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15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 05:46
Congrès. Le PCF entre dans le vif des débats (Julia Hamlaoui et Maud Vergnol, L'Humanité, 15 octobre 2018)
CONGRÈS. LE PCF ENTRE DANS LE VIF DES DÉBATS
Lundi, 15 Octobre, 2018

Après le vote des communistes sur la « base commune » de leur congrès, leurs dirigeants se sont réunis ce week-end. Européennes, projet, stratégie, direction… tout est mis sur la table.

Une semaine après un vote inédit qui a placé en tête un autre texte que celui proposé par sa direction, le conseil national du PCF, qui se réunissait ce week-end, était attendu au tournant. « La question s’est dédramatisée. Le conseil national s’est déroulé dans une ambiance très constructive, notait hier Pierre Laurent. Il existe une volonté partagée de reconnaître le résultat du vote, de construire un texte d’orientation qui permette de rassembler, d’entendre le message de ceux qui demandent une affirmation plus forte du parti et demandent des changements sur la conduite de nos stratégies. » Le secrétaire national, dans son introduction, a d’ailleurs redit sa « disponibilité » pour un nouveau mandat. « J’insiste sur le besoin de constituer une nouvelle équipe de direction, aucun secrétaire national, ni moi ni un autre, ne pourra faire face aux problèmes auxquels nous sommes confrontés sans », a-t-il précisé.

Il n’est cependant plus le seul candidat. Le député du Nord, Fabien Roussel, l’un des signataires du « Manifeste », devenu « base commune », s’est lui aussi affirmé « disponible ». « Mon nom a été cité. Si mon expérience, mon mandat de député peuvent être utiles, si ça peut rassembler, si ça peut donner l’idée d’un Parti qui bouge, se renouvelle, alors je veux bien me mettre à disposition. Pas pour diviser, pas pour mener une campagne contre Pierre Laurent », a-t-il insisté, demandant à rencontrer ce dernier « pour en discuter ». « Dans notre parti, il n’y a pas d’écurie, pas d’éléphant derrière qui on se range. Il faut sortir tous gagnants », a également ajouté le responsable de la fédération du Nord, réaffirmant que le débat doit d’abord porter sur le fond du projet plutôt que sur le nom.

Le choix est désormais entre les mains des communistes

Mais, parmi les autres soutiens du « Manifeste », les positions ne sont pas unanimes, certains craignant que ne soit ainsi escamoté le débat d’orientation, d’autres plaidant pour que les noms soient en effet sur la table. La question est désormais entre les mains des communistes, qui doivent se réunir en congrès locaux puis départementaux, mais aussi de la « commission des candidatures ». L’objectif de cette dernière, explique Gilles Ravache, l’un de ses animateurs, est de présenter, au moment du congrès, une liste de candidats à la direction (dont le premier nom est en principe celui du secrétaire national) qui permette d’éviter un affrontement entre plusieurs propositions. La possibilité de constituer une « liste alternative » en cas de désaccord restant ouverte. Pour Frédérick Genevée, l’un des initiateurs du texte « Pour un printemps du communisme », « sur les candidats, les choses commencent à s’éclaircir, mais sur les questions de fond, ça n’a pas bougé ». Si chacun a pris acte des résultats du vote (la « commission du texte » a d’ailleurs été modifiée en conséquence avec de nouveaux membres et une codirection), beaucoup estiment que le débat n’est pas clos pour autant. « La question migratoire est un sujet sur lequel il va falloir faire des amendements, le Parti communiste porte la liberté d’installation et de circulation », pointe, par exemple, Cécile Dumas, des Alpes-Maritimes. « Les communistes par leur vote ont souhaité indiquer un cap, ils ont fait un choix politique », estime l’économiste Frédéric Boccara. « Ce texte est amendable sans aucun problème, avec l’objectif de rassembler le plus grand nombre, à condition qu’on ne revienne pas sur ses orientations fondamentales », explique également le député André Chassaigne. De son côté, Pierre Laurent a formulé une série de propositions pour organiser les débats : « Nous avons un nouveau point de départ avec le texte du “Manifeste”. C’est maintenant aux communistes de construire le point d’arrivée que sera le texte d’orientation adopté au congrès », a-t-il déclaré.

Les européennes, « premiers travaux pratiques du congrès »

À la clé, cinq grandes questions « sur lesquelles le débat devrait être approfondi » : la définition du « communisme de notre temps » ; le rassemblement et le rôle du PCF ; la situation politique et la recomposition en cours ; la mondialisation, l’internationalisme et l’Europe ; et enfin les transformations du PCF. Mais, à quelques mois du scrutin, et alors que le PCF est déjà en campagne, les élections européennes représentent les « premiers travaux pratiques du congrès », note la députée européenne Marie-Pierre Vieu. Le texte choisi, s’il insiste sur la nécessité « d’en finir avec la construction européenne actuelle », fait aussi état des différentes propositions en débat, sans trancher. C’est cette « contradiction » qu’a relevée hier Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, à l’occasion d’une séance de travail consacrée à la campagne des européennes. « J’entends qu’on se félicite du contenu du rapport de Ian (Brossat) dans l’orientation qu’il donne. On a intérêt à ce que nos décisions de congrès et notre travail sur le texte soient raccord avec la manière dont il mène campagne. Pour l’instant, ça ne l’est pas. Mais je souhaite qu’on y arrive dans les prochaines semaines. »

Plus tôt, Ian Brossat, chef de file pour le scrutin du 26 mai 2019, avait dessiné dans son rapport les grands axes de la campagne qu’il compte mener. « L’Union européenne ne fait plus rêver personne. Ils nous promettaient la paix, c’est aujourd’hui la guerre qui menace. Ils nous promettaient la prospérité. L’Union européenne, c’est très exactement 87 millions de pauvres… Ils nous promettaient la démocratie. Où est-elle quand quelques multinationales dictent leur loi ? » dénonce-t-il. « Nous sommes la seule force politique de gauche à avoir rejeté tous les traités sans exception qui ont mis en place cette Europe-là », rappelle le chef de file, qui plaide pour « une transformation positive de l’Union européenne ». « La clé de cette transformation est claire, souligne-t-il. Il s’agit, pour nous, d’être le lobby des gens face au lobby de l’argent qu’est aujourd’hui l’UE. »

La « stratégie de rassemblement » toujours en débat

Si une majorité de communistes semblent d’accord avec les quatre grands enjeux de campagne proposés (travail-services publics-argent-enjeux écologiques), la « stratégie de rassemblement » fait encore débat. « Cette campagne va permettre aux communistes de regagner en visibilité. Je suis persuadé qu’on peut dépasser les 5 % », se félicite Pierre Lacaze, secrétaire fédéral de Haute-Garonne. « Dans le contexte politique actuel, l’enjeu est bien plus grand que de se faire plaisir et de se compter ! » lance Bob Injey, des Alpes-Maritimes. « La question essentielle, c’est celle de l’utilité du bulletin de vote qu’on proposera et sa capacité à incarner un espoir, en fonction du rapport de forces politique », estime de son côté Lydia Samarbakhsh, responsable du secteur international.

« Au moment où Macron avance avec sa politique antisociale, où l’extrême droite menace, personne ne comprendrait que nous ne soyons pas capables de nous retrouver autour d’une table », explique Ian Brossat, qui a déjà lancé un appel aux forces de gauche « qui partagent avec (nous) la nécessité d’une autre Europe ». Un courrier leur sera adressé aujourd’hui. Reste à voir si la main tendue sera saisie.

Julia Hamlaoui et Maud Vergnol
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15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 05:44
Conseil national du PCF: à la recherche des voies de l'unité (14 octobre 2018)
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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 05:41
Climat: l'Humanité n'attend plus! Le Parti communiste appelle à participer nombreux aux marches sur le climat du 13 octobre

Le Parti communiste français appelle à participer à la nouvelle marche pour le climat organisée, le 13 octobre prochain, partout en France. Car le nombre et l'ampleur des événements climatiques se multiplient comme ces derniers temps encore en Indonésie, frappant très durement les populations pauvres et démunies.


Le rapport spécial du GIEC commandé par l'ONU qui a paru le 8 octobre vient nous le rappeler, si nécessaire. Il est encore possible d'éviter un enchaînement des catastrophes pour les décennies à venir. Toutefois, il y a urgence. Pour cela l'augmentation de la température à la surface du globe doit être limitée à 1,5°C, ce qui déjà ne sera pas sans conséquence. Pas d'autre alternative donc que de réduire de 45% nos émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 et atteindre la neutralité carbone en 2050.


C'est vrai pour la France où l'on constate depuis 2015 la relance d'une augmentation de nos émissions due à une forte utilisation des énergies carbonées. L'accumulation de ces retards sont très préjudiciables à la qualité de la vie de toutes et tous.
Le climat est une affaire trop sérieuse pour être laissée entre les mains de dirigeants, même les mieux intentionnés. Au contraire l'écologie, le climat ont besoin, au quotidien et dans tous les domaines (énergie, agriculture, forêts, océans, transports, industries et bâtiments...), de l'intervention solidaire de femmes et d'hommes, de citoyen·ne·s et de salarié·e·s toujours plus actifs et déterminés à mettre en cause le système productif dominant planétaire responsable du réchauffement climatique.
Face aux bons mots de Macron sur la scène internationale, l'heure est à la mobilisation de tous les secteurs de la société. Or c'est pourtant le moment où l'homme désigné « champion de la Terre » ampute le ministère de l'Environnement de plus de 1300 fonctionnaires. C'est inconcevable !


Plus que jamais, la lutte contre le réchauffement climatique ici, en Europe et dans le monde exige la fin des politiques d'austérité.
Contre l'égoïsme d'une minorité, notre place est dans la rue pour exiger une autre politique de progrès social et écologique. L'humanité n'attend plus, elle se mobilise !

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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 05:23
9 millions de pauvres, et Macron joue aux petits chevaux depuis 1 semaine (Ian Brossat)

"9 millions de pauvres, 1 million d'enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté, 1 Français sur 5 qui n'a pas de quoi manger 3 repas équilibrés par jour. Que fait le gouvernement ? Il est occupé à jouer au jeu des petits chevaux depuis 1 semaine..."

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 19:39
Un plan d'urgence pour les EHPAD - le PCF lance une campagne nationale
Un plan d'urgence pour les EHPAD - le PCF lance une campagne nationale

Des milliers de tracts serviront de supports aux rencontres avec les patients, familles, personnels dans les semaines à venir dans le Finistère, en appui d'une pétition régionale et nationale. 

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 12:14
 Vidéo du débat de la fête de l'Huma 2018 - Vieillir est une chance – Pour le respect, la dignité : Combattre l’âgisme dans notre société, les ÉHPAD et à domicile - Débat animé par : Christiane CARO
 Vidéo du débat de la fête de l'Huma 2018 - Vieillir est une chance – Pour le respect, la dignité : Combattre l’âgisme dans notre société, les ÉHPAD et à domicile - Débat animé par : Christiane CARO
 Vidéo du débat de la fête de l'Huma 2018 - Vieillir est une chance – Pour le respect, la dignité : Combattre l’âgisme dans notre société, les ÉHPAD et à domicile - Débat animé par : Christiane CARO
 Vidéo du débat de la fête de l'Huma 2018 - Vieillir est une chance – Pour le respect, la dignité : Combattre l’âgisme dans notre société, les ÉHPAD et à domicile - Débat animé par : Christiane CARO
 Vidéo du débat de la fête de l'Huma 2018 - Vieillir est une chance – Pour le respect, la dignité : Combattre l’âgisme dans notre société, les ÉHPAD et à domicile - Débat animé par : Christiane CARO
 Vidéo du débat de la fête de l'Huma 2018 - Vieillir est une chance – Pour le respect, la dignité : Combattre l’âgisme dans notre société, les ÉHPAD et à domicile - Débat animé par : Christiane CARO
 Vidéo du débat de la fête de l'Huma 2018 - Vieillir est une chance – Pour le respect, la dignité : Combattre l’âgisme dans notre société, les ÉHPAD et à domicile - Débat animé par : Christiane CARO

Dimanche 16 septembre 2018 à l'espace Bretagne de la fête de l'Humanité, organisé par Christiane Caro et l'atelier citoyen régional santé PCF-Front de Gauche Bretagne, un débat particulièrement intéressant sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, le droit à l'autonomie, la situation dans les EHPAD et l'aide à domicile, avec un très bon Olivier Dartigolles, Pascal Champvert, Bernard Spitz, Fabien Cohen, et de très nombreux autres intervenants. 2h de débat suivi par 70 personnes n'ont pas été de trop pour évoquer différents aspects de cette question sociale trop négligée qui concerne pourtant des millions de gens, personnes âgées, familles, aidants, personnels.

Photos Ismaël Dupont. 

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 11:54
Pierre Darhéville, député communiste des Bouches-du-Rhône

Pierre Darhéville, député communiste des Bouches-du-Rhône

La loi Pacte : Un florilège de mesures libérales très dangereuses (P. Darhéville)

mercredi 10 octobre 2018 Son intervention en intégralité

La loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) qui a "pour but de transformer les entreprises", a été adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale le 9 octobre. (361 ont voté pour, 84 ont voté contre et 103 se sont abstenus).

Avec humour, le député communiste Pierre Dharréville, a expliqué pourquoi son groupe n’a pas voté cette la loi Pacte dont il a résumé le fond au refrain "Chacun fait fait fait c’qui lui plait plaît plaît"...

Extraits :

 Article 1, nouveau guichet : un employeur vient d’arriver, y’a plus personne pour lui parler, encore moins pour l’accompagner 
 Article 3, faut simplifier : annonces dématérialisées. La presse écrite pourra pleurer. On a quoi de prévu pour l’aider ? 
 Article 4 : plus obligé, pour l’artisan qui veut s’installer, de faire un stage, de se former. C’était pourtant bien indiqué. 
 Article 6 : seuils réformés. Ils donnent des droits aux salariés, ces seuils sociaux si décriés, par le MEDEF et ses alliés. 
 Article 9 : radars débranchés. Les comptes seront exonérés de devoir être certifiés. Sous 8 milliards, cinquante salariés 
 Article 12 : c’est supprimé, l’obligation d’un compte dédié rien que pour leurs activités, pour les entrepreneurs isolés. 
 Article 13 : modernisées, les CCI, ou dézinguées ? « Chacun fait, fait, fait, c’qui lui plaît, plaît, plaît ! » 
 Article 20 : sur les marchés, l’épargne retraite sera plus placée. Pour l’employeur exonérée, pour la Sécu, volatilisée ! 
 Articles suivants, débridés, pour plaire aux marchés financiers 
 Article 30 : la CDC sera toute remodelée. Articles d’après : les brevets, les équilibres modifiés, privatisation d’ADP, la FDJ va y passer, d’Engie les parts seront cédées, le forfait social supprimé. On ne sait plus où on en est ! « Chacun fait, fait, fait, c’qui lui plaît, plaît, plaît ! »...

"On s’arrête là ; fini la soirée mousse ! On vous aura vus faire, en effet, beaucoup de mousse pour vanter la révolution à l’œuvre et ses immenses mérites, une révolution libérale, accompagnée de quelques faux-semblants. On l’aura entendu, ce refrain, cette injonction à arrêter d’empêcher, à libérer, à laisser chacun faire « c’qui lui plaît, plaît, plaît » – enfin, seuls ceux qui peuvent, évidemment."

"Concernant le coût de cette réforme : vous n’en savez vous-mêmes rien de précis, mais il s’élèvera au moins à 1 milliard d’euros, sans compter ce que coûteront les opérations de fusion-acquisition. Ensuite, de la fragilisation économique qui résultera de la suppression des règles et des garde-fous qui sécurisaient les échanges, les relations économiques et le développement des petites entreprises, qui en sortiront fragilisées."

"Quelques mots encore de la suppression de droits pour les salariés et du financement de ces droits – je pense au logement et à la Sécurité sociale. Vous encouragez le contournement du salaire, et vous avez vilipendé les augmentations – cette vilaine idée ! – et le salaire différé et socialisé – ce concept grossier ! Il va vous falloir quelques cours de rattrapage en pouvoir d’achat, je le crains".

"Quelques mots, enfin, des privatisations irresponsables des entreprises bien-portantes et stratégiques, chacune dans leur champ : la dérégulation du jeu, des transports et de l’énergie est au rendez-vous. Les tarifs réglementés seront rayés sans débat, d’un trait de plume."

"Nous vivons sous la pression du dumping social, fiscal, environnemental : le marché cherche en permanence à amoindrir les règles pour se livrer à cette guerre économique qui réduit toutes les dépenses, sauf la rémunération du capital. Votre projet de loi glorifie ce règne du dumping ; nous, nous voulons y mettre fin et changer de mode de développement, de production et de consommation, pour mieux respecter l’humain et la planète"...

Son intervention en intégralité

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 06:14
Le 9 octobre, mobilisons-nous! Une réforme des retraites pour vivre dignement, c'est possible! (PCF)
Le 9 octobre, mobilisons-nous! Une réforme des retraites pour vivre dignement, c'est possible! (PCF)
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8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 15:05
PCF. LES COMMUNISTES REBATTENT LES CARTES À UN MOIS DE LEUR CONGRÈS (L'Humanité, lundi 8 octobre 2018)
PCF. LES COMMUNISTES REBATTENT LES CARTES À UN MOIS DE LEUR CONGRÈS
Lundi, 8 Octobre, 2018

Les militants ont préféré le « Manifeste pour un parti communiste du XXIe siècle » au texte présenté par la direction nationale. Une situation inédite dans l’histoire du parti, face à laquelle chacun appelle au « rassemblement ».

Les répliques du séisme politique de 2017 n’en finissent plus de se faire sentir. Cette fois, c’est au Parti communiste que se manifestent les secousses. Pour la première fois dans l’histoire de la formation, le texte présenté par la direction nationale en vue du congrès extraordinaire, qui se tiendra fin novembre, n’est pas arrivé en tête. Avec 42,15 % des suffrages exprimés, c’est « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle », emmené notamment par le député André Chassaigne, qui a obtenu samedi le meilleur score. Il devient ainsi « la base commune » pour la suite du congrès, devançant de 1 258 voix la proposition de la direction du PCF, qui enregistre 37,99 % (lire le détail des ­résultats en encadré). « J’en prends acte », a réagi Pierre Laurent dès samedi soir, notant que « les résultats sont très partagés », et qu’il n’existe « pas de majorité à ce stade pour avancer ».

« Ce n’est pas une surprise, mais on ne pensait pas que le Manifeste réaliserait un tel score », confie de son côté André Chassaigne, pour qui le résultat représente « un formidable signal d’espoir et témoigne d’une nouvelle ­ambition politique pour notre parti ». Pour le député du Puy-de-Dôme, ce vote exprime la volonté de « rompre avec la spirale de l’effacement, et de mettre en œuvre rapidement une nouvelle dynamique qui assure au PCF une place dans le paysage politique ». Une analyse qu’est loin de partager l’historien Frédérick Genevée. « Ce résultat est une très mauvaise nouvelle », estime celui qui a milité pour un autre texte, « Pour un printemps du communisme ». « Le parti est profondément divisé et sans majorité claire, déplore-t-il. Mais surtout, c’est le signe d’une forme de repli, d’une affirmation nostalgique alors que ce besoin d’une nouvelle radicalité communiste nécessite au contraire de s’appuyer sur des idées modernes. » Ce texte alternatif, défendu également par la députée Elsa Faucillon, a réuni samedi 11,95 % des exprimés, avec 3 607 voix, soit 3 300 de moins qu’en 2016. « Le nombre des adhérents cotisants s’est réduit de 7 % en deux ans, dont un grand nombre se serait porté sur notre texte », explique Frédérick Genevée. Et puis le vote « utile » contre le repli identitaire a joué en faveur de la base commune, estime l’historien, pour qui « l’effet référendum anti-Mélenchon a aussi joué ».

« L’envie de tourner une page douloureuse »

L’année électorale de 2017 a en effet concentré les insatisfactions des communistes, certains exigeant un « bilan » du soutien à la candidature de Jean-Luc ­Mélenchon pour la présidentielle. Un vote qui avait déjà divisé le PCF en 2016, puisque ce choix l’avait emporté d’une courte majorité (53,6 %).

« Ce qui s’est exprimé dans le vote, c’est d’abord l’envie de tourner une page douloureuse et d’ouvrir une période de transformation du parti et de notre stratégie, analyse Sébastien Laborde, secrétaire fédéral de Gironde. La façon dont les communistes ont vécu les campagnes législatives et présidentielle, l’échec du Front de gauche… tout ça a beaucoup pesé. » « La situation nationale comme internationale est extrêmement difficile. Nous sommes confrontés à des enjeux d’ampleur, une lutte de classe très vive, abonde Nathalie Simonnet, dirigeante de Seine-Saint-Denis. Face au défi du rassemblement, pour ne pas se replier sur nous-mêmes, nous avons besoin de réfléchir aux difficultés des alliances que nous avons menées. Cela ne remonte pas seulement au Front de gauche, mais bien avant. »

Le résultat du vote suscite aussi beaucoup d’inquiétude. « Des dangers mortels sont à écarter de manière radicale, explique Céline Brulin, secrétaire départementale de Seine-Maritime. Ceux de l’isolement et du repli, de la nostalgie d’un paysage politique qui n’existe plus, et puis surtout d’être autocentrés dans les semaines qui viennent alors que nous avons beaucoup de combats à livrer, à commencer mardi dans les manifs et aux côtés des retraités. » Pour la jeune sénatrice, « rassembler des insatisfactions et des mécontentements, ce n’est pas très compliqué, écrire une orientation opérante dans la situation actuelle, c’est autrement plus difficile ». Mais celle dont la fédération a envoyé trois députés à l’Assemblée nationale en 2017 reste confiante : « Le PCF ne retrouvera un élan que s’il est utile à nos concitoyens. C’est la boussole que nous ne devons jamais quitter. Dans notre département, on expérimente quotidiennement le fait qu’on puisse être complètement communiste et ­complètement rassembleur. Et c’est dans cette voie-là qu’il faut qu’on s’engage pleinement. »

Les jours à venir seront décisifs. D’abord parce que le débat est amené à se poursuivre, le texte adopté ayant vocation à être discuté et amendé localement puis au niveau des départements avant le rendez-vous national de fin novembre. « L’idée même de “base commune”, c’est de choisir un texte pour pouvoir l’enrichir, le transformer, souligne Nathalie Simonnet. Ce n’est pas le choix des communistes de Seine-Saint-Denis mais c’est le résultat de la démocratie et on va faire en sorte que la qualité de nos débats permette de modifier la base commune, en particulier sur la question de l’Europe. » Et pour certains, il y a urgence. « Entre ceux qui pensent qu’il faut que nous prenions une ligne de sortie de l’Europe et ceux qui pensent qu’il faut jouer dans les institutions européennes la conquête d’un pouvoir et d’une réorientation de la BCE, notre campagne n’est pas la même », rappelle Fabien Guillaud-Bataille, responsable du Val-de-Marne. Mais pour Frédéric Boccara, l’un des initiateurs du « Manifeste » : « Le texte choisi porte une orientation qui a sa cohérence, par exemple en refusant d’opposer rassemblement et développement de nos idées. Sur l’Europe, nous voulons mener une grande bataille sur la banque centrale européenne pour les services publics, c’est au cœur de notre texte et cela unit tous ses signataires, et bien au-delà. Le débat n’est pas sortir ou rester dans l’Europe, ça c’est celui que Macron veut imposer. Mais quelle bataille menons-nous et avec quelles perspectives. »

« On n’est pas là pour couper des têtes »

Côté partisans du « Printemps », « nous allons continuer de jouer le jeu du congrès, de défendre nos idées, explique Frédérick Genevée. Nous allons déployer des efforts accrus pour convaincre les communistes de la nécessité d’une profonde transformation de notre organisation. Nous sommes aussi décidés à nous adresser à toutes celles et tous ceux qui ont le communisme au cœur, à commencer par celles et ceux qui sont ou ont été adhérents ».

En attendant les prochaines assemblées locales, deux rendez-vous nationaux sont prévus dans les jours à venir. Lundi, l’exécutif du PCF doit se retrouver avant le conseil national du week-end prochain, où les premières candidatures aux élections européennes devaient être examinées. Mais la question des directions sera également posée avec un point d’étape de la commission en charge des candidatures. « On n’est pas là pour couper des têtes et s’enfermer dans un débat de personnes qui handicaperait le débat de fond. À partir des lignes définies ensemble, on parlera des visages qui porteront cette politique. C’est au secrétaire national de prendre acte des résultats, à lui de s’exprimer sur la manière dont il envisage l’avenir », estime André Chassaigne.

Une volonté farouche de rassembler tous les communistes

Pourtant, chez certains militants, la question se fait parfois plus pressante et le nom de Fabien Roussel, député du Nord, comme postulant à la tête du PCF circule déjà. Pour Sébastien Laborde, s’il existe un « sentiment que la direction nationale dysfonctionne, il n’y a pas de volonté de dégagisme ».

Reste le spectre d’une possible division des communistes, avec un texte qui n’emporte pas de majorité absolue. Sans compter que, sur le territoire, les résultats ne sont pas homogènes. Dans 40 fédérations du PCF, le « Manifeste » est arrivé en tête (avec une majorité absolue dans 24 d’entre elles) mais dans 49 c’est « Le communisme est la question du XXIe siècle », proposé par le conseil national du PCF, qui se classe premier (avec une majorité absolue dans 29). Ce sont sans doute les plus grosses fédérations (celles qui comptent plus de 1 000 votants) qui font la bascule, puisque trois d’entre elles (le Nord, qui s’était prononcé en 2016 pour une candidature ­Mélenchon, le Pas-de-Calais et le Val-de-Marne, qui optaient pour un candidat communiste) ont donné une majorité absolue au « Manifeste », contre seulement deux (les Bouches-du-Rhône et la Seine-Saint-Denis) pour la proposition du conseil national.

« Cette phase est toujours un peu clivante. Maintenant, je crois que tout le monde a la responsabilité de travailler au rassemblement des communistes. Quand je vois les déclarations, visiblement il y a une volonté de le faire », assure Sébastien Laborde. En effet, depuis samedi, André Chassaigne rappelle que ce vote n’est qu’une étape. « Le débat continue, assure-t-il. Il doit se faire dans l’écoute et le respect mutuel, dans la construction collective de ce qu’on va mettre en œuvre. Cela exige de chacun beaucoup de modestie et une volonté farouche de rassemblement. » « Nous avons devant nous un immense débat à poursuivre sur nos choix et un immense défi à relever pour la construction commune, l’unité et le rassemblement des communistes jusqu’au congrès, rappelle de son côté Pierre Laurent. Les semaines qui viennent nous appellent toutes et tous au travail commun. J’y mettrai toute mon énergie. »

Julia Hamlaoui et Maud Vergnol
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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 14:22
Résultats de la consultation interne des communistes pour la base commune du Congrès des 23-24-25 novembre dans le Finistère

Voici le résultat de la consultation des adhérents du PCF Finistère sur la base commune de discussion du Congrès des 23 au 25 novembre à Ivry.

Merci à tous les camarades qui ont organisé le vote et les débats dans les sections.

Merci à tous les adhérents qui ont exercé leur souveraineté à l'occasion de ce scrutin interne important, et qui ont contribué à apporter leurs réflexions sur l'avenir du PCF, les choix et directions qu'il doit prendre.

Notre Parti a une nouvelle fois fait la preuve de sa capacité à conjuguer exigence politique, sens critique, volonté de construire, fraternité et écoute de la diversité des points de vue.

Tous les textes ont été examinés, discutés, pris au sérieux.

Unis, rassemblés, et prêts à engager des transformations qui s'imposent pour peser davantage sur le débat politique et être mieux entendus, nous sortirons plus forts!

Fraternités à tous nos camarades, ceux du présent et ceux de l'avenir!

Maintenant, nous avons un mois et demi pour continuer à travailler la base commune de discussion, notamment en intégrant l'apport utile d'autres textes qui ont été appréciés par beaucoup de communistes, comme nous sommes nombreux à l'attendre. 

Et pour continuer, plus que jamais, à tenter de nourrir les luttes pour résister et faire naître l'espoir dans le peuple, avec un projet d'alternative à la domination capitaliste et à néo-libéralisme. 

Ismaël Dupont

 

***

Fédération du Finistère (27e fédération de France en nombre d'adhérents communistes cotisants à jour pouvant voter et première fédération de la Bretagne administrative, à 4 départements) : 

Inscrits: 514 
Votants: 325 (63%) 
Blanc: 1
Nuls: 3 
Exprimés: 321

Projet de base commune présenté par le Conseil national du PCF: "Le communisme est la question du XXIe siècle": 181 voix (56,3%)

Texte alternatif n°1: "Se réinventer ou disparaître! Pour un printemps du communisme": 24 voix (7,5%)

Texte alternatif n°2: "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle": 95 voix (29,6%)

Texte alternatif n°3: "Reconstruire le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes": 21 voix (6,5%)

 

Au niveau des sections du Finistère: 

Audierne: 75% pour la base commune du CN - 25% pour le texte alternatif n°2 

Brest: 71% pour la base commune du CN - 20% pour le texte alternatif n°2 - 4,7% pour le texte alternatif n°1 , 3% pour pour le texte alternatif n°4

Carhaix-Huelgoat: 87% base commune du CN - 13% texte alternatif n°1

Concarneau: 50% texte alternatif n°3 - 40% base commune du CN- 10% texte alternatif n°2 

Crozon-Châteaulin-Chateauneuf: 77% base commune du CN - 11% texte alternatif n°2 - 11% texte alternatif n°3

Douarnenez: 75% base commune du CN - 25% texte alternatif n°1

Fouesnant: 77% base commune du CN - 11% texte alternatif n°2 - 11% texte alternatif n°3

Lanmeur: 77% texte alternatif n°2: - 22% base commune du CN 

Le Relecq Kerhuon: 63% base commune du CN - 15,7% texte alternatif n°2 - 10,5% texte alternatif n°1 - 10,5% texte alternatif n°3

Moëlan-sur-Mer: 100% base commune du CN

Morlaix: 44% base commune du CN - 34% texte alternatif n°2 - 10,5% texte alternatif n°1 - 10,5% texte alternatif n°3

Pays Bigouden: 62% texte alternatif n°2 - 20% base commune du CN - 6,8% texte alternatif n°1 - 3,4% texte alternatif n°3

Quimper: 57% base commune du CN - 32% texte alternatif n°2 - 7% texte alternatif n°1 - 3,5% texte alternatif n°3

Quimperlé: 85% base commune du CN - 7% texte alternatif n°1 - 7% texte alternatif n°2

Roscoff: 90% base commune du CN - 10% texte alternatif n°1

Rosporden: 36% texte alternatif n°2 - 30% base commune du CN - 18% texte alternatif n°1 - 13,6% texte alternatif n°3

Scaër: 85% base commune du CN - 15% texte alternatif n°2  

 

Résultats de la consultation interne des communistes pour la base commune du Congrès des 23-24-25 novembre dans le Finistère

COMMUNIQUE DE PRESSE 

Plus de 30 000 communistes choisissent leur base commune de discussion 

Les 4, 5 et 6 octobre, 49 218 communistes à jour de leurs cotisations et ayant adhéré au PCF il y a plus de trois mois, devaient choisir le texte de base commune de discussion pour le 38e congrès. 
30 833 de ces électrices et électeurs inscrit·e·s ont voté, soit 62,65 % des inscrit·e·s. 

Il y a eu 661 bulletins blancs ou nuls, et 30 172 suffrages exprimés. 

Cette participation montre la vitalité militante et démocratique du PCF. 

La proposition de base commune adoptée par le Conseil national, « Le communisme est la question du XXIe siècle », a obtenu 11 461 suffrages, soit 37,99 % des exprimés. 

Le texte alternatif « Se réinventer ou disparaître ! Pour un printemps du communisme » a réuni 3 607 suffrages, soit 11,95 % des exprimés. 

Le texte alternatif « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle » totalise 12 719 suffrages, soit 42,15 % des exprimés. 

Le texte alternatif « PCF : Reconstruire le parti de classe, priorité au rassemblement dans les luttes » a, quant à lui, atteint 2 385 suffrages, soit 7,90 % des exprimés. 

En application de nos statuts, le texte « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle » devient donc la base commune de discussion dont tou·te·s les communistes doivent désormais se saisir pour la travailler, l’enrichir de tous les débats et contributions jusqu’au terme du congrès, avec l’impératif d’une construction collective. 

Après la grande consultation des communistes, l’assemblée nationale des animatrices et animateurs de section, les états généraux du progrès social, de la révolution numérique, les rencontres Niemeyer, les assises communistes de l’écologie, la convention pour l’art, la culture et l’éducation populaire, une nouvelle étape dans la tenue de notre congrès extraordinaire est franchie. 

Il reviendra au Conseil national des 13 et 14 octobre, ainsi qu’aux conseils départementaux, d’analyser et de tirer les enseignements politiques des choix effectués les 4, 5 et 6 octobre par les communistes. 

La gravité de la situation politique et sociale en France, en Europe et dans le monde met en devoir tou·te·s les communistes de réussir le congrès afin que notre peuple dispose d’un Parti communiste français à la hauteur des enjeux cruciaux de ce début de XXIe siècle. 

Parti communiste français
Paris, le 6 octobre 2018.

 

 

30 841 de ces électrices et électeurs inscrit·e·s ont voté, soit 62,65 % des inscrit·e·s.

Il y a eu 661 bulletins blancs ou nuls, et 30 180 suffrages exprimés.

Cette participation montre la vitalité militante et démocratique du PCF.

La proposition de base commune adoptée par le Conseil national, « Le communisme est la question du XXIe siècle », a obtenu 11 467 suffrages, soit 38 % des exprimés.

Le texte alternatif « Se réinventer ou disparaître ! Pour un printemps du communisme » a réuni 3 607 suffrages, soit 11,95 % des exprimés.

Le texte alternatif « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle » totalise 12 719 suffrages, soit 42,14 % des exprimés.

Le texte alternatif « PCF : Reconstruire le parti de classe, priorité au rassemblement dans les luttes » a, quant à lui, atteint 2 387 suffrages, soit 7,91 % des exprimés.

Tu trouveras les résultats par département en cliquant ICI

Si on analyse les résultats par départements et fédérations, on voit que: 

49 départements ont donné la majorité à la base commune du CN « Le communisme est la question du XXIe siècle »

28 une majorité absolue: 

21 une majorité relative:

 

 

Sur les 49 451 inscrits (cotisants à jour et ayant adhéré il y a au moins 3 mois), 30 841 de ces électrices et électeurs du PCF inscrit·e·s (adhérents depuis au moins 3 mois) ont voté pour leur base commune de congrès, soit 62,65 % des inscrit·e·s.

Il y a eu 661 bulletins blancs ou nuls, et 30 338 suffrages exprimés.

Cette participation montre la vitalité militante et démocratique du PCF.

La proposition de base commune adoptée par le Conseil national, « Le communisme est la question du XXIe siècle », a obtenu 11 472 suffrages, soit 37,8 % des exprimés.

Le texte alternatif « Se réinventer ou disparaître ! Pour un printemps du communisme » a réuni 3 510 suffrages, soit 11,6 % des exprimés.

Le texte alternatif , « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle » totalise 12 749 suffrages, soit 42 % des exprimés.

Le texte alternatif « PCF : Reconstruire le parti de classe, priorité au rassemblement dans les luttes » a, quant à lui, atteint 2 507 suffrages, soit 8,3% des exprimés.

Tu trouveras les résultats par département en cliquant ICI

Si on analyse en détail les résultats par départements et fédérations, on voit que: 

- 40 départements ont donné la majorité au texte qui l'emporte et qui servira de base commune pour tous les communistes, le texte alternatif n°2, "Pour un Manifeste du Parti Communiste" 

24 départements avec une majorité absolue: Pas-de-Calais (87%), Charente-Maritime (83%), Var (81%),Lot-et-Garonne (80%), Puy-de-Dome (76%), Haute-Garonne (68%), Allier (67%), Ardennes (67%), Cantal (65%), Somme (64,7%), Orne (62%), Nord (61,2%), Marne (60%), Corrèze (59%), Doubs (59%), Loire-Atlantique (58%), Lot (58%), Rhône (54,9%), Ille-et-Vilaine (54%), Maine-et-Loire (53,7%), Vosges (53,5%), Haute-Marne (51%), Val-de-Marne (51,26%), Drome (50,8%)

16 départements avec une majorité relative: Aube (49%), Dordogne (48%), Meurthe-et-Moselle (47,8%), Territoire de Belfort (47%), Calvados (46,6%), Paris (46%), Hautes Pyréenées (46%), Mayenne (45%), Savoie (43,8%), Seine-et-Marne (43,2%), Jura (43%), Landes (41%), Ain (38,9%), Vaucluse (37%), Creuse (35%), Haute-Loire (31%) 

- 50 départements ont donné la majorité à la base commune du CN « Le communisme est la question du XXIe siècle »

29 une majorité absolue: Haute-Corse (80%), Lozère (78,7%), Vendée (74%), Corse du Sud (70,8%), Essonne (68%), Hautes-Alpes (63,8%), Seine St Denis (63,3%), Aveyron (63%), Nièvre (60,8%), Côtes d'Armor (59%), Indre et Loire (59%), Haute-Vienne (59%), Gironde (57,6%), Eure (57%), Eure et Loir (57%), Finistère (56%), Alpes de Haute-Provence (57%), Cher (56,5%), Pyrénées Orientales (55%), Tarn-et-Garonne (55%), Loir-et-Cher (54%), Yvelines (54%), Ardèche (53%), Bouches-du-Rhône (52,6%), Oise (52%), Manche (51,7%), Loiret (51,5%), Gard (51%), Meuse (50%)

21 une majorité relative: Gers (49,5%), Bas Rhin (49,3%), Haut-Rhin (49,1%), Cote d'Or (46,7%), Isère (47%)Sarthe (48,9%), , Ariège (46%), Vienne (45,8%), Hérault (44,8%), Hautes Pyrénées (45%), Val d'Oise (44,7%), Aude (44%), Seine-Maritime (44%), Pyrénées Atlantiques (42,7%), Haute-Savoie (41,5%), Moselle (41%), Saone et Loire (41%), Indre (37%), Hauts-de-Seine (36,5%), Charente (31,4%), Loire 

- 4 départements ont donné la majorité au texte alternatif n°1, "Se réinventer ou disparaître. pour un printemps du communisme"

1 une majorité absolue: Deux-Sèvres (53,9%)

3 une majorité relative: Yonne (44,7%), Morbihan (40,5%), Alpes-Maritime (38,5%)

- 3 départements ont donné la majorité au texte alternatif n°3 « PCF : Reconstruire le parti de classe, priorité au rassemblement dans les luttes": 

2 une majorité absolue: Aisne (59%), Haute-Saône (76%) 

1 une majorité relative: le Tarn (37,8%)

Pour ce qui est des grosses fédérations du PCF, 5 sur les 9 de + de 1000 adhérents ont donné la majorité absolue ou relative au Manifeste: 

1. Pas de Calais 2876 (87% pour le manifeste)

2. Nord 2679 (62% pour le manifeste)

3. Bouches du Rhone 2470 (32% pour le Manifeste)

4. Val de Marne 2343 (51% pour le Manifeste)

5. Seine St Denis 2096 (17% pour le Manifeste)

6. Seine Maritime 1504 (33% pour le Manifeste)

7. Paris 1393 (46% pour le Manifeste)

8. Haut de Seine 1290 (34% pour le Manifeste)

9. Rhône 1099 (54% pour le Manifeste)

 

Pour ce qui est des grosses fédérations du PCF, 5 sur les 9 de + de 1000 adhérents ont donné la majorité absolue ou relative au Manifeste: 

1. Pas de Calais 2876 (87% pour le manifeste)

2. Nord 2679 (62% pour le manifeste)

3. Bouches du Rhone 2470 (32% pour le Manifeste)

4. Val de Marne 2343 (51% pour le Manifeste)

5. Seine St Denis 2096 (17% pour le Manifeste)

6. Seine Maritime 1504 (33% pour le Manifeste)

7. Paris 1393 (46% pour le Manifeste)

8. Haut de Seine 1290 (34% pour le Manifeste)

9. Rhône 1099 (54% pour le Manifeste)

Et parmi les 16 suivantes les plus importantes en nombre d'adhérents, la moitié ont donné la majorité relative ou absolue au Manifeste: 

10. Haute Garonne 993 (67% pour le Manifeste)

11. Gard 989 (33% pour le Manifeste)

12. Gironde 989 (27% pour le Manifeste) 

13. Essonne 924 (19% pour le Manifeste) 

14. Dordogne 855 (48% pour le Manifeste) 

15. Isère 828 (22% pour le Manifeste) 

16. Hérault 822 (43% pour le Manifeste) 

17. Allier 781(67% pour le Manifeste) 

18. Seine-et-Marne 619 (43% pour le Manifeste)

19. Val d'Oise 664 (36% pour le manifeste) 

20. Alpes Maritime 662 (13% pour le manifeste) 

21. Pyrénées Orientales 627 (31% pour le Manifeste) 

22. Savoie 592 (44% pour le Manifeste) 

23. Puy-de-Dome 578 (76% pour le Manifeste)

24. Loire-Atlantique 552 (58% pour le Manifeste)

25. Loiret 520 (26% pour le Manifeste) 

26. Var 515 (81% pour le Manifeste) 

 

https://blogs.mediapart.fr/cartographe-encarte/blog/101018/cartographies-du-vote-des-communistes

 

Dans les médias, les commentaires sur ce vote des adhérents communistes: 

Congrès du PCF : le texte de la direction mis en minorité, une situation inédite pour le parti
 
La direction du PCF en difficulté après un vote des adhérents

 

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