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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 14:40

Compte rendu du Conseil Municipal de Morlaix du 9 octobre 2014

 

Ce fut un conseil municipal tendu, surtout sur la fin où il a été question de se prononcer sur l'attitude du maire de Morlaix pendant et après le coup de force des agriculteurs à Morlaix le 19 septembre, avec l'incendie de l'hôtel des impôts. Mais ce conseil municipal permit aussi de clarifier des positionnements politiques : Mme Le Brun, elle l'a dit clairement, est contre l'exercice de la démocratie participative, le recours à une consultation formelle des citoyens pour construire des projets d'aménagement ou à une démarche de concertation autre qu'informelle. Elle ne croit qu'en l'efficacité de la démocratie représentative : les citoyens font confiance à des élus qui vont juger et décider à leur place.

Je suis intervenu une première fois au nom du Front de Gauche sur une délibération visant à supprimer l'article 5 du nouveau règlement intérieur du Conseil Municipal qui interdisait le débat sur les questions orales posées par les élus.

Ce règlement avait été réactualisé de manière à limiter au maximum les droits de l'opposition et la possibilité du débat en Conseil Municipal, comme sa publicité auprès de la population. Jean-Pierre Cloarec (pour la Coopérative Citoyenne) et moi-même pour le Front de Gauche avions participé à une première réunion de groupe de travail avec des élus de la majorité pour amender le règlement intérieur mais aucune de nos propositions (filmer et enregistrer les débats du Conseil Municipal, les retranscrire sur le site internet de la mairie, avoir les dossiers de séance et les convocations bien plus tôt, pouvoir disposer des suppléants pour l'opposition en commissions car avec nos métiers respectifs, et des réunions placées sur les heures de travail, il n'est pas toujours facile d'assister à toutes les réunions), n'avait été retenue.

Au contraire, tout ce qui avait été introduit dans ce règlement intérieur, et non discuté en groupe de travail (c'est probablement directement Agnès Le Brun, non présente à la première réunion du groupe de travail, qui l'avait réécrit et amendé) visait à réduire les possibilités de travail, d'expression et de communication de l'opposition. En conséquence, les 8 élus de l'opposition (Coopérative citoyenne et Front de Gauche) avaient voté contre le 11 juillet dernier.

L'article 5 du règlement intérieur, rajouté en juillet 2014, interdisant le débat sur les questions orales, était non seulement scandaleux sur le fond, mais surtout illégal puisque contraire à un arrêt du Conseil d'Etat en 1903 et à des jurisprudences des tribunaux administratifs de Rennes et de Roubaix en 1997, ce que m'avait signalé un camarade du Front de Gauche, Bruno Fichou, qui avait fait le travail de documentation nécessaire, ce que s'était manifestement épargné la majorité.

Malgré ma lettre d'avertissement et mon intervention argumentée et s'appuyant sur les textes de loi au Conseil Municipal du 11 juillet, Agnès Le Brun avait tout de même fait voter un Règlement Intérieur qui risquait d'être attaqué au tribunal administratif. Elle est revenue à la raison cet été après consultation des textes et sans doute conseil pris auprès de juristes ou connaisseurs du droit public.

Du coup, en Conseil Municipal du 9 octobre 2014, quand il s'est agi de voter pour la modification du règlement intérieur, je me suis félicité au nom de mes collègues du Front de Gauche et de la minorité municipale que l'on ait été entendus in extremis et que la majorité ne mette pas la mairie hors-la-loi à force d'entêtement.

J'ai regretté par contre à nouveau que la construction du nouveau règlement intérieur n'ait pas fait l'objet d'un travail vraiment collectif et qu'aucune des propositions de la minorité municipale n'ait été retenue. J'ai rappelé que les questions orales étaient pour nous un moyen de faire des propositions en amont, de discuter de projets à construire, de mettre en lien l'action municipale et un contexte politique global, de ne pas être simplement rivés aux décisions d'actions de la majorité et à ses ordres du jour, sans quoi le Conseil Municipal se transformerait en une simple chambre d'enregistrement.

Ces questions orales sont pour nous un moyen d'être proposant pour l'avenir de la ville et de ses habitants, ce que nous avons d'ailleurs démontré lors du CM du 9 octobre quand Michèle Abramovicz, en fin de conseil, a fait sa proposition de Mutuelles Communales (voir plus loin).

 

La deuxième délibération portait sur le réaménagement de la vallée du Ty Dour, une excellente initiative, attendue par beaucoup de Morlaisiens depuis des années.

Ce réaménagement sera contemporain de l'extension de l'EHPAD de la Boissière et de la réhabilitation de Pors ar Bayec.

 

Le projet de réaménagement global prévoit :

« - la remise en eau partielle ou entière du ruisseau dans un lit naturel, actuellement busé dont le seul lit maçonné est visible, avec le fleurissement naturel des abords et du sous-bois après analyse de la flore locale

- la requalification des franges boisés (sélection abattage et élagage) et replantation de la strate intermédiaire (houx, rhododinderons, etc ...)*

- la réfection de l'allée principale et des allées périphériques

- le remplacement du mobilier pour résister au vandalisme

- la création d'une liaison avec Pors ar Bayec

- la création d'une continuité vers le parking Saint-Nicolas par le verger

- la création d'un terrain multisports en partie basse et la rénovation du court de tennis

- la création d'une aire de jeu pour les enfants et d'un parcours sportif »

 

Le montant total du projet est estimé à un coût de 132 000€ avec une subvention evaluée dans le cadre du programme européen LEADER à 60 500€. La possibilité de toucher cette subvention LEADER fléchée « projet autour de l'eau » se termine au mois de mars. La ville devait donc finaliser un avant-projet rapidement.

Toute l'opposition a voté pour ce projet, qui, en dépit de certaines interrogations, reste préférable au statut quo. Jean-Pierre Cloarec pour toute l'opposition est intervenu pour demander :

- une consultation des riverains et une concertation avec eux (par bulletins/réponses...) pour la mise en œuvre précise du projet.

- appel à participation des habitants par le biais de chantiers collaboratifs pour créer du lien social en faisant des choses ensemble pour Ty Dour.

- suivi du chantiers

- travaux réalisés en régie dès maintenant pour faire face aux chemins dégradés, à l'impraticabilité du terrain de foot.

 

Agnès Le Brun, après les demandes de précision de Michèle Abramovicz qui a insisté pour que les riverains soient associés à la construction et à la mise en œuvre du projet, a clairement dit qu'elle ne voulait pas de réunions pour construire le projet avec les habitants, étant opposée à la démocratie participative.

Je lui ai demandé pour ma part si, à défaut de financements européens LEADER (les projets sont en concurrence et ne sont pas obligatoirement retenus), la ville s'engagerait pour financer tout de même cette réhabilitation nécessaire de Ty Dour.

Elle m'a répondu que c'était une priorité mais que la ville n'avait pas le pouvoir de créer de l'argent qu'elle n'avait pas, ce qui a été pour la secrétaire départementale de l'UMP une nouvelle fois l'occasion d'attaquer le gouvernement et Hollande en remettant en cause à juste titre les effets catastrophiques de la baisse des dotations (la ville va perdre 1,5 millions d'euros de dotations d'ici 2017) qui, comme elle l'a rappelé très justement, ne sont pas des subventions généreusement allouées par l’État, mais des compensations à des transferts de charges et à des suppressions de recettes fiscales pour les collectivités locales.

J'ai simplement rétorqué pour clarifier les choses que pour Agnès Le Brun, le désengagement de l’État et les baisses drastiques de subventions tenait lieu souvent d' « argument miracle » et paradoxal alors qu'elle est cadre et responsable politique d'un Parti qui, au nom des intérêts du monde des affaires, réclame une baisse trois fois plus importante encore de l'investissement public et social.

Cela a été l'occasion pour les trois élus du Front de Gauche – moi-même, Loïc Digaire, Michèle Abramovicz – de se démarquer tout à la fois de la politique conduite par le pouvoir PS et de celle préconisée par l'opposition de droite UMP, toutes politiques qui vont dans le même sens : l'austérité, le moins d’État, de service public et de dépenses sociales, le refus du partage des richesses. Agnès Le Brun a répondu que je me faisais une vision trop caricaturale des positionnements des familles politiques PS et UMP : les élus locaux étant, toute tendance confondue à l'AMF, alarmés par les conséquences de cette politique.

Jean-Paul Vermot pour le PS a cherché à désamorcer l'argument en disant que tous les élus de l'opposition, comme ceux de droite, avaient voté la motion de l'Association des Maires de France (AMF) dénonçant les conséquences de l'austérité et de la baisse des dotations sur les collectivités, la réponse aux besoins sociaux et l'économie (80 % de l'investissement public vient des collectivités locales), l'idée étant, ce qui est vrai d'ailleurs, qu'il n'y a pas unanimité ni accord véritable au PS sur le niveau de la politique d'austérité du gouvernement. Mais Jean-Paul Vermot a ajouté ensuite que pour réduire la dépense publique (sous-entendu : une nécessité tout de même), il fallait envisager les mutualisations et regroupements nécessaires.

En tout cas, j'ai mis en valeur par mon intervention, et les commentaires qu'elle a suscité, l'impossibilité de séparer les affaires publiques municipales et les choix politiques et économiques globaux, le PS comme la droite prônant par idéologie libérale et volonté de suivre les recommandations du MEDEF et de l'UE, un retrait du service public et de l'intervention publique qui est payé cash par la population et les collectivités en période de crise sociale et économique majeure. Seul le Front de Gauche, parmi les forces politiques qui comptent électoralement, propose une alternative à cette domination des logiques libérales et pro-capitalistes.

 

Sur le sujet des mutualisations, pour lesquelles Jean-Paul Vermot a rappelé que je m'étais prononcé pour en Conseil de Communauté (au sujet du Musée, de Langolvas, du Théâtre...), Agnès Le Brun a eu des formules heureuses rhétoriquement mais floues concernant le fond de ses intentions et de l'état d'avancement des dossiers : « les mutualisations, c'est comme les mariages, ça marche mieux quand c'est consenti... Rien n'est pire qu'une mutualisation précipitée... La mutualisation, ça peut faire doublon... Si c'était la panacée, ça se saurait... ».

 

Tandis que nous avons débattu une demi heure sur cette délibération concernant le réaménagement de la Vallée du Ty Dour, débat qui a été l'occasion d'affirmer de vraies divergences politiques, nous avons voté sans difficulté les autres délibérations : mutualisation de la maintenance informatique avec Morlaix-Communauté, augmentation du budget pour les travaux de restructuration de l'école maternelle du Poan Ben (initialement prévus pour un coût de 443 000€, qui va augmenter de 77000€), marché réservé entretien Espaces Verts (pour les Genêts d'Or), procédures d'abandon sur des maisons détériorées et abandonnées rue longue et rue courte, rappports SDEF, GRDF, Syndicat mixte du Trégor,

 

En revanche, nous avons voté contre l'exonération des pénalités de retard pour le groupe Eiffage (1233 jours de retard sur le chantier) pour enlever le radon à l'école Gambetta et faire différents travaux pour la ville, au motif que ce groupe fait des bénéfices astronomiques sur le plan national, assure un rendement pour l'actionnaire très important et casse les prix au niveau local en faisant une concurrence déloyale aux petites entreprises, sans honorer toujours ses engagements. C'est Jean-Paul Vermot qui a rappelé les profits d'Eiffage cette année.

 

Le débat le plus vif est intervenu à la suite de la présentation d'une question orale signée par tous les élus de l'opposition mais écrite par le Front de Gauche à l'initiative de Loïc Digaire qui a lu la question à la fin du Conseil Municipal.

 

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A l'initiative de Loïc Digaire, élu du Front de Gauche, la question oralelue au Conseilmunicipal de Morlaix le jeudi 9 octobre, co-signée par les 7autres élus de l'opposition.

 

Conseil Municipal du jeudi 09 octobre 2014

Question orale sur les dégâts causés par le coup de force d'agriculteurs casseurs à Morlaix

L'incendie de l'hôtel des impôts et de la MSA le 19 septembre par des agriculteurs cagoulés, assistés sans doute par des militants proches des Bonnets Rouges et des Identitaires, les légumes déversés sur la voie publique, révoltent la plupart des morlaisiens, les personnels des établissements concernés et les agents communaux qui ont travaillé toute la nuit pour réparer les dégâts.

Une nouvelle fois, la violence et la dégradation des biens publics sont utilisés pour faire un chantage sur les pouvoirs publics, dire le refus de l'impôt ou de la cotisation sociale, obtenir des aides ou des réductions de charges exceptionnelles, alors que c'est toujours le citoyen qui finance la réparation des dégâts et les baisses de cotisations patronales.

Si le revenu des légumiers baisse, ce n'est pas à cause de l’État mais des logiques libérales et productivistes promues par la FNSEA et les gros agriculteurs, qui ont instrumentalisé la colère et la souffrance des petits paysans. Ces derniers subissent de plein fouet les baisses de prix liées à la dérégulation, à la surproduction, à l'engrenage productiviste, à la dictature de la grande consommation, toutes logiques que la SICA ou la FDSEA ne remettent pas en cause.

Ces gros propriétaires, trop souvent polluent l'eau, l'écosystème, se mettent en danger eux-mêmes, ainsi que les populations en abusant des produits phytosanitaires, veulent toujours plus de terres, de rendement, de matériel et d'investissements. S'ils perdent du chiffre d'affaire cette année, ils peuvent aussi gagner beaucoup d'argent certaines années.

Vous avez tort de défendre ce système, Madame Le Maire, au nom d'une productivité et d'une rentabilité, qui sont aussi responsables de centaines de destructions d'emplois agricoles chaque année dans notre région.

Vous allez même plus loin en nous annonçant, alors que vous n'avez pas un mot de réconfort pour les personnels des impôts et de la MSA, que vous « comprenez » le désarroi de ces producteurs sans même condamner ces actes de violence dignes d'une guérilla urbaine !!!

Vous étiez présente ce soir là, Mme Le Brun, ainsi que Mr Guilcher, à 22h15, quand les premiers tracteurs sont arrivés.

Vous avez vu le peu de forces de police et de gendarmerie présentes s'éclipser dès la mise à feu du centre des impôts. Comment l'expliquer ?

Les témoins ne vous ont pas vu tenter de médiation avec les agriculteurs alors que vous êtes comme Maire de Morlaix censée être gardienne de l'ordre public.

Vous n'êtes pas sans savoir que l'arrivée des secours a été entravée par des déchargements de remorques sur leur passage, et que des projectiles ont été lancés sur des pompiers en intervention !

Il ne semble pas que vous ayez tenté de les dissuader de commettre ces actes criminels. Pire encore, vous les justifiez à moitié le lendemain matin dans tous les médias, nationaux et régionaux, avec un discours de compréhension bienveillante.

Nous vous demandons donc, Mme Le Maire, au nom de la population morlaisienne :

« Avez-vous déposé plainte pour dégradations matérielles et incendie volontaire, auprès du commissariat de Morlaix contre les auteurs de ces actes criminels, ou contre X si ceux-ci ne sont pas retrouvés ? »

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La réponse d'Agnès Le Brun, il fallait s'y attendre, a été féroce, à la hauteur de la gravité des torts que nous lui reconnaissons, des reproches que nous lui faisions :

 

En substance, a t-elle dit :

- Deux parties dans la question : un point de vue sur le modèle agricole dominant dans la région et un point de vue sur ses agissements et déclarations pendant et après l'incendie de l'hôtel des impôts le 19 septembre. Fort opportunément du point de vue de ses intérêts et de sa connivence avec la FDSEA et la SICA, elle a refusé de se prononcer sur les questions centrales posées par notre question orale : Qui a commandité et instrumentalisé ses violences ? Pourquoi ? Au nom d'un modèle agricole qui vaut quoi, dont on peut apprécier les effets comment? Qu'est-ce qui est responsable des difficultés actuelles des légumiers : l'Etat, l'impôt et la cotisation sociale ou un modèle productiviste, libéral et ultra-concurrentiel qui a déjà détruit des milliers d'emplois agricoles dans notre région ? Elle a juste tenu à préciser ce qu'elle a fait et dit pendant et après les événements.

- Nos propos sont excessifs, outranciers, quasiment diffamatoires. Elle a été la première à offrir des solutions de relogement aux agents des impôts.

- Nos propos témoignent d'une méconnaissance du droit, des prérogatives et des réalités de la fonction de maire. On a encore beaucoup à apprendre mais nous manquons d'humilité, nous nous croyons malins alors que nous faisons étalage de notre ignorance. Il faut que nous nous mettions en tête qu'il faut apprendre et qu'en attendant nous devons user de prudence.

- Pour elle, les violences sont le fait d'une base qui a débordé les syndicats. Elle a été alertée à 20h de la descente sur Morlaix de 140 tracteurs avec remorques chargés de pneus et d'artichaux venus de Plouvorn, Plouénan, Saint Pol de Léon. Des CRS en nombre insuffisants : postés devant la sous-préfecture, Leclerc.... Le centre des Impôts n'était pas protégé : était-ce sa faute ? Le maire n'a pas le pouvoir de claquer des doigts pour faire venir une compagnie de CRS, de Saint Malo encore moins... Ils sont venus finalement, mais bien trop tard. Elle au moins, elle était sur le terrain, avec Mr Guilcher... Elle ne banalise pas : ce qui s'est passé était inacceptable. Mais personne sans risque ne pouvait s'interposer face à ces comportements violents. Même les pompiers n'ont pas pris le risque d'intervenir malgré les intimidations. Ce qu'elle a dit le lendemain matin : que cette fronde était « logique », a été mal compris : « logique » pour elle ne voulait pas dire « normal » mais « prévisible ». Elle alerte depuis 2013 sur le malaise des agriculteurs comme députée européenne spécialisée dans les questions agricoles... Pour le reste, touchant l'objet principal de notre question, bien sûr qu'elle a porté plainte : c'est presque une injure qu'on lui fait d'avoir soulevé la question. Cela témoigne encore une fois de notre ignorance, de notre inexpérience...etc. On aurait été bien inspiré d'aller se renseigner plutôt que d'aller faire les malins avec ces questions idiotes...

 

Michèle Abramovicz et moi avons défendu Loïc Digaire, qui était le principal visé en apparence par ses propos accusatoires, hautains et condescendants. Nous avons rappelé que toute l'opposition était signataire et solidaire de cette question orale dont nous assumions pleinement les propos. J'ai rappelé que nos propos s'appuyaient sur les dires de témoins directs, que nous savions très bien que ses prises de position le lendemain matin dans les médias étaient pensées, calculées, qu'elles visaient l'instrumentalisation politique contre le gouvernement, les taxes, contraintes administratives et l'impôt, de la colère paysanne, qu'en cela elles étaient proches des propos de Thierry Merret. Agnès Le Brun s'était conduit, au moins au lendemain des événements du 19 septembre, non comme le maire censé rappeler au respect des valeurs républicaines, de la loi, du service public, mais dans le seul but de se positionner politiquement et idéologiquement sur un terrain populiste, de récupérer le coup de force et le chantage des agriculteurs pour se faire valoir et soigner sa clientèle électorale. A l'argument – « eux au moins ils étaient sur le terrain, donc ceux qui n'y étaient pas n'ont qu'à se taire... », j'ai rétorqué qu'il y avait plusieurs manières de se comporter sur le terrain et qu'on aurait aimé que les élus présents tentent de raisonner les agriculteurs, de les dissuader de casser des biens collectifs.

 

En fin de conseil, Michèle Abramovicz a présenté une question orale constructive et proposante sur la possibilité de créer un service de mutuelle communale à Morlaix sur le modèle d'autres municipalités, étant donné qu'à Morlaix comme ailleurs beaucoup de personnes ont des difficultés à payer des mutuelles dont le coût augmente à mesure que les déremboursements et la baisse des prestations de la Sécurité Sociale s'intensifient (sur le plan national, 3,5 millions de personnes n'y ont pas accès ; 20 % en moins d'accès à la mutuelle entre 2010 et 2012... ! ). Michèle Abramovicz avait pris contact préalablement avec l'élue de Caumont sur Durance qui avait créé cette première mutuelle communale en négociant avec les opérateurs à partir de 2008. Cette élue s'est depuis spécialisée dans le conseil à d'autres collectivités pour mettre en place des projets comparables. Elle se tient à disposition de la mairie de Morlaix en cas de volonté de la municipalité d'aller dans ce sens.

 

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Conseil Municipal du 9 octobre 2014

Question orale – Création d’une mutuelle communale

présentée par Michèle Abramovicz, Loïc Digaire, Ismaël Dupont

A l’initiative de la commune de Caumont sur Durance où l’adjointe au maire en charge des affaires sociales s’est battue pour créer, l’année dernière, la première mutuelle communale, de nombreuses villes se sont lancées dans cette voie pour essayer de mettre en œuvre des mutuelles similaires pour leurs habitants. Même des villes importantes comme Paris ou Bordeaux s’y sont intéressées.

 La négociation de tarifs groupés permet ainsi aux habitants de ces agglomérations de bénéficier de prestations de remboursement de soins pour un moindre coût et aux plus précaires de ne pas renoncer à se préoccuper de leur santé, ce qui se produit malheureusement de plus en plus souvent.

Dans un contexte de difficultés économiques croissantes pour les morlaisiens, les affaires sociales de la mairie ne pourraient-ils pas se rapprocher de la commune de Caumont sur Durance qui semble faire partager sans problème son expérience, et étudier cette possibilité pour le bénéfice des morlaisiens ?

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L'adjointe aux affaires sociales, Marie Simon Gallouedec, a dit «  pourquoi pas ? », on peut voir si ça peut se faire, mais il faut aussi savoir qu'il y a des dispositifs d'aide à l'accès à la mutuelle financés par le Conseil Général, notamment pour les néo-arrivants, qui sont aujourd'hui sous-utilisés et que cette démarche peut être entravée par la loi qui rend obligatoire les mutuelles d'entreprises dans des entreprises d'une certaine taille. Le propos était ouvert mais on ne sait pas s'il y a une réelle volonté d'examiner cette proposition sérieusement : Michèle Abramovicz en tout cas s'est dite prête à collaborer et à travailler sur ce sujet avec l'adjointe aux affaires sociales et les élus au CCAS.

 

Compte rendu réalisé par Ismaël Dupont, élu Front de Gauche à Morlaix.

 

* Lettre à Bernard Guicher de Loïc Digaire à propos du réaménagement de la vallée du Ty Dour

 

«  Monsieur Bernard Guilcher, premier adjoint au Maire.

Suite au conseil municipal du jeudi 9 octobre, je tenais à vous contacter Mr Guilcher, à propos du futur réaménagement de la vallée de Ty Dour. En effet, ayant connu durant ma prime enfance cette vallée en son état naturel, j'aimerai avoir quelques précisions sur la remise en eau « partielle ou entière » du ruisseau, dans un « lit naturel » (ce qui laisse à penser que le maçonnage, dans toute la partie centrale de la vallée serait démonté ?).

Et, pour y apporter une minime contribution, je pense que planter, ou « replanter » du rhododendron dans la strate intermédiaire, alors que ces arbustes n'existent à l'état sauvage qu'au Japon, en Himalaya, Amérique du nord et, plus près de nos contrées, en Italie subalpine mais aussi à des altitudes variant de 300 à 3000 mètres, n'est pas le meilleur choix d'autant que certaines de ces espèces sont signalées comme invasives.

Ne serait il pas plus respectueux de la nature, d'y planter des espèces endémiques comme l'aulne, le charme, le frêne ou l'if, de petits fruitiers comme le noisetier, le néflier ou sorbier des oiseaux, et enfin des petits épineux comme l'églantier, l'aubépine et le prunelier, pour y abriter et faire nicher ces derniers ?

Ne serait-il pas possible aussi de concevoir un petit plan d'eau avec retenue du ruisseau, et d'y ajouter une plantation de saules, joncs, roseaux et autres nénuphars, espérant un jour y faire revenir nos batraciens indigènes, disparus depuis trop longtemps de cette vallée ?

Des associations comme Eau et Rivières, Bretagne Vivante ou Bretagne Environnement, ont-elles été contactées pour d'éventuelles concertations et participations ? Sinon est il envisageable de le faire, car elles seraient vraiment d'une aide précieuse quant au réaménagement de la vallée, jusqu'aux bordures des quartiers alentours.

Je pense notamment à leur expérience de mise en place de chantiers de réinsertion, sans oublier bien sûr leurs connaissances du terrain et de la biodiversité locale.

En attente d'une réponse de votre part, je vous en remercie d'avance en vous présentant mes cordiales salutations.

 

Loïc Digaire, conseiller municipal »  

 

Conseil Municipal 5 avril 2014 élus FDG

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 09:03

Ouest France Conseil Municipal 8 octobre 2014

 

Télégramme CM 8.10.2014

 

Télégramme CM 8.10.2014 (2)

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 08:46

Lors de ses génuflexions devant le ghota de la City londonienne, le Premier ministre " pro-business" a livré l'assurance-chômage de notre pays sous la forme de "confidences". Pour Manuel Valls, cette question doit être "reposée" tant sur le montant de l'indemnisation que sur sa durée. Hier soir, Jean-Marie Le Guen a confirmé cette nouvelle offensive.

Rappelons la réalité des choses. Sur 5,732 millions de chômeurs inscrits, toutes catégories confondues, seulement 2,24 millions sont indemnisés par le régime d'assurance chômage. Mais surtout, avec un nombre d'offres d'emplois mensuelles qui tourne autour des 220 000, comment prétendre répondre aux demandes d'emplois des 3,413 millions de chômeurs de la seule catégorie A, en hausse de 5,2% en un an ?

En réalité, le Gouvernement sait que l'emploi ne repartira pas malgré le numéro de claquettes du Medef. Ses choix austéritaires, sa volonté de flexibiliser et précariser l'emploi et le travail n'y concourent pas. En revanche, il sait que cette hausse du chômage va accroître le niveau des dépenses d'indemnisation de l'Unédic, et qu'il faudra bien à un moment donné, compte tenu du déficit et de l'endettement actuels de l'organisme, accroître le niveau de ses recettes, et donc accroître la contribution des employeurs et de l’État. Une option contraire à l'orientation actuelle qui vise à prendre de nouveau dans la poche des chômeurs en rognant une fois de plus leur droits.
 
Après les déclarations, de François Rebsamen sur le renforcement des contrôles des personnes inscrites à Pôle emploi, la question est posée : les chômeurs sont-ils devenus le principal ennemi du gouvernement ?  Il y a en effet une forme d'obscénité à multiplier les stigmatisations visant les privés d'emploi et avec eux des familles entières qui dont les vies sont réduites à l'accumulation de difficultés et de privations.
 
Alors que le débat parlementaire sur le budget 2015 n'est pas encore ouvert, la commission européenne met la pression en demandant 8 milliards de plus, ce qui pourrait laisser croire  en une certaine "douceur" dans l'austérité de 21 milliards proposée par le Gouvernement...qui ouvre une nouvelle brèche dans notre pacte républicain et social en pointant de la sorte l'indemnisation des chômeurs. Les rôles sont bien distribués mais la pièce se joue face à un rejet massif des peuples et une défiance inégalée.
 
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 08:43

Manuel Valls s'est rendu cette semaine à Londres pour attirer les soi-disant investisseurs de la City. Après 30 ans de politiques dites de « soutien à l'investissement », il serait temps d'en dresser le bilan. La finance n'investit pas, elle spécule. C'est la raison principale de la crise financière et de l'état de délabrement du système productif français. Un gouvernement « pro-business » n'est pas un gouvernement qui aime l'entreprise. C'est un gouvernement « pro-people » qu'il nous faut. C'est pour ça que François Hollande a été élu. Un gouvernement de gauche digne de ce nom, plutôt que de promettre la fin de la taxe à 75 % pour les plus riches, devrait agir contre l'évasion fiscale qui ampute chaque année le budget de l’État à hauteur de 60 milliards d'euros.

Un gouvernement de gauche devrait proposer un plan d'urgence européen d'investissement pour l'emploi, l'industrie et les services publics. Il devrait se battre pour changer le rôle de la BCE et mettre la création monétaire au service du développement social et écologique. Un gouvernement de gauche devrait, au lieu de courber l'échine devant les milieux d'affaires, s'adresser à tous ceux qui luttent au Royaume Uni contre la politique austéritaire de David Cameron et vanter les mérites de la protection sociale, dont les britanniques manquent cruellement. L'humain avant les profits est la seule idée qui peut nous guider vers le redressement du pays.

 

Pierre Laurent

 

pierre-laurent-pcf

 
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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 08:37

Après l'abandon de l'écotaxe, agir pour la renationalisation des autoroutes

 

Pour Ségolène Royal, la solution " prioritaire" à l'abandon de l'écotaxe serait de "ponctionner les bénéfices des sociétés d'autoroutes" sans autre précision sur le dispositif envisagé. Michel Sapin s'y oppose. 

 

En 2005, nos autoroutes, dont la plupart étaient largement amorties, ont été bradées aux multinationales du BTP. A l'époque, la sous-évaluation de la valeur de ces sociétés concessionnaires avait interpellé beaucoup de spécialistes. Dans un tout récent rapport, l'autorité de la concurrence a estimé la rentabilité après impôts des concessionnaires ( Eiffage, Vinci, Sanef) "exceptionnellement élevée". Sur 100 euros de péage payés par l'usager, 20 à 24 euros sont du profit net pour les sociétés d'autoroute. Une sacrée machine à sous. En 2032, date de fin de la concession des autoroutes, on estime que ces sociétés auront engrangé le chiffre pharaonique de 40 milliards d'euros de bénéfices !

 

Le 19 juin dernier, le Sénat avait l'occasion d'adopter une proposition de loi, déposée par le groupe communiste et républicain, permettant d'engager la renationalisation des concessions d'autoroutes. Cela ne fut pas le cas puisque les socialistes, le centre et la droite ont voté "contre", formant une majorité rétrograde pour repousser cette proposition de nationalisation des autoroutes et d’affectation des dividendes à l’agence de financement des infrastructures de transports. On aurait pu redonner des moyens importants à la puissance publique, bien supérieurs à la simple "ponction" aujourd'hui proposée, pour une politique des transports respectueuse des hommes, des territoires et de l’environnement.

 

Faut-il renationaliser les 9000 kms d'autoroutes à péages ? Cette question va de nouveau être posée dans les prochaines semaines. Une mission d'information parlementaire, "en vue d'étudier les modalités de rachat par l'État des concessions autoroutières et de définir les conditions dans lesquelles il pourrait ensuite mettre en oeuvre l'exploitation des autoroutes", rendra ses conclusions d'ici la fin de l'année. Est-il possible de mettre fin à la privatisation de la rente autoroutière, de favoriser la modération des tarifs de péage et de dégager des moyens financiers pour l'Agence de financement des infrastructures de transport en France ? Oui, en mobilisant 15 à 20 milliards.

 

C'est beaucoup ? Certes, mais n'oublions pas que chaque année le patronat touche 220 milliards d'aides publiques, dont le fameux CICE, alors que dans le même temps, l'INSEE vient d'enregistrer une baisse de l'investissement et que l'Unédic prévoit plus de 150 000 chômeurs de plus d'ici la fin 2015. A quand un contrôle public sur l'utilisation de ce pactole ? Pourquoi ne pas en demander le remboursement quand ces sommes ne sont pas utilisées pour l'emploi, les salaires, la formation, les investissement utiles, la transition écologique et énergétique ? Tout cela au fond relève d'un choix de société : l'humain ou le fric, la transition écologique ou le chaos.

 

Position du PCF

 

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 08:30

 

  

Militants et sympathisants du Front de Gauche dans les Associations et collectifs locaux

 

réservez votre Samedi 25 Octobre...

 
 
 

Les Rencontres Militantes Finistériennes du Front de Gauche

 

se tiendront le Samedi 25 Octobre 2014

 

à Pont de Buis

 

Espace Mitterand, à côté de la gare

 
 
 

Accueil 9h00

 
 

Matinée :

 

Le Front de Gauche en Finistère, dynamique des collectifs locaux, avenir du Front de Gauche

 

Introduction par les Camarades du Finistère ayant participé à la réunion de Conseil National élargi du FDG le 6 septembre dernier

 

Repas sur place, sur inscription-réservation

 
 

Après midi

 

Finistère : carrefour des luttes avec participation de syndicats et associations en lutte

rôle et place du FDG Finistère

 

Goûter

 

Conclusions

 

Fin des travaux vers 17h30/18h00


Un flyer de présentation de la journée comportant un bulletin d'inscription-réservation pour le repas sera diffusé par internet rapidement.

 

front de Gauche Finistère

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 07:18
Le Front de Gauche pays de Morlaix et ses différentes composantes (Parti Communiste, Parti de Gauche, Ensemble!, citoyens) seront mobilisés avec les syndicats le jeudi 16 OCTOBRE à 15h devant la Caisse Primaire d'assurance maladie de la rue de Brest à Morlaix pour la manifestation de défense de la Sécurité Sociale Solidaire contre les 9,6 milliards d'économies prévues par le gouvernement sur le dos des citoyens pour compenser les baisses de cotisations sociales patronales. 

Au nom du moins d'Etat social, d'une politique "pro-business", selon les mots mêmes de Manuel Valls à Londres, on met en oeuvre: 

Une politique contre l'égalité d'accès aux droits des familles: 
- Prime de naissance divisée par 3 à partir du 2ème enfant
- Réductions de droit au congé parental
- Report d'un mois de l'allocation de base pour l'accueil du premier enfant
- Diminution des aides pour l'emploi d'une assistante maternelle
Une politique contre l'assurance-maladie: 
- Diminution de la durée des séjours à l'hôpital (favoriser le retour à domicile même après intervention chirurgicale)
- Poursuite de la réforme libérale dans les hôpitaux et de la gestion strictement comptable
Une politique contre les Retraites:
- Différer l'accès aux droits
- Décalage de la revalorisation des pensions
- Hausse des cotisations retraites complémentaires
Une politique contre les Chômeurs:
- 830 millions d'économies réalisés en remettant en cause les droits des chômeurs

Le gouvernement s'attaque au cœur du modèle social solidaire français construit après la Libération dans le sillage du programme du Conseil National de la Résistance afin de réduire "le coût du travail" (c'est à dire le salaire!) et d'augmenter les profits des entreprises et des actionnaires! C'est une Réforme réactionnaire et inégalitaire qui se poursuit sans interruption depuis des années, l'UMP et le PS menant une politique qui va dans le même sens. 

La réponse des citoyens doit être à la hauteur des enjeux!

Tous dans la rue le 16 OCTOBRE! 

front de Gauche Morlaix 
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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 07:08

Parti Communiste Français

Membre du Front de Gauche

Section de Morlaix

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35

Mel : pcfmorlaix@wanadoo.fr                                           Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/                          

 

 

Samedi 18 octobre 2014 (9 h)

Assemblée générale

Sections PCF de Morlaix, Lanmeur, Roscoff

Local de la section (2 Petite Rue Callac – Morlaix)

 

Cher(e) Camarade,

Une conférence nationale est convoquée pour les 8 et 9 novembre 2014.

8  Son objectif

Comment mieux travailler à l'émergence d'une véritable alternative de société, de politique et de gouvernement et à la démarche de rassemblement nécessaire.

8  Son ordre du jour

-  point d'étape sur nos initiatives en cours dans une situation politique à analyser et apprécier à chaque étape,

-  notre démarche de rassemblement pour une politique, une majorité et un gouvernement de gauche,

-  la relance du Front de gauche,

-  le déploiement de nos campagnes d'action, le travail sur notre projet,

-  la préparation des échéances électorales de 2015.

 

Assemblée Générale le samedi 18 octobre 2014 de 9 h à 12 h.

Cette AG, commune aux sections PCF du Pays de Morlaix (Morlaix, Lanmeur, Roscoff) aura pour but de préparer cette conférence nationale.

Elle se terminera par un pot de l’amitié, un repas pris en commun. 

Cordialement.

Daniel RAVASIO

Secrétaire Section PCF Morlaix 

 

PS. Une autre date à retenir

Une réunion de formation se tiendra le mercredi 29 octobre (18 h) : Roland WEYL  [avocat de réputation nationale ayant consacré une part importante de son activité professionnelle à la défense politique, notamment au service des militants politiques, syndicaux, anticolonialistes / adhérent PCF depuis 1946 / membre du CN du Mouvement de la Paix)

roland-weyl-droit-international.jpg

Il envisage d’écrire un livre sur son vécu de communiste (2015 ? 2016 ?) non pas pour faire un livre nostalgique mais pour dire que les idées communistes sont plus que jamais d’actualité. Il nous a  fait part, au cours de cette réunion, de manière simple et intéressante de ses idées (le rassemblement c’est quoi ? avoir des élus ou être électoraliste ! …).

Cette réunion s’intitulera « Communiste plus que jamais ». A partir de son long parcours au sein du PCF (au niveau local et au niveau national), sur lequel il reviendra bien sûr, il tirera des perspective pour l’avenir voulant montrer que les idées communistes sont plus que jamais d’actualité.

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 05:49
Plus de 7000 prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes,
parmi lesquels 1500 prisonniers malades
 


L’Association des Prisonniers Palestiniens a publié des nouvelles statistiques sur le nombre de prisonniers palestiniens au 1er octobre 2014:

-il y a plus de 7000 prisonniers palestiniens dont 17 prisonnières.
-près de 250 enfants palestiniens sont détenus dans trois prisons: Megiddo, Ofer et Hasharon.
-il y a environ 500 détenus administratifs, emprisonnés sans inculpation ni jugement; plus de 350 d’entre eux ont ont depuis juin 2014 mis en détention administrative.
-il y a 32 membres du Conseil Législatif Palestinien (Parlement) détenus dans les prisons de l’occupant.
-plus de 60 anciens prisonniers, libérés dans l’échange de prisonniers de Wafa al-Ahrar (octobre-décembre 2011 – YJ) sont actuellement emprisonnés à la suite de la vague d’arrestations collectives depuis la mi-juin.
-plus de 85.000 Palestiniens ont été arrêtés par les forces israéliennes depuis le 28 septembre 2000.
-il y a 1500 prisonniers palestiniens qui sont malades et qui ont besoin de soins médicaux, parmi lesquels 25 atteints de cancer, 65 ayant été grièvement blessés ou atteints de maladies dégénératives, 20 à la clinique de la prison de Ramle dans un grave état de santé et 18 atteint de pathologies neurologiques et psychologiques.

Plusieurs prisonniers sont dans un très grave état de santé et sont confrontés à un très grave danger, parmi lesquels Yousry al-Masri, Mansour Mowqada, Khaled Shawish, Moatassam Raddad, Nahed al-Aqra, Salah al-Titi, Alaa al-Hams et Riad Amour.

Le Ministère des Affaires des Prisonniers a déclaré que l’état de santé des prisonniers rend nécessaire une intervention urgente à un niveau international, disant que “la détention prolongée d’un certain nombre de prisonniers malades peut être considéré comme l’exécution et le meurtre délibéré de ceux-ci.”

Le ministère met l’accent sur huit points essentiels relatifs aux négligences médicales et aux violences auxquelles sont confrontés les prisonniers palestiniens:
1) le retard dans les interventions chirurgicales et autres traitements nécessaires qui aggrave l’état de santé de santé des prisonniers;
2) le manque de consultations auprès de spécialistes sur l’état de santé dans les cliniques des prisons;
3) le manque d’installations hospitalières étant donné que la clinique de la prison de Ramle est pire en ce qui concerne les conditions de vie que les prisons sans service médical;
4) l’imputation du coût des traitements médicaux des prisonniers comme dépenses personnelles;
5) le transfert des prisonniers malades par transport en autobus sur de longues distances,  ce qui est physiquement et moralement inhumain, plutôt qu’en ambulance;
6) le fait que les prisonniers et détenus malades pâtissent de conditions contraires à l’hygiène dans les prisons de d’Ashkelon, Neguev et Eshel;
7) le refus de pouvoir disposer d’analyses régulières ou périodiques  pour contrôler l’état de santé des prisonniers;
8) le fait que les prisonniers malades soient soumis de la même façon que les autres prisonniers à des descentes violentes des gardiens de prison, saccageant les biens personnels et les obligeant à rester debout pendant de longs moments.
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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 07:38

Courrier envoyé à la presse le 6 octobre, jour du Conseil Communautaire de Morlaix Communauté et du refus de Jean-Luc Fichet de laisser l'élu du Front de Gauche présenter une motion contre la Centrale à Gaz de Landivisiau. 

Les élus communautaires muselés
 
Jean-Luc Fichet a une nouvelle fois refusé une motion présentée par Ismaël Dupont, élu du Front de Gauche, en Conseil Communautaire. 
 
A croire qu'il y aurait des élus parias, qui ne comptent pas, ou, pire, que l'ex-sénateur se vengerait de sa non-élection aux Sénatoriales du 28 septembre dernier en privant de parole un de ses concurrents lors de cette élection. 
 
Après le refus de présentation de la motion sur le Grand Marché Transatlantique au printemps, Mr Fichet a cette fois-ci exclu que soit présentée en Conseil Communautaire une motion contre l'installation de la Centrale à Gaz à Landivisiau, installée à 20 km de Morlaix et moins de 10 km de résidences d'habitants de Morlaix-Communauté.
Cet autoritarisme en début de mandat n'augure rien de bon pour le fonctionnement futur de Morlaix-Communauté.
C'est surtout un non respect des élus (et à travers eux, des citoyens qui ont voté pour eux), lesquels devraient avoir toute liberté de faire leur travail et de mettre en discussion des questions qui intéressent au plus haut point les habitants de Morlaix-Communauté et impactent le contribuable. En empêchant la présentation d'une motion et le débat: c'est à tous les élus que Mr Fichet coupe la voix.
Comment tolérer ce refus du débat démocratique sur un projet inutile et néfaste pour la région, qui coûtera 40 millions d'euros par an (sur 20 ans) en subventions de la collectivité au groupe financier Direct Energie, que la Centrale produise de l'électricité ou pas, alors que la plupart des centrales à gaz en Allemagne sont mises en sommeil, faute de rentabilité, et que les mises en service des Centrales de Verberie dans l'Oise et d'Hambach en Moselle ont été entravées définitivement par la justice tant les arguments des opposants étaient pertinent?
Pourtant, en tant que candidat aux Sénatoriales, ce même Jean-Luc Fichet, qui prive aujourd'hui les élus de Morlaix-Communauté du droit de construire un jugement éclairé sur l'intérêt et la légitimité de la Centrale à Gaz de Landivisiau, n'a pas craint de donner des encouragements aux élus landivisiens s'opposant à cette Centrale à Gaz en faisant part de ses doutes sur ses justifications...
On est confronté une nouvelle fois à une pratique du double discours et à des postures politiciennes d'évitement et de sauvegarde de ses intérêts de carrière qui font tant de mal actuellement à la crédibilité des responsables politiques.
 

Motion devant être présentée au Conseil Communautaire du lundi 6 octobre 2014

Par Ismaël Dupont, élu de Morlaix (Front de Gauche)

 

Sans débat public contradictoire ni consultation des citoyens, une Centrale à Gaz pourrait s'implanter à Landivisiau, construite et gérée par Direct Energie, à 20 km de Morlaix, et moins de 10 km de certaines communes de Morlaix-Communauté.
L'installation d'une Centrale à Gaz à l'ouest de la Bretagne a été décidée probablement sous la pression de l’état dans le cadre du Pacte Électrique Breton voté par une majorité de conseillers régionaux de Bretagne.
L’État qui avait le choix entre trois projets industriels portés respectivement par EDF à Brennilis, Eon à Guipavas, et Direct Énergie à Landivisiau, a choisi le projet de Direct Energie, un groupe financier qui n'a jamais construit de centrale à Gaz en France et dont l'objectif essentiel est de se positionner comme distributeur d'électricité en vendant plus cher au consommateur l'électricité d'origine nucléaire qu'EDF est obligé de vendre à ses concurrents dans le cadre de la dérégulation européenne et de la libéralisation du marché de l'électricité portée par la loi NOME.
Parmi les actionnaires principaux du groupe Direct Energie, faut-il rappeler qu'il y a Stéphane Courbit, un proche de l'ancien président Nicolas Sarkozy. De là à penser qu'il a été récompensé par l'ancien président et son ministre Mr Eric Besson, il y a un pas que les esprits chagrins n'hésiteront pas à franchir...
Cette Centrale à Gaz serait construite à proximité immédiate de la ville de Landivisiau, ayant ainsi un effet sur la dévalorisation de l'environnement, de la valeur des biens immobiliers, et sous doute aussi sur la santé des habitants et la qualité des produits agricoles puisqu'une Centrale à Gaz émet des particules fines.
L'impact global sur l'environnement et le climat est loin d'être positif puisqu'une centrale à gaz consomme de l'énergie fossile qu'on ne trouve pas en France et qui est appelée à s'épuiser et à renchérir à court terme et produit des gaz à effet de serre. Au moment où la France va organiser la conférence sur le Climat en 2015, c'est regrettable que l'on s'engage dans ces projets du passé.
S'il est loin d'être avéré que cette Centrale à Gaz soit par elle-même rentable sur la durée, il est certain en revanche qu'elle coûterait très cher au citoyen puisque Direct Énergie percevrait une prime annuelle de presque 42 millions d'euros pendant une durée de 20 ans renouvelable une fois, prime financée par la Contribution au Service Public de l'électricité (CSPE), et donc payé par l'usager sur sa facture d'électricité.
La construction du gazoduc et de la ligne THT sera aussi en partie financée par le contribuable. Cet argent n'aurait-il pas été mieux employé à développer les énergies renouvelables et l'aide à la rénovation thermique des logements sociaux et anciens ? Cela n'aurait-il pas créé davantage d'emplois ?
Au nom de quel intérêt général construirait-on cette Centrale à Gaz ?
La France exporte déjà 13 % de son électricité. La Bretagne n'a jamais connu les « black out » lors des pics de consommation que l'on met en avant pour justifier la construction de cette centrale et, de toute façon, pour être rentable, cette Centrale devrait être beaucoup plus plus qu'une centrale d'appoint et fonctionner quasiment toute l'année. La Bretagne est insérée dans une région bien plus vaste pour ce qui est de la production et de la distribution d'électricité : en quoi devrait-elle être auto-suffisante et indépendante en matière énergétique ?
Au vu de ces différents arguments, les élus du Conseil de Communauté et de Morlaix-Communauté affirment leur opposition à l'installation d'une Centrale à Gaz à Landivisiau et leur volonté que le pacte électrique breton soit réactualisé pour gagner en cohérence sur le plan de la nécessaire transition écologique tout en misant sur le développement des nouvelles filières d'activité qui y sont associés.
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