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Par Patrick Le Hyaric Directeur de l’Humanité
En réussissant une éclatante édition de la Fête de l’Humanité, nous venons de relever un extraordinaire défi collectif. Un défi que l’insaisissable pandémie de Covid-19 aura rendu plus ardu, contraignant les équipes de l’Humanité à redoubler d’efforts pour assurer, dans le respect des contraintes sanitaires, l’édification de la Fête, la programmation de ses scènes musicales et de ses espaces de débat. Je veux ici de nouveau sincèrement les remercier, ainsi que les militants politiques, associatifs et syndicaux qui ont placé le bon de soutien et tenu les stands. J’exprime aussi notre gratitude aux autorités publiques et sanitaires, aux agents de sécurité publique ainsi qu’à tous les partenaires et prestataires qui ont permis d’assurer le bon accueil des participants.
Le public a largement répondu présent sous le ciel ensoleillé de La Courneuve, donnant à cet événement culturel et politique unique une saveur particulière après l’année éprouvante que nous venons de vivre. Au fur et à mesure des heures, la Fête s’est trouvée inondée de fraternité et de chaleur humaine. Les joies et les émotions ont pu reprendre toute leur place. Les paroles échangées dans les multiples espaces de débats débordant de participants ont fait un bien fou après cette année vampirisée par les écrans et marquée du sceau de la « distanciation physique ». Chacun a senti à La Courneuve l’envie débordante d’échanger des idées, de partager des savoirs dans des domaines aussi variés que la littérature, la science, les arts, et de s’instruire des combats internationalistes.
Cette Fête aura été le parfait contre-feu aux effluves nauséabonds répandus en cette rentrée par les cercles d’extrême droite et de droite extrémisée qui tentent de remettre au goût du jour des idées largement réprouvées il y a une décennie à peine. Elle aura montré l’existence d’un peuple de gauche résolu à dresser la tête. Cette immense agora populaire aura redonné ses lettres de noblesse à la politique. La Fête aura également été un puissant souffle d’air pour le débat démocratique, pour le monde de la culture et de la création, la défense des œuvres de l’esprit et de celles et ceux qui les font vivre. Son retentissement national et international va bien au-delà de nos espérances, témoignant de l’intérêt jamais épuisé que porte une multitude de citoyens et de peuples à notre événement rassembleur, fraternel et solidaire.
Le pari a donc été réussi. Mais, pour l’être pleinement, il a encore besoin du concours de chacune et chacun. Dans les deux semaines qui viennent, la campagne pour la vente du bon de soutien à l’Humanité doit pouvoir se poursuivre pour assurer l’équilibre financier de la Fête et de l’Humanité, compte tenu des surcoûts engendrés par les dispositions que nous avons dû prendre afin d’assurer la sécurité sanitaire et les aménagements des terrains. Notre groupe de presse doit ainsi pouvoir sereinement financer les investissements importants qu’il a fallu mobiliser pour la tenir et la réussir. Acheter et continuer à placer le bon de soutien, défiscalisé à hauteur de 66 %, c’est encore participer à un acte important de solidarité, puisqu’un euro sur chaque bon est reversé au fonds d’urgence créé par notre partenaire, le Secours populaire français. Nous avons encore besoin de vous !
Soutenez l’Humanité en commandant ici vos bons de soutien !
Conseil Municipal du 13/09 : Hommage à la Résistance ce soir avec la dénomination d'une impasse aux noms de Mélinée et Missak Manouchian à Rennes
Yannick Nadesan, élu communiste rennais
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16 novembre 1943 : arrestation des 23 résistants du groupe Manouchian
Dans les allées de la Fête, les communistes ont profité de trois jours de fraternité pour se lancer à plein dans la campagne de 2022. Entre meetings, dédicaces et débats, leur candidat Fabien Roussel se démultiplie.
« Fabien président ! » Dans les allées de la Fête, le secrétaire national du PCF reçoit un accueil chaleureux et enthousiaste. « J’ai l’impression de retrouver le parti que j’ai connu dans ma jeunesse ! » lui lance un militant devant l’Auberge champenoise. Pour les communistes croisés dans les stands, serrer la main de leur candidat à l’élection présidentielle, le premier depuis quinze ans, est un événement qui revigore. L’occasion surtout de retrouver une fraternité mise sous cloche par la pandémie, comme vendredi en fin d’après-midi avec les jeunes qui ont accompagné la « caravane des jours heureux » durant tout l’été. Cette dernière « me permet de dire, grâce à ces milliers de personnes que nous avons pu rencontrer, ce qu’il faut porter dans cette campagne », se félicite le député du Nord.
Une expérience qui se renouvelle dans les allées de la Fête. « Même les travailleurs prennent comme acquis le fait qu’ils seront smicards toute leur vie. Salaires et pouvoir d’achat doivent augmenter de manière significative ; 300 euros sur le Smic, c’est le minimum », assure ainsi Joël, devant le stand normand. « Ça fait vingt-cinq ans que je travaille et même pas 200 euros d’augmentation ! » s’emporte-t-il avant d’insister : « Il y a bien sûr plein de luttes à mener, mais ça, on ne peut pas le laisser à l’extrême droite, ce n’est pas possible. » Nadia, tract à la main dans la rue du Pluralisme-des-Médias, redoute aussi le score promis à Marine Le Pen, Zemmour et consorts : « Le désintérêt des gens aux dernières élections m’inquiète parce qu’on va les laisser s’installer », se désole-t-elle. Une « anxiété » et une « colère » qui, « faute de perspective à la hauteur à gauche, font le jeu des démagogues de la pire espèce de la droite ultra et de l’extrême droite », prévient Fabien Roussel seulement quelques minutes plus tard, depuis le stand où il accueille les personnalités de la gauche sociale et politique.
C’est aussi à ces priorités que le candidat s’attaque, samedi, lors de son meeting qui fait le plein sur la scène Angela-Davis de la Fête. Il est « possible de garantir le droit universel au travail ! » lance-t-il, promettant un « nouvel âge de la Sécurité sociale » pour « un vrai travail, un vrai salaire, une formation tout au long de la vie ». Dans son élan, la doxa gouvernementale sur la croissance en prend pour son grade : « Pour l’instant, la seule croissance pour les Français, c’est la croissance des factures », tacle-t-il, plaidant pour porter le Smic à « 1 800 euros brut ». Le secrétaire national du PCF profite aussi de la tribune pour défendre la réduction du temps de travail pour « travailler moins, mieux et sans perte de salaire » afin de « vivre dignement, d’être utile et de retrouver du sens au travail ». « Vaccinez-vous contre le Covid. Et, contre le capitalisme, le vaccin existe, c’est nous ! » invite le candidat qui veut aller chercher l’argent « en rendant les impôts plus justes », rappelant que ce sont « 80 milliards d’euros qui manquent au budget de la France » chaque année avec la fraude et l’évasion fiscales.
D’emploi, de réindustrialisation, de protection sociale et de salaires, il est question lors d’une confrontation projet contre projet avec l’une des candidates de la droite à la présidentielle, Valérie Pécresse. L’arrivée de cette dernière sous le chapiteau du Forum social suscite des huées qui laissent vite place à un débat, certes animé. « Moratoire sur les délocalisations » et « des aides publiques de 150 milliards d’euros tous les ans conditionnées à la relocalisation, au maintien des emplois, à la préservation des ressources naturelles », pose d’emblée sur la table le député du Nord. « Ça ne vous surprendra pas, je vis dans un monde où il est très difficile d’empêcher une entreprise privée de délocaliser, sauf peut-être les exemples qu’a donnés Fabien Roussel », concède Valérie Pécresse, citant Renault, avant de dérouler, pour la première fois, son plan pour l’industrie dont la « préférence européenne, pour la réciprocité dans les échanges ». « Les traités européens ne sont pas tombés du ciel, ils ont été écrits et défendus par tous les gouvernements de ces trente dernières années », rétorque le député du Nord avant qu’une nouvelle passe d’armes ne s’engage. La candidate de droite plaide pour « augmenter les salaires » mais avec un financement à « un tiers par les entreprises, un tiers par des économies sur la dépense publique et un tiers sur un transfert de fiscalité pour moins de charges sociales ». « Ce n’est pas une hausse de salaires mais un jeu de bonneteau. C’est nous qui allons payer car la baisse de la dépense publique, c’est moins d’argent pour les hôpitaux, les écoles… Et ce que vous appelez “charges”, on appelle ça “cotisations sociales”, c’est du salaire différé, c’est ce qui nous permet d’accéder à la santé, normalement à un bon système de retraite », réplique le candidat PCF, pointant le « coût du capital » aujourd’hui si élevé.
Dans les allées, si la droite n’a pas les faveurs du peuple de la Fête, la situation de la gauche laisse parfois perplexe. Comme Julie et Thomas, de jeunes sympathisants qui « regardent de loin pour l’instant » et sont « un peu dans le flou » : « Ça m’inquiète dans le sens où la gauche n’est pas prévue dans les sondages pour passer au second tour », lâche Thomas. Pour les communistes, il s’agit de dépasser l’obstacle. « Je n’ai pas toujours été favorable à ce qu’on ait une candidature, mais aujourd’hui je pense qu’elle est utile parce qu’elle remet en avant des valeurs qui manquent chez les autres », assure Dominique.
La porte à gauche n’est pas complètement close pour autant. « Nous croyons possible, en contribuant à créer une nouvelle dynamique qui sorte la gauche de ses faiblesses présentes, de bâtir une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale avec le plus possible de députés de gauche et d’écologistes, et bien sûr, un grand nombre de communistes ! » lance Fabien Roussel, samedi midi, proposant à nouveau aux autres formations « un pacte d’engagements communs » pour ces élections. Si, pour l’heure, la proposition est restée sans réponse officielle, dans la foulée du discours le secrétaire national d’EELV, Julien Bayou, approuve, quand la députée FI Caroline Fiat estime que « c’est du bon sens ». La campagne comme le débat ne font que commencer. Et de la meilleure des manières, par un week-end de « jours heureux ».
C’est un élan longtemps retenu et étouffé qui s’est libéré d’un coup à La Courneuve. Comme un grand cri de délivrance, d’espoir et de soulagement lâché dans le soleil et la poussière des allées fourmillantes de vie. La première Fête de l’Humanité d’une ère que tout le monde souhaite être celle de l’après-Covid a refermé ses portes, dimanche soir, après trois jours d’une intensité inouïe. Trois jours de rire, de joie, de chants, de danse. D’humanité, tout simplement. Les échos des retrouvailles de la Fête avec son peuple ne sont pas près de se dissiper.
La Fête de l’Humanité n’est pas une parenthèse hors du monde. En renouant avec la pratique populaire du débat d’idées qui est sa marque de fabrique, sa tenue, même dans un contexte compliqué par les indispensables précautions sanitaires, change déjà en partie le réel. Avec elle, revient la possibilité de faire de la Politique avec un grand P, où chacun peut confronter en toute liberté ses arguments à d’autres façons de penser et de raisonner, loin des anathèmes et des postures politiciennes excluantes et simplificatrices.
En trois jours seulement, nombre de ceux qui désespéraient de la politique et, peut-être, aussi, de la gauche ont repris courage et confiance. Mieux, beaucoup y puisent la force d’être de la partie pour bousculer les scénarios trop vite écrits pour 2022. La combativité des communistes mobilisés dans la campagne présidentielle de leur candidat, Fabien Roussel, qui s’est démultiplié comme jamais dans les différents espaces de la Fête pour rassembler et convaincre les électeurs qu’un nouveau projet de justice sociale et de progrès est possible pour la France, agit comme un puissant antidote au fatalisme. À chacune et chacun désormais de porter à l’extérieur un peu de cet esprit de la Fête qui la rend unique et irremplaçable. En attendant la prochaine, qui se tiendra sous d’autres cieux, et dans une configuration politique totalement nouvelle.
Fabien Roussel était l'invité de Jean-Jacques Bourdin - 7/09/21
Fabien Roussel était l'invité de RTL, jeudi 2 septembre 2021
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Retrouvez le programme national du stand du PCF sur la fête de l'Humanité.
Cette année le stand sera situé : Carrefour des Jours heureux
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VENDREDI 10 septembre
18h00-20h00
Débat : Quel bilan pour les députés communistes ? Quelles perspectives pour les élections législatives de 2022 ?
André Chassaigne, Président du groupe GDR à l'Assemblée Nationale
et Karine Trottein, Secrétaire départementale du PCF Nord
Animé par Ian Brossat, Porte-parole du PCF, Président de l'Association des Elus Communistes et Républicains
20h00-21h30
Débat : "Travailleurs européens, unissons-nous !"
Fabien Roussel, candidat à l'élection présidentielle de 2022
Raoul Hedebouw, député fédéral et porte-parole du Parti du Travail de Belgique
SAMEDI 11 septembre
12h00-13h00
Réception des personnalités avec Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF
14h00-15h30
"Réchauffement climatique : l' urgence des choix en France et dans le monde"
Débat de la revue Progressistes
Sylvestre Huet, journaliste scientifique,
Virginie Neumayer, syndicaliste de l'énergie
Laurent Michel, directeur de la politique énergie et climat au ministère de l'écologie
Animé par Amar Bellal, enseignant, rédacteur en chef de la revue Progressistes
17h00-18h00
Meeting de Fabien Roussel sur la grande scène Angela Davis
18h30-20H00
"Prendre le pouvoir sur l'économie, depuis les entreprises et les régions."
Débat de la revue Economie & Politique.
Frédéric Boccara, membre du CEN et du CA des Economistes atterrés
Robert Boyer, directeur d'études à l'EHESS
Marie-Claire Cailletaud, syndicaliste et membre du CESE
Muriel Ternant, Présidente du groupe communiste à la Région BFC.
Animé par Denis Durand, codirecteur de la revue Economie & politique
20h00-21h30
Temps international, "Solidarité et paix pour le peuple d'Afghanistan"
Abdullah Naïbi, président, et Amilia Nadjimi Spartak, responsable internationale du Nouveau parti du peuple afghan
Pierre Laurent, Sénateur, Président du Conseil National du PCF
Lydia Samarbakhsh, coordinatrice du secteur international du PCF.
DIMANCHE 12 septembre
10h00-11h00
Dédicace par Fabien Roussel de son livre : Ma France, heureuse, solidaire et digne.
11h00-12h30
Débat "Culture : quelle(s) politique(s) à gauche ?"
Table ronde avec les forces de gauche
12h30-13h30
Rencontre de Fabien Roussel avec les nouveaux adhérents du PCF
14h00-15h30
"Science, raison, démocratie"
Débat de la revue Cause Commune
Michel Limousin, médecin, rédacteur en chef des cahiers de santé publique et de protection sociale
Pierre Ouzoulias, sénateur PCF des Hauts-de-Seine
Stéphanie Roza, chargée de recherches en philosophie politique au CNRS
Françoise Salvadori, maîtresse de conférences en immunologie à l'université de Bourgogne
Animé par Saliha Boussedra du comité de rédaction de Cause commune.
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Après deux années scolaires marquées par le COVID, l’enjeu de cette rentrée est de taille. Il s’agit, malgré la situation sanitaire qui reste tendue, de permettre à chaque jeune de renouer avec une scolarité à 100% en présentiel. Il s’agit de permettre à chaque élève de rattraper le « temps perdu » depuis 18 mois. Il s’agit de considérer l’école, au même titre que la santé, comme un enjeu de société de premier ordre.
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La responsabilité du ministère est de donner aux écoles, aux enseignant-e-s et aux personnels d'éducation les moyens de raccrocher les élèves dont les difficultés se sont aggravées, celles et ceux qui n’ont que l’école pour réussir.
Il y a besoin de garantir la sécurité sanitaire des élèves, des personnels et de leurs familles.
Tout doit être fait pour permettre la vaccination des personnels et des élèves et pour cela entre autre reconstruire une médecine scolaire de qualité en capacité d’intervenir dans tous les établissements et auprès de chaque élève.
Depuis plus d'un an, le PCF propose également de réduire les effectifs par classe, de les dédoubler quand cela est possible et pour cela de recruter 90 000 enseignants en puisant chez les admissibles aux concours de l’enseignement, en recrutant les listes complémentaires, en titularisant des contractuels donnant satisfaction et en poste depuis plus de 3 ans.
Nous proposons en lien avec les communes, les départements un grand plan d’équipement des locaux scolaires en aérateurs, de permettre la création de classes avec des locaux supplémentaires, d’aménager les préaux et les cours de récréation, les salles dédiées à l’EPS, à l’éducation musicale notamment de manière à permettre de revenir à la normalisation des enseignements.
Les élèves après des mois de confinement ont perdu du temps de classe. Or, pour apprendre, il faut être en classe, il faut donc donner aux élèves, aux enseignants du temps pour apprendre.
Il y a besoin d’aménager les programmes scolaires, de regagner 27 heures hebdomadaires en maternelle et primaire, et d’aller ensuite vers les 32 heures de la maternelle au lycée.
Le PCF propose des mesures d’urgence pour répondre aux besoins que fait surgir la crise sanitaire, et au-delà il propose d’engager un véritable débat sur les nécessaires transformations de l’école pour garantir à chacune et chacun les moyens de réussir.
Pour cela il faut du temps pour apprendre, il faut plus de temps de classe, plus d’enseignants et mieux formés, il faut plus de temps pour d’autres pratiques, rééquilibrer les apprentissages, et garantir à chaque élève d’avoir du temps pour réussir sa scolarité.
Le PCF propose :
- vaccination de l’ensemble des personnels et des élèves de collège et lycée
- reconstruction d’une véritable médecine scolaire
- dédoublements des classes
- mise à disposition de locaux et équipement en aérateurs
Sur le plan des apprentissages, nous proposons de redonner du temps pour apprendre :
- 26h dans le premier degré et 32h dans le second
- plus de maîtres que de classes
- remplacement en nombre suffisant pour garantir la continuité des enseignements
- refonte des programmes, programme ambitieux mais réaliste, qui problématise les choses plutôt que d'être un catalogue interminable de notions techniques
- pas d'évaluations nationales qui obligent à faire la course au programme
Parti communiste français,