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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 20:19

Le FN : un parti raciste et homophobe

Dans sa course au pouvoir, Marine Le Pen tente de présenter son parti comme un parti fréquentable.

Pour les départementales, le FN promettait des candidats irréprochables. Mais derrière le masque, la vraie nature de ce parti reste la même : raciste, xénophobe et homophobe. En témoignent les propos tenus par plusieurs candidats sur les réseaux sociaux.

Sylvie de Roeck, candidate à Narbonne qui « après les battues contre les loups, les sangliers » envisage « des battues contre les Arabes, on sauverait peut être la France ».

En 2011, le FN avait suspendu - et la justice mis en examen - Jacques Coutela, pour avoir écrit sur son blog un texte faisant l’apologie de l’auteur des attaques meurtrières d’Oslo, Anders Breivik. Pour Jacques Coutela, Breivik était « résistant », « une icône », « le premier défenseur de l’Occident », ou encore un « Charles Martel 2 « . Coutela est candidat FN dans l’Yonne. Antoine Ormain, candidat FN à Angers, royaliste, catholique intégriste, est un sympathisant du groupuscule d’extrême droite ‘’Action française’’, il n’hésite pas à comparer le mariage homosexuel à la pédophilie ou à la zoophilie. Il soutient Dieudonné et regrette « que l’on se serve de « l’antisémitisme pour faire pleurer dans les chaumières »

Philippe Chevrier, candidat dans les Yvelines, avait tenu en 2011, des propos très violents contre la journaliste Caroline Fourest. « Quand est-ce qu’on se l’emmène la Fourest ? On la met à poil, on l’attache à un arbre, on se la prend, on met des cagoules, on va avec la Fourest en forêt de Rambouillet et on la laisse. »

Frédericka Desaubliaux que l'on peut voir sur une photo postée sur facebook par Génération Identitaire, avec la mention « génération anti-racaille », multiplie les propos islamophobes : « “des milliers de musulmans rêvent de détruire la France” et homophobes, parlant de « journée tantouze » à propos d'une journée de mobilisation organisée par des élèves d'un lycée de Nantes contre les stéréotypes de genre.

La liste pourrait être plus longue, sans compter ceux que le FN a désigné « candidats » à l'insu de leur plein gré comme Mireille Lefèvre-Ballerieux, ancienne adhérente FN qui a appris sa candidature dans le canton d'Autun … par la presse. Les exclusions prononcées contre les candidats « coupables de dérapages » ne sont qu'un leurre : n'en déplaise à une partie de l'UMP, le Front National ne peut être considéré comme un parti républicain.

Le MRAP

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 20:12
Quand le PS dénonçait le travail du dimanche et la philosophie de la future loi Macron: 2008
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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 19:12
Roger Héré alterte sur la menace pesant sur le service d'aide à domicile du CCAS à Plouigneau (Le Télégramme)
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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 17:47
Précision: L'article du lundi 2 mars "le Front de Gauche. Pour une politique vraiment à gauche" contient une inexactitude.  Il y a bien dans le Finistère 13 listes du Front de Gauche, mais à Brest, on ne peut pas dire que le Front de Gauche soutient en tant que tel les trois listes anti-austérité de BNC-PCF.  Le Front de gauche est essentiellement un rassemblement de 3 formations politiques et de citoyens.  Or, à Brest, il n' a pas été possible de trouver un accord entre les formations qui constituent nationalement le Front de Gauche - PCF, Parti de Gauche, Ensemble principalement - pour partir ensemble aux élections départementales sur les 5 cantons concernés.   Du coup, le Parti de Gauche avec le Parti Ouvrier Indépendant, d'un côté, et le PCF avec BNC, de l'autre, partiront cette fois-ci sur des listes différentes, chaque liste comportant donc des militants de partis membres du Front de gauche.

Précision: L'article du lundi 2 mars "le Front de Gauche. Pour une politique vraiment à gauche" contient une inexactitude. Il y a bien dans le Finistère 13 listes du Front de Gauche, mais à Brest, on ne peut pas dire que le Front de Gauche soutient en tant que tel les trois listes anti-austérité de BNC-PCF. Le Front de gauche est essentiellement un rassemblement de 3 formations politiques et de citoyens. Or, à Brest, il n' a pas été possible de trouver un accord entre les formations qui constituent nationalement le Front de Gauche - PCF, Parti de Gauche, Ensemble principalement - pour partir ensemble aux élections départementales sur les 5 cantons concernés. Du coup, le Parti de Gauche avec le Parti Ouvrier Indépendant, d'un côté, et le PCF avec BNC, de l'autre, partiront cette fois-ci sur des listes différentes, chaque liste comportant donc des militants de partis membres du Front de gauche.

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 19:41

Elections départementales

22 et 29 mars 2015

"La loi Macron? Un retour en arrière de 100 ans...". Mardi, avec d'autres, Ismaël Dupont (Front de Gauche, Morlaix) sera posté devant la permanence du député Richard Ferrand. Le socialiste est le rapporteur général de la loi du ministre de l'Economie, tant décriée à la gauche du PS.

Réunis samedi à Quimper, les 25 candidats "anti-austérité" présents ont aussi tapé sur le Cice (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi): "40 milliards d'exonérations fiscales pour les entreprises" face aux "23 milliards d'économies réclamées aux collectivités" .

Autres cibles, le découpage des cantons, ou encore le mode de scrutin des élections départementales, qui "verrouille la démocratie".

"Faire du neuf"

Eux regardent vers la Grèce, et les 35% de voix donnés à Tsipras, et vers "cet espoir de résistance aux injonctions de la finance portées par le PS". Et annoncent leur ambition: "Faire du neuf".

Faire du neuf en cassant les hiérarchies, les services du conseil départemental "aux forts pouvoirs".

Et en mettant tout le monde, citoyens compris, autour de la table des décisions.

Concrètement, cela passera par une commission de la mer, des eaux, des rivières, par des transports gratuits pour les jeunes, par un effort financier en faveur de la langue bretonne.

Et ce, au sein "d'un conseil départemental qui doit conserver la compétence générale et qui doit rester une collectivité de proximité".

Ces candidats "anti-austérité" sont en lice sous la bannière Front de Gauche dans 13 cantons sur 27.

La "particularité" se niche à Brest où l'on trouve trois listes de l'alliance Parti communiste-Brest nouvelle citoyenneté, des partenaires du maire socialiste François Cuillandre, et deux listes Parti de gauche-Parti ouvrier indépendant. Dans un canton brestois, elles seront même opposées. "C'est toujours regrettable, commente Ismaël Dupont... C'est la suite des municipales et la conséquence de stratégies politiques de fond...".

Article de Nelly Cloarec, Ouest-France du lundi 2 mars 2015

Ils se réclament de la "vraie" gauche (Ouest-France): le Front de Gauche présente ses candidats pour les départementales dans le Finistère
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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 17:15

Hier, samedi 28 février à Quimper, au bar Le Gavarnie, s'est tenue la conférence de presse des candidats du Front de Gauche aux Départementales dans le Finistère.

22 candidats étaient présents (et 10 cantons sur les 13 où sont présentées des listes Front de Gauche en tant que telles):

- 4 candidats du canton de Morlaix : Michèle Abramovicz, Ismaël Dupont, Sylvie Lécuillier, Julien Kerguillec

- 2 candidats du canton de Plouigneau : Roger Héré et Martine Carn, Solène André étant excusée

- 2 candidats du canton de Carhaix-Huelgoat : Noëlle Péoc 'h et Marie-Pierre Coant

- 3 candidats du canton de Daoulas / Pont de Buis : Philippe Poupon, Patricia Laroche, André Le Gac

- 1 candidat du canton de Landerneau : Johan Laurent

- 3 candidats du canton de Fouesnant- Ergué Gabéric : Michèle Lollier, Yann Le Riche, Marie-Andrée Bernard

- 1 candidat du canton de Concarneau : Jacques Rannou

- 3 candidats du canton de Pont L'abbé : Véronique Blanchet, Pierre Lemée, Christine Corfmat (Alain Vigouroux était excusé)

- 2 candidats du canton de Plonéour Lanvern : Roland Jaouen et Marie-Anne Gourlaouen (Martine Le Nozerh était excusée)

- 1 candidate du canton de Douarnenez/ Cap Sizun : Marcelle Celton

François Ouvrard pour Plougastel Daoulas-Pont de Buis et Patrick Quelaudren pour Pont Labbé, animateurs de campagne, accompagnaient aussi nos candidats.

Des journalistes du Télégramme et du Ouest-France étaient présents.

Nous avons commencé par la voix d'Ismaël Dupont à dire que ces élections départementales avaient un réel enjeu qui justifiait d'aller voter le 22 et le 29 mars.

Et ceci à double titre. D'abord, il faut noter l'extrême gravité de la situation sociale et politique dans le pays. Plus de 5 millions de chômeurs déclarés, 1 million de pauvres en plus depuis 2012 (8 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté), le pouvoir d'achat du grand nombre qui stagne ou régresse tandis que les 10 % les plus riches continuent à s'enrichir. Un pouvoir socialiste qui en faisant tout le contraire de ce pourquoi il avait été élu en 2012 plonge les citoyens dans la désespérance et la colère. Avec un fort risque d'abstention massive qui pourrait profiter à une extrême-droite qui a le vent en poupe. En même temps, l'Espagne et surtout la Grèce nous montrent que des peuples peuvent se révolter contre des politiques de plus en plus oligarchiques et soumises à la finance, qui produisent partout en Europe la régression sociale. Nos listes Front de Gauche sont aussi là pour permettre aux finistériens de dire que ça suffit cette politique d'austérité mortifère, cette soumission aux diktats ultra-libéraux de la Commission Européenne et des milieux d'affaires.

Si les Finistériens et les Français n'opposent pas leur vote aux politiques de droite promues par le PS au niveau national, l'UMP ou le FN, alors elles vont continuer à s'appliquer de manière toujours plus brutale et à abîmer toujours plus notre lien social, nos libertés et nos droits.

Cette élection est importante aussi parce que le Conseil Général, devenu conseil départemental, est une collectivité en prise avec la vie quotidienne des citoyens, qui gère en Finistère un budget de 1 milliard d'euros, servant pour l'accompagnement des personnes âgées, la petite enfance, l'insertion, les collèges, la culture, les routes, les ports, les transports. Certes sur ces 1 milliards d'euros, une fois réglées les dépenses de fonctionnement et de personnel incompressibles, il ne reste peut-être que 9 à 10 % du budget laissé à la libre appréciation de la majorité.

Mais ces choix ont tout de même de l'influence sur la vitalité de nos territoires, la vie des Finistériens.

Le problème, c'est que d'ici 2017 , le Conseil Général du Finistère va perdre 118 millions d'euros du fait de la politique d'austérité de l'Etat. Or, la population n'a pas diminué, il n'y a pas moins de personnes âgées, d'enfants, de collèges, de ports, de routes, de rivières dans le Finistère.

Bref, les besoins sociaux sont loin de se réduire – ils vont plutôt en augmentant avec le vieillissement de la population et la crise – et on retire ses marges de manœuvre budgétaires au Conseil Général.

La conséquence, c'est que le CG29 va avoir davantage recours à l'emprunt et que les impôts locaux vont très certainement augmenter. Or, nul dans la majorité socialiste du Conseil Général ne s'est élevé contre cette politique d'austérité qui impacte fortement le département, comme les communes et communautés de commune. Pire, ils l'approuvent : il n'y a quasiment aucun frondeur parmi les responsables socialistes du Finistère.

Un exemple : c'est Richard Ferrand, député de Châteaulin, qui est le rapporteur de la loi Macron qui nous fait revenir au XIXe siècle en généralisant le travail du dimanche, en facilitant le travail de nuit, en réduisant les possibilités d'action juridique des syndicats. A ce titre, les candidats du Front de Gauche ont annoncé que le Front de Gauche appelle à l'initiative des candidats et militants du Centre Finistère, Noëlle Péoc'h notamment, ses candidats aux départementales, ses militants et les citoyens à un rassemblement devant la permanence de Richard Ferrand (derrière la mairie de Châteaulin) le mardi 3 mars à 18h.

La loi Macron est l'exemple d'un pouvoir socialiste de plus en plus coupé du peuple et de ses intérêts qui, de manière tout à fait délibérée, se met au service du grand patronat et de la finance, en n'hésitant pas à détruire des conquêtes sociales et républicaines fondamentales.

La raison d'être de l'austérité est celle-ci. Le gouvernement PS, comme la droite avant lui, veut aller toujours plus loin dans les cadeaux faits au patronat et au monde de la finance. Ce sont les classes moyennes et populaires qui paient la facture, comme les collectivités.

Ces 118 millions d'euros retirés au département du Finistère sont une partie d'un vaste plan de réduction des moyens des collectivités de 23 milliards d'euros d'ici 2017, à rapporter aux 40 milliards d'euros accordés au patronat, et singulièrement aux grandes entreprises dans le cadre du CICE. Un exemple, pendant que la Poste gagne 1 milliard en exonérations de charges dans le cadre du CICE, elle supprime 10 000 emplois supplémentaires ! (exemple donné par Philippe Poupon)

Roger Héré a mis en avant le fait que, sans compter même le CICE, les entreprises avaient bénéficié à la faveur des dispositifs d'exonérations fiscales et sociales précédents de 1 milliard d'euros de baisses de contributions en 2013 : exactement l'équivalent du budget total du Finistère. De l'argent, il y en a, la France est deux fois plus riche aujourd'hui qu'au début des années 1980, avec un PIB de 2000 milliards d'euros, seulement ces richesses sont de plus en plus accaparées par le monde de la finance et une minorité de privilégiés au détriment du grand nombre et du monde du travail.

André Le Gac a développé sur ce que nous proposions en positif pour le département du Finistère :

- Créer une grande commission pour la jeunesse, la gratuité des transports scolaires (comme dans 20 % des départements actuellement)

- Créer aussi une grande commission de l'eau : allant de la gestion des rivières, de l'eau potable, à celle de la mer et des ports, visant à la fois la préservation de l'environnement, la qualité de la ressource, le développement des activités économiques.

- Mettre l'accent sur la défense et le développement de la langue et de la culture bretonne. Aujourd'hui, on a abandonné le dispositif inter-générationnel Passeurs de Mémoire faute de moyens suffisants. Ce n'est pas 2€ par habitant finistérien, mais 3 € par habitant qu'il faut consacrer à la défense et à la promotion de la langue bretonne, qui est un patrimoine et une richesse culturelle irremplaçable.

Ismaël Dupont a aussi insisté sur le fait que l'accompagnement de qualité des personnes âgées, dans tous les aspects de l'existence (prévention, culture, loisirs, santé, conseils, accès aux droits...), dans un département qui compte plus de 40 % de plus de 60 ans et où la population est appelée à vieillir encore, est une priorité absolue du Front de Gauche.

Aujourd'hui, trop d'anciens vieillissent dans des conditions indignes, alors qu'ils ont contribué toute leur vie à servir la société par leur travail et leurs engagements. C'est comme s'ils devenaient des indésirables une fois diminués, en situation de perte d'autonomie. Construire une société de tous les âges est un enjeu de civilisation. Il faut des logements pour anciens dans les centre-bourgs et les centre-villes à proximité des commerces et des services, des lotissements inter-générationnels. De l'aveu même de Pierre Maille, il faudrait construire pour répondre aux besoins 2000 places en maison de retraite : or, c'est dernières années, alors que la population vieillissante augmente, c'est 80 places par an que l'on créé. Quand aux services de l'aide à domicile et de l'accompagnement des personnes âgées en perte d'autonomie, ils sont clairement défaillants. Des associations qui font ce qu'elles peuvent mais qui peinent à remplacer les carences et l'inexistence d'un vrai service public dans ce domaine, que nous appelons de nos vœux. Les bénévoles de l'ADMR, malgré leur dévouement, sont souvent confrontés aux limites de leurs difficultés de gestion. Les personnels de l'aide à domicile travaillent avec des salaires faibles, souvent en situation de précarité, avec des déplacements insuffisamment dédommagés, des amplitudes horaires trop fortes. Ce serait le rôle d'un service public de l'autonomie de structurer la filière, de prendre en compte les besoins de formation et de qualification, de garantir des conditions de travail correctes pour les personnels et de prise en charge de qualité pour les usagers. Le département ne peut pas tout tout seul mais il peut montrer la voix, impulser des politiques, interpeller l'Etat, ce qu'il fait en aucune manière. Réduire les heures d'APA financées pour des personnes âgées dépendantes ou malades en prétextant de la rigueur nécessaire, ça, la majorité de Pierre Maille a su faire !

Véronique Blanchet a résumé en disant que ce qu'on voulait en définitive, c'est une de gauche dans le département et dans le pays, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui : mettre les besoins humains avant les impératifs et les conformismes libéraux.

André Le Gac a mis en avant la nécessité de sortir d'une politique strictement gestionnaire, déterminée par la bureaucratie et la technocratie au Conseil Général. D'impliquer les citoyens, de relancer le débat politique. Pour cela, il faut aussi limiter le cumul des mandats et obtenir un véritable pluralisme politique au Conseil Départemental.

Justement, à ce propos, Ismaël Dupont a rappelé que sur le groupe dit de gauche au Conseil Général, il n'y avait que des élus PS et Christian Troadec.

Donc pas de réelle diversité, de réel pluralisme, de réel débat démocratique contradictoire sur les options.

C'est la loi du copinage et de la discipline de parti qui prévaut.

Ce n'est pas étonnant ensuite que nul ne conteste la politique d'austérité. En réalité, si sa représentativité se traduisait dans les institutions par un changement de mode de scrutin, et le scrutin de liste à la proportionnelle, comme nous le désirons, le Front de Gauche devrait avoir, si l'on tient compte des précédents scrutins, entre 6 et 8 élus au Conseil Général sur les 54 élus départementaux.

Or, avec le nouveau mode de scrutin, le PS va encore réduire la diversité politique au niveau du territoire national et des nouveaux conseils départementaux, car en fixant à 12,5 % des inscrits ou à la deuxième place, si cette condition n'est pas remplie, le seuil pour être qualifié pour le second tour, et en fusionnant les cantons pour réduire les chances de voir certains cantons progressistes maintenir leur spécificité, le PS ne vise qu'à réduire le nombre d'élus autres que ceux du PS et de l'UMP, pour se partager le « butin électoral » entre les deux partis qui prônent globalement en alternance la même politique : privatisations, libéralisations, baisses de dépenses publiques et sociales, moins de services publics, moins de droits sociaux.

Cette réforme du mode de scrutin départemental est scandaleuse comme est scandaleux le fait d'amener les électeurs à voter pour des élus départementaux sans qu'ils sachent, parce que ça se décide actuellement à l'Assemblée et dans les officines du PS, ce que vont devenir les départements et leurs missions. Autant voter dans le brouillard!

Pour notre part, nous avons dit aux journalistes combien au Front de Gauche nous étions attachés au maintien de la Compétence Générale pour les départements qui permet de co-financer notamment un certain nombre de projets avec les communes et les communautés de commune dans le domaine de la jeunesse, du sport, de la culture, des infrastructures, du soutien aux associations.

Ôter cette clause de compétence générale, c'est fragiliser la culture, les possibilités d'action des communes, les associations.

De manière plus générale, nous avons rappelé que le département nous semblait être une collectivité très importante à conserver pour avoir des élus en contact avec les citoyens, et surtout pour compenser des déséquilibres territoriaux grandissants entre des métropoles, des petites et moyennes villes en voie d'affaiblissement, et des campagnes en voie de désertification, dans le Centre-Finistère notamment, dès qu'elles ne peuvent bénéficier du phénomène péri-urbain. Le département nous semble être une garantie de solidarité et de partage redistributif entre les territoires, tout à l'opposé d'une réforme territoriale d'inspiration néo-libérale qui promeut la concurrence et l'éloignement des instances de décision par rapport aux citoyens.

Nous avons aussi dit combien étaient importants pour nous les enjeux de l'eau, de la mer, et de l'énergie.

L'enjeu de l'eau : aujourd'hui, on sait que le département qui a la compétence de la gestion de l'eau ne fait rien, à travers ses services, pour favoriser les retours ou le fonctionnement des régies publiques de l'eau. Le choix qui est fait est plutôt de favoriser les multinationales de l'eau et les DSP. Il faut changer tout cela et répéter avec force que l'eau est un bien commun à préserver et rendre accessible à tous, sur lequel on ne doit pas faire du profit.

L'enjeu de la mer : il faut développer l'inter-modalité des transports au niveau des ports pour favoriser le transport de marchandise par cabotage, il faut développer les Energies marines renouvelables et les bio-technologies de la mer, soutenir une pêche artisanale respectueuse de la ressource et des fonds marins, être circonspect dans le développement de nouveaux ports de plaisance en mettant au premier plan l'examen des besoins réels et les exigences démocratiques et non les chimères du développement économique par l'essor du tourisme de luxe.

L'enjeu de l'énergie : il faut développer les énergies renouvelables, par exemple en remettant en service nos moulins (Yann Le Riche), le Front de Gauche dans beaucoup de territoires finistériens, à travers l'expression de ses collectifs citoyens, s'oppose au projet de Centrale à Gaz de Landivisiau, un projet capitaliste à travers lequel les citoyens vont subventionner un consortium financier, Direct Energie, dont l'actionnaire principal est Stephane Courbit, à hauteur de 40 millions d'euros par an en 20 ans, sans compter les dépenses initiales pour les infrastructures : ligne THT, gazoduc, etc... Le vrai but de Direct Energie est d'acheter de l'électricité nucléaire pour la vendre plus cher. Les deux projets en Moselle et dans l'Oise que l'opérateur portait en matière de centrale à gaz ont échoué parce que démonstration a été faite de leur absence de viabilité économique et écologique. Il est paradoxal de se lancer dans un projet de construction de centrale à gaz qui produira sans doute à perte ou plus que de besoin alors que la France va organiser la conférence sur le climat pour réduire les émissions de CO2 afin de combattre le réchauffement climatique.

Enfin, en fin de conférence de presse, Marcelle Celton a rappelé l'importance de la bataille pour le maintien des services de l'hôpital de Douarnenez, en chirurgie notamment. Bataille citoyenne très large et rassembleuse contre une politique de l'Etat qui casse les services publics de proximité et la santé publique au nom d'objectifs purement comptables de rentabilité.

Compte rendu de la conférence de presse des candidats du Front de Gauche aux départementales dans le Finistère
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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 15:36

Greg Oxley était présent au local PCF à Morlaix le jeudi 26 février pour une conférence-débat sur l'actualité de la pensée de Karl Marx.

C'est un militant d'origine anglaise de la 10e section PCF de Paris, membre du PCF depuis 1973, animateur du journal du collectif « La Riposte » qui cherche à populariser la pensée marxiste.

« Avant de parler de l'actualité de la pensée de Marx, Greg Oxley a voulu évoquer l'actualité du capitalisme.

La France et l'Europe vivent depuis des années une crise économique, sociale et politique. Une crise fondamentalement différente des crises du capitalisme qui l'ont précédée.

En 1973, c'était les manifs contre le coup d'Etat au Chili. Déjà on parlait de crise du capitalisme. Depuis plus de 40 ans, on nous parle de crise du capitalisme. C'est en réalité que le capitalisme est un système de crise : on passe d'une crise à l'autre.

Cette crise que nous traversons est différente, pire que les autres.

La France est un des pays les plus riches d'Europe. Pourtant, 6 millions de personnes qui auraient besoin de travailler ne travaillent pas. On connaît une situation de sous-emploi dramatique. Mois après mois, c'est la descente dans des difficultés de toutes sortes. 11 à 12 millions de personnes sont officiellement dans la pauvreté. 5 millions de foyers sont en situation de sur-endettement. 210 000 nouveaux dossiers de sur-endettement sont déposés à la Banque de France chaque année.

Cette crise est une crise industrielle, productive, une crise de surproduction.

Surproduction par rapport à la capacité d'absorption du marché. On nous dit qu'il y a trop de tout par rapport aux contraintes économiques de rentabilité du capitalisme : trop de travailleurs, de retraités, d'étudiants, d'infirmiers, d'écoles. Toute la société civile est en trop par rapport à ce que peut le capitalisme.

Le capitalisme français et européen est en déclin.

La position mondiale de la France se rétrécit par rapport au monde, à l'Europe, à la France elle-même. Chaque année, nous enregistrons un déficit commercial de 65 millions d'euros.

En 1995, l'industrie française représentait 22 % du PIB. Aujourd'hui, elle ne représente plus que 10 % du PIB.

Les parts de marché de la France en Afrique ont été divisées par 2 en 10 ans. C'est le déclin du capitalisme français. Parmi ses conditions de survie figure l'obligation de démolir tranche par tranche toutes les conquêtes de la classe ouvrière française.

Bientôt le SMIC lui-même devrait faire l'objet de discussions si on croit certains membres du gouvernement. Certaines branches d'activité suivant des accords de branches pourraient être dispensées d'appliquer le SMIC. L'avenir de ce système, c'est la régression sociale permanente. Dans tous les peuples et les pays d'Europe, au-delà de quelques variantes et spécificités, c'est le même scénario.

L'Espagne a perdu 7 à 8 % de son PIB. L'Italie a perdu 15 % de sa capacité productive. La Grèce a perdu 25 à 30 % de son économie. 40 % des foyers en Grèce ont aujourd'hui des revenus extrêmement faibles.

Ce n'est pas une crise comme une autre : ça ne reprendra pas cette fois-ci.

Pendant des décennies, les stratèges du capitalisme en se croyant très malins ont fait tourner à plein régime le crédit afin de stimuler la production et la demande de manière artificielle, à travers des capitaux qui n'ont pas été réellement créés par le travail. Tout le monde s'est endetté : les entreprises, les foyers, les États.

La dette publique est devenue hors de contrôle. On a sommé les États de colmater toutes les brèches ouvertes par le capitalisme (chômage, précarité, inégalités). Aucun projet industriel aujourd'hui où l'Etat n'intervient pas aujourd'hui, ou la collectivité, pour co-financer, colmater les carences du capitalisme dans le financement de la recherche et de la production, puisque que sa dérive financière le coupe des moyens d'entretenir son existence à long terme. L’État maintient le capitalisme à flot, empêche la révolution sociale.

La dette publique française attendra bientôt 2000 milliards d'euros : 100 % de son PIB. Cette dette publique augmente d'année en année : 150 milliards de plus chaque année ces dernières années. D'ici 5,6 ou 10 ans, elle sera de 3000 milliards d'euros. Les seules intérêts de la dette représentent et annulent les effets de l'impôt sur le revenu, de la TVA. Mais si on mène une politique d'hyper-austérité en économisant 40 milliards d'euros sur la satisfaction des besoins sociaux, c'est dérisoire par rapport aux intérêts de la dette à rembourser chaque année.

C'est un contexte qu'on a pas connu jusqu'à présent. Face à cet endettement, s'il y a une politique d'austérité très sévère, on plonge vers la récession, si on refuse cette austérité, on se retrouve dans la même situation tant qu'on ne transforme pas le système.

Le keynésianisme qui consiste à injecter de l'argent dans l'économie pour doper le système capitaliste et surmonter ses crises est devenu impossible : on ne peut plus faire cela. Aujourd'hui, on extrait chaque jour davantage d'argent de l'économie au profit de la finance et des banques par le biais du remboursement de la dette.

On ne peut plus présenter aux travailleurs un programme de revendications immédiates sans poser la question de la propriété des banques, du commerce, des industries. Dans le contexte actuel, les revendications pratiques immédiates (services publics, salaires, allocations...) sont impuissantes et échouent s'il n'y a pas de volonté de combattre et transformer le système, d'exproprier les banques, les gros actionnaires, de transformer le régime de propriété.

Syrisa s'est fait élire avec 35 % des voix sur un programme extrêmement volontariste : on annule la dette, le mémorendum, on ne reconnaît pas la Troïka. Mais depuis l'élection de Syrisa et d'Alexis Tsipras, il y a un milliard d'euros qui quitte la Grèce chaque semaine. La grande bourgeoisie, la classe capitaliste, a fait le choix de discréditer le gouvernement, de couler ce gouvernement et cette politique issus de la souveraineté du peuple. Le FMI, la Commission Européenne, la BCE veulent axphyxier le pays. « Si vous osez augmenter le SMIC, nous on vous étranglera en vous coupant l'accès au crédit, en asséchant les banques ». Le gouvernement a le dos au mur.

Il est placé devant un choix difficile :

Ou il capitule, ce ne sera pas la première fois.

Ou il se tourne vers les travailleurs grecs en leur disant : « nous avons été élus sur la base d'un programme de réformes sociales. On ne demandait pas la lune. Une petite catégorie (15000-20000 personnes à l'échelle de Grèce) a tellement de pouvoir que cette infime minorité peut empêcher un gouvernement démocratiquement élu sur un programme clair d'appliquer son programme. Aidez-nous à tenir bon face à l'oligarchie capitaliste, aidez nous à exproprier cette classe de parasites qui ne pensent qu'à échapper à l'impôt en bénéficiant des paradis fiscaux ».

Comment ce petit pays peut s'en sortir autrement ?

Les apologistes du capitalisme si on leur parle du marxisme prennent un air narquois et nous disent : c'est démodé, c'est une idéologie du XIXe siècle.

Pourtant, quand Marx a développé sa théorie, le capitalisme n'était pas un système mondial : cela n'existait pleinement et presque à l'état pur qu'en Grande-Bretagne. En 1848, Marx, qui était un penseur de génie, prévoyait déjà que ce nouveau système se développerait au point de réunir l'humanité en une seule unité économique. Son petit Manifeste du Parti Communiste, un livret de 50 pages, donne des clefs de compréhension de toute l'histoire des 150 ans qui succèdent. Tout est dit : la division mondiale du travail, une classe de grands propriétaires du capital de plus en plus riche, une paupérisation de la grande majorité de l'humanité, le développement du salariat. Aujourd'hui, 86 % des français sont des salariés ou aimeraient l'être. Marx a aussi théorisé les crises périodiques de surproduction. Par son développement, il a montré que le capitalisme développerait des techniques, le salariat : qu'il avait dans un premier temps des effets progressistes. Mais qu'à un certain stade les technologies sont amenés à se retourner contre la population si elles ne sont pas entre de bonnes mains, au service du travail affranchi plutôt que du capital, au service de l'intérêt général ».

« Aujourd'hui, l'analyse de Marx par rapport au capitalisme est validée. Par contre, il n'a pas tout dit, tout prévu, notamment ce problème qui est le nôtre, celui de la prise de pouvoir. Karl Marx ne pouvait pas prévoir le phénomène du stalinisme, le léninisme. Le capitalisme par son développement jetait les bases du société communiste future. C'était la grande œuvre progressiste du capitalisme. Adam Smith avait déjà parlé d'un mouvement d'uniformisation des conditions de vie au niveau de l'humanité avec le mouvement historique du capitalisme. Entre 1945 et 1975, on a produit plus de biens que dans toute l'histoire de l'humanité antérieure : Marx avait aussi parlé d'une « immense accumulation de marchandises » à l’œuvre dans le développement du capitalisme, et à son époque elle n'avait rien à voir avec ce que l'on connaît ».

« La mission centrale du PCF, ce n'est pas de bien figurer aux élections, même si c'est important, c'est d'aider à la prise de conscience du peuple, de la classe ouvrière, pour s'émanciper du système capitaliste. Montrer que nous n'avons pas les mêmes intérêts que cette classe de parasites qui refoule la société en arrière. Sortir de ce miracle de la servitude volontaire et se dire que « les grands ne paraissent grands que parce que nous sommes à genoux ». Pour cela il faut aussi un retour critique sur l'expérience historique de la prise de pouvoir communiste, avec une analyse marxiste et progressiste de ses échecs et de ses impasses : dictature militaire, bureaucratique, corruption. Analyser la révolution et sa dégénérescence ». « Ne surtout pas céder au Front National la position de ceux qui prônent le changement radical de la société ».

« Etre clairs et cohérents sur nos objectifs de transformation ».

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 15:04

http://www.franceculture.fr/emission-la-suite-dans-les-idees-le-pen-tel-pere-telle-fille-le-simple-ravalement-semantique-d-un-pa

Interview de Cécile Alduy, l’une des auteurs d'un livre sur le décryptage du discours frontiste

à partir de l’analyse de 500 discours, textes etc… du père et de la fille… (belle performance!!)

L’entretien est passé samedi 28 sur France-Culture. Il dure 28 mn.

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 08:13


Les candidats Front de Gauche du Finistère aux départementales, réunis à Quimper le samedi 28 février 2015, ont décidé d'un rassemblement à Châteaulin mardi 3 mars à 18H devant la permanence du député Richard Ferrand rapporteur de la loi MACRON .
Nous tenons à alerter les citoyens des dangers de cette loi antisociale qui ne profitera qu"au patronat, au détriment des travailleurs .
Nous refusons cette remise en cause des droits sociaux si chèrement acquis .
Cette loi est indigne d'un gouvernement dit de gauche.
Nous sommes porteurs d'autres choix permettant à chaque être humain de vivre décemment et harmonieusement de la naissance à la mort.
Les richesses existent pour atteindre cet objectif: il faut simplement avoir le courage politique de s'attaquer aux privilèges des puissants de ce monde.

A partir de Morlaix, un co-voiturage est organisé à 17h au parking de la place René Cassin, devant le Poulliet.

Appel du Front de Gauche à un rassemblement devant la permanence de Richard Ferrand, le rapporteur de la loi Macron, le mardi 3 mars à 18h
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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 08:02

Quand les graphistes du Front de Gauche Morlaix créent le tube de l'année qui va vous trotter dans la tête si vous l'écoutez plus de deux ou trois fois. De là à ne plus pouvoir redescendre de la lune...

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