Une chanson déchirante de beauté écrite par Jean Renoir, interprétée par Cora Vaucaire, puis par Daniel Darc, dans son dernier album, posthume.
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Une chanson déchirante de beauté écrite par Jean Renoir, interprétée par Cora Vaucaire, puis par Daniel Darc, dans son dernier album, posthume.
Lu ce matin sur la page Facebook de Pascal Bavencove "Histoire Populaire", ce magnifique hommage de Robert Clément à Allain Leprest, que Lucienne et Jean-Marc Nayet nous ont fait découvrir avec bonheur tant ses chansons et sa voix sont belles et poignantes.
" Il y a 5 ans, le 15 août 2011, Allain Leprest est parti
Le chanteur et poète s’est donné la mort à Antraigues-sur-Volane dans les collines d’Ardèche. Il chantait le cœur des hommes, leurs espoirs et leurs fêlures.
Il a décidé de partir et d’écrire lui-même le mot fin. Allain Leprest, Allain, s’est donné la mort dans la nuit de dimanche à lundi, là-bas, dans les collines d’Ardèche à Antraigues-sur-Volane, oui, l’Antraigues de Jean Ferrat. On le savait bien qu’il y avait chez lui une souffrance, une croix d’athée portée dans les bistrots, avec l’alcool, puis le combat contre la maladie dont il semblait sorti vainqueur, plus fort, comme on dit un peu bêtement, que ce qui ne l’avait pas tué.
l’amour de la vie et la douleur de vivre
Il était né à Lestre (Manche), dans le Cotentin, il y a cinquante-sept ans, près de la mer dont ses yeux semblaient avoir pris la couleur, à quelques kilomètres de Barfleur, de Saint-Vaast-la-Hougue. Le Cotentin, ce bout du monde qu’il a chanté. « Janvier, le Cotentin/Toute la côte est blanche/Et sa tête de chien/Hurle contre la Manche. » Il avait grandi près de Rouen et de cette autre côte normande qu’il aimait. Comme on le comprenait quand il parlait de Dieppe, du cimetière de Varangeville sur la falaise, de la tombe de Georges Braque. On le savait bien qu’il y avait chez lui, indissociables, l’amour de la vie et la douleur de vivre, quand il semblait chuchoter, confier serait plus juste, des mots ciselés comme des pierres, comme des secrets. Ces mots qui avaient fait dire à Claude Nougaro, qui s’y connaissait, qu’il était « l’un des plus foudroyants auteurs de chansons qu’il ait entendus au ciel de la langue française ».
Poète de l’intime et chanteur engagé, ou l’inverse disait-on. Cela ne veut pas dire grand-chose. Allain Leprest était communiste, depuis sa jeunesse, après son CAP de peintre en bâtiment, mais ce n’est pas cela qu’il chantait. Non, comme les plus grands, comme Villon, comme Verlaine, comme ses grands aînés de la chanson française, il chantait le cœur des hommes comme en écho aux vers d’Aragon : « Rien n’est jamais acquis à l’homme. Ni sa force/Ni sa faiblesse ni son cœur. Et quand il croit/Ouvrir ses bras, son ombre est celle d’une croix. »
Tous ceux qui le connaissaient, qui l’écoutaient, ne doutaient pas qu’il fût un artiste rare. Ses pairs l’avaient bien compris qui, pour son CD Chez Leprest en 2007, sur les arrangements de son complice et ami de longue date Romain Didier, avaient repris quinze de ses chansons. Daniel Lavoie, Jacques Higelin, Loïc Lantoine, Hervé Vilard, Enzo Enzo, Olivia Ruiz, Sanseverino, Michel Fugain, Jean Guidoni… Belle équipe. Il avait aussi accumulé les prix et les distinctions. Révélation du printemps de Bourges en 1985, trois fois primé par la Sacem, la dernière en 2009 pour le grand prix des poètes. Deux fois grand prix de l’académie Charles-Cros, dont la dernière, pour l’ensemble de son œuvre…
C’est avec une profonde émotion que ceux qui connaissaient l’homme et le poète ont appris sa disparition. Son cœur d battait pour la liberté, la fraternité, la justice… À chaque rencontre, la chaleur de sa voix profonde, une voix blessée, et la luminescence de ses yeux bleu océan vous saisissaient .
Allain Leprest avait chanté sur la grande scène de la Fête de l’Humanité qu’il ne manquait pas. Il y a un peu plus d’un an, il avait accepté d’être l’invité de la semaine du journal, dont il était un lecteur attentif. Il avait écrit avec rigueur sur la chanson, laissant selon ses mots « aux plumes pertinentes, le soin de traiter d’autres champs de joie, de colère et de raison ». Sauf que parlant de chanson, il parlait du monde et des hommes qu’il a choisi de quitter".
Ajoutée le 20 juin 2016 Enregistré le 7 mai 2016 à Plougonven (29) Filmé sur le viaduc le 19 juin 2016 à Morlaix (29). Textes : Anne Caradec
La belle et aérienne nouvelle chanson d'Anne Caradec interprétée par Christophe Ducourant... Un clip original aussi, tourné sur le Viaduc de Morlaix.
Ajoutée le 25 mars 2016
Filmé à Morlaix et Plougonven ( 29 ) le 19 mars 2016.
Texte : A. Caradec
Musique : Ch. Ducourant. S. Floch. S. Hébréard
Arrangements : KENAVO GOODBYE
Belle chanson, beau clip! Paroles Caradec-Ducourant - clip Anne Caradec, Léo Daviliers, Cyril Deleau, Stephane Chartrain - chanteur: Christophe Ducourant, musiciens: Stephane Hébréard et
Décor : son appartement de Saint-Malo, un joyeux bazar, entre livres et curiosités. Elle y passe du temps, régulièrement. Elle aime l'intra-muros mais n'y va jamais, trop de touristes. Brigitte Fontaine ne s'en laisse pas conter ! Cash dès le départ : pas de question sur sa vie privée et pas de photo. Duale et coquette, la fantasque iconoclaste chanteuse et écrivain accorde finalement la photo. Elle se livre aussi, un peu, en quelques ellipses. Pas question de parler d'âge. Elle n'en a pas. « J'ai 20.000 ans et (citant Baudelaire), je suis de tous les temps et de tous les univers », prévient la chanteuse qui est née à Morlaix (29), le 24 juin 1939.
Poétesse à la rigueur, oui mais surtout pas écrivain-e ou auteur-e. « Une connerie infâme, dit-elle. Je n'ai jamais été encartée dans quoique ce soit mais je suis solidaire de toutes les femmes, à part peut-être Madame Thatcher. On dit bien une antilope, une gazelle ou une girafe même s'ils sont de sexe mâle. Ah mais ! ».
« Presque tout ce que je fais, avant que ce soit pour moi, c'est pour les femmes, poursuit-elle. Pour apporter une pierre supplémentaire, pour qu'on sache que ce sont des créatrices ». Son appartement donne sur la mer mais c'est un « compromis ». Elle, elle aime la Bretagne, son mari, la mer. La vraie Bretagne, pour elle, c'est là ou on parle breton. « J'ai horreur de la mer, mais je ne m'en rappelais plus ». Pourtant, sa chanson préférée, c'est celle de Léo Ferré « La mémoire de la mer »... Morlaix reste sa ville de coeur. Son coin, c'est la rue du Mur, là où elle est née, près de la maison d'Anne de Bretagne et de la place Allende. « Je suis très fière qu'il y ait une place de ce nom à Morlaix ».
Brigitte Fontaine fume « comme une damnée », affirme-t-elle. Elle se lève même la nuit pour tirer sur sa cigarette. C'est aussi la nuit qu'elle écrit. La veille encore, elle travaillait à son prochain roman. Il s'appellera « La gifle du défunt » et se passe « partout ». Pas de pitch, surprise ! « Je me sens un peu libre quand j'écris, c'est dans la joie, l'euphorie et l'effort aussi, évidemment ». Celle qui a été promue commandeur des arts et des lettres en 2014 a écrit plus d'une quinzaine d'ouvrages. Ceux qu'elle aime le plus, c'est la pièce de théâtre « L'inconciliabule », jouée avec Areski Belkacem, « Paso Doble » (Flammarion) et « Les hommes préfèrent les hommes » (Flammarion).
« Les soi-disant islamistes n'ont rien d'islamiste, s'exclame-t-elle. Je ne peux pas supporter les termes radicaux ou intégristes. Ce sont des fous, des égarés, des assassins ». Le livre à paraître au printemps renferme des maximes illustrées par le dessinateur Alfred. Comme celle-ci : « Nouvel attentat à Paris, Brigitte Fontaine attente à ses jours, damned, encore raté ». Ce qui la révolte ? « Ce qu'on appelle le racisme, un terme impropre, car il n'y a qu'une seule race humaine. La discrimination me rend enragée, les prisons aussi ». La nuit s'annonce et l'interview se termine, Brigitte Fontaine est déjà loin, bercée par ses volutes de fumée. Le lendemain, elle rentrait à Paris.
Quand les graphistes du Front de Gauche Morlaix créent le tube de l'année qui va vous trotter dans la tête si vous l'écoutez plus de deux ou trois fois. De là à ne plus pouvoir redescendre de la lune...
Deux des graphistes bénévoles du Front de Gauche Morlaix, Christophe Ducourant et Stephane Hébréard, ont plusieurs tours dans leur sac et dons à faire valoir, notamment en matière de chanson et de musique.
Une chanson triste et tendre à découvrir, avec un clip étonnant et très esthétique...
Paroles, interprétation et clip: Christophe Ducourant, Anne Caradec - Arrangement musical: Christophe Ducourant, Stephane Hébréard
https://www.youtube.com/watch?v=8jaGN16KSR4
L'Humain d'abord
Rendons Morlaix aux morlaisiens
Rendons Paris, aux parisiens
Rendons les villes aux citoyens
Et prenons notre vie en main
Donnons le choix aux habitants
Ecoutons-nous attentivement
Ensemble, rendez-vous est pris
Unissons nos vies pour la vie
Nous on met l'humain d'abord
Nous on met l'humain d'accord
Chacun agit comme un ressort
Le coeur vaut bien plus que de l'or
Nous on place l'humain d'abord
Nous on met l'humain d'accord
L'humanité dans le décor
La solidarité, encore!
Ecoute les maux de tes voisins
Qu'ils ne soient plus seuls dans leur coin
Votons l'intérêt général
Bottons le cul au Capital
Unissons nos forces communes
Ne travaillons plus pour des prunes
Voter ne demande qu'un effort
Pour transfigurer le décor
Nous on met l'humain d'abord
Nous on met l'humain d'accord
Chacun agit comme un ressort
L'amour vaut bien plus que de l'or
Nous on place l'humain d'abord
Nous on met l'humain d'accord
L'humanité dans le décor
La solidarité, encore!

Víctor Lidio Jara Martínez (193261973) était un chanteur auteur-compositeur-interprète populaire chilien.
Membre du Parti communiste chilien, il fut l'un des principaux soutiens de l'Unité Populaire et du président Salvador Allende. Ses chansons critiquent la bourgeoisie chilienne (Las Casitas del Barrio Alto, Ni Chicha Ni Limona), contestent la guerre du Viêt Nam (El Derecho de Vivir en Paz), rendent hommage aux grandes figures révolutionnaires latino-américaines (Corrido De Pancho Villa, Camilo Torres, Zamba del Che), mais aussi au peuple et à l'amour (Vientos del pueblo, Te recuerdo Amanda).
Arrêté par les militaires lors du coup d'État du 11 septembre 1973, il est emprisonné et torturé à l'Estadio Chile (qui se nomme aujourd'hui Estadio Víctor Jara) puis à l'Estadio Nacional avec de nombreuses autres victimes de la répression qui s'abat alors sur Santiago. Il y écrit le poème Estadio de Chile qui dénonce le fascisme et la dictature. Ce poème est resté inachevé car Víctor Jara est rapidement mis à l'écart des autres prisonniers. Il est assassiné le 15 septembre après avoir eu les doigts coupés par une hache.
Après avoir été enterré semi-clandestinement le 18 septembre 1973, il est enterré le 5 décembre 2009 (après 3 jours d'hommage populaire) dans le Cimetière Général de Santiago lors d'une cérémonie à laquelle assistèrent sa veuve Joan Turner et leurs deux filles Manuela et Amanda, l'ancienne présidente du Chili Michelle Bachelet, et plus de 5000 personnes.
Après un parcours à travers les différents quartiers de Santiago, les restes du chanteur furent apportés au Memorial de Detenidos Desaparecidos, pour une cérémonie intime où sa famille lui a rendu hommage, avant que Victor Jara ne soit enterré au Cimetière Général. Certaines de ses chansons les plus connues, comme Te recuerdo Amanda ou Plegaria a un labrador, ont été entonnées par le public présent[2].
http://www.youtube.com/watch?v=U1VxD6boMdg
http://www.youtube.com/watch?v=ofdnUcu-_3c
| Julos Beaucarne - Lettre à Kissinger |
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{Parlé:} Il y a des centaines de silences qui assassinent Pendant des siècles et des siècles Nos oreilles sont là pour nous tenir éveillés Il y a des réveille-matin qui sonnent comme des clairons Il y en a peu qui chantent des berceuses Je veux te raconter, Kissinger, L'histoire d'un de mes amis Son nom ne te dira rien Il était chanteur au Chili Ça se passait dans un grand stade On avait amené une table Mon ami qui s'appelait Jara Fut amené tout près de là On lui fit mettre la main gauche Sur la table, et un officier D'un seul coup avec une hache Les doigts de la gauche a tranchés D'un autre coup, il sectionna Les doigts de la dextre et Jara Tomba, tout son sang giclait Six mille prisonniers criaient L'officier déposa la hache Il s'appelait p't-être Kissinger Il piétina Victor Jara "Chante !" dit-il "Tu es moins fier" Levant les mains vides des doigts Qui pinçaient hier la guitare Jara se releva doucement "Faisons plaisir au commandant" Il entonna l'hymne de l'U De l'Unité Populaire Repris par les six mille voix Des prisonniers de cet enfer Une rafale de mitraillette Abattit alors mon ami Celui qui a pointé son arme S'appelait peut-être Kissinger Cette histoire que j'ai racontée, Kissinger, ne se passait pas En quarante-deux mais hier En septembre septante-trois |