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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 11:41
Il y a 72 ans, en ce 9 mai 1943, grande figure de la Résistance nationale féminine, Danielle Casanova, s’est éteinte à Auschwitz-Birkenau. Elle avait contracté le typhus.

Chaque soir elle allait au bloc 26 soigner et soutenir ses camarades, « ses sœurs » comme elle les appelait. Toutes croyaient que c’est elle qui reviendrait, qu’elle raconterait ce que fut l’enfer qu’elles vécurent, ce qu’était la barbarie nazie. Mais non, elle est partie, pas la première, tant d’autres étaient déjà parties avant elle, pas la dernière non plus... Mais elle, Danielle, n’a jamais cessé de les consoler, les réconforter, les soutenir, leur donner la force… La force de vivre, de survivre. Certaines d’entre elles ont survécu, et ce sont elles qui ont témoigné, qui ont raconté au monde entier ce que fut l’horreur des camps.

« Je suis heureuse de cette joie que donne la haute conscience de n’avoir jamais failli et de sentir dans mes veines un sang impétueux et jeune » c’est la toute dernière phrase qu’elle a écrite à sa mère le 23 janvier 1943, veille de son départ pour Auschwitz-Birkenau.

Danielle Casanova faisait partie du convoi du 24 janvier 1943 qui quittait Compiègne pour Auschwitz. Elles étaient 230 femmes. 49 seulement devaient revenir, « plus mortes que vives », témoigna Charlotte Delbo.

Elle a consacré toute sa vie à son engagement politique, à la lutte contre les inégalités, l’injustice, le fascisme et le nazisme.

Fille d'instituteurs, lycéenne à Ajaccio, puis poursuivant ses études à la faculté dentaire à Paris, elle adhère aux Jeunesses Communistes en 1928 puis au PCF depuis 1930. Elle crée l'Union des Jeunes Filles de France après 1936 et milite dans ce cadre pour le soutien humanitaire aux républicains espagnols. Son mari, Laurent Casanova, devient le secrétaire de Maurice Thorez. A partir de juillet 1941, elle participe à l'engagement des Jeunesses Communistes, entrées dans la clandestinité du fait des persécutions d'abord de la République finissante, puis du régime de Vichy, dans la lutte armée. Elle est arrêtée le 15 février 1942 alors qu'elle ravitaillait le philosophe communiste et résistant George Politzer, et sa femme.

Dimanche à 18 heures, à Ajaccio, un hommage lui sera rendu boulevard Danielle Casanova devant la plaque dédiée à sa mémoire sur la façade de la maison où elle vécut.

A travers elle hommage sera aussi rendu à toutes les Résistantes, connues et inconnues, qui ont fait le sacrifice de leur vie contre le fascisme pour la liberté de la Patrie, pour la démocratie. Et parmi elles, Maria De Peretti morte à Ravensbrück le 15 mars 1945. Que leur mémoire reste vivante afin que les jeunes générations restent fidèles à ces idéaux.

Aujourd’hui, plus que jamais, face aux résurgences des idéologies fascistes et nazies et de la xénophobie, il est important que nul n’oublie la barbarie engendrée par ces mêmes idéologies dont Danielle Casanova et Maria De PerettiI furent les victimes.
C'était la guerre la plus meurtrière de tous les temps.

Le Comité de la Corse-du-Sud de l’Association Nationale Des Anciens Combattants et Amis de la Résistance (A.N.A.C.R 2A), présidé par Jacqueline Wroblewski-Arrii, appelle les Ajacciens, toutes générations confondues, à participer à cette commémoration et à rendre hommage aux héros et martyrs de la Résistance afin de ne pas les oublier.
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Une cérémonie aura lieu aussi le samedi 9 Mai à 10 heures à Vistale Piana

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Danielle Casanova et Maria de Peretti

Danielle Casanova et Maria de Peretti

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