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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 05:57
Communiqué de la section PCF du pays de Morlaix, 2 juillet 2013
 
L'urgence de démocratiser le fonctionnement de Morlaix-Communauté, de proposer une répartition des sièges de délégués communautaires plus équitable.

Les conseils municipaux se prononcent actuellement sur la représentation des 28 communes au conseil communautaire. aujourd'hui, sur 90 sièges, Morlaix est représentée par 17 conseillers. L'application automatique de la nouvelle règle (sauf accord local) donnerait à la ville 14 sièges sur 52. L'accord proposé par le président et le bureau ramènerait sa représentation à 12 sur 65, soit 1/5 des élus alors qu'elle représente presque 1/4 de la population. 
Pourtant, la ville-centre s'appauvrit, perd des habitants de manière continue depuis une vingtaine d'années, est confrontée à des charges de centralité très lourdes qui se répercutent sur ses taux d'imposition, et l'on voudrait encore affaiblir sa capacité à faire valoir les intérêts de ses habitants lourdement frappés par la crise et la précarité... Dans la mesure où les habitants des communes de Morlaix-Communauté bénéficient des services et des infrastructures proposés par Morlaix, et dépendent par leurs emplois et leur vie quotidienne de son attractivité et de son dynamisme, nul n'a intérêt sur le long terme à ce que la voix des élus morlaisiens puisse ne pas être entendue.
La méthode aussi est inacceptable: la proposition du bureau exécutif de Morlaix Communauté n'a pas été élaborée sur la base de la collégialité et du consensus, et encore moins d'un débat démocratique en assemblée communautaire. Probablement motivée par des stratégies électorales et un accord entre maires de commune passé sur le dos de Morlaix, cette proposition était à prendre ou à laisser: à défaut d'avaliser cette proposition de répartition à 65 sièges, on passerait aux 57 sièges prévus par l'État en cas d'absence d'accord local, ce qui réduirait fatalement encore plus le pluralisme politique du conseil communautaire et la capacité d'expression des élus des communes ayant entre 1000 et 3000 habitants.
Nous ne voulons pas l'absorption des petites communes et la disparition de leurs marges de manœuvre. Elles sont au coeur de la démocratie de proximité, dont les recettes sont déjà mises à mal par l'austérité et des décisions de recentralisation comme la fin des syndicaux locaux d'électrification.
En même temps, il est essentiel que les assemblées communautaires soient représentatives de la population: pour cela, il faut que la proportion des élus des différentes communes dans le conseil communautaire soit en relation à leur nombre d'habitants.
C'est pourquoi, dans un souci de démocratie, la section du PCF propose que chacune des 28 communes soit représentée par au moins un conseiller, les sièges restant à pourvoir étant attribués proportionnellement à la population. 
 
Mais il faut aussi que les élus soient représentatifs de la diversité des sensibilités politiques représentées dans la population, et qu'il n'y ait pas simplement le règne du bipartisme PS-UMP, facteur d'immobilisme et de coupure avec la société.

  

 

Proposition que fait le PCF de répartition plus juste des sièges:

 

REPARTITION DES SIEGES EN CAS D’ACCORD LOCAL


65 sièges à pourvoir


  • 11 réservés aux communes de moins de 1000 (1 siège par commune)

  • Les 54 sièges restants pourvus proportionnellement à la population (57966 habitants)

  • Quotient 1073 (population/54)

  • 47 sièges attribués au quotient

  • 7 sièges attribués à la plus forte moyenne

Ce qui donne: 

Botsorhel 1

Carantec 2+1 3

Garlan 1

Guerlesquin 1

Guimaëc 1

Henvic 1

Lanmeur 2

Lannéanou 1

Le Cloître St Thégonnec 1

Le Ponthou 1

Loc Eguiner 1

Locquénolé 1

Locquirec 1

Morlaix 14

Pleyber Christ 2+1 3

Plouégat Guerrand 1

Plouégat Moysan 1

Plouézoch 1+1 2

Plougasnou 2 + 1 3

Plougonven 3

Plouigneau 4

Plounéour Ménez 1

Plourin 4

Saint Jean du Doigt 1

St Martin des Champs 4+1 5

Sainte Sève 1

Saint Thégonnec 2+1 3

Taulé 2+1 3

 

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 17:47

REUNION PUBLIQUE

  

     Vendredi 7 juin 2013 à 17h30

 

Halles de Guerlesquin

 

"Quel avenir pour l'agro-alimentaire breton? "

 

Dans le cadre d'un travail régional du PCF sur l'agriculture et l'agro-alimentaire débouchant sur une conférence régionale à l'automne 2013 avec les syndicats et acteurs de la Filière

 

Le PCF du pays de Morlaix organise une réunion publique pour réfléchir aux moyens de préserver les emplois dans l'agro-alimentaire breton, nécessaires pour notre territoire et notre souveraineté alimentaire, tout en améliorant les conditions de travail des salariés et en réorientant l'activité pour répondre aux besoins sociaux en matière de santé publique, de qualité de l'alimentation, de préservation de l'environnement.

 

Avec les interventions de: 



Xavier Compain, membre du conseil national du PCF en charge de l'agriculture . 

4-questions-a-xavier-compain-representant-de-jean-luc-melen.jpg



Corinne Nicole, salariée chez Tilly-Sapco à Guerlesquin, déléguée syndicale CGT.  

 

avenir filière avicole   

Olivier Le Bras, délégué syndical central FO, représentant des salariés de GAD SAS pendant le redressement judiciaire

 

olivier-le-bras-copie-1.jpg

  

Patrick Le Goas, représentant syndical FO, délégué du personnel à GAD Lampaul-Guimiliau

    

 

POINT DE VUE -

 

Alors que la politique d'austérité du gouvernement  obéissant aux objectifs ultra-capitalistes de  l'Union Européenne aggrave la crise sociale causée par la rapacité de la finance, ce sont des milliers de salariés et d'ouvriers de l'agro-alimentaire qui sont dans l'incertitude par rapport à leur avenir dans notre région alors que la Bretagne compte déjà 15% de chômeurs.  

 

5 ans après la fermeture d'un site à Carhaix, 150 CDI et 150 emplois saisonniers sont menacés de disparition à Rosporden à l'usine Boutet-Nicolas de Rosporden appartenant à la coopérative légumière CECAB. L'argent produit par les salariés est réinvesti ailleurs. La politique industrielle saccagée par des objectifs de rentabilité financière immédiate.  Le PCF Finistère interpelle le gouvernement: Nous réclamons un moratoire sur les licenciements en France. Ici, l'entreprise tourne très bien, l'objectif de fermer est financier. Jusqu'au milieu des années 1980, il fallait une autorisation administrative de licenciements. Cette loi a été abrogée, nous demandons son rétablissement.

 

782 salariés du Pôle frais de Doux ont été licenciés le 10 septembre 2012 à la suite de la liquidation judiciaire décidée par le tribunal de Quimper. Sept mois plus tard, 118 d'entre eux seulement ont réussi à retrouver un emploi et encore ... seuls 18 salariés licenciés ont eu "la chance" de retrouver un  CDI.  Le 14 mai, nous avons appris avec stupeur que les 147 salariés restants du site de Doux Pleucadeuc dans le Morbihan allaient perdre leur emploi à leur tour, victime de la gestion financière et industrielle inconséquente de Doux ces dernières années     

 

Avec la suppression brutale des restitutions sur l'exportation de poulet congelé décidée au niveau de l'UE pour se plier aux règles de l'OMC, l'entreprise Tilly-Sapco pourrait également traverser des difficultés, alors que des efforts importants avaient été fait dans l'amélioration de l'outil de travail et des formations.    

 Le PCF Morlaix a dénoncé le plan de réduction rapide et sans contrepartie des restitutions européennes facilitant l'exportation de poulets congelés bretons au Moyen Orient. Des aides divisées par deux brutalement en janvier après avoir été réduites de 30% en octobre...

Au nom de l'économie budgétaire et du libéralisme, on accepte en réduisant ces aides à l'exportation que la concurrence allemande, américaine, brésilienne, asiatique, qui produit du poulet congelé dans des conditions sociales, écologiques et sanitaires moins bonnes, récupère les clients étrangers de Doux et de Tilly-Sapco. On désorganise la filière avicole bretonne alors qu'elle génère au moins 5000 emplois et que la France importe 40% de la volaille consommée sur le territoire.

Les restitutions, en tant qu'aides directes aux industriels non conditionnées par un droit de regard et de contrôle par les salariés ou les donateurs publics, n'étaient évidemment pas la panacée. Pendant longtemps, elles ont servi de pompe à fric pour des fortunes privées sans être réinvesties dans les salaires, la formation des salariés de l'agro-alimentaire, ni dans l'amélioration de l'outil de travail.

 

Il faut repenser la conditionnalité de ces aides sans les supprimer dans l'immédiat. On ne peut se satisfaire que le marché et la libre concurrence détruisent à eux seuls à vitesse rapide une filière de l'élevage et de l'abattage qui représente le principal vivier d'emploi en Bretagne avec le secteur public.

 

Il aurait été de la responsabilité du gouvernement d'agir au niveau européen pour contraindre la Commission à revenir sur cette décision brutale prise sans aucune concertation et d'agir pour que cessent les inégalités fiscales et sociales qui mettent les peuples en concurrence. Il lui revient aussi de créer les conditions d'un débat sur la nécessaire reconversion d'une filière avicole davantage tournée vers la qualité, le marché intérieur, moins tributaire de l'exportation.

 

 Aux abattoirs Gad aussi, des centaines de salariés sont sur la sellette et se battent pour conserver leurs emplois. Le PCF et le Front de Gauche soutiennent leur lutte.

 

Le groupe GAD compte 650 salariés CDI à Josselin, 850 salariés CDI à Lampaul Guimiliau, 50 au siège social de Morlaix, 77 sur Saint Nazaire. Ce groupe appartient aussi depuis quelques années à la coopérative légumière CECAB. Cette coopérative est gérée de manière capitaliste et sans cohérence pour le maintien et le développement des activités. Il y a eu une mauvaise gestion avérée.

Les conditions de travail à GAD sont très dures du fait de la nature de la tâche, des horaires décalées, des cadences, des gestes à faire à répétition: beaucoup d'ouvriers sont usés par le travail, souffrant de troubles musculo-squelettiques et de douleurs, utilisent des antidouleurs pour moins souffrir au travail.

Les salaires sont très bas, à un niveau révoltant.

Avant le regroupement avec Josselin qui appartenait à la CECAB, l'abattoir de Lampaul-Guimiliau était bénéficiaire. En 2012, il a fait 19,4 millions d'euros de pertes, ce qui est considérable.

Comment cela s'explique t-il? Cela n'est pas seulement imputable à la crise porcine, qui provoque la fermeture d'autres abattoirs dans l'Ouest: un cours du porc très bas en raison de la pression des hypermarchés et de la concurrence des pays à bas coût de production, le prix des aliments trop élevé du fait de la spéculation sur les matières premières agricoles, ce qui se traduit par de la casse chez les producteurs de porcs et un moindre approvisionnement.

Comme les perspectives d'avenir ne sont pas reluisantes, les éleveurs, contraints de faire des travaux dans leur installation pour se mettre aux normes environnementales européennes et aux normes « bien être animal », préfèrent réduire leur nombre de truies, ce qui fait que les abattoirs travaillent en « sous-régime ».

 

GAD souffre aussi de la concurrence allemande. En Allemagne, la main d'œuvre des pays de l'est qui travaille dans les abattoirs (Pologne, ex-Yougoslavie) est payée 600€ par mois. Du coup, ces abattoirs peuvent se permettre d'acheter le porc aux producteurs à un meilleur prix. C'est comme ça que les producteurs indépendants du Finistère se trouvent à envoyer 2000 porcs par jour en Allemagne alors que GAD Lampaul-Guimiliau, qui a des marges suffisantes, dans « les belles années », avec 5200 cochons par jour, tourne aujourd'hui au ralenti, avec environ 3600 cochons par jour.
On marche sur la tête! A cause de cette libre concurrence et de ce dumping social lié à la mise en concurrence de systèmes sociaux inégaux, on multiplie les déplacements et on délaisse l'emploi local.

   

Pour sortir de l'impasse, il faut réorienter globalement notre politique à l'échelle européenne et française et sortir de l'ultra-libéralisme:

  • Priorité au bien-être des salariés par rapport aux logiques de profit financier: le « bien-être animal » est à prendre en compte, mais celui des ouvriers aussi!

  • Soutien de l'État pour une réappropriation publique et une gestion par les représentants des salariés et de la collectivité de l'entreprise où l'on est en train de casser l'emploi.

  • Droit de regard effectif des syndicats sur la direction d'entreprise.

  • Lutte contre le dumping fiscal et social en Europe par la promotion d'un salaire minimum européen garanti, un protectionnisme minimal permettant de relocaliser les circuits de production-distribution.

  • Contrôle des marges de la grande distribution.

  • Planification écologique visant la souveraineté alimentaire et industrielle comme la prise en compte réelle des enjeux environnementaux.

Il faut aller vers des productions de meilleure qualité, une agriculture plus respectueuse de l'environnement et davantage tournée vers le marché intérieur. La qualité de l'alimentation et la qualité des eaux, le recentrage sur les circuits courts sont à prendre en compte. En même temps, cette évolution doit se préparer, être dirigée par étapes, progressivement, sans être laissée aux mains des forces de marché et sans sacrifier les emplois.

 

 

 

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 06:24
Déclaration du PCF Morlaix, 31 mai 2013
La section PCF de Morlaix appelle à participer en nombre au "Festival debout tout le monde" organisé le dimanche 9 juin à Crozon pour exiger l'élimination des armes nucléaires et la construction d'une civilisation de la paix tournant le dos à l'inflation des dépenses militaires, à l'impérialisme et au commerce des armes.
A l'échelle mondiale, les dépenses militaires ont doublé entre 2000 et 2011, semant la mort et la désolation, alors que dans le même temps, dans bien des pays qui achètent des armes aux pays riches, les besoins primaires des populations ne sont pas satisfaits.
En France, alors qu'il met les hôpitaux, l'éducation, et bien d'autres services publics sous une pression financière intolérable, le gouvernement poursuit un programme de modernisation et de renouvellement de la force de frappe nucléaire décidé par la droite et extrêmement coûteux.
Exigeant 31 milliards d'investissements nouveaux, le programme M 51 contredit la signature par la France du Traité de Non-Prolifération Nucléaire et affaiblit nos capacités d'intervention militaire classique.
Faire le choix de renforcer notre arsenal nucléaire est particulièrement dangereux et irresponsable dans un monde où de plus en plus de pays sont en mesure d'acquérir l'armement nucléaire, ce qui fait peser un risque constant de crimes contre l'humanité à grande échelle.  
Comment persuader les russes et les américains de détruire progressivement leur arsenal destructeur et comment empêcher l'Iran ou d'autres États potentiellement agressifs de se doter d'une force de frappe nucléaire si on ne donne aucun signe nous-mêmes de notre volonté d'en finir avec cette menace de destruction globale?
On nous dit que le nucléaire militaire est un instrument de dissuasion grâce à la gravité de la menace qu'il représente mais il y a actuellement contagion de la menace plus que renforcement de notre sécurité. On nous dit aussi que le nucléaire militaire est le support de l'indépendance et de la puissance de la France mais le gouvernement actuel renforce comme la droite de Sarkozy notre soumission à l'OTAN et aux intérêts américains et affaiblit nos capacités d'intervention en privilégiant l'affectation au nucléaire militaire des crédits de la Défense.
Les citoyens doivent s'emparer de cette question et exiger l'ouverture d'un vrai débat sur l'adhésion à l'OTAN et la prolongation du choix du  nucléaire militaire, et cela d'autant plus dans notre département qui est de loin le plus nucléarisé de France, ce qui n'est pas sans poser des problèmes de sécurité pour les salariés et les populations, comme l'a montré encore l'échec du tir d'essai du M51 le mois dernier. 
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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 20:53

Parti Communiste Français

Membre du Front de Gauche

Section de Morlaix 

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35 

Mel : pcfmorlaix@wanadoo.fr                                      Blog :http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/                          

   

 

Lundi 27 Mai  2013 (18 h) : Assemblée générale

Local de la section (2 Petite Rue Callac – Morlaix)

Ordre du jour 

La situation sociale et politique

Activité et vie de la section

Elections municipales 

 

  

Cher(e) Camarade,

Notre AG sera bien évidement l’occasion de faire le point sur la situation sociale, politique et économique, un an après la défaite de Nicolas Sarkozy, un an après l’arrivée au pouvoir de François Hollande et d’un gouvernement PS – EELV.

Notre AG sera aussi l’occasion de faire le point sur notre activité et de tirer des perspectives pour l’avenir.

Notre AG devra débattre sur la question des municipales.

Notre AG se situe au lendemain de la tenue d’une conférence nationale du PCF (Samedi 25 et Dimanche 26 Mai) sur la question des élections municipales. Il nous faudra prendre le temps, lors de cette AG, de faire le point sur cette question au vu des décisions prises lors de la conférence nationale, en prenant en compte ce qui se passe sur le Pays de Morlaix. Il nous faudra réfléchir sur la stratégie à adopter pour le Pays de Morlaix

Le point sur la situation à Morlaix

°  Le Front de Gauche Morlaix et Le PCF Morlaix ont refusé de s’intégrer dans la « coopérative citoyenne » mis en place avec l’appui du PS et des élus du groupe Idées. En effet accepter cette intégration c’était accepter dès le départ d’aller vers une liste d’union de la gauche avant tout débat sur un programme et tout débat entre nous et au sein du front de Gauche sur notre stratégie..

°  Le Front de Gauche Morlaix, a lancé une série de réunions (ouvertes à la population) pour réfléchir sur un programme. Des ateliers ont ainsi été mis en place dans le cadre du FDG Morlaix (ateliers ouverts à tous), ateliers dont la restitution se fera lors de l’AG du mercredi 22 mai. 

°  Pour le PCF Morlaix nous avons organisé un séminaire, le samedi 8 décembre (matinée), sur cette question des municipales.

 

Il nous faudra avoir des discussions en interne pour définir notre positionnement, notre calendrier. L’AG du 27 mai sera une première étape de cette réflexion. Je rappelle que nos statuts indiquent que, pour chaque commune, nos adhérents devront être consultés sur le choix concernant la liste.

Merci de la présence du plus grand nombre.

Bien cordialement.

Le secrétariat de section

Quelques dates à retenir

°  Mercredi 29 mai (à confirmer) : distribution tract PCF entreprise Gad (Lampaul Guimiliau)

°  Lundi 3 juin (10 h) : distribution tracts PCF  à Guerlesquin (marché + entreprise Tilly)

°  Vendredi 7 juin : réunion publique à Guerlequin sur l’avenir de l’agro-alimentaire en Bretagne.

°  Samedi 8 juin conférence régionale PCF à St Brieuc

° Vendredi 14 juin : Comité de Section

 
     

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 16:37

Parti Communiste Français

Membre du Front de Gauche

Section de Morlaix 

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35

Mel : pcfmorlaix@wanadoo.fr 

Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/                          

 

Date

PCF 29 ou PCF national

PCF Morlaix

FdG

Dimanche 5 mai

 

 

Manif Paris

Lundi 6 mai

 

 

FDG Morlaix : atelier municipales Réunion Petite Enfance, Péri-Scolaire, Jeunesse, Personnes âgées 18h30 local du PCF Morlaix

 

Mardi 7 mai

 

 

FDG Morlaix : atelier municipales 17h30 Fiscalité/ + Démocratie locale et vie associative

 

Vendredi 10 Mai

 

 

FDG Morlaix : atelier municipales 10h Développement économique, social, écologique du territoire 

 

Mardi 14 mai

 

 

FDG Morlaix : atelier municipales 20h: Logement et Transports

 

Mercredi 15 mai

PCF 29 : CD (avec secrétaire de section)

 

 

Vendredi 17 mai

 

Comité de Section

 

Mercredi 22 mai

 

 

FDG Morlaix : AG

Samedi 25 mai

Conférence Nationale : municipales

 

 

Dimanche 26 mai

Conférence Nationale : municipales

 

 

Lundi 27 Mai

 

Assemblée Générale

 

Mercredi 29 mai

PCF 29 : CD (avec secrétaire de section)

Elections municipales

 

 

Vendredi 7 juin

 

Réunion publique du PCF/Front de Gauche à Guerlesquin Quel avenir pour l'agro-alimentaire breton et la filière avicole? avec Xavier Compain et Corinne Nicole 

 

Samedi 8 juin

Conférence régionale

 

 

Mardi 11 juin

PCF 29 : CD (avec secrétaire de section)

 

 

Dimanche 16 juin

Assises Nationales

 

 

Vendredi 14 juin

 

Comité de Section

 

Samedi 22 juin

PCF 29 : AG départementale (matinée)

 

 

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 05:45

Discours inauguration : Daniel RAVASIO

Bonjour à toutes et à tous.

Merci d’être présent à l’inauguration de cette 49ème  fête du Viaduc

 

Il y a un an notre fête se situait entre les deux tours des élections présidentielles, marquée par l’espoir d’un changement à la tête du pays mais surtout d’un changement radical de la politique menée.

Il y a presqu’un an, les Français décidaient de mettre fin à la présidence Sarkozy et à son Union pour une Minorité de Privilégiés.

La victoire de François Hollande c’était un Non net et sans bavure à 5 ans de sarkozysme, l’indice d’une puissante aspiration au changement, à un autre partage des richesses, à l’égalité.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est la déception, la grande déception qui domine chez beaucoup de nos concitoyens.

Nous sommes, chaque jour, de plus en plus nombreux à gauche à ne pas nous reconnaître dans la politique actuelle du gouvernement.  

Pourquoi une telle désillusion ?

En se débarrassant de Nicolas Sarkozy les français ont indiqué clairement qu’ils ne voulaient plus de cette politique faite de super austérité et au profit des plus riches et du patronat, de cette politique de pression sur les salaires, de casse de la fonction publique, de destruction de la protection sociale, … sans oublier tous ces plans de licenciements pour cause de rentabilité mis sous le boisseau par ses amis du tout financier.

Or, depuis la prise de fonction de François Hollande et du gouvernement PS - EELV, force est de constater que le nouveau pouvoir va à l'encontre de ces attentes des Français.

Soumission aux politiques d’austérité européennes, cadeaux fiscaux supplémentaires de 20 milliard d’Euros pour les entreprises, vote de la « loi du Medef », refus de prendre les mesures nécessaires pour empêcher les licenciements et plans sociaux …. La politique du gouvernement amplifie la crise au lieu de la combattre, une politique qui se traduit pour une part de plus en plus, importante de notre peuple par l’explosion de la précarité et du chômage.

Dans ce contexte, l’affaire Cahuzac met en évidence cet insupportable fossé : sacrifices et austérité pour les uns, profits et évasion fiscale pour les autres !

Quand un gouvernement de gauche prend des mesures de gauche, il existe une majorité de Français pour les soutenir. Quand il emprunte une autre voie, comment la déception, la colère et le ressentiment ne pourraient-ils pas être au rendez-vous, suscitant abstention et remontée mécanique des forces néolibérales « décomplexées » ?

Le gouvernement est à la croisée des chemins : soit il renoue avec les fondamentaux de gauche soit il continue dans cette voie.

Face à la dégringolade affectant sa côte de popularité, le président de la République use des mots comme de barrages pour tenter d’interrompre cette descente.

Ce sont de bien maigres remparts quand l’électorat de gauche juge sur les faits l’abandon des promesses de changement.

â   Aujourd’hui, concernant l’emploi, les salaires, le droit du travail, le dialogue social ;

â   Demain, à propos des retraites, du droit de vote des étrangers, de la proportionnelle ?

Ce n’est pas cela qu’attendaient ceux qui ont battu Nicolas Sarkozy et qui ne le regrettent nullement.

Ils souhaitent que le gouvernement renoue avec les fondamentaux de la gauche : le progrès, la justice, l’égalité, la fraternité.

Hélas, à ce jour rien n’annonce que François Hollande veuille s’émanciper de la tutelle d’Angela Merkel et s’évader hors des chemins tracés par les marchés financiers et les agences de notation.

Nos inquiétudes sont grandes. Les émanations désagréables qui s’échappent des affaires Cahuzac ou Sarkozy-Bettencourt  peuvent conduire aux pires dérives populistes ou au délaissement pur et simple des prérogatives citoyennes. Marine Le Pen, à l’affût de toutes les désespérances, compte bien sur ce pourrissement.

La promotion d’une nouvelle République, agissant pour le bien de tous et donc d’abord pour celui des plus modestes, exige de démultiplier le débat politique, de faire de chacun un acteur de l’avenir.

Pour le Parti Communiste et le Front de Gauche une autre politique est possible et nécessaire.

â   On vous dit que l’austérité est la seule voie pour s’en sortir mais chacun voit bien qu’au contraire chaque jour tout va plus mal.

Une autre politique c’est refuser l’austérité, austérité qui ne constitue pas une ambition mais une démission.

â   On vous dit qu’il n’y a pas d’argent mais la fraude fiscale c’est au bas mot 40 Mds €, la suppression des niches fiscales c’est à minima 42 Mds €, …..

Une autre politique c’est une politique qui aura le courage de rompre avec l’obsession des dividendes.

 

Pour cela, il faut oser changer de pied, abandonner l’impasse de la diminution du coût du travail qui ravage nos secteurs industriels et conduit à une régression sociale, et s’en prendre au coût du capital qui handicape tout essor économique.

 

Des mesures d’urgences doivent être prises pour relancer l’activité et l’emploi :

â    relèvement des salaires et des minimas sociaux ;

â    développement des services publics ;

â    interdiction des licenciements boursiers ;

â    des nationalisations démocratiques pour maintenir et transformer des filières industrielles dans le cadre d’une production nouvelle sur des critères sociaux et écologiques ;

â     ……

 

Pour le Parti Communiste Français, une nécessité : débattre et agir

Puisque le Président de la République ne veut rien changer à sa politique, rien entendre de la colère qui monte, le PCF appelle les forces du changement à entrer massivement dans l'action pour exiger un changement de cap, pour dire stop aux politiques d'austérité, stop aux licenciements, stop à la casse du code du travail et des services publics.

Le Front de Gauche propose à toutes les forces et les personnes qui ont voulu le changement en mai dernier et plus largement au peuple, contre la finance et l'austérité, de participer à une grande marche citoyenne pour la 6ème République le 5 mai à Paris.

 

A l’occasion de cette fête nous vous invitons à débattre sur la situation, débattre sur la politique à mettre en œuvre pour l’Humain d’abord. Vous pourrez débattre avec tous les militants communistes au cours de la fête mais aussi à l’occasion du débat prévu cet après-midi.

 

Nous invitons tous ceux qui souhaitent faire avancer encore plus loin une gauche de courage, une gauche résolu à résister à la finance, une gauche résolu à rendre le pouvoir au peuple pour permettre le progrès humain, à rejoindre le Parti Communiste Français, à rejoindre le Front de Gauche.

 

Mais nous vous invitons aussi à venir vous détendre, jouer, tout au long de cet après-midi.

 

Merci à tous de votre présence à cette inauguration.

 

Pour terminer je vous invite à prendre ensemble le pot de l’amitié.

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 05:59

100

 

Il y a presque un an, les Français décidaient de mettre fin à la présidence Sarkozy et à son Union pour une Minorité de Privilégiés.

La victoire de François Hollande c'était un Non net et sans bavure à 5 ans de sarkozysme, l'indice d'une puissante aspiration au changement, à un autre partage des richesses, à l'égalité.

 

Aujourd'hui c'est la déception qui domine voire plus. 

 

 Depuis la prise de fonction de François Hollande et du gouvernement PS-EELV, le nouveau pouvoir va à l'encontre des attentes des Français. Au-delà de quelques mesures allant dans le bon sens, il suit globalement les traces des politiques de droite, et non seulement il refuse de s'attaquer réellement au pouvoir de l'argent et de la finance, mais il contribue à le renforcer. 

François Hollande et le gouvernement ont fait adopter le traité européen qui impose la restriction continuelle des dépenses publiques. Ils ont accordé un cadeau de 20 milliards aux grands patrons alors que notre économie souffre déjà des intérêts somptueux payés aux banques privées et des richesses accaparées par les actionnaires. Enfin, ils ont décidé de ratifier l'accord sur l'emploi initié par le MEDEF, s'engageant ainsi sur la voie de nouvelles dégradations du "code du travail". 

La politique du gouvernement n'est guère reluisante non plus sur le plan des valeurs humaines: nouvel abandon de la promesse du droit de vote des étrangers extra-communautaires aux élections locales, stigmatisation des Roms, politique d'immigration et d'asile aussi dure que celle de l'ère Sarkozy. Pendant ce temps, l'austérité continue à mettre sous pression des services publics essentiels comme l'hôpital ou l'école, et les collectivités ont de moins en moins de moyens pour faire face à des besoins sociaux qui augmentent avec la crise et le développement de la précarité. 

Dans ses diverses déclarations le Président persiste et signe. Pire, il annonce une année 2013 de hausse continue du chômage, un nouvel allongement de cotisation des retraites...

L'affaire Cahuzac suscite la colère et la nausée. D'une gravité extrême, elle ne revèle pas seulement l'absence de probité et d'honnêteté d'un homme. Elle met à jour, une nouvelle fois, un système oligarchique profondément néfaste, une démocratie à bout de souffle, la collusion grandissante entre hautes sphères financières et celles de l'Etat. 

C'est bien le système de l'argent roi, érigé en table de loi de la réussite, de la compétitivité ou de la concurrence, qui permet l'évasion fiscale, les paradis fiscaux, les spéculations en tout genre. Oui le capitalisme corrompt les décideurs pour mieux se mettre à l'abri des foudres des peuples qui n'en peuvent plus.    

 

Une autre politique, résolument de gauche, est possible et nécessaire. 

 

 On vous dit que l'austérité est la seule voix pour s'en sortir mais chacun voit bien qu'au contraire chaque jour tout va plus mal. 

On vous dit qu'il n'y a pas d'argent mais la fraude fiscale c'est au bas mot 40 milliards d'euros par an, la suppression des niches fiscales, c'est 42 milliards d'euros/an... 

Des mesures d'urgence doivent être prises pour relancer l'activité et l'emploi: relèvement des salaires et des minima sociaux, développement des services publics, interdiction des licenciements boursiers, des nationalisations démocratiques pour maintenir et transformer des filières industrielles dans le cadre d'une production nouvelle sur des critères sociaux et écologiques...

Puisque le Président de la République ne veut rien changer à sa politique, rien entendre de la colère qui monte, le PCF appelle les forces du changement à entrer massivement dans l'action pour exiger un changement de cap, dire stop aux politiques d'austérité, stop aux licenciements, stop à la casse du code du travail et des services publics. 

Le Front de Gauche propose à toutes les forces et les personnes qui ont voulu le changement en mai dernier et plus largement au peuple, contre la finance et l'austérité, de participer à une grande marche citoyenne pour la 6ème République le 5 mai à Paris. 

 

Alors soyons nombreux à Paris le 5 mai prochain, soyons nombreux à la fête du 1er mai organisée par la section PCF de Morlaix pour se rencontrer, débattre, faire connaître notre volonté d'un véritable changement.

    

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 14:23
Le Parti Communiste du pays de Morlaix appelle les salariés et les citoyens à participer en nombre à la journée de grèves et de manifestations contre l'ANI organisée le mardi 9 avril par la CGT, FO, FSU et Solidaires et à manifester à 11h place de la mairie à Morlaix. 
 
Il faut tout faire pour dissuader les députés de gauche de voter ce texte scélérat, véritable arme de destruction massive contre les droits des salariés dans notre pays.
Nous appelons les citoyens à se révolter contre l'approfondissement en cours de la domination du capitalisme sur leurs vies, qui génère la destruction méthodique des protections et des droits collectifs hérités des luttes sociales et du programme du Conseil National de la Résistance.
C'est ni plus ni moins que le caractère protecteur du code du travail et la primauté de la loi de la République sur la domination patronale qui sont remis en cause par le projet de loi sur la flexibilisation du marché du travail basé sur l'accord conclu sous la pression du gouvernement  entre le MEDEF et trois organisations syndicales minoritaires.
Avec un nouveau recul de l'âge de départ à la retraite en ligne de mire et une réduction des services publics et de la protection sociale pour remplir les objectifs absurdes du Traité Budgétaire Européen, le gouvernement inscrit sa politique dans la continuité de celle de Sarkozy et des préconisations ultra-libérales de la Commission Européenne. C'est une trahison des citoyens qui en votant Hollande attendaient une politique de progrès social et c'est surtout un non-sens économique puisque la crise s'amplifie avec l'austérité et la précarisation des salariés.  
Avec le Front de Gauche, le Parti Communiste sera de toutes les luttes pour défendre les intérêts du monde du travail et des précaires et proposer une alternative à la domination de plus en plus brutale de la finance sur nos sociétés. 

 

Communiqué du Front de Gauche Morlaix, 5 avril 2013.

 

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 11:20

 

Parti Communiste Français

Membre du Front de Gauche

Section de Morlaix

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35

Mel : pcfmorlaix@wanadoo.fr

Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/



Comité de section du vendredi 22 mars

Rapport introductif – Daniel RAVASIO



La situation sociale, politique et économique

En France, le gouvernement poursuit sa politique sur le tryptique : austérité-compétitivité-et flexibilité, et même une véritable bataille, une pression idéologique pour essayer de rendre acceptable ses projets de régressions.

Austérité

Un constat attendu : face au défaut de croissance, l'objectif gouvernemental des 3 % de déficit ne sera pas atteint à la fin de l'année.

Sur injonction de la commission européenne, c’est un 3ème plan d'austérité qui se prépare :

  • 6, 5 ou 4 milliards à trouver dans le budget de 2014 s’ajoutant aux « efforts » des deux premiers plans d’austérité.

  • Hausses de taxes, de prélèvements et réductions dans les dépenses publiques… notamment en direction des collectivités locales.

Compétitivité - Flexibilité

La situation de l’emploi est particulièrement alarmante

  • La barre des 5 millions de chômeurs réels est franchie

  • Le taux de chômage notamment chez les jeunes est alarmant,

  • les entreprises continuent de licencier, avec des situations de plus en plus dures et tendues (exemple, Still, Goodyear...).
    A côté de cela, ce sont les plus grandes entreprises, dont celles du CAC40,

  • qui suppriment des emplois,

  • qui ont profité des 20 milliards du CIE,

  • qui disposent, pour les 246 plus grands groupes européens, de milliards qui sont dans les caisses, en trésorerie, qui au passage font de moins en moins d'investissements

  • qui paient des impôts minimums (voir pas du tout) en toute légalité !

C'est le principe du tonneau des Danaïdes : on continue à donner des aides aux grandes entreprises qui ne vont ni à l'emploi, ni au développement du pays, encore moins dans les salaires et la solidarité nationale, que ce soit par la fiscalité ou par les cotisations sociales.


Il y a de quoi susciter la colère, l'exaspération chez les salariés, même s'il y a beaucoup de lucidité sur les causes et les responsables des licenciements comme le montre le sondage de l’HD de la semaine dernière et le refus par 63% de baisse de salaires pour sauver son emploi.


Le gouvernement déclare que cette question de l’emploi est au cœur de ses préoccupations.

  • Ce n’est pas la politique d’austérité qui permettra de relancer la croissance et l’emploi : après un 3ème plan d’austérité un 4ème voir un 5ème est à craindre nous enfonçant encore plus à chaque fois.

  • Ce n’est pas en cassant le code du travail que l’on rendra les entreprises compétitives et que l’on permettra de relancer l’emploi. Si l’ »accord » passé entre le MEDEF et des syndicats minoritaires, était transcrit dans la loi, cela se traduirait par un désarmement des salariés face à une offensive extrêmement violente du patronat.

On veut nous faire penser qu'il n'y aurait qu'une seule solution pour sortir de la crise : l'austérité et la réduction du « coût » du travail. Mais c’est cette solution qui conduit partout aux impasses économiques, sociales, démocratiques et humaines. C’est le coût du capital qui est un problème, pas le travail.

 

La politique gouvernementale est aux mieux insuffisante au regard des exigences, au pire à contre sens sur bien d’autres sujets :

Le projet de réforme sur les collectivités locales appelé « projet acte III de la décentralisation » porte bien mal son nom : il s’agit plutôt de centralisation et de concentration des pouvoirs. Il s’agit d’un projet qui reste dans la logique de celui initié par Sarkozy :

  • regroupements forcés en intercommunalité  et en grandes métropoles spécifiques (Paris, Marseille, …) qui concentreraient un grand nombre de compétences, remettant en cause le rôle de chaque niveau de collectivités.

  • Beaucoup plus de pouvoir aux régions et beaucoup moins aux communes.

Ce sont de nouveaux transferts et un désengagement de l'Etat accentuant de plus en plus les inégalités territoriales, et les concurrences entre territoires, que ce soit sur l'emploi, les transports, l'orientation et sur les missions d'enseignement, avec la réforme du temps scolaire.

 

Sur ce point, le parallèle peut être fait entre la réforme Peillon sur l'Ecole, notamment le volet aménagement du temps scolaire, et le désengagement de l'Etat dans l'Education nationale accentuant les inégalités.

D'ailleurs, en témoignent les mobilisations des enseignants, de leurs syndicats et des parents d'élèves, et des critiques de certains élus, maires contre ce projet peu ambitieux pour l'école de la réussite pour tous. Il y a des améliorations à apporter à cette réforme et nous allons en proposer, et batailler avec nos parlementaires à l'Assemblée nationale.



C'est ainsi que nous avons marqué un point en faisant adopter la loi sur l'amnistie sociale par le Sénat.

Cela n'était pas gagné d'avance.

De nombreux syndicalistes et militants associatifs l'attendaient. C'est ce qui nous a guidés dans nos actes, y compris dans nos expressions publiques, dans la presse, loin de toute polémique. Notre objectif étant d'obtenir une majorité au Sénat et non d'en découdre.

C'est un signe en direction du monde du travail comme le montre les réactions des syndicalistes. D'ailleurs, quand on entend les propos de la droite, criminalisant les syndicalistes et les cris d'orfraie de L. Parisot, il s'agit bien d'une avancée pour le respect des droits, des luttes des salariés et des militants.

C'est une première victoire. Pour autant, la bataille n'est pas terminée, le texte doit être examiné par l'Assemblée nationale et notre volonté est de veiller à ce que celle-ci n'oublie personne.



Dans le calendrier, c'est aussi l'annonce de la réforme des retraites pour l'automne 2013 par le gouvernement, avec comme seule logique l'allongement de la durée des cotisations pour faire face au déficit, voire la désindexation des pensions par rapport aux salaires.

En fait ce serait la suite logique de la réforme Fillon/Sarkozy que toute la gauche a combattu. C'est aussi la bataille pour la santé et l'hôpital public, car même si des annonces sont faites par la ministre pour mieux redonner sa place au public, le rapport de l'IGAS propose encore des réductions de moyens. A ce sujet, le 25 mai, une mobilisation à l'appel du collectif «notre santé en danger» s'organise.



Notre combat pour l'égalité des droits doit aussi se poursuivre : celui pour le droit de vote des résidents étrangers, celui pour le mariage pour tous.



En Europe c’est la même politique qui est conduite avec les mêmes conséquences, avec les mêmes dangers.



Le plan de « sauvetage des banques » chypriotes est l’exemple même d’une politique folle au service des plus riches.

Après la mobilisation massive du peuple de l'île et le rejet unanime par le parlement chypriote du scandaleux plan de « sauvetage » (sic) européen.Ce plan constituait un véritable racket. Il exigeait la ponction directe dans les économies de tous les épargnants chypriotes comme contrepartie d'une aide financière de la BCE destinée aux banques, qui sont pourtant les véritables responsables de la situation. Il montre jusqu'où les dirigeants européens sont prêts à aller sous la pression des marchés, jusqu'à piquer directement dans les poches des citoyens et contourner les règles bancaires qu'ils se sont eux-mêmes fixés.

La France doit rompre avec les soutiens aux chantages imposés aux peuples européens. Elle doit soutenir Chypre face aux rapaces qui n'hésiteront pas à vendre l'île pour les beaux yeux des marchés. Notre pays doit soutenir ceux qui résistent à la barbarie austéritaire et engager le combat pour changer les orientations européennes, le statut de la BCE et des banques en général, les traités ultralibéraux pour viser une élévation générale du niveau des standards sociaux. Ce combat est chaque jour plus urgent si l'on ne veut pas voir l'Union exploser sous nos yeux.

 

Les élections italiennes traduisent de la déception, de la colère à l'égard des gouvernements de droite et de gauche sociale-démocrate mettant en œuvre des mesures austéritaires.

Cela explique le faible score de M. Monti. Et quand une alternative de gauche de transformation sociale n'est pas perceptible, ce sont les mouvements populistes et démagogiques qui progressent, d'où les résultats de B. Grillo et de Berlusconi.

Le vote «utile» en faveur de Bersini (Parti démocrate) a aussi pleinement fonctionné face au retour de Berlusconi. Dans ce contexte politique, de crise politique profonde et qui vient de loin, la coalition «révolution civile» et nos camarades communistes ne parviennent pas, dans un système électoral particulier, à obtenir d'élus.



En Espagne et au Portugal on assiste à de grandes mobilisations contre les politiques d’austérité infligées par les gouvernements et le troïka européenne.



Dans ce cadre quel doit être notre travail, notre activité militante ?

Lors du dernier CN, quatre grands axes de notre activité ont été définis :

  1. Faire grandir la mise en mouvement, en action la plus large possible contre les politiques d'austérité ;

  2. Préparer les élections de 2014, afin que ces échéances soient utiles à nos ambitions,

  3. Déployer un travail de grande ampleur pour rendre crédible un projet politique de sortie de crise ;

  4. Déployer une nouvelle phase du Front de gauche au service de nos objectifs
    Dans l’avenir proche nous devons :

  • Poursuivre et accentuer notre campagne pour des alternatives au chômage, à la précarité.

Nous y sommes engagés, notamment sur la question de l’emploi et des droits des salariés.

Cette démarche doit être notre boussole : rassembler, créer des majorités politiques pour arracher des améliorations dans la vie des gens, pour gagner la bataille du changement.

  • Poursuivre et développer notre campagne, avec le FDG, contre l’austérité.

  • Préparer les prochaines échéances électorales et notamment pour les municipales de 2014.

Nous devons maintenant être pleinement dans le travail en lançant des appels à construire des projets et cela, le plus largement possible.

Au niveau national, dans plusieurs villes, des initiatives, des rencontres s'organisent. Aussi le CN a décidé de tenir sur ce point un Conseil national élargi à des élu-e-s: maires et autres, les 25et 26 mai.

Pour notre secteur, en lien, avec le FDG, nous travaillons sur un projet. La prochaine réunion se tiendra à Plougonven le mardi 26 mars.



PCF Morlaix : notre organisation ; notre activité

Lors de notre dernier Comité de Section nous avons débattu sur notre organisation. Un certain nombre de points ont été actés mais d’autres restent à finaliser.

  • Organisation du CS

Notre CS se réunira 1 fois par mois soit un lundi (18 h) soit un vendredi (18 h), un calendrier prévisionnel étant établi régulièrement afin d’être le réel décideur de l’activité de la section et des positions à prendre sur différents sujets.

Les membres du CS recevront une information régulière du secrétariat.

  • Secrétariat

Un secrétariat a été élu : Daniel RAVASIO (Secrétaire de Section) ; Daniel RIOU (Trésorier de section) ; Serge PUIL (trésorier adjoint de section) ; Ismaël DUPONT ; Jean Luc LE CALVEZ.

La partcipation d’un ou d’une camarade en plus est souhaitée.

Pour terminer il nous faut discuter de notre activité dans les semaines avenir.

Le calendrier est déjà bien chargé :

  • Samedi 23 mars (14 h – 17 h / local PCF Morlaix) : séminaire élection municipale.

  • Mardi 26 mars (St Eutrope / 18 h) : réunion FDG autour du projet pour les élections municipales

  • Samedi 30 mars (9 h 30 – 19 h / Pont de Buis) : rencontres départementales du Front de Gauche.

  • Vendredi 12 avril (18 h – local PCF Morlaix) : AG (Fête du 1er mai)

  • Lundi 15 avril (18 h – local PCFMorlaix) : réunion du CS.

  • Mardi 30 avril : préparation de la fête du 1er Mai (montage de la fête).

  • Mercredi 1er mai : fête du Viaduc

  • Vendredi 17 mai (18 h – Local PCF Morlaix) : réunion du CS

Une réunion publique PCF à Guerlesquin est en préparation, probablement le samedi 20 avril sur la question de l’agro-alimentaire avec Xavier COMPAIN (responsable national PCF) et Corinne Nicole (déléguée CGT à Tilly Sabco).

 

 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 16:09

Le PCF du pays de Morlaix dénonce le plan de réduction rapide et sans contrepartie des restitutions européennes facilitant l'exportation de poulets congelés bretons au Moyen Orient. Des aides divisées par deux brutalement en janvier après avoir été réduites de 30% en octobre...

 

Au nom de l'économie budgétaire et du libéralisme, on accepte en réduisant ces aides à l'exportation que la concurrence allemande, américaine, brésilienne, asiatique, qui produit du poulet congelé dans des conditions sociales, écologiques et sanitaires moins bonnes, récupère les clients étrangers de Doux et de Tilly-Sapco.

 

On désorganise la filière avicole bretonne alors qu'elle génère au moins 5000 emplois et que la France importe 40% de la volaille consommée sur le territoire.

 

Les restitutions, en tant qu'aides directes aux industriels non conditionnées par un droit de regard et de contrôle par les salariés ou les donateurs publics, n'étaient certes pas la panacée. Pendant longtemps, elles ont servi de pompe à fric pour des fortunes privées sans être réinvestis dans les salaires, la formation des salariés de l'agro-alimentaire, ni dans l'amélioration de l'outil de travail.

 

Toutefois, on peut imaginer de repenser la conditionnalité de ces aides sans les réduire ou les supprimer et il serait injuste de dire qu'une entreprise comme Tilly-Sapco à Guerlesquin n'a pas réinvesti une partie de ces aides depuis 2006 dans l'amélioration des conditions de travail.  

 

Ces aides publiques à l'industrie agro-alimentaire sont aussi d'un haut rendement en termes d'emploi: à titre de comparaison, les céréaliers français, qui représentent 36000 emplois, touchent 6 milliards d'euros d'aides européennes, alors que 80 millions annuels d'aides européennes à Tilly et à Doux sont rattachés à 5000 emplois (en 2012). Au prorata montant des aides/ emplois maintenus, il faudrait que les céréaliers génèrent 600 000 emplois en France pour avoir le même rendement que les aides à l'exportation à destination de la filière avicole.

 

Il y assurément besoin d'un plan de reconversion écologique de l'agriculture bretonne pour soutenir la diversification et la progression de l'agriculture paysanne et biologique. Mais ce plan de transition doit être élaboré et mis en œuvre progressivement pour être le moins douloureux possible socialement.

 

On ne peut se satisfaire que le marché et la libre concurrence détruisent à eux seuls à vitesse rapide une filière de l'élevage et de l'abattage qui représente le principal vivier d'emploi en Bretagne avec le secteur public.

 

Car, au moment où la Bretagne compte 15% de chômeurs, ce sont des centaines de salariés qui risquent de se retrouver dans la galère.

 

Il est maintenant de la responsabilité du gouvernement d'agir au niveau européen pour contraindre la Commission à revenir sur cette décision brutale prise sans aucune concertation et d'agir pour que cessent les inégalités fiscales et sociales qui mettent les peuples en concurence.

 

Il lui revient aussi de créer les conditions d'un débat sur la nécessaire reconversion d'une filière avicole davantage tournée vers la qualité, le marché intérieur, moins tributaire de l'exportation.

 

PCF Front de Gauche

 

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