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Le PCF s’oppose au choix unique de la force par l’État français et dénonce l’absence de réponses réelles aux problèmes vécus par Mayotte, les mahorais et cette zone de l’Océan Indien. La répression et les expulsions ne résoudront rien sur le long terme. La décision du tribunal judiciaire de Mamoudzou est un signal : le gouvernement français doit annuler immédiatement l’opération Wuambushu.
Cette opération qui vise à la destruction de bidonvilles et à l’expulsion de milliers de femmes et d’hommes est une menace pour le respect des droits fondamentaux à Mayotte. Il s’agit d’une véritable opération de ratissage orchestrée par le gouvernement français, appuyée sur un déploiement massif de forces militaires et policières, qui vise à détruire des dizaines de quartiers d'habitat informel et à expulser des centaines, voire des milliers de ressortissant·es comorien·nes en « situation irrégulière ». Des personnes en situations régulières se retrouveront elles même sans logement ou expulsées.
Des centaines de policier·ères et gendarmes ont d'ores-et-déjà été acheminé·es dans l'île depuis la métropole. Des affrontements ont déjà eu lieu, exacerbées par des déclarations ignobles et honteuses du premier vice président de la majorité présidentielle chargé de l’aménagement du territoire, infrastructures et foncier du conseil départemental de Mayotte. Jusqu’où le gouvernement est-il prêt à aller dans l’ignominie ?
De nombreuses agences internationales, institutions nationales ou associations (UNICEF, CNCDH, LDH, Cimade) ont alerté sur les graves atteintes aux droits fondamentaux des personnes visées par cette opération, en particulier les enfants. De plus, les expulsions massives vers les Comores représentent un risque réel de déstabilisation sociale et économique d'un pays déjà confronté à de profondes difficultés dans ces domaines, ce qui ne pourra en retour qu'alimenter l'émigration. En expulsant vers les Comores des personnes attachées, parfois depuis leur naissance, à Mayotte pour des raisons familiales ou professionnelles, Wuambushu augmente mécaniquement le risque de traversées clandestines et donc de noyades en mer de celles qui chercheront à y retourner.
Les préoccupations en matière d'ordre public à Mayotte sont réelles. Cette situation est à remplacer dans le contexte plus large du processus tronqué de décolonisation et de marginalisation des Outre-mer par les autorités françaises. Il y a besoin d’une discussion globale sur la zone portant sur le développement économique allié à la nécessité de répondre aux besoins en termes de services publics de l’eau, de la santé, de l’éducation et du logement. Loin de contribuer à résoudre durablement les difficultés, l’opération d’expulsion massive Wuambushu ne vise qu'à servir le discours anti-immigré·es promu nationalement par un gouvernement isolé et sourd aux revendications populaires.
Le PCF, qui réaffirme son attachement au respect du droit international dans toutes ses dimensions, appelle à la suspension et à l'annulation immédiate de l'opération Wuambushu et à la mise en œuvre de solutions pérennes pour assurer des voies légales et sécurisées de migrations et permettre le développement social et économique de Mayotte, tout en soutenant celui de la zone géographique de l'océan Indien.
La fédération du PCF appellent au rassemblement
le vendredi 5 Mai à 18H
place de la Liberté à BREST
et
Place des Otages devant la Mairie à Morlaix
contre les politiques migratoires du gouvernement et contre l'opération WUAMBUSHU à MAYOTTE
Gladys Grelaud, conseillère régionale, membre de la direction du PCF au niveau national et du Finistère, de Landerneau, était invitée à faire l'intervention politique à la fête du Viaduc à Ploujean ce lundi 1er mai 2023. Voici le contenu de sa forte intervention.
"Bonjour chers camarades,
Quoi de plus politique que la question des retraites qui nous a mobilisés pour ce premier mai historique et populaire pour le retrait de cette réforme injuste. D’abord, ne nous laissons pas dicter le rythme, la séquence comme ils disent, que le gouvernement veut clôturer, vite, qui veut passer à autre chose.
Nous n’allons pas passer à autre chose.
Et d'ailleurs, vous voulez qu'on passe à quoi ? Franchement. Continuer de voir ces corps abîmés, usés. Je pense à ces femmes et ces hommes en 3 huit à l’usine des crêpes Wahou à Plouedern qui ont débrayé plusieurs jours à 95% sur la ligne, fait qui ne s’était pas vu depuis au moins 10 ans. Ces femmes très jeunes et celles plus âgées qui vous montrent leurs mains, qui ont du mal à bouger leurs doigts, leurs bras, quand ils sont froids, de revenir sur ces douleurs, de dire que c’est difficile et qu’elles sont fières de travailler. Elles n’ont pas 60 ans, ni même 50 ans pour la plupart.
Les femmes. Ces femmes qui sont le visage de la précarité en France et dans le monde. On sait qu'aujourd'hui, 80 % des pauvres dans le monde sont des femmes. Ces femmes qui en France sont payés 30% de moins que les hommes et qui ont une retraite inférieure de 40% tous régimes confondus.
Pendant trois mois, des manifs, comme jamais vu depuis 68.
Et pourtant, ce gouvernement s’est arc-bouté, ils ont refusé de recevoir l'intersyndicale et de discuter des retraites. Nous ne sommes pas invisibles.
Que reste-il quand nos députés ne peuvent même plus voter, et que la rue n’est plus écoutée ? Qu’une loi est promulguée en pleine nuit, comme des voleurs, des voleurs de vie, des voleurs de nos vies.
Alors ne baissons pas les bras.
Car si nous augmentons les salaires, on équilibre les retraites, si on taxe les profits, on équilibre les retraites et si on paie les femmes autant que les hommes, on équilibre les retraites et si on fait les trois, on baisse l’âge de départ à la retraite.
Et puis quand même si les gens descendent dans la rue, ce n'est pas que seulement pour les retraites. Des personnes qui n’y sont jamais descendu. Ça veut dire quelque chose quand même. Ceux qui n’arrivent plus à vivre, qui survivent, qui comptent, qui priorisent.
Un exemple de cette vie à survivre, que vous connaissez tous, que vous avez vécu vous-même ou dans votre entourage.
45ans, une séparation de couple, un emploi, en CDI au smic chez Leclerc depuis 20 ans. Un ami, qui pousse la porte de toutes les agences immobilières de Landerneau pour louer un appart. On le regarde. On lui sourit. Un sourire de coin. Non, monsieur, oui, vous avez un emploi, en CDI, aucun impayé, mais vous n’avez pas les moyens d’accéder au marché. Satané marché. Quelle violence. Cette violence du quotidien. ce marché de l’immobilier, le marché qui s’occupe du logement, et nous en exclu de plus en plus. ¼ des français détiennent les 2/3 du parc immobilier et ils dictent leurs règles, le taux de rentabilité de leurs patrimoines. Notre force est de défendre la régulation de ce marché et de défendre un logement public accessible à tout.e.s.
Cette violence du quotidien encore. Le calvaire des courses. Chaque samedi matin après ta semaine de boulot. Où la majorité réfléchissent à mettre dans le caddie un paquet de Haribo pour ces enfants à 2,50€. Comment l’expliquer ? c’est injuste. Rien qu’au moins de mars +15,3% d’inflation sur l’alimentation. Dans notre pays, qui est la 6e ou la 7e puissance économique mondiale, des millions de personnes sautent 1 ou 2 repas par jour. Comment voulez-vous que la « séquence » des retraites, des manifestations passe. En 10 ans, les 100 plus grosses entreprises françaises ont augmenté la rémunération de leur PDG de 66%. Dans ces mêmes entreprises, la part allouée aux salaires est passé de 61 à 51%. C’est injuste.
Une vie digne, un salaire digne pour se loger, manger, se chauffer et partir en vacances, c'est cela que nous demandons. Et pas des petits chèques. Pas de charité.
Cette violence du quotidien, ce mépris de classe, cette violence que nous renvoie le gouvernement. Ce discours des dominants qui veut encore nous appuyer la tête dans la terre, nous faire courber l’échine, justifier l’inégalité, l’injustifiable au service du marché ; encore lui!
Nous devons transformer ce rapport, ce rapport de force et le porter en lutte collective pour relever la tête, se redresser, lutte contre les inégalités, lutter contre l’injustifiable.
Et l’enjeu de la gauche est bien là. Car, Soyons lucide. La gauche rassemble 1 français sur 4. C’est le score de la Nupes aux dernières législatives et celui qu’on nous prête si des élections avaient lieu demain. L’intersyndicale, elle, rassemble 3 français sur 4. C’est dire notre marge de progression.
Alors oui, Nous devons élargir, agrandir, voir plus loin, gagner, l’emporter. Nous devons rassembler pour gagner et ne pas gommer. Ensemble largement dans nos différences et dans notre diversité à gauche pour des jours heureux.
Et je terminerai en parlant de notre bien commun, nos services publics que nous devons aussi les défendre. Car oui au-delà de nos retraites, au-delà de l’inflation, ce sont aujourd’hui, nos maternités qui ferment. Même pour accoucher, on peut pas être tranquille. Celle de Landerneau est en sursis. Mais celle de Guingamp ferme. Et pour encore nous dire qu’on coûte, Gabriel Attal dit qu’un accouchement coûte, coûte 2600 € ! qu’est-ce que cela sous-entend. C’est insoutenable.
Quelle violence encore. Nombreuses sont les femmes présentes ici ce matin qui savent, qui savent, à quel point les personnels des maternités de l’aide soignante à la sage femme, de l’anesthésiste à l’ASH sont des piliers dans notre maternité, et là, je ne parle pas uniquement , vous l’aurez compris, de l’institution mais de notre corps de femmes.
Fermer une maternité, tout comme augmenter l’âge de départ au retraite, tout comme ne pas augmenter les salaires, ne sont pas des obligations, comme on voudrait nous le faire croire,
C’est un choix de société.
C’est un choix politique.
Un choix collectif.
"Aucune société ne peut prospérer et être heureuse si la plus grande partie de ses membres est pauvres et misérables (Adam Smith)"
Après un 1er mai syndical historique dans les rues de Morlaix, ce fut une belle 57ème fête du Viaduc chaleureuse ce lundi 1er mai à la salle socio-culturelle du Ploujean.
Merci aux 163 personnes qui sont venues déjeuner sur la fête, aux 300 personnes qui l'ont fréquenté au cours de l'après-midi, à l'ensemble des militants qui ont travaillé aux différents stands et poste de travail, au montage, tout au long de la fête, et au démontage, au groupe de musique Veri't, à l'artiste Sylvie Bozoc, aux militants des Jeunes communistes du Finistère, de l'AFPS, de l'AJPF, du Mouvement de la Paix, à la CGT Cheminots pour leur présence, à tous ceux qui sont venus à l'apéritif et au discours d'accueil de Roger Héré, notamment les maires de Morlaix, Jean-Paul Vermot, de Plouigneau, Joëlle Huon, de Guimaëc, Pierre Le Goff, également tous les deux conseillers départementaux du canton de Lanmeur, aux différents élus du pays de Morlaix et de la ville de Morlaix présents.
Merci à Gladys Grelaud, conseillère régionale, et membre de la direction nationale du PCF, et à Camille Mongin, secrétaire départementale du MJCF Finistère, pour leurs interventions remarquables.
Photos Mehdi Beuneche, Pierre-Yvon Boisnard, Ismaël Dupont, Patrick Gambache.
Près de 10 000 manifestants à Morlaix un 1er mai historique à l'appel d'une intersyndicale unie pour continuer à exiger le retrait de la réforme des retraites de Macron, le méprisant de la République, prêt à nous voler des années de vie, et porteur d'une politique violente pour la majorité de la population et violemment inégalitaire, c'est du jamais vu, à l'image des 2,3 millions de manifestants rassemblés partout en France.
Dans le Finistère, c'est 70 000 personnes qui ont manifesté dans tout le département le lundi 1er mai:
- 33 000 à BREST
- 20 000 à QUIMPER
- 3000 à QUIMPERLE
- 10 000 à MORLAIX
- 2 700 à CARHAIX
- 250 à OUESSANT
- 15 à l'ILE DE SEIN
- 460 à CHATEAULIN
- 500 à PONT L'ABBE
- 250 à PENMARC'H
- 75 à ROSPORDEN
- 200 à LANDERNEAU
- 300 à DOUARNENEZ
Du jamais vu un Premier Mai depuis au moins 40 ans.
Photos Mehdi Beuneche (MJCF 29) et Ismaël Dupont
Voir aussi le diaporama de notre ami Pierre-Yvon Boisnard:
C'était hier à Brest la fête des Jours Heureux de la section PCF du Pays de Brest au Patronage laïque Le Gouill, en présence pour les discours d'introduction de Gladys Grelaud, conseillère régionale et membre du Conseil National du PCF, et de Erwan Rivoalan, nouveau co-secrétaire de section PCF de Brest avec Jean-Paul Cam, de toute la gauche brestoise, et avec des stands de l'AFPS Pays de Brest, et du Mouvement de la Paix et de l'Université européenne de la Paix. Un repas chaleureux avec 120 repas servis environ et un plaisir d'échanger et de se retrouver.
Photos Ismaël Dupont, Jacqueline Heré, Gladys Grelaud, Jean-Paul Cam
Le lundi 1er Mai, le "PCF Pays de Morlaix" et l'association les "Amis du Viaduc" organisent leur 57ème Fête du Viaduc.
Contrairement aux années précédentes, elle ne se tiendra pas sur la Place Allende.
Elle se tiendra à la salle Socio-Culturelle de Ploujean - Morlaix.
Vous pourrez venir vous y distraire (divers stands - animation artistique - exposition), vous y restaurer et, bien sûr, échanger politique avec les militants du PCF.
L'entrée à cette fête est gratuite.
Vous trouverez ci-dessous le programme de cette Fête qui sera distribué (sous format papier) sur le Pays de Morlaix.
Nous tenons à remercier nos annonceurs qui, quelque soienet leurs opinions politiques, nous aident à financer cette Fête.
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Ce samedi 22 avril- rassemblement contre le nucléaire militaire.
Au rassemblement du port du fret, à Crozon, devant l'île Longue, pour la Paix et le désarmement nucléaire avec les jeunes communistes du MJCF, le secrétaire national des Jeunesses communistes Léon Deffontaines, Jeanne Pechon, ex secrétaire nationale de l'Union des Étudiants Communistes, Lena Raud, secrétaire Nationale de l'Union des Étudiant.e.s Communistes (UEC), Camille Mongin, secrétaire du MJCF 29, les camarades du MJCF Finistère et de la jeunesse communiste bretonne, le mouvement de la paix et Roland Nivet, Pascal Bonneau, et aussi des militants de la section PCF de Crozon Châteaulin et de la ligue des droits de l'homme.
Les sous-mariniers d’aujourd’hui, seront toujours utiles demain, dans le cadre de la
recherche scientifique et de l’exploration des fonds marins comme dans d’autres branches et d’autres métiers de notre pays.
Ouvrons aujourd’hui, en France, un débat sur le reclassement des salariés vivant aujourd’hui du nucléaire militaire. Nous en avons la capacité et nous le devons afin de ne pas continuer dans une logique de nucléarisation de notre armement.
En Finistère, les jeunes communistes continueront de porter ce combat pour une France sans arme nucléaire, en ayant toujours une pensée pour les salariés de cette filière.
Nous remercions d’ailleurs le CIAN 29 et le Mouvement de la Paix pour le travail commun que nous menons sur ce combat commun.
Ensemble, portons l’espoir d’un désarmement multilatéral !
Portons l’espoir d’un monde où le Nucléaire servirait non pas à tuer des citoyens mais à produire une électricité verte et décarbonée !
Prise de parole de Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère:
Cher.e.s camarades du MJCF National, Bretagne et Finistère, cher.e.s camarades de l'UEC, cher.e.s camarades du Mouvement de la Paix, du CIAN 29, du PCF, de la LDH
Cher.e.s Léon Deffontaines, chère Lena Raud, chère Jeanne Pechon, chère Camille Mongin,
Alors que les inégalités sociales et internationales, aggravées par la crise climatique et écologique, culminent, avec les 20 plus grandes fortunes de la planète qui possèdent autant que la moitié de l’humanité, alors que les idées nationalistes, racistes et xénophobes gagnent du terrain sur tous les continents, prospérant à la faveur du discrédit des politiques gouvernementales, de la crise sociale, et du recul des idéaux progressistes et universalistes unificateurs et formateurs de communauté humaine, l’humanité et le monde sont engagés de nouveau dans une spirale de guerre, de tension internationale maximale, de logiques belliqueuses d’alliance et de blocs, et de surarmement.
Nous sommes au-dessus d’un volcan qui s’apprête à rentrer en irruption. « Nous sommes à deux doigts de l’abîme » disait Jaurès dans la cathédrale de Bâle au Congrès de l’Internationale socialiste en 1912.
« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ! », s’exclamait-il à Vaise près de Lyon dans son dernier discours le 25 juillet 1914, cinq jours avant son assassinat rue du Croissant par un militant d’extrême-droite. « Chaque peuple paraît à travers les rues de l’Europe avec sa petite torche à la main et maintenant voilà l’incendie. »
La situation d’aujourd’hui, avec la logique de guerre froide et de guerre par procuration entre la Russie, la Chine, les États-Unis et leurs alliés, l’Iran, l’Arabie Saoudite, et d’autres acteurs encore, est tout aussi frappée du sceau du danger imminent et mortel, d’autant que les armes dont nous disposons sont encore plus létales et destructrices, et que les populations civiles en souffrent encore bien davantage que les forces militaires organisées.
L’exigence de la Paix, du dépassement du capitalisme fauteur de guerre, de la solidarité internationale, du refus des logiques impérialistes et coloniales, qui a nourri la révolution bolchevique et a été portée par elle, qui a été à l’origine de la naissance de la Jeunesse Communiste et du Parti communiste, et a suscité les engagements en sont sein, est plus que jamais d’actualité.
En effet, on voit bien que la guerre en Ukraine est devenue un marché pour les marchands d’armes, comme demain pour les reconstructeurs, comme avant la Syrie, l’Irak, l’Afghanistan.
Nous assistons, dans le contexte de la guerre en Ukraine mais aussi plus globalement, à une remilitarisation massive des relations internationales avec des dépenses de surarmements qui atteignent des niveaux record sur tous les continents et une explosion des exportations d’armes de la France, qui se classe au 3e rang mondial. Un seuil historique a été franchi en 2021 avec 28 milliards d’euros, contre 16,9 milliards lors du précédent record en 2015. De plus, plusieurs rapports d’ONG et enquêtes journalistiques ont mis le doigt sur des scandales concernant des ventes d’armes à l’Égypte utilisées à des fins de police intérieure, à l’Arabie saoudite dans la guerre du Yémen ou encore certaines de celles employées par la Russie en Ukraine. Les ventes d’armes françaises se font sans contrôle démocratique du Parlement, bénéficient à des régimes politiques autoritaires et dictatoriaux, nourrissent les conflits et leur caractère meurtrier pour les populations civiles, et orientent la politique étrangère et économique de la France dans le soutien à des régimes réactionnaires.
Le PCF Finistère est engagé depuis de nombreuses années dans le combat pour la paix et le désarmement nucléaire. Nous participons régulièrement aux marches pour la paix organisées avec le Mouvement de la Paix, aux rassemblements du Menez Hom du 6 août commémorant les bombardements nucléaires de Hiroshima et Nagasaki, et du Fret à Crozon, les derniers en 2018 et en 2015, avec une délégation japonaise d’Hiroshima venue avec Roland Nivet et le mouvement de la Paix, et notre candidat aux régionales du PCF et du Front de Gauche Xavier Compain.
Nous avons participé l’année dernière en janvier à toute une semaine de mobilisation pour le désarmement nucléaire et la paix, participant à des débats pluralistes à la Maison des Syndicats et à l’Université de Brest, et à une grande manifestation le 9 janvier 2022 à Brest à l’occasion du sommet des Ministres Européens de la défense et des affaires étrangères avec le député communiste de Seine Maritime Jean-Paul Lecoq, qui en 2019 a proposé aux parlementaires de recourir au référendum d’initiative partagée (RIP) afin d’obtenir de la France "l’abolition des armes nucléaires et radioactives".
Co-rapporteur d’un rapport parlementaire sur les 50 ans du TNP (Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires) qui œuvre au désarmement et à la diffusion de la culture de paix, Jean-Paul Lecoq comme l’ensemble des parlementaires du Parti communiste est engagé contre les armes nucléaires, véritables catastrophes budgétaires et démocratiques, puisque sa « modernisation » coûtera à la France 14,5 millions d’euros par jour jusqu’en 2025, sans aucun débat publique pour savoir si les Français consentent réellement à dépenser cette somme (37 milliards d’euros) pour une arme de dissuasion d’un autre âge.
La prochaine loi de programmation militaire nous engage dans une économie de guerre pour des décennies avec la perspective de 100 milliards d’euros sur 15 ans pour de nouvelles armes nucléaires.
Nous faisons aussi voter des vœux pour que la France ratifie le Traité d’interdiction des Armes Nucléaires comme à Morlaix un vœu que j’ai présenté pour le désarmement nucléaire et enjoindre le président Macron à signer le Traité d'interdiction des Armes Nucléaires (TIAN), pour répondre à l'appel des villes contre l'armement nucléaire (campagne de l'ICAN et du Mouvement de la Paix), adopté le 16 décembre 2021 à l’unanimité moins 3 abstentions.
La ville de Morlaix rejoignant ainsi les communes de Lannion, Carhaix, Motreff, Berrien. Cet appel a déjà été soutenu par des villes comme Washington, Canberra, Berlin, Dortmund, Düsseldorf, Genève, Hiroshima, Los Angeles, New-York, Manchester, Munich, Nagasaki, Oslo, Potsdam, Salt Lake City, Toronto, New-York tout dernièrement, et, en France, Paris, La Courneuve, Gennevilliers, Grenoble, Lyon, Besançon, etc.
Mais il faut aller plus loin. Il faut hisser notre niveau d’engagement et d’intervention, notre capacité à nous engager dans des batailles unitaires, avec les associations et organisations qui défendent la paix et le désarmement nucléaire, engager une bataille de conviction dans l’opinion, car on voit que le mouvement de la société civile pour la paix et le désarmement nucléaire est plutôt en recul et que l’exécutif n’a jamais été aussi libre pour mener ses politiques allant dans le sens de la militarisation et de la préparation de la guerre, alors que les périls nous guettent.
C’est pour cela que l’initiative de la JC aujourd’hui est très importante et je voudrais vous remercier de l’avoir engagée.
Il nous faut rappeler que la France n'est pas crédible à déroger à ses engagements internationaux de réduction progressive de son arsenal nucléaire, que la menace nucléaire est sérieuse, qu'elle est celle d'un anéantissement et d'une apocalypse mondiale, pour l'humanité et le vivant, que cette menace peut venir de partout et que la seule manière de la réduire, d'empêcher des pays comme l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, est de nous mêmes nous engager à ratifier et appliquer le Traité d'interdiction des Armes Nucléaires.
Les milliards que nous investissons dans le renouvellement de notre force de frappe nucléaire, pour fabriquer des armes encore plus dévastatrices, seraient bien mieux employer à financer l'équilibre des comptes des caisses de retraite et garantir la retraite à 60 ans pour toutes et tous, à financer des hôpitaux et des écoles, nos services publics qui aujourd'hui se dégradent.
Il faut faire monter ce débat dans l'opinion, c'est l'avenir de l'humanité qui est en jeu.
La section PCF du Pays de Morlaix a eu la peine d'apprendre le décès vendredi soir, 14 avril, à l'âge de 76 ans de notre camarade Yvon Lejeune, né le 10 février 1947, à Guerlesquin, ancien couvreur, ancien agent municipal et policier municipal de la ville de Morlaix, militant CGT, qui fut et est resté jusqu'il y a peu un des artisans fidèles et dévoués des fêtes de l'Humanité et des fêtes de l'Humanité Bretagne pour le stand du Finistère, et de Morlaix antérieurement, mais aussi des fêtes du Viaduc (à Ty Dour), les fêtes de la terre sur le canton de Lanmeur (Poul Redou à Guimaëc; puis à Lanmeur) et le canton de Plouigneau (à Plouigneau, Plougonven, Lanneanou), se chargeant du matériel, de son transport, de la gestion des publicités, de la préparation des plats, avec sa compagne Christiane Lejeune, également militante du PCF.
Souvent, il transportait le matériel des fêtes de l'Huma vers Paris ou vers Lorient avec son camarade de Plouigneau Michel Prigent, et parfois sa fille Murielle.
Yvon et Christiane assistaient très régulièrement aux réunions de la section tant que leur santé leur a permis de le faire.
Yvon était un militant discret, chaleureux, efficace, généreux.
Ses camarades du PCF Morlaix rendent hommage à son engagement au service de la fraternité, de l'égalité, du progrès et de la justice sociale, de la défense des travailleurs, et à son sens de l'engagement.
Il vivait dernièrement avec Christiane à la limite de Plourin-les-Morlaix et de Morlaix après avoir habité à Plougonven.
Nous transmettons notre amitié et notre sympathie à Christiane Lejeune, sa famille, sa fille Murielle, Christophe son conjoint, et sa petite-fille, Irène et Martine ses sœurs, et de ses amis.
Les obsèques d'Yvon Lejeune auront lieu le mardi 18 avril à 11h au funérarium de Saint-Thégonnec où il repose.
A Carhaix, 1 350 manifestants ce 13 avril pour la CGT
La douzième manifestation contre la réforme des retraites, ce jeudi 6 avril, à Carhaix, a encore mobilisé plus de 1 300 personnes. Dans les rangs des opposants, la volonté d’aller jusqu’au bout est manifeste.
« Même si le Conseil constitutionnel valide la réforme des retraites, je continuerai. Si c’est une acceptation totale, je trouverai ça un peu bizarre vu le niveau de mobilisation ». Lilian, 24 ans, forestier de Rostrenen, ne fait pas mystère de sa détermination dans les rues de Carhaix, ce jeudi 13 avril. Plus de 1 300 opposants à la réforme des retraites sont venus dire haut et fort qu’ils voulaient encore croire à un abandon de la réforme des retraites. Tous les regards sont tournés vers le Conseil Constitutionnel, dont la décision est attendue ce vendredi. « Je garde espoir parce que rien n’est encore décidé. Il ne faut rien lâcher », ajoute-t-il.