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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 19:00
Nouvelles menaces d'assassinats politiques de Kurdes en France (PCF, 20 juin 2019)

 

Nouvelles menaces d'assassinats politiques de Kurdes en France (PCF)

 

Le ministre des Affaires étrangères, J.-Y. Le Drian s'est rendu en Turquie le 13 juin pour y rencontrer son homologue turc. Dès son retour, le co-président et le porte-parole du Conseil démocratique kurde de France (CDKF) ont vu leur compte bancaire bloqué sur ordre des ministères de l'économie et de l'intérieur. De toute évidence, il ressort de l'opacité de ces tractations que les Kurdes sont à nouveau une monnaie d'échange entre Paris et le dictateur Recep Tayyep Erdogan.

Cette décision intervient dans un contexte politique semblable à celui qui prévalait au moment de l'assassinat des trois militantes kurdes à Paris en 2013. L'enquête de la justice française avait abouti à la conclusion que l'Etat turc était bien le commanditaire de ce crime.

La tête du co-président du CDKF a été mise à prix officiellement par les services secrets turcs (MIT). Quant au porte-parole du CDKF, des menaces similaires ont été proférées explicitement par des membres du MIT et ce de manière récurrente depuis plusieurs mois.

L'ambassade de Turquie en France est devenue l'épicentre en Europe des opérations contre les Kurdes. Les autorités françaises ne peuvent pas ignorer cette situation d'une extrême gravité.

Le Parti communiste français (PCF) appelle à la mobilisation de tous les élus et de tous les citoyens épris de justice et qui gardent en mémoire le sacrifice des Kurdes dans la lutte contre l'obscurantisme de l'Etat Islamique. Le gouvernement de la France doit clairement faire entendre qu'il n'acceptera pas que la Turquie assassine ses opposants en toute impunité sur notre territoire. Dans l'immédiat, il lui incombe d'assurer la protection des militants kurdes et de  lever toutes les mesures prises à leur égard. Il est impensable que puisse se reproduire un acte aussi odieux que celui perpétré en 2013. Par ailleurs, toutes tentatives d'extradition  seraient un acte criminel contre des hommes qui risquent la torture et la mort dans les geôles turques.

La responsabilité du gouvernement français est totalement engagée et les capitulations successives ne servent en rien les intérêts de la France.

Le Parti communiste français appelle à la solidarité avec les Kurdes qui portent les valeurs universelles de liberté, de démocratie et de paix.

Parti communiste français
Paris, le 20 juin 2019

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 18:58
Algérie: L'exigence d'une transition démocratique - L'entrée de l'Algérie sur la scène protestatrice - Pascal Torre, secteur international du PCF

 

Algérie: L'exigence d'une transition démocratique

 

L'entrée de l'Algérie sur la scène protestatrice

Depuis le 22 février, l'Algérie a fait irruption sur la scène protestatrice dans la continuité des revendications exprimées lors des "printemps arabes" de 2011. Dans cette société ouverte, dynamique, qui aspire à la liberté et à la démocratie, la contestation n'est pas venue de rien. Elle fut l'aboutissement d'une accumulation de luttes voire d'émeutes depuis trois décennies. Le mouvement de 1988 avait permis d'arracher des réformes sur la liberté de la presse, une nouvelle constitution et des transformations économiques. La victoire des islamistes du FIS en 1991 a occulté cette ouverture politique. Dans les années 2000, le pays a connu près de 10 000 manifestations en moyenne par an sans aboutir à un mouvement unifié. Aux côtés des revendications économiques et sociales, le peuple algérien a désavoué ce régime suranné, autoritaire, corrompu, prédateur plongeant le pays dans l'immobilisme.

Le pouvoir algérien, coalition d'acteurs politiques, militaires et d'affairistes, exclusivement préoccupé par la pérennisation de leurs prérogatives n'est pas parvenu en 2014 à trouver un consensus autour de la succession du président Abdelaziz Bouteflika. Faute d'accord en interne, il a tenté de réitérer l'opération en 2019 heurtant la dignité du peuple algérien et leurs aspirations à une société plurielle et pacifiée. La révolution est née de la confluence de toutes ces protestations.

Cette ébullition est inédite, exceptionnelle par sa durée, ses modalités et ses premiers succès. Elle mobilise toutes les classes sociales, les générations, la jeunesse, les professions et les territoires. Le refus de la violence, la maturité, la détermination et la créativité ont frappé tous les observateurs.

Les manifestants portent des revendications claires, radicales et fédératrices. Ils dénoncent le "pouvoir assassin" et ne se contentent pas du départ de Bouteflika, de son frère Saïd et de certains caciques. Ils réclament un changement de système, du personnel politique et notamment de tous ceux qui ont entouré A. Bouteflika et au premier rang le chef d'état-major Ahmed Gaïd Salah. Enfin, ils exigent une période de transition afin de réformer l'Algérie, de préparer une nouvelle constitution puis d'organiser des élections.

Les risques d'une impasse

Depuis le début des évènements, le pouvoir et l'armée ont utilisé la peur et le spectre de la guerre civile pour endiguer la contestation en essayant de convaincre les algériens que la tyrannie valait mieux que l'anarchie. Ils ont tenté de jouer les Kabyles contre les Arabes en interdisant par exemple la présence du drapeau berbère dans les cortèges. Le fiasco des consultations organisées par le président par intérim Abdelkader Bensalah donne l'image d'un pouvoir discrédité qui navigue à vue, qui n'a plus d'autres alternatives que l'improvision et qui demeure incapable de produire du sens. Pour autant, il ne cède rien sur l'essentiel et nul ne doit exclure l'hypothèse de sa recomposition à la hâte.

Dans ce contexte, l'armée et son chef d'état-major A. Gaïd Salah sont désormais au centre du jeu politique et tentent d'imposer leur feuille de route pour ne pas toucher au système. Au pouvoir depuis 1962, l'armée a tiré les enseignements de ses erreurs et connaît le coût de la violence indiscriminée. A. Gaïd Salah ne ménage pas ses efforts pour apparaître comme le garant de la Révolution insistant sur une vision commune entre l'armée et le peuple. Il est même allé jusqu'à qualifier de "gang" le pouvoir d'A. Bouteflika dont il a été pendant vingt ans l'un des piliers. Aujourd'hui, ce général instrumentalise la justice pour offrir des têtes à la contestation et favoriser une purge dans le cadre de la lutte des clans au sommet de l'Etat. Ainsi, des chefs d'entreprises ou d'anciens premiers ministres sont derrière les barreaux. Beaucoup de manifestants ne sont cependant pas dupes des ces manipulations qui visent essentiellement à désamorcer la colère.

A. Gaïd Salah sait aussi se faire menaçant avertissant qu'il ne laissera aucune latitude aux manifestants qui souhaitent oeuvrer hors du cadre constitutionnel existant. Pourtant, la Constitution algérienne est constamment violée par ceux qui prétendent la soutenir. Après avoir constaté l'incapacité d'organiser le 4 juillet le scrutin présidentiel, le Conseil constitutionnel a prolongé le mandat d'A. Bensalah pour une durée indéterminée et ce en dehors de toutes règles. Bien qu'encore limitée, la répression des manifestants n'en est pas moins réelle. Tous les rassemblements en dehors du vendredi sont désormais interdits. Les provocations policières sont nombreuses et les forces de l'ordre procèdent à des arrestations préventives. Des opposants politiques de premier plan sont incarcérés comme Louisa Hanoune tandis que certains trouvent la mort dans les prisons comme Kamel Eddine Fekhar. L'armée bloque Internet et les réseaux sociaux tout en contrôlant un grand nombre de médias. Ces signes avant-coureurs augurent une possible escalade et l'éventualité d'une répression de grande ampleur à l'image de celle du Soudan qui est dans toutes les têtes.

Le sentiment dominant dans l'opinion publique oscille donc entre la crainte et l'espoir car le mouvement démocratique présente également bien des faiblesses en raison de l'absence de feuille de route et de leader. Le dégagisme radical n'est en soi pas suffisant pour imposer un changement complet. L'opposition politique ne dispose d'aucune crédibilité, apparaît divisée et sans véritable projet de société. Il en va de même pour les islamistes, dont certains soutiennent le pouvoir. Il ne faudrait tout de même pas sous-estimer leur influence et leur habileté même si leur base populaire demeure nettement plus étroite que par le passé.

L'Algérie est en suspens, suspendue à un mouvement de constestation qui ne s'épuise pas et suspendue à l'attitude de l'armée. Cet apparent statu-quo peut conduire à une impasse si bien qu'il y a urgence à enclencher un processus de transition face à l'armée.

La nécessité d'une transition

La transition sera de toute évidence un processus long et difficile. Il faut tenir compte des manoeuvres du pouvoir qui s'exercent dans la plus grande opacité. Ce régime a fait la démonstration de sa capacité à s'adapter aux crises et à apporter des réponses rapides notamment lorsque la rente permettait d'acheter la paix sociale. Avec la baisse des réserves de change, le pouvoir n'en a plus les moyens.

En dépit de ces facteurs, le mouvement citoyen veut des négociations saines et transparentes avec l'armée. Le défi est donc de faire converger toutes les forces démocratiques. Les organisations de la société civile composées de la Confédération des syndicats autonomes, du Forum civil pour le changement ainsi que du Collectif de la société civile viennent de prendre une initiative prometteuse. Ils se sont mis d'accord sur des propositions de sortie de crise et une transition démocratique de six mois à un an. Pour aller vers une nouvelle République qui respecte l'Etat de droit, ils proposent une instance présidentielle collective, un gouvernement chargé d'expédier les affaires courante et une commission indépendante chargée d'organiser les élections. De leur côté, sept partis s'unissent dans un appel pour "construire un pacte politique consensuel qui définira par la suite les contours du processus de transition démocratique".

Si le chemin de l'unité est encore long, il apparaît comme le seul moyen de sortir par le haut de l'impasse actuelle.

Pour la première fois depuis 1962, il y a une volonté commune des Algériens de changer de régime. Ils portent des aspirations universelles à la liberté démocratique. Pour ces raisons, le peuple algérien a besoin de tout notre soutien car cette révolution peut avoir une immense résonance en Afrique du Nord et dans tout le Moyen-Orient.

Pascal TORRE
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 18:53

RÉFORME DE L’ASSURANCE-CHÔMAGE : L ’ACTE II DU QUINQUENNAT S’INSCRIT DANS LA CONTINUITÉ DU PROJET DE DÉMANTÈLEMENT DES PROTECTIONS COLLECTIVES

L’actualité des prochains mois va être rythmée par la contre-réforme des retraites et par celle, concomitante, de l’assurance-chômage dont le gouvernement a dévoilé les grandes lignes et qui vise à réduire les droits des salariés et des privés d’emplois.

Le lapsus de la ministre du Travail présentant les 12 mesures, comme destinées à « améliorer la précarité », est révélateur de l’attaque de l’exécutif. En introduisant la dégressivité et le plafonnement des allocations chômage pour les cadres, le gouvernement prépare la prochaine étape qui consistera à généraliser la dégressivité à l’ensemble des salariés. Comme lors de la suppression de l’universalité des prestations sociales en 2014 pour les familles les plus aisées, Monsieur Macron et ses ministres organisent le « ras-le-bol fiscal » et la désolidarisation des cadres au système d’assurance chômage. Et pour les privés d’emploi, les nouvelles règles d’indemnisation seront durcies et vont entrainer à l’avenir une baisse de l’allocation mensuelle.

Alors que 87 % des embauches se font aujourd'hui en contrat court et qu’un tiers des contrats courts durent une journée, le système de bonus-malus pour sanctionner les employeurs qui abusent sera très limité avec une mise en place seulement au 1er janvier 2020, et concernera uniquement les entreprises de plus de 11 salariés relevant de 7 secteurs d’activité dont sont exclus le bâtiment et la santé.

Nous ne laisserons pas se poursuivre le projet du gouvernement de démantèlement des protections collectives, alors que d’autres choix sont possibles pour l’assurance chômage. Il faut mettre en œuvre un plan d’investissement et de recrutement dans la fonction publique avec une redirection du CICE vers les petites entreprises, réduire le temps de travail en généralisant les 32 heures et enfin mettre en place un véritable système de sécurité d’emploi et de formation où chaque travailleur.se pourrait alterner, de sa sortie de formation initiale jusqu’à sa retraite, emplois stables et formations, avec la garantie d’une continuité de revenus et de droits élevés.

Les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste Républicain Citoyen et Ecologiste s’opposeront à cette réforme et seront présents le 26 juin aux côtés des organisations syndicales mobilisées contre ce projet funeste pour l’avenir de l’Assurance-chômage.

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 18:46

 

20 juin: Journée mondiale des réfugiés

 

Pour une France hospitalière et fraternelle

 

Cette journée mondiale de solidarité avec les réfugiés à l’initiative de l’ONU revêt une nouvelle fois une importance particulière.

Cet appel de l’ONU est aussi celui du Parti communiste français, cette journée doit même s’élargir à tous les migrants, sans distinction.

De quoi parlons-nous ?

Source UNHCR / 19 juin 2019 (Agence des Nations Unies pour les Réfugiés)

 

Ce rapport statistique publié par le HCR montre les tendances mondiales des déplacements de population. L’augmentation des guerres, des violences et des persécutions ont généré un niveau record de déplacements de population.

Il est important de regarder cet aperçu statistique dans son ensemble et ne pas balancer des chiffres bruts sans expliquer le contexte.

Ce sont 70,8 millions de personnes déracinés à travers le monde dont 41,3 millions sont des déplacés internes, 25,9 millions de réfugiés (dont 5,5 millions de réfugiés palestiniens) et 3,5 millions demandeurs d’asile.

Notons bien que près des deux tiers des personnes déracinées sont des déplacés dans leur propre pays, que 1 réfugié sur 5 est palestinien et 80 % des réfugiés sont accueillis dans des pays voisins.

De plus, 57% des réfugiés sont originaires de 3 pays: la Syrie, l’Afghanistan et le Soudan du Sud.

D’après Filippo Grandi, le Haut Commissaire des Nations-unies pour les réfugiés, l’augmentation du nombre de personnes qui ont besoin d’être protégées contre la guerre, le conflit et les persécutions devrait se poursuivre. Il rappelle aussi que la grande majorité des réfugiés aspirent avant tout à la paix et à la sécurité dans leur pays d’origine pour pouvoir y retourner.

Alors la France prend-elle sa part de responsabilité et de solidarité dans ce contexte mondial de violence et de persécutions? NON!

En 2018, 122 743 demandeurs d’asile et 33 380 statuts de réfugiés attribués.

Alors crise migratoire ou crise de la paix?

Pour la France, mais aussi l’Europe, il est de notre devoir de rechercher ensemble, dans la solidarité, des solutions pour accueillir migrants et réfugiés dans la dignité et dans le respect des droits internationaux.

Tout appelle à un changement de politique, pour stopper les guerres, les violences, les misères, les inégalités, les peurs, la xénophobie et le racisme. Pour favoriser la démocratie, la paix, la liberté de circulation, l’instauration de voies légales et sécurisées de migrations!

Cécile DUMAS
responsable-adjointe du secteur International du PCF
chargée des enjeux migratoires

 

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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 07:16
Les fêtes du Travailleur de la Mer - Trois fêtes d'été du PCF Pays Bigouden: Guilvinec, 6 juillet, Lesconil, 20 juillet, Loctudy, 17 août 2019
Les fêtes d'été du Pays Bigouden réunissent chaque année environ 2000 personnes, avec un point d'orgue à Lesconil le samedi 20 juillet cette année (700-800 personnes à manger).
 
Ce sont des moments très sympas, très importants pour la visibilité des idées et de la force militante du Parti communiste, mais c'est une grosse et lourde organisation pour nos camarades du pays bigouden, un travail collectif intense, qui actuellement repose en partie sur des sympathisants et les copains du Pays Bigouden ont besoin de l'aide des camarades du Finistère pour travailler aussi sur ces fêtes.
 
Et tout particulièrement de nos jeunes camarades ou sympathisants.
 
Ci-joint un appel à faire circuler et populariser.
 
Soyons solidaires sur nos initiatives militantes finistériennes.
 
A vos agendas! Pour y participer, pour y donner un coup de main.

Ces trois fêtes qui font partie du patrimoine local (elles sont inscrites au programme des estivales édité par les offices de tourisme du Pays Bigouden) auront lieu aux dates suivantes :

LE GUILVINEC samedi 6 juillet 2019 - LESCONIL samedi 20 juillet 2019LOCTUDY samedi 17 août 2019

 
L'union fait la force!!!
 
Amicalement
 
Ismaël Dupont
Les fêtes du Travailleur de la Mer - Trois fêtes d'été du PCF Pays Bigouden: Guilvinec, 6 juillet, Lesconil, 20 juillet, Loctudy, 17 août 2019
Fête de Lesconil

Fête de Lesconil

Les fêtes du Travailleur de la Mer - Trois fêtes d'été du PCF Pays Bigouden: Guilvinec, 6 juillet, Lesconil, 20 juillet, Loctudy, 17 août 2019
Les fêtes du Travailleur de la Mer - Trois fêtes d'été du PCF Pays Bigouden: Guilvinec, 6 juillet, Lesconil, 20 juillet, Loctudy, 17 août 2019

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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 05:36

Urgence - Système de santé en France à bout de souffle "Nous ne voulons pas d'un système de santé qui transforme le patient en client et l'hôpital en entreprise !"

La lettre d'info de Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor, juin 2019 

Défense de l'hôpital public, IVG, fin de vie - compte rendu d'activité parlementaire de Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor - juin 2019
Défense de l'hôpital public, IVG, fin de vie - compte rendu d'activité parlementaire de Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor - juin 2019

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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 06:38
Gauche. Après les européennes, le PCF veut rebondir dans l’action (Julia Hamlaoui, L'Humanité, 17 juin 2019)
Gauche. Après les européennes, le PCF veut rebondir dans l’action
Lundi, 17 Juin, 2019

Les communistes ont lancé hier un appel aux citoyens et aux formations de gauche pour construire « une union populaire ». Au menu : mobilisation pour le référendum sur ADP, les retraites, les services publics… et les municipales.

 

L’heure était au bilan mais aussi à l’action, ce week-end, place du Colonel-Fabien. Après ses 2,49 % aux élections européennes, la direction du PCF a consacré ses travaux à tirer le bilan de la campagne mais aussi à dessiner des perspectives pour les mois à venir. « Pour le président de la République et sa majorité, l’analyse du scrutin est faite. Ils peuvent accélérer leur programme, à droite toute. La déclaration de politique générale du premier ministre (la semaine dernière – NDLR) est à ce titre très éclairante », constate Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF. C’est avec l’objectif d’« organiser la riposte à Macron » que le conseil national du PCF a adopté hier un appel et une résolution (67 voix pour et 6 abstentions) invitant à construire « une union populaire qui porte un nouvel espoir pour la France ». Face à la confiscation du débat par LaREM et le RN à leur seul profit, lors des derniers scrutins, « jamais le pays n’a eu autant besoin d’une gauche de combat », juge le texte avant d’en venir au cœur du message. Le PCF s’y adresse aux citoyens mais aussi aux formations politiques de gauche, aux syndicats et aux associations pour se « rassembler » sur « des contenus qui portent une volonté d’alternative s’attaquant au pouvoir du capital ». « Sans exclusives ni volonté hégémonique de quiconque », précisent les communistes, face notamment à la tentation de la FI et d’EELV de se poser en meneur.

« Mener des combats pour faire reculer les puissances d’argent... »

Pas non plus question de se « contenter de discussions de sommet ». Le PCF espère résoudre les impasses de la période dans l’action et engage la gauche à « mener des combats communs qui permettent de faire reculer les puissances d’argent et d’arracher des victoires ». « Cette construction ne peut donc se résumer à des questions d’alliances, fussent-elles indispensables, celles-ci ne feraient pas le poids dans la situation présente », insiste Fabien Roussel. Et son conseil national de dresser une liste de sept « batailles » : sur les retraites et l’alternative à la réforme du gouvernement qui « prévoit d’allonger la durée du travail jusqu’à 64 ans » ; sur la défense du service public de santé avec l’objectif de récolter 1 million de signatures pour obtenir un moratoire sur les fermetures de lits et d’hôpitaux ; contre la vie chère avec une carte-pétition pour la hausse des salaires et des pensions ; sur l’industrie face à l’avalanche des plans sociaux post-européennes ; pour des mesures d’urgence pour l’écologie ; ou sur l’éducation contre la réforme Blanquer. La mobilisation pour l’obtention d’un référendum d’initiative partagée (RIP) sur la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris) via le recueil de 4,7 millions de signatures figure aussi en bonne place et fera l’objet d’une initiative avec les parlementaires de gauche comme de droite dès mercredi prochain à Saint-Denis.

Mais alors que chacun est resté dans son couloir lors du dernier scrutin, le PCF affiche aussi l’ambition de « faire émerger un projet partagé » à gauche, apportant au pot commun ses « dix propositions pour la France » présentées en mars lors du grand débat national. Après sa contre-performance aux européennes parmi les ouvriers et employés auxquels elle voulait s’adresser, la formation tentera aussi de « renouer avec le monde du travail » dès cet été via un « tour de France des entreprises » avec Fabien Roussel.

La question électorale ne disparaît pas pour autant du tableau, surtout avec la perspective des élections municipales, lors desquelles le PCF entend préserver son réseau de « plus de 600 maires et de 7 000 élus ». Une résolution résumant sa démarche en la matière a elle aussi été adoptée hier (48 voix pour, 4 contre et 17 abstentions). Le mot d’ordre est là encore au rassemblement, ici en fonction des réalités locales mais avec l’ambition de « projets municipaux de transformation sociale, écologique et démocratique ». « Avec cette résolution, nous entrons en campagne », insiste Pierre Lacaze, en charge des élections dans l’exécutif du PCF, invitant les militants locaux à désigner leur chef de file ou leur tête de liste sans tarder. Des rencontres sont proposées dès ce mois de juin « à toutes les forces de gauche et écologistes » et à tous les niveaux. Des rendez-vous sont déjà pris, reste à en connaître l’issue.

Julia Hamlaoui
Gauche. Après les européennes, le PCF veut rebondir dans l’action (Julia Hamlaoui, L'Humanité, 17 juin 2019)
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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 06:33
Mobilisation pour l'Humanité. Les lecteurs sont des propriétaires militants - Facebook Live le 22 juin
Mobilisation pour l'Humanité. « Les lecteurs sont des propriétaires militants »
Lundi, 17 Juin, 2019

La Société des lecteurs et lectrices réalise demain, quelques jours avant une assemblée générale décisive, le 22 juin, un Facebook Live avec le directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric. Nicolas Devers-Dreyfus, président de l’association, et Hervé Bramy, qui devrait prendre sa succession samedi, racontent les initiatives prévues pour aider l’Humanité à rebondir.

 

La Société des lecteurs et lectrices va organiser demain à 18 heures son premier Facebook Live, avec Patrick Le Hyaric. Pour quelles raisons ?

Hervé Bramy Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus globale des lectrices et lecteurs de l’Humanité. Nous voulons solliciter plus fortement nos lecteurs, pour qu’ils deviennent des diffuseurs du journal, qu’ils le fassent connaître au plus grand nombre. Et, pour cela, nous avons besoin de resserrer les liens entre nos 9 000 contacts et nos 3 000 adhérents. Un Facebook Live régulier, mensuel, pourrait être un des moyens qui favorise cette ambition. Le premier se déroulera mardi à 18 heures avec le directeur du journal, Patrick Le Hyaric, parce que nous voulons parler, de façon prioritaire, de la situation et de l’avenir du journal.

Comment va s’organiser le Facebook Live de demain ?

Hervé Bramy Ce Facebook Live s’organise en lien avec le pôle Web du journal. Nous allons donc utiliser la page Facebook de l’Humanité, et la relayer avec la page Facebook de l’association, puisque nous avons quand même 3 600 abonnés, et avec nos pages individuelles, et les pages locales de la société. Le deuxième Facebook Live que nous envisageons, ce sera avec le directeur de la Fête de l’Humanité, Pascal Aubrée, mi-juillet, puisque l’actualité de l’été, ce sera la diffusion du bon de soutien.

L’assemblée générale des lecteurs et lectrices, samedi (1), se tient dans un contexte particulier pour le journal, en redressement judiciaire…

Nicolas Devers-Dreyfus L’assemblée générale du 22 juin est placée sous le signe très clair de « conjurer le péril qui menace l’Humanité ». Avec cette idée que les lecteurs sont des propriétaires militants. D’abord, il nous faut prendre acte de l’extraordinaire mobilisation de cet hiver, qui a étonné tout le monde, bien au-delà d’ailleurs des lecteurs, et qui continue. Je crois que les lecteurs et lectrices viennent d’écrire une très belle page de l’histoire de l’Humanité, avec la soirée de mobilisation à Montreuil le 22 février, mais aussi depuis, chaque semaine, avec des initiatives de soutien organisées par des lecteurs, des organisations communistes, par des organisations syndicales, ce qui est nouveau, par les Amis, notre association sœur. On peut déjà les en remercier. Mais il faut encore faire plus, malheureusement. Dans trois directions : continuer le soutien financier, répondre présent à la grande campagne d’abonnements et de parrainages qui est lancée, et dépasser ainsi les 5 000 nouveaux abonnés à l’Huma. Il nous faut évidemment suivre les parrainages, pour fidéliser les nouveaux abonnés. Enfin, sous l’impulsion d’Hervé Bramy, nous avons la volonté de créer partout des comités de lectrices et de lecteurs. Patrick Le Hyaric viendra nous donner des informations sur la situation du journal. Les lectrices et les lecteurs ont la volonté de se situer du côté de la direction, du côté des personnels, qui font un travail formidable, dans des conditions très difficiles en ce moment. Nous allons aussi renouveler notre direction, qui va être entre de bonnes mains, si l’assemblée générale et le conseil d’administration en décident ainsi. C’est Hervé Bramy qui va prendre la main. C’est un militant expérimenté, que beaucoup connaissent, et qui s’investit depuis plusieurs mois dans l’animation du collectif de direction.

(1) L’initiative se tiendra au grand auditorium, face à l’Humanité, 5, rue Pleyel, 93200 Saint-Denis, métro Carrefour-Pleyel, ligne 13.
Entretien réalisé par Caroline Constant
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15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 09:19

Fabien Roussel répond au Premier ministre pour le groupe GDR à la suite de sa déclaration de politique générale du mercredi 12 juin 2019

Monsieur le Premier Ministre,


Le cap que vous venez de définir ne vas pas répondre aux urgences de notre pays ni à la majorité de nos concitoyens.
Alors voilà à l’opposé, la déclaration de politique générale que nous vous proposons.


D’abord l’urgence pour notre industrie menacée:
Il faut envoyer un signal fort, solennel et tout faire pour que la France ne laisse plus tomber une seule de ses usines ! 
General Electric, Whirlpool Amiens, Arjowiggins, Renault, Ford Blanquefort, Ascoval… ces piliers de notre industrie sont stratégiques pour notre pays. Ils doivent faire l’objet d’une décision spéciale et d’une intervention directe de l’Etat.
Avec nous, l’industrie et les circuits courts deviendront une priorité nationale, un enjeu de souveraineté, tant pour notre économie que pour relever le défi climatique. Car un pays sans industrie est un pays sans avenir. 
Et quand on produit local, c’est bon pour l’emploi mais aussi pour le climat.
Nous définirons ainsi une politique industrielle ambitieuse pour notre pays. Des filières stratégiques seront protégées, à l’opposé du pillage et de la vente de nos bijoux de famille à des fonds de pensions !
C’est pourquoi nous ferons gagner du temps et de l’argent aux français en annulant la privatisation d’ADP et de la Française des Jeux.
ADP est stratégique pour notre pays, pour notre compagnie nationale, pour notre sécurité et même pour tenir nos engagements climatiques! Vous n’êtes vraiment pas à la page en voulant le privatiser. 
L’urgence, c’est aussi la santé. C’est pourquoi nous mettrons en place immédiatement un plan en faveur de nos hôpitaux publics et de nos EPHAD, sans oublier les Outre Mer, où la situation sanitaire est aussi alarmante.


D’abord en revenant sur toutes les fermetures de lits, de services d’urgences, de maternité organisés depuis votre arrivée au pouvoir ! Ensuite en y mettant les moyens financiers avec un plan d’embauche pour répondre aux besoins: il manque au moins 100 000 emplois, à pourvoir au plus vite !
L’urgence c’est le pouvoir d’achat, c’est la lutte contre la vie chère, en Métropole comme en Outre Mer : 
Nous proposerons, au 1er juillet, une hausse de 20% du SMIC, en deux ans, dans le privé comme dans le public.
Et nous mettrons en place dès cet été une conférence nationale des salaires pour que l’ensemble des salariés en bénéficient.
La hausse des salaires doit venir des entreprises et non pas de nos impôts comme vous le faites ! Car c’est toujours les classes moyennes qui paient ! 
Nous disons que les grandes entreprises en ont les moyens, elles qui distribuent aussi généreusement les dividendes aux actionnaires : 57 milliards d’euros en 2018 pour celles du CAC 40, en hausse de 12%.
Ces entreprises-là, lit-on dans la presse, « ont enfin tourné la page de la crise financière ». Il est grand temps que leurs salariés puissent le faire eux-aussi.
Quant aux petites et moyennes entreprises, elles bénéficieront enfin d’un accompagnement de l’Etat, réel, y compris dans leurs investissements grâce à un pôle public bancaire qui prêtera à taux 0% en fonction de leurs engagements pour l’emploi et la planète. Rien à voir avec vos aides publiques et vos exonérations de cotisations tous azimut que vous distribuez allègrement, sans contrepartie, aux pollueurs, aux Géants du numérique, aux Carrefour, Auchan et consorts qui licencient malgré tout !
Nous proposerons aux partenaires sociaux de créer le CDI du 21eme siècle, intégrant la formation et digne d’un vrai contrat de travail.
Ce sera autre chose que vos CDD, vos contrats UBER ou Intérimaires qui précarisent encore plus les femmes, les jeunes, les salariés.
Nous ferons rimer « travail » avec « sécurité » et « dignité » au lieu de « précarité » et « pauvreté » comme vous le faites ! 
La justice pour tous, c’est aussi la justice pour les plus fragiles, comme pour nos retraités.
Nous déciderons d’aligner au niveau du SMIC les allocations de solidarité en faveur des plus démunis, des personnes handicapées, des retraités pour que plus personne ne vive en dessous du seuil de pauvreté.
Nous mettrons en chantier une réforme des retraites pleinement innovante, à la hauteur des enjeux de notre siècle.
Nous fixerons comme objectif une pension accessible dès 60 ans, avec 75% de son dernier salaire ou au niveau du SMIC.
Nous préférons offrir une nouvelle vie aux retraités et permettre aux jeunes de les remplacer plutôt que de leur promettre de travailler plus comme vous le faites.
Au MEDEF comme chez vous, le dogme c’est « Travaillez plus », alors que nous sommes au 21ème siècle, à l’ère des robots et avec 5,5 millions de chômeurs !
L’urgence, elle est aussi démocratique :
Et nous voulons y répondre sans tourner autour du pot !
Tout le monde est d’accord pour mettre en place un référendum d’initiative citoyenne. Cela doit se faire vite et de manière accessible.


Mais l’enjeu, c’est aussi de renforcer le pouvoir du Parlement.
Nous mettrons en place une assemblée constituante pour écrire, avec nos concitoyens, la nouvelle République tant attendue et tourner la page de la monarchie présidentielle. Nous mettrons les citoyens au centre de la république, les citoyens et la commune comme l’échelon principal de la démocratie, le premier service public de France.
Enfin nous répondrons à l’exigence de justice fiscale par la révolution fiscale : elle est indispensable pour financer les mesures d’urgences que je viens d’évoquer.


D’abord nous rétablirons l’ISF et nous annulerons une série de mesures et niches fiscales coûteuses telles que le CICE, le crédit impôts recherche, la flat tax, la niche Coppé. Il y a là au bas mot 50 milliards à récupérer…
Et nous mettrons en place un impôt juste, progressif, sur tous les revenus, y compris ceux du capital.
Pour que les gros paient gros et que les petits paient petit; pour que les richesses que nous produisons soient plus justement réparties.
Nous déciderons de mener une lutte sans merci contre la fraude et l’évasion fiscale et d’en faire une grande cause nationale, de l’inscrire dans notre Constitution. Pas besoin d’un énième rapport. La triche est là, sous vos yeux !
Le manque à gagner pour notre pays est compris entre 80 et 100 milliards d’euros.

Avec une liste réelle des paradis fiscaux, avec le prélèvement à la source des bénéfices des multinationales, avec plus de moyens humains à Bercy, à la justice et avec la case prison assurée pour tous les corrompus et les délinquants en col blanc, je peux vous assurer que nous allons changer de braquet dans ce domaine !
En mettant tout en œuvre pour récupérer de telles sommes, nous aurions ainsi des ressources nouvelles pour nos services publics, pour nos écoles, pour une audacieuse politique de la mer digne de notre rang de 2eme puissance maritime mais aussi pour enclencher la transition écologique.
Car l’urgence, c’est aussi et surtout le climat:
Nous proposons de revenir sur la privatisation de la SNCF et de baisser la TVA sur les transports collectifs.
Là où vos choix conduisent à la fermeture de petites lignes et à la multiplication des cars et des camions sur la route, nous, nous prônons un doublement du fret ferroviaire et la gratuité des transports en commun partout où c’est possible.
Nous proposons d’engager un vaste plan de rénovation thermique des bâtiments, au rythme de 500 000 par an, en y mettant les financements publics correspondants. 
Enfin nous voulons répondre au problème de la vie chère. J’ai parlé des salaires, du travail, de la solidarité.
Mais il y a des factures qui ne cessent d’augmenter !! Et la hausse de 5,9% sur leur facture d’électricité, la plus importante depuis la privatisation d’EDF est insupportable !!
D’autant que depuis 2003, les actionnaires ont touché 21,3 milliards d’euros. L’exaspération fiscale des Français, elle vient surtout de là, de ce sentiment d’être pris sans cesse pour des vaches à lait, quand une infime minorité s’en met plein les poches. Nous reviendrons sur cette hausse et nous baisserons immédiatement la TVA sur l’électricité pour la ramener à 5,5%, comme pour de nombreux produits de première nécessité.


Monsieur le Premier ministre,
Oui le capitalisme est à bout de souffle. Mais vous ne proposez rien d’autre que d’y rester ! Le chemin que vous nous proposez a été mille fois parcouru. Il nous conduit à une impasse, pour nous comme pour la planète !
Nous voulons sortir de ce chemin, du dogme de la concurrence libre et non faussée. Nous voulons protéger la planète, partager les richesses, et mettre le bonheur de chaque citoyen au cœur de la République !


Voilà notre projet, aux antipodes de ce que vous venez de nous présenter. C’est pourquoi nous refusons de vous accorder notre confiance.

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12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 18:41
Hommage à Rol-Tanguy, compagnon de la Libération, en gare de Morlaix, place Rol-Tanguy, 12 juin 2019: photos de Pierre-Yvon Boisnard et discours d'Ismaël Dupont, articles du Télégramme et du Ouest-France
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Hommage à Rol-Tanguy, compagnon de la Libération, en gare de Morlaix, place Rol-Tanguy, 12 juin 2019: photos de Pierre-Yvon Boisnard et discours d'Ismaël Dupont, articles du Télégramme et du Ouest-France

Intervention d'Ismaël Dupont, hommage à Rol-Tanguy place Rol-Tanguy en gare de Morlaix, 12 juin 2019, 16h: 

Merci à vous tous d'être présents à ce moment d'hommage à Henri Rol-Tanguy.

Merci d'abord à Jean Rol-Tanguy de nous faire l'honneur de sa participation à notre hommage, le fils de Henri Rol-Tanguy et de Cécile Rol-Tanguy, qui vient de fêter ses 100 ans, et qui était résistante de la première heure elle aussi. Jean qui est président du Comité parisien de la Libération.

Merci à Sylvaine Vulpiani, conseillère régionale, à Jerôme Pasquels qui représente ici le sénateur Jean-Luc Fichet, qui aurait aimé être présent mais dont la présence est requise au Parlement, à Nathalie Bernard, maire de Plougasnou, commune de résistance, et vice-présidente aux Transports à Morlaix-Communauté, à Yvon Primel, maire adjoint de Morlaix aux anciens combattants, et Jerôme Stephan, collaborateur de Mme le Maire de Morlaix Agnès Le Brun, à l'institut d'histoire sociale de la CGT représenté par Alain et Anne-Marie Quesseveur, à Jean-Claude Cariou, vice-président de l'ANACR 29, à Guy Hervy, membre du bureau du Musée National de la Résistance, aux nombreux syndicalistes, de la CGT, de FO, présents ici, aux divers élus, militants politiques (PCF bien sûr mais aussi Génération.s, PS, UDB, Ensemble) et associatifs présents : le Mouvement de la Paix, Amnesty International, etc.

Merci à Glenn Le Saoût a qui nous devons la bonne idée de cet hommage aujourd'hui.

Que ceux que j'ai oubliés veuillent bien m'excuser.

Et mes remerciements les plus chaleureux iront à Guy Denning, cet artiste de street art anglais, connu internationalement, résidant aujourd'hui dans les Monts d'Arrée à La Feuillée qui dédie aujourd'hui à Rol-Tanguy une œuvre magnifique.

Merci à vous d'être présents dans votre diversité à cet hommage proposé et organisé par le Parti communiste français à son illustre camarade, et à une grande figure de la résistance, sur une place qui porte son nom, depuis 2003, notamment parce que Rol Tanguy est né en gare de Morlaix, le 12 juin 1908, il y a 111 ans. Morlaix a été la première ville a dénommé une place ou une rue Rol Tanguy début 2003 quelques semaines après la mort du grand résistant.

Nous voulons honorer l'action et la mémoire de Rol-Tanguy, en tant que personne, pour son courage et la valeur d'exemplarité de ses engagements pour la République, des idéaux d'égalité et de justice sociale, contre le fascisme et des régimes qui supprimaient les libertés démocratiques et instaurait le racisme et l'intolérance en règle.

Mais à travers Rol-Tanguy, ce sont aussi les combattants et artisans de la Résistance que nous voulons saluer, en ce 75e anniversaire des combats de la Libération dans lesquels les résistants français et bretons ont payé un si lourd tribut, la férocité de l'ennemi aux abois étant portée à son comble. On estime à 35 000 le nombre de FFI en activité après le 6 juin 1944 en Bretagne. On compte 3743 déportés dans la Bretagne à 5 départements (à l'époque, avec la Loire-Inférieure) dont la moitié périrent, autour de 2700 résistants bretons fusillés, des milliers de tués au combat dont 204 FFI dans les poches de Lorient et St Nazaire.

Nous saluons bien sûr tous les Résistants dans la diversité de leurs sensibilités et de leurs actions, des circonstances de leur entrée dans l'action clandestine et patriotique. C'est à eux qui nous devons d'avoir gardé intact une flamme d'espoir et de dignité dans les années sombres de la libération et d'avoir rendu possible le retour de la liberté et de la démocratie en France, mais aussi le retour de la Paix qui était leur horizon.

Nous saluons aussi aujourd'hui particulièrement la résistance intérieure et populaire, et la résistance communiste, pas toujours mise au premier plan dans les discours mémoriels et l'approche de l’État. C'est un euphémisme...

Pas un seul résistant communiste au panthéon !...

Et Hollande et Macron sont loin de corriger l'oubli et l'injustice. Est-ce normal quand on connaît leur poids dans les effectifs de la résistance, dans la lutte armée intérieure, et le lourd tribut qu'ils ont payé, entre les dizaines de milliers de fusillés, de torturés et de déportés de l'OS et des FTP, des FTP-MOI que commanda Rol-Tanguy en région parisienne en 1942?

Martha Desrumaux, Marie-Claude Vaillant Couturier, Danielle Casanova, Charlotte Delbo, Missak Manouchian, Guy Moquêt, Rol-Tanguy, il n'y avait que l'embarras du choix... Et pourtant, on a préféré honoré la résistance gaulliste, socialiste, bourgeoise... Comme si les communistes ne devaient pas entrer dans la grande histoire de la nation française, comme s'il fallait minimiser leur apport à la libération... De la même manière, on ne parle que de l'appel du 18 juin à la Résistance alors que d'autres appels ont eu lieu au printemps et à l'été 40, notamment celui de Charles Tillon.

Et toujours ce discours lancinant, mensonger et révisionniste pour minimiser le sens et le caractère patriotique et national de la Résistance communiste en prétendant qu'elle n'a débuté qu'à l'été 41 après l'invasion de l'URSS, voir, comme dernièrement Riolo face à Ian Brossat dans une émission de RMC, en prétendant que les communistes étaient des collaborateurs au début de la guerre!

Ce qui est faux bien sûr. Le simple fait de dénoncer la politique collaborationniste, réactionnaire et anti-démocratique de Vichy et de garder une activité communiste était un acte de résistance en 40-41 à l'heure où le PCF était interdit et très fortement réprimé, sous le dernier gouvernement de la 3e République déjà dirigé par Daladier… De nombreux militants, syndicalistes, l'ont payé de leur vie, dont les fusillés de Châteaubriant, le jeune Guy Moquêt.

Même minimisation d'ailleurs, en bonne logique (anti-communiste), de l'apport des soviétiques à la libération de l'Europe, malgré leurs 22 millions de morts et les victoires décisives obtenus à un prix exorbitant pour stopper les Nazis. Est-il normal de n'attribuer qu'aux alliés américains et anglais de l'OTAN la libération de la France ? Un débarquement réussi en Europe de l'ouest et une progression pour libérer le territoire français étaient-ils envisageables sans la progression des soviétiques et leur contre-offensive en Europe de l'est ? Pourquoi ne pas avoir invité le chef d'Etat russe, quoiqu'on en pense par ailleurs, aux cérémonies du débarquement ?

Avant de parler de ce que fut la vie de Rol-Tanguy, ouvrier et de militant ouvrier, cégétiste et communiste, devenu un héros des Brigades Internationales et de la Résistance, le maître d’œuvre de l'insurrection du peuple parisien et de la libération de Paris, deux mots aussi sur le contexte dans lequel cet hommage s'inscrit.

Pour nous le souvenir de la résistance et des résistants est un devoir de mémoire, une justice que nous leur devons, certes, mais pas seulement une fin en soi… Notre approche n'est pas muséale ou patrimoniale, ou simplement patriotique.

C'est parce que nous avons toujours de l'adhésion et la foi foi dans les valeurs et les idéaux d'humanisme et de progrès qu'ils portaient et qui fondaient leur engagement pour une société plus juste, une République sociale, égalitaire et fraternelle, une démocratie rénovée que nous sommes en colère et inquiet face aux menaces et politiques brunes qui ressurgissent en France et en Europe, et plus largement dans le monde, et face à la destruction progressive de l'héritage du Conseil National de la Résistance : la Sécurité Sociale gérée par les travailleurs, le système des Retraites par répartition, les grands services publics et entreprises nationalisés, le pluralisme de la presse, le contrôle parlementaire de l'exécutif, l'ambition de contrôle et de limitation des pouvoirs financiers, etc.

Le combat des résistants, celui en tout cas des FTP, n'était pas seulement un combat pour libérer la patrie, même si c'était aussi et surtout ça qui fédérait la résistance : c'était un espoir d'une société nouvelle, plus juste, et un combat à mort contre la trahison intérieure, y compris d'une bonne partie du patronat, les idées réactionnaires de Vichy, les idées racistes et fascistes des collaborateurs, pour une société libérée de la domination de classe, qui inspirait beaucoup de résistants.

Rol-Tanguy le dit en 2000 dans une préface au livre d'André Guérin « Chronique de la résistance » :

« Libérer la patrie et la faire plus belle et plus forte, généreuse et unie. La Résistance a conçu en termes d'action ce qui reste à jamais la réalité et l'efficacité de sa mission, sa vue juste de la pleine et entière délivrance nationale. En ce printemps 1944, le programme du Conseil National de la Résistance éclairait le chemin du combat qui menait à la véritable libération du pays et de la nation, à leur totale rénovation, à la démocratie la plus large ».

L'écrivain François Mauriac disait après guerre : « Seule la classe ouvrière dans sa masse aura été fidèle à la France profanée ».

Aujourd'hui, à trop se détourner des attentes d'une vie digne des classes populaires, à trop livrer à la finance les biens publics et à la précarité les garanties collectives, on risque de faire le jeu des pires aventures et du retour en force de l'extrémisme nationaliste et xénophobe.

Mais revenons à Rol-Tanguy.

Henri Tanguy est né un peu par hasard en gare de Morlaix. Sa mère, blanchisseuse, a accouché précipitamment alors qu'elle devait probablement regagner Brest en train, Brest où le père était officier marinier. La famille a aussi été installée temporairement dans d'autres ports, Toulon et Cherbourg pendant l'enfance de Henri Rol-Tanguy.

C'est à Brest à 13 ans que Henri arrête l'école. Il devient télégraphiste pour les PTT à Brest mais il n'est pas titularisé. Il est embauché dans une entreprise de taxis, puis comme téléphoniste, et enfin comme apprenti mécanicien.

Sa mère estime que son avenir et celui de son frère Joseph n'est pas assuré à Brest à l'hiver 1923-1924, elle rejoint Paris avec ses enfants. Ayant été tourneuse d'obus pendant la guerre de 14 à l'arsenal de Toulon, elle se fait embaucher chez Renault comme métallurgiste tandis qu'Henri est engagé chez Talbot.

Puis en 1925 Henri Tanguy est embauché comme métallier chez Renault à Boulogne Billancourt et la même année il adhère aux Jeunesses Communistes, à l'âge de 17 ans, et au syndicat CGTU. Sa participation à la grève générale chez Renault Billancourt entraîne son licenciement en mai 1926. Il travaillera ensuite comme métallo dans différentes usines, dont Breguet où il crée après les émeutes nationalistes et anti-parlementaires de 1934 menaçant la République une cellule communiste et un syndicat CGTU.

En 1935 il membre du bureau des Jeunesses communistes à Paris et participe à des affrontements avec l'extrême-droite.

C'est dans son entreprise de chaudronnerie à Montrouge que Rol Tanguy vit la grève de mai-juin 1936 et il est licencié à la fin du conflit. A l'automne hiver 1936, et début 37, il est un des animateurs de la solidarité avec l'Espagne républicaine face au coup d'état franquiste. En février 1937, il peut enfin rejoindre l'Espagne comme volontaire des Brigades Internationales après plusieurs demandes infructueuses, compte tenu de la dégradation de la situation militaire pour les Républicains.

En raison des compétences acquises pendant son service militaire (notamment en Algérie, dans un bataillon disciplinaire, en 1929), il est nommé commissaire politique de l’arsenal d’Albacete, du parc auto des Brigades internationales, enfin de l’usine n° 1 où l’on fabriquait les grenades et réparait les automobiles. Puis il fut désigné, avec grade de capitaine, responsable à la main-d’œuvre étrangère dans les usines qui se montaient en zone républicaine.

Les Brigades Internationales recrutées en France, c'était 15 000 volontaires, dont 8000 Français et 7000 étrangers, environ 250 Bretons, dont Albert Rannou et Jean-Louis Primas qui jouèrent ensuite un grand rôle dans la résistance finistérienne et furent fusillés avec 17 autres camarades le 17 septembre 1943 au Mont Valérien. Albert Rannou, fusillé à 27 ans, et c'était un des plus anciens de la bande, qui écrivait dans sa dernière lettre à ses parents : « J'ai lutté durant toute ma courte existence pour le bonheur des travailleurs et pour que la paix règne en ce monde... » Terminant sa lettre déchirante, écrite le jour de sa mort, par « Vive la France, vive le Parti communiste. Paix- Liberté - Justice ».

Mais, en octobre 1937, il fut rappelé en France, pour accomplir une période de réserve. A son issue, il reprit ses fonctions syndicales, notamment les actions de solidarité avec la République espagnole. De retour à Albacete en février 1938, André Marty l’ayant réclamé, il fut nommé commissaire politique du Bataillon d’instruction des volontaires francophones, à Villanueva de la Jara. En avril 1938, pendant la marche à la mer des troupes franquistes, Henri Tanguy fut chargé de l’acheminement à Barcelone des volontaires internationaux présents à Albacete et dans sa région (environ 1 200), mission qu’il accomplit la veille de la coupure en deux de l’Espagne républicaine, le 15 avril. Il assura ensuite le commissariat politique de la nouvelle base des Brigade internationales mise en place à Olot, mais quelques semaines plus tard, cette dernière ayant été dissoute, A. Marty le désigna commissaire politique de la 14e Brigade, « La Marseillaise ».

Blessé le 18 juin 1938 d’une balle dans la poitrine, au retour d’une visite de bataillon, il reprit son poste après quelques jours passés à l’hôpital, refusant d’attendre l’extraction du projectile. Il participa à la grande offensive de l’Ebre, à Tortosa et dans la Sierra Caballs, de juillet à septembre 1938, date de relève des Brigades.

Revenu en France en novembre, à la dissolution des Brigades, Henri Tanguy reprit ses responsabilités au syndicat des Métaux et au Comité de la Région de Paris du Parti communiste. En avril 1939, l’ancien brigadiste épousa sa marraine d’Espagne, Cécile Le Bihan, fille du militant syndicaliste et communiste, résistant FTP mort en déportation, François Le Bihan*. Le couple eut quatre enfants.

Après avoir accompli son devoir militaire, Rol-Tanguy rentre dans la clandestinité en 1940 après les premières arrestations de militants communistes suite au pacte germano-soviétique et aux décrets d'interdiction et de répression du mouvement communiste sous Daladier. Dès août 41, il organise la mise en place des groupes armés en région parisienne qui donnent naissance en février 42 aux FTP. Rol-Tanguy devient le responsable militaire dans la direction des FTP en région parisienne. Identifié après l'arrestation d'autres dirigeants en mai 42, il migre dans la région Anjou-Poitou où il commande les FTP. A cette époque, il est aussi chargé de mission en Bretagne et à Bordeaux.

Fin 43 Henri Tanguy passa en octobre à l’état-major des FFI de la région Parisienne qui regroupait onze départements autour de Paris, où il représentait les FTP. Successivement responsable de l’action immédiate, du troisième bureau (« opérations »), puis sous-chef de l’état-major, enfin chef régional en mai 1944, il était à la veille du débarquement allié du 6 juin 1944, colonel chef de la région P1 (Seine, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne, Oise), qu’il baptisa « Ile-de-France ».

Il prit alors son dernier pseudonyme Rol, nom d’un militant d’Épinay-sur-Seine, combattant des Brigades internationales, tué pendant la bataille de l’Ebre peu de temps après avoir été nommé commandant du bataillon « Commune-de-Paris ».

Le 19 août 1944, en qualité de chef régional des FFI, Rol-Tanguy donna l’ordre de l’insurrection parisienne. Il reçut, avec le général Leclerc, la reddition du général Von Choltitz — commandant la garnison allemande du Grand-Paris — le 25 août.

Le 18 juin 1945, il est élevé au rang de compagnon de la Libération par le Général de Gaule qui le respectait beaucoup.

Avant le passage du Rhin, le 31 mars 1945, Rol-Tanguy rejoignit le 151e régiment d’infanterie issu de la Brigade de Paris formée par le colonel Fabien, participa à la campagne Rhin-Danube en tant que lieutenant-colonel.

A la fin de la guerre, Rol-Tanguy rentre dans l'armée même si, dans le climat de guerre froide, après 48, ses engagements communistes vont contribuer à ce qu'il soit partiellement placardisé et bloqué dans son avancement.

 Invité occasionnel du Comité central du PCF à partir de 1947 — en tant que militaire il ne pouvait y intervenir — Henri Rol-Tanguy en devint membre de 1964 à 1987. Il avait été candidat du PCF aux élections législatives de 1962 à Paris (XXe arr.).

Élu en juillet 1946, lors du 23e congrès, président d’honneur de l’ARAC (Association républicaine des anciens combattants), il assura également la coprésidence de l’ANACR (association nationale des anciens combattants de la résistance) et la présidence de l’AVER (association des volontaires de l'Espagne Républicaine).

Aujourd'hui, c'est une satisfaction pour nous que cet hommage à ce militant ouvrier qui a joué un rôle essentiel aux premières loges de l'histoire et qui est né à Morlaix puisse avoir lieu. Nous aimerions que la plaque d'hommage à Rol-Tanguy, très dégradée, et placée dans un endroit peu visible et éloigné du passage et des regards, puisse être restaurée ou remplacée et installée dans un endroit plus digne de cette action historique et de cet engagement, et de la décision de donner le nom de Rol-Tanguy à cette place, une des portes d'entrée de Morlaix. 

 

Hommage à Rol-Tanguy, compagnon de la Libération, en gare de Morlaix, place Rol-Tanguy, 12 juin 2019: photos de Pierre-Yvon Boisnard et discours d'Ismaël Dupont, articles du Télégramme et du Ouest-France
Hommage à Rol-Tanguy, compagnon de la Libération, en gare de Morlaix, place Rol-Tanguy, 12 juin 2019: photos de Pierre-Yvon Boisnard et discours d'Ismaël Dupont, articles du Télégramme et du Ouest-France
Résistance. Un hommage pour ses 111 ans (photo Le Télégramme, 12 juin 2019)

Résistance. Un hommage pour ses 111 ans (photo Le Télégramme, 12 juin 2019)

Résistance. Un hommage pour ses 111 ans  (Le Télégramme, 12 juin 2019)

Il aura fallu attendre deux ans pour que réapparaisse le panneau « Place colonel Rol-Tanguy » devant la gare, la « faute » aux travaux de rénovation. Le 12 juin, pour les 111 ans de sa naissance, un hommage appuyé a été rendu à ce militant communiste, héros de la Résistance, membre de l’état-major des FFI, combattant volontaire en Espagne et ancien président de l’ANACR (Association nationale des anciens combattants de la Résistance). Après le discours-fleuve d’Ismaël Dupont, son fils Jean Rol-Tanguy, divers élus et militants de gauche, ainsi que Guy Denning, un artiste anglais auteur d’un portrait du héros, ont déposé des gerbes devant la stèle érigée en bas de la nouvelle passerelle.

Un hommage a été rendu à ce héros de la libération, né en gare de Morlaix il y a 111 ans. | OUEST-FRANCE

Un hommage a été rendu à ce héros de la libération, né en gare de Morlaix il y a 111 ans. | OUEST-FRANCE

Le 12 juin 1908, Rol-Tanguy, héros de la Libération de Paris, naissait en gare en Morlaix

Ouest-France, 12 juin 2019

111 ans plus tard, à Morlaix (Finistère), un hommage lui a été rendu, en présence de son fils, Jean Rol-Tanguy.

Mercredi 12 juin 2019, 111 ans jour pour jour après sa naissance à Morlaix (Finistère), un hommage a été rendu à Henri Rol-Tanguy, résistant ayant participé à la Libération de Paris en août 1944.

Un accouchement précipité

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF, a retracé la vie du militant communiste, « l’un des dirigeants des Brigades internationales puis, pendant l’Occupation, héros de la Résistance ».

L’occasion d’apprendre que les liens entre Rol-Tanguy et Morlaix tiennent du hasard total. Le jour de sa naissance, sa mère, blanchisseuse, est en chemin pour Brest – où son époux, officier marinier, est alors basé -, quand elle perd les eaux à la gare de Morlaix. Henri naîtra sur place.

Depuis 2003, la place de la gare porte son nom et une stèle – pas assez visible selon Ismaël Dupont – y est installée. Mercredi, une gerbe a été déposée, en présence d’élus, militants communistes et cégétistes, d’un représentant des Anciens combattants et d’un membre du bureau du Musée de la Résistance nationale.

Le fils du colonel Rol-Tanguy, Jean Rol-Tanguy, avait également fait le déplacement, tout comme l’artiste de street-art anglais Guy Denning, résidant aujourd’hui dans les monts d'Arrée.

Depuis 2003, la place de la gare porte son nom et une stèle – pas assez visible selon Ismaël Dupont – y est installée. Mercredi, une gerbe a été déposée, en présence d’élus, militants communistes et cégétistes, d’un représentant des Anciens combattants et d’un membre du bureau du Musée de la Résistance nationale.

Le fils du colonel Rol-Tanguy, Jean Rol-Tanguy, avait également fait le déplacement, tout comme l’artiste de street-art anglais Guy Denning, résidant aujourd’hui dans les monts d'Arrée.

Il a réalisé une toile représentant le résistant. « Ce tableau est à la disposition de la mairie et de la gare pour l’exposer », glisse Ismaël Dupont.

Un hommage a été rendu à ce héros de la résistance et de la libération, né en gare de Morlaix il y a 111 ans. | OUEST-FRANCE

Un hommage a été rendu à ce héros de la résistance et de la libération, né en gare de Morlaix il y a 111 ans. | OUEST-FRANCE

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