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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 19:41

Pour un avenir solidaire

La devise républicaine exprime les valeurs qui nous rassemblent : « Liberté, Egalité, Fraternité ». Aujourd’hui, elle résume nos inquiétudes, nos refus, nos espoirs. Parce que les attaques contre notre bien commun se multiplient, parce que nous refusons la haine, nous, militants associatifs, syndicalistes, étudiants, lycéens, appelons tous les habitants de notre pays au rassemblement pour agir ensemble sur le terrain de l’égalité des droits et des libertés.

Inquiets, nous le sommes devant l’offensive qui s’amplifie contre ces valeurs : l’égalité entre les femmes et les hommes, l’égalité des droits quelle que soit l’orientation sexuelle des personnes, l’égalité des familles dans leur diversité. Inquiets nous le sommes toujours face à la croissance du chômage, des inégalités et des discriminations.

Inquiets, nous le sommes encore face à la spéculation financière qui rythme l’économie, déshumanise la société et la vie quotidienne.

Inquiets, nous le sommes plus que jamais face à l’offensive antirépublicaine qui s’accompagne d’une instrumentalisation de la haine et de la banalisation des idées d’extrême droite.

Cette situation dangereuse est aussi alimentée par des difficultés économiques et sociales croissantes, par des politiques qui nourrissent un sentiment d’injustice et d’abandon et par une succession de gouvernements qui depuis trente ans semblent indifférents et impuissants à résoudre les problèmes d’emploi, de justice sociale et d’urgence écologique. Dans un tel contexte, l’extrême droite multiplie les discours simplificateurs, les promesses abusives, et les solutions aussi illusoires que dangereuses.

C’est pourquoi nous appelons à faire barrage à la haine, à la xénophobie, à toutes les discriminations et à combattre les propos sexistes, homophobes, racistes, antisémites, aux discours anti-Roms, anti-musulmans.

Parce que la République est laïque dans sa constitution, nous refusons de voir banalisées les agressions contre la liberté de création et d’expression qu’elles visent la pédagogie, la littérature, le théâtre, le cinéma, ou Internet, la liberté de la presse et la liberté de pensée.

Nos espoirs naissent d’une conviction partagée. La crise économique, sociale, environnementale et démocratique que nous vivons appelle plus que jamais la solidarité de tous avec tous, la reconnaissance de l’égale dignité des personnes, notamment des plus pauvres, et la confiance dans les capacités de chacun de participer au nécessaire élan d’imagination collective.

Nos espoirs résident dans la construction d’un élan démocratique, au service de l’intérêt général, dans la réhabilitation de la morale publique en politique, dans notre volonté de faire vivre l’égalité et la justice sociale. Nos espoirs se tissent de ce que nous savons produire, créer, inventer et défendre chaque jour pour mieux vivre, pour « faire société », donner corps aux valeurs de la République.

Tous les jours, aux côtés d’une jeunesse engagée, nous avons des raisons d’espérer : elle passe à l’action, invente des solutions pour demain, met son énergie à construire de nouvelles manières de vivre et de faire ensemble.

Nous lançons un appel à la mobilisation pour agir, toutes et tous, sur le terrain de l’égalité des droits. Dans nos villes, dans nos quartiers et nos villages, faisons-nous entendre ! Nous sommes des millions à vouloir porter un coup d’arrêt aux entrepreneurs de haine et de peurs, soyons des millions à le dire.

Organisons les rencontres croisées de celles et ceux qui ont à cœur de faire vivre ces valeurs, de les défendre et de les promouvoir en France et en Europe. Ce printemps, durant l’été, au-delà, mobilisons-nous pour faire vivre nos idées, expériences et propositions autour de débats, de manifestations diverses pour peser dans le débat public et affirmer ensemble que la liberté, l’égalité et la fraternité sont plus que jamais les clés de l’avenir que nous voulons.


Un appel lancé à l’initiative de

Association de la Fondation Etudiante pour la Ville (AFEV)
Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Éducation Active (CEMÉA)
Fédération nationale des FRANCAS
Ligue de l’enseignement
Ligue des Droits de l’Homme

Des mouvements de jeunesse et d’éducation populaire

Animafac, Association de la Fondation Etudiante pour la Ville (AFEV), Association française pour la lecture (AFL), Association nationale pour les Transports Educatifs de l’Enseignement Public (AnATEEP), ATTAC, Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active (CEMÉA), Confédération des Maisons des Jeunes et de la Culture de France (MJC), Conseil national des Associations Familiales Laïques (CnAFAL), Eclaireuses et Eclaireurs De France (EEDF), L’Economie sociale Partenaire de l’Ecole de la république (L’EsPEr), Fédération des Aroéven (FOEVEn), Fédération des Associations Générales Etudiantes (FAGE), Fédération des Centres sociaux et socioculturels de France, Fédération des Conseils de Parents d’Elèves des Ecoles Publiques (FCPE), Fédération Française des Maisons de Jeunes et de la Culture (FFMJC), Fédération des Etablissements scolaires Publics Innovants (FEsPI), Fédération Générale des Pupilles de l’Enseignement Public (FGPEP), Fédération Initiatives des Femmes Africaines de France et d’Europe (Fédération IFAFE), Fédération nationale des Centres Musicaux ruraux (FnCMr), Fédération nationale des FrAnCAs, Fondation Copernic, Graines de France, Groupe Français d’Education nouvelle (GFEn), ICEM-Pédagogie Freinet, Itinéraire International, Jeunes Européens-France, Jeunesse au Plein Air (JPA), Jeunesse Etudiante Chrétienne (JEC), Le Mouvement de la Paix, Le Planning Familial, Les petits débrouillards, Ligue de l’enseignement, Mouvement français des réseaux d’échanges réciproques de savoirs FORESCO, Office Central de la Coopération à l’Ecole (OCCE), réseau national des Juniors Associations (rnJA), Union Française des Centres de Vacances et de Loisirs (UFCV), Union nationale Lycéenne (UnL), Union Peuple et Culture, Union nationale pour l’Habitat des Jeunes (UNHAJ)

Des associations de défense des droits et libertés et de solidarite

Association Laïque pour l’Education, la Formation, la Prévention et l’Autonomie (ALEFPA), Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens (APGL), Civisme et Démocratie (CIDEM), Fédération nationale des Associations d’Accueil et de réadaptation sociale (FnArs), Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Ligue Internationale contre le racisme et l’Antisémitisme (LICrA), Mouvement contre le racisme et l’Amitié entre les Peuples (MrAP), solidarité Laïque, sOs racisme, Union nationale des Associations Laïques Gestionnaires (UnALG)

Des organisations syndicales

Confédération Française Démocratique du Travail (CFDT), Confédération Générale du travail (CGT), Confédération Paysanne, Fédération syndicale Unitaire (FsU), syndicat national des Associations Laïques Employeur du secteur sanitaire, social, médico-éducatif et médico-social (snALEss), Union nationale des Etudiants de France (UnEF), Union nationale des syndicats Autonomes (UnsA), Union nationale des syndicats Autonomes Education (UnsA Education), Union syndicale solidaires

http://avenirsolidaire.org/

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 19:13
Le Télégramme, l'info vous suit partout Carhaix
 
Marine Harvest. Les toutes dernières heures
21 mai 2014 / Dominique Morvan / commentaires 

 

La production de l'usine Marine Harvest, de Poullaouen, cessera définitivement vendredi. Seules les expéditions continueront durant un an et demi, avec environ 50 salariés. Quasiment tous les autres devraient être licenciés puisque seulement trois personnes ont opté pour un reclassement à Landivisiau sur 80 possibles.

Cela faisait 46 ans que cela durait mais cette fois, c'est fini. La semaine prochaine, plus aucun saumon ne sera produit à l'usine Marine Harvest, de Poullaouen. Annoncée pour le 31 mai, la fin de la production a été avancée de quelques jours pour des raisons d'organisation. Hier, c'est l'atelier filetage du saumon qui a cessé définitivement. Vendredi, ce sera au tour des services tranchage et conditionnement. Les machines s'arrêteront pour de bon. Un moment très difficile à vivre pour les salariés, qu'ils aient 35 ou deux ans d'ancienneté. 

Plus de 130 personnes sans emploi vendredi 

Au sein de l'usine, l'ambiance est morose depuis des mois. Après la période de grève, en novembre dernier, les employés ont repris le travail mais le coeur n'y était évidemment pas. Ils ont terminé la saison du saumon et les rotations en 2/8 ou en 3/8 semblent déjà très loin. Ces dernières semaines, une seule équipe était à l'oeuvre de 7 h à 14 h 20 et l'usine tournait au ralenti. D'autant que les salariés licenciés ont dû solder leurs congés. L'entreprise, elle, a déjà transféré des activités à Landivisiau. Lundi, seuls les employés des expéditions (environ 50 personnes) seront à leur poste de travail. Leur service a obtenu une rallonge d'un an et demi. Il ne fermera qu'en décembre 2015. Outre la centaine d'intérimaires laissés sur le carreau, ce sont donc plus de 130 personnes sur les 185 CDI qui seront sans emploi, dès vendredi. Un total qui aurait pu être largement réduit grâce aux offres de reclassements internes. La direction de Marine Harvest a proposé 80 postes à Landivisiau. Mais, à ce jour, seules trois personnes y ont répondu favorablement. « Ces chiffres ne sont pas définitifs mais il est vrai que très peu de salariés sont intéressés, malgré les mesures d'accompagnement comme une prime à la mobilité, le paiement du déménagement ou des indemnités kilométriques », indique Christian Pasquier, le directeur général de Marine Harvest Kritsen. Pour lui, pas de doute : « Le principal frein, c'est la distance d'autant qu'une partie des salariés vit dans les Côtes-d'Armor. Faire plus d'une heure de route pour aller au travail, je comprends que ce n'est pas simple, surtout quand on commence à 4 h ou 5 h du matin. » Le montant relativement important des indemnités de licenciement obtenues a aussi certainement joué. Jérôme Joffroy, représentant du personnel, évoque également « le manque de confiance » des salariés envers Marine Harvest. En clair, certains doutent de l'avenir du site de Landivisiau. 

Plus de 70 postes à pourvoir à Landivisiau

Christian Pasquier, lui, espère que des employés changeront d'avis. Un courrier leur sera expédié la semaine prochaine. Ils ont officiellement jusqu'au 6 juin pour se prononcer. « Et si passé cette date, certains veulent venir, on ne fermera pas la porte », prévient le directeur général. Il est fort probable tout de même que plus de 70 postes resteront à pourvoir. Cela devrait intéresser les actuels intérimaires de l'usine de Landivisiau mais aussi des personnes résidant dans ce bassin d'emploi secoué par la fermeture de Gad. À Poullaouen, le plan social va suivre son cours. La cellule de reclassement va s'efforcer d'aider les salariés licenciés. Christian Pasquier dit penser avant tout à eux. « Je sais que c'est difficile. On a essayé de préserver au maximum l'emploi, d'où la décision de poursuivre l'activité expéditions. Notre devoir d'employeur, c'est de suivre et d'accompagner les salariés mais évidemment ce n'est pas facile dans un bassin d'emploi compliqué. »

http://www.letelegramme.fr/finistere/carhaix/marine-harvest-les-toutes-dernieres-heures-21-05-2014-10176352.php

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 19:05
Tilly-Sabco. La CGT en appelle à l'Etat
Le Télégramme - 21 mai 2014 

 

 La situation très difficile dans laquelle se trouve Tilly-Sabco a conduit le CGT de l'entreprise à rédiger un communiqué dans lequel elle en appelle à l'État.

 « Comme nous l'avons déjà maintes fois exprimé, nous réitérons notre demande de mise sous tutelle de la filière avicole par l'État et les collectivités pour explorer toutes les possibilités de poursuite d'activité et de maintien de l'emploi. L'argent public doit permettre de prendre le temps de la réflexion pour construire une orientation industrielle durable. Ce n'est pas le choix qui est pris par les pouvoirs publics, qui préfèrent donner l'argent public au compte-gouttes, sans contrepartie, sans visibilité. Le manque de courage des institutions publiques pour obliger l'entreprise à se projeter durablement conduit à un gâchis économique, social et humain », indique le syndicat.

« La CGT demande l'organisation d'une table ronde, sous la responsabilité de l'État, pour explorer toutes les pistes qui permettent une continuité industrielle viable pour le site de Guerlesquin et pour la filière. À l'heure où les salariés sont sollicités pour répondre à l'austérité européenne, il est normal que ces efforts servent au maintien de l'emploi et de l'industrie dans les territoires. Nous en appelons au préfet de Région pour organiser cet échange nécessaire pour une solution pérenne. C'est de sa responsabilité ».

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 07:06
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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 06:40

Coordination Front de Gauche Finistère

 

Résultats de 2009 / 8,5 % pour être élu ?


Résultats des élections européennes de 2009 - OUEST

 

L'UMP a eu 3 élus avec 27,15% soit 9,05 par candidat

Le PS a eu 2 élus avec 17,28% soit 8,64 par candidat

Les Verts ont eu 2 élus avec 16,64% soit 8,32 par candidat

Le Modem a eu 1 élu avec 10,27%

De Villiers a été élu avec 8,48%



Les élu-e-s sont répartis à la proportionnelle entre les listes ayant dépassé 5%.

 

Le Front de Gauche est donné autour de 8%, le Grand Ouest est une région difficile (avec plusieurs départements traditionnellement conservateurs, un électorat de gauche plutôt centriste). Il y a 9 sièges à pourvoir dans le Grand Ouest.


Il y avait 20 listes en 2009, il y en a 25 en 2014. Ce qui logiquement dispersera plus les voix et donc devrait légèrement faire baisser le pourcentage permettant d'avoir un-e élu-e.

 

Et le Front de Gauche est mieux identifié aujourd'hui qu'en 2009, où le mouvement venait d'être créé. 

 

En 2008, avec 8,48 % De Villiers avait été élu. En 2014, ça tournera autour entre 8 et 9%.

Le paysage à beaucoup changé depuis 2009: le FN va au moins multiplier son score de 3% par 5, le NPA ne retrouvera pas ses 5%, le PS va subir une nouvelle sanction. Les Verts au regard de leur soutien à la politique d'austérité de Hollande, Valls et Ayrault, et de leurs comproimissions politiciennes, ne devraient pas atteindre 16%, d'autant que le "charismatique" et chouchou des médias  Cohn-Bendit n'est plus leur tête de liste.  


L'élection de Myriam Martin n'est pas impossible, raison de plus pour continuer la campagne jusqu'à la dernière minute, en argumentant aussi contre la dispersion des voix à la gauche de la gauche !

 

 

Unknown

 

 

 

 

Inscrits

6177138

 

 

Abstentions



57,62

 

 Votants

2618040

42,38

 

Exprimés

2506396

 



 



 



 UMP

 Christophe Béchu

680664

27,15%

 3 sièges

 PS

 Bernadette Vergnaud

433248

17,28%

 2 sièges

 EELV

 Yannick Jadot

417232

16,64%

 2 sièges

 Lib

 Philippe de Villiers

257406

10,27%

 1 siège

 MODEM

 Sylvie Goulard

212471

8,48%

 1 siège

 NPA

 Laurence De Bouard

128634

5,13%

 

 FdG

 Jacques Généreux

114909

4,58%

 

 AEI

 Eva Roy

93371

3,72%

 

 FN

 Brigitte Neveux

76647

3,06%

 

 





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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 22:00

La campagne du Front de Gauche

 

A 3 semaines du scrutin des européennes le moins que l’on puisse dire c’est que les médias ne se décarcassent pas pour en expliciter les enjeux. Le Front de Gauche, qui se présente uni dans les huit grandes régions qui constituent les circonscriptions électorales, a élaboré un texte très riche dont voici les grandes lignes

 

1 – L’Union européenne est en crise

 

Cette crise est à la fois sociale et écologique. Elle se traduit par une destruction de l’écosystème ; par une explosion de la précarité, de la pauvreté et du chômage et par une négation des souverainetés populaires et donc de la démocratie.

 

Cette crise s’inscrit dans la crise globale du capitalisme néolibéral qui a commencé en 2007. C’est une crise du capitalisme financier dont les exigences exercent une pression accrue sur les revenus salariaux et les garanties sociales.

 

Elle entre en résonnance avec la crise propre de l’Union Européenne dont la construction est fondée sur la concurrence généralisée entre les peuples et sur le dumping social et fiscal.

 

A cette situation la réponse des classes dirigeantes a été la mise en place d’une Europe de plus en plus autoritaire. Ce choix partagé par les gouvernements de droite comme sociaux-démocrates remet en cause les acquis sociaux et démocratiques issus dans les différents pays d’Europe des luttes populaires des décennies passées. La conséquence, avec l’éloignement de toute possibilité de contrôle populaire, est une véritable catastrophe sociale et écologique qui offre à l’extrême droite un terreau sur lequel elle prospère.

 

La droite (PPE) et les partis « socialistes » (PSE) portent ensemble (parce qu’en réalité ils cogèrent l’Union Européenne) la responsabilité de cette situation et des attaques contre la souveraineté populaire.

 

La seule voie possible de sortie de cette crise passe par la rupture avec cette Union Européenne là pour refonder une Europe solidaire et démocratique.

 

2 – Il faut désobéir et rompre avec les traités

 

Pour refonder l’Europe sur de nouvelles bases il faut d’abord rompre avec l’Europe telle qu’elle est : traités négociés en secret et ratifiés sans consultation des peuples, dumping social et fiscal, politique d’austérité, … C’est pourquoi il faut désobéir à ces traités et à leur logique.

Pour cela, nous proposons une révolution citoyenne qui s’appuie, en toutes circonstances, sur la souveraineté et les mobilisations populaires.

 

Il faut donc se battre,  au niveau européen, avec toutes les forces progressistes (sociales et politiques) qui rejettent l’austérité et la construction libérale de l’Europe.

 

Rompre et désobéir supposent de refuser de s’enfermer dans un consensus mou et d’assumer des affrontements au sein de l’Union Européenne pour obtenir une modification des règles actuelles et, si ce n’est pas possible, pour, avec tous les pays qui le souhaiteront, désobéir à ces règles. Dans ce mouvement la France, 2èmeéconomie européenne, peut jouer un rôle moteur.

 

Sans attendre il est possible de prendre des mesures unilatéralescoopératives avec tous les pays qui le souhaitent, mesures qui auraient vocation à s’étendre à toute l’Europe.

 

Il faut donc rompre avec l’Europe telle qu’elle est pour refonder une autre Europe 

Cela suppose de sortir la dette publique de l’emprise des marchés pour relancer l’emploi et la transition écologique. On sait combien la dette sert de prétexte à la nécessité de mener des politiques d’austérité drastiques. Cela pose évidemment la question du rôle de la Banque Centrale Européenne (BCE) et de l’Europe qu’il faut revoir de fond en comble pour que l’une et l’autre deviennent enfin des outils au service des peuples.

 

Pour sortir de l’austérité il faut refuser la politique budgétaireeuropéenne qui impose de mener des politiques d’austérité de façon permanente et de couper massivement dans les dépenses publiques, la protection sociale et les services publics.

 

Il faut refuser le dumping social, les libéralisations et en finir avec la précarité. Il faut agir pour la mise en place de critères de convergence sociale pour tous les pays de l’Union et mettre un coup d’arrêt à la déréglementation des services publics.

 

Il faut en finir avec l’Europe de la Finance. Pour que la finance soit mise au service de la société et non l’inverse il faut qu’elle soit mise sous une surveillance stricte des pouvoirs publics. Rôle des banques, taxation des transactions financières, lutte contre les paradis fiscaux,…aucun aspect ne sera éludé.

 

Il faut lutter contre le libre-échange destructeur. Comme contre la finance des mesures de protection sont indispensables en ce qui concerne les échanges de marchandises. Face au pouvoir exorbitant des grandes firmes transnationales et aux dégâts écologiques et sociaux qu’elles génèrent il s’agit d’aller vers la relocalisation des activités et de favoriser les circuits courts de production et de consommation : c’est dans la même optique que nous prônons une refondation de la politique agricole commune (PAC). Nous défendons la coopération internationale et la solidarité intra-européenne plutôt que la guerre économique de tous contre tous.

 

C’est cette même logique qui nous amène à combattre vigoureusement le grand marché transatlantique (GMT).Ce projet négocié entre les USA et l’Union Européenne dans l’opacité la plus totale est inacceptable. C’est un sujet déterminant pour l’avenir social, écologique, économique et démocratique de l’Europe. Il déstabiliserait nos industries, nos cultures, nos agricultures. Il permettrait l’arrivée en Europe de produits ne répondant pas à nos normes sociales ou environnementales. C’est pourquoi nous exigeons du gouvernement français la fin des négociations sur le GMT et si cela n’est pas obtenu, la tenue d’un référendum.

 

 D’une façon plus générale nous dénoncerons les accords de libre échangeet nous agirons pour leur remplacement par des accords basés sur la solidarité et la coopération.

Il faut rompre avec le productivisme et instaurer une planification écologique européenne. : Incidence sur le climat, pillage des ressources naturelles, multiplication des déchets toxiques, appauvrissement de la biodiversité,…jamais l’existence d’un intérêt général humain radicalement anticapitaliste n’a été aussi évidente. La mise en œuvre d’une planification écologique et le retour des biens communs de l’humanité et des services d’intérêt général dans le giron public, transition énergétique, gestion des ressources renouvelables, gaz à effet de serre,…tout cela exige des moyens à la hauteur des enjeux et un contrôle citoyen permanent.

 

Il faut rompre avec la dépendance de l’Europe aux intérêts géostratégiques des USA. Le traité de Lisbonne prévoit que les politiques des états de l’U.E. soient compatibles avec les orientations de l’OTAN. Nous voulons la dissolution de l’OTAN et, sans attendre, la sortie de la Francede l’OTAN. L’avenir de la planète ne doit pas être discuté au sein des G8 et G20. Nous refusons la toute puissance du dollar comme monnaie de réserve.

 

Il faut rompre avec l’Europe Forteresse » et la politique agressive vis-à-vis des pays du Sud et de l’Europe orientale :

 

Engager toutes ces ruptures est une condition indispensable pour pouvoir refonder le projet européen sur de nouvelles bases libérées des traités européens actuels.

 

3 – Refonder l’Europe

 

Notre critique de l’U.E. et les ruptures que nous voulons engager ne signifient pas une volonté de repli nationaliste. Au contraire nous sommes aujourd’hui la seule liste à porter une idée européenne à laquelle les peuples pourraient adhérer porteuse de progrès humain, social et écologique. C’est le sens de la refondation que nous proposons :

 

 

Une Europe démocratique qui respecte les souverainetés populaires

 

Toutes les politiques nationales comme européennes doivent faire l’objet de débats publics, être librement consenties, contrôlées et soumises à la souveraineté populaire.

 

Le renforcement des assemblées élues (parlements nationaux et parlement européen) doit changer l’équilibre des pouvoirs. Le parlement européen, élu à la proportionnelle au niveau national, verra ses pouvoirs renforcés notamment dans l’initiative des lois. Mais surtout nous voulons développer la possibilité d’intervention des peuples dans les décisions européennes. Elaboration, suivi et évaluation des politiques européennes tous les aspects leur seront ouverts.

 

Une Europe du développement humain soutenable

 

Face au chômage et à la précarité, la priorité absolue est d’offrir à tous les Européens un modèle de développement qui leur garantisse du travail, des revenus décents, une protection sociale, tout en protégeant notre écosystème.

 

Dans l’immédiat, un grand plan européen d’investissement pour reconstruire les économies et enclencher la transition écologique. Relocaliser les activités, transformer les modes de production, favoriser les circuits courts pour faire face aux défis sociaux et environnementaux.

 

Une réappropriation publique et démocratique des secteurs stratégiques, des coopérations industrielles et de recherche, des visas écologiques et sociaux sur les importations permettront un nouveau type de production alliant développement humain, social et écologique.

 

Interdiction des licenciements boursiers, création d’emplois qualifiés, sécurisés, bien rémunérés avec des pouvoirs d’intervention sur les choix des entreprises.

 

La préservation de l’écosystèmesera une priorité avec une planification écologique, le retour des biens communs de l’humanité dans le secteur public, les énergies renouvelables, les économies d’énergie, le développement dans les transports ferroviaires et des voies d’eau.

 

Il est nécessaire de définir un cadre européen du droit du travail et de la protection sociale. Un « bouclier social » garantira la sécurisation des emplois, un droit à la formation pour tous ; une harmonisation progressive des droits sociaux par le haut ; des salaires minimum décents en Europe.

 

Convergence vers le hautdes normes sociales, écologiques et démocratiques, réduction du temps de travail, égalitéfemmes/hommes, droit à la retraite à 60 ans, lutte contre les discriminations.

 

Les services publics, avec de nouvelles créations à l’échelle européenne permettront l’accès de tous aux droits universels : éducation, santé, logement, eau, énergie…ces services publics créateurs d’emploi, de lien social, de dynamisme des territoires ruraux et des quartiers populaires.

 

La PAC sera elle aussi refondée : sécurité et souveraineté alimentaire, agriculture paysanne non soumise à la logique productiviste garantissant aux agriculteurs des prix rémunérateurs et aux citoyens une nourriture de qualité saine et variée, accessible à tous au juste prix.

 

Une Europe libérée de l’emprise de la finance

 

L’union économique et monétairedoit enfin servir la création d’emplois, les services publics, les produits utiles et la transition écologique pour un partage juste des richesses. La BCE doit être placée sous le contrôle démocratique des peuples.

 

Taxer les transactions financières, lutter contre la fraude fiscale, harmoniser la fiscalité des entreprises pour lutter contre le dumping fiscal.

 

Donner la priorité à la réduction des inégalités sociales et territoriales comme aux programmes de solidarité et de lutte contre l’exclusion.

 

Une Europe des droits et liberté

 

L’Europe doit garantir l’égalité entre les femmes et les hommes à tous les points de vue et protéger le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps.

 

L’Europe doit être laïque et garantir la liberté de conscience. Ce qui implique la liberté des cultes et une stricte séparation entre les Eglises et les institutions européennes.

 

Une Europe de la paix au service de l’émancipation humaine

 

Face à la puissance du capital globalisé, notamment aux transnationales et aux marchés financiers, l’Europe doit être un espace politique et économique qui fasse contrepoids et qui renonce aux ingérences impérialistes et néocolonialistes. Elle sera ainsi un très puissant outil de coopération entre les peuples du monde.

 

Recherche permanente de la paix et de la sécurité collective. Pour cela il faut rompre avec les politiques atlantiques, sortir de l’OTAN, être indépendant vis-à-vis des USA, être active sur le désarmement multinational. La politique extérieure doit se fonder sur le droit international pour la résolution des conflits.

 

Au Proche-Orient l’Europe engagera tous les moyens à sa disposition pour faire respecter le droit imprescriptible du peuple palestinien à un état souverain et démocratique dans les frontières de 1967.

 

A l’opposé de l’ « Europe Forteresse » actuelle, les droits des migrants (droit d’asile, droit à la scolarisation, droit au travail, …) seront respectés ;

 

Une politique de solidarité et de coopération sera mise en place avec les différentes régions du monde. Avec l’Amérique latine, l’Afrique, l’Asie, le Proche-Orient, l’Europe de l’Est de nouvelles relations seront établies sur un pied d’égalité et non dans le cadre d’accords de libre-échange.

 

L’Europe soutiendra les révolutions citoyennes qui ont mis à bas des régimes autoritaires.

 

Résumé par Alain DAVID

 

 

P.S. : le document du FdG est bien plus riche et plus détaillé. On peut se le procurer auprès des différentes composantes

 

Pour le PCF : 2, petite rue de Callac 29600 MORLAIX

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 19:07
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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 18:17

 

 

Yoann-Daniel1.jpg

 

Yoann Daniel est le candidat des communistes finistériens de la liste Front de Gauche conduite par Myriam Martin sur la circonscription Ouest. A bientôt 40 ans, ce scaërois d’origine est journaliste, un métier appris sur le tas après quelques années en tant que correspondant de presse local et sportif. Comme Myriam Martin, Yoann est issu de cette génération qui a vécu l’essor de la construction européenne, celle du marché bien entendu, mais aussi celle des échanges culturels, celle de la paix, celle qui a permis aux peuples grecs, espagnols et portugais de définitivement s’émanciper de régimes totalitaires, celle qui a vu le rêve européen se transformer en cauchemar, mais à l’image de l’ensemble des candidats présentés par le Front de Gauche, il refuse de céder au fatalisme, au repli sur soi, à la victoire annoncée des touts puissants qui ont fait main basse sur l’Union Européenne pour servir leurs profits. Un combat difficile mais une lutte nécessaire et vitale où les communistes doivent être les fers de lance pour refonder l’Europe. 

Q : Yoann, quel est le sens de ta candidature sur la liste Front de Gauche aux élections européennes ? 
Toutes les composantes du Front de Gauche, sortent de ce scrutin avec la gueule de bois. Il y a un sentiment de frustration énorme. Le temps viendra de tirer les leçons, de se parler entre partenaires, de débattre en interne. Mais sur les questions européennes, nous partageons tous les mêmes valeurs, les mêmes aspirations et la même ambition, donc nous devions rebondir vite. Et nous lancer, avec nos camarades du Front de Gauche, dans cette campagne. C’est de ma responsabilité de dirigeant départemental du PCF d’insuffler ce nouvel élan auprès de nos adhérents et sympathisants de faire en sorte que nous occupions notre place légitime au sein du Front de préparer l’avenir en installant les conditions d’un débat sincère sur les futures orientations du Front de Gauche. 
Q : Comment se déroule la campagne ? 
Elle est inégale sur l’ensemble de la circonscription, un territoire aux problématiques bien différentes. Mais dans notre département cela fonctionne. La mise en route a été un peu difficile. Les communistes ont du s’habituer à d’autres façons de travailler puisque c’est Ensemble qui dirige la campagne. Mais le constat est éclatant : nous menons une vraie campagne de terrain ! Nous multiplions les rencontres, les débats publics, les assemblées citoyennes, et nous 
sommes dans une réelle démarche de conviction. Sur le terrain on constate le mal fait à la démocratie par les gouvernements successifs en France, et par les dirigeants de l’Union Européenne. Les « listes qui comptent » n’ont pas 
intérêt à faire campagne, car moins les gens iront voter, plus nos dirigeants actuels seront confortés dans leurs politiques d'austérité et anti-démocratiques. 
Q: Les principaux axes de campagne? 
Avant tout, c'est un gros travail de pédagogie, d'explication. Pour ma part, j'insiste fortement sur trois points. Tout d'abord, le retour d'une réelle démocratie en Europe avec de vrais pouvoirs pour le parlement et la suppression d'instances supranationales telles que la commission européenne. C'est aux peuples souverains de reprendre en main la destinée de l'Union Européenne. En ce sens, chaque député élu du Front de Gauche sera une vigie prompte à nous alerter, nous informer, nous rassembler, chaque fois que l'on tentera de corrompre les institutions démocratiques, chaque fois que les financiers, les banques, les trusts industriels, les lobbys se serviront de l'Europe pour leurs bénéfices. Cela découle sur mon second point: le TAFTA - l'accord de libre échange Europe - Etats-Unis. Heureusement que quelques unes de ces vigies ont découvert le pot aux roses, et que de nombreuses organisations relaient l’information auprès du public et mobilisent sur le sujet. Cet accord serait catastrophique pour notre modèle social, économique et culturel. J’encourage tout le monde à se saisir de la question et à dire non au TAFTA ! François Hollande lors de sa visite aux Etats-Unis a demandé à « mettre les bouchées doubles » pour que l’accord soit signé. Si par hasard les Français refaisaient le 25 mai le même coup qu’en 2005 pour le Traité Européen ! Et, troisième angle de cette campagne : la désobéissance ! Non à l’austérité, aux plans d’économies sur le dos des services publics. Non aux ultimatums de la Commission Européenne, à ses directives stupides. Non à la Banque Centrale Européenne, usurière des peuples européens. Non au remplacement des institutions politiques et démocratiques par une gouvernance économique Oui à une Europe au service de ses peuples ! 
Q: Et les réactions des gens que tu rencontres? 
Il y a beaucoup de colère. Les salariés de l'agroalimentaire que j'ai rencontré à Guerlesquin gèrent leur quotidien dans la précarité. A Crozon, 200 familles ont besoin de l'aide du Secours Populaire. Ces familles, en majorité, n'iront pas voter pour les Européennes. Pourtant, le maintien des aides européennes aux associations caritatives, alors que la Commission voulait les supprimer, c'est le résultat de la lutte acharnée des députés Front de Gauche, Patrick Le Hyaric en tête. 
La méfiance face à l'étranger redouble. On cherche des responsables et les politiques sont les premiers ciblés. Cela fait le jeu de l'extrême-droite. Pourtant, il y a de l'espoir, notre programme est crédible et au service des populations, mais les médias ne nous font pas beaucoup de place. Dans l'ensemble, lorsque le dialogue est possible, notre message est très bien reçu. 
Q: Alors il faut vraiment aller voter le 25 mai? 
Je suis communiste et je ne cesse de la répéter tout au long de la campagne: la démocratioe n'est pas un jouet qu'on peut ranger au fond d'un placard parce qu'il n'est plus à la mode. Ne pas s'exprimer le 25 mai, c'est dire implicitement "oui" à l'Europe telle qu'elle se dessine aujourd'hui. C'est laisser la place à la droite dure et à l'extrême-droite. Le 25 mai, nous devons gagner des élus avec nos camarades grecs, espagnols, portugais, irlandais... Nous devons faire progresser notre rapport de force pour que rien ne soit possible sans nous, sans la parole retrouvée des peuples européens. 
Liste Front de Gauche circonscription Ouest
1. Myriam Martin (enseignante en lycée professionnel, Ensemble)
2. Xavier Compain (paysan, Côtes d'Armor, PCF)
3. Sylvie Mamet (psychologue, Charente)
4. Marie-Claude Robin (syndicaliste, Loire-Atlantique)
5. Alain Bergeot (cadre retraité de la Poste, militant syndical, Finistère)
6. Françoise Jaffré (56)
8. Bertrand Seys (enseignant chercheur, Finistère, Parti de Gauche)
9. Evelyne Robin
10. Gilles Leproust
11. Katell Andromaque
12. Yoann Daniel (journaliste, Finistère, PCF) 
13. Véronique Bonnet (enseignante, Charente-Maritime)
14. Franck Loiseau 
15. Anne Joulain
16. Guénolé Fournet (assistant d'éducation, Ile et Vilaine)
17. Caroline Pottier
18. Thierry Rouquet 
Meeting à RENNES: le jeudi 22 mai Halle Martenot, 20h avec: 
MYRIAM MARTIN, Ensemble
PIERRE LAURENT, Parti Communiste
YOANN DANIEL, Parti Communiste
GUENOLE FOURNET, Parti Communiste
MARTINE BILLARD, Parti de Gauche
CLEMENTINE AUTAIN, Ensemble
BERTRAND SEYS, Parti de Gauche
Unknown
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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 18:15
Les élections municipales ont bel et bien servi de vote sanction contre la politique d’austérité menée par F. Hollande et Jean-Marc Ayrault en a payé les pots cassés. Si les listes qui apparaissaient détachées de l’alliance PS/EELV s’en sont plutôt bien sorties, c’est toute la gauche qui est affaiblie. Bien que victorieuse, l’UMP ne remporte pas un succès massif, et le F Haine continue son travail d’enfumage des couches populaires.
Mais surtout, en nommant Manuel Valls et en proposant le fameux Pacte de Responsabilité, Hollande apparaît sourd et aveugle au message des électeurs de gauche.
Le président de la République voulait faire de ce Pacte, un « moment de vérité » pour le pays. Ce sera surtout un moment de divorce accru entre le pouvoir qui se réclame de la gauche et les classes populaires. En favorisant aussi clairement les intérêts de la finance et du Medef, il a commencé à scier la branche sur laquelle repose son gouvernement.
Ce plan d’austérité constitue une régression sociale majeure : 18 milliards d’économie sur le budget de l’État, 11 milliards sur les collectivités locales, 10 milliards sur l’assurance maladie et 11 milliards sur les autres dépenses de protection sociale. Ce sont les salariés et notamment les plus modestes, les fonctionnaires, les retraités qui financeront les cadeaux pour les patrons pour un montant de plus de 36 milliards d’euros.
Partout en Europe, le chômage et la précarité explosent, les droits démocratiques des peuples sont bafoués, l’écologie est sacrifiée sur l’autel du profit. Le dogme ultralibéral, les traités européens et ceux qui les défendent encore en sont responsables. En France, le gouvernement de Manuel Valls, allié à Angela Merkel, sert de relais à cette politique d’austérité.
Le 25 mai prochain, pour les élections Européennes, il n’y aura qu’un seul tour pour exprimer notre refus de cette politique. Le risque est fort d'avoir un haut niveau d'abstention, finalement assez confortable pour les partis libéraux au pouvoir, dû au rejet des politiques conduites depuis des années, au nom de l'Europe ou d'un prétendu réalisme économique.
Avec la liste du Front de Gauche, conduite par Myriam Martin, nous pouvons créer la surprise en envoyant à Strasbourg une députée qui refusera le Grand Marché Transatlantique et appellera à désobéir à ces traités mortifères pour notre modèle social, notre démocratie, et même notre dynamisme économique.
Une députée qui se fera l’écho des luttes pour une autre Union Européenne, en rupture avec celle des banques. Une Europe des peuples, solidaire, sociale et écologiste.
François Rippe
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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 16:19

Avec qui vont siéger les élus du Front de Gauche?

 

Dossier l'Humanité - 10 et 11 mai 2014 - Le Monde 18-19 mai 

 

Selon les sondages, le Front de Gauche est annoncé à 8-9% pour ces élections européennes du 25 mai. 

La Gauche Unitaire Européenne (GUE), le seul rassemblement à batailler contre l'austérité et le libéralisme en Europe, pourrait devenir le troisième ou le quatrième groupe au Parlement Européen, passant de 35 à 52 députés, ce qui le placerait devant les Verts, qui passeraient de 57 à 38 députés.  

 

Bien sûr, cela dépendra du choix de nos concitoyens européens et français: on devrait logiquement avoir de meilleurs résultats encore, vu l'ampleur des désastres sociaux, économiques, écologiques et démocratiques causés par les politiques pro-capitalistes de la droite et des sociaux-démocrates, et c'est particulièrement vrai dans le sud de l'Europe où les partis et rassemblements de la vraie gauche pourrait faire une poussée.

En Espagne la coalition Gauche Plurielle (Izquierda Unida- Parti Communiste+ divers) est donné à 10% voire 12%, en troisième position. Au Portugal et dans les pays nordiques, la gauche de gauche pourrait aussi progresser. En Irlande, le Sinn Féin est donné à 15%. C'est de Grèce qui viendra sans doute le meilleur résultat de la gauche anti-libérale, Syrisa devant totaliser plus de 27%, son score aux dernières législatives.

 

A noter que quand on met sur le même plan le Front de Gauche et le FN, tous deux qualifiés par les médias au service du système d'euro-sceptiques ou de populistes, il y a une malhonnêté fondamentale: le Front de Gauche ne va pas siéger dans le groupe avec des éléments néo-nazis, néo-fascistes, racistes, traditionnalistes réactionnaires, faut-il le rappeler!   

 

Voici nos alliés en Europe pour l'instant:

 

Danemark

Alliance Rouge Verte - 6,7% en 2011    

 

Pays-Bas

Parti Socialiste - 9,7% en 2012

 

Irlande du Nord

Sinn Féin - 25,5% en 2012

 

Irlande

Sinn Féin - 10% en 2012

 

Belgique

Parti du Travail - 1,5% en 2012 

 

Portugal

Coalition démocratique unitaire (dont Parti Communiste Portugais)-  8% en 2011

 

Espagne

Gauche Unie (Izquierda Unida) - 7% en 2011

 

Luxembourg

La Gauche + Parti Communiste: 5,5% en 2013

 

Suède

Parti de Gauche: 5,6% en 2010

 

Finlande

Alliance de Gauche: 8,1% en 2011

 

Lettonie

Centre Harmonie: 28,3% en 2011

 

Allemagne

Die Linke: 8,6% en 2013

 

République Tchèque

Parti Communiste de Bohème-Moravie: 15% en 2013

 

Slovaquie

Parti Communiste: 0,7% en 2012

 

Autriche

Parti Communiste: 1% en 2013

 

Croatie

Parti travailliste: 5,1% en 2011

 

Chypre

Parti progressiste des travailleurs (Akel): 32,7% en 2011

 

Grèce

Parti communiste (4,5%) + Syriza (27%) en 2012

 

Italie 

Révolution civile (dont communistes) 2,25% 

 

 

 

 

 

 

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