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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 12:21

C'était hier la grande manifestation nationale (et même internationale) pour interrompre le projet d'aéroport à Notre-Dame des Landes et condamner la répression policière visant à expulser les habitants de la Zone d'Activité Différée, autrement appelée la ZAD, Zone à défendre.  40 000 manifestants sont venus soutenir les résistants à la construction de l'aéroport et à l'expulsion de cette partie du bocage nantais: ce fut un incontestable succès. L'opposition à ce projet défendu bec et ongle par Ayrault et Hollande grandit, cristallisant les mécontentements et les envies d'en découdre. Cela paraît même un peu irrationnel quoique compréhensible de voir comment le refus de l'aéroport mobilise bien plus efficacement certaines personnes qui partagent nos valeurs et nos préoccupations sociales et de remise en cause du capitalisme que le refus de l'austérité, du TSCG, aux conséquences pourtant bien plus importantes et dramatiques.

C'est sans doute que cela apparaît comme un combat gagnable, qui symbolise pour un certain nombre de gens, de jeunes notamment, mais pas seulement, le refus du système que perpétuent sans état d'âme les socialistes au pouvoir: délégation de pouvoir; puissance des multinationales; productivisme pour aller chercher la croissance à tout prix, sans se soucier de la terre, de l'avenir, et des inégalités; désir de passer à la postérité en betonnant; fascination pour la vitesse; désir de mise en concurrence généralisée des territoires et d'intégration toujours plus avancée dans la mondialisation capitaliste; indifférence à la petite agriculture, aux alternatives locales au système dominant de vie, de production, d'échanges, de consommation.    

En Bretagne, en Loire-Atlantique et en Vendée, la mobilisation populaire contre ce projet d'infrastructure de grande dimension coûteux pour le contribuable, l'environnement et le maintien des terres agricoles, est extrêmement importante, à la hauteur de la révolte suscitée chez beaucoup de simples citoyens par la mise au service d'un appareil répressif impressionnant pour déloger des militants écologistes, altermondialistes, libertaires et anti-capitalistes soutenus par des paysans et une partie de la population locale de toute opinion politique afin de faire échec au défrichage anticipé des terres par la Société Aéroports du Grand Ouest (Vinci).

 

A Morlaix, un car de 65 personnes et de nombreuses voitures particulières sont partis pour réoccuper le temps d'une journée la ZAD de Notre-Dame des Landes et dire non à l'Ayraultport. Parmi ces opposants à l'aéroport de Notre-Dame des Landes, il y a plusieurs sympathisants et militants du Front de Gauche qui, comme Jean-Luc Mélenchon, comme les directions nationales de toutes les organisations qui composent le Front de Gauche, sauf celle du Parti Communiste, considèrent que ce projet, symbole de logique capitalistes et productivistes à combattre, est inutile, nuisible, insensé, gaspilleur, pour reprendre l'argumentaire d'un tract contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes cosigné par la FASE, la Gauche anticapitaliste, le Parti de Gauche, les Alternatifs.

 

Un projet inutile car une modification de l'aéroport actuel de Nantes, très bien noté par l'aviation civile (classé catégorie A, ne demandant pas d'attention particulière) et loin de la saturation en vols (il ne fonctionnerait qu'au tiers de ses possibilités), est possible pour résoudre les problèmes tels que le survol permanent de la ville de Nantes. 

Dans le projet présenté par Vinci, les deux pistes du nouvel aéroport auraient la même longueur (2900 mètres) que celle, unique de l'aéroport actuel, ce qui ne permettrait pas à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes de revendiquer le statut de grand aéroport international.

L'aérogare prévu à Notre-Dame des Landes est conçu pour accueillir environ 4 millions de passagers par an, celui de l'aéroport Nantes-Atlantique peut en accueillir tout autant, et accueille réellement 3,3 millions de personnes en mouvement par an (décolage ou atterrisage), contre 17 millions/an par exemple à San Diego qui dispose d'une piste d'importance égale. 

Les arguments de Jean-Marc Ayrault et des défenseurs du projet (Auxiette, le Drian, les élus PS, UDB, PCF de Nantes) pour soutenir le transfert de l'aéroport sont, outre le soutien à la croissance économique de la région et le développement de l'emploi, la réduction des risques impliqués dans le passage à basse altitude d'avions au-dessus de l'agglomération nantaise et la réduction des nuisances sonores. 

Sur le site du Collectif Morlaix doit dire Non à Notre-Dame des-Landes (nddl.morlaix.overblog.com) on énumère quelques faits qui relativisent la portée de ces arguments.

Selon un groupe de pilotes opposé à Notre-Dame-des-Landes, il existe un système de guidage très perfectionné qui permettrait aux avions de ne pas survoler Nantes avant d'atterrir à Nantes Atlantique. Le coût de cet outillage, connu depuis longtemps et dont on aurait fait la proposition d'équiper l'aéroport de Nantes Atlantique, n'est que de 10 millions d'euros, 40 fois moins que le coût du nouvel aéroport et cependant, pour l'instant, on ne s'est pas donné les moyens d'en doter Nantes-Atlantique. Comment l'expliquer si on est tant attaché à la sécurité et à la réduction des nuisances sonores?

Par ailleurs, ces nuisances sonores sont, je le dis d'expérience, ayant habité deux ans à Nantes, très réduites au centre-ville de Nantes, plus fortes au sud de Nantes probablement, mais la collectivité a investi dans des aides à l'insonorisation des logements, comme le remarquait le week-end dernier une conseillère régionale Front de Gauche opposée à Notre-Dame-des-Landes sur le journal de 13h de France Inter

Alors que l'agglomération nantaise se développe dans toutes les directions, l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne se trouve qu'à quelques kilomètres au nord-ouest de Nantes, ce qui veut dire aussi que les problèmes de circulation routière autour et à l'entrée de Nantes, déjà considérables, seront amplifiés de ce côté. L'économie des communes de la périphérie sud de Nantes et celle de la Vendée pourrait également souffrir de ce transfert.

 

Il semble que les vraies motivations du transfert de l'aéroport, sans même évoquer la théorie du complot affirmant que les élus se sont mis au service de la multinationale Vinci (qui a reçu la concession de l'aéroport en juillet 2010), sont d'ordre économique et tendent à la volonté de métropolisation de Nantes pour en faire une capitale économique, débordant éventuellement sur Rennes grâce à l'aéroport et une ligne à grande vitesse Nantes-Rennes, une capitale économique insérée dans la mondialisation et jouant sa partition dans la mise en concurrence des territoires. Les milieux d'affaires de l'Ouest sont semble t-il majoritairement pour la construction de cet aéroport. Pourtant, avec les lignes TGV Paris-Brest, Paris-Quimper via Nantes et Rennes, et le réseau de voies rapides, on ne peut plus dire que la Bretagne est enclavée, et ces lignes TGV ont également été conçues pour relier rapidement aux aéroports parisiens de dimension internationale.

 

Une partie du problème est, me semble t-il, que les élus des Régions Pays de Loire et Bretagne se sont engagés dans des promesses de travaux et de partenariats publics-privés qui, à leur sens, vont apporter du boulot un certain temps, planifications de dépenses, maîtrises d'oeuvre et concessions qui rendent difficiles les reculades, d'autant que

les sociétés ont pu obtenir des contrats en échange d'autre chose (services à la population, etc...).

Il se pourrait aussi que la mairie de Nantes,et les promoteurs projettent de récupérer les terrains de l'aéroport de Nantes Atlantique pour construire de nouveaux logements dans une agglomération qui a déjà connu une croissance extrêmement forte ces 10 dernières années, avec des prix de l'immobilier atteignant des sommets.  

 

Est-il raisonnable de construire cet aéroport, même s'il générait un certain temps des centaines d'emplois nouveaux voire durablement un développement économique et urbain encore plus important de Nantes, avec ce que l'on sait de l'accentuation des déséquilibres entre des grandes villes intégrées dans l'économie capitaliste mondialisée et les campagnes, ce que l'on sait de l'ampleur de la diminution des terres agricoles (l'équivalent d'un département dévoré par la construction et l'urbanisation tous les 7 ans en ce moment), ce que l'on sait de l'érosion de la biodiversité dont les zones humides sont un conservatoire, ce que l'on sait surtout des actuelles et prochaines flambées du pétrole (lors du débat public sur l'aéroport de 2002, le baril de pétrole plafonnait à entre 30 et 40 dollars, il monte aujourd'hui à 125 dollars)  et de la gravité du réchauffement climatique accéléré dû à l'émission de gaz à effet de serre, dont les avions sont d'énormes consommateurs? A mon avis, non, évidemment.  

 

Le Grenelle de l'environnement en 2007 avait d'ailleurs établi l'objectif sage et minimum de ne pas augmenter la capacité aéroportuaire de la France: Notre-Dame-des-Landes serait le 146ème aéroport en France, quand l'Allemagne en dispose du tiers et le Royaume-Uni du quart. Est-ce que le modèle des vacances en voyage organisé à 150 ou 200 euros la semaine en Tunisie, au Maroc et en Turquie, que porte la croyance en une augmentation continue du nombre d'usagers des compagnies aériennes et des aéroports de province, est viable? Je ne le crois, car, indépendemment même du coût des voyages qui risque d'augmenter, même avec les compagnies low-costs sacrifiant la sécurité, le confort, les salaires et les droits sociaux des personnels, c'est un mode de voyage introduisant un rapport factice à l'exotisme qui contribue à saccager l'environnement, les relations sociales, et à introduire trop de dépendance vis à vis du tourisme dans les pays du sud. La civilisation du loisir, un grand progrès, d'ailleurs menacé par l'érosion du pouvoir d'achat due à la crise et la reconquête progressive de leur toute puissance sur les hommes par le patronat et la finance, doit se construire sur d'autres bases que celle de la consommation hédoniste privée de sens humain. 

Pour les communications internes à la France, il m'apparaît de loin préférable de développer le réseau ferroviaire et de le rendre moins onéreux pour qu'il soit vraiment accessible à tous comme devrait l'être un service public utile écologiquement, de réfléchir aussi au développement plus important du transport collectif routier, plutôt que de chercher toujours la plus grande vitesse et le raccourcissement des effets des distances pour les besoins du monde économique, en investissant à chaque fois des millions d'argent public du contribuable pour des bénéfices qui sont souvent récupérés essentiellement par une minorité aisée.  

 

"C'est un projet nuisible, dit pour résumer, le tract cité des organisations du Front de Gauche, et je m'accorde avec son argument, parce ce qu'il va bétonner plus de 2000 hectares de terres préservées et nourricières, à quelques kilomètres de Nantes. Les surfaces agricoles disparaissent à grande vitesse dans notre pays; les zones humides sont de précieuses réserves de biodiversité; le déclin à terme des vols de courte et moyenne distance est une conséquence du pic de production du pétrole et des impératifs de la lutte contre l'effet de serre. Un tel projet est inconcevable en pleine crise écologique".

  

C'est un projet "insensé, poursuit le texte avec des mots excessifs, parce que, au niveau de l'emploi, il ne ferait que déplacer des populations, augmentant le déséquilibre Nord Loire/ Sud Loire, et détruirait tout un réseau d'emplois liés à l'agriculture (au moins 600). Quant aux emplois liés à la construction, si tant est qu'ils puissent être locaux, ils seraient plus avantageusement créés en construisant des logements, des collèges ou autres structures de santé répondant à des besoins réels et urgents de la population."

  

C'est un projet "gaspilleur" disent ces opposants du Front de Gauche, car "en pleine période de restriction budgétaire et de mise en place de l'austérité institutionnelle par le vote inique du TSCG, le PS s'acharne à vouloir construire cet aéroport, qui ne servira qu'à engraisser le groupe Vinci...".  

En réalité, les investissements des collectivités locales (115 millions) et de l'Etat (130 millions), donc du contribuable, ne semblent pas si importants comparés à l'ampleur de l'infrastructure, le groupe Vinci prenant dans le plan de financement les 2/3 des travaux à sa charge, mais c'est aussi ce qui pose problème, car Vinci ne vient pas là pour rien. Il voudrait faire du fric avec cet aéroport et le fera grâce à l'argent investi par le citoyen. On connaît la chanson: socialisation des investissements et des pertes, privatisations des profits. Vinci nous la joue chaque jour sur les autoroutes que la multinationale a en concession. Par ailleurs, si les travaux coûtent plus cher que prévu, ce sera probablement encore la collectivité qui mettra la main à la poche? Et n'y avaient-il pas d'autres priorités pour l'Etat et les collectivités que cet investissement dans cette infrastructure non indispensable? Par exemple, rénover, moderniser, maintenir les hôpitaux, les écoles. Réaménager les prisons pour les rendre plus humaines. Développer le transport en commun de proximité. Construire des logements sociaux. Soutenir un vrai droit à la compensation de la perte d'autonomie et du handicap pour tous.  

 

Nous n'avons pas assez approfondi le débat (seulement amorcé) à la dernière AG du Front de Gauche Morlaix pour prendre une position commune et savoir s'il fallait le faire. C'est donc en mon nom personnel que je m'exprime.

 

Néanmoins, je sais qu'à l'intérieur du PCF, malgré la position des élus communistes de Nantes et de Loire-Atlantique (non unanime au Conseil Régional des pays de Loire apparemment) pour l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, plusieurs camarades sont également dubitatifs, sceptiques, voire franchement opposés à ce projet, sans pour autant dire que les arguments sont univoques, ni soupçonner la bonne foi et le souci de l'intérêt général de ceux qui sont pour. Sans non plus partager la fibre "anti-Etat" et "anti-infrastructure près de chez soi" ni les rapprochements un peu faciles avec le combat du Larzac et de Plogoff, rapprochements qui ne peuvent tenir lieu d'argument, de certains opposants au projet.

 

Il y a 15 jours, le Front de Gauche du Morbihan a pris position contre le projet avec des mots qui me paraissent justes, hormis les doutes sur le caractère démocratique de la décision de construire l'aéroport (je ne parle pas de la concession à Vinci), car les élus ont porté ce projet depuis longtemps dans leur programme, et ont été réélus confortablement (pas pour cette seule raison évidemment), Notre-Dame-des-Landes ne suscitant sans doute pas une opposition majoritaire ou farouche dans la région de Nantes. Voici la déclaration partiellement retranscrite par le Ouest-France le samedi 3 novembre:

 

" Le Front de Gauche du Morbihan "condamne sans réserve la brutalité exercée à l'encontre des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Rien ne peut justifier cette urgence et cette brutalité, d'autant que des recours  suspensifs sont encore en cours d'instruction. Nous apportons notre soutien aux habitants expulsés et réaffirmons notre exigence d'un nouvel examen de ce projet inutile et imposé qui va contribuer à accentuer encore l'austérité pour la population".   

 

Les PCF du Morbihan, de Vendée et de Maine et Loire ont également pris position contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes tout comme très récemment la section PCF de Quimper-Fouesnant-Briec.

 

Je vous propose à ce titre d'aller voir leurs arguments sur leurs sites:

 

http://pcfvendee.elunet.fr/

 

http://pcf.quimpercornouaille.over-blog.org/article-notre-dame-des-landes-declaration-de-la-section-pcf-briec-fouesnant-quimper-112472025.html

 

 Voici aussi également d'autres accès aux arguments contre l'aéroport de Notre-Dame des Landes (communiqués par notre camarade du Front de Gauche Franck Simonnet) pour ceux qui veulent s'informer sur le sujet:
- l'argumentaire de l'ACIPA: http://acipa.free.fr/Savoir/savoir.htm
- l'étude réalisée par les élus opposés à l'aéroport: http://aeroportnddl.fr/articles.php?lng=fr&pg=422
- les émissions Là-bas si j'y suis consacrées au sujet: http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2590
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2591

 

Ismaël Dupont.   

 

          

   

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 15:34

Affiche-26-sept-2012-Format-A4-coul-pour-mail.jpg

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 18:39
L'Association France Palestine Solidarité reçoit à Brest le 26 septembre Salah Hamouri.
Ce jeune homme, étudiant franco-palestinien, vient de passer sept longues années dans les prisons israéliennes, condamné par un tribunal militaire pour de supposées intentions hostiles à l'encontre d'un rabbin d'extrême-droite. AUCUNE preuve n'a jamais été produite, malgré tous les efforts des militaires israéliens.
Les associations de défense des droits des Palestiniens, le PCF et le journal l'Humanité n'ont cessé d'alerter sur cette injustice et de réclamer sa libération quand la plupart des médias ne s'intéressait qu'à Gilad Shalit, le soldat retenu prisonnier et otage par le Hamas dans la bande de Gaza.  
Salah-Hamouri.jpg
 
Enfin libéré en décembre dernier, Salah Hamouri, à l'invitation de l'AFPS, fait une tournée en France, afin de témoigner.
Il sera dans la salle des conférences de la mairie de Brest le mercredi 26 septembre pour une soirée d'une grande importance politique et humaine, débutant à 18h pour la projection de films, de la restauration et se poursuivant à 20h par une conférence. Il s'agit de droits humains et de droit international, valeurs que nous défendons ensemble.



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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 16:48

Le 1 er août 2012, le tribunal de commerce de Quimper a décidé d’autoriser la mise en

liquidation du « pôle frais » du Groupe volailler Doux, ainsi que le maintien de la période

d’observation jusqu’au 9 octobre pour les autres sociétés du Groupe.

Rien de justifie la liquidation du « pôle frais ».Celui-ci est fortement imbriqué dans les autres

activités. Il ne suffit pas d’affirmer qu’il n’est pas rentable, il faut le démontrer. Comment peut-on affirmer que le « pôle frais n’a pas d’avenir alors que la France importe 40% des volailles qu’elle consomme ? C’est aberrant.

Rien ne justifie que le Procureur de la République, représentant de l’intérêt général, n’ait pas

fait appel de la décision du tribunal de commerce du 1 er août décidant cette liquidation. Cet Appel suspensif, contrairement à celui des représentants du personnel, aurait gelé le saccage de l’outil de production et permis la recherche une solution de reprise globale.

L’urgence aujourd’hui c’est d’obtenir de repousser la date envisagée pour l’arrêt de l’activité

du « pôle frais » et laisser une chance à la filière avicole et à ses salariés, laisser une chance à unesolution industrielle de reprise globale.

 

Les communistes ne laisseront pas casser l’industrie agro-alimentaire bretonne. Ils seront présents massivement devant le tribunal de commerce de Quimper mercredi 5 septembre 2012 -13 heures avec les salariés de Doux, les éleveurs et la population concernés.

 

Signé:  

La section PCF du Pays de Morlaix –Daniel RAVASIO

La Section PCF du Pays Fouesnantais-Denise BLANCHE

La Section PCF du Pays bigouden-Robert Le CLOAREC

La Section PCF de Rosporden-Annick LERAT-LAZARO

 

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 06:17

Vous pouvez retrouver la dernière vidéo mise en ligne sur le site de la section de Douarnenez du Parti communiste français, concernant le passage du bateau "Estelle" du projet, Un bateau pour Gaza.

La vidéo sur le site : http://douarnenez.pcf.fr/27499
Le lien direct si certain-e-s souhaiteraient publier cette vidéo son blog ou site : http://www.dailymotion.com/video/xsyttk_un-bateau-pour-gaza-l-estelle-de-passage-a-douarnenez
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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 20:50

COMMUNIQUE DEPARTEMENTAL DU FRONT DE GAUCHE DU FINISTERE

Le Front de Gauche remercie les électrices et électeurs qui ont porté leurs suffrages sur les valeurs de la Gauche alternative, combative et écologique.
Le calendrier et le mode de scrutin ont favorisé l'abstention et le vote utile en faveur du PS.

A partir des positions politiques que nous avons défendues dans les campagnes présidentielles et législatives, le Front de Gauche et ses candidats appellent à battre la Droite.

Le combat pour un véritable changement à Gauche dans notre pays ne fait que commencer, nous y prendrons toute notre place.

 
 Eric LE BOUR (PCF)

Jean-Marie DEGE (PG)

Alain REBOURS (GU)

Yannick HERVE (FASE)

 

bandeau Front De Gauche

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 05:50

Les résultats de ces législatives sont très décevants pour nous, même si nous portons les scores de la gauche de gauche plus haut qu'en 2002 et 2007, dans la mesure où nous ne sommes pas parvenus à fidéliser toute une partie des électeurs qui avaient donné leurs suffrages à Jean-Luc Mélenchon. La dynamique est clairement retombée de notre côté dans l'électorat : la campagne de Mélenchon avait réussi à créer de vrais espoirs de changement, mais sitôt les présidentielles passées, avec un score du Front de Gauche en-deçà de nos espérances , beaucoup d'électeurs qui ont voté Front de Gauche pour la première fois le 22 avril 2012 ont dû se dire hier que la messe était dite et se sont soit abstenus, soit ont voté pour le candidat de gauche le mieux placé pour l'emporter, dans une logique de second tour avant l'heure.   

Dans un contexte de crise globale du capitalisme, de méfiance vis à vis du système politique, de renforcement de l'autoritarisme européen et des plans de rigueur qui font payer les conséquences de la crise financière aux peuples, les 6,7% atteints par le Front de Gauche témoignent surtout de la réalité de la crise démocratique (perte d'espoir, résignation au bipartisme, sentiment que les jeux sont déjà faits avant l'élection, montée de l'extrême-droite) renforcée par un mode de scrutin et une inversion du calendrier électoral qui vérouillent l'élection pour renforcer les partis qui dans l'immédiat sont majoritaires: l'UMP et le PS. Lesquels disposent par alternance de tous les pouvoirs en ne représentant que 30% des électeurs.

Une forte abstention a sans doute eu lieu dans notre électorat du premier tour des présidentielles, abstention dont on a le sentiment que de manière générale elle profite au PS, et dans une moindre mesure à l'UMP et au FN, car l'électorat plus âgé, plus à droite et conservateur, participe de manière plus automatique au vote.    

Ces résultats globaux du Front de Gauche nous rendent assez peu capables dans l'immédiat de peser sur le PS et d'influencer de manière significative les orientations de la majorité présidentielle de François Hollande. Ils justifient que l'on conserve toute notre indépendance vis à vis du PS et de la politique menée par le gouvernement et que l'on s'attache dans les années à venir à bâtir patiemment les conditions de l'alternative en continuant à faire un travail d'éducation populaire, à enracinner le Front de Gauche sur le terrain et à l'élargir, à construire un modèle de société et un projet de dépassement crédible de cette société insupportable que les capitalistes nous ont bâti à l'échelle mondiale et nationale.  Il faudra être présent dans le mouvement social et ne rien céder à la rigueur sociale-libérale mais donner aussi des perspectives politiques à ce mouvement social en faisant connaître nos propositions alternatives et en n'hésitant pas à politiser avec les syndicats la lutte contre l'austérité.

On le voit au Canada, en Grèce, en Espagne, la révolte du peuple et son rejet du libéralisme peuvent faire irruption de manière soudaine et spectaculaire, à un moment imprévisible: ce sera au Front de Gauche de tenter d'être l'activateur et la boussole de cette révolte qui le débordera fatalement mais qui devra conduire, plutôt qu'au retour de l'ordre néo-libéral ou à la montée de l'extrême-droite, à une transformation profonde du système. 

 

Quels sont les résultats que le Front de Gauche enregistre dans le Finistère?

C'est Françoise Pencalet-Kérivel qui, dans la 7ème circonscription (Douarnenez), réalise le meilleur résultat du Front de Gauche finistérien, avec 6,77% des suffrages exprimés. Elle est en troisième position derrière le PS (44,76%), l'UMP (22%), et devant le FN (6,12%) et EELV (4,08%).

Jacqueline Héré, à Brest centre, réalise un score de 6,75% qui la place devant le Centre (4,85%), EELV (4,68%), mais derrière le FN (8,59%) malheureusement.

Marcel Tilly, dans la 8ème circonscription  (Concarneau) obtient 6,55% des suffrages et se place en 4ème position derrière le FN (9%) mais devant EELV (5,35%) et le Centre (4,38%). Gilbert le Bris manque de peu d'être élu au premier tour avec 48,58% des voix là où l'UMP réalise 21%.

A Morlaix (IVème circonscription), le Front de Gauche obtient 5,72%  des suffrages exprimés (2956 voix): cela nous place en 3ème position, très loin derrière le PS (48,2%), l'UMP (32,59%), mais devant le FN (qui fait tout de même 5,06% malheureusement), EELV (Dominique Guizien fait 4,46%) et le Modem (2,58%). Ce score est un peu écoeurant et ne récompense pas notre belle campagne collective de terrain menée pendant 8 mois mais nous avons semé des graines pour l'avenir et gagné un crédit et une écoute qui pourront servir plus tard à faire grandir localement l'alternative que nous portons. A Morlaix même, le dynamisme de notre campagne a payé tout de même puisque nous faisons un score de 8,6%. A Lanmeur, nous sommes à 9,6%. Mais c'est surtout dans le Léon que nous n'avons pas confirmé le très bon score de Jean-Luc Mélenchon aux présidentielles.

A Carhaix-Chateaulin, Noëlle Péoc'h est en 5ème position, avec 5,29% des voix, derrière le FN (7,61%), Christian Troadec (19,9%), l'UMP (27%) et le PS Richard Ferrand (32,29%).

A Brest rural, Bertrand Seys fait 5% et arrive en 5ème position derrière le FN (7,53%), l'UMP (38,8%), la candidate EELV soutenue par l'appareil du PS dans le cadre des accords nationaux, Magali Deval (20,78%) et Jean-Luc Bleuven (20,98%), le dissident socialiste qui la coiffe au poteau.

A Quimper, André Bernard et Janine Carasso (NPA), malgré une belle campagne, payent peut-être le prix des divisions (et des bâtons qu'ont a mis dans leurs roues) et réalisent un score cruel de 4,93%, passant derrière le FN (7,15%), EELV (5,28%), l'UMP (27%) et Urvoas (49%).

A Landivisiau (5e), Isabelle Mazelin et Yannick Hervé, deux candidats de valeur, ont réalisé 4,38% et souffert beaucoup sans doute de la volonté des électeurs de gauche de tout mettre en oeuvre pour battre Le Guen (UMP) ce qui semble bien parti en votant Chantal Guillet (PS), qui fait 41,99% contre les 35,5% de son rival de l'UMP.

   

Ismaël Dupont

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 19:37

Il y a quatre mois, j'ai publié dans ce blog une présentation des revendications et des conditions de travail des 700 VCP Indépendants du Télégramme telle que l'avait décrite suite à une longue entrevue avec quelques-uns de leurs représentants Françoise Pencalet-Kerivel, candidate du Front de Gauche à Douarnenez.  

  

Ce mercredi 30 mai 2012, nous avons reçu au local du PCF de Morlaix, au titre de notre candidature du Front de Gauche aux législatives, Daniel Ravasio, Jean-Luc Le Calvez, Hervé Salczer et moi-même une délégation de 4 vendeurs indépendants du Télégramme conduite par Fabrice Clémenceau, secrétaire général du syndicat des VCP Indépendants.

Ceux-ci venaient de négocier pendant deux heures sans succès avec des responsables du Télégramme une augmentation de leurs indemnités kilométriques et sont décidés à continuer leur lutte pour accéder à des conditions de rémunération et de sécurité dans le travail (indemnisation des journées-maladie, ...) plus acceptables.

En m'aidant du mémorendum réalisé par Fabrice Clémenceau pour être présenté au Ministère de la Culture et au Ministère du Travail où son obstination à alerter auprès des autorités et de Nicolas Sarkozy lui a valu d'être reçu, du compte-rendu de rencontre de Françoise Pencalet-Kérivel, et de notre propre entrevue qui a duré une heure et demi et a été très chaleureuse et instructive pour nous, je vais tâcher de résumer leur situation et de faire part des propositions pour que cette situation intolérable ne dure pas.

 

Les travailleurs indépendants dits " vendeurs colporteurs de presse" exercent sous plusieurs statuts différents, sans vrai contrat de travail, dans la précarité la plus totale. Ils sont 32000 en France et 700 à travailler pour le Télégramme (12 rien que sur Morlaix), dont ils réalisent 80% des ventes (le reste étant assuré par la grande distribution, les maisons de la presse).

 

"Ils sont obligés à une assiduité sans faille, ils travaillent 364 jours par an, la nuit entre 1h et 8h, par tous les temps... Ils n'ont aucun repos légal, aucunes vacances, ni dimanche, ni jour férié" expose Fabrice Clemenceau dans son rapport.

Les 4 VCP qui nous ont parlé travaillent environ 3 à 4 heures de livraison par nuit mais ils doivent aussi compter quelques heures gratuites en plus le jour pour téléphoner aux clients, organiser les tournées, encaisser les factures, interrompre provisoirement des abonnements, tous ces frais de gestion étant à leurs charges, comme l'avancement des impayés des clients.

Ils sont payés environ 8,50€ de l'heure, sans compter l'amortissement de la voiture, soumise à rude épreuve, et ne peuvent  donc toucher ni indemnité maladie, ni congé payé, ni chômage. Quand ils ont besoin d'un remplaçant pour assurer leur tournée en cas d'absence contrainte ou volontaire, ils doivent débourser 30€ pour lui par jour, avec une indemnité maladie de 2/3€. Sur les 25€ par mois que fournit un client au Télégramme pour son abonnement, le VCP ne touchera que 3,50€.

 

Beaucoup de ces VCP ont par nécessité un deuxième boulot la journée (ou le métier de VCP est lui-même un appoint à un premier travail pas assez rémunérateur), car ils ne parviennent évidemment pas à vivre sur les seules commissions, indemnités kilométriques (13 centimes d'€ le kilomètre) et pourcentages (dépendant du nombre de journaux à distribuer et du nombre de kilomètres à réaliser: entre 15 et 21%) liés à la distribution des journaux: certains travaillent à 35h pour la distribution de la publicité où ils sont tout aussi mal payés par les grosses entreprises qui ont aussi des liens avec les journaux (Adrexo avec Ouest-France, Mediapost avec le Télegramme), d'autres travaillent dans des entreprises de nettoyage, soit dans des emplois tout aussi précaires.

Ils peuvent avoir une prime de prospection de 30 euros pour un nouveau client trouvé, mais ils ne courent pas les rues, et la plupart du temps, c'est l'éditeur qui leur assigne leurs tournées.

 

Le calcul des trimestres de cotisation pour les retraites est basé sur le nombre de journaux vendus. De fait, les VCP n'ont que 1, 2 ou 3 trimestres validés par année. Ils n'ont actuellement que des droits à la retraite ouverts à 67 ans et sont bien souvent condamnés au minimum vieillesse. Pour améliorer leurs pensions de retraite, les VCP réclament de pouvoir cotiser au réel et non sur une base forfaitaire. Dans le premier cas, après 17 ans de travail de nuit, un VCP touche 168€, dans le second cas, 605€. Les VCP demandent à l'Etat "de garantir des prestations sociales pour les porteurs exerçant à titre principal en abaissant le seuil d'octroi des prestations de 200 heures par trimestre (droit commun) à 100 heures et garantir le droit à la retraite complémentaire des porteurs à 100% des points cotisés quel que soit l'horaire travaillé. Cette mesure ne coûterait rien à l'Etat" (document de travail de Fabrice Clémenceau). En reconnaissant le métier de VCP à part entière, et non comme un travail d'appoint, il devrait être reconnu comme un métier pénible du fait du travail de nuit. Les VCP cotisent en moyenne actuellement avec les règles en vigueur (sur la base de l'assiette forfaitaire) un ou deux trimestres par an, d'où des retraites de misère.

De l'Etat, les VCP attendent aussi une prise en charge de leurs absences pour raisons de maladie par des indemnités journalières dignes de ce nom leur permettant de payer le remplaçant.

Ils demandent aussi une réprésentation légale des VCP indépendants lors des négociations nationales concernant la presse écrite, ce qui n'est pas le cas actuellement.

Pour les dimanches et les jours fériés, ils réclament une prime identique pour les VCP à la hauteur de 8€.

Comme d'autres travailleurs indépendants, ils veulent un droit à bénéficier d'une récupération de la TVA payée:

- sur le carburant, en prenant en compte le nombre de kilomètres parcourus dans l'année pour la livraison et le prix moyen annuel du carburant multiplié par 19,6%.

- sur l'achat du véhicule, car il est anormal qu'ils payent une taxe sur leur seul outil de travail.

Les VCP attendent aussi une meilleure protection contre le licenciement: actuellement, les éditeurs peuvent se passer d'eux entre 48h et 15 jours, ce qui est un formidable moyen de pression. Les VCP doivent aussi pouvoir cotiser aux Assedic pour bénéficier d'une indemnité chômage, ce qui n'est pas le cas actuellement.

  

Plus immédiatement, les VCP du Télégramme réclament à leur mandant, l'entreprise Le Télégramme, un relèvement des indemnités kilomètriques de 13 à 20 centimes d'€ le kilomètres, sachant qu'ils travaillent avec leurs voitures, bonnes à changer au bout de 4-5 ans, dont les frais d'entretien augmentent, les disques et les roues d'usent, sachant aussi que l'indemnité kilométrique au Ouest France est de 20 centimes d'€ le kilomètre, à Médiapost de 39 centimes du km, et que c'est encore inférieur au forfait fiscal standard pour remboursement des frais de transport aux salariés.

Depuis 2009, une aide directe au portage a été donnée par l'Etat aux groupes de presse - et ainsi le Télégramme a récupéré 8 millions d'euros d'aide d'Etat en 3 ans, mais cette aide n'a aucunement été redistribuée au VCP. Certains éditeurs de presse ont embauché, mais en réduisant les tournées des VCP déjà installés, ce qui a créé une nouvelle perte de pouvoir d'achat pour eux.

Augmenter les revenus des VCP du Télégramme n'a sans doute pas été la priorité de l'entreprise qui a préféré investir dans Tébéo ou dans des nouveaux locaux à Brest. Cela pourrait impliquer, outre une hausse des indemnités kilométriques, une hausse du prix du journal lui-même, un des plus bas de la presse quotidienne en France, mais la concurrence avec le Ouest France rend cette hypothèse difficile à mettre en oeuvre sauf coordination des hausses des journaux régionaux bretons.

 

La solution optimale et la plus protectrice pour les VCP du Télégramme serait probablement d'obtenir pour ceux qui le souhaitent un statut de salariés, comme la moitié des livreurs du Ouest-France. Le Télégramme y avait pensé à un moment mais s'était ravisé car des études avaient montré que cela lui coûterait plus cher. Les salariés y trouveraient toutefois une toute autre sécurité professionnelle avec un droit à bénéficier de conventions collectives, de contrats de travail, de protections contre le licenciement, le chômage, pour la retraite et les congés-maladie. Ils pourraient peut-être même à terme exiger qu'on leur fournisse des véhicules.

Les nouvelles règles nationales de 1991 censées améliorer les conditions de rémunération et de protection des VCP ont été décevantes dans leurs applications puisque si le Télégramme a récupéré la charge du paiement des cotisations patronales autrefois payées directement par les VCP, celles-ci ont été bien réduites tandis que les commissions des VCP ont diminué dans le même temps.

 

Si le Télégramme doit assumer sa responsabilité sociale face à ces "petites mains" indispensables à la diffusion du journal et ne pas laisser s'installer un fossé honteux entre des salariés relativement protégés et des VCP indépendants soumis à la plus grande précarité, l'Etat doit aussi prendre les siennes et ne pas reculer à une hypothétique négociation entre partenaires sociaux la négociation d'un vrai statut du vendeur colporteur de presse, car les gros diffuseurs de presse, qui ont aussi les oreilles des politiques du fait de leur pouvoir d'influence, risquent à nouveau de manger tout cru les vendeurs-livreurs en mettant en avant la crise de la presse et leurs risques de faillite, du fait de l'augmentation des frais de diffusion.

 

Au Front de Gauche, nous pensons que le droit à une information indépendante et pluraliste relève du service public et qu'il faut donc un financement public de la presse qui garantisse son indépendance relative par rapport aux pouvoirs financiers et à la publicité, la pérénnité de journaux d'opinion ou d'information de qualité, et ce financement public de la presse, qu'il ne faudrait pas bien sûr associer à une nationalisation ou à un contrôle politique, mais bien au contraire à une mise à disposition des moyens de l'indépendance et de la diversité des médias, nécessaires dans une démocratie à l'éducation du jugement des citoyens, serait assorti de conditions pour mieux valoriser et sécuriser la situation professionnelle des vendeurs et porteurs de presse, en privilégiant le statut de salarié, moins précaire que celui de travailleur indépendant vivant dans une relation de subordination de fait.    

 

Dans l'immédiat, nous soutenons comme l'écrivait Françoise Pencalet-Kérivel, candidate du Front de Gauche à Douarnenez, "le nouveau syndicat des VCP dans sa démarche pour obtenir une reconnaissance de leur travail qui passe par un contrat de travail digne leur permettant d'acquérir une protection sociale à la hauteur de celle des salariés. Dans le Nord Finistère, les VCP demandent à ce que l'éditeur accepte de les laisser valider par une sur-cotisation les trimestres entamés et en partie cotisés (ex: 2,9 trimestres cotisés + 0,10 trimestes sur-cotisés avec l'accord de l'éditeur= 3 trimestres validés): la différence est très importante pour la retraite!".

 

Ils ont réussi à s'unir et à avancer sur une plateforme de revendications communes qu'ils cherchent à faire connaître aux citoyens et aux politiques pour faire pression sur l'entreprise Le Télégramme. C'est une bonne chose, surtout dans une profession qui a tout longtemps souffert de la dispersion de salariés repliés sur eux-mêmes du fait de leurs conditions de travail et de leur statut d'indépendants et n'osant pas revendiquer face à l'employeur. Ils doivent maintenant être entendus et satisfaits!   

 

Ismaël Dupont.  

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 06:10
J'ai participé en tant que candidat du Front de Gauche aux législatives dans le Finistère à un débat à la radio finistérienne RCF Rivages sur la thématique Energie (centrale, environnement, transports, logement) - un des 4 débats organisés par la radio - avec Jacques Le Guen, député UMP sortant de Landerneau-Landivisiau, et Martine Petit, candidate EELV à Quimper.
J'y ai défendu les propositions du programme "L'Humain d'abord" sur la planification écologique dans toutes ses dimensions.
Les animateurs du débat étaient Marion Watras, de RCF Rivages, et Edouard Daniel, du magazine Brest Mag.
 
Le débat a eu lieu en direct de 18h à 19h le mardi 15 mai.
 
Pour écouter le débat: sur internet www.rcf.fr/radio/rcf29
Morlaix: 96.7 FM, Brest: 89 FM, Quimper: 92.6 FM, Carhaix: 105.2 FM
Ismaël Dupont.
Vous pouvez réécouter le débat de ce mardi à cette adresse : http://www.rcf.fr/radio/rcf29/emission/381861/381862
L'émission sera également rediffusée sur l'antenne de RCF Rivages, samedi 19, à 11h.

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 06:37

 

Collectif GASPARE

Garantir l’Avenir Solidaire Par l’Autonomie Régionale Énergétique

 


Collectif GASPARE (Garantir l’Avenir Solidaire Par l’Autonomie Régionale Énergétique)

2 route de Pen ar Pont - 29800 SAINT-DIVY

Site : http://www.nonalacentrale.fr/ - Courriel : collectif.gaspare@gmail.com

Des riverain-e-s, des citoyen-ne-s, des élu-e-s ; Des associations : AAPPMA Elorn, Abers Nature, AE2D, Brennilis doit dire non à la centrale, Briec doit dire non à la centrale, Cohérence, Comité de vigilance pour la qualité de l'environnement de Bmo, Cyber@cteurs, Démocratie écologie solidarité, Force 5, GAB29, Guiclan doit dire non à la centrale, Guipavas doit dire non à la centrale, Kan an Dour, Kersaint-Plabennec doit dire non à la centrale, La Forest-Landerneau doit dire non à la centrale, Landivisiau doit dire non à la centrale, MAB29, Saint-Divy doit dire non à la centrale, Saint-Thonan doit dire non à la centrale, S-Eau-S, Solidarité écologie pour Plougastel, Sortir du nucléaire Cornouaille, Vivre dans les monts d’Arrée, Syndicat S.I.M.P.L.E.S., Sud-Solidaires 29 ; Des formations politiques : Europe Ecologie - Les Verts, FASE 29, Les Alternatifs, MRV Landerneau, NPA, UDB, UDB yaouank ; Le soutien de : CURC 22, Écologie sans Frontière, Collectif La Gauche Debout !

 

QUESTIONNAIRE aux candidat-e-s des cinq départements bretons aux législatives

2012

 

Nom – Prénom: Dupont Ismaël

 

Circonscription – Département: 4ème circonscription du Finistère

 

Formation politique: Front de Gauche.

 

1) Pensez-vous qu’il soit possible de concilier l’obligation légale aux régions d’adopter d’ici 2012

un Plan climat-énergie qui doit réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre et la

construction d’une centrale électrique à gaz émettant 3.900 tonnes de CO2 par jour ?

http://tinyurl.com/bqq644p

 

Sans avoir les compétences techniques nécessaires pour répondre précisément à votre question, je peux vous dire que, pour le Front de Gauche, une diminution très importante de la production d'énergie carbonée est une priorité afin de lutter efficacement contre le dérèglement climatique en cours (qui aura des conséquences dramatiques pour l'humanité, et dans l'immédiat, d'abord pour les pays pauvres du sud) et que, de ce point de vue, la planification de la construction de dizaines de centrales électriques à gaz en France pose problème, d'autant que l'argent utilisé par la collectivité pour ces centrales à gaz ne sera pas investi dans des programmes de recherche et d'incitation à la diversification énergétique, au développement des énergies renouvelables, aux réductions de consommation énergétique, via plus de sobriété et d'efficacité énergétique.

Je ne suis pas convaincu par l'argument de la nécessité de sécuriser un approvisionnement au bord de la rupture. Cette centrale à gaz de Landivisiau va être utilisée pas uniquement comme centrale d'appoint destinée à faire face à des pics de consommation mais à des fins de rentabilité: elle sera indéniablement polluante et il aurait été possible, je pense, de mettre davantage de moyens dès aujourd'hui – car les choix que nous faisons maintenant nous engagent sur les 20 ou 30 ans à venir- pour développer des modes de production électrique n'utilisant pas les énergies fossiles et non producteurs de gaz à effet de serre.

 

2) Comment analysez-vous le fait que la production d’électricité à partir de la combustion du gaz

naturel soit confiée à des intérêts privés, donc à des actionnaires, alors que le coût des

infrastructures de raccordement au réseau de distribution gaz serait à la charge du

consommateur-usager ? Pensez-vous que cette situation soit de nature à permettre une maîtrise

du coût de l’électricité pour le consommateur ?

 

Très sceptique sur la question de la nécessité et de l'urgence d'installer cette centrale à gaz pour sécuriser notre approvisionnement énergétique dans la mesure où l'absence de débat public contradictoire n'a pas contribué à faire la preuve des dires du Conseil Régional et du gouvernement, je suis carrément hostile au fait que l'on confie la centrale à gaz à un consortium privé qui, immanquablement, va faire du profit à partir d'investissements publics.

Cette politique dictée probablement par l'influence de lobbies au niveau national et les politiques de dérèglementation et de libéralisation de l'énergie au niveau européen va servir des intérêts privés et m'apparaît contradictoire avec l'exigence d'un exact calcul des besoins sociaux en matière d'énergie, lequel réclame une maîtrise publique de la production et de la consommation d'énergie.

L'efficacité du transport de l'électricité, le souci d'éviter les pertes en ligne, la sécurité du nucléaire, exigent « une maîtrise publique, démocratique et sociale du secteur de l'énergie » et la possibilité pour EDF de produire de l'énergie en fonction des besoins et non d'exigences de rentabilité et de retour sur investissement.

Les bénéfices qui sont engrangés malgré tout dans la production d'énergie par EDF peuvent être réinvestis ailleurs (recherche pour diversifier et sécuriser la production électrique , stockage des déchets, chasse au gaspillage sur les réseaux...) ce qui n'est pas le cas des bénéfices réalisés par une entreprise privée se positionnant afin de rentabiliser l'exploitation sur le court terme. On ne peut confier des activités d'intérêt général ayant tant d'incidences sur l'environnement et l'avenir de la planète à des acteurs économiques qui ne pensent qu'en terme d'objectifs de rentabilité immédiate.

 

 

3) Sachant d'une part, que la consommation en gaz d’une centrale de 450 MW dépasse celle de

l’agglomération rennaise et que, d'autre part, GRTgaz prévoit d’ores et déjà des délestages

possibles sur le réseau de gaz (21 jours en 2013, 52 jours en 2015), comment jugez-vous les

risques que fait peser la programmation d’une soixantaine* de centrales du type de celle qui serait

implantée à Landivisiau (* c'est le nombre de projets et de demandes de raccordement à RTE ?)

 

Les centrales à gaz nous rendent évidemment dépendants d'approvisionnements en gaz étrangers (Russie, Algérie, Qatar...) non sécurisés sur le moyen terme, du fait de la raréfaction des énergies fossiles extractibles à coût supportables, des remous géo-stratégiques et des logiques spéculatives à l'œuvre dans ce secteur où les cours des énergies fossiles augmentent rapidement du fait des politiques de pression internationale, des appétits financiers, et du différentiel entre la pauvreté des stocks et l'évolution à la hausse de la demande.

 

4) Estimez-vous qu'il faudrait avoir recours aux GNC - Gaz non conventionnel - ou gaz de schiste

en les important, dans un premier temps des USA et/ou de Pologne, puis en les explorant et les

exploitant sur le territoire national ?

 

Non, l'extraction de gaz de schiste provoque là où on l'a testée des dommages irréversibles sur l'environnement dans des zones habitées et nos élus du PCF et du Front de Gauche ont combattu contre sa normalisation dans le sud de la France.

 

5) Que pensez-vous de l’impact environnemental (notamment sur la ressource en eau) de ce

mode de production énergétique et des risques que l’activité de ce type de centrale fait peser sur

la santé des populations (rejet de nombreux polluants chimiques : chlore, acide sulfurique, oxyde

de soufre, oxyde et dioxyde d’azote, particules fines et ultra fines…) ?

 

Je pense qu'il n'y a sans doute pas de réponse idéale et parfaitement inoffensive en matière de production énergétique et que les besoins de la population et de l'économie doivent être pris en compte. Par contre, il apparaît probable que ce type de centrale à gaz à double combustion n'est pas sans effet sur la santé des riverains et qu'ils doivent de toute manière être consultés et informés sérieusement et sans propagande sur les rejets chimiques auxquels on se prépare à les exposer.

 

6) Sachant que le chauffage électrique (qui représente plus de 30% du parc des logements en

France mais seulement 5% en Allemagne) est la cause majeure des pointes de consommation

électrique en période de grand froid, êtes-vous favorable à l’idée d’un plan national d’interdiction

du chauffage électrique dans les nouvelles constructions ? Pensez-vous que le remplacement de

ce moyen de chauffage dans les bâtiments existants par des solutions moins coûteuses en

fonctionnement soit envisageable ?

 

Je pense que l'interdiction du chauffage électrique ne se pense pas sans mesure d'accompagnement et d'incitation financière pour rendre possible la généralisation d'autres modes de chauffage.

Il faut aussi penser au pouvoir d'achat des gens, des familles. Par ailleurs, en dehors des radiateurs électriques, d'autres modes de chauffage ont aussi leurs inconvénients (chauffage individuel au fioul ou au gaz de plus en plus coûteux pour les gens et pas forcément plus porteurs d'avenir, chauffage au bois qui a des effets pervers au niveau de la déforestation ou plutôt de l'exploitation intensive et préjudiciable à la bio-diversité de bois et bosquets sélectionnés pour leurs rendements).

Les solutions à développer de manière prioritaire, même si elles ne sont peut-être que partielles, relèvent à mon avis du développement de l'isolation et des maisons passives, et de l'utilisation de l'énergie solaire pour aller vers plus d'autonomie des bâtiments, voire de la géothermie.

Il y a conciliation entre principe de réduction de la consommation et le soutien au pouvoir d'achat des moins riches dans notre programme "L'humain d'abord": « La nécessaire réduction des consommations ne peut conduire à réduire le niveau de vie des classes populaires. C'est la sobriété énergétique que nous visons: moins de consommation pour des usages identiques. Ce sont les gaspillages ostentatoires des très riches qu'il faut combattre... Nous mettrons en place un plan national de remise aux normes énergétiques des logements et de l'ensemble des bâtiments publics. Nous créerons pour les particuliers une allocation sous condition de ressources pour financer la rénovation thermique des logements ».

 

7) Que pensez-vous de la filière de la méthanisation (gaz issu du compostage de diverses

matières organiques) ?

 

Le principe de valoriser des déchets pour produire de l'énergie apparaît très intéressant même s'il faut se méfier d'une utilisation industrielle de la méthanisation qui serait le corolaire d'une agriculture et d'un élevage hyper-concentrés et productivistes. Il faut que les producteurs vivent d'abord de prix rémunérateurs sur leurs produits dans le cadre d'une agriculture paysanne à taille humaine et non d'une valorisation des déchets produits à quantité industrielle.

 

8) Que pensez-vous de la filière de la méthanation (procédé de production de méthane

synthétique par la réaction chimique, dite de « Sabatier », entre de l'hydrogène et du gaz

carbonique) ?

 

Je n'ai pas d'information à ce sujet.

 

9) Pensez-vous que la construction d’une centrale à cycle combiné gaz soit de nature à améliorer

l’autonomie énergétique du Finistère et de la Bretagne ?

 

Oui, peut-être que cette centrale permettrait à la Bretagne de produire une part un peu plus importante de l'énergie qu'elle consomme en étant associée à la construction de très nombreuses éoliennes qui ne produisent pas de l'électricité en continu.

Mais je crois aussi, convaincu par les explications entendues lors d'une réunion publique à Landivisiau organisée par Gaspare et le collectif « Landi doit dire Non à la centrale » qu'une région administrative n'a pas forcément à culpabiliser de ne pas produire toute l'énergie qu'elle consomme, surtout quand elle a des centrales nucléaires (La Hague, voire Chinon) et thermique (Cordemais) à ses portes, car les réseaux et leur sécurité sont pensés par grands secteurs géographiques (7 en France si je ne me trompe pas) et on ne demande pas à une région comme l'île de France d'être auto-suffisante en matière énergétique.

Par ailleurs, les choix d'implantation de certains types de production électrique que nous faisons ou pas aujourd'hui ont une conséquence générale par rapport au mode de développement et d'orientation énergétique que nous voulons, et ne se posent pas qu'en terme de rattrapage de retards ou de lacunes au niveau régional.

D'ailleurs, comme votre questionnaire le signale, l'argument de l'insuffisante autonomie énergétique n'est qu'une déclinaison locale – visant à toucher notre esprit de rationalité et d'altruisme, voire de chauvinisme – d'une campagne nationale d'installation de centrales à gaz dans des secteurs qui ne sont pas tous pareillement dépendants.

 

10) Seriez-vous prêt à exiger auprès de la CRE - Commission de Régulation de l'Energie - le

budget détaillé concernant les fonds publics investis dans le projet de la CCCG en Finistère ?

 

Oui.

 

11) L'argent public dépensé autour de ce projet va probablement atteindre plusieurs centaines de

millions d'euros : renforcement du gazoduc (renforcement du terminal méthanier de Montoir-de-

Bretagne), raccordements gaziers, raccordements électriques au poste RTE, raccordements eau,

bâtis de l'enceinte de la centrale, connexions routières à prévoir, primes annuelles de 40 millions

d’euros versées à l'opérateur http://tinyurl.com/d8rss7n, ….

Pensez-vous qu'il soit envisageable de déplacer ces fonds publics sur les économies d'énergie :

isolation, aides au remplacement du chauffage électrique… ?

 

Oui.

 

12) Seriez-vous favorable à une conférence contradictoire autour de ce projet de centrale CCCG

- Centrale à cycle combiné gaz - et, plus largement, à un débat démocratique sur l’avenir

énergétique de notre territoire ? Ceci, très prochainement, c'est-à-dire bien avant que l'enquête

publique ne soit mise en place ?

 

Oui. Le programme du Front de Gauche aux présidentielles et aux législatives « L'humain d'abord », dans le cadre de sa rupture avec la culture de délégation de pouvoir et de son choix d'institutions renouvelées pour plus de démocratie, prévoit de mettre les choix énergétiques sous contrôle citoyen en organisant « un débat public national sur la politique énergétique en France: Ce grand débat, comme avait dit Martine Billard (co-présidente du parti de Gauche avec JL Mélenchon) en déplacement dans le Finistère aux réprésentants de Gaspare et de « Landi doit dire non à la centrale », devra permettre la remise à plat des choix énergétiques et du nucléaire et préparer le remplacement des énergies fossiles.

Il se déroulera sous contrôle citoyen de l'information jusqu'à la prise de décision et se terminera par un référendum ».

Sur le plan local, dans le choix de notre choix pour une VIe République plus citoyenne et démocratique, nous sommes aussi pour une consultation des citoyens sur les projets d'investissement lourds qui peuvent avoir des impacts sur l'environnement et la santé publique tels que celui-ci, consultations qui devront intervenir après des débats contradictoires où toutes les informations seront mises sur la table et consultables par les citoyens pour qu'ils puissent se faire un avis raisonné.

 

 

13) Seriez-vous prêt à former un groupe de dix parlementaires pour déposer une demande de

débat public auprès de la CNDP - Commission nationale du débat public - concernant ce projet

de CCCG ?

 

Oui.

 

 

 

Ismaël Dupont.

 

 

 

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