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18 juin 2023 7 18 /06 /juin /2023 19:27

Une joie de découvrir ensemble la magnifique exposition Bansky aux Capucins à Brest avec Philippe Rio, maire de Grigny, la ville de la genèse de cette exposition avec la Constellation et la modeste collection Bansky de Beru, et un groupe d'une quinzaine de camarades communistes finistériens.

Le PCF BREST a fait un don de 500 euros à SOS Méditerranée à l'issue de la visite accompagnée de l'exposition de la star anglaise du street art engagé, une star paradoxale puisqu'on ne connait d'elle que ses oeuvres!

Parce que la solidarité avec les réfugiés et exilés est un devoir politique et moral, parce qu'on ne peut que voir la mort de notre idée de la civilisation et d'une Europe humaniste dans ces centaines de personnes qui meurent chaque année en Méditerranée à cause de la politique répressive et anti immigration de nombre d'États européens (avec des degrés dans l'abjection), et du business des passeurs qui profitent de la misère, parce qu'il faut aider ceux qui sauvent des vies, il faut aider SOS Méditerranée. Bravo aux concepteurs de cette exposition engagée et citoyenne du grand artiste anglais mondialement connu d'avoir ainsi associé les associations solidaires à cette exposition et merci à nos guides et médiatrices pour cette exposition gratuite encore visible jusqu'au 25 juin 2023!

PCF Finistère - Visite de l'exposition Banksy avec Philippe Rio, président de la Coopérative des élu.e.s communistes et maire de Grigny, ce dimanche 18 juin
PCF Finistère - Visite de l'exposition Banksy avec Philippe Rio, président de la Coopérative des élu.e.s communistes et maire de Grigny, ce dimanche 18 juin
PCF Finistère - Visite de l'exposition Banksy avec Philippe Rio, président de la Coopérative des élu.e.s communistes et maire de Grigny, ce dimanche 18 juin
PCF Finistère - Visite de l'exposition Banksy avec Philippe Rio, président de la Coopérative des élu.e.s communistes et maire de Grigny, ce dimanche 18 juin
PCF Finistère - Visite de l'exposition Banksy avec Philippe Rio, président de la Coopérative des élu.e.s communistes et maire de Grigny, ce dimanche 18 juin
PCF Finistère - Visite de l'exposition Banksy avec Philippe Rio, président de la Coopérative des élu.e.s communistes et maire de Grigny, ce dimanche 18 juin
PCF Finistère - Visite de l'exposition Banksy avec Philippe Rio, président de la Coopérative des élu.e.s communistes et maire de Grigny, ce dimanche 18 juin
PCF Finistère - Visite de l'exposition Banksy avec Philippe Rio, président de la Coopérative des élu.e.s communistes et maire de Grigny, ce dimanche 18 juin
PCF Finistère - Visite de l'exposition Banksy avec Philippe Rio, président de la Coopérative des élu.e.s communistes et maire de Grigny, ce dimanche 18 juin
PCF Finistère - Visite de l'exposition Banksy avec Philippe Rio, président de la Coopérative des élu.e.s communistes et maire de Grigny, ce dimanche 18 juin
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18 juin 2023 7 18 /06 /juin /2023 07:33
Rencontre des élu.e.s et militants communistes finistériens avec Philippe Rio, le président de la Coopérative des élus communistes et maire de Grigny, à Brest
Rencontre des élu.e.s et militants communistes finistériens avec Philippe Rio, le président de la Coopérative des élus communistes et maire de Grigny, à Brest
Rencontre des élu.e.s et militants communistes finistériens avec Philippe Rio, le président de la Coopérative des élus communistes et maire de Grigny, à Brest
Rencontre des élu.e.s et militants communistes finistériens avec Philippe Rio, le président de la Coopérative des élus communistes et maire de Grigny, à Brest
Rencontre des élu.e.s et militants communistes finistériens avec Philippe Rio, le président de la Coopérative des élus communistes et maire de Grigny, à Brest
Rencontre des élu.e.s et militants communistes finistériens avec Philippe Rio, le président de la Coopérative des élus communistes et maire de Grigny, à Brest
Rencontre des élu.e.s et militants communistes finistériens avec Philippe Rio, le président de la Coopérative des élus communistes et maire de Grigny, à Brest
Rencontre des élu.e.s et militants communistes finistériens avec Philippe Rio, le président de la Coopérative des élus communistes et maire de Grigny, à Brest
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18 juin 2023 7 18 /06 /juin /2023 06:34
Hommage aux fusillés de La Torche : un « moment important » selon le PCF du Pays bigouden

Le PCF du Pays bigouden rappelle l‘importance de l’hommage qui sera rendu, samedi 17 juin, aux fusillés de La Torche à Plomeur. Dans un communiqué, ses militants expliquent : « En représailles à une action de résistance les 15 et 23 juin 1944, 21 hommes membres des Francs-Tireurs et Partisans ont été fusillés à La Torche. Ils combattaient le nazisme, qui, à travers l‘invasion de l’Europe par le pouvoir allemand, tentait de s‘implanter en France. Aujourd’hui, cette idéologie, à travers le racisme et la xénophobie, qui s’exprime par des actes de violence contre la fraternité, couve comme un feu qui peut à tout moment renaître. Avec cette commémoration aux fusillés de La Torche, les militants communistes du Pays bigouden expriment le souhait que le souvenir de l‘histoire reste un marqueur de la lutte contre la banalisation de l‘exclusion et le poison du fascisme ».

Rendez-vous à 16 h 15 à la stèle de La Torche et à 17 h au cimetière de Lesconil.

Le Télégramme 14 juin 2023

Hommage aux fusillés de La Torche : un « moment important » selon le PCF du Pays bigouden
Hommage aux fusillés de La Torche : un « moment important » selon le PCF du Pays bigouden
Hommage aux fusillés de La Torche : un « moment important » selon le PCF du Pays bigouden
Hommage aux fusillés de La Torche : un « moment important » selon le PCF du Pays bigouden
Hommage aux fusillés de La Torche : un « moment important » selon le PCF du Pays bigouden

Juin 1944 - Les fusillés de Lesconil, de la Torche et de Poulguen

15 résistants de Lesconil ont été fusillés a La Torche en Juin 1944

35 résistants ont été massacrés à Poulguen.

Beaucoup de noms de rues des communes du Pays Bigouden évoquent ces martyrs.

"Notre Finistère", supplément à l'Humanité Dimanche, revenait dans ses éditions du 21 et 28 juin 1964 sur la cérémonie à la mémoire des fusillés de la Torche et de Lesconil les 9, 10, 15, 23 juin 1944 pour la commémoration des 20 ans du martyre de ces résistants. 

Au cimetière de Lesconil, 17 sur 19 résistants tombés qui ont leur tombe, étaient membres du parti communiste, assure "Notre Finistère". "Un menhir rappelle la mémoire d'Alain Le Lay, mort en déportation"

"Premières victimes de la barbarie nazie, à Lesconil, les frères Volant (Yves, 30 ans, et Antoine, 20 ans) sont fusillés le 9 juin. Deux jours après, Louis Larnicol (34 ans) subit le même sort à l'école St Gabriel à Pont L'Abbé.

Le 15 juin, la liste s'allonge, neuf marins de Lesconil sont fusillés à La Torche. Le plus jeune, Yves Biger, n'avait pas encore 17 ans, l'âge de Guy Mocquet; le plus "vieux", Pierre Daniel, a 37 ans.

Les dunes de la Torche n'ont pas fini de rougir du sang des martyrs. Face à la mer, six patriotes tombent le 23 juin. Les trois plus âgés sont fusillés les mains enchaînées, devant les trois jeunes, qui, huit minutes plus tard, 22h28, dit le rapport, connaîtront le même sort".

Les photos publiés datent des premières cérémonies à la Libération en août 1944, 2 mois après leur exécution. 22 enfants de Lesconil, résistants, sont morts pour la France, fusillés ou en déportation, comme Alain Le Lay, 34 ans, Yves Le Donche, 21 ans, Antoine Buannic, 20 ans.

Site internet https://bigouden1944.wordpress.com - Gaston Balliot:

"Les fusillés de La Torche

La période Avril-Juin 1944 fut terrible pour notre pays bigouden.
Des résistants furent fusillés par l’occupant allemand sur le site de La Torche, commune de Plomeur, et sur le site de Poulguen, commune de Penmarc’h.
Les uns comme les autres ont été condamnés à mort par le même Tribunal militaire.

15 jeunes de Lesconil ont été abattus les 15 juin et 23 juin sur la dune de La Torche, en Plomeur.

Le 6 juin 1944, jour du débarquement anglo-américain en Normandie, les Francs-tireurs et partisans de Lesconil reçurent d’un « jeune chef », Alex ou Jean-Marie, l’ordre d’investir, dans la soirée le bourg de Plomeur, carrefour de routes venant du Guilvinec et de Penmarc’h où stationnaient de fortes garnisons allemandes, au port et au champ de tir.

Voulaient-ils obéir à l’ordre – devenu caduc – d’empêcher les renforts allemands de rejoindre la Normandie ?

Les gradés réveillèrent Mr le Maire, Louis Méhu, abasourdi et inquiet. Au cours de la nuit, les Francs-tireurs arrêtèrent une patrouille allemande de deux hommes, puis deux Caucasiens, supplétifs de l’armée allemande basés à Beuzec, qui étaient chargé d’apposer des affiches signalant le nouveau couvre-feu.

Les soldats prisonniers furent dirigés vers Plonivel, base ou « maquis » des résistants. Allait-on les fusiller ?… On leur demanda de creuser leur tombe.

Au matin, les occupants déclenchèrent la riposte. Louis Méhu, Isidore Garo, le secrétaire de mairie, et une dizaine de passants furent pris en otages. Des interrogatoires musclés eurent lieu à l’école Saint-Gabriel de Pont L’Abbé devenue siège de la feldKommandandur. Les traces de sang sur les murs et les parquets le témoignèrent. Les allemands ne tardèrent pas à savoir où étaient détenus leurs quatre soldats ; ils encerclèrent alors le village de Plonivel. Les frères Volant voulurent s’échapper en traversant le bras de mer mais furent abattus.

Avec les renforts caucasiens, les Allemands organisèrent de grandes rafles, à Lesconil et dans les ports voisins. Les quatre prisonniers libérés connurent leurs geôliers et les autres participants à l’occupation du bourg de Plomeur. Affaire douloureuse, trois marins âgés qui étaient venus raisonner les jeunes francs-tireurs pour qu’ils libèrent leurs prisonniers. Ils furent reconnus, hélas, comme des geôliers.

Les FTP furent jugés par un tribunal militaire présidé par le général Duvert, chef de la division des supplétifs caucasiens. 15 Lescolinois furent condamnés à mort et fusillés sur les dunes de La Torche en Plomeur, les 15 et 23 juin, et enterrés dans le sable. Ils sont tous morts en braves avec ce cri « Vive la France ».

Louis Méhu fut fusillé à l’école de St-Gabriel.
Isidore Garo fut déporté en Allemagne mais ne reviendra pas des camps.

Les services de renseignement nazis firent arrêter d’autres FTP, en mer le 6 juin, comme Antoine Buannic et les déportèrent vers l’Allemagne.

Ces événements eurent de graves conséquences dans les communes voisines. Au port du Guilvinec-Léchiagat le 12 juin, 2000 hommes furent raflés par représailles. Une cinquantaine de STO, jusque là peu inquiétés, furent dirigés vers les usines de Pologne.

Tous les travailleurs revinrent en France après la victoire mais 2 FTP reconnus périrent à Ellrich et Neuengamme. Un juif roumain déserteur, caché à Léchiagat depuis 1940, Ernest Mandelbaum, mourut 5 jours après son arrivée à Auschwitz.

A l’Île Tudy la rafle du 20 juin décapita le groupe FFI de Libération Nord. Treize îliens résistants périrent dans les camps de Dora ou Ellrich. Seul rescapé, Pierre Gouasdoué".

***

https://bigouden1944.wordpress.com/2019/04/11/les-fusilles-de-1944 - Le Blog de Gaston Balliot

https://www.gastonballiot.fr/les-fusilles-de-1944/

Les fusillés de Poulguen

Sur la dune de Poulguen, en Penmarc’h, 35 cadavres ont été retrouvés dans une fosse commune.

A LA MEMOIRE DES FUSILLES DE POULGUEN

par Alain Signor en 1964

Le 8 mai dernier (1964), dans toutes les communes de France, a été commémoré l’Armistice du 8 mai 45. Au Guilvinec, à Treffiagat et Penmarc’h, cette cérémonie a été marquée par un dépôt de gerbe au monument aux Morts. La plupart des participants se sont ensuite rendus au monument des fusillés de Poulguen, Poulguen où, d’avril à mai 1944 (voici donc 20 ans), tombèrent avec un grand courage 33 combattants de la Résistance.

Deux républicains espagnols y achevèrent leur héroïque combat pour la liberté, mêlant un sang généreux à celui de nos compatriotes . Plus tard les bourreaux hitlériens, après avoir abattu sur le territoire de leur commune natale les deux frères Volant, de Plobannalec-Lesconil. vinrent enfouir leurs cadavres dans le sable abreuvé de sang de Poulguen. Au total 35 patriotes y trouvèrent une fin glorieuse.

Leurs noms sont gravés dans le granit du monument érigé en 1947 à l’initiative de la municipalité de Penmarc’h, sur les lieux même du massacre, sauf pour quatre d’entre eux, non identifiés et qui y figurent sous l’inscription : « quatre Anonymes » .Quatre soldats sans uniforme, de la liberté et de l’indépendance, soldats aux noms perdus, d’autant plus chers, s’il est possible, à nos cœurs.

Ces combattants étaient tous des travailleurs : ouvriers, paysans, marins, artisans, commerçants, enseignants, fonctionnaires…

La noble figure du docteur Nicolas, né à Pont-L’Abbé , le 16 décembre 1879, domicilié à Concarneau représentait les professions libérales. C’était aussi le doyen d’âge de tous ces héros. Il aurait pu être le père, et même le grand-père de beaucoup d’entre eux.

Ce qui frappe, en effet, c’est leur jeunesse. La plupart étaient Finistériens; mais l’Ille-et-Vilaine, l’Eure-et-Loir et la Région parisienne y étaient aussi représentés, et, nous l’avons vu les Républicains espagnols . Ce qu’ils avaient tous de commun, c’était la haine de l’oppression, l’amour de la liberté, la volonté d’une vie meilleure dans un monde libéré de la servitude.


Nom et prénoms

date de naissance lieu de naissance Résidence
Quatre anonymes

MORENO (pseudo) Joseph 15.09.1915 Madrid (Espagne) Réfugié en France

GARCIA Martin Antonio 13.0.1911 Avila (Espagne) idem

LE GALL François 09.11.1923 ? Saint-Grégoire(Ille et Vilaine)

CARON William 18.02.1919 ? Sorel-Moussel (Eure et Loir)

COCHERY René 06.01.1914 Chartres (Eure et Loir) Morlaix

BEVIN Yves 09.01.1921 Peumerit ( Fin.) Vitry-sur-Seine

LANCIEN Jean-Louis 05.05.1921 Scaër

QUEINNEC Arthur 18.09.1919 Quimper

LE PORT Charles 2301.1920 Quimper

VOLANT Marcel 04.08.1916 Quimper
KERGONNA Marcel 08.09.1919 Beuzec-Cap-Sizun Quimper
PLOUZENNEC Pierre 12.05.1920 Plogastel-Saint-Germain Quimper

CAM Maurice 20.06.1919 Pont-De-Buis

NORMANT Robert 30.07.1919 Plouhinec

VOLANT Antoine 20 ans Plobannalec-Lesconil

VOLANT Yvon 30 ans idem idem

GRALL Henri 07.01.1922 Pleyber-Christ

BOURLES Jean 11.06.1920 Pleyber-Christ

CREAC’H Albert 07.08.1920 idem

PHILIPPE François 22.09.1920 Landivisiau

LE BUANEC Arthur 01.09.1919 Guerlesquin Morlaix

LE SIGNOR Roger 29.12.1919 Camaret-sur-Mer

COAT Paul 03.03.1925 Brest St Marc Brest

TANGUY Hervé 25.01.1926 idem

PAUGAM Roger 12.10.1923 idem

LE BAUT Roger 17.09.1921 idem

BRUSQ Emmanuel 13.08.1923 Audierne

SIMON Jean 09.10.1924 idem

CADIC Eugène 14.04.1921 Bannalec

LOREC Eugène 10.04.1920 Pont-L’Abbé idem

Dr NICOLAS Pierre 16.12.1879 idem Concarneau

Les Résistants étaient astreints à la stricte observation des règles de la clandestinité. La moindre indiscipline en ce domaine pouvait entraîner de redoutables conséquences. C’est pourquoi de leurs épreuves, de leurs combats, de leurs succès comme aussi de leurs revers, il subsiste peu de traces écrites, car l’ordre était, ici, inflexible : il fallait détruire toutes les traces écrites susceptibles de renseigner l’ennemi.

Toutefois, voici deux témoignages : l’un émane de Jean-Roland PENNEC de Camaret-sur-Mer, plus connu de ses compagnons d’armes sous le pseudonyme de « Capo ». L’autre vient d’un douanier allemand de la Gast de Guilvinec, recueilli par un de ses collègues d’Audierne et rapporté par Francis POSTIC, ancien maire de cette dernière commune et ancien douanier lui-même.

« Capo » avait 23 ans lors de évènements dramatiques de Poulguen. Ce n’est qu’à une énergie indomptable qu’il dut de ne point partager le sort de ses infortunés compagnons.

Très tôt, sa volonté de combattre l’envahisseur les armes à la main le conduisit à s’enrôler dans les F.T.P.F., avec une poignée de Camarétois aussi décidés que lui à la lutte. Affecté au maquis de Spézet, il entra, avec son ami Roger SIGNOR dans l’unité de choc constituée en 1943 et placée sous le commandement de Yves BEVIN, professeur à Vitry-sur-Seine.

L’unité comprenait d’autres résistants connus pour leur bravoure : Jean-Louis LANCIEN de Scaër , Fernand AUMEL, probablement de Callac ( Côtes du Nord), Jean-Louis DERRIEN de Plonéour-Ménez, leur agent de liaison et un Camarade juif dont « Capo » ignorait l’identité et dont il pense qu’ils seraient parmi les « anonymes » de Poulguen.

Cette unité harcela l’ennemi dès sa constitution ; elle battait un vaste secteur de la Montagne Noire. Admirablement renseignés, elle frappait les postes isolés, mitraillait les cantonnements, les transports, faisait sauter les dépôts de munitions et de matériel de guerre. L’objectif atteint la troupe s’évanouissait, puis se regroupait sur des bases éloignées.

Cependant Yves BEVIN fut arrêté au Fell en Spézet, en 1943, avec son agent de liaison et un autre camarade. Condamnés à mort, ils furent exécutés à Poulguen. L’unité reconstituée,

Le commandement en fut confié à « Capo ».

Au début de l’hiver 1943-44, elle reçut la mission de transférer cinq aviateurs américains dans les Côtes-du-Nord. La tâche accomplie, l’escorte s’arrêta à Gourin sur le chemin du retour ; elle fut hébergée à l’hôtel-restaurant Perrot, près de la gare. A ce moment « Capo » contracta une forte grippe et dut garder le lit. Il demanda en vain à ses compagnons de quitter l’hôtel-restaurant, mais aucun ne voulut le laisser seul. Deux jours plus tard , ils y étaient encore. Au cours de la dernière nuit passée à l’hôtel, 200 Allemands transportés par camions, cernèrent l’immeuble. Jetés dehors, en chemise, les mains levées et aveuglés par les phares des camions, Capo et ses compagnons demeurèrent deux heures durant exposés aux morsures d’un froid glacial. Emprisonnés d’abord à Carhaix, privés de toute nourriture et de boisson pendant trois jours, ils furent ensuite transférés à la prison Saint-Charles de Quimper. Tous furent condamnés à mort. Ils se retrouvèrent à dix dans le cachot destiné aux condamnés à mort. Aussitôt, ils entreprirent de s’évader, se procurèrent une corde, peu solide hélas, percèrent le plafond de la cellule puis la toiture. Selon l’ordre déterminé; Capo sortit le premier suivi de Jean-Louis DERRIEN. Lorsque Roger SIGNOR, plus corpulent parvint presqu’à la toiture, la corde se rompit. Les huit patriotes qui restaient furent exécutés à Poulguen en avril-mai 1944.

Pour terminer cette évocation et faire toucher du doigt – notamment aux jeunes générations- le courage inouï de ces hommes , nous rappellerons l’exemple de Manu BRUSQ d’Audierne. Ce témoignage nous vient d’un douanier allemand de la GAST (Douane allemande) du Guilvinec, recueilli par un de ses collègues d’Audierne et que nous a rapporté Francis Postic, ancien maire de cette commune et ancien douanier lui-même.

Manu Brusq, jeune homme athlétique. Dynamique, très intelligent et cultivé, était l’homme des coups de main spectaculaires, I’homme « sans peur ». Il avait du mal à se contenir et sa témérité frisait apparemment l’inconscience du danger comme en témoigne son dernier acte avant son exécution.

Alors que les condamnés arrivaient au lieu désigné pour leur exécution, encadrés par les soldats allemands, fusils chargés, baïonnette au canon, un capitaine commit l’imprudence de s’approcher trop près des patriotes pour lancer un ordre aux soldats de tête. D’un geste frénétique, Manu BRUSQ s ‘empara du petit sabre de l’officier et le tua. Presque massacré à coups de crosses, il fut fusillé quelques minutes plus tard.

Ni chez Manu, ni chez ses camarades, il n’y avait la moindre inconscience du danger. Bien au contraire, ils étaient bien placés pour apprécier la sauvagerie de l’ennemi et savaient pertinemment à quoi ils s’exposaient, mais leur détermination venait d’abord de leur haine d’un oppresseur particulièrement féroce, mais aussi dans ce que, dans le combat, ils s’étaient aguerris et connaissaient parfaitement ses insuffisances et ses faiblesses.

A l’heure où certains s’efforcent de ternir l’image de la Résistance, de réhabiliter quelques criminels nazis, où certaines organisations d’extrême-droite se réclament ouvertement de l’idéologie fasciste, il était bon que soient rappelés les immenses sacrifices consentis par notre peuple pour libérer notre territoire de l’oppresseur hitlérien.

Alain Signor, Député du Finistère

 

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17 juin 2023 6 17 /06 /juin /2023 05:59
​Hôpital public : Stop à la folie des fermetures et la baisse des moyens - Appel du PCF Bretagne à participer très nombreux à la manifestation du samedi 17 juin à Guingamp
​Hôpital public : Stop à la folie des fermetures et la baisse des moyens - Appel du PCF Bretagne à participer très nombreux à la manifestation du samedi 17 juin à Guingamp
Hôpital public : Stop à la folie des fermetures et la baisse des moyens

Malgré la pandémie qui nous a frappés en 2020, partout en France les fermetures des hôpitaux continuent !

Si nous avons pu faire face à la pandémie ce fut grâce à l’investissement de nos personnels soignants qui sortent aujourd’hui exsangues à cause des moyens humains et financiers qui ont fait défaut.

Le rapport du professeur VILLE, préconisant la fermeture de 111 maternités en France dont 6 en Bretagne, au nom de la sécurité de la mère et de l’enfant, est sans aucun doute dans la droite ligne de la politique néo-libérale du gouvernement. Alors que le centre Bretagne est confronté à un manque cruel de médecins, dans tous les domaines, l’annonce qui est faite est ressentie, à juste titre, comme une injustice supplémentaire par la population.

 Cette politique est dévastatrice pour l’ensemble du secteur de la santé. Notre région Bretagne, comme malheureusement bien d’autres, est confrontée à cette logique comptable qui a pour conséquence la non prise en compte des besoins des populations. Elle renforce à juste titre le sentiment de délaissement.

C’est notre santé qui est en danger avec un accès aux soins qui se réduit jour après jour comme peau de chagrin !

Sous le dernier quinquennat, plus de 17 000 lits ont été fermés dont 5 400 en 2020 en pleine pandémie ! Depuis 2008, ce sont 10 000 postes qui ont été supprimés par an !

Nous avons besoin d’une mobilisation unitaire de toutes les organisations politiques, syndicales, associatives, citoyennes pour la défense de nos hôpitaux et structures de santé.

La fermeture annoncée ou possible des maternités, comme celles de Guingamp, Carhaix, Lannion, Ploërmel et Redon, ou encore Landerneau est la pierre angulaire à la fermeture des hôpitaux de proximité.

Les Fédérations du Parti Communiste Français de la Région Bretagne sont solidaires des personnels de ces hôpitaux, de la population, qui luttent pour maintenir un accès aux soins de qualité dans un environnement assurant une prise en charge rapide.

Fermer une maternité n’est pas une obligation comme nous voudrions nous le faire croire, c’est un choix de société. C’est un choix politique. Ça n’est nullement celui des communistes. Nous devons donc combattre cette volonté néolibérale qui a pour but de livrer au secteur privé et aux profits, notre système de santé et donc, notre Sécurité Sociale, immense progrès de civilisation portée par Ambroise Croizat, ministre communiste du travail.

Il est temps de dire stop !

Face à la colère qui ne cesse de grandir dans les établissements sanitaires et sociaux, le personnel et les usagers exigent l’arrêt des fermetures, la réouverture des lits fermés et l’accès pour toutes et tous à l’offre de soins publics.

Le PCF propose un grand service public de santé et d’action sociale :

  • L’arrêt des restructurations hospitalières

  • L’embauche de 300 000 emplois dans le secteur

  • L’augmentation généralisée de tous les salaires des professionnels

Les fédérations de Bretagne du PCF appellent à participer au rassemblement le 17 juin à Guingamp, aux côtés du personnel hospitalier, des organisations syndicales, des partis politiques, des associations, de la municipalité.

 

Le 9 juin 2023

 

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17 juin 2023 6 17 /06 /juin /2023 05:28
Philippe Rio, maire de Grigny élu Meilleur Maire du Monde, président de la Coopérative des élus communistes, en visite à Brest ce week-end du 17 au 19 juin
Philippe Rio, maire de Grigny, est en visite à Brest du 17 au 19 juin à l’occasion de l’exposition Banksy Modeste Collection dont il a reçu la première expérience dans sa ville.

 

Il avait reçu en 2021 la distinction de meilleur maire du monde récompensé par la Mayor World Award. Ce choix était motivé par le fait que le maire de Grigny « a développé une vision positive mais pragmatique dans son combat contre la pauvreté et l’exclusion sociale », pour son volontarisme en matière « d’éducation et de culture » et pour son investissement dans « les énergies renouvelables ».

Philippe Rio est le président de la Coopérative des élus communistes et républicains.

Il est également membre du groupe international Mayors for Peace.

 

Il participera, avec des élus communistes locaux et régionaux (par exemple l'élue de Callac qui s'était battue pour le maintien du projet Horizons de lieu d'accueil de réfugiés dans sa ville), à différentes rencontres sur l'originalité de l'action et des propositions communistes dans les collectivités locales et sur la protection nécessaire des élus de la République face aux menées violentes, xénophobes, racistes, sexistes des groupes d'extrême droite.

Juste avant son retour à Paris, nous proposons à la presse locale de venir le rencontrer lundi 19 juin à 9h30 dans les locaux de la section PCF de Brest rue André Berger.

De 8h30 à 9h30, il aura rencontré et échangé avec des actrices et acteurs locaux associatifs et syndicaux.

Sa venue est l’occasion de rappeler que des forces associatives, syndicales, politiques peuvent travailler ensemble pour défendre la paix, les droits des peuples à disposer d’eux-mêmes, la nécessité d’accueillir les réfugiés dans la dignité, la nécessité de défendre et promouvoir les services publics locaux.

 

Brest, le 15 juin 2013.

Philippe Rio, maire de Grigny élu Meilleur Maire du Monde, président de la Coopérative des élus communistes, en visite à Brest ce week-end du 17 au 19 juin
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17 juin 2023 6 17 /06 /juin /2023 05:19
Photo Christine Prunaud - Exposition Bansky à Brest, espace des Capucins

Photo Christine Prunaud - Exposition Bansky à Brest, espace des Capucins

Notre camarade Philippe Rio maire de Grigny (qui a été élu « meilleur maire du monde » par la City Mayors Foundation, une organisation à but non lucratif)  sera présent sur Brest. C'est dans sa ville de Grigny qu'a eu lieu la première exposition de la "Banksy  Modeste Collection  "
En sa compagnie nous pourrons visiter l'expo ce dimanche à 11 h aux ateliers des Capucins à Brest
Nous disposons de 30 places seulement et d'un coupe fil ! Donc merci de vous inscrire
Le rendez vous sera à 10 h 45 au passage des arpètes à l'étage

Banksy Modeste Collection
Passage des Arpètes - Salle des expositions
Du 10/06/2023 au 25/06/2023

11h-19h

Nocturnes les samedis 10 et 24 juin jusqu’à 22h.

Plongée dans l’univers engagé et humoristique de l’un des artistes d’art urbain les plus emblématiques de sa génération.


2007, Béru se retrouve au hasard dans l’atelier d’un graffeur à Londres. Quelques semaines plus tard, il réalise qui il a rencontré. Les œuvres, l’esprit, les combats de l’artiste résonnent en lui. Il décide de collecter tout ce qui est à sa portée : stickers, dessous de verres, billets d’expos, pochoirs, affiches d’expositions, cartes postales, dessins ou encore sérigraphies à faible tirage... Au fil des années, il constitue la collection exceptionnelle qui est présentée ici.

Les œuvres de Banksy sont des invitations à casser les clivages, à nous confronter à nos contradictions et à regarder poétiquement le monde. Et si Banksy préserve le mystère de son identité, c'est aussi sans doute pour mieux rendre visible les combats qu'il mène, ceux d’un artiste engagé et pacifiste.


C’est pourquoi, au-delà de l’évènement culturel, cette exposition se veut aussi un acte solidaire. Comme toujours aux Ateliers des Capucins, l'entrée est gratuite, car l'accès de tous à la culture n'est pas une option. Mais les visiteurs sont invités à faire un don selon leur envie et leurs moyens. Celui-ci sera reversé à des associations qui agissent pour un monde plus humain et plus juste.
 

Entrée gratuite - Pas de réservation possible

Pas de visites guidées - Médiateurs présents sur place au cours de la visite


Les visiteurs auront la possibilité de soutenir des associations partenaires locales impliquées dans le champ de la solidarité à travers des dons.


Avec : Banksy Modeste Collection, Marc Echafaudages, La Recyclerie Un peu d'R, La Cimade, SOS Méditerranée, Ligue des Droits de l'Homme, Secours Populaire français, Cent pour un toit, MPT Valy-Hir, APF France Handicap, La Halte, ADÉ (Aide aux droits des personnes étrangères), ADJIM (Accompagnement des jeunes migrants), A.J.D (Amis de jeudi dimanche).

Attention, nouvelle adresse mail de la section : pcf.sectionbrest@gmail.com
 

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15 juin 2023 4 15 /06 /juin /2023 05:37
Article de l'Humanité sur l'élection de Philippe Rio comme meilleur maire du monde

Article de l'Humanité sur l'élection de Philippe Rio comme meilleur maire du monde

Notre camarade Philippe Rio, maire de Grigny, Président de la coopérative des élu.e.s communistes, et meilleur maire du Monde, sera à Brest du samedi 17 juin au lundi 19 juin.
 
Nous l'accueillerons le 17 juin dans nos locaux du PCF rue Berger pour un apéritif avec les JC suivi d'un repas.
 
Samedi 17 juin 18 h 20h : rencontre avec des élus locaux, départementaux ainsi que les militants de la section de Brest et la JC.
 
Présentation rapide du contexte politique locale et nos positions et actions de la coop29 à venir avec Eric Guellec Président du groupe communiste de Brest, Jacqueline Héré (Brest) et Ismael Dupont (Morlaix) élus au département du Finistère et moi-même à la région Bretagne.
 
Echanges sur la coop des élu.e.s
 
Apéro convivial
 
samedi 17 juin 20h30 : diner au Ruffé à Brest
 
dimanche 11H : visite de l'exposition Banksy aux Capucins
 
visite avec une trentaine de camarades avec un don de la section de Brest à SOS méditerranée.
 
lundi 8h30-10h00: rencontre avec les acteurs locaux (solidarité internationale, réfugiés, droits et libertés, défenses des droits sociaux)

avec possible CGT poste et cheminots avec enjeu défense service public.

 
 
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10 juin 2023 6 10 /06 /juin /2023 06:25
Communiqué du PCF Finistère : De la liquidation du Fret SNCF aux 140 ans de la ligne Morlaix – Roscoff, mobilisons-nous pour la défense du rail!

A Brest, le 08 / 06 / 2023

Communiqué du PCF Finistère : De la liquidation du Fret SNCF aux 140 ans de la ligne Morlaix – Roscoff, mobilisons-nous pour la défense du rail!

En application des traités de Maastricht et Lisbonne, suivant avec zèle les injonctions des directives européennes libérales de laisser faire les marchés capitalistes, nos gouvernements successifs ont progressivement libéralisé nos services publics.

Ainsi, le fret ferroviaire a été ouvert à la concurrence en 2006 en France sous la mandature de Nicolas Sarkozy.

De 2002 à 2018, les volumes transportés par le train sont passés de 50 milliards de tonnes.km (GTK) à seulement 33 GTK. L’essentiel du tonnage abandonné ou perdu par la SNCF est allé directement à la route.

Depuis 20 ans. la part modale du transport ferroviaire sur l’ensemble des marchandises transportées en France est passée de 14,6 % en 2002 à 10,7 % en 2021 et, la part modale du transport routier de marchandises est aujourd’hui de 94% en Bretagne. Fondés sur une politique libérale (dérégulation, baisse des coûts), Fret SNCF a perdu plus de 10 000 emplois sur la même période et il ne reste plus aujourd’hui que 15 agents pour toute la Bretagne !!!

Les plans de relance (2003, 2007, 2009, 2011, 2016, 2021) se sont révélés totalement stériles du fait des spécificités ferroviaires et de la distorsion de concurrence persistant avec le mode routier qui fait supporter ses coûts à la collectivité (infrastructures, pollution...) et qui conduit les marchés à choisir le moins-disant social et environnemental.

Après les deux réformes du ferroviaire en 2014 et 2018 portant prétendument déclinaison des différents paquets ferroviaires, la Commission européenne a ouvert, le 18 janvier dernier, une procédure contre l’État français relative au prétexte de soutien financier dont Fret SNCF aurait bénéficié sur la période 2007–2019.

Loin des discours de façade et des bonnes intentions affichées, le gouvernement et la direction de Fret SNCF, anticipant une décision défavorable, se préparent à renoncer à une partie conséquente de l’activité de Fret SNCF et à créer une nouvelle structure juridique pour que la Commission conclue à une transformation majeure de l’entreprise et donc à la discontinuité.

Cette procédure pourrait conduire à une faillite du transport ferroviaire de marchandises en France, en portant un coup fatal à l’opérateur public avec de nouvelles suppressions massives d’emplois et un nouveau report des trafics ferroviaires sur la route.

Après 15 ans de libéralisation du Fret ferroviaire, le verdict est sans appel : les marchés ont choisi le transport routier !

Pour le PCF cette situation est inacceptable et les attaques contre l’opérateur public Fret SNCF doivent prendre fin immédiatement !

L’État ne peut définitivement abandonner Fret SNCF et laisser le secteur entre les mains du marché. Dans notre pays le secteur du transport représente le 1er émetteur de gaz à effet de serre (GES) avec 30 % d’ émissions de CO2. De fait, l’objectif de la neutralité carbone à l’horizon 2050, telle que reprise dans la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), est inatteignable sans diminuer l’impact des transports.

Fret SNCF est d’utilité publique et doit se développer pour répondre à l’intérêt général ! Nous réclamons une politique et des subventions dédiées pour répondre à l’urgence climatique et sanctuarisées dans un budget de programmation ferroviaire jusqu’en 2050. Le fret ferroviaire nécessite une action publique forte pour sortir de la rentabilité immédiate.

L’entreprise publique ne doit pas être démantelée mais protégée des aléas et du court-termisme du marché et des mesures sérieuses et incitatives urgentes pour la relance du transport ferroviaire doivent être prises le plus rapidement possible.

Les modes de transports (rail, routes, voies fluviales, aérien) doivent être, organisés, régulés sans distorsion de concurrence, complémentaires selon les tonnages, les distances, les délais, et un engagement sérieux en liaison avec les Régions doit être pris pour relier les infrastructures stratégiques entre elles (MIN, ports, grands sites logistiques...) et réorienter les flux de marchandises vers des solutions ferroviaires.

Concernant notre département, les ports en eau profonde de Brest et de Roscoff doivent être inscrits et raccordés au réseau européen RTE-T.

La ligne Morlaix – Roscoff, dont nous célébrons les 140 ans ce samedi 10 juin à Saint-Pol-de-Léon, doit être rénovée entièrement, inscrite au prochain contrat Etat-Région avec une participation financière de l’Europe compte tenu de la liaison maritime la plus proche avec l’Irlande.

L’histoire des 140 ans de la ligne Morlaix – Roscoff l’a démontré, la zone légumière du Léon, très importante ou principale région productive de légumes d’hiver d’Europe, doit pouvoir être raccordée à nouveau par le ferroviaire au MIN de Rungis et pourquoi pas bénéficier en hiver du train des primeurs Perpignan-Rungis qui lui circule principalement au printemps et en été. D’autres liaisons ferroviaires étant possibles selon les besoins, comme la ligne Landerneau-Quimper via Nantes , afin de desservir le sud de la France, l’Espagne , l’Italie…

Par la mobilisation des citoyens et la volonté politique, avec l’aide de l’État le Perpignan-Rungis a été relancé. Un train Roscoff-Rungis est également possible très rapidement.

 

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10 juin 2023 6 10 /06 /juin /2023 06:24
Manif des retraité.e.s du 15 juin 2023 à Quimper - Communiqué du PCF Finistère

Les retraité.e.s ont le droit aux jours heureux STOP aux politiques qui maltraitent les retraité∙e∙s.

Aujourd’hui, les retraité.es subissent de plein fouet les effets délétères de l’inflation. Face à une inflation à 2 chiffres, notamment sur l’énergie et les produits alimentaires, la réponse de ce gouvernement c’est la politique des petits chèques. De mars 2022 à mars 2023, l’Indice des prix à la consommation a augmenté de 7,3 %, et  les prix des produits alimentaires ont grimpé de 15,8 %. Cela contraint les retraités à se nourrir de moins en moins bien avec un impact réel sur leur santé!
Pour le droit à l’autonomie.
La mobilisation des salarié∙e∙s et des retraité∙e∙s est indispensable pour imposer l’intégration du droit à l’autonomie dans la branche maladie de la Sécurité sociale, financé par les cotisations sociales, au sein d’une Sécurité sociale intégrale.
Dans le cadre d’une nécessaire loi sur le grand âge et l’autonomie, gagnons la mise en place d’un grand service public de l’autonomie, en établissements ou à domicile avec 200.000 embauches dans les EHPAD et 100.000 dans le secteur de l’aide à domicile.

La retraite un choix de société.
Chacune et chacun doit pouvoir faire valoir ses droits à une retraite à taux plein à 60 ans, avec un revenu de remplacement net équivalent à 75 % du revenu net d’activité (primes incluses), calculé sur la base des dix meilleures années primes comprises, et indexé sur les salaires.
Une autre réforme des retraites est possible en agissant pour la création d’emplois et l’augmentation des salaires et en faisant contribuer le capital.

La fédération du Finistère du PCF appelle les retraité.e.s à participer nombreux au rassemblement le 15 juin à 11 h Place de la Résistance à Quimper et au dépôt de motion à 11 h 30 à la préfecture. ( Pique nique revendicatif sur le plateau de la déesse)

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6 juin 2023 2 06 /06 /juin /2023 05:39
Photo de Jean-Marie Le Guen à la Libération - Collection personnelle de Marie-Hélène Le Guen

Photo de Jean-Marie Le Guen à la Libération - Collection personnelle de Marie-Hélène Le Guen

Cent ans d'engagements communistes en Finistère: Jean-Marie Le Guen (1911-1980)

Jean-Marie Le Guen est le père de nos camarades Marie-Hélène Le Guen (PCF Morlaix), de Eliane Lejeune (PCF Morlaix), récemment décédée, et de Fernande Guéguen (PCF Brest), et de Annie Le Guen (ancienne élue communiste à Huelgoat, sous le mandat de Robert Cleuziou).

Ce n'est pas un hasard si beaucoup des enfants de Jean-Marie Le Guen ont eu des engagements communistes...

C'était le combat de sa vie.

Tout un symbole: il est décédé à 69 ans d'une crise cardiaque à Brest, le 13  décembre 1980, à l'occasion d'un meeting de Georges Marchais, alors qu'il était au côté de ses filles et de son fils et qu'il s'indignait contre des anti-communistes (ou militants anti-nucléaires) qui étaient venus railler le candidat aux présidentielles du PCF à la fête de l'Unité.

Mouloudji et Bernard Lavilliers étaient invités, on pouvait manger des frites et du kig-ar-farz pour la traditionnelle Fête de l'unité, la grande fête régionale du PCF à l'époque.

Et des manifestants anti-nucléaires s'étaient invités reprochant le soutien de Marchais à la centrale nucléaire de Plogoff...

Marie-Hélène nous en parle encore avec beaucoup d'émotion, elle qui avait 24 ans à l'époque.

Son père avait déjà eu trois crises cardiaques mais elle n'imaginait pas que ce moment de fête et d'espoir avec Georges Marchais, dont la popularité dans le peuple était très forte à cette époque, et que beaucoup de communistes pensaient en mesure de dépasser F. Mitterrand pour atteindre le second tour des Présidentielles, puisse se terminer ainsi.

Jean-Marie Le Guen, son père était un personnage, conteur et bretonnant hors pair, c'était le parrain et l'ami du conteur de Huelgoat Jean-Marie Le Scraigne (1920-2016).

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 63/ Jean-Marie Le Scraigne (1920-2016)

Ce dernier lui devait sans doute une partie de ses histoires et de sa passion du conte et du breton comme moyen d'expression et de création d'histoires...

Jean-Marie Le Guen est né le 3 novembre 1911 dans le Haut-Léon, à Lampaul-Guimiliau.

Ses parents sont venus tenir une ferme sur Locmaria-Berrien, au village Le Helaz, puis sur Berrien. C'est là qu'il a rencontré sa femme et la mère de ses enfants, Soazig Quemener (née en 1918, mariage en 1939).

Il a été brièvement clerc de notaire, puis il est devenu cultivateur à Berrien.

Il a adhéré au PCF en 1931 et est entré dans la cellule d'Huelgoat en 1934.

Il militait surtout en milieu rural avant même son adhésion au Parti, note Eugène Kerbaul.

Il fut candidat communiste aux législatives de 1936 dans la circonscription de Chateaulin 2 - regroupant les cantons de Huelgoat, Carhaix, Châteauneuf du Faou - réalisant 6,34% des voix (778 voix, 4e et dernière position, derrière Pierre Lohéac, Hippolyte Masson, Guillaume Jaffrennou).

Lors de ces élections, il arriva en tête dans les communes de Berrien, Huelgoat, Scrignac, les campagnes rouges de l'Arrée, avant même les épisodes tragiques et glorieux de la Résistance populaire à l'Occupation nazie.

Il avait fait campagne, note Eugène Kerbaul dans la notice qu'il lui consacre dans son dictionnaire du mouvement ouvrier et résistant finistérien "1918-1945: 1640 militants du Finistère. Dictionnaire biographique de militants ouvriers du Finistère élargi à des combattants de mouvements de la Résistance, complétés en 1986 et 1988", en se disant "Breton de race et de langue", ce que le journal régional du Parti avait repris et ce qui fut pour beaucoup dans son succès dans les trois communes... et dans les autres où il avait eu à parler breton à des auditeurs ruraux qui aimaient que l'on s'exprimât devant eux dans leur langue de tous les jours.

"Le breton parlé de Jean-Marie Le Guen, poursuit Eugène Kerbaul, était un des meilleurs qui fut utilisé alors aux tribunes des réunions publiques".

En 1937, Jean-Marie Le Guen a l'honneur d'être sollicité pour aller se former à l’École Nationale du PCF à Montreuil, signe que l'on voit en lui un cadre régional en devenir.

Sous l'Occupation allemande, il diffuse des tracts et publications du PCF et du Front National de Libération de la France et intègre les FTP.

Beaucoup de ses amis meurent, dénoncés par des miliciens, arrêtés par l'occupant, déportés, torturés, fusillés. Certains étaient très jeunes,  réfractaires du STO. Quand Jean-Marie Le Guen évoquait cette période, il était toujours blessé et peiné.

Jean-Marie Le Guen s'engage dans la résistance armée même s'il était amputé de trois doigts suite à des travaux agricoles qu'il avait fait étant enfant à Locmaria-Berrien pour défricher la lande avec une machine qu'il avait manipulé imprudemment.

Cela lui a d'ailleurs valu une exemption de service militaire. 

Mais cela ne l'a pas empêché de combattre et de diriger des opérations de combat contre l'ennemi avec bravoure et efficacité.

Le 24 avril 1947, il est cité à l'Ordre de la Brigade n°42 par le Général de Division Préaud, commandant de la IIIe Région Militaire:

"Jean-Marie Le Guen, des Forces Françaises de l'Intérieur du Finistère

Chef de section d'un cran et d'un courage remarquables.

A pris part à des nombreux engagements, notamment à l'attaque d'un convoi allemand le 28 juillet 1944 à Scrignac, où 3 camions furent détruits et 85 hommes mis hors de combat*, et aux combats de la Libération du 4 et du 5 août à Plouigneau et du 8 août à Plougastel-Daoulas.

Cette citation comporte l'attribution de la croix de guerre" 

* A Scrignac, le 12 septembre 1943, l'Abbé nationaliste breton Jean-Marie Perrot accusé de Collaboration avec l'ennemi, est exécuté, sans doute par un jeune résistant communiste, sur une décision jointe de la Résistance, la France Libre et les FTP.

Voici ce qu'on peut lire dans wikipédia sur cette période d'une violence inouïe à Scrignac pendant la Guerre: 

"Le 19 juillet 1944, une rafle commise par le kommando de Landerneau provoque l'arrestation de trois personnes de Scrignac, qui sont torturées. Entre le 18 et le 30 juillet 1944, les violences se succèdent à Scrignac. En représailles à la suite de l'assassinat de l'abbé Perrot, le bourg tout entier est mis au pillage ; terrorisés, les habitants s'enfuient. Les soldats allemands, aidés de membres du Bezen Perrot dirigés par Michel Chevillotte se servent dans les maisons, incendient l'école, la mairie, ainsi qu'un hameau de la commune, et multiplient les rafles, les arrestations et les tortures. Le  18 juillet 1944, lors d'un parachutage d'armes dans la région de Scrignac, un groupe de 13 jeunes gens est arrêté et deux d'entre eux, Robert Guinier et Pierre Le Hénaff, sont transférés par les Allemands à Pontivy; leurs corps n'ont jamais été retrouvés. Les corps des frères P. et V. Poher, demeurant à Plévin et arrêtés à Bourbriac, sont découverts à Scrignac le 20 juillet 1944, puis ceux de François Kervœlen et Édouard Guillou, exécutés le 30 juillet 1944. Le 29 juillet 1944, l'aviation alliée bombarde le bourg à la demande de la Jedburgh Team Hilary, l'objectif visé étant les deux écoles publiques où logeait l'armée allemande et le presbytère où logeaient les miliciens de la Bezen Perrot. La résistance locale s'était opposée en vain à ce bombardement qui fit vingt-trois victimes civiles parmi la population malgré le bouche à oreille qui avait annoncé le bombardement, mais seulement deux victimes parmi les militaires allemands, la plupart de ceux-ci étant partis en opération ; les miliciens demeurés sur place furent indemnes. "

Jean-Marie Le Guen a lui-même échappé de justesse à l'arrestation pendant l'occupation. Sa maison a été fouillée alors qu'il avait un pistolet dans son buffet. 

 

Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère - Jean-Marie Le Guen (1911-1980) résistant dans le maquis de Berrien

Après la guerre, Jean-Marie Le Guen reste agriculteur quelques années, puis devient cantonnier municipal à Huelgoat, avant de devenir jardinier, employé notamment de la Centrale de Brennilis. 

Il compose des poèmes et des balades en breton, telle "une chanson des betteraves" (Son ar Boetrabez), une narration truculente sur la ramasse des betterave en Picardie dans l'Oise par les jeunes paysans bretons des Monts d'Arrée, ou encore cette "Chanson du Maquis".

Jean-Marie Le Guen avait beaucoup d'humour. C'était un homme très ouvert et parlait avec tout le monde, y compris les curés. Il lisait beaucoup et s'intéressait à tout.

 

Son ar Maki

Er bloaz naontek kant pevar ha daou-ugent

Da debarket an Angliched d'ar c'hwec'h ar miz even

Ar re gentaň debarket a oa Kanadianed

Paotred an « Amerik du Nord » ‘zo soudarded kalet


 

Ar pempzekteiz gentaň, oa bet stard ar barti

Keot e oant ‘tebarkaň traoù war kotoù an Normandi

Me ho ped tudoù yaouank, pe re a gar ar Fraňs

D’en em angaji raktal ebarzh troupoù ar resistaňs


 

Pe re a zo pevar bloaz ‘zo kuzet ‘barzh ar c’hoajoù

Soatret o deus kalz a wad ‘vid difenn ar vro

Bremaň ‘zo pevar bloaz ‘zo pa oamp en em formi

Kuzet e kreiz ar c’hoajoù, vijemp aňvet « Maki »


 

Taolet ha distaolet eus an eil koat d’egile

Evit chom kozi dalc’hmat e danjer hor buhez

Bez’ a oa eneb deomp toud arme ar boched

Ha kalz a Fraňsijen aňvet ar milisianet


 

Ar re eus ouzhomp a vij’ taped e vije torturet

Evit tennaň diganto anoioù kamaraded

Nag ar boan nag an dortur na rae deomp kaoseal

Gwelloc’h gavemp soufr’ hon foan ‘vid gwerzhaň ar re all


 

Jean Korr ar milisian braz a oa bet tigouezhet

Da zebriň gant ur c’hamarad du-man e gar Skrignag

Med ar c’hamarad-se n’oa ket braz skolajet

Da Ziwall diouzh Fransijen n’o ket bet prevenet


 

An deiz-se Jean Korr ‘n doa lakeet lac’had pemp kamarad

Rapartiet diouzh ar c’hentaň group oa bet formet e Skrignag

Ha pevar gamarad all ‘n deus galloud tond d’ar ger

En ur lampad diouzh an treň du-se kichen Langeais


 

N’eus ket c’hoaz a gwall pell’zo oa aretet Jean Korr

O tond eus Landevenneg pa oa treuziň ar mor

Bet e bet e tre daouorn tud e ker Landerne

A zigase dezhaň da zoňj ar maleurioù ‘n doa graet


 

N’eus ket kalz e barzh ar Fraňs a zo gouest da gompren

Ar maleurioù o deus graet lod eus ar fraňsijen

Da betek lakkad war o c’hein gwiskamant ar boched

Ha dond da lakaad an tan war beizanted Skrignag


 

Eürusamant e Kergiz oa formet ur maki

En ur feurm tost ha Bont-Lemezhek oa groat dezho rekuli

Nav oto bennak o oa leun a vilisianed

Ma oa komaňset ar gombat na pebezh kriadeg


 

D’an daou du eus ‘n hent braz friz’ a rae an tennoù

Kalz a vilisianed o doa kavet o maro

Abao an devezh-se war beizanted Skrignag

Oa ket bet lakeed an tan gant ar vilisianed


 

Ar son-mân ‘zo kompozet gant un den a raeson

En deus kombated ar boched eus kreiz e galon

Maget eo mesk ar brug, tost da vro ar merienn

E chom eo bet barzh an Helaz e Lokmaria-Berrien


 

Ar son-maň a zo bet kompozet gant

Jean-Mar’ ar Gwenn eus an Uhelgoad

(chom en amzer-se e Lokmaria)

 

 

Traduction:

En l'an 1944

Les Anglais avaient débarqué le 6 juin

Les premiers débarqués étaient Canadiens

Les gars d'Amérique du Nord sont des soldats costauds

 

Les 15 premiers jours la partie avait été serrée

Tandis qu'ils débarquaient des choses sur les côtes de Normandie

Je vous prie jeunes gens, ou ceux qui aiment la France

De vous engager tout de suite dans les troupes de la résistance.

 

Ceux qui sont cachés depuis quatre ans dans les bois

Ils ont versé beaucoup de sang pour défendre le pays

Il y a maintenant quatre ans quand nous nous formions

Cachés au milieu des bois, on nous appelait "Maki". 

 

Jetés et rejetés d'un bois à l'autre

Pour rester quasiment tout le temps au péril de notre vie

Il y avait contre nous toute l'armée des Boches

Et beaucoup de Français appelés miliciens.

 

Ceux d'entre nous qui étaient attrapés étaient torturés

Pour leur arracher le nom de leurs camarades

Ni la souffrance ni la torture ne nous faisaient parler

Nous préférions souffrir notre mal que dénoncer les autres.

 

Il était arrivé à Jean Corre le grand milicien

De manger avec un camarade chez moi à la gare de Scrignac

Mais ce camarade-là n'avait pas été beaucoup à l'école

On ne l'avait pas prévenu de se méfier des Français.

 

Ce jour-là Jean Corre avait ordonné de tuer cinq camarades

Faisant partie du premier groupe qui s'était formé à Scrignac

Et cinq autres camarades ont pu rentrer à la maison 

En sautant du train là-bas à côté de Langeais.

 

Il n'y a pas encore très longtemps Jean Corre

qui revenait de Landevennec alors qu'il traversait la mer

Il a été pris en main par des gens de Landerneau

Qui lui ont rappelé les malheurs qu'il avait causés.

 

Il n'y a pas grand monde en France capable de comprendre

Les malheurs qu'ont fait certains Français

Jusqu'à mettre sur leur dos l'uniforme des Boches

Et venir incendier les paysans de Scrignac.

 

Heureusement à Kergiz s'était formé un maquis

Dans une ferme près de Pont-Lemezhek on les fit reculer

Environ neuf voitures étaient pleines de miliciens

Le combat commença, que de cris

 

Des deux côtés de la grande route fusaient les tirs

Beaucoup de miliciens avaient trouvé leur mort

Depuis ce jour-là sur les paysans de Scrignac

Les miliciens avaient mis le feu.

 

Cette chanson a été composée par un homme de raison

Qui a combattu les Boches de tout son coeur

Nourri au milieu de la bruyère, près du pays des fourmis

Il a habité au Helaz à Locmaria-Berrien

 

Cette chanson a été composée par Jean'Mar' Le Guen de Huelgoat (qui habitait à ce moment-là à Locmaria)

 

 

 

 

 

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