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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 06:52
PCF - le parti qui reçoit le plus de ressources financières de ses élus et de ses militants (Ouest-France, 3 mai 2022)
PCF - le parti qui reçoit le plus de ressources financières de ses élus et de ses militants (Ouest-France, 3 mai 2022)

Cela a toujours été comme ça depuis 1921. Les élus communistes travaillent pour la cause de la transformation sociale, et reversent leurs indemnités à leur parti. Le Parti communiste français, parti du désintéressement des élus qui reversent leurs indemnités à leur organisation politique pour le bien commun. Et parti le mieux financé par ses élus. Ouest-France, 3 mai 2022. Grâce aux cotisations, aux souscriptions, aux reversements d'indemnités d'élus, à ses nombreuses initiatives politiques et financières (fêtes, vente du muguet, repas républicains, etc) grâce à son nombre de militants, le plus élevé en France, le parti communiste est le 2e parti avec le plus de ressource en France, juste derrière LREM mais son financement ne dépend qu'à 8,7% de l'argent public, contre 89% pour la LREM, 80% pour FI, 60% pour les Républicains.

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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 05:41
56ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix- Revue de presse dans le Ouest-France et le Télégramme
56ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix- Revue de presse dans le Ouest-France et le Télégramme
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30 avril 2022 6 30 /04 /avril /2022 06:17
Les sections locales du PCF de Morlaix, Saint-Pol-de-Léon et Lanmeur organisent leur 56e Fête du Viaduc, ce dimanche 1er mai, place Allende, à Morlaix. (Le Télégramme/Gwendal Hameury)

Les sections locales du PCF de Morlaix, Saint-Pol-de-Léon et Lanmeur organisent leur 56e Fête du Viaduc, ce dimanche 1er mai, place Allende, à Morlaix. (Le Télégramme/Gwendal Hameury)

Les sections locales du PCF de Morlaix, Saint-Pol-de-Léon et Lanmeur organisent leur 56e Fête du Viaduc, ce dimanche 1er mai, place Allende, à Morlaix. (Le Télégramme/Gwendal Hameury)

Après deux ans d’absence, la Fête du Viaduc revient ce dimanche 1er mai, place Allende, à Morlaix. Organisée par les communistes du Pays de Morlaix, cette 56e édition sera très politique.

Depuis 1965, c’est une tradition locale qui a toujours été respectée. Sauf ces deux dernières années, pandémie de covid oblige. Ce dimanche 1er mai, à partir de 12 h 15, la fête du Viaduc fait son retour place Allende. Organisée par les sections locales communistes de Morlaix, Lanmeur et Saint-Pol-de-Léon (120 adhérents), cette 56e édition sera donc celles des retrouvailles. Plusieurs centaines de personnes sont attendues.

Une manifestation politique

C’est revendiqué : la fête du Viaduc est une manifestation à caractère politique. Elle le sera encore plus cette année, au sortir de la Présidentielle et à quelques semaines des Législatives. C’est un moyen de faire connaître le Parti communiste, les idées qu’il défend. Le PCF aura d’ailleurs son propre stand. Et sous le chapiteau, de 14 h 20 à 15 h 20, les visiteurs assisteront à un spectacle intitulé « Les mauvais jours finiront. Chroniques en chansons de la Commune de Paris » (il y a 150 ans, NDLR). Politique, encore. Enfin, Valérie Scattolin et Enzo De Gregorio, la candidate déclarée du PCF aux Législatives dans la circonscription de Morlaix et son suppléant, prendront la parole à 15 h 30. Il sera certainement question de la campagne présidentielle de leur candidat Fabien Roussel et d’une possible union de la gauche (en discussion) en vue des Législatives. Le but : empêcher Emmanuel Macron d’obtenir la majorité à l’Assemblée nationale et lutter contre l’extrême droite.
 

Repas, concert, stands et exposition

Mais la fête du Viaduc, c’est aussi un moment convivial. Un repas jambon à l’os sera servi à partir de 12 h 30, après le discours d’accueil (15 € pour les adultes, 7,50 € pour les enfants ; réservations conseillées au 06 62 74 75 27 ou à pcf-morlaix@wanadoo.fr). Une buvette et une crêperie sont aussi prévues.

 

Côté animations, le trio Coverfield (musique folk armoricaine) reprendra des standards en tous genres (d’AC/DC à Lady Gaga en passant par Bob Marley), de 16 h à 17 h 15. Une exposition d’œuvres du peintre anglais Guy Denning, installé à La Feuillée depuis 2007, sera installée sous le chapiteau. Le tout sera complété par un stand jeux et un stand fleurs (« La Petite Boutique »). À noter que l’Association France Palestine Solidarité et Morlaix Wavel seront également présentes.
 

Pratique

Fête du viaduc, le 1er mai, à partir de 12 h 15, place Allende. Gratuit.

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30 avril 2022 6 30 /04 /avril /2022 06:02
Législatives - Faire gagner la gauche en la rassemblant dans sa diversité (Fabien Roussel, PCF)
Législatives - Faire gagner la gauche en la rassemblant dans sa diversité (Fabien Roussel, PCF)
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22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 07:34
La seule option possible - Fabien Gay, L'Humanité, 21 avril 2022
La seule option possible - Fabien Gay, L'Humanité, 21 avril 2022
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22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 07:27
Formation PCF à Brest avec Amar Bellal le 20 mars 2022

Formation PCF à Brest avec Amar Bellal le 20 mars 2022

Le mauvais calcul
Publié le Vendredi 22 Avril 2022
 

Amar Bellal Rédacteur en chef de Progressistes

Fabien Roussel a été une des révélations de la campagne. Il a su développer une vision de gauche de ce que serait un mix énergétique incluant le nucléaire, sur le climat, la réindustrialisation de la France, mais aussi sur des sujets comme la tranquillité publique, la laïcité, la ­liberté d’expression. Il a sans nul doute contribué à rajouter des voix à gauche, avec des électeurs qui ne se seraient pas déplacés pour voter le 10 avril. Cela s’est vérifié dans l’histoire : la gauche est plus forte dans la diversité des idées et par les débats « par le haut » qu’elle peut susciter, et cela n’a pas grand-chose à voir avec le nombre de candidatures. Notons que la présence de trois candidats à l’extrême droite ne l’a pas empêchée d’accéder au second tour. Fabien Roussel a occupé de précieuses heures d’antenne arrachées aux éternels débats de la pensée unique économique et des thèmes identitaires, cela a contribué au renforcement global de la gauche en ancrant les débats sur les questions sociales.

Les reproches qui lui sont adressés, ainsi qu’à d’autres, d’être responsable de l’absence d’un candidat de gauche au second tour relèvent, au mieux, d’une méconnaissance des dynamiques électorales en jeu, au pire, d’une ligne assumée prônant l’existence d’un nombre réduit de candidats au service d’une vision hégémonique. Poussé à l’extrême, cela conduirait au système caractéristique des États-Unis où on ne peut quasiment voter que pour deux partis. En France, c’est une vision qui n’est pas nouvelle : déjà, en 2007, le PS et sa candidate Ségolène Royal reprochaient aux autres formations de gauche la multiplicité des candidatures.

Une forme d’autodéfense, que les psychologues connaissent bien chez les individus, face à un problème difficile à résoudre, consiste à lui trouver une explication facile afin que ce soit plus supportable à vivre. Et souvent alors, il est plus commode de rejeter la faute sur les autres et de trouver des coupables. Reprocher ainsi au candidat des « Jours heureux » ses 800 000 voix, c’est refuser de voir les 12 millions d’inscrits qui se sont abstenus et que personne n’a réussi à convaincre, auxquels il faut bien ajouter les 10 millions de voix qui votaient jadis à gauche. Aussi, les votes ne s’additionnent pas forcément parce que les offres politiques et les électorats ne se recoupent pas toujours.

Pourquoi la gauche plafonne-t-elle à 30 %, alors que dans un passé récent elle atteignait le seuil des 50 % et pouvait même espérer gagner une telle élection ? Telle est la seule vraie question sérieuse à se poser. Au fil des années, notons ce glissement curieux : il ne s’agit plus de gagner la présidentielle, mais simplement d’accéder au second tour et se donner deux semaines de sursis dans les débats.

Ces plus de 15 millions de voix qui manquent traduisent cruellement l’incapacité de la gauche tout entière à parler au monde du travail, à travailler correctement avec les syndicats, à avoir un discours crédible sur un tas de sujets. Et c’est un problème bien plus ardu qu’un simple jeu d’arithmétique électoral auquel il faudra faire face.

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20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 06:13
L'Humanité 20 avril

L'Humanité 20 avril

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20 avril 2022 3 20 /04 /avril /2022 06:02
Ecrivons à Salah Hamouri, à nouveau détenu sans motif depuis le 7 mars 2022 par l'Etat d'Israël
Avec Salah Hamouri, avec le peuple palestinien, pour la paix et la justice, pour le plein respect du droit international

Depuis le 7 mars, et à nouveau dans le secret de la rétention administrative (absolument illégale au regard du droit), les autorités israéliennes maintiennent en détention l'avocat franco-palestinien, Salah Hamouri. Il doit y rester 3 mois.

Le « crime » de Salah ? être résident palestinien de Jérusalem-Est et défendre son droit à y demeurer, lui et les siens, lui et son peuple. Ce lundi 4 avril, sa ville d'adoption, Ivry-sur-Seine, a décidé en conseil municipal de lui attribuer la citoyenneté d'honneur. Il faut saluer comme il se doit ce geste de solidarité et le faire savoir. Salah Hamouri, bien que privé de ses droits à la défense puisque les motifs de poursuite et condamnation sont discrétionnaires, n'est pas seul. Le peuple palestinien n'est pas seul !

Pour quelle raison, la ville d'Ivry, ou les maires de Stains, Bagneux, Mitry-Mory, tous ces parlementaires, militant·e·s de la paix et de la solidarité et tant de personnalités s'engageant auprès du collectif Libérez Salah ont-ils et elles le courage qui manque au président Emmanuel Macron et à son âme damnée, le ministre Le Drian ? Mais peut-être déjà parce qu'à leurs yeux, à nos yeux, c'est une affaire de décence et de droiture ; car l'affirmation que les êtres humains « naissent et demeurent libres et égaux en droit » n'est pas gratuite et revêt un sens précis qui ne « s'adapte » pas au gré d'alliances opportunistes ou des complicités tacites. Non seulement cela ne se marchande pas, mais cela fonde même un sens à l'action politique : défendre l'exigence de la reconnaissance d'un État palestinien aux côtés d'Israël, défendre les prisonnier·e·s politiques palestinien·ne·s, s'opposer à la colonisation et à l'occupation, se battre contre l'instauration d'un régime d'apartheid en Israël même, c'est tenir à la lettre au droit international et aux résolutions de l'ONU.

Comment alors ne pas ressentir cette immense colère de voir notre chef de l'État, si prompt à s'indigner de crimes et violations des droits humains – lorsqu'ils ne sont pas le fait de dirigeants occidentaux –, trier en permanence « à la gueule du client » les causes, les peuples, les personnes dont les droits fondamentaux sont piétinés ? Monsieur Macron, plus notre diplomatie persévèrera dans cette voie, plus la France se mettra elle-même hors-jeu sur le plan international. Elle se verra incapable de susciter des possibilités concrètes contribuant aux transformations de l'ordre international qui s'annoncent, en pesant pour ouvrir des perspectives qui bénéficient autant au bien-être de notre peuple qu'à celui des peuples de tous les pays sans lequel notre propre bien-être est illusoire.

Le « deux poids-deux mesures », l'injustice permanente, ce sera la marque définitive d'un ordre international conçu par les puissances occidentales, pour leurs uniques intérêts et la sauvegarde de leur hégémonie sur les peuples du monde. Cet ordre-là vacille sous le poids de ses contradictions internes, mais aussi des réactions légitimes qu'il suscite : le pire comme le meilleur pourrait en sortir. Certains veulent remplacer une hégémonie par une autre, une « alliance » par une autre. Ce n'est pas le cas des communistes, internationalistes. La condition pour que le meilleur sorte de ces temps de « basculement » est que les peuples, les forces du travail et de la création se rassemblent et imposent la satisfaction de leurs intérêts à la grande marche du siècle et des logiques de solidarité en lieu et place de celle de domination et de concurrence.

Personne n'est dupe du renoncement du gouvernement français et de l'abandon, de fait, d'une position historique de la France fondée sur les principes du droit international qui est celle de la « solution à deux États ». Ce choix français, comme celui de vendre des armes à des régimes agressifs, des régimes tyranniques ou à des belligérants (oui : hier la Russie et aujourd'hui l'Ukraine – pour ne prendre que ce terrible exemple), ne garantit aucune sécurité « globale » ; au contraire : il la mine en permanence. L'exigence de la reconnaissance de l'État palestinien n'est pas optionnelle au regard du droit et malgré les apparences et le bal des hypocrites qu'on impose au peuple palestinien depuis des décennies. À l'approche du 10 avril, Monsieur le Président, il serait bon de s'en souvenir.

À la suite de Fabien Roussel, candidat du PCF à l'élection présidentielle, qui lui a manifesté son soutien, des élu·e·s et militant·e·s communistes engagé·e·s dans la mobilisation pour obtenir la libération immédiate de Salah, nous voulons amplifier encore la solidarité en démultipliant les interpellations directes au président Macron (#EmmanuelMacron), les initiatives et rassemblements de paix, et en collectant les fonds nécessaires à la défense de Salah et des prisonnier·e·s politiques palestinien·ne·s en envoyant vos dons à l'AFPS (21ter rue Voltaire, 75011 Paris).

Lydia Samarbakhsh
membre du CEN,
responsable du secteur International

Ecrivons à Salah Hamouri, à nouveau détenu sans motif depuis le 7 mars 2022 par l'Etat d'Israël
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18 avril 2022 1 18 /04 /avril /2022 13:04

 

A l'attention de la France insoumise

Cher·e·s camarades,

Nous avons bien reçu votre courrier transmis hier et nous vous en remercions.

Nous le recevons comme une réponse positive à l'appel de Fabien Roussel pour une rencontre entre nos formations politiques.

 

A l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, jamais l’extrême droite n’avait totalisé autant de voix sous la Ve République, ce qui lui permet à nouveau de se qualifier pour le second tour. Jamais depuis 20 ans, autant de nos concitoyennes et concitoyens ne se sont abstenus à une élection présidentielle.

L’heure est grave.

Dans cette situation, la priorité pour les communistes est de battre Marine Le Pen dans les urnes, dimanche 24 avril.

C’est pourquoi nous appelons à prendre des initiatives, partout dans le pays, pour révéler et combattre le projet de l’extrême droite et de ses forces organisées. Nos milliers d’élu·e·s, parlementaires, maires, conseillères et conseillers régionaux, départementaux et municipaux sont pleinement mobilisés en ce sens, en lien avec nos forces militantes présentes sur l’ensemble du territoire.

Et c’est pourquoi, dimanche 24 avril prochain, fidèles à notre histoire, nous utiliserons et nous appelons à utiliser le seul bulletin de vote à notre disposition pour battre Marine Le Pen dans les urnes.

Nous le ferons sans aucune concession à Emmanuel Macron, premier responsable de cette situation, dont nous avons été tout au long du quinquennat et dont nous resterons les adversaires résolus.

Dans cette situation très difficile pour le pays, il y a un motif d’espoir.

La gauche progresse de 4,27 points par rapport au scrutin de 2017 et obtient près de 32 %. Cela doit d'abord à la progression de 652 569 voix de Jean-Luc Mélenchon, qui avec l'Union populaire obtient 7 712 520 voix et aussi au résultat de notre candidat, Fabien Roussel, qui recueille 802 422 voix en portant le projet d’une France des Jours heureux. Ces candidatures, avec leurs atouts respectifs, ont donc permis de renforcer la dynamique de toute la gauche.

Après avoir porté à cette élection présidentielle nos ambitions pour la France, la spécificité de nos projets, il s'agit désormais de continuer à élargir nos capacités de rassemblement respectives, dans le respect de nos objectifs et pratiques politiques, tout en travaillant les convergences indispensables à des avancées concrètes pour les Françaises et les Français.

Toutes les forces de gauche font face à une responsabilité historique et doivent agir ensemble : en se rassemblant, dans le respect de leurs résultats aux échéances électorales et de leurs spécificités, elles peuvent battre la droite de Macron, l'extrême droite et faire élire le plus grand nombre possible de député·e·s de gauche, en visant l’obtention d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale, en juin prochain.

Cette ambition est essentielle pour être en capacité de mener les combats sociaux et démocratiques dans le prochain quinquennat, avec les millions de citoyennes et citoyens qui sont prêts à s’y engager avec nous.

Nous sommes prêts à discuter de vos propositions et nous en avons également à vous soumettre, en visant une base d’accord partagé sur l’ensemble des questions, qui ouvre un espoir nouveau pour la gauche, et pour la France.

Dans l’attente de notre rencontre,

Cordialement,

Le comité exécutif national du PCF

 

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16 avril 2022 6 16 /04 /avril /2022 05:21

 

À quelques semaines de la fin de cette XVe législature, le temps est venu de dresser le bilan du mandat des députés communistes passé sous la présidence d’Emmanuel Macron et au sein d’un hémicycle dominé par une majorité En Marche aux ordres de l’Exécutif.

 

 

Mandat marqué par une succession de crises : crise démocratique, crise sociale, crise sanitaire, et aujourd’hui une guerre aux frontières de l’Union européenne. Dans un tel contexte, le bon fonctionnement de notre démocratie aurait voulu que les représentants du peuple soient pleinement associés aux débats pour mieux appréhender ces crises successives et trouver ensemble les réponses politiques à même de les résoudre. Il en fut tout autrement, et jamais le Parlement n’aura été tenu plus éloigné des décisions.

La crise sanitaire en est le plus parfait exemple. Elle appelait une gestion collective associant les représentants du peuple pour trouver les réponses adéquates à une crise inédite. Seul, toujours seul, le Président a décidé sans jamais prendre en compte nos propositions. Elles étaient nombreuses, détaillées, élaborées par des élus confrontés, sur leurs territoires, aux conséquences concrètes de l’épidémie. Nous avons néanmoins pu nous saisir d’une possibilité offerte par le Règlement de notre Assemblée pour mener une commission d’enquête sur les conséquences du Covid sur nos enfants. Une dimension totalement ignorée et sous-estimée par le gouvernement. Elle a permis de mettre en lumière les effets délétères des confinements successifs sur leur santé physique et psychique, sur leur scolarité… Les propositions qu’elle a formulées restent, malheureusement, toujours d’actualité.

Malgré la pratique verticale du pouvoir par l’exécutif et les maigres possibilités offertes par une Constitution et un règlement si peu respectueux de l’opposition, jamais nous n’avons renoncé à faire entendre les attentes et les besoins populaires dans l’hémicycle. Jamais nous n’avons renoncé à porter des propositions répondant aux besoins des plus modestes et en difficulté, parvenant parfois même à les faire prendre en compte.

Plusieurs avancées sont ainsi à mettre à notre actif. La revalorisation des retraites agricoles, obtenue au terme de plusieurs années d’un combat collectif mené́ aux côtés des retraités agricoles et de leurs représentants, en est une belle illustration.

Riche de son expérience mais aussi de son renouvellement (11 nouveaux députés ont été élus en 2017), notre groupe a été une voix singulière, à la fois respectée et redoutée.

Une voix redoutée parce que nous avons été, sans cesse et avec force, le relais dans l’hémicycle de ceux qui se sont sentis méprisés durant ces cinq ans. C’est ainsi qu’en résonance avec les mobilisations soulevées par la réforme des retraites, notre opposition s’est exprimée pleinement, dans l’hémicycle, pour mettre en échec la volonté du gouvernement de démanteler le système de retraite par répartition et d’allonger la durée de vie au travail. En utilisant tous les outils parlementaires à notre disposition et malgré́ le fait majoritaire, nous avons obtenu l’abandon de ce texte et démontré qu’une réforme progressiste était souhaitable et possible. C’est aussi en résonance avec les acteurs sur le terrain que nous avons élaboré un plan ambitieux pour l’hôpital après avoir visité plus de 150 établissements de santé, dans le cadre d’un tour de France des hôpitaux mené avec nos collègues sénateurs.

Une voix respectée car notre détermination s’est toujours exprimée sans démagogie, selon les règles de la démocratie parlementaire et sans mépris pour nos adversaires politiques. Nous n’avons jamais laissé le gouvernement en paix. De façon systématique, nous nous sommes attachés à dénoncer les injustices de sa politique et à le confronter à la violence de ses décisions au cours de chacune des séances de questions d’actualité adressées au gouvernement.

À force de vigilance et d’acharnement, les députés communistes ont réussi à s’insérer dans le moindre interstice et à saisir tous les instruments règlementaires ou constitutionnels à leur disposition pour que la voix du peuple résonne à l’Assemblée nationale. C’est dire l’enjeu prioritaire qu’est le maintien d’un groupe parlementaire lors des prochaines élections législatives de juin.

André Chassaigne

Vous pouvez télécharger le bilan d’activité 2017-2022 du groupe des députés communistes et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, 84 pages, ici : https://andrechassaigne.org/IMG/pdf/bilangroupe2017-2022.pdf

 

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