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26 janvier 2023 4 26 /01 /janvier /2023 05:59
Un dictionnaire amoureux du communisme - une conférence-débat passionnante de Gérard Streiff au Mardi de l'éducation populaire le 24 janvier 2023
Un dictionnaire amoureux du communisme - une conférence-débat passionnante de Gérard Streiff au Mardi de l'éducation populaire le 24 janvier 2023
Un dictionnaire amoureux du communisme - une conférence-débat passionnante de Gérard Streiff au Mardi de l'éducation populaire le 24 janvier 2023
Un dictionnaire amoureux du communisme - une conférence-débat passionnante de Gérard Streiff au Mardi de l'éducation populaire le 24 janvier 2023
Un dictionnaire amoureux du communisme - une conférence-débat passionnante de Gérard Streiff au Mardi de l'éducation populaire le 24 janvier 2023
Un dictionnaire amoureux du communisme - une conférence-débat passionnante de Gérard Streiff au Mardi de l'éducation populaire le 24 janvier 2023
Un dictionnaire amoureux du communisme - une conférence-débat passionnante de Gérard Streiff au Mardi de l'éducation populaire le 24 janvier 2023
Un dictionnaire amoureux du communisme - une conférence-débat passionnante de Gérard Streiff au Mardi de l'éducation populaire le 24 janvier 2023
[RETOURS]
Encore un Mardis de l'Éducation Populaire passionnant ce mardi 24 janvier au local du PCF.
 
Correspondant du journal L’Humanité à Moscou, membre du PCF depuis 1968, rédacteur en chef de "Communistes" et animateur de la revue "Cause Commune", spécialiste de Jean Kanapa, biographe, essayiste et romancier, Gerard Streiff avait beaucoup à échanger avec un public friand de questions-réponses: Marchais, Marie-Claude Vaillant Couturier, l'eurocommunisme, le programme commun, les raisons du décrochage et de l'affaiblissement, la permanence de la lutte des classes et de l'actualité du combat communiste. 
 
Une soirée bien nourrie.

Une trentaine de personnes étaient là pour écouter la passionnante conférence d'éducation populaire de Gerard Streiff au local du PCF Morlaix ce 24 janvier - un dictionnaire amoureux du communisme.

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24 janvier 2023 2 24 /01 /janvier /2023 08:22
Gérard Streiff invité des Mardis de l'éducation populaire du PCF Morlaix le mardi 24 janvier 2023 à 18h - le Communisme français, un dictionnaire amoureux

Gérard Streiff sera invité:

Le mardi 24 janvier 2023, pour le prochain Mardi de l'éducation populaire du PCF Morlaix

de 18h à 20h au local du PCF Morlaix (2 petite rue de Callac à Morlaix, derrière le Bar le Corto Maltese),

Conférence-débat suivie d'un apéritif convivial

Sur le Thème:

Le communisme français, un dictionnaire amoureux

Gérard Streiff après des études de droit et de Sciences Politiques à Strasbourg est devenu membre de la section internationale du PCF, correspondant de L'Humanité à Moscou de 1982 à 1986.

Il a été un proche collaborateur de Georges Marchais.

Aujourd'hui rédacteur en chef de l'hebdomadaire "Communistes" et de la revue "Cause commune", il est l'auteur de nombreux romans, polars et romans historiques, et aussi d'excellents essais et biographies sur l'histoire du communisme français:

Comme:

L'Abécédaire amoureux du communisme (édition le Petit Pavé)

Le puzzle Kanapa (édition La Déviation)

Marivo, Marie-Claude Vaillant Couturier, une vie de résistance - édition Ampelos, préface de Charles Fiterman)

Marchais (édition Arcanes 17)

Gérard Streiff invité des Mardis de l'éducation populaire du PCF Morlaix le mardi 24 janvier 2023 à 18h - le Communisme français, un dictionnaire amoureux
Gérard Streiff invité des Mardis de l'éducation populaire du PCF Morlaix le mardi 24 janvier 2023 à 18h - le Communisme français, un dictionnaire amoureux
Gérard Streiff invité des Mardis de l'éducation populaire du PCF Morlaix le mardi 24 janvier 2023 à 18h - le Communisme français, un dictionnaire amoureux
Gérard Streiff invité des Mardis de l'éducation populaire du PCF Morlaix le mardi 24 janvier 2023 à 18h - le Communisme français, un dictionnaire amoureux
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22 janvier 2023 7 22 /01 /janvier /2023 10:06
« Tintin » Célestin Perrigault, dit « Tintin » est décédé à l’âge de 101 ans. | Pascal SIMON _ARCHIVES OUEST-FRANCE.

« Tintin » Célestin Perrigault, dit « Tintin » est décédé à l’âge de 101 ans. | Pascal SIMON _ARCHIVES OUEST-FRANCE.

Samedi 21 janvier 2023

Le résistant breton Célestin Perrigault est décédé à 101 ans

Instituteur, résistant pendant la Seconde guerre mondiale, Célestin Perrigault a aussi été un militant politique et syndicaliste, et vouait une passion à la peinture. Il est décédé à 101 ans. Ces dernières années, il avait raconté ses engagements devant des lycéens bretons.

« Tintin » Célestin Perrigault, dit « Tintin » est décédé à l’âge de 101 ans. | ARCHIVES OUEST-FRANCE.

« Pouvoir faire ce que l’on veut, en se disant qu’on peut rendre service, ça donne une belle satisfaction. Je ne sais pas si j’ai encore beaucoup d’années à vivre maintenant, mais je pense que j’ai fait mon compte, j’en suis très heureux ». C’était le 20 novembre 2021, à la Maison du Combattant de Rennes. Célestin Perrigault, résistant pendant la Seconde guerre mondiale, avait été invité par ses camarades de l’association républicaine des anciens combattants d’Ille-et-Vilaine ARAC 35 (1) qui voulaient lui souhaiter un joyeux centième anniversaire.

Lire aussi : Célestin Perrigault, 100 ans de conviction, d’action et de peinture en Ille-et-Vilaine

Célestin Perrigault est décédé à l’âge de 101 ans. Né le 17 novembre 1921 à La Chapelle-Chaussée (Ille-et-Vilaine). En juin 1940, il avait 18 ans et étudiait à l’École normale de Quimper. Sa première tentative de rallier l’Angleterre via Brest échoue. Il manque d’être arrêté. Il devient instituteur. La veille de Noël 1942, il épouse celle qui vivra avec lui pendant plus plus de soixante-dix ans.

Célestin Perrigault entre dans la Résistance, auprès des Forces françaises de l’intérieur (FFI), le 15 janvier 1944, sous le pseudonyme de « Tintin ».

Jeune instituteur basé dans le Finistère, il est chef du groupe de Locmaria-Berrien (FFI Huelgoat). Il participe à des missions de liaison, d’hébergement et de transport de munitions.

De juin à août 1944, il prend le maquis et intègre la compagnie Bir Hakeim puis le bataillon Leroy-Sker, où il remplit, en tant que chef de groupe, des missions de patrouille, de renseignement et de ravitaillement.

« Je ne me suis jamais considéré comme un grand résistant »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/tinteniac-35190/tintin-perrigault-chevalier-de-la-legion-d-honneur-5757068

Il participe à des combats entre les 4 et 6 août 1944 lors de la libération de la campagne de Poullaouen, après avoir assuré l’évacuation du maquis encerclé par les Allemands.

Combats dans le Finistère et à Lorient

Célestin Perrigault prend le commandement d’un détachement, le 7 août, lors de la libération d’Huelgoat. Ses missions consistent alors à nettoyer des nids de résistance allemande et de patrouilles dans la région, d’Huelgoat à Morlaix.

Il participe à la mise sur pied de la compagnie Robert-Boucher et se voit engagé dans des missions sur la presqu’île de Crozon, en septembre 1944.

Le 10 octobre 1944, il souscrit un engagement volontaire pour la durée de la guerre. Il est alors affecté sur le Front de Bretagne et la Poche de Lorient jusqu’à la capitulation allemande.

Il est démobilisé avec le grade d’aspirant, au sein d’une unité de cavalerie motorisée, le 11 octobre 1945. Son engagement contre l’occupant et pour la Libération de la France lui a valu d’être cité à l’ordre du régiment, avec attribution de la Croix de guerre.

Ces dernières années, il avait pris le temps d’aller à la rencontre des jeunes bretons pour témoigner. « Résister, ça me paraît tellement naturel. C’est simplement faire son devoir. J’ai fait ce qui me semblait nécessaire. Il faut toujours résister à l’injustice. Pensons aux autres, c’est un bon moyen d’être heureux », avait-il déclaré le 18 mai 2022, à Betton, lors de la remise des prix départementaux du concours national de la Résistance.

Instituteur et communiste

De retour à la vie civile, Célestin Perrigault redeviendra instituteur à l’école publique. Il est décoré de l’insigne de chevalier de Légion d’honneur en 2018, à l’âge de 96 ans, pour son action dans la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. L’insigne lui est remis par Guy Faisant, ancien résistant déporté et officier de la Légion d’honneur.

C’est durant la guerre qu’il adhéra au Parti communiste français (PCF). Il fut conseiller municipal de Plouyé en 1947, candidat au conseil général (ancien nom du conseil départemental) dans le canton de Bécherel et aux élections municipales de Rennes en 1965, secrétaire de la cellule des instituteurs communistes rennais au milieu des années 1970.

Il a aussi été journaliste au sein de la rédaction du quotidien Ouest-Matin (lancé en 1948 et diffusé dans les cinq départements de la Bretagne historique), où il couvrit la rubrique sociale, de 1948 à 1952.

L’homme politique fut également un syndicaliste convaincu, notamment secrétaire de la section départementale du Syndicat national des instituteurs (SNI) pendant une décennie.

La retraite, prise en 1979 aux Iffs puis à Tinténiac, n’entama en rien son esprit militant. On le retrouve membre du conseil d’administration de la section départementale de la Mutuelle générale de l’Éducation nationale jusque dans les années 1990.

« C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès de Célestin Perrigault, grande figure de la Résistance en Bretagne. Je garde le souvenir d’un homme d’une grande humilité, épris de liberté, entièrement dévoué à ses concitoyens, souligne Nathalie Appéré, la maire de Rennes. Résistant, enseignant, journaliste, représentant syndical, militant communiste… Célestin Perrigault a vécu de multiples vies en restant, toujours, fidèle à ses engagements. D’un optimisme à toute épreuve, il est pour nous tous aujourd’hui une grande source d’inspiration ».

(1) Association républicaine des anciens combattants, victimes de guerre, de combattants pour l’amitié, la solidarité, la mémoire, l’antifascisme et la paix.

Guerre 39-45

 

Lire aussi:

Célestin Perrigault, dit Tintin, résistant communiste dans le Finistère, instituteur, élu, syndicaliste et militant en Ille-et-Vilaine, fête ses 100 ans

samedi 4 décembre 2021- le Parti communiste rend hommage à Tintin, Célestin Perrigault, résistant à Huelgoat et grand militant pendant 80 ans, pour ses 100 ans

samedi 4 décembre 2021- le Parti communiste rend hommage à Tintin, Célestin Perrigault, résistant à Huelgoat et grand militant pendant 80 ans, pour ses 100 ans

Par Ismaël Dupont, le 5 décembre 2021

Nous avons vécu de très beaux moments ce samedi après-midi, 4 décembre à Treverien et à Combourg pour fêter les 100 ans de Tintin, Célestin Perrigault, au côté des camarades du PCF d'Ille-et-Vilaine, Yannick Nadesan, Daniel Collet, Françoise Collet, Marc, Jeannie, Michel, etc, et une vingtaine de camarades du secteur de Combourg. En présence du maire de Treverien et du Conseiller départemental du canton qui s'est lui aussi exprimé.

J'étais venu apporter l'hommage et l'amitié des camarades du Finistère à Tintin qui s'est engagé au PCF et dans la Résistance dans le centre-Finistère, et qui a été élu à Plouyé avant de devenir journaliste.

Ce centenaire toujours jeune en esprit, plein d'intelligence, d'humour, de malice qu'est Célestin, peignait et exposait encore ses tableaux de paysage vibrants d'émotion il y a quelques mois et participe sans difficulté aux discussions, y apportant son expérience et son analyse politique aiguë. Yannick Nadesan, responsable du groupe communiste à Rennes et à Rennes-Métropole, l'a exprimé dans son discours.  

On ne peut qu'être admiratif devant ce militant d'exception qui s'est engagé au parti communiste a Huelgoat en 1942, sous l'influence de Guillaume Lozac'h, menuisier, ami du docteur Jacq, revenu de l'internement à Châteaubriant quand le docteur Jacq, lui, a été fusillé à l'étang de la Blisière le 14 décembre 1941.

FERNAND JACQ médecin et élu au Huelgoat, militant communiste et résistant, fusillé à Châteaubriant le 15 décembre 1941 (archives départementales du Finistère)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

Célestin Perrigault s'est engagé ensuite d'abord comme instituteur de Locmaria Berrien dans le réseau de résistance FTP de Berrien, participant à des parachutages, des échanges d'information, des transmissions d'ordres de la résistance communiste, d'armes, et échappant à une rafle a Morlaix (suite à l'exécution de la maîtresse du commandant allemand de la place, un SS furieux et violent, Keller).

En 40, le jeune normalien originaire du nord de l'Ille et Vilaine (Monfort-sur-Meu, où il fut orphelin de mère et de père très tôt), exclu de l'école normale de Rennes pour indiscipline (il préférait les dessins satiriques et les blagues aux études: il se fait remarquer d'ailleurs pour ses caricatures de Hitler et Göring avant-guerre), s'est rendu dans le Finistère pour rejoindre l'Angleterre et continuer le combat, mais les bateaux étaient déjà bloqués a Plouescat quand il est arrivé, depuis Quimper, avec sa bicyclette.

Repassant par Huelgoat en vélo, il décide de s'y installer, une amie rennaise lui ayant dit le plus grand bien de la région.

Il est amoureux de Huelgoat dont il devient le populaire gardien de but de l'équipe de foot et se fiance et marie avec une jeune de Huelgoat, Yvonne Dual, avant de s'engager au PCF et en résistance chez les FTP.

Il obtient la croix de guerre à la liberation et devient élu communiste a Plouyé avant de revenir à Rennes pour y devenir journaliste pour le journal communiste breton Ouest-Matin où il écrit sous son nom et plusieurs pseudonymes, puis de nouveau instituteur et militant, puis dirigeant départemental du syndicat des instituteurs. 

C'est une grande chance d'avoir pu connaître et honorer à l'occasion d'une chaleureuse fête d'anniversaire avec les camarades d'Ille-et-Vilaine que nous remercions de leur invitation ce grand témoin des combats de la résistance et des jours heureux.

Daniel Collet lui a d'ailleurs lu une très belle lettre d'amitié de Fabien Roussel, le candidat des Jours Heureux.

PERRIGAULT Célestin, René, Marcel, dit « Tintin »
 
Né le 17 novembre 1921 à La Chapelle-Chaussée (Ille-et-Vilaine) ; instituteur ; militant syndicaliste, secrétaire de la section départementale du SNI d’Ille-et-Vilaine (1963-1972) ; militant communiste, conseiller municipal de Plouyé (Finistère).
Sa mère mourut peu après sa naissance. Son père, ferblantier-zingueur-quincailler, d’opinions radicales-socialistes, se remaria vers 1925 et décéda en 1934. Célestin Perrigault (parfois écrit Périgaux ou Perrignault) reçut les premiers sacrements catholiques. Élevé par sa mère adoptive, interne au cours complémentaire de Montfort-sur-Meu, il entra à l’École normale d’instituteurs de Rennes en 1938. En février 1940, il fut sanctionné pour des raisons disciplinaires et déplacé à l’ENI de Quimper (Finistère) où il termina sa scolarité. Titulaire du brevet supérieur, après son stage de janvier 1941 à juillet 1941 à Huelgoat dans les monts d’Arrée, il fut nommé instituteur à Locmaria-Berrien, commune voisine.
Dans cette région du centre Bretagne, la Résistance communiste fut très forte. En 1943, il adhéra au Parti communiste clandestin et s’engagea dans la Résistance dans le détachement FTPF « Docteur Jacq », du nom du dirigeant communiste finistérien fusillé à Châteaubriant. Au moment de l’insurrection, en juillet et août 1944, il fit partie du maquis de Berrien. Après la libération d’Huelgoat, il devint lieutenant FFI engagé volontaire pour la durée de la guerre. Il reçut la croix de guerre 1939-1945.
Il se maria religieusement en décembre 1942 à Huelgoat (Finistère) avec Yvonne Dual, née le 3 septembre 1925 à Berrien, fille d’un agent-cantonnier des Ponts et Chaussée, résistante, puis militante de diverses organisations, dont l’Union des femmes françaises (trésorière départementale). Membre du Parti communiste français à la Libération, elle ne reprit pas sa carte au début des années 1970 et réadhéra en 1976. Elle décéda le 13 juillet 2013 à Combourg (Ille-et-Vilaine). Le couple eut trois filles qui ne reçurent aucun sacrement religieux.
Affecté comme officier des sports en mai 1945 à Quimper, démobilisé en septembre 1945, Perrigault reprit son poste à Locmaria-Berrien puis à la rentrée suivante, en septembre 1946, il obtint sa mutation à Plouyé.
Il adhéra à la fin de 1943 à Locmaria-Berrien au PCF et aux Jeunesses communistes l’année suivante. Membre du comité de la fédération de l’Union de la jeunesse républicaine de France de 1945 à 1947, il fut secrétaire de la cellule communiste et membre du comité de la section communiste de Locmaria-Huelgoat. Élu conseiller municipal de Plouyé en 1947, il démissionna deux ans plus tard en raison de son départ pour Rennes. Au printemps 1947, détaché aux œuvres post et périscolaires dans la circonscription de Châteaulin, chargé de l’organisation du cinéma éducateur et à ce titre, il circula dans les écoles de la partie centrale du Finistère.
A la suite de difficultés familiales (décès d’un enfant, maladie de son épouse), en septembre 1948, Célestin Perrigault, en congé pour convenances personnelles, fit partie de la rédaction du quotidien progressiste Ouest-Matin qui rayonnait sur les départements de l’Ouest, Loire-Atlantique comprise. Il apprit sur le tas son nouveau métier de journaliste à Rennes et suivit l’école centrale de journalistes communistes pendant trois mois de 1949. Il fréquenta entre autres Jacques Brière, Marcel Carrasso et René Huguen. Il couvrit de 1948 à 1952 la rubrique sociale suivant les conflits ouvriers de Saint-Nazaire et de Brest. Les difficultés du journal nécessitèrent un redéploiement de la rédaction ; aussi reprit-il en septembre 1952, un poste dans l’enseignement en Ille-et-Vilaine à Guignen. Il fut nommé ensuite à Noyal-sur-Seiche, puis à Rennes. Il suivit alors l’école centrale pour les instituteurs communistes en 1953 à Suresnes.
Il s’engagea immédiatement dans la vie syndicale. Élu au conseil syndical de la section départementale du SNI, il siégea dans la minorité avec le responsable du groupe ex-cégétiste Roger Gomet. Le changement de majorité s’effectua en décembre 1961 au moment du renouvellement du conseil syndical. Le rapport de forces s’inversa. La tendance UID emmenée par Robert Le Foulgoc perdit un siège et devint minoritaire (12 sièges contre 13). Célestin Perrigault, succédant à Roger Gomet en décembre 1963, dirigea la section pendant une décennie. En 1972, en tête de la liste qui l’emporta, réélu secrétaire, il démissionna peu après et proposa Louis Chartrain pour lui succéder. Il fut entre 1956 et 1966 membre du Comité départemental d’action laïque.
Perrigault, lors du congrès national du SNI, le 8 juillet 1959, dans la séance consacrée aux « conditions de la rémunération ouvrière », critiqua les analyses d’Henri Baude qui contribuaient, selon lui, à cristalliser les tendances plutôt que de rechercher l’unité d’action. Lors de la réunion du conseil national du SNI, le 23 décembre 1960, il intervint après le rapport de Clément Durand sur le certificat d’aptitude pédagogique des maîtres privés. Il lut le vœu de sa section souhaitant que des représentants des syndicats puissent participer aux commissions chargées de faire passer ce CAP.
Au congrès du SNI à Lille, le 5 juillet 1964, dans la discussion du rapport moral, il estima que le SNI devait privilégier les actions revendicatives. Le 12 juillet 1965, dans la discussion du rapport moral, il souhaita une amélioration des rapports entre la direction nationale et les sections départementales. La même année, pour l’élection du bureau national du SNI en décembre, il figurait sur la liste « Pour un SNI toujours plus uni, toujours plus fort » conduite par Alfred Sorel. Devenu PEGC, il fut le responsable académique du SNI-PEGC pour les questions du personnel des CEG de 1972 à 1976.
Pendant cette période, il siégea comme délégué du personnel à la Commission administrative paritaire départementale, au Comité technique paritaire départemental. Après la mise en place du corps des PEGC, il œuvra pour qu’une structure régionale se mette en place. Il dirigea la commission administrative des PEGC qui se transforma ensuite en conseil académique au sein duquel on trouvait Hervé Cadiou (Finistère), Christian Le Verge (Côtes-du-Nord) et Loïc Champagnat(Morbihan). Il laissa la direction de ce conseil académique « Unité et Action » homogène à Jacques Martin en 1976.
En 1972, il quitta ses responsabilités syndicales et s’engagea dans une carrière de direction comme le faisaient souvent les responsables syndicaux du SNI enseignant en collège. En effet, au début des années 1960, il avait repris ses études. En 1962, reçu au CAPCEG, il devint professeur de français au collège public de Janzé. Nommé en 1972 sous-directeur faisant fonction de principal au collège de Janzé, il devint en 1976 principal du collège de Bégard dans les Côtes-du-Nord où il termina sa carrière professionnelle. Il fut élu immédiatement à la commission consultative spéciale des directeurs de CEG et des sous-directeurs de CES au titre du SNI avec Yves Thomas, principal du collège de Plestin-les-grèves et ancien membre du bureau national du SNI (Ecole Emancipée). En 1979 il prit sa retraite en Ille-et-Vilaine aux Iffs puis à Tinténiac depuis 2003.
Perrigault fut aussi entre 1956 et 1966 membre du comité directeur départemental des amicales laïques dans le cadre de la Fédération des œuvres laïques, membre du comité directeur du cercle Paul-Bert de Rennes et militant du Mouvement de la Paix.
Perrigault, secrétaire de la cellule des instituteurs communistes à Rennes au milieu des années 1970, fut membre du comité de la fédération communiste de 1968 à 1971. Responsable départemental du Mouvement de la Paix, membre du comité départemental de France-URSS, il était aussi secrétaire départemental de France-République démocratique allemande. Il fut candidat au Conseil général dans le canton de Bécherel en 1956, en 1961 et en 1985, il figura sur la liste « d’union démocratique » aux élections municipales de Rennes en 1965.
Après son départ à la retraite toujours militant du PCF, il devint membre du conseil d’administration de la section départementale de la Mutuelle générale de l’Éducation nationale jusque dans les années 1990. Il continuait à militer aussi au Mouvement de la Paix, à France-URSS et France-RDA, à l’Association républicaine des anciens combattants et à l’Association nationale des anciens combattants résistants.
Perrigault, retraité, resta adhérent du SNI puis du SNUIPP. A Tinténiac, il écrivit pour sa famille ses souvenirs en trois volumes « Au fil des notes », « La fronde et la sten », « Propos en l’air », collabora au bulletin intercommunal Le Lavoir. Il reprit la peinture et ses œuvres peintes furent exposées au Centre culturel en avril 2013.
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18 janvier 2023 3 18 /01 /janvier /2023 12:45
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18 janvier 2023 3 18 /01 /janvier /2023 12:39

Gare de Roscoff samedi 02 mars 2019
https://youtu.be/b4T7K0EnReQ

Photos et Diaporama Pierre-Yvon Boisnard:

300 personnes, dont notre candidat aux Européennes, et Patrick Le Hyaric, député européen communiste et directeur de l'Humanité. Le commentaire que nous écrivions à l'époque dans le Chiffon Rouge il y a 4 ans. Beaucoup de monde devant la gare de Roscoff au rassemblement pour défendre une relance de la liaison ferroviaire Morlaix-Roscoff

"300 personnes rassemblées devant la gare de Roscoff avec de nombreux élus pour demander la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff

Avec le candidat aux Européennes du PCF dans le Finistère Glenn Le Saoût, le député européen Patrick Le Hyaric, et une trentaine d'autres camarades du PCF, de Roscoff, Morlaix, Châteaulin, Brest, et de nombreux camarades de la CGT, nous étions présents hier à la manif pour la relance de la ligne Morlaix-Roscoff à l'appel de l'association de Promotion de la ligne ferroviaire Morlaix - Saint-Pol-de-Léon - Roscoff (APMR), avec le soutien de la CGT Cheminots et de plusieurs partis politiques. Sylvie Fillon, de l'AMPR, Joseph Seïté, maire de Roscoff, Jean-Luc Fichet sénateur, et Jean-Yvon Ollivier (CGT Cheminots) ont pris la parole, ce dernier seul à dénoncer le 4e Paquet ferroviaire et la responsabilité des politiques nationales et européennes d'inspiration néo-libérales et pro-business qui déstructurent le service public ferroviaire. A noter une présence de quelques élus régionaux et de militants d'extrême-droite qui n'ont rien trouvé de mieux à faire que de mettre sur les voitures autour de la gare des tracts contre leur prétendue "invasion djihadiste". On était bien dans le sujet!
Au delà de l'appel à la paranoïa et à la haine xénophobe et à la guerre de tous contre tous, qui ira faire confiance au Rassemblement National pour défendre des services publics alors que leurs homologues d'extrême-droite en Italie, en Europe de l'est, en Autriche, cassent le droit du travail et les services publics en se mettant au service du patronat tout autant que les libéraux?

Ismaël Dupont "

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17 janvier 2023 2 17 /01 /janvier /2023 06:15
Vue aérienne de la gare de Saint-Pol-de-Léon 1970

Vue aérienne de la gare de Saint-Pol-de-Léon 1970

équipe de manoeuvres à la gare de Saint-Pol-de-Léon, 1971

équipe de manoeuvres à la gare de Saint-Pol-de-Léon, 1971

Vue aérienne de la gare de Saint-Pol-de-Léon

Vue aérienne de la gare de Saint-Pol-de-Léon

Poste d'aiguillage à la gare de Saint-Pol-de-Léon, manoeuvre des aiguilles

Poste d'aiguillage à la gare de Saint-Pol-de-Léon, manoeuvre des aiguilles

Ripage sur la ligne Morlaix-Roscoff en 1995 en gare de Roscoff

Ripage sur la ligne Morlaix-Roscoff en 1995 en gare de Roscoff

poste chemin de clef à Saint-Pol-de-Léon

poste chemin de clef à Saint-Pol-de-Léon

Le train omnibus rentre en gare de Saint-Pol-de-Léon

Le train omnibus rentre en gare de Saint-Pol-de-Léon

Gare de Saint-Pol-de-Léon 1950 (La Vie du Rail)

Gare de Saint-Pol-de-Léon 1950 (La Vie du Rail)

Arbre de Noël à Saint-Pol de Léon, 1949

Arbre de Noël à Saint-Pol de Léon, 1949

Arrivée d'un train venant de Roscoff à Saint-Pol-de-Léon

Arrivée d'un train venant de Roscoff à Saint-Pol-de-Léon

Voie principale et voie deviée de Saint-Pol-de-Léon

Voie principale et voie deviée de Saint-Pol-de-Léon

Photos Loïc Le Gall (CGT Cheminots, Collectif pour la ligne Morlaix Roscoff)
 
C'était, c'est, ce sera la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff, pièce importante du réseau ferroviaire breton et de l'aménagement du territoire.
Une histoire glorieuse à poursuivre. Saint-Pol-de-Léon première gare légumière de France dans les années 70, et une des toutes premières gares d'Europe pour les primeurs, des centaines de personnes à travailler sur la ligne. A patrimoine construit par des générations d'anciens et avec une valeur monétaire, sociale, économique à ne pas sacrifier.
 
Le samedi 21 janvier, soyons nombreux à Roscoff pour demander la réouverture rapide de la ligne Morlaix-Roscoff et les investissements nécessaires pour sa réhabilitation.
Ce 17 janvier, 11h30, conférence de presse pour la relance de la ligne Morlaix-Roscoff à l'Agora Café
Ce mardi 17 janvier, 10h; mercredi 18 janvier, 10h; jeudi 19 janvier, 10h: les membres du collectif pour la ligne Morlaix-Roscoff seront sur les marchés de Saint-Pol-de-Léon, Roscoff, Carantec.
Toute cette semaine des flyers pour le rassemblement du samedi 21 janvier à 14h30 à la gare de Roscoff sont distribués dans les communes du pays de Morlaix et du Léon.
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15 janvier 2023 7 15 /01 /janvier /2023 17:15
Au chevet du Pont de la Penzé - Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
Au chevet du Pont de la Penzé - Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
Au chevet du Pont de la Penzé - Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
Au chevet du Pont de la Penzé - Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
Au chevet du Pont de la Penzé - Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
Au chevet du Pont de la Penzé - Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
Au chevet du Pont de la Penzé - Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
Au chevet du Pont de la Penzé - Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
Au chevet du Pont de la Penzé - Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
Au chevet du Pont de la Penzé - Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
Au chevet du Pont de la Penzé - Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
Au chevet du Pont de la Penzé - Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff

Collectif pour la ligne Morlaix-Roscoff

Relançons la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
Tous au rassemblement du samedi 21 janvier, 14H30, à la gare de Roscoff
Au chevet du Pont de la Penzé -
Photos Loïc Le Gall, Collectif pour la ligne Morlaix-Roscoff, avec notamment les travaux effectués à 2004.
 
 
"Cette ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff, délaissée depuis juin 2018, a été inaugurée le 10 juin 1883, à l’issue d’un chantier long de trois ans, construction du viaduc enjambant la Penzé comprise. Jusqu'en 1971, les trains de voyageurs quittaient Morlaix et s'arrêtaient dans les haltes ou gares suivantes : Taulé, Taulé-Henvic, Henvic-Carantec, Plouénan-Kerlaudy, Saint-Pol-de-Léon et Roscoff (et, une fois par an, à l'occasion des courses hippiques de, le train s'arrêtait en face de l'hippodrome saint-politain).
Entre 1957 et 1981, des centaines de wagons, par jour, quittaient la gare de Saint-Pol-de-Léon pendant la saison des primeurs (choux-fleurs, artichauts et oignons) à destination des autres régions de France, mais aussi vers l'Allemagne.
Dans les années 60-70, la ligne employait une centaine de personnes.
En janvier 1984, la suppression de l’annexe B ter est notifiée (il s’agissait de réductions de l’ordre de 15 à 20 % consenties aux clients fret dans le cadre général d’une politique de désenclavement de la Bretagne).
En septembre 1990, la SNCF annonce la fin du trafic marchandises sur la ligne à partir du 28 janvier 1991 et laisse planer … une forte menace sur l’avenir du trafic voyageurs.
C’est le résultat et le lourd héritage des politiques d’abandon successives, laissant la part belle à la concurrence routière."
Jean-Yvon Ollivier, CGT Cheminots
 
Au chevet du Pont de la Penzé - Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
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14 janvier 2023 6 14 /01 /janvier /2023 06:54
C'était, c'est, ce sera la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
C'était, c'est, ce sera la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
C'était, c'est, ce sera la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
C'était, c'est, ce sera la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
C'était, c'est, ce sera la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
Juin 2004

Juin 2004

Août 1997

Août 1997

mai 1993

mai 1993

mai 1993

mai 1993

C'était, c'est, ce sera la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
C'était, c'est, ce sera la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
C'était, c'est, ce sera la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
C'était, c'est, ce sera la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff

De nombreuses lignes ferroviaires de proximité ont été fermées sur le territoire français. Ces « lignes de dessertes fines du territoire » (leur nom officiel) représentent plus de 9000 kms de voies ouvertes à la circulation voyageurs, soit près du tiers du réseau.

La ligne Morlaix-Roscoff en fait partie, et nous nous battons pour sa réouverture par la création d'un collectif unitaire pour la relance de la ligne Morlaix Roscoff qui organise une grande manifestation le samedi 21 janvier 2023 à 14h30 à la gare de Roscoff, un an après celle qui avait réuni un très large spectre de forces sociales, associatives, syndicales, politiques du territoire à l'initiative de l'UDB le 22 janvier 2022.

Laissons Jean-Yvon Ollivier de la CGT Cheminots nous raconter l'histoire de la ligne Morlaix-Roscoff illustrée par ces quelques photos de Loïc Le Gall, membre comme Jean-Yvon de la CGT Cheminots et du collectif pour la ligne Morlaix Roscoff.

"La ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff a été inaugurée le 10 juin 1883, à l’issue d’un chantier long de trois ans, avec la construction du viaduc enjambant la Penzé.

Jusqu'en 1971, les trains de voyageurs quittaient Morlaix et s'arrêtaient dans les haltes ou gares suivantes : Taulé, Taulé-Henvic, Henvic-Carantec, Plouénan-Kerlaudy, Saint-Pol-de-Léon et Roscoff (et, une fois par an, à l'occasion des courses hippiques de, le train s'arrêtait en face de l'hippodrome saint-politain).

Entre 1957 et 1981, des centaines de wagons, par jour, quittaient la gare de Saint-Pol-de-Léon pendant la saison des primeurs (choux-fleurs, artichauts et oignons) à destination des autres régions de France, mais aussi vers l'Allemagne.

Dans les années 60-70, la ligne employait une centaine de personnes.

En janvier 1984, la suppression de l’annexe B ter est notifiée (il s’agissait de réductions de l’ordre de 15 à 20 % consenties aux clients fret dans le cadre général d’une politique de désenclavement de la Bretagne).

En septembre 1990, la SNCF annonce la fin du trafic marchandises sur la ligne à partir du 28 janvier 1991 et laisse planer … une forte menace sur l’avenir du trafic voyageurs.

C’est le résultat et le lourd héritage des politiques d’abandon successives, laissant la part belle à la concurrence routière.

Pour notre part, syndicalement, nous avons toujours travaillé à faire évoluer notre système ferroviaire afin de le mettre toujours mieux au service de la desserte des territoires tant pour le transport des voyageurs que pour le fret.

Dans l’entreprise, bien sûr. Nous avons utilisé les outils de représentation du personnel (comme les commissions locales) pour dénoncer le mauvais entretien de la ligne. Un exemple, en 2004, nous avons bataillé ferme contre le démontage de voies en gare de Roscoff et sommes intervenus dans le dossier de l’espacement des trains par compteur automatique d’essieux. Dès 2015, avec nos syndiqués, nous avons « remis sur le papier » et actualisé les propositions de notre syndicat concernant la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff.

SNCF Réseau ne cesse d’affirmer que les pluies orageuses qui ont emporté l’infrastructure sur quelques mètres au niveau de Sainte Sève le 3 juin 2018 seraient « malheureusement » à l’origine de l’arrêt d’exploitation de la ligne. Or depuis le 13 décembre 2015, la vitesse maximum autorisée des trains était de … 40 km/h. Il fallait donc compter 47 minutes (contre 28 minutes auparavant) pour effectuer le trajet de 28 kms. Puis la SNCF avait programmé l’arrêt total de l’exploitation au 1er janvier 2019. Cet incident est arrivé à point nommé pour SNCF Réseau puisqu’il a permis d’avancer de 6 mois la fermeture prévue sans avoir à se justifier. La preuve en est fournie par la suite donnée à cet incident. Il suffit d’observer la configuration du site pour s’apercevoir que les eaux qui ont provoqué ces dégâts venaient en tout ou partie de la route. Les travaux de réparation auraient donc dû être financés, en tout ou partie, par le tiers responsable de la gestion des eaux en ce point. Or la SNCF ne semble pas avoir amorcé la démarche de réparation qu’impose la gestion en « père de famille » du patrimoine.

Seconde précision : il est souvent écrit que la partie de voie à rénover est d’environ 28 kms. En réalité, c’est 25,5 kms. En effet, les circulations empruntent la voie principale Paris Brest sur 2,7 kms entre la gare de Morlaix et la Bifur de Roscoff. Cela a des conséquences sur le coût de rénovation, mais surtout sur le type de matériel roulant utilisé : il proscrit, à l’heure actuelle, un matériel léger …"

C'était, c'est, ce sera la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
C'était, c'est, ce sera la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff
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29 décembre 2022 4 29 /12 /décembre /2022 07:14
Hommage à Odette Nilès - 100 ans - dans L'Humanité (Emilien Urbach)
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26 décembre 2022 1 26 /12 /décembre /2022 07:04
Aragon: Un monde habité par le chant - Clément Garcia, L'Humanité, 23 décembre 2022
Aragon : Un monde habité par le chant

La poésie d’Aragon s’est rendue populaire grâce à des musiciens qui ont brodé sur ses vers des mélodies impérissables. « Une forme supérieure de critique » pour le poète. Et une histoire toujours vivante.

Publié le Vendredi 23 Décembre 2022

De chant, il est largement question dans l’œuvre d’Aragon. Pourtant, et contrairement à bon nombre de ses contemporains, le poète n’a jamais versifié pour la chanson. Comme pour s’indigner du paradoxe, les chansonniers ont en retour mis en musique son œuvre avec une constance admirable. Entre « la voix Ferrat, la voix Ferré », se sont frayés quantité de chemins de traverse. Hélène Martin, Georges Brassens, Lino Léonardi, Marc Robine, pour en rester là, ont composé sur ses vers des mélodies entonnées par des interprètes fameux : Jacques Douai, Monique Morelli, Marc Ogeret, Francesca Solleville et tant d’autres. Une somme qui permet à l’œuvre d’Aragon de continuer à vivre dans la mémoire populaire. « La mise en chanson d’un poème est à mes yeux une forme supérieure de critique poétique, écrivait Aragon. Même si ce n’est pas tout ce que j’ai dit ou voulu dire, c’en est une ombre dansante, un reflet fantastique, et j’aime ce théâtre qui est fait de moi. » Aujourd’hui encore, il n’est pas rare qu’un jeune musicien se prenne au jeu du « reflet fantastique ». Comment expliquer pareille permanence ?

Léo Ferré note que « ce qu’Aragon déploie dans la phrase poétique n’a besoin d’aucun support, bien sûr, mais la matière même de son langage est faite pour la mise sur le métier des sons ». Le chanteur anarchiste relève ici ce qui apparaît comme une évolution formelle commandée par la politique. Dans son ouvrage Aragon et la chanson (Textuel, 2007), Nathalie Piégay-Gros relève que, « dès la fin des années 1930 puis de manière décisive pendant les années de guerre, Aragon renoue avec une ancienne tradition littéraire française : il s’agit de montrer la continuité de la culture française et d’affirmer qu’elle est prête à résister à l’occupation (…). En puisant dans la tradition du “chant” français, Aragon entend prolonger la veine épique qui a tissé une identité et forgé une langue ». Cette reconnexion au patrimoine littéraire se manifeste par une attention apportée à la rime comme à la cadence des vers, de manière à être retenus, lus et chantés. Georges Auric comme Francis Poulenc prendront la balle au bond, le premier avec la Rose et le Réséda et le second en composant, si l’on peut dire, le premier tube sur un texte d’Aragon avec C. Le poète ne se départira plus de cette manière épique perceptible dans le Roman inachevé comme le Fou d’Elsa, abondamment butinés par Ferré et Ferrat.

Le groupe Feu ! Chatterton perpétue la tradition dans son album ­ l’Oiseleur (2018) avec une composition originale du prodige Samy Osta sur le poème Zone libre, tiré du recueil résistant le Crève-cœur. Le groupe clôt également ses concerts en reprenant l’Affiche rouge. « Avec ­l’Affiche rouge, l’intime et le politique s’embrassent avec une puissance prodigieuse », confiaient-ils à l’Humanité. La chanteuse Véronique Pestel dédie un spectacle à Aragon avec des mélodies nouvelles, quand Thomas et Jacques Dutronc viennent de publier Aragon, morceau qui reprend les vers du poème Bierstube Magie allemande et sa lancinante question : « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » Quelques mois plus tôt, le rockeur Axel Bauer s’inspirait des mêmes vers dans un album dédié à son père résistant.

L’auteur-compositeur Florent Marchet s’est distingué en composant la musique de tout un spectacle sur divers poèmes d’Aragon clamés par le comédien Patrick Mille. Dans la revue Hexagone, il explique : « La poésie d’Aragon a une dimension intemporelle (…). Nous avons aussi besoin de l’esprit de résistance qu’il véhicule. L’époque n’est plus la même mais il y a un engagement qui est tout autant nécessaire. » Lyrique, épique et politique, le mariage de la musique et du texte aragonien a encore de beaux jours devant lui.

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