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Le Collectif pour une paix juste au Proche-Orient continue de dénoncer l’attaque des Palestiniens par l’armée Israélienne. « Voilà seize semaines, plus de 110 jours, que la population de la bande de Gaza subit bombardements, destructions systématiques d’infrastructures vitales, déplacements forcés, privation de nourriture, de soins, d’énergie, d’eau potable. Selon l’ONU, 80 % des personnes menacées de famine dans le monde aujourd’hui se trouvent à Gaza » explique Claude Léostic, la présidente du groupe de Brest de l’association France-Palestine Solidarité. Une manifestation est organisée par les 18 organismes (associations, syndicats et différents partis politiques de gauche) du collectif ce samedi 27 janvier à 14 h 30, place de la Liberté à Brest, pour exiger un cessez-le-feu immédiat et définitif, l’entrée de l’aide humanitaire et la fin du blocus de Gaza, la fin de l’occupation de la Cisjordanie, la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens et des otages civils israéliens, la protection du peuple palestinien à Gaza et Cisjordanie occupée.
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L’épouvantable massacre continue, 65 000 tonnes de bombes larguées sur ce petit territoire de 360 km2, des familles entières décimées, des personnes qui ont des noms, des visages et des histoires.
Alors que tous les observateurs s’accordent pour dire que si les États-Unis cessaient leurs livraisons d’armes aux génocidaires, le massacre pourrait cesser au bout de trois jours !
Au lieu de cela, les résolutions de l’ONU sont bafouées, la timide résolution du Conseil de Sécurité́ appelant de toute urgence à un renforcement de l’aide humanitaire reste lettre morte. Et tous les gouvernements occidentaux continuent d’ériger en dogme « le droit d’Israël à se défendre », quitte à envoyer un semblant d’aide humanitaire pour se donner bonne conscience comme la France vient de le faire, il y a deux jours.
L’AFPS, avec l’appui de nombreuses organisations, dont le PCF, appelle à manifester le samedi 13 janvier à 15 h (Place des Otages – Morlaix) pour exiger :
Rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Francesca Albanese tire depuis des années la sonnette d’alarme, ce qui lui a valu beaucoup d’attaques de la part des défenseurs d’Israël.
Francesca Albanese est italienne, juriste et chercheuse, spécialisée en droit international. Le 1er mai 2022, elle a été nommée rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les territoires palestiniens occupés depuis 1967, pour un mandat de trois ans. Dans son premier rapport, publié en septembre 2022, elle recommandait que les États membres de l’ONU élaborent « un plan pour mettre fin à l’occupation coloniale israélienne et au régime d’apartheid ».
Elle a été immédiatement l’objet d’une campagne hostile l’accusant d’antisémitisme. En décembre 2022, 65 spécialistes de l’antisémitisme, de l’Holocauste et des études juives ont dénoncé des attaques « visant à la réduire au silence et à saper son mandat ». Francesca Alabanese ne désarme pas et est très active pour dénoncer les atteintes aux droits de l’Homme en Palestine depuis le 7 octobre.
Le mot génocide est de plus en plus utilisé pour caractériser ce qu’Israël est en train de commettre dans la bande de Gaza. L’Afrique du Sud a saisi le 29 décembre la cour internationale de Justice d’une requête visant à établir que Tel-Aviv veut la destruction des Palestiniens de Gaza. Peut-on vraiment utiliser le terme de génocide ?
Une trentaine de rapporteurs spéciaux des Nations Unies ont évoqué le risque très grave, puis la possibilité qu’il y ait vraiment un génocide qui se déroule dans la bande de Gaza. Ils n’ont pas parlé de cette question de manière légère, vous imaginez bien. La loi internationale est capable de faire la distinction entre le fait qu’il y a un risque de génocide ou qu’il y a génocide. Dans les deux cas, des mesures doivent être prises.
Selon la convention de l’ONU, le génocide se définit comme étant un certain nombre d’actes commis dans l’intention de détruire, intégralement ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux. Et cela peut être réalisé de plusieurs façons : le meurtre de membres du groupe, des atteintes graves à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe, la soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle…
S’il y a un risque de génocide, les États ont alors l’obligation d’intervenir. L’intention de génocide est un élément constant, mais il n’est pas suffisant. Et ici, nous pouvons dire que oui, il y a des intentions de génocide, des décisions de génocide des Israéliens et du Hamas. Cela ne veut pas dire que les deux peuvent commettre un génocide. Le juge regarde aussi la capacité à mettre en œuvre cette volonté supposée et la réalité sur le terrain.
À Gaza, il s’agit de bombardements massifs qui ont déjà tué au moins 19 000 personnes, dont 60 % sont des femmes et des enfants. Je ne suis pas juge, mais il y a un risque sérieux que les actes d’Israël relèvent d’un génocide. Et cela est suffisant pour imposer un cessez-le-feu.
Est-ce que l’on peut considérer qu’il existe des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par Israël et le Hamas ?
Oui, sans aucun doute. Les crimes de guerre sont, comme leur nom l’indique, commis dans le contexte des hostilités. Il n’y a pas besoin d’intentions spécifiques. C’est le fait que soit perpétré, par exemple, un massacre de civils, une destruction de propriété ou d’objets protégés. En ce qui concerne les crimes contre l’humanité, ils peuvent être commis en dehors d’un conflit. Mais ces crimes sont qualifiés ainsi quand il y a une attaque systémique contre la population civile. Et puis il y a le génocide, qui, comme je l’ai dit, a une intention spécifique.
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A Gaza, la tragédie humaine s'aggrave de jour en jour.
Victimes des bombardements massifs, les civils meurent par milliers. 20 000 Gazaouis, en majorité des femmes et des enfants, sont d'ores et déjà morts sous les bombes de l'armée israélienne. Écoles, hôpitaux, habitations, édifices culturels... aucun lieu, aucun refuge n'est épargné.
Comment accepter que l’année 2024 débute avec de tels crimes contre tout un peuple ? Comment accepter le soutien de l’administration américaine à ces massacres de populations civiles ? Comment justifier le silence des pays de l’UE et le « deux poids deux mesures » en matière de droit international ?
Les risques de famine et d'épidémies, dénoncés par l'ONU, menacent désormais la survie des près de deux millions de Gazaouis déplacés depuis le début de l'intervention militaire israélienne.
Nous redisons toute notre amitié et toute notre solidarité au peuple palestinien endeuillé.
Nous apportons aussi tout notre soutien aux familles des victimes israéliennes des actes terroristes du 7 octobre, aux familles des otages comme aux députés et citoyens israéliens qui appellent à l’arrêt des combats et à une solution à deux États.
Nous réaffirmons que les actes terroristes du Hamas du 7 octobre ne justifient en rien ces massacres de masse, cette logique de vengeance aveugle.
A cela s’ajoutent les déclarations dangereuses, honteuses des ministres israéliens racistes Belazel Smotrich et Itamar Ben Gvir appelant à « l’émigration » de la population palestinienne de Gaza. Ce sont de véritables insultes faîtes à l'humanité. Elles vont à l’encontre du droit international, des conventions de Genève et du statut de Rome. Les annonces de réimplantation de colons dans la bande de Gaza font partie du projet politique de l’extrême-droite israélienne.
C’est d’une véritable épuration ethnique que les territoires palestiniens sont aujourd’hui menacés.
Les opérations d’expulsion, les assassinats et les arrestations menés par l’armée et les colons israéliens en Cisjordanie et à Jérusalem Est ont fait de l’année 2023 la plus meurtrière depuis 2005.
Les risques de régionalisation du conflit sont plus graves que jamais.
Nous appelons de nouveau à un cessez-le-feu immédiat et permanent. Ces crimes doivent cesser.
Nous demandons que la France hausse le ton, exige des sanctions contre le gouvernement israélien, saisisse la CIJ comme l’a fait l’Afrique du Sud. Il faut augmenter la pression sur le gouvernement d’extrême-droite de Benjamin Netanyahou.
La France doit, avec les États qui s’y montreront prêts, proposer la tenue dans les meilleurs délais, d’une conférence internationale de paix, afin de fixer les conditions d’un arrêt durable de cette guerre effroyable qui ensanglante toute une région, au moyen d’une solution à deux Etats sur la base des résolutions des Nations unies.
Dans cette perspective, le PCF demande que la France :
Le PCF appelle à renforcer la mobilisation pour la paix et à participer aux manifestations qui se dérouleront le week-end du 13 et 14 janvier. Il appelle à Paris à participer à la manifestation du samedi 13 janvier.
Seuls la paix, la justice et le droit permettront de rompre avec ce cycle de violences.
Le Parti Communiste Français
Le 6 janvier 2024