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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 06:15
Ismaël Dupont et Roger Héré en distribution de tract ce samedi 19 mai photo Marie-Hélène Le Guen

Ismaël Dupont et Roger Héré en distribution de tract ce samedi 19 mai photo Marie-Hélène Le Guen

Roger Héré et Marie-Hélène Le Guen en distribution de tract ce samedi 19 mai photo Ismaël Dupont

Roger Héré et Marie-Hélène Le Guen en distribution de tract ce samedi 19 mai photo Ismaël Dupont

Martine Carn en distribution de tract ce samedi 19 mai photo Marie-Hélène Le Guen

Martine Carn en distribution de tract ce samedi 19 mai photo Marie-Hélène Le Guen

Les militants communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 19 mai pour distribuer un tract annonçant la réunion publique de Gérard Le Puill à Lanmeur le mardi 29 mai et Rouge Finistère
Les militants communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 19 mai pour distribuer un tract annonçant la réunion publique de Gérard Le Puill à Lanmeur le mardi 29 mai et Rouge Finistère
Les militants communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 19 mai pour distribuer un tract annonçant la réunion publique de Gérard Le Puill à Lanmeur le mardi 29 mai et Rouge Finistère
Les militants communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 19 mai pour distribuer un tract annonçant la réunion publique de Gérard Le Puill à Lanmeur le mardi 29 mai et Rouge Finistère

La politique ... c'est dans la rue qu'ça s'passe! 
Distribution de tract au marché de Morlaix ce samedi 19 mai pour la venue de Gérard Le Puill le 29 mai à Lanmeur et la distribution de Rouge Finistère, le journal de la fédération PCF du Finistère, avec Rogé Héré, Marie-Hélène Le Guen, Martine Carn, Ismaël Dupont, et Yvan Le Gall qui distribuait le tract syndical pour la grève et la manif du 22 mai dans la Fonction Publique. Un soleil radieux et de nombreuses conversations intéressantes et chaleureuses.

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 05:54
Gérard Le Puill, journaliste à l'Humanité, animera une réunion publique à Lanmeur, salle Steredenn, à 20h le 29 mai

Gérard Le Puill, journaliste à l'Humanité, animera une réunion publique à Lanmeur, salle Steredenn, à 20h le 29 mai

Calendrier du PCF Morlaix - fin mai 2018 - Gérard Le Puill à Lanmeur le mardi 29 mai, 20h - Assurer notre souveraineté alimentaire face au réchauffement climatique. Quels enjeux pour l’agriculture en Bretagne ?
Cliquez-moi!

Parti Communiste Français

Section de Morlaix

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35

Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr                                                Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/                          

 

 

 

Samedi 19 Mai (10 h) : Distribution de tracts sur le marché de Morlaix 

 

Ce samedi 19 mai nous organisons une distribution de tract sur le marché de Morlaix.

 

Nous y distribuerons un Flyers annonçant la conférence-débat (organisée par les sections PCF du Pays de Morlaix) du mardi 29 mai à Lanmeur.

Nous y distribuerons aussi le journal « ROUGE 29 », journal de la fédération.

  

Si tu es disponible et volontaire pour venir à cette distribution merci de venir à 10 h devant la mairie de Morlaix, merci aussi de me le faire savoir en répondant à ce courriel.

 

Mercredi 23 Mai : Séminaire PCF Morlaix sur les élections municipales 

 

Samedi 26 Mai : « marée Humaine pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité » 

 

Le samedi 26 Mai, plus de 40 organisations syndicales, politiques, associatives appellent à une « marée populaire pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité »

(voir appel en pièce jointe).

 

Afin de préparer au mieux cette grande marée humaine sur la Pays de Morlaix, nous avons lancerons une invitation mardi 22 mai aux organisations concernées pour préparer cette action.

 

Les modalités seront donc définies à cette occasion et seront popularisées ensuite.

 

 

Mardi 29 Mai : Réunion Publique animée par Gérard LE PUILL (journaliste à l’Humanité)

 

Ce mardi 29 Mai, nous organisons une conférence – débat à Lanmeur (20 h – salle Stérédenn)

Le thème : Assurer notre souveraineté alimentaire face au réchauffement climatique. Quels enjeux pour l’agriculture en Bretagne ?

Fils de paysan, né dans les Côtes d’Armor, Gérard Le Puill, lauréat du Grand prix du journalisme agricole en 1998, a consacré plusieurs livres aux enjeux agricoles ces dix dernières années. Sa réflexion se fonde sur l’agroécologie comme solution pour permettre aux sols de stocker toujours plus de carbone tout en gagnant en fertilité avec un moindre recours aux engrais chimiques. Cela va à l’encontre de préconisations de la Commission européenne qui continue, avec l’accord de la France, de chercher à multiplier les accords de libre échange qui fragilisent les agricultures des pays membres de l’Union européenne à commencer par les plus spécialisées et les plus dépendantes des marchés extérieurs ce qui est le cas de la Bretagne.

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30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 06:28
Yann Le Pollotec: animateur de la commission Industrie- Economie et Révolution numérique du PCF, membre de la direction nationale du PCF

Yann Le Pollotec: animateur de la commission Industrie- Economie et Révolution numérique du PCF, membre de la direction nationale du PCF

Après Jean-Marc Galano fin janvier (La philosophie de Karl Marx), Greg Oxley (La Révolution Française) le 27 mars, Maha Hassan (La Syrie: guerre, dictature, culture et littérature) le 17 avril, la section PCF du Pays de Morlaix organise trois nouveaux débats prochainement pour les mardi de l'éducation populaire: 
 
Mardi de l'éducation populaire 
 
Le Mardi 12 juin, 18h : 
 
Yann Le Pollotec - La Révolution numérique 
 
au local du PCF Morlaix 2 petite rue de Callac avec Yann Le Pollotec, responsable Industrie - Révolution numérique au Parti Communiste, organisateur des états généraux de la révolution numérique réunissant des centaines de professionnels et de chercheurs (les 3èmes états généraux ont été organisés au siège du PCF les 9 et 10 mars 2018): 
 
Tous de la chair à GAFA? 
 
Comment la révolution numérique impacte nos vies, le travail et la vie quotidienne? 
 
Comment reprendre le pouvoir sur le capitalisme des plate-formes internet: les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) et les Natu (Netflix, Air BnB, Telsa, Uber)?  
 
 
Marie-Noëlle Postic (photo Le Télégramme)

Marie-Noëlle Postic (photo Le Télégramme)

Lucienne Nayet (photo Ouest-France)

Lucienne Nayet (photo Ouest-France)

Mardi de l'éducation populaire 
 
Le Mardi 3 juillet, 18h: 
 
Lucienne Nayet, présidente du réseau du Musée de la résistance nationale, fille de déporté, ancien enfant caché
 
Marie-Noëlle Postic, sociologue, auteur de "Sur les traces perdues d'une famille juive morlaisienne" et "Les juifs du Finistère sous l'occupation". 
 
Histoire de destinées juives en France et en Bretagne. Comment combattre l'antisémitisme? Sur quoi repose t-il?  
Et: 
 
Conférence/débat public
 
 Le mardi 29 mai 2018 à 20 h
 
 Salle Stérédenn à Lanmeur
 
avec Gérard Le Puill, journaliste
 
“Fils de paysan, né dans les Côtes d’Armor, Gérard Le Puill, lauréat du Grand prix du journaliste agricole en 1998, a consacré plusieurs livres aux enjeux agricoles ces dix dernières années. Sa réflexion se fonde sur l’agroécologie comme solution pour permettre aux sols de stocker toujours plus de carbone tout en gagnant en fertilité avec un moindre recours aux engrais chimiques. Cela va à l’encontre de préconisations de la Commission européenne qui continue, avec l’accord de la France, de chercher à multiplier les accords de libre échange qui fragilisent les agricultures des pays membres de l’Union européenne à commencer par les plus spécialisées et les plus dépendantes des marché extérieurs ce qui est le cas de la Bretagne.”
FAIRE EVOLUER L’AGRICULTURE BRETONNE POUR RESISTER AU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE 
 
Assurer notre souveraineté  alimentaire face au réchauffement climatique
Quels enjeux pour l’agriculture  en Bretagne ?
 
Gérard Le Puill

Gérard Le Puill

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29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 15:51
Jean-Luc Le Calvez, Ismaël Dupont, Serge Puil, Daniel Ravasio, Jean-Pierre Beuzit, Glenn Le Saout, Jérémy Lainé (de gauche à droite) ont présenté le programme de cette 54e fête du viaduc.

Jean-Luc Le Calvez, Ismaël Dupont, Serge Puil, Daniel Ravasio, Jean-Pierre Beuzit, Glenn Le Saout, Jérémy Lainé (de gauche à droite) ont présenté le programme de cette 54e fête du viaduc.

La section morlaisienne du Parti Communiste Français (PCF) organise le mardi 1er mai, Place Allende, à partir de 12 h, la 54e édition de sa « Fête du viaduc ». Un évènement inscrit depuis 1964 dans le paysage morlaisien.

 

Un rendez-vous politique

 

La section morlaisienne entend, à cette occasion, rappeler le soutien qu’elle a apporté localement ces derniers mois à la lutte des cheminots, des personnels de la Poste, contre la fermeture de l’agence de La Boissière, des Ehpads et de l’Hôpital, et de façon plus générale son opposition à la politique menée par le gouvernement contre les droits des travailleurs et les syndicats. Deux interventions politiques sont programmées à 15 h 30 : celles d’Ismaël Dupont et d’Olivier Dartigolles, porte-parole national du PCF.

 

Une fête populaire

 

Cette fête, ouverte à tous, gratuite, est aussi un moment d’échanges, de convivialité, avec un repas à 12 h 30, des concerts de Pol Huellou et de Gilles Le Bigot (musique d’inspiration irlandaise et écossaise) à partir de 14 h 30, et tout au long de l’après-midi, des jeux, une loterie, des stands de fleurs, de pêche à la ligne.

À l’occasion du centenaire de la fin de la guerre 14-18, le public pourra découvrir une exposition de photos originales, de lettres et de dessins.


Pratique

Repas adultes (13 €) et enfants (6 €) : il est prudent de s’inscrire au 06 62 74 75 27 ou par courriel à pcf-morlaix@wanadoo.fr. Barnums et chapiteaux en cas d’intempéries.


 Le Télégramme, 29 avril 2018

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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 20:25
A l'affiche du mardi 1er mai à Morlaix, place Allende: la fête du Viaduc du Parti Communiste avec Pol Huellou, Gilles Le Bigot, Olivier Dartigolles, et une expo d'artistes à l'occasion du centenaire de la Grande Guerre

En avant-première, la très belle affiche réalisée par nos amis Anne Caradec et Christophe Ducourant avec un tableau original de Chris en toile de fond! 

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 07:16
photos Ismaël Dupont

photos Ismaël Dupont

Maha Hassan raconte la révolution de 2011, la guerre en Syrie, son enfance de fille de communiste dans le pays de Big Brother, le président éternel, la place des kurdes dans la société et la situation syrienne, sa naissance à la vocation d'écrivain ce mardi 17 avril au local du PCF à Morlaix
Maha Hassan raconte la révolution de 2011, la guerre en Syrie, son enfance de fille de communiste dans le pays de Big Brother, le président éternel, la place des kurdes dans la société et la situation syrienne, sa naissance à la vocation d'écrivain ce mardi 17 avril au local du PCF à Morlaix
Maha Hassan raconte la révolution de 2011, la guerre en Syrie, son enfance de fille de communiste dans le pays de Big Brother, le président éternel, la place des kurdes dans la société et la situation syrienne, sa naissance à la vocation d'écrivain ce mardi 17 avril au local du PCF à Morlaix
Maha Hassan raconte la révolution de 2011, la guerre en Syrie, son enfance de fille de communiste dans le pays de Big Brother, le président éternel, la place des kurdes dans la société et la situation syrienne, sa naissance à la vocation d'écrivain ce mardi 17 avril au local du PCF à Morlaix

 

C'était hier, le 17 avril, le jour de la fête nationale syrienne, commémoration de son indépendance vis-à-vis de la France en 1945.

Et ce fut un moment extraordinaire pour les chanceux qui ont pu participer au local du PCF Morlaix avec Maha Hassan à cette rencontre passionnante et très chaleureuse qui a duré deux heures et quart ce mardi 17 avril 2018.
 

L'écrivaine Maha Hassan (11 romans publiés), originaire d'Alep, réfugiée politique en France depuis 2004 et le contexte de la répression contre le printemps kurde (ses livres étaient interdits de publication en Syrie et la pression des moukharabat se resserrait contre elle), Morlaisienne depuis 2 ans et demi, nous a raconté hier à l'occasion des "Mardi de l'éducation populaire" de la section PCF du pays de Morlaix:

- " Le grand rêve qui a animé le début de la révolution syrienne, un rêve de liberté, d'égalité, de fraternité, un rêve qui s'est abîmé avec la réussite du scénario machiavélique imaginé par Bachar al-Assad et son régime qui considère les Syriens révoltés comme des microbes, un virus: islamiser et militariser la rébellion pour la délégitimer et l'empêcher de porter une vraie alternative pour le peuple syrien. Daech est une invention de Bachar-al-Assad et le complice de son régime: c'est lui qui a gagné. Aujourd'hui, en Syrie, après 400 000 ou 500 000 morts, 5 à 6 millions d'exilés à l'étranger, le lâchage de la communauté internationale, l'internationalisation du conflit et sa transformation en conflit sectaire et communautaire, la mentalité est abîmée, la haine très présente entre les gens, la peur omniprésente. La révolution a échoué et le peuple syrien se retrouve prisonnier d'un monstre, d'un sauvage, qui considère la Syrie comme sa ferme privée et les syriens comme du bétail, ses esclaves, un type médiocre qui n'était pas programmé pour gouverner, qui a hérité de son peuple et de son pays comme dans une monarchie. Les Syriens en 2011 n'avaient pas l'expérience pour exercer l'action politique, pas de guide, de modèle, de précédent pour leur révolution, il s'organisait en coordinations locales et en fédération de coordinations locales. Le rêve des Syriens, cela a été la crainte des pays arabes voisins: un projet progressiste et de nation libre réunissant alaouites, kurdes, sunnites, chrétiens, ..., c'était insupportable pour les pays du pétrole qui ont joué un mauvais rôle en finançant des groupes armés franchisés islamisés à leur solde dans l'armée libre, avec un agenda à leur main. C'est aussi le pouvoir économique du Qatar, de l'Arabie Saoudite, en même temps que la perversité de Bachar al-Assad qui a libéré les islamistes les plus dangereux pour qu'ils créent Al-Nosra puis Daech, qui ont dénaturé la révolution. La révolution était très claire, on savait ce qu'on voulait, les laïcs, les progressistes, les communistes, les kurdes, les druzes, les intellectuels de gauche, les femmes activistes étaient engagés dans cette révolution mais Bachar-al-Assad, avec ses renseignements, son régime très fort et terroriste, l'expérience de la répression de ses services de sécurité, a réussi à pervertir et dénaturer ce conflit de la liberté. Bachar n'a jamais affronté Daech comme on le croit, et l'inverse est vrai aussi, Daech combattait l'Armée Libre, pas Bachar : à vrai dire, ce conflit n'est pas entre Bachar et l'Etat Islamique mais contre l'intérêt du peuple syrien, entre Iraniens, Russes, Américains, Turcs, Arabes du Qatar et d'Arabie Saoudite, qui instrumentalisent et manipulent les parties en présence. L'opposition syrienne est exil est complètement contrôlée par les Frères Musulmans, une force réactionnaire".

- "J'ai grandi dans le pays de Big Brother: on avait peur des voisins, des murs, de nous-mêmes. La Syrie de Hafez-al-Assad, qui est arrivé au pouvoir en 72, 5 ans après ma naissance, c'était un Etat policier: il y avait peut-être un employé de la police secrète pour 5 civils. Un régime politique mafieux. Mon père était communiste, il m'appelait camarade quand j'étais petite et cela me faisait tellement plaisir, mais je n'ai jamais connu des activités communistes légales. Les copains de mon père étaient inquiétés par les services de sécurité, arrêtés, emprisonnés. Mon premier article à 14 ans, non signé par crainte des représailles, était dans une revue communiste clandestine. Mon père qui était analphabète comme ma mère, et ouvrier du textile, et ses camarades plus instruits souvent, ont orienté mes savoirs. Mes premières lectures sérieuses, ce n'était pas le Coran, mais la vie de Lénine, les abécédaires du marxisme. Plusieurs parrains m'ont permis en tant que fille d'avoir de l'ambition et de l'ambition intellectuelle dans une société patriarcale où la place des filles est au foyer, où leur liberté est perçue comme une menace pour l'honneur de la famille. Mon père parfois m'a écrasé, mes voisins qui voulaient que je porte le voile, faisaient pression sur mon père, athée: mais moi je rêvais de faire des études en URSS, comme les filles de mes amies, puis de faire du théâtre, j'ai grandi intellectuellement avec la littérature européenne, l'existentialisme. J'ai finalement fait des études de droit, la seule du quartier (un quartier populaire et conservateur des faubourgs d'Alep) de ma génération inscrite à la fac. Je ne suis devenue écrivain pendant mes études de droit tout en travaillant, en publiant d'abord au Liban, puis en Syrie, puis de nouveau au Liban quand mes livres ont été interdits".

- "Un seul de mes six frères et soeurs est resté en Syrie, à Alep, les 5 autres sont en Suède en Finlande, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Turquie. Mon père est mort avant la guerre, après mon départ pour la France, ma mère est morte des suites d'un bombardement sur sa maison à Alep. Elle n'avait plus de raison de vivre, elle est morte une semaine après: elle ne voulait pas lâcher sa machine à laver, sa télévision, son canapé, qu'elle avait mis des années à obtenir. Elle a perdu la raison de son existence. Ma mère racontait magnifiquement les histoires: je l'appelais souvent depuis la France, elle mettait le speaker pour les voisins sinistrés par la guerre qu'elle accueillait, je l'ai appris très tard. Elle ne voulait pas quitter son quartier, sa maison, qui aurait été confisquée au profit d'autres réfugiés".

- "les voisins d'Alep me racontaient par téléphone qu'ils pouvaient mourir pour aller chercher une bouteille d'eau, des carottes ou un kilo de tomate. Le rapport à la mort, même de ma mère, était devenu complètement différent. On vivait pour la survie, on s'étonnait chaque jour d'être toujours en vie, la mort des autres était devenue banale. Aujourd'hui, les réfugiés contraints vivent avec leur défaite, leurs cauchemars, les horreurs qu'ils ont vécu, ils n'ont plus de métier, plus de raison sociale, plus de rêve, ils ne trouvent pas le sommeil parce qu'ils n'entendent plus les bombardements. Par les réfugiés en Europe, il y a aussi des partisans de Bachar, des chabiha, des gens dont la guerre et l'islamisme ont influencé la conscience. Des problèmes de conflits identitaires et culturels en Europe sont à prévoir pour l'avenir: on ne peut pas sortir d'une guerre aussi atroce indemnes. Et leur exil n'est pas choisi".

Maha est réfugiée politique à Paris après la répression du printemps kurde en 2004, Maha Hassan. C'est la petite-fille d'une rescapée arménienne du génocide des Arméniens adoptée en Syrie alors qu'elle n'avait pas quatre ans. Elle a obtenu le prix Hellman-Hammet d'Human Rights Watch en 2005, un prix créé au départ pour s'opposer aux persécutions du maccarthysme aux Etats-Unis contre les intellectuels de gauche. Cela lui vaudra une résidence d'écrivain de six mois dans la maison d'Anne Frank à Amsterdam où elle affrontera les démons de son exil et des histoires douloureuses qu'elle porte avec elle.

Maha Hassan qualifie elle-même son écriture de "littérature bâtarde". Ce n'est pas de la littérature kurde car elle écrit en arabe. Ce n'est pas de la littérature arabe "pure" parce qu'elle porte une mémoire collective kurde contractée avant même qu'elle ait appris à parler. La littérature et la philosophie européenne, l'existentialisme notamment, ont été constitutives aussi de son projet d'écriture s'affrontant aux tabous d'un Islam conservateur: l'oppression et la sexualité des femmes, leur volonté d'émancipation, l'athéisme.

Comme bon nombre d'intellectuels laïcs et progressistes, dont beaucoup ont connu la prison et la torture du régime, elle a soutenu la révolution citoyenne en Syrie. Maha Hassan porte aujourd'hui un regard aigu sur la répression d'une férocité inouïe de la révolte populaire, d'abord pacifique, par les sbires de Bachar-al-Assad, comme sur les dangers de l'islamisme djihadiste qui a fait une OPA sur la rébellion avec la complicité du régime lui-même, des états du Moyen-Orient et de Turquie. Les pays occidentaux et la communauté internationale ont aussi leur part de responsabilité, qui ont laissé Bachar massacrer son peuple. Même en France, avec ses parents coincés à Alep, ses amis pris dans la tourmente de la guerre, et jusqu'à aujourd'hui sa famille et ses amis bombardés dans l'enclave d'Afrin, Maha Hassan a vécu la guerre de manière extrêmement cruelle, avec d'autant plus d'envie de raconter un pays et une culture qui n'existeront plus jamais comme avant, mais aussi de comprendre les racines du mal et de la violence.

Romans de Maha Hassan publiés au Liban ou en Syrie :

Titres traduits de l'arabe:
- Métro d'Alep
- Bonjour la guerre
- Les Tambours de l’Amour, éditions El-Rayyes, Beyrouth, Liban, 2012.
- Les filles de prairies (roman), éditions El- Rayyes, Beyrouth, Liban, 2011.
- Cordon ombilical, éditions El- Rayyes, Beyrouth, Liban, 2010. (sélectionné sur la liste du prix du roman arabe «Booker»).
- Chants du néant, éditions El- Rayyes, Beyrouth, Liban, 2009.
- Le tableau de la couverture. Les murs de déception sont plus hauts, éditions Nashiron, Syrie, 2002.
- L’infini- récit de l’autre, éditions Al-Hiwar, Syrie, 1995

Un premier roman de Maha Hassan a été traduit en italien en 2017. Deux livres écrits en français sont en préparation pour 2018.

 

Prochains mardi de l'éducation populaire: 

 

Le Mardi 29 mai: à Lanmeur avec Gérard Le Puill, journaliste à l'Humanité, 20h: Quelle transition écologique pour la planète?

Le Mardi 12 juin, local du PCF Morlaix avec Yann Le Pollotec, membre de la direction nationale du PCF, animateur des commissions Révolution Numérique, Industrie, 18h-20h30: 

"Chair à Gaffa? Révolution numérique et révolution du travail, des relations sociales, de la vie quotidienne: comment maîtriser notre avenir face aux enjeux de renforcement de l'emprise capitaliste sur nos vies".  

 

 

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17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 05:39
Maha Hassan

Maha Hassan

La prochaine conférence-débat des Mardi de l'éducation populaire de la section PCF du pays de Morlaix aura lieu le mardi 17 avril de 18h à 20h. 

Réunion publique ouverte à tous, au local du PCF, 2 petite rue de Callac

 

Témoignage exceptionnel - 

Rencontre avec l'écrivaine, Maha Hassan, originaire d'Alep, réfugiée en France depuis 2004 et d'origine kurde, vivant à Morlaix depuis deux ans.  

Les thèmes de cette intervention:

L'écriture de l'identité, la mémoire, de la dictature et de la guerre, de l'exil et de la condition féminine  

Le combat des femmes pour la liberté dans une société traditionaliste et musulmane

La révolution et la guerre en Syrie

Les Kurdes syriens: quelle histoire? quelles réponses possibles à l'agression d'Erdogan et des islamistes?  

La place du communisme et des idées progressistes dans l'histoire syrienne contemporaine

 

Le 17 avril, la section PCF de Morlaix organise une réunion publique avec l'écrivaine syrienne Maha Hassan; Celle-ci est réfugiée en France depuis 2004 et vit depuis deux ans dans le Finistère. Après avoir écrit sa première nouvelle publiée dans un grand magazine libanais sur la sexualité féminine à 18 ans, elle est l'auteur de huit romans écrits en langue arabe qui lui ont valu deux nominations sur la short list de la plus haute distinction littéraire arabe. Elle présentera au local du PCF Morlaix (2, petite rue de Callac à 18h) son témoignage sur la guerre en Syrie, la cruauté et le cynisme du régime des Al-Assad et du Baas, la condition des femmes, le long combat des Kurdes pour le droit à la dignité, l'écriture de la mémoire, de l'identité et de l'exil. 
 
Maha est réfugiée politique à Paris après la répression du printemps kurde en 2004, Maha Hassan. C'est la petite-fille d'une rescapée arménienne du génocide des Arméniens adoptée en Syrie alors qu'elle n'avait pas quatre ans. Elle a obtenu le prix Hellman-Hammet d'Human Rights Watch en 2005, un prix créé au départ pour s'opposer aux persécutions du maccarthysme aux Etats-Unis contre les intellectuels de gauche. Cela lui vaudra une résidence d'écrivain de six mois dans la maison d'Anne Frank à Amsterdam où elle affrontera les démons de son exil et des histoires douloureuses qu'elle porte avec elle. 
 
Maha Hassan qualifie elle-même son écriture de "littérature bâtarde". Ce n'est pas de la littérature kurde car elle écrit en arabe. Ce n'est pas de la littérature arabe "pure" parce qu'elle porte une mémoire collective kurde contractée avant même qu'elle ait appris à parler. La littérature et la philosophie européenne, l'existentialisme notamment, ont été constitutives aussi de son projet d'écriture s'affrontant aux tabous d'un Islam conservateur: l'oppression et la sexualité des femmes, leur volonté d'émancipation, l'athéisme.  
 
Comme bon nombre d'intellectuels laïcs et progressistes, dont beaucoup ont connu la prison et la torture du régime, elle a soutenu la révolution citoyenne en Syrie. Maha Hassan porte aujourd'hui un regard aigu sur la répression d'une férocité inouïe de la révolte populaire, d'abord pacifique, par les sbires de Bachar-al-Assad, comme sur les dangers de l'islamisme djihadiste qui a fait une OPA sur la rébellion avec la complicité du régime lui-même, des états du Moyen-Orient et de Turquie. Les pays occidentaux et la communauté internationale ont aussi leur part de responsabilité, qui ont laissé Bachar massacrer son peuple. Même en France, avec ses parents coincés à Alep, ses amis pris dans la tourmente de la guerre, et jusqu'à aujourd'hui sa famille et ses amis bombardés dans l'enclave d'Afrin, Maha Hassan a vécu la guerre de manière extrêmement cruelle, avec d'autant plus d'envie de raconter un pays et une culture qui n'existeront plus jamais comme avant, mais aussi de comprendre les racines du mal et de la violence.   

Romans de Maha Hassan publiés au Liban ou en Syrie :

Titres traduits de l'arabe:

- Métro d'Alep

- Bonjour la guerre

- Les Tambours de l’Amour, éditions El-Rayyes, Beyrouth, Liban, 2012.
- Les filles de prairies (roman), éditions El- Rayyes, Beyrouth, Liban, 2011.
- Cordon ombilical, éditions El- Rayyes, Beyrouth, Liban, 2010. (sélectionné sur la liste du prix du roman arabe «Booker»).
- Chants du néant, éditions El- Rayyes, Beyrouth, Liban, 2009.
- Le tableau de la couverture. Les murs de déception sont plus hauts, éditions Nashiron, Syrie, 2002.
- L’infini- récit de l’autre, éditions Al-Hiwar, Syrie, 1995

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17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 05:35
Manif du 22 mars à Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Manif du 22 mars à Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Manif du 22 mars à Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Manif du 22 mars à Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Communiqué de presse de la section PCF du pays de Morlaix

 

Face à la casse sociale et au mépris, unissons-nous !

Toutes et tous jeudi 19 avril à 11h place des Otages à Morlaix à l’appel des syndicats.

 

La politique d’Emmanuel Macron, c’est toujours plus de cadeaux aux très riches et aux multinationales, et une grande violence à l’égard des salariés, des retraités, des précaires, des jeunes comme des anciens, des familles, des personnels et usagers des services publics : hausse de la CSG et baisse des APL, casse du logement social, de l’hôpital public, du code du travail, privatisation de la SNCF et casse du statut de ses personnels, tri social des étudiants à l’entrée de l’Université, suppression du service d’information et d’orientation de l’Éducation Nationale, amputation des budgets publics et du nombre d’agents au service de la population, braderie au privé de ce qui est notre propriété commune.

Et à la casse sociale s’ajoutent le mépris et la surdité vis-à-vis des souffrances et des colères.

Ces choix creusent les inégalités sociales, territoriales, augmentent la pauvreté et la précarité, piétinent les valeurs qui fondent notre vie commune, tournent le dos au progrès social comme aux engagements pris sur le climat, fracturent notre société, rabaissent notre pays.

À l’opposé, les luttes actuelles des cheminots, des personnels des hôpitaux et des Ehpad, des postiers, et de tous les personnels et usagers des services publics, celles des salariés mobilisés pour leur emploi, leurs conditions de travail, leurs salaires, celles des étudiants, des citoyens engagés pour les droits humains et la solidarité, portent l’intérêt général.

Jeudi 19 avril une première journée de convergence des luttes est organisée par les syndicats.

Les communistes lui apportent tout leur soutien et appellent toutes et tous à se joindre au rassemblement prévu jeudi à 11h à Morlaix place des Otages 

Unissons-nous contre la politique de Macron et pour des propositions alternatives progressistes, pour une société d’égalité, de solidarité, d’émancipation humaine, pour la sécurisation de l’emploi et de la formation, le développement des services publics et de la protection sociale, l’accès de chacun-e aux droits fondamentaux et aux biens communs.

Morlaix, le 16 avril 2018

Le PCF pays de Morlaix appelle à participer nombreux à la manifestation du jeudi 19 avril à 11h: Face à la casse sociale et au mépris, unissons-nous!
Le PCF pays de Morlaix appelle à participer nombreux à la manifestation du jeudi 19 avril à 11h: Face à la casse sociale et au mépris, unissons-nous!
Le PCF pays de Morlaix appelle à participer nombreux à la manifestation du jeudi 19 avril à 11h: Face à la casse sociale et au mépris, unissons-nous!
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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 06:10
A Morlaix, pourquoi maltraite t-on autant les associations, Mme Le Brun ?
Le président du club cycliste loisirs de Morlaix (Club cycliste morlaisien: existant depuis 70 ans, 95 licenciés) nous a exposé dernièrement comment les élus de la majorité municipale veulent leur retirer un local dont ils jouissaient au pavillon du Poulliet, un local retiré séance tenante sans explication satisfaisante comme à d'autres autres assos (Cyclisme de compétition, Anciens Combattants, boulistes, Amnesty International, Association pour le Droit de Mourir dans la dignité ...).
 
Se voir retirer son local, être déplacé ou délogé sous des mauvais prétextes et sans explication valable et franche, se voir confisqué la clef de son local n'a rien d'agréable.  
 
Pour le CCM, on leur a retiré la clef pour l'état des lieux soi-disant mais sans la rendre: heureusement que le président avait faire refaire ses clefs.
On leur a expliqué tantôt que le bâtiment n'était pas aux normes sécurité, tantôt qu'il allait  être loué pour avoir un gain de recettes supplémentaires pour la mairie, et on a appris dernièrement par voie de presse que la majorité envisageait de confier le local à une autre association: KLT? 
 
L'adjointe aux sports, Charlotte Julie, n'a pas accordé 5 minutes d'entretien au président du Club cycliste morlaisien, après plusieurs demandes de rendez-vous réitérés de sa part... 
 
Le club ne payait pas de loyer pour le local, mais ne recevait pas de subvention non plus. Depuis l'article de presse paru le 29 mars, Agnès Le Brun envisage de dénoncer la convention avec le CCM. 
 
"Le bâton, le bâton". Tu causes un peu trop, tu ne te résignes pas, je te menace! 
 
Le club de foot aurait aussi été menacé de se voir retirer sa subvention s'il partait à Plourin-les-Morlaix pour organiser les internationaux de jeunes en avril. 
 
Cela fait plusieurs années que les clubs de foot et de rugby alertent sur l'état des équipements et des installations qui ne leur permettent pas de se développer et de fonctionner normalement. Rien n'a été fait... 
 
On relogerait le CCM et l'UCPM (Union cycliste du pays de Morlaix) face au services des sports à Aurégan dans un local plus petit, actuellement délabré, qui pour être atteint nécessiterait aux cyclistes du CCM, souvent retraités, de monter une grande côte alors qu'ils auront déjà fait 120 à 150 kilomètres auparavant. Ils n'en ont pas envie. Et ça se comprend! 
 
Le rapport aux associations d'Agnès Le Brun, de Charlotte Julie (adjointe aux sports) est vraiment maltraitant en ce moment.
 
Le mandat de trop quand une équipe municipale n'a plus envie de travailler dans la concertation, l'écoute, le dialogue et le respect a priori des acteurs de la vie associative morlaisienne ?
 
Le discours que nous entendons est trop souvent celui de la suspicion, de la défiance. 
 
Pour les associations, rien n'est de droit, rien n'est acquis: il faut montrer patte blanche pour justifier l'accès au local, à la subvention, aux salles de réunion.   
 
Pour Amnesty, on leur propose le Mille Club pour leurs réunions ponctuelles en lieu et place d'un local où ils ont du matériel.
 
Morlaix-Wurselen s'est vu retiré sa boîte aux lettres en mairie pour le courrier de l'association de jumelage avec l'Allemagne. 
 
Les projets de solidarité des deux associations qui parrainent des associations de réfugiés palestiniens en Cisjordanie et au Liban, l'AFPS, et l'association de jumelage Morlaix-Wawel, sont privées de subventions depuis des années.  Ce qui n'est pas le cas évidemment de "MJ pour l'enfance", l'association de Michel Jestin, patron de l'agro-alimentaire et président du comité de soutien d'Agnès Le Brun lors de sa dernière campagne, qui bénéficie de financements importants alors que son siège est à St Martin des Champs.   
 
La FSU a perdu son local à Kernéguès sans sommation il y a quelques mois. 
 
Les Bab Singers, qui organisaient un concert avec censément mise à disposition gratuite de Langolvas, pour leur dernière représentation, se voit sommés de payer rétrospectivement une facture tout à fait imprévue de plusieurs milliers d'euros pour mise à disposition de matériels, alors qu'ils avaient bouclé les comptes d'une association dont c'était la dernière apparition.     
 
Ce n'est là que quelques exemples. La liste est longue... 
 
D'autant que l'accès aux salles de réunions est devenu un vrai problème pour les associations. 
 
Bref, Morlaix, malgré son extraordinaire richesse et vitalité associative et sociale, n'est plus le paradis des associations qui sont pourtant notre atout n°1!
 
 
Ismaël Dupont - élu d'opposition PCF-FRONT DE GAUCHE 
 
(dupont.ismael@yahoo.fr - 06 20 90 10 52 )
 
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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 09:12
Fête du Viaduc 2012

Fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

Fête du Viaduc 2013

Fête du Viaduc 2013

fête du Viaduc 2013

fête du Viaduc 2013

fête du Viaduc 2013

fête du Viaduc 2013

fête du Viaduc 2013

fête du Viaduc 2013

fête du Viaduc 2013

fête du Viaduc 2013

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

Fête du Viaduc 2015

Fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

54 ANS DE COMBAT COMMUN

 

DES LIENS FORTS AVEC LA POPULATION

 

Cette année nous tenons la 54 ème Fête du Viaduc du nom du journal de la section PCF du pays de Morlaix.

Cette durée en dit long sur la qualité des liens que les communistes et leurs amis (car ils ont toujours été présents sur la Fête) ont su tisser avec la population. En témoigne aussi la fidélité des annonceurs qui sont pour beaucoup dans le succès financier.

 

UNE FETE NOMADE

 

Le souci de rencontrer la population et différentes contraintes ont conduit à chercher des implantations diverses. La première fête s’est déroulée le 5 septembre 1965 à Kernéguès. Mais très rapidement le 1er mai, la fête des travailleurs, devint le rendez-vous incontournable des communistes avec la population du pays de Morlaix. Jusqu’en 1978 elle se déroula autour du terrain de foot de la Madeleine ; terrain où se déroulait une rencontre corpo très suivie. En 1979 la fête s’installa aux Jacobins pour une mémorable édition, très riche artistiquement… mais qui ne dégagea pas beaucoup de bénéfices. A partir de 1980 s’ouvre une longue période dans la vallée de Ty-Dour. Elle va durer jusqu’en 2004 à ce carrefour du quartier du plateau nord-est. Je fus à l’origine de son départ en décidant, en tant qu’adjoint à l’urbanisme, de la construction de la résidence étudiante sur le terrain qui servait de parking. S’en suivirent 2 ans à Ploujean où la salle mettait les stands à l’abri des intempéries puis le déplacement, par souci de visibilité, place Allende pendant 3 années. Un essai fut fait en 2010 à la Boissière, Place de la Commune de Paris, dont le nom nous plaisait évidemment. Mais l’année suivante nous rejoignîmes la place Allende.

 

POLITIQUE, CULTURE ET CONVIVIALITE

 

Organisée par le PCF, la Fête du Viaduc n’est évidemment pas une simple kermesse. La politique y tient une grande place. Par l’intervention politique assurée par un dirigeant national, départemental ou local, par un élu ou un candidat. Nous lui avons substitué depuis plusieurs années un débat avec les participants à la fête qui peuvent ainsi échanger avec le dirigeant présent et les militants. Mais la politique est aussi présente par les affiches , les livres, la presse, les revues, les pétitions, les expos… et les discussions informelles toujours passionnées. S’y ajoute la présence d’associations amies et de nos partenaires. Tous les ans, nous y enregistrons plusieurs adhésions.

 

La culture a toujours été présente à la fête du Viaduc. Expositions de peinture, dessins, photos avec toujours la diversité, la qualité…et le contenu. Spectacles : chansons françaises, rock, chants de marins ; musique, jazz, musique et danse bretonnes, fanfare, musique baroque, percussions, spectacle de magie, théâtre, littérature…sans oublier la dimension sportive.

 

La fête est aussi un moment de rencontre et de convivialité. Aux jeux, stands, loteries, concours s’ajoute bien évidemment la restauration. Aux casse-croûtes et grillades des premières années se sont ajoutés la crêperie et le restaurant où militant-e-s et ami-e-s font tous les ans merveille permettant ainsi d’ajouter aux plaisir des papilles ceux des retrouvailles et des discussions.

 

LA SOLIDARITE EN ACTION

 

Beaucoup de partis politiques ont organisé des fêtes …qui parfois ont disparu. Nous ne sommes pas peu fiers de tenir cette année la cinquantième fête du Viaduc. Ce n’est possible que grâce à l’investissement des militants et des amis qui d’année en année y mettent toute leur énergie dans les différentes tâches à assurer. Que grâce aussi à toutes celles et à tous ceux qui y participent chaque année.

 

Longue vie à la Fête du Viaduc et succès à tous les combats que nous mènerons ensemble !

Alain David (édito du Viaduc pour l'annonce de la 50 ème fête du Viaduc légèrement remanié) 

 

 

A partir de ce travail de restitution d'archives de Jean-Luc Le Calvez, et du dépouillement de quelques exemplaires du Journal du PCF, on peut restituer quelques moments forts de l'histoire de la section PCF de Morlaix ces 50 dernières années, tour à tour dirigée par Michel Derrien, Alain David, Jean-Yvon Ollivier, Stephane Mayer, François Bourven, Daniel Ravasio. 

 

La Fête du Viaduc est née non pas le 1er Mai mais en septembre 1964.

Elle avait lieu d'abord au Stade de Kernéguès et était déjà une grande fête populaire. L'entrée était payante (2 francs). Il n'y avait pas encore de partie musicale et artistique mais on pouvait y entendre l'allocution d'un membre du comité fédéral du PCF (Gabriel Paul en 1965), y participer ou y assister à des tournois de foot (entre des équipes coporatives: Ameublement, Renault, Hôpital...), des concours de Palais, de Luttes Bretonnes.

Plus tard,  à la fin des années 1960 et jusqu'en 1978, la Fête du Viaduc s'est déplacée au Terrain de la Madeleine. La Musique s'est invitée, comme le Radio-Crochet, la Course à l'Oeuf, la Course Humoristique, les Floralies, les Concours de Dominos.    

Dans les années 1980 et jusqu'en 2004, la Fête du Viaduc avait lieu dans la Vallée du Ty-Dour. Puis à Ploujean en 2005 et 2006, place Allende de 2007 à 2009, place de la Commune en 2010 à La Boissière, puis à nouveau place Allende.      

 

La naissance de cette fête du Viaduc témoigne d'un renforcement et d'une ambition nouvelle du PCF dans le Pays de Morlaix et coïncide avec la création du journal Le Viaduc, organe de la section du Parti Communiste de Morlaix.

Ce journal naît fin 1963 avec pour directeur de publication Louis Ollivier. On y lit aussi des articles de Michel Derrien, le secrétaire de section du PCF Morlaix, qui sera adjoint au maire pendant plusieurs mandats, et de François Paugam, le très estimé dirigeant de la CGT des Cheminots, responsable à l'organisation du PCF.

Alain David, qui sera secrétaire de section du PCF Morlaix de 1968 à 1976, devient à la fin des années 1960 et pour plusieurs décennies le directeur de publication et la plus brillante plume duViaduc.

 

Le premier éditorial du Viaduc commence ainsi, donnant le ton à la fois populaire, impertinent et bien senti du journal :

 

"Travailleurs morlaisiens, vivez-vous au dessus de vos moyens? C'est du moins l'avis de notre Ministre des finances qui entend ajouter un cran à votre ceinture. Toute la propagande gaulliste de la presse, de la radio et de la télévision, est insuffisante pour démontrer que les vessies sont des lanternes. En effet, depuis 1958, les prix ont augmenté de 42,50%, les taxes de vie chère de 78% et les profits des grosses sociétés de 85%. Mais depuis 5 ans, bien des yeux se sont ouverts sur la nature du pouvoir des financiers dont les méfaits pèsent de plus en plus sur la population laborieuse de notre ville.

- Les salaires et traitements sont en retard sur les prix

- Les vieux vivent dans la misère

- Les logements neufs sont inabordables

- Notre zone n'a d'industriel que le nom. Pourquoi?

La main d'oeuvre qualifiée manque, mais le pouvoir et la municipalité laissent dormir dans les cartons le projet de collège technique...

Nous voulons combattre avec vous sur tous les plans la politique néfaste du gaullisme, du patronat et de leurs représentants à la municipalité".

 

Au delà de ces déclarations politiques générales, le 1er Viaduc fait aussi la part belle aux revendications locales: mieux équiper pour les besoins des sportifs la salle du Poulliet, datant d'un an, et que l'on détruit cette année, 50 ans après, prévoir une école pour le quartier Saint Augustin, dont la population a cru avec les nouveaux immeubles de la Rape Saint Augustin.

 

L'édito du Viaduc n°2, publié en janvier 1964, a un titre et des propositions que l'on ne renierait pas aujourd'hui:

 

" Pour une démocratie véritable.

Le remplacement du pouvoir gaulliste par une république démocratique est à l'ordre du jour. De part, la constitution actuelle, le pouvoir sert les banquiers, les marchands de pétrole, les trusts: il faut que ça cesse. Il faut remplacer le pouvoir d'un seul homme par celui de tout le peuple et non par celui d'un autre homme. Le PCF propose à tous les démocrates comme base d'un programme commun:

- élection à la proportionnelle d'une assemblée constituante qui dotera le pays d'une constitution démocratique.

- par l'intermédiaire de l'Assemblée Nationale, le gouvernement doit être l'émanation de la volonté populaire.

- transfert du pouvoir des Préfets aux conseils généraux élus à la proportionnelle

- laïcité de l'Etat et de l'Ecole et réforme démocratique de l'enseignement

- réforme de la fiscalité permettant de faire payer les grosses sociétés

- nationalisation des monopoles pour permettre une véritable politique sociale

- abandon de la force de frappe, signature des accords de Moscou et politique de désarmement" 

 

Suite une présentation de François Paugam, "sympathiquement connu de notre population", candidat du Parti aux Cantonales. 

 

Au verso du journal qui ne compte que feuille A4 recto verso jusqu'en 1970, on trouve des articles locaux truculents sur la nécessité de nettoyer les abords de l'école du Calvaire - en l'occurence la promenade ombragée par les peupliers qui offre un magnifique panorama sur la ville mais où s'entassent les boîtes de conserve qui servent aux jeux de "foot boîtes" des enfants. On demande à brancher les eaux de ruissellement de future école Corentin Caer au tout-à-l'égoût et à installer des bancs en contrebas sur la promenade. On apprend que les crédits pédagogiques dont bénéficient les écoles publiques morlaisiennes sont insuffisants, comme leurs systèmes de chauffage sont défaillants. A l'inverse, on nous présente une école maternelle et primaire modèle de Moscou où le taux d'encadrement et les conditions pédagogiques sont optimales: "dans l'Etat socialiste, l'ENFANT EST ROI". 

 

Viaduc n°3 - Mars 1964 - sous le titre ironique "Les arguments frappants des patrons", une charge contre Tilly qui fait tabasser les militants de la CGT à Guerlesquin: "La direction "TILLY" à GUERLESQUIN, n'aime pas les défenseurs des ouvriers. F. PAUGAM, responsable CGT en a fait l'expérience. Aux tracts qu'il distribuait à GUERLESQUIN pour dénoncer l'exploitation dont sont victimes les ouvriers de cette entreprise, le beau-frère de Mr Tilly a opposé les coups de poing. La classe ouvrière ne peut tolérer de telles méthodes. Pour parer cette méthode fasciste dont notre camarade F.PAUGAM a déjà été victime, tous les travailleurs doivent faire preuve d'une vigilante solidarité à l'égard de leurs responsables, prévoir et assurer leur défense dans tous leurs déplacements intéressant leur travail de militant".

 

Sur le plan local, diatribe contre les voitures qui encombrent l'allée du Poan Ben, jadis "réservée aux jeunes enfants et aux vieillards qui y trouvaient une paisible retraite, loin de l'agitation de la ville": "leur gaz d'échappement n'a rien de comparable avec l'air pur des sommets" et la mairie ne finance pas de classe de neige pour les enfants, "la pétarade des moteurs crée dans les classes une ambiance défavorable aux études et sensibilise des organismes déjà fortement éprouvés par les trépidations de la vie moderne".

Cette attaque contre l'invasion de l'allée du Poan Ben par la voiture ne s'arrête pas là: "Le moins dangereux n'est pas le gymkana des voitures parmi les enfants aux heures d'entrée et de sortie des écoles. Attend-on un accident grave pour remédier à cet état de chose? Qu'a cela ne tienne des mesures sont envisagées: un agrandissement du parking par la couverture de la rivière! pas moins...

Ce qui, parait-il coûterait plus cher que la couverture du bassin. Ce serait, avouez-le, porter beaucoup d'estime aux quatres roues et bien peu à nos enfants qui n'ont, il est vrai, que deux jambes à garer. Pourquoi ne pas transformer les cours d'écoles en parking? ..."

 

Toujours dans ce Viaduc n°3, le PCF, dans son programme pour les cantonales, plaide pour le rattachement de Morlaix à St Martin des Champs, précise sa conception du soutien public au développement économique du territoire: "l'expansion économique ne signifie pas pour nous, des cadeaux aux capitalistes sous forme de terrains et d'installations gratuites (zone de Kerivin aménagée aux frais du contribuable)".

 

En fin, au bas de la page 2, ce qui deviendra une tradition dans le journal des communistes morlaisiens, on peut lire une mise en cause du Télégramme:

 

"LES SILENCES ... DU TELEGRAMME"

Le télégramme a omis d'informer ses lecteurs des raisons pour lesquelles il n'a pu paraitre vendredi 21 février:

Les linotypistes ont fait grève pour soutenir un de leur camarade mis à pied injustement. Bravo pour cet exemple

LOUABLE DE SOLIDARITE OUVRIERE!".

 

Dans le Viaduc N°4 (juin 1964), les rédacteurs qui militent pour l'installation d'un centre médico-pédagogique à Morlaix s'offusquent que la Salle Omnisports de Morlaix soit retenue pour la célébration du messe à l'occasion de la fête Diau tandis que le 7 juin, le stade de Kernéguez est également retenu pour la célébration d'une messe: "Décidément le pouvoir encourage au maximum le clergé et celui-ci en profite. Après la radio et la télé, la réaction monopolise les installations sportives".   

 

Dans Le Viaduc n°6 (novembre 1964), le PCFMorlaix justifie la constitution d'une liste indépendante au 1er tour des élections Municipales tout en se montrant partisan d'une union avec les socialistes au second tour sur la base d'un programme commun. "Une liste d'union au 1er tour consisterait à passer sous silence les grandes réalisations des élus communistes, notamment à SCAER, LEUHAN, SCRIGNAC, HUELGOAT etc... où ils détiennent la municipalité depuis 20 ans... En présentant une liste d'union au 1er tour comme en 1959 nous créerons la confusion et faciliterons ainsi l'élection des représentants du pouvoir... Notre Parti, qui arrive en tête des partis de gauche à MORLAIX, ne peut accepter  d'être une force d'appoint. Pour avoir la confiance des travailleurs, il faut que chaque Parti détermine le niveau de ses forces...

Quand nous aurons mis en échec les défenseurs du Pouvoir Gaulliste, au soir du 1er tour, les Communistes feront tout, à Morlaix, pour former une liste d'union pour le 2e tour; sur la base d'un programme commun et compte-tenu des forces de chaque organisation.

Les Communistes ont prouvé leur discipline républicaine en votant en masse pour élire les camarades PRAT et TANGUY PRIGENT. Il est temps de cesser la polémique et de passer au travail de masse, c'est à dire à l'explication aux électeurs des malfaisances du régime gaulliste et de l'équipe du docteur Le Duc".

 

Lors des Municipales de 1965, les communistes affirment le caractère politique des élections locales:

"Nous proclamons que les élections municipales ont un caractère politique.

Pour qui réalise t-on?

Qui paie?

Répondre à ces deux questions, c'est faire un choix politique.

Nous, Communistes, avons choisi. Nous voulons réaliser pour les travailleurs, pour les classes les plus deshéritées; nous voulons faire payer les riches et avant tout les gros patrons.

Toutes les municipalités communistes ont toujours appliqué ces deux principes.

Le rôle d'une municipalité ouvrière est de réaliser avant tout pour alléger la peine des travailleurs, de défendre l'enfance, d'organiser les loisirs de la jeunesse, d'aider les vieux".

Pour les enfants, le PCF de Morlaix propose la création de trois nouveaux patronages laïques (Madeleine, centre-ville, Rampe Saint Augustin) et le soutien au départ en vacances en colonies des enfants de famille modeste. Pour les mères qui travaillent à la Manufacture, à l'hôpital, aux PTT, il propose une crèche municipale. Pour les vieux, la création d'un Foyer, la création d'une aide aux travailleurs. La création aussi d'un office municipal d'HLM et l'achat par la ville des terrains nécessaires à la construction de logements accessibles aux bourses modestes. Le gros chantier du mandat parait-être celui de l'aissinissement: "le docteur Le Duc, maire de Morlaix depuis 18 années, écrit: "il convient d'améliorer les conditions d'hygiène et de ne plus utiliser la rivière comme exutoire naturel". Bravo, Monsieur le Maire, il eut fallu penser plus tôt et commencer par construire un épurateur et un collecteur central et ensuite étendre à toute la ville le tout-à-l'égout".    

 

Dans le Viaduc de juin 1965, c'est une pétition pour demander l'implantation d'un STOP à l'intersection de la Bellevue de la Madeleine et de la Venelle de la Madeleine à cause des collisions de voitures à répétition. "Attend t-on un autre accident, peut-être mortel, celui-là? La vie d'un homme vaut-elle moins qu'un panneau? Les habitants du quartier de la Madeleine, lorsqu'ils entendront un crissement strident et si un malheur arrivait sauront accuser les responsables de cette négligence que l'on pourra qualifier de criminelle".   

 

Après une interruption,  en 1970, Le Viaduc, qui a a désormais comme directeur de publication Alain David, secrétaire de section du PCF Morlaix depuis quelques mois, s'étoffe, gagne en quantité d'articles, à qualité de mise en page, et en ambition: notamment celle d'établir un dialogue avec les lecteurs. Il parait toujours tous les deux mois.

En novembre 70, le journal qui coûte 30 centimes, auquel on s'abonne, a

Pourquoi ce journal?

 

AMIS LECTEURS, 

 

En France, l'écrasante majorité des journaux appartient à un petit nombre de groupes financiers. Quant à la radio-télévision, elle demeure un instrument de propagande au service du gouvernement. Et ce n'est pas parce qu'un dirigeant communiste ou syndical peut faire de temps à autre une apparition sur le petit écran que cela change quelque chose à l'essentiel. L'information est unilatérale, dirigée, partiale. 

C'est pourquoi la section de Morlaix du PCF a décidé de publier un journal local afin de faire connaître à la population de Morlaix et de ses environs le point de vue des communistes sur quelques questions internationales, nationales et locales. 

Il est évident que, dans une publication modeste comme la nôtre, il nous sera impossible d'aborder ou de développer tous les problèmes de l'actualité. D'autre part, les auteurs des différents articles de ce journal sont des militants de base de la section de Morlaix du Parti Communiste, ce sont des ouvriers, des paysans, des artisans, des enseignants et ils n'ont pas, pour rédiger, la facilité des journalistes professionnels.

Nous espérons cependant que vous lirez avec intérêt ce journal que vous recevrez tous les deux mois.

C'est avec plaisir que nous accepterions de dialoguer avec vous en répondant, dans nos prochains numéros, aux questions que vous nous auriez posées en écrivant au siège de notre parti, situé 5, rue Haute à Morlaix.

Le Comité de rédaction".

 

Signent leurs articles dans ce journal Renée Deroux (la place de l'EPS dans l'éducation nationale), François Paugam (luttes sociales aux Combustibles Morlaisiens), Daniel Crassin (Regards sur la RDA: réaction argumentée à un article du Télégramme), Janine Tardivel qui fait le compte rendu d'une conférence où Alain David et Louis Le Roux, membre du Comité Cental du PCF, ont parlé de la situation prometteuse du Chili.

 

En juin 1971, Le Viaduc relate une conférence débat avec le grand résistant communiste ROL-Tanguy, né en gare de Morlaix, ouvrier metallurgiste, ancien des Brigades Internationales et libérateur de Paris. "150 personnes étaient venues assister à la conférence-débat que donnait Rol-Tanguy dans la salle des conférences de la mairie de Morlaix. Aux côtés de Rol-Tanguy avaient pris place au bureau les camarades Alain David, secrétaire de section, Louis Aminot, membre du comité fédéral et Le Nagar de Plougonven". 

 

En mai-juin 1972, il est question de la 8e fête du Viaduc. Louis Ollivier commente: "Le 1er mai 1972, malgré son temps incertain, a apporté sur le terrain de la Madeleine, un millier de personnes. Notre "Fête du Viaduc" devient la kermesse la plus importante de notre ville. En effet, le grand nombre de stands, leur décoration, leur qualité et surtout le match de football ont contribué à son succès en créant une ambiance gaie, joyeuse et sportive". Alain David écrit un article anti-colonialiste de circonstance:

Halte à l'agression américaine au Vietnam:

 "Depuis plus d'un quart de siècle, les peuples d'Indochine sont contraints à défendre leur existence et leur dignité, leur indépendance et leur liberté. En minant les ports de la République Démocratique du Vietnam, en reprenant les bombardements intensifs sur les objectifs civils, le gouvernement américain fait un pas de plus dans l'escalade de la guerre. Il faut en finir avec cette "sale guerre". Comme tous les peuples du monde, les peuples indochinois ont un droit imprescriptible: le droit à la paix. Cette paix ne pourra voir le jour tant que l'envahisseur américain occupera l'Indochine"...

Comme d'habitude François Paugam se fait écho des luttes sociales dans la région de Morlaix, aux PTT et aux Imprimeries. Michel Derrien écrit sur les implantations d'école à La Vierge Noire et à La Boissière, et sur le manque d'espaces de vie collective dans le nouveau quartier HLM de La Vierge Noire. Son texte, toujours d'actualité, mérite d'être cité:

"Le vendredi 19 mai, la première chaîne de télévision présentait une dramatique: "Un dimanche volé". C'est le drame réel d'un ouvrier vaincu par la fatigue du travail, les bruits de la rue et de l'immeuble filtrant à travers les cloisons et les fenêtres de l'appartement, le manque de sommeil accumulé. Au-delà de cette existence, on peut trouver une condamnation des logements construits au rabais, véritables usines à névroses, des cadences de travail, de l'absence de terrains de jeux pour les enfants des HLM, condamnés à jouer au milieu des voitures ou dans les escaliers. Allez vous promener dans la rue de La Vierge Noire à Morlaix. Voyez ces clapiers humains qui montent, les espaces libres sont chichement mesurés. Dans quelques années, des centaines d'enfants y habiteront. Ce décor de béton vous fera immanquablement penser au film de Gérard Chouchan. Existe t-il une solution? Certes oui. Les constructions de ce quartier sont en place, on n'y peut plus rien. Mais il existe encore, tout à côté, du terrain. Il faut d'urgence que la ville de Morlaix achète, si ce n'est déjà fait, le "petit bois de Coat Serho", ainsi que les prés et les terrains qui bordent la route de Lanmeur. A cet endroit, il est possible, sans de trop grandes dépenses, d'aménager une part de promenade et de loisir. L'aménagement d'un bassin ne pose aucune difficulté. En outre, il faut des terrains de jeux pour les enfants. Ne serait-il pas possible de prévoir un tel espace entre la Boissière et la Vierge Noire? L'erreur serait d'attendre que les constructions soient terminées pour penser à un tel problème..."    

 

En décembre 1972, Le Viaduc s'ouvre sur un article d'Alain David sur le Programme Commun:

 

"Le programme... c'est le vôtre.

Le programme commun signé par le Parti Communiste, le Parti Socialiste, et les Radicaux de Gauche ouvre au peuple des perspectives nouvelles.  

Ce programme n'est pas un simple accord électoral conclu entre les dirigeants des trois partis; ce programme commun que les travailleurs ont attendu si longtemps c'est une arme que nous mettons entre leurs mains pour qu'ils puissent se libérer des quelques monopoles parasites qui sucent le fruit du travail de tout un pays.

Le programme commun est le programme de tous ceux qui ont intérêt à l'avènement d'une démocratie véritable. C'est le programme des ouvriers dont l'exploitation est sans cesse accrue, des employés et des fonctionnaires dont le pouvoir d'achat est sans cesse menacé par la hausse des prix, des artisans et des commerçants de plus en plus victimes du secteur monopoliste, des paysans que l'on force à quitter la terre pour grossir les rangs des chômeurs ou des O.S, des femmes surexploitées qui bouclent de plus en plus difficilement leur budget, des jeunes à qui ce régime n'offre aucun espoir et des personnes âgées qu'il oblige à vivre dans la misère.

En un mot le programme commun que nous vous appelons à acheter, à étudier, à populariser et à soutenir, c'est le VOTRE.

A.DAVID"     

 

(Suite au prochain numéro...)

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