée par le groupe anciennement appelé « les constructifs ») examinée en Commission des lois le 29 novembre 2017, a pour objectif de permettre l’enfermement massif des personnes demandeuses d’asile sous procédure « Dublin », pratique censurée par la Cour de cassation. 
Notre pays a toujours été une terre d’accueil qui a su comprendre l’apport humain apporté par les réfugiés à notre pays, hier comme aujourd’hui. Ainsi en partant des difficultés rencontrées par les associations œuvrant en ce domaine, quelles améliorations à votre politique d’immigration pourriez-vous prendre afin de répondre au mieux, à notre exigence de solidarité et de respect des droits humains ?
Comptant sur votre bienveillance, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de toute ma considération.

Christine PRUNAUD
Sénatrice des Côtes d’Armor

Christine Prunaud Sénatrice des Côtes-d'Armor Membre de la commission des Affaires étrangères et de la Défense Elue le 28 septembre 2014

Christine Prunaud Sénatrice des Côtes-d'Armor Membre de la commission des Affaires étrangères et de la Défense Elue le 28 septembre 2014

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8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 20:05
Gilbert Gléonec, permanent à l'Union départementale CGT Cheminots, et Gabriel André, secrétaire générale CGT Cheminot Quimper, espèrent obtenir le maintien de l'activité de vente et de conseil en gare de Châteaulin.

Gilbert Gléonec, permanent à l'Union départementale CGT Cheminots, et Gabriel André, secrétaire générale CGT Cheminot Quimper, espèrent obtenir le maintien de l'activité de vente et de conseil en gare de Châteaulin.

On y parle de 2 agents circulation sécurité et d'un agent temporaire (CDD 3 mois ) pour aider les voyageurs à acheter leur billet sur les bornes automatiques à Châteaulin !

 

Question bête: entre les 9 circulations, ( 3 en + ), pourquoi les 2 agents circulation ne pourraient ils pas vendre les billets au guichet comme auparavant ? On voit bien que cette organisation n'est qu'un prétexte, une politique générale de suppression des guichets et des services.

 

Le Télégramme, 8 décembre 2017: 

Il n'y aura pas que les officiels, dimanche, à Châteaulin, pour l'inauguration de la ligne rénovée entre Quimper et Brest. La CGT Cheminot a donné rendez-vous à ses membres et sympathisants, à 14 h, pour un rassemblement contre la disparition programmée du guichet de vente en gare de Châteaulin. « Lors de la rénovation de la gare, ils avaient supprimé les toilettes, maintenant que la ligne rouvre, c'est le guichetier qui va être supprimé », s'inquiète Gabriel André, secrétaire CGT Cheminots Quimper. Avec le passage de six à neuf trains par jour, l'agent de circulation qui s'occupait du guichet n'aura plus le temps pour cette dernière activité. La direction de la SNCF souhaite que la vente soit transférée à l'office de tourisme de la ville. Une proposition refusée d'emblée par la maire de Châteaulin, Gaëlle Nicolas, qui déposera un voeu contre ce transfert, au prochain conseil municipal, lundi. Contactée par la rédaction (Le Télégramme Châteaulin d'hier), elle souhaite que l'agent polyvalent soit maintenu, pas uniquement pour la vente mais aussi pour l'accueil des voyageurs. D'autant que l'office de tourisme n'est pas en mesure d'assurer la vente toute l'année puisqu'il n'ouvre qu'en juillet et août.

 

 « L'argument de la direction c'est de dire que les guichets sont obsolètes avec l'augmentation de la vente sur Internet. Mais il y a des tas de situations dans lesquelles la borne automatique ne peut remplacer l'humain : pour le changement de certains billets, le paiement par chèque vacances, la délivrance des cartes de réduction... Sans compter tous les gens qui n'ont pas de carte bancaire ou ne veulent pas d'Internet », poursuit le cheminot. Cette suppression ne devrait pas intervenir tout de suite puisqu'un agent va être recruté temporairement pour assurer le service, avant une éventuelle suppression définitive.

L'exemple quimpérois


Sur ce dossier, la CGT locale espère obtenir les mêmes résultats qu'à Quimper. En effet, il était prévu que le 1e r novembre dernier, le nombre de guichets diminue de cinq à trois, et que ceux-ci n'ouvrent plus le midi et le dimanche. Après un petit mois de contestation, la direction a finalement fait marche arrière. « Nous sommes satisfaits, nous avons obtenu le maintien de quatre guichets sur cinq, plus le maintien de l'ouverture le midi et le dimanche », explique Gilbert Gléonec, permanent à l'Union départementale de la CGT. Dimanche, un nouveau combat commence pour ceux qui ont toujours milité pour le maintien et la rénovation de la ligne Quimper-Brest, un temps menacée de fermeture définitive.

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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 16:51
Concert de Cali le 25 novembre

Concert de Cali le 25 novembre

Débat sur le communisme du 21e siècle avec Pierre Laurent, Laurent Etre, Louise, Erwan Rivoalan

Débat sur le communisme du 21e siècle avec Pierre Laurent, Laurent Etre, Louise, Erwan Rivoalan

Meeting de Pierre Laurent

Meeting de Pierre Laurent

La fête de l’Humanité Bretagne, un goût de communisme

« Pour la 26ème année, nous relevons le défi de la fête de l’Humanité Bretagne », déclarait à l’ouverture de la fête sa présidente Catherine Quéric, en remerciant chaleureusement « les 500 bâtisseurs qui depuis 6 mois ont permis que le fête soit et qu’elle soit belle ».

Une édition 2017 placée sous le signe de la révolution bolchévique d’octobre 1917, avec la reprise du visuel de Lili la Rouge dans l’affiche, mais aussi la diffusion de deux films qui ont marqué leur époque : le Cuirassée Potemkine et L’homme à la caméra.

Le cinéma a été un axe majeur de la fête avec la diffusion d’une dizaine de courts et moyens métrages et deux temps forts : un film sur les migrants et un film sur Salah Hamouri, suivis de débats avec des militants syndicalistes et associatifs.

Cinéma, marché solidaire, causeries à la librairie, huit expositions artistiques, produits locaux au fil des stands. La fête de l’Huma se nourrit de toute cette richesse culturelle. La fête, c’est aussi de grands débats, jusqu’à 300 personnes, où l’on parle solidarité internationale, services publics, perspective politique, communisme du XXIème siècle.

Le débat avait lieu aussi dans les allées,  entre militants communistes, Ensemble !, FI, M1717, et de toute une gauche en recherche de « coopération » pour reprendre le mot de Pierre Laurent. Le Secrétaire national du PCF tenait le meeting du dimanche devant 800 personnes, démontrant que le PCF reste une force tenace de résistance au Macronisme, une force militante, une force qui travaille au rassemblement de la gauche de transformation et remet le communisme à l’ordre du jour.

« L’Huma » c’est aussi les spectacles, et parmi les propositions 2017, le concert de Cali a fait événement. Cali était « chez lui » et a fait danser et pleurer 1000 afficionados pendant 2 heures et demi.

A la fin de la fête, fréquentée par 5 000 personnes sur les 2 jours, 230 Rouge Morbihan vendus, 22 adhésions au PCF recensées.

Serait-ce un signal ?

Joël Gallais , secrétaire départemental du PCF Morbihan 

 

 

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 21:02

Article de notre ami Paul Dagorn, professeur d'histoire retraité vivant à Morlaix, sympathisant Front de Gauche, pour la revue syndicale L'émancipation syndicale et pédagogique, octobre 2017 

Quatre Bandes Dessinées, sélectionnées par notre camarade Paul Dagorn éclairent chacune un moment de l'histoire des résistances populaires à Brest, qui vont bien au-delà du cadre régional. 

Roger Faligot

J'ai sympathisé avec lui à l'occasion d'une dédicace. Spécialiste de l'Irlande, à laquelle il a consacré plusieurs ouvrages (dont le premier, La Résistance irlandaisedans la petite collection Maspéro), il s'est plus généralement intéressé aux conflits identitaires dans divers pays et aux efforts faits pour trouver une solution (Les seigneurs de la paix, au Seuil, 2006). Enfin, en 2010, il a publié à La Découverte La rose et l'édelweiss, ces ados qui combattaient contre le nazisme, 1933-1945, une étude qui couvre l'Allemagne et les pays occupés. 

Pour Brest l'insoumise , il a sollicité mon témoignage concernant Fred Ropars, ami de ma famille et membre comme mon père de l'Ecole Émancipée. J'avais évoqué son parcours dans l’Émancipation au moment de son décès. C'est lui qui avait organisé la 2e semaine de l'Ecole Emancipée à Moguériec, petit port de pêche du Léon. Mais pour mon témoignage, cela concernait l'action de Fred dans la Résistance à l'Ecole normale de Quimper. 

Brest l'insoumise à travers quatre BD

J'ai utilisé le titre de R. Faligot pour évoquer quatre moments de la contestation et de la résistance liés à Brest, illustrés par quatre BD: 

- Un homme est mort: le syndicaliste Edouard Mazé lors d'une manifestation en 1950. 

- Nuit noire sur Brest: mobilisation en 1937 contre une tentative des Franquistes de s'emparer d'un sous-marin républicain espagnol.

- La fille au carnet pourpre : parcours d'une jeune lycéenne résistante, Anne Corre, envoyée en déportation et disparue sans lancer de traces lors de l'évacuation d'un camp annexe d'Orianenburg par les nazis lors de l'avance soviéto-américaine. 

- Enfin, publié cette année, Des graines sous la neige, qui retrace la vie de Nathalie Lemel, communarde très liée à Eugène Varlin, et compagne de Louise Michel lors de leur déportation en Nouvelle-Calédonie. 

Un homme est mort - BD de Kris et Etienne Davodeau

Un homme est mort - BD de Kris et Etienne Davodeau

En 1950, "Brest dont il ne reste rien" comme l'a écrit Prévert dans le poème Barbara, connaît une reconstruction difficile après les bombardements. Brest compte plus de 15 000 ouvrier-e-s (un dixième de la population), dont 6 à 7 000 à l'Arsenal, autant dans la construction, le reste essentiellement des dockers. Si les salaires sont corrects pour l'époque car on a besoin d'eux (l'Arsenal construit même des navires marchands), on en exige beaucoup et les deux dernières catégories restent dans la précarité. 

La construction emploie des Maghrébins, mais aussi des ouvriers venus des campagnes léonardes très catholiques que l'évêché incite à adhérer à la CFTC et même à prendre part aux grèves. Avec la scission FO-CGT, celle-ci, courroie de transmission du PCF, voit dans la scission comme une manœuvre des Etats-Unis dans le cadre des débuts de la guerre froide et de la guerre d'Indochine.

Néanmoins, une convergence s'opère même avec des militants de la CNT anarchiste présente à l'Arsenal. La manifestation, suite à l'Appel national du 12 mars 1950, pour la paix en Indochine et contre la misère est interdite par le maire RPF (gaulliste), Alfred Chupin. Cependant deux ou trois centaines d'ouvriers décident de manifester. Ils sont bloqués, mais le lendemain le jeu est calmé par quelques augmentations (dont celle de la future victime Edouard Mazé) malgré un affrontement musclé entre la police et les dockers en position de force, car ils contrôlent l'importation de vin d'Algérie et de charbon. 

Un mois plus tard, la situation reste bloquée et une députée PCF (Marie Lambert) et deux délégués CGT venu-e-s porter plainte, sont arrêté-e-s. Le 16 avril, une manifestation unitaire est prévue. Dans la nuit du 16 au 17, le maire décide l'interdiction, appuyé par le député de droite André Collin, par ailleurs Secrétaire d'Etat à l'Intérieur. Face à une présence policière massive et des heurts violents, la situation s'aggrave et la police reçoit l'ordre de tirer dans la confusion générale, peut-être pour disperser la manifestation. Mais le résultat est là: 24 gendarmes et 9 CRS blessés (un seul devra se rendre à l'hôpital, le long duquel s'est déroulé l'affrontement!), 12 ouvriers hospitalisés et 14 autres blessés légers, mais un homme est mort, Edouard Mazé, qui accompagnait son frère, délégué CGT.

Le traumatisme est grand. Un an plus tard, une manifestation du souvenir a lieu, et en 1951-52, si les grèves et manifestations persistent et même s'intensifient, la police reçoit l'ordre d'éviter les affrontements. 

La BD Un homme est mort, de Kris (scénariste) et Etienne Davodeau, s'articule aussi sur la personnalité de René Vautier, résistant à 15 ans, étudiant à l'IDHEC (Institut des Hautes Etutdes Cinématographiques), qui s'était déjà distingué par son premier film Afrique 1950 , commandé par la Ligue de l'Enseignement, mais que Vautier détourne de son objectif pour en faire un film anti-colinialiste, ce qui le conduit à l'acheminer clandestinement par le Sahara vers la France, où il restera 40 ans sous le boisseau. Natif de Camaret, il profite d'une campagne de pêche pour aller filmer en Irlande des militants de l'IRA, bien qu'il désapprouve leurs actions terroristes.

Rentré à Brest, il se trouve évidemment au cœur des événements. C'est ainsi qu'il filme la manifestation tragique du 17 avril. Après la mort d'Edouard Mazé, il décide de projeter le film dans les quartiers sur un drap à l'arrière d'une camionnette et dans des salles improvisées. Mais il a omis de faire des copies et après 150 projections le film se dégrade et casse. Seuls quelques bouts seront sauvés. En 2006, il s'avère que quelques "rushes" non utilisés par Vautier ont été donnés à un autre cinéaste engagé, Robert Ménégoz, qui les avaient utilisés dans son film Vivent les dockers. Et dans ces quelques images des années 50, le scénariste Kris découvre avec émotion le visage de son grand-père venu apporter avec d'autres camarades une gerbe de fleurs à l'endroit où est tombé Edouard Mazé*.

* A la présentation de la BD, le 14 décembre 2006 à Brest, Etienne Davodeau était absent. Restaient à la tribune Kris, Pierre Cauzien, amputé d'une jambe après sa blessure, et René Vautier, que je connaissais personnellement grâce à France-Algérie. Malheureusement, depuis, Pierre et René sont décédés.  

   

Nuit noire sur Brest - Kris, Bertrand Galic et le dessinateur Damien Cuvillier, sur un événement rapporté par l'historien Patrick Gourlay dans "Nuit franquiste sur Brest' - Futuropolis

Nuit noire sur Brest - Kris, Bertrand Galic et le dessinateur Damien Cuvillier, sur un événement rapporté par l'historien Patrick Gourlay dans "Nuit franquiste sur Brest' - Futuropolis

Nuit noire sur Brest 

Septembre 1937, la guerre d'Espagne s'invite en Bretagne.

En 2016, Kris et son camarade Bertrand Galic s'associent avec le dessinateur Damien Cuvillier pour mettre en images un événement rapporté dans le livre de Patrick Gourlay, historien et enseignant, intitulé Nuit franquiste sur Brest , en remplaçant le mot "franquiste" par "noire', tant il est vrai que l'épisode raconté a tout d'un roman d'espionnage. 

Le 29 août 1937, en pleine guerre civile espagnole, le sous-marin républicain C2 endommagé à Santander par la Légion Condor (de sinistre mémoire à Guernica) décide d'entrer dans le port de Brest pour réparer. Mais le commandant Fernando est plus qu'ambigu. Lors du pronunciamento de Franco, il a été soupçonné de collusion avec le coup d'Etat, avant de retrouver un commandement de manière improbable. D'autre part, la situation des deux Fronts Populaires commence à se dégrader. En Espagne  les Républicains cèdent du terrain, et la volonté hégémonique du PCE a conduit en mai à "une guerre civile dans la guerre civile" à Barcelone entre les communistes d'une part, les anarchistes (CNT-FAI) et le POUM (Parti Ouvrier d'unification marxiste) d'autre part. En France, les Radicaux commencent à envisager de quitter le gouvernement, et les "ligues" d'extrême-droite mènent une action souterraine (PSF de La Rocque, et le PPF de Doriot), sans compter la fameuse cagoule qui compte plusieurs bretons. L'heure n'est plus à soutenir, voire à ménager, les Républicains. 

A Brest, le commandant Ferrando prend contact avec le Consul d'Espagne, Pierre Mocaër, connu pour ses idées conservatrices. En Espagne, un militaire expérimenté, Troncoso, gardien de la frontière basque, met en place un commando franco-espagnol pour s'emparer du sous-marin, commando qui s'installe clandestinement à Brest. 

Mais les militants brestois veillent au grain. Alors que les communistes s'organisent pour surveiller le sous-marin, du côté anarchiste, autour de l'emblématique René Lochu (hôte temporaire de Makhno et futur ami de Léo Ferré), des militants asturiens ont été hébergés à la Maison du Peuple. D'autre part, un récent service secret anarchiste, le SIC, a réussi à infiltrer les franquistes, sous le code X-10. 

De leur côté, les franquistes prennent discrètement contact avec Ferrando, et ils fréquentent un cabaret du centre-ville, l"'Ermitage", où ils font connaissance avec une jolie danseuse italo-espagnole, Mingua, qui devient une sorte de Mata-Hari. Troncoso la charge de corrompre des marins du C2 en échange de la liberté et de deux millions de pesetas. Mingua et Troncoso persuadent Ferrando d'agir dans le camp franquiste. 

L'abordage du sous-marin, organisé le 18 septembre par les comploteurs, est déjoué par un matelot, Augusto Diego. Alerté par des militants communistes et anarchistes, il n'a pas suivi ses camarades, entraînés par Ferrando dans le carré des officiers pour les isoler. Augusto Diego, repéré pour avoir fait tomber un objet, tue l'un des assaillants, ce qui incite les autres à s'enfuir. Ils sont arrêtés près de Bordeaux dans une Chrysler noire que le service secret de la CNT avait déjà repérée. Il s'agit entre autre de Ferrando, d'officiers d'un autre sous-marin, le C4, et d'un complice français, Robert Chaix, qui avait organisé le commando sur Brest. 

Les tribulations du C2 ne sont pas terminées. Remorqué vers St Nazaire, il passe sous le contrôle d'un envoyé de l'ambassade d'Espagne à Paris, Pedro Prado, proche des communistes. Celui-ci manoeuvre pour faire venir un officier de la flotte soviétique, Nicolaï Pavlovitch, qui prend en fait le commandement. Repéré, le C2 prend alors ce qui aurait dû être sa destination finale, Carthagène.

A suivre, les destins de deux femmes courageuses et déterminées. L'un, bref, celui de la résistante Anne Corre, portée disparue en déportation à l'âge de vingt ans, l'autre très long, celui de la communarde Nathalie Lemel, morte en 1921 à 94 ans.  

La fille au carnet pourpre - Roger Faligot, Alain Robet

La fille au carnet pourpre - Roger Faligot, Alain Robet

Anne Corre, la fille au carnet pourpre

Roger Faligot habite la presqu'île de Daoulas, qui sépare les embouchures des deux cours d'eau donnant sur la rade de Brest, l'Aulne et l'Elorn (comme le Bec d'Ambès séparant la Garonne et la Dordogne avant que leurs eaux forment la Gironde). En 1999, il a connaissance du cas d'Anne Corre, une jeune lycéenne résistante disparue en déportation en mai 1945 (à l'extrême fin de la guerre). 

Au moment même où le dernier convoi l'amenait vers l'Allemagne, des bruits couraient sur sa liaison avec un jeune officier allemand. C'est ce qui a conduit Roger Faligot à mener une recherche sur son parcours, recherche qui a abouti dix ans plus tard à en faire une des héroïnes de La rose et l'edelweiss. Histoire enrichie en 2016 par une BD, en collaboration avec le dessinateur Alain Robet: La fille au carnet pourpre , un mystérieux carnet sur lequel nous reviendrons. 

Anne Corre est née en 1925. Son père tenait un garage Citroën à Daoulas (ville qui ferme la presqu'île de Plougastel, côté Brest), sa mère était directrice de l'école publique.

Très jeune, Anne manifeste un caractère enjoué et indépendant qui l'amène à animer des bandes de filles et de garçons. A ses quinze ans, les débuts de l'occupation provoquent chez elle une volonté de faire quelque chose. Dès l'été, elle aide deux soldats français qui fuient l'armée allemande par crainte d'être traités comme des prisonniers. 

Puis, les lycées de Brest étant fermés pour cause de bombardements, ses parents l'envoient au lycée Victor Duruy à Paris pour rejoindre sa cousine Mado. Bientôt, elle est choquée par l'arrestation de ses profs de philo et latin-grec, toutes deux juives. Elle intègre alors, sans trop mesurer le symbole, le groupe de résistance de Geneviève de Gaulle. Ses parents, inquiets, la font revenir dans le Finistère, au lycée de Morlaix, en octobre 1942.

Le 23 juin 43, une petite fille qu'elle promène échappe à sa garde près du dernier étage du viaduc, au moment où la RAF bombarde la dernière arche. La petite fille est tuée, ainsi que neuf enfants d'une école voisine.

L'année suivante, elle est au lycée de filles de Quimper. Elle a dix-huit ans passés, mais depuis longtemps son esprit d'indépendance et son refus des convenances sociales lui donnent beaucoup de charme, ce qui séduit les garçons, comme l'attestent de nombreux témoignages (c'est peut-être pour cela qu'elle a dû quitter le lycée de Morlaix). 

A Quimper, un groupe de jeunes résistant-e-s, le groupe de Paul Collette, a été décimé. Mais un autre groupe, le groupe Marceau, s'attaque aux symboles de la collaboration (René Vautier, alors âgé de 15 ans, également membre de ce groupe, trouvait Anne trop vieille pour lui!). Anne, qui a déjà approché la résistance à Paris, et même avant à Brest (participation à la commémoration interdite du 11 novembre 1940), intègre le réseau. Le groupe attaque la permanence de la LVF (Légion des Volontaires Français) et fait sauter les locaux du PPF (Parti Populaire Français). Le 11 novembre 43, il manque de peu un attentat contre le responsable du STO. Un autre groupe de résistance, dont fait partie un voisin d'Anne à Daoulas, Jean Kernéis, qui avait prévu de détruire le fichier du STO, voit de ce fait son action retardée. Mais il réussit peu après ( 60 000 fiches détruites). 

De son côté, le réseau Marceau se constitue en maquis à la lisière de Quimper, dans un secteur très boisé et peu accessible, la vallée du Stangala. Anne est toujours à Quimper. C'est à cette période qu'on lui prête une aventure avec un lieutenant allemand (sans doute anti-nazi), qui lui aurait permis de séduire un membre breton de la Gestapo, Bernard Massotte, "spécialiste" de la torture.  Quoiqu'il en soit, celui-ci est abattu par Alain Conan, membre du réseau, le 25 avril 44 à 6h du matin, après une nuit passée avec Anne. Une de ses amies du lycée et du réseau, Yvette Menez, croise Anne peu après. Anne lui dit: "je suis perdue, j'ai fait tuer Massotte, il a passé la nuit avec moi".    

Elle lui confie un carnet pourpre (probablement son journal) en lui faisant jurer de ne pas le lire (carnet malheureusement disparu dans une caisse de livres vendus à un bouquiniste). Les polices allemande et vichyste, qui la soupçonnent, enquêtent pour savoir si on l'a vue avec Massotte dans des lieux publics (cafés, restaurants). 

Anne, avec sa copine Jacqueline, rejoint alors le maquis pendant une dizaine de jours, avant de rejoindre Brest en passant par Douarnenez. Malgré les risques, elles sont partantes pour une nouvelle mission. Anne, la jeune fille brune, s'est déguisée et teinte en rousse, et elle se croit non reconnaissable. Mais elle se trompe. Reconnues et dénoncées, les deux jeunes filles sont arrêtées le 24 mai, ce qu'annoncent avec jubilation morbide des SS aux parents d'Anne, dont la mère imagine qu'elle a été entraînée par sa camarade.

Après avoir été incarcérée à Quimper, Anne se retrouve en prison à Rennes et pendant toute cette période elle peut communiquer avec sa famille, qu'elle tente de rassurer. Elle se lie d'amitié avec Simone Jézéquel, dont le parcours ressemble au sien: Simone a été arrêtée à la suite de l'imprudence et de la naïveté de jeunes lycéens de Saint-Brieuc. Le 2 août, un bombardement atteint le mur d'enceinte de la prison et occasionne une tentative d'évasion. Les Allemands décident alors leur transfert vers l'Est. Aucune opération de la Résistance pour les libérer en sabotant la voie n'est envisagée, malgré l'appel d'un cheminot de Nantes. Cependant, certains parviennent à s'enfuir à la faveur d'un ralentissement, et à la gare de triage de Saint-Pierre-les-Corps (près de Tours), 168 prisonniers parviennent à s'échapper, dont Jacqueline. 

Ce n'est pas le cas pour Anne, qui a juste le temps de lui souhaiter "bonne chance" . Le train est parvenu à Belfort, les prisonnier-e-s sont dirigé-e-s vers le camp-usine de Genshagen, où Anne travaille. Avec Lucette et Lucienne, deux détenues avec lesquelles elle a sympathisé, elle parvient à fabriquer pour le 11 novembre des "fleurs de liberté" tricolores à l'aide de fils de fer. 

Mais au printemps 45, devant l'avancée des troupes soviétiques et américaines, les Allemands décident d'évacuer le camp. C'est le début d'une "marche de la mort" au cours de laquelle on perd la trace d'Anne. Certains documents la mentionnent mourante au Revier (infirmerie du camp). Mais Lucette, rescapée, pense l'avoir vue parmi des femmes libérées le 3 mai dans la petite bourgade de Parchim, à la jonction soviéto-anglaise.

Un mois plus tard, sa mère reçoit une lettre d'une amie indiquant qu'une radio l'avait mentionnée dans une liste de rapatriées à Bruxelles. Rien ne suivra. Et comme le dit Roger Faligot: "le mystère de la disparition d'Anne reste entier, mais pas celui de sa participation intrépide à la Résistance, dès les premières heures de l'occupation, à l'âge de 15 ans".            

 

Fonds ANACR (Association Nationale des Amis des Combattants de la Résistance) Anne Corre: la jeune résistante Anne Corre,morte en camp de concentration(Oranienburg) à 20 ans,en 1945 ,ayant grandi entre Daoulas et Plougastel

Fonds ANACR (Association Nationale des Amis des Combattants de la Résistance) Anne Corre: la jeune résistante Anne Corre,morte en camp de concentration(Oranienburg) à 20 ans,en 1945 ,ayant grandi entre Daoulas et Plougastel

Des graines sous la neige: Nathalie Lemel, communarde et visionnaire, Locus Solus -  par le scénariste Robert Michon (également cinéaste) et Laetitia Rouxel (dessinatrice)  

Des graines sous la neige: Nathalie Lemel, communarde et visionnaire, Locus Solus - par le scénariste Robert Michon (également cinéaste) et Laetitia Rouxel (dessinatrice)  

Des graines sous la neige: Nathalie Lemel, communarde et visionnaire

La Commune a produit des personnalités remarquables mais certaines sont restées longtemps méconnues. C'est le cas de la brestoise Nathalie Lemel, dont une biographie par Eugène Kerbaul avait cependant été publiée aux éditions Le temps des Cerises (2003, 3 édition 2014).

Récemment, un couple breton, le scénariste Robert Michon (également cinéaste) et sa compagne Laetitia Rouxel (dessinatrice) a choisi de transcrire cette vie intense sous la forme d'une BD. Claudine Rey, journaliste et présidente d'honneur des Amies et Amis de la Commune, a présenté l'ouvrage sous le titre Un visage sort de l'ombre

Une vie bien remplie et longue (1826-1921). Un décès symbole, le 8 mai, quelques jours seulement avant le 50e anniversaire de la Commune. Sept ans plus tôt, Armand Guerra, un réalisateur libertaire du cinéma naissant, l'avait sollicitée pour le tournage d'un film titré tout simplement La Commune , ce qu'elle n'avait accepté qu'avec réticence. Dans un album aux couleurs sombres, Laëtitia Rouxel a inclu des planches en noir et blanc (avec quelques taches rouges) illustrant ces entretiens sur les différentes de sa vie. 

Nathalie Lemel est née Duval. Son père, Alain, ouvrier tanneur, semble avoir ensuite abandonné ce métier pour aider sa femme, Catherine qui tenait un modeste débit de boissons. Cependant, ils ont une certaine aisance, puisqu'Alain Duval est électeur censitaire. Ils font même des sacrifices pour doter leur fille d'une bonne instruction, chose rare à l'époque. Le débit de boissons est un lieu de passage très fréquenté, notamment par les ouvriers de l'arsenal. 

Nathalie, dont la curiosité est éveillée par l'école et la lecture, s'intéresse aux discussions politiques et aux mouvements sociaux. En 1847, elle se marie avec Adolphe Le Mel (plus tard on écrira Lemel) et en 1849 le couple s'installe à Quimper pour tenir un atelier de reliure et une librairie. 

La situation en France se modifie avec la révolution de 1848, puis le coup d'Etat de Louis Napoléon Bonaparte et l'établissement du Second Empire.  Le couple Lemel, qui a déjà trois enfants, quitte Quimper en 1861 pour s'installer à Paris. Tandis que son mari s'adapte mal, Nathalie reprend comme ouvrière son métier de relieuse, une corporation très revendicative. En 1864, à l'occasion d'une grève, Nathalie rencontre Eugène Varlin et est élue au comité de grève. 

En 1865, l'AIT (l'Internationale) installe son siège parisien. En 1866, Varlin, au premier congrès de l'Internationale à Genève, propose "l'amélioration des conditions de travail des femmes en opposition à la notion de femme au foyer et un enseignement obligatoire, pris en charge par la société, pour tous les enfants". Ce qui le rapproche encore de Nathalie, d'autant plus que son mari lui reproche son engagement politique et social et sombre dans l'alcoolisme. 

A la fin de l'année sont créées une "caisse fédérative de prévoyance" et une société civile d'alimentation "La Ménagère". 

En 1868, alors que le régime s'assouplit (autorisation des réunions publiques) une assemblée générale crée des restaurants coopératifs "La marmite", et c'est Nathalie qui ouvre le premier rue Mazarine. 

En 1870-1871, la guerre désastreuse contre la Prusse et le soulèvement de la Commune modifient complètement les choses. Tout en s'occupant de "la Marmite", en essayant de gérer au mieux la pénurie alimentaire qui s'installe, Nathalie prend la tête de l'Union des Femmes et rencontre Elisabeth Dimitrieff, représentante de l'Internationale. 

La fin de la Commune approche. Le 23 mai, Nathalie tient une barricade Place Blanche avec des femmes. Le 28, alors que la dernière barricade tombe à Belleville, Varlin est sommairement exécuté. 

 

      

Eugène Varlin (1839-1871)

Eugène Varlin (1839-1871)

Nathalie Lemel

Nathalie Lemel

Le 21 juin, Nathalie est arrêtée. Le 10 septembre 1872, elle est condamnée à la déportation à perpétuité. 

En 1873, après la démission de Thiers, son successeur Mac Mahon décide la déportation en Nouvelle Calédonie. Le 9 août, Nathalie retrouve Louise Michel à La Rochelle où elles sont embarquées sur "La Virginie" qui arrive à Nouméa en septembre, après un voyage pénible. Tandis que Louise et Nathalie organisent du mieux possible la vie sur l'île (en obtenant notamment le droit de subir le même sort que les hommes), à Paris se créent deux comités pour l'amnistie, l'un mené par Victor Hugo et Louis Blanc, l'autre plus à gauche intitulé "Initiative pour l'amnistie". En 1879, une amnistie partielle est accordée, Nathalie rentre à Paris.  En 1879, une amnistie partielle est accordée, Nathalie rentre à Paris. En 1880, elle trouve un emploi de plieuse au journal de Henri Rochefort, L'Intransigeant , puis elle sombre dans la misère. En 1888, son mari, qu'elle ne voit plus guère, meurt. En 1889, c'est son fils Charles. En 1905, c'est Louise Michel. En 1915, seule et dans une grande misère, elle entre à l'Hospice des Incurables d'Ivry, où elle décède le 8 mai 1921, quelques jours avant le 50ème anniversaire de la Commune. Le 11 mai, seules trois personnes assisteront à son inhumation dans la fosse commune du cimetière d'Ivry. 

Dans la postface de la BD, sous le titre "Nathalie la discrète" , l'actrice Nathalie Boutefeu, qui joue le rôle de Nathalie Lemel dans le téléfilm de Solveig Anspach, Louise Michel, la rebelle (2008), écrit: 

" Aujourd'hui, Roland Michon et Laëtitia Rouxel se penchent sur la mémoire de Nathalie Lemel, et utilisent pour cela un outil proche du cinéma: la bande dessinée. Cadrage, mouvement, dialogues, couleurs et lumières sont ici au service d'une biographie fidèle. Un travail à la fois riche sur le fond et sur la forme, mais par la magie de l'image accessible au plus grand nombre. Leur documentation est telle qu'à cette lecture, j'ai eu le bonheur de largement compléter ma connaissance du personnage. La Communarde un peu oubliée par l'Histoire est revenue par ce livre peupler mes souvenirs de tournage calédoniens. Et confirme l'admiration que je porte à son combat".   

(...)

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 16:16

Une délégation des cheminots CGT a rencontré Mme la Maire de Châteaulin Gaëlle NICOLAS mardi en fin d'après midi, à la mairie de Châteaulin.

 

 Il en ressort pour l'essentiel que: 

 

- la Maire a été contacté par les services commerciaux de la SNCF pour un transfert des activités de guichets vers l'office de tourisme sans lui laisser d'autres choix. Elle n'est pas emballée par cette solution de part l'éloignement de l'office par rapport à la gare et le coût de la prestation est à la charge de la communauté de commune (Un pourcentage sur la vente des billets rentabiliserait la prestation pour moitié). La CGT a fait remarquer que sans un professionnel, le conseil à l'office de tourisme restera effectivement très limité et que les usagers qui n'ont pas ou qui ne veulent pas d'internet devront à terme se rendre en gare de Quimper ou Landerneau pour préparer leur voyage. La CGT a  aussi insisté sur l'accueil, l'information et le service en gare pour la sécurité, les PMR et en cas de perturbations. 
 

Une  inauguration officielle de réouverture de la ligne aura lieu dimanche 10 décembre, en principe au croisement des trains en début d'après midi. Il est possible qu'Elisabeth BORNE, ministre des transports y participe.

Comme pour les 150 ans de la gare de Châteaulin, un rassemblement CGT sera organisé ce 10 décembre à Châteaulin à 14h 

Appel de la CGT Cheminots à la mobilisation des usagers le dimanche 10 décembre à Châteaulin à 14h

                                 Tract aux usagers

 

Mesdames, messieurs,

 

 

La réouverture de la ligne ferroviaire entre Quimper et Brest est pour nous l'occasion de vous faire un point sur la situation du service public ferroviaire en Finistère.

La CGT est porteuse d'une vision de l'aménagement du territoire solidaire et durable ; Ainsi nous portons des propositions d'organisation des transports basées sur la complémentarité entre les différents modes plutôt que sur la concurrence.

La CGT a d'ailleurs soutenu   la régionalisation des transports TER qui depuis sa mise en œuvre en 2002 a permis de relancer durablement cette activité. Ainsi en Bretagne des investissements massifs  ont été réalisés par la Région sur fond propre ou dans le cadre des Contrats de Plans Etat-Région. Cela a permis de moderniser le réseau ferroviaire mais aussi l'acquisition de matériels TER  modernes avec des résultats sensibles tant en matière de fréquentation qu'en terme d'offre ferroviaire en Bretagne.

C'est d'ailleurs dans ce cadre que viennent d'être réalisés les travaux de rénovation de la ligne entre Quimper et Brest. Cela permettra dès le 10 décembre prochain de relier à nouveau Quimper à Brest en 1h14.

La CGT porte depuis de nombreuses années la nécessité pour nos territoires de maintenir des services publics structurants pour nos territoires. Des interpellations d'élus, d'associations d'usagers, de voyageurs tout comme les actions menées par les cheminots ont permis notamment le maintien  de cette ligne ferroviaire indispensable notamment en ce qu'elle constitue une alternative crédible à la route en cohérence avec les objectifs de préservation de l'environnement et de sécurité pour les usagers transportés.  Si sa rénovation est désormais réalisée reste que sa modernisation demeure à l'ordre du jour.

En effet développer l'offre sur cet axe nécessiterait de nouveaux investissements notamment pour permettre de diminuer le temps de parcours mais aussi la mise en place d'une desserte étendue à de nouvelle villes notamment vers l'aquitaine via Nantes.

En outre, pour garantir la sécurité, la sureté et l’information des voyageurs, reste posée la question du maintien de la présence humaine à bord des trains, dans les gares, tout comme aux guichets de vente.

 

Des travaux de modernisation étaient initialement prévus en 2014 sur la ligne Quimper-Landerneau. Ils permettaient de doubler le trafic TER avec la création d'une double voie entre Landerneau et Hanvec et de réduire le temps de parcours Quimper-Brest à 59 min contre 1H14. Malheureusement ces travaux attendus ont été reportés à 2015 avant d'être annulés et reportés sine die.

Alors pourquoi la modernisation de cette ligne est-elle bloquée?

Les décisions politique tant au niveau national qu'européen menacent clairement la présence à long terme du service public ferroviaire et risque d'anéantir les investissements réalisés  par la Région et les autres collectivités locales pour maintenir voir développer des offres de transports alternatives à la route. En effet la baisse drastique des dotations de l'Etat vers les collectivités effectuées ces dernières années et malheureusement confirmées à hauteur de 13 milliards d'euros par l'actuel gouvernement compromet l'avenir pour des milliers de  personnes dans nos territoires.

En outre, l'Etat comme la commission européenne veulent imposer l'ouverture à la concurrence du TER dès 2019, ce qui risque de conduire à l'abandon des lignes jugées non rentables. Cette position idéologique n'a pour but que de créer des marchés privés aux mains d’un petit nombre d’entreprises pour reporter les contributions publiques vers les actionnaires de celles-ci. Les assises de la mobilité qui se tiennent actuellement en France dans la plus grande opacité déboucheront sur une nouvelle loi d'orientation des mobilités intérieures dite LOMI favorisant la mise en concurrence des différents modes de transport en lieu et place de leur nécessaire mise en complémentarité.

Pour la CGT le développement économique de la Région Bretagne et in fine du Finistère passe par un service public capable de répondre aux besoins de transports. Nos territoires bénéficieront d'un réel développement que si un service public efficient et efficace est maintenu en réponse aux besoins des usagers.

 

Ensemble participons au rassemblement avec la CGT  le dimanche 10 décembre 14h00 à la gare de Châteaulin  et exigeons:

 

  • Une vraie modernisation de la ligne Quimper - Landerneau de relier Quimper à Brest en 59 min et de doubler le trafic des trains permettant TER avec un programme d’investissement plus ambitieux ;

 

  • La réhumanisation des gares et des trains ;

 

  • L’ouverture des guichets du premier au dernier train dans chaque gare ;

 

  • Une accessibilité à l’ensemble des trains pour tous les citoyens ;

 

  • Le développement du TER, des Trains d’Equilibre du Territoire (Brest-Quimper-Bordeaux) et du Fret ferroviaire                                            
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