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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 09:00

rapport introductif de Daniel RAVASIO

Je ne vais pas revenir, dans cette introduction, sur l’ensemble de la situation sociale, économique et politique : nous savons tous ce qu’il en est.

Je voudrai mettre l’accent sur 4 points de l’actualité : les renoncements du gouvernement et leurs conséquences ; la colère sociale et les tentatives de récupération ; le FN qui cherche à surfer sur la colère sociale ; le Front de Gauche.

Un gouvernement qui va de reculades en renoncements.

 

Les reculades et renoncements successifs du gouvernement sont légions depuis son installation. Inutile ici d’en faire une liste que chacun connaît bien.
Ce que l’on peut constater aisément c’est que ces renoncements ne sont jamais assez  pour  la droite, l’extrême droite, le Medef et qu’au contraire cela leur laissent le champ libre pour avancer leurs pions. A mesure que se creuse un fossé entre le gouvernement et les aspirations du peuple de gauche qui l’a élu, la droite et le Medef deviennent plus arrogants et en demandent toujours plus.

 

La force d’un gouvernement ne réside pas dans sa capacité à faire des courbettesdevant ceux qui le combattent. Elle est de s’appuyer sur la souveraineté populaire, et c’est ce que le président de la République et le Premier ministre ont écarté d’emblée, ce n’a pas été leur choix. Les éditorialistes de la droite peuvent bien parler aujourd’hui de paralysie car, de fait, ils ont raison, et nous sommes entrés dans une crise politique sérieuse et inquiétante qui ne peut que s’aggraver dès lors même que le dernier atout de François Hollande, l’inversion  de la courbe du chômage, fût-ce par des emplois aidés, semble bien en passe de lui échapper.

Au point où nous en sommes, faute d’attendre par le haut un changement de cap, il faut l’impulser d’en bas. Les élections municipales ne doivent pas être la chronique des défaites annoncées. Elles peuvent être l’occasion pour les hommes et les femmes de gauche, avec des équipes rassemblées sur des contenus, d’exprimer et de mettre en œuvre des choix politiques transformateurs.

 

La colère sociale monte, colère que Droite et Medef tente de récupérer.

 

La colère des salariés et plus largement de la population s’est traduite, dans notre région, par des actions fortes et massives comme l’action des bonnets rouges à Quimper et à Carhaix.

Cette colère, c’est d’abord la colère, le désarroi de milliers de personnes que la politique d’austérité, la crise, les fermetures d’entreprises frappent durement que ce soit le salarié qui perd son emploi et son pouvoir d’achat, l’artisan ou le patron de PME qui voit avec angoisse l’avenir de son entreprise, l’agriculteur qui se demandent comment vivre de son métier. Oui, comme le dit Pierre Laurent dans son interview au Télégramme de dimanche « En Bretagne, la situation est explosive ».

 

Cette colère, la droite, le patronat, la FNSEA tente de la récupérer pour faire valoir non pas ce que demandent salariés et population, à savoir la fin des licenciements et la pérennisation des entreprises, une justice fiscale.

En réalité leurs buts sont bien autre chose : 

  • Ils demandent la réduction des contraintes fiscales et non pas la justice fiscale : le grand patronat réclame clairement  de payer moins d’impôt voir ne plus en payer du tout.

  • Ils demandent la restriction des contraintes environnementales. Les exploitants agricoles se plaignent de ne pouvoir vivre de leur travail, des tracasseries administratives, des inégalités de traitement entre les pays européens : sur de nombreux points (pas sur tous loin s’en faut) ils ont raison. Mais ce n’est pas en allant encore plus loin dans la politique agricole actuelle que se trouveront les solutions à la crise.

  • Ils demandent la diminution des contraintes sociales. Qu’est ce que cela veut dire ? La baisse des cotisations sociales c’est moins de sécu, moins de retraite, moins de droits au chômage, …. Ou alors une sécu privatisée, une retraite  par capitalisation que seuls ceux qui en auront les moyens pourront se payer.

  •  Ils demandent plus d’autonomie pour la Bretagne, une autonomie qui permettrait, tout en gardant le même système capitaliste de régler les problèmes que l’Etat Français ne règle pas. Qui peut y croire ? Si la décentralisation n’est pas une mauvaise chose en soit son contenu, le contexte économique dans laquelle elle se place peut laisser planer de graves dangers. Ainsi elle peut être la porte ouverte au chacun pour soit entre les régions françaises. Quand on voit ce que cela donne dans certains pays (Italie : la ligue du Nord refuse de payer pour ses fainéants de l’Italie du sud ; Espagne : la Catalogne refuse de payer pour l’Andalousie ; Belgique : la Flandre refuse de payer pour les Wallons) on peut craindre le pire. On peut même craindre que la Bretagne soit perdante si des régions plus riches disaient chiche et refusaient de participer au financement solidaire pour la France. On peut même craindre, dans le cadre d’une concurrence entre les régions une réduction des droits sociaux des travailleurs : pourquoi pas un Smic Breton inférieur au Smic Français !

     

    Avec les manifestations de Carhaix (3 000 manifestants venus de toute la Bretagne), les manifestations du samedi 23 novembre dont celle de Morlaix (5 000 manifestants) le mouvement social avec les organisations syndicales a commencé à lever le voile sur ces tentatives de récupération. Il faudra continuer dans cette voie : rien n’est encore acquis.

     

    Bien sûr certaines motivations exprimées par des manifestants de Carhaix [Humanité du lundi 2 décembre : « il faut donner moins d’aide à ceux qui en abusent » ; « Ce sont les immigrés, les chômeurs de longue durée qui en profitent ! Pas les chômeurs bretons, il faut appeler un chat, un chat » ; … ] sont inacceptables. Au-delà il faudra s’adresser à tous ceux qui ont les mêmes intérêts qu’ils aient manifesté à Carhaix ou à Morlaix, pour déjouer les manœuvres en cours et faire valoir les vraies solutions solidaires.

     

    Le FN qui tente de tisser sa toile.

     

    Le FN tente lui aussi de surfer sur cette colère pour faire valoir « ses solutions »  utilisant un vocabulaire antilibéral  pour récupérer les classes populaires, notamment celles qui votent à droite (Comme l'avait fait Mussolini avec le fascisme dans les années 20, en Italie).

    Marine LE PEN est venu sur nos terres, à Guerlesquin, pour faire la promotion du FN, essayer de récupérer le désarroi de la population et des ouvriers de Tilly.

    Malgré le peu de temps qui nous a été laissé entre l’information de la venue de Marine LE PEN, malgré la difficulté de mobiliser un lundi matin nous nous sommes retrouvés à une vingtaine avec drapeaux et panneaux du Front de Gauche sur le marché de Guerlesquin à partir de 10h 30. Les médias nationaux étaient venus en force.

    Spontanément, nous l'avons donc accueillie, suivie sur le marché et raccompagnée jusqu'à la porte de son restaurant tout au long de sa visite. Parmi les slogans : "Non, aux mensonges du FN !", "les travailleurs n'ont pas besoin du FN !", "pas de fachos en Bretagne, pas de Bretagne pour les fachos !" et puis les indémodables "F comme et N comme... !".

    Situation un peu ubuesque, il faut bien l'admettre dont on peut se demander quel bilan politique le FN peut en tirer.  Renforcer des liens militants en vue des municipales (Brest, Quimper et peut-être Morlaix) ? Faire parler de MLP et du FN dans les médias par rapport aux mouvements sociaux en cours ? Tester les possibilités de construction du FN dans les régions sinistrées au niveau de l'emploi en exploitant la détresse sociale ? Sûrement tout ça à la fois, malheureusement !

    Même peu nombreux et avec une organisation un peu aléatoire parce que trop rapide, nous avons bien fait de marquer le coup. Au moins la presse locale n'a-t-elle pas pu nous ignorer et a dû faire savoir que tous les habitants de la région ne sont pas prêts à tomber entre les pattes du FN. Même, si nous en avons rencontrés sur le marché avec qui les discussions n'ont pas été agressives du tout mais plutôt à coup de : "Pourquoi vous insultez Marine et le FN, alors que tous les autres nous ont arnaqués ?", "On a tout essayé, pourquoi pas eux ?"... 

    Des échanges qui confirment la nécessité de convaincre, programme contre programme de la nocivité du FN. Nous sommes partis encore plus convaincus que les slogans ne sont plus suffisants pour dénoncer l'extrême-droite aux yeux des gens touchés de plein fouet par l'austérité et la crise (même si ça soulage de les crier à la face des militants chevronnés du FN qui eux savent très bien de quoi il est question).

    Il est temps de faire la clarté sur le programme du FN. Le «nouveau FN» continue à copier-coller de nombreuses propositions du FN de Jean-Marie Le Pen.

    Trois exemples :

  • Le logement : Le programme du FN s'attaque au logement public ; Il prévoit de pouvoir le « vendre au bout de 10 ans », décrète la « fin de l'APL » ou « l'extension des sur-loyer », la suppression de la loi SRU qui impose la construction dans chaque ville de logements pour tous... entre autres.

  • La fiscalité : de vagues principes pour tous, pas un mot de la TVA, mais pour les riches c'est du concret : abaissement de la tranche supérieure de l'impôt des plus hauts revenus et suppression de l'Impôt Sur la Fortune.

  • L’Europe : retour du Franc mais pas un mot crédible sur comment et les conséquences ; sortie de l'UE au bénéfice d'une alliance stratégique avec la Russie...

    Sans parler de la fin des 35h branche par branche, de la fin du droit du sol, de la mise en cause du droit à l'avortement et du rétablissement de la peine de mort.

    Rien d'utile aux salariés, aux citoyens, que du nuisible. Derrière leur parade anticapitaliste, l'objectif du FN est simple, prendre le pouvoir dans la droite libérale.

     

    Le Front de gauche

 

 

Le Front de Gauche connaît quelques difficultés liées aux élections municipales mais plus au fond sur la nature du rassemblement.

Pour les uns le FDG doit « rassembler la fraction la plus déterminée de notre peuple, celle qui est prête à se mobiliser pour bâtir une alternative », le FDG doit se montrer clivant (JLM : « je crois que le conflit crée la conscience »).

Pour d’autre, il faut rassembler la majorité du peuple de gauche. Plutôt que de cliver, il faut rechercher les points de convergence les plus hauts possibles, pour lutter et gagner ensemble.

La question des élus est un des points d’achoppement :

  • Pour les uns avoir des élus, pas dans n’importe quelles conditions et pas pour y faire n’importe quoi, est important. Pour cela il faut rassembler  sur des bases claires : mettre en place ou de participer à la mise en place de politiques de gauche au service de la population. C’est la position du PCF.

Un tel rassemblement passera, le moment venu, par des alliances sur des bases claires (mettre en place une politique de gauche  au service de la population ; une politique qui va à l’encontre de la politique  d’austérité) car chacun sait que pour avoir des élus il faudra rassembler au-delà des rangs du Front de Gauche. Pour Morlaix comme dans de très nombreuses grandes ou très grandes communes, une liste du Front de Gauche sera présente au 1er tour avec pour objectif au terme du processus électoral de battre la droite, d’avoir le maximum d’élus Front de Gauche.

  • Pour d’autres, avoir des élus est important mais ce n’est pas une priorité. Passer les alliances nécessaires pour y arriver ce serait nous dénaturer. On peut peser, même avec peu d’élus, en appuyant le mouvement social.

C’est pourquoi, dans certaines communes, on risque (hélas !) de se retrouver avec 2 listes du Front de Gauche, toutes deux indépendantes du PS au 1ertour mais qui divergent sur le rassemblement qu’il faudra faire au 2èmetour.

Le FDG doit sortir par le haut de ce débat. Nous sommes divers : faisons de cette diversité une force.

De Leonarda au droit à la retraite, du vote des étrangers au droit du travail, du mariage pour tous au pacifisme, de la lutte pour une Europe solidaire au refus du budget, nous sommes ensemble avec la volonté de construire une alternative à ce gouvernement.  Alors, ne perdons pas de vue l’essentiel, poursuivons le débat fraternellement pour que vive le Front de Gauche.

La manifestation de Paris le 1er décembre (100 000 personnes pour une autre fiscalité juste et solidaire) montre la voie du chemin à suivre pour le FDG : un FDG dans l’action pour une autre politique.

La fête de l’Huma Bretagne a été l’occasion lors d’un débat, en présence de Pierre Laurent, d’échanger sur toutes ces questions.

 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 20:48

On se souvient du camouflet infligé par notre peuple aux « élites  qui nous gouvernent » lors du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005. Comme on ne pouvait pas « dissoudre le peuple », comme le suggérait ironiquement Bertolt Brecht, la droite  fit rentrer le contenu du TCE lors du traité de Lisbonne… sans consultation populaire cette fois ci.

 

Plus près de nous, nous avons encore dans l’oreille les rodomontades du candidat Hollande au sujet du traité européen concocté par Merkel et Sarkozy. On allait voir ce qu’on allait voir : « pas question de signer ce texte sans nouvelle négociation et sans changement »… ce qui n’empêcha pas le Président de fouler aux pieds les promesses du candidat en ratifiant le traité sans qu’il y fut changé le moindre mot ni même ajouté une virgule… Encore une fois le peuple ne fut pas consulté.

 

Il y avait pourtant dans le programme présidentiel maints développements sur la démocratie. C’est à ce titre que l’assemblée nationale examinait le 19 novembre un projet de loi organique concernant la mise en œuvre d’un « référendum d’initiative populaire ». Un bel exercice d’enfumage. Qu’on en juge :

 

1 – un « référendum populaire » dont l’initiative est parlementaire.

En effet l’initiative de la consultation et la rédaction de la proposition appartiennent exclusivement aux parlementaires

 

2 – une véritable course d’obstacles sur le chemin de la consultation

 

2.1 Tout d’abord ce texte doit être déposé par au moins un cinquième des parlementaires (185). Ce nombre très élevé signifie que, compte-tenu du refus obstiné de la proportionnelle, cette possibilité sera en fait réservée aux grands groupes (un pas de plus vers le bipartisme) au détriment de la diversité de la représentation nationale.

 

2.2 Ensuite le conseil constitutionnel examine, à priori, la constitutionnalité de la proposition

 

2.3 Après ces deux étapes le peuple aura la possibilité de soutenir le texte parlementaire. Le soutien devra réunir 1/10ème des électeurs inscrits sur les listes électorales, environ 4,5 millions de personnes. Chiffre quasiment inatteignable. A titre de comparaison en Italie , dont la population est comparable à la France , il suffit de 500 000 signatures soit 9 fois moins.

 

2.4 Validation par le conseil constitutionnel des signatures obtenues

 

2.5 Chacune des assemblées, dans un délai de 6 mois, doit examiner au moins une fois la proposition. Cela veut dire que pendant ce temps le gouvernement peut ignorer la demande populaire. Mais est-ce nouveau ?

 

2.6 Ce simple examen, même pour le rejeter, suffit à interrompre la procédure et donc à enterrer le référendum. Le comité consultatif pour la révision de la constitution (qui n’était pourtant pas un repaire de dangereux révolutionnaires) prévoyait, en 1993, que seule l’adoption du texte permettait l’abandon du processus référendaire.

 

Un référendum « d’initiative populaire », rédigé par des parlementaires, dont l’initiative est réservée aux grands groupes, soutenu par un nombre de citoyens difficile à atteindre, qui peut mijoter pendant 6 mois et être interrompu sur simple vote du Parlement.

 

Chapeau l’artiste ! Comme enfumage on ne fait pas mieux.


Le Front de Gauche, ses députés et ses sénateurs, préconisent l’instauration d’un véritable référendum d’initiative populaire à l’échelon national comme local. C’est la condition du renforcement et de l’amplification de la souveraineté directe du peuple. Ce sera aussi l’un des enjeux des prochaines échéances électorales.

 

Ils vous refusent le pouvoir ! Prenez-le !

 

Alain DAVID

25-11-2013

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 13:01

La situation sociale politique et économique

 

Lors de notre dernière AG du vendredi 6 septembre nous avions tous fait le constat des ravages, pour la population, de la politique de renoncements et de cadeaux aux plus riches de la part d’un gouvernement qui s’est fait élire pour une autre politique, une politique en rupture avec l’ère Sarkozy.

Baisse du pouvoir d’achat, hausse du chômage, fermetures d’entreprises, … mais aussi une fiscalité inégalitaires : voilà ce qui est vécu douloureusement.

L’immense majorité de ceux qui avaient voté pour Hollande et le PS attendaient autre chose.

 

La situation sociale et économique connaît, pour notre région, une dégradation importante :

Gad

Malgré une lutte de longue haleine, ça y est, l’abattoir va fermer ses portes (pour sauver, dit-on, celui de Josselin !!).

Ce sont près de  1000 personnes jetés à la rue comme des mal propres, certaines menacées de se retrouver dans des situations très difficiles (par exemple : couples où les deux travaillent chez Gad).

Cette décision est justifiée par le fait qu’il il y aurait un abattoir de trop en Bretagne alors que plus de 700 000 porcs font chaque année le chemin de l’Allemagne et de la Roumanie pour y être abattus avant de revenir vers la France et la Bretagne : cherchez l’erreur !

Tilly – Sabco

Cette entreprise de Guerlequin va être mise en sommeil en attendant, peut être, des décisions plus radicales avec à la clé 350 ouvriers en chômage technique inquiets pour leur avenir, avec, en amont et en aval, des menaces aussi sur l’emploi.

Cette décision est justifiée par la fin des restitutions européennes. Certes ces restitutions (une aide aux entreprises pour faire face à une concurrence à bas coûts salariaux) ont été supprimés brutalement alors que leur fin était programmée pour janvier 2015. Néanmoins cela fait 10 ans que cette disparation des restitutions est prévue : qu’est-ce qui justifie que rien n’est été programmé pour y faire face ?

Marine Harvest.

C’est la fermeture de l’usine de Poullaouen qui est à l’ordre du jour.

113 millions d'euros de bénéfices en un semestre, 287 emplois supprimés. C'est le paradoxe Marine Harvest qui en veut toujours plus pour des actionnaires assoiffés d’argent.

On pourrait rajouter bien d’autres entreprises à cette liste déjà trop longue.

 

Nous « payons » là, concrètement, la concurrence « libre et non faussée », illustrée par l’exploitation de salarié-e-s à l’échelle de la planète, au seul profit de la finance. Au nom des seuls signaux du marché, les entreprises se livrent au cœur de la crise à la plus farouche concurrence, du coût du travail et des cours agricoles les plus bas !

Cette stratégie ahurissante, conduit à la constitution de gigantesques propriétés concentrées entre les mains des plus puissants. Cette dérive interpelle et ce libéralisme autoritaire alimente des dérives populistes de plus en plus dangereuses.

 

Cette succession de plans sociaux, de suppressions d’emplois touchant des pans entiers de notre économie dans le Finistère et en Bretagne a suscité des luttes, de la révolte, de la souffrance. Nous avons apporté, avec le FDG, notre soutien à ces luttes (Gad et Tilly Sabco entre autres).

Cette colère, cette souffrance se traduisent par des actions « médiatiques ». Cela s’est traduit aussi par des manifestations importantes : Quimper (15 000 à 30 000 manifestants) ; Carhaix (3 000 manifestants)

Face à cette souffrance la droite, le MEDEF, la FNSEA ont tenté de reprendre la main en se plaçant en soutien de l’emploi en Bretagne pour mieux faire avaliser leurs réponses de fuite en avant vers toujours plus de libéralisme. Ainsi l’ultimatum lancé à la sortie des « négociations » à Rennes porte sur l’écotaxe et les contraintes mais pas sur l’emploi à Marine Harvest, l’emploi à Gad, l’emploi Tilly Sabco !

Avec la manifestation de Quimper ils ont réussi (provisoirement espérons le) une opération de camouflage, tentant d’entraîner des salariés, des chômeurs, des familles qui galèrent dans les marges de la pauvreté, dans leur combat égoïste pour moins de contraintes fiscales, moins de contraintes au niveau environnemental, moins de contraintes au niveau social.

Moins de contraintes fiscales.

Certes bon nombre de mesures suscitent justement la colère face aux inégalités de traitement : gel des barèmes de l’impôt avec pour conséquence des centaines de milliers de non imposable qui le deviennent ; hausse de la TVA impôt particulièrement injuste ; …

Une suspension de l’écotaxe est décidée ! Cette taxe, dont le décret à été signé par le 1er ministre de Sarkozy le jour du 2ème tour de l’élection présidentielle, n’est pas la raison première de la crise actuelle, mais son application ajouterait à la fragilité économique du moment. Ce moratoire obtenu, comme le réclamaient entre-autres les élus communistes, doit permettre de travailler une issue, tenant compte de la situation de régions périphérique et péninsulaire en y associant toutes les parties.

Mais ce qui est demandé par le MEDEF, la droite c’est  encore plus de cadeaux ces grosses entreprises qui en sont déjà gavé, entreprises qui ne paient que 8% d’impôt quand les PME, artisans en paient 33% !

Moins de contraintes environnementales.

Certes nombre de petits et moyens agriculteurs se sentent étranglés et sont sensibles à ces sirènes dévastatrices de contraintes environnementales qui les empêchent de travailler.

Mais chacun sait que le vrai problème c’est la sous rémunération de ce que produise les agriculteurs.

Ce qui est demandé par la FNSEA et les tenants du productivisme c’est la poursuite de cette politique alors que c’est celle-ci qui conduit l’agriculture et les agriculteurs dans le mur.

Moins de contraintes au niveau social

Chacun voit bien que ce qui est visé ici ce sont les droits des travailleurs et les charges sociales jugées trop lourdes.

Ce qui est demandé ici c’est moins de protection pour les travailleurs, moins de financement de la sécurité sociale et des retraites par les entreprises.

 

A Quimper nombre de salariés, de petits artisans et commerçant sont venus manifester pour dire leur colère et leur demande de pouvoir travailler dignement avec un revenu correct. 

Il n’est pas juste de dire que ce sont « des esclaves » venus manifester pour les droits de leur maîtres.

En disant cela je pense à des voisins qui tous les deux sont virés de chez Gad et qui sont allés à Quimper pour crier leur colère.

En disant cela je pense particulièrement à des camarades syndicalistes, soutien du FDG qui ont estimés qu’il fallait, malgré les difficultés et la récupération, être présent au côté des travailleurs en souffrance et en lutte.

A nous de leur montrer, sans les montrer du doigt, qu’ils se sont laissés abuser.

A nous d’être la à leur côté pour de vraies solutions à leurs difficultés.

 

Les réponses gouvernementales issues de la rencontre interministérielle ne sont pas à la hauteur des mobilisations et exigences salariales quant au maintien de l’emploi et de l’outil de travail.

Les 15 millions d’euros annoncés par le premier ministre doivent cependant y être consacrés. Fondamentalement le pacte d’avenir pour la Bretagne doit rompre avec les logiques de la concurrence libre et non faussée.

Le PCF devant l’urgence demande un moratoire sur les plans de licenciements, une large concertation de tous les acteurs, la mobilisation de fonds notamment au travers de la banque publique d’investissement.

Il n’y a pas de fatalité aux politiques d’austérité et de chômage de masse.

Le PCF propose d’engager la bataille de la ré-industrialisation agroalimentaire.

Des politiques publiques agricoles et alimentaires qui, en France comme en Europe, garantissent notre souveraineté alimentaire, s’engagent en faveur d’une alimentation de qualité, saine et accessible à tous, soient assises sur des filières de productions relocalisées. L’avenir de l’agroalimentaire, d’une nouvelle ambition agricole passe par la juste rémunération des travailleurs, salariés et paysans.

Sans attendre, les communistes sont porteurs de propositions de loi en faveur de la répartition des marges entre producteurs, transformateurs et distributeurs.

Déterminée à conquérir des issues durables, une délégation du Parti communiste français sollicite un rendez-vous avec le Premier Ministre.

 

 

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 20:14

La collecte des ordures ménagères (poubelles, sacs jaunes, encombrants aujourd'hui) est actuellement perturbée sur les 28 communes de Morlaix communauté. 45 des 60 agents du service porté par Morlaix communauté sont en grève depuis hier. Ils contestent une réorganisation des services, et les nouvelles conditions de travail imposées à trois collègues, anciens salariés municipaux...

 

( http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/morlaix/ville/morlaix-la-collecte-des-ordures-menageres-perturbee-04-10-2013-2256857.php )

 

Le malaise chez les personnels du service ordures ménagères de Morlaix Communauté est ancien et n'a pas disparu après les augmentations de salaire consenties en 2010 après un long conflit qui coïncidait avec le mouvement contre la réforme des retraites Fillon.

Il tient à un management qui passe trop souvent par la culpabilisation et la pression individuelle, la division des équipes, au développement de la précarité, et au manque de reconnaissance au travail. Trop souvent, les agents du service public sont traités avec dédain essentiellement comme une charge, un coût, alors que le rôle d'une communauté d'agglo dirigée officiellement par la gauche devrait être au contraire de valoriser leur travail et leurs compétences, de travailler en concertation avec eux pour rendre le meilleur service possible aux habitants.  

Le Parti Communiste manifeste sa solidarité vis à vis des personnels en lutte et souhaite que l'on refonde très vite sur de nouvelles bases la relation avec le personnel inter-communal dans la communauté d'agglo de Morlaix, afin de mieux respecter l'humain, le sens du service de ces fonctionnaires et leurs droits.

 

logo

 

 

 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 19:00

Parti Communiste Français

Membre du Front de Gauche Section de Morlaix

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX

– tel : 02 98 88 30 35 Mel : pcfmorlaix@wanadoo.fr

Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/

 

Mercredi 2 Octobre 2013 (18 h) : Comité de Section Local de la section (2 Petite Rue Callac – Morlaix)

 

Introduction au débat : Daniel RAVASIO, secrétaire de section

 

Lors de notre dernière AG j’avais posé la question : pour cette rentrée y a-t-il du nouveau allant dans le bon sens ? Le gouvernement et le président de la République ont-ils décidé d’écouter enfin le peuple de gauche ? Ont-ils décidé de s’attaquer véritablement au monde de la finance désignée comme ennemi lors de la campagne électorale ? Ont-ils décidé de répondre aux attentes des français d’une vie meilleure ? Nous avions tous répondu Non à cette question. Nous constatons chaque jour qu’ils ont décidé de poursuivre la politique d’austérité engagée depuis l’entrée en fonction de François Hollande, de s’engager dans une politique répondant aux attentes du patronat au nom de la nécessaire compétitivité des entreprises françaises, de s’attaquer aux systèmes solidaires des retraites.

 

Deux « nouveautés » viennent appuyer ce constat :

 

Budget de l’Etat pour 2014

Pour complaire à Bruxelles et au Medef, le projet de loi de finances 2014 taille, comme jamais auparavant, dans les dépenses publiques et allège considérablement la contribution des entreprises.

Les Français paieront une facture alourdie, avec la hausse de la très injuste TVA.

 

Budget de la Sécurité sociale pour 2014

Dans son projet de loi de budget le gouvernement prévoit un tour de vis sans précédent sur les dépenses de santé correspondant à une véritable saignée.

 

Budget de l’Etat pour 2014

Présentant le projet de budget Pierre Moscovici se targue d’opérer des réductions de dépenses « sans précédent » plutôt que d’augmenter les impôts.

Les réductions de dépenses sont en effet importantes mettant en cause au bout du compte les services publics et les personnels mais aussi la politique sociale au service des personnes les plus en difficultés :

L’emploi public est mis à mal 13 123 postes sont supprimés dans les Ministères dit non prioritaires (dont 7 881 à la défense, 2 564 à l’économie et aux finances) pour 10 979 créations annoncées (essentiellement Éducation Nationale)

Les ministères devront fonctionner avec en moyenne un budget rogné de 2%.

Si certains budget augmentent (Éducation nationale et Emploi par exemple) cela n’est pas au niveau du nécessaire d’autres stagnent (La justice par exemple ce qui se traduira par la réduction de l’aide juridictionnel) ou baissent (-2,5% pour la culture).

Les fonctionnaires vont voir leurs traitements bloqués (gel du point d’indice) pour la 4ème année consécutive.

Ce n’est pas la petite mesure pour les catégories les moins payés qui répondra aux attentes.

Les collectivités territoriales ainsi qu’une série d’opérateurs publics (agence de l’eau ; centre national du cinéma ; …) verront la dotation versée par l’État baisser fortement (3,3 milliards d’Euros au total) mettant nombre d’entre elles face à de grandes difficultés alors que des dépenses supplémentaires leurs sont imposés (réforme des rythmes scolaires par exemple).

 

A regarder ce projet on constate qu’il y a bien une pause fiscale mais … elle est pour les entreprises alors que la fiscalité sera fortement alourdie pour de nombreux ménages.

Impôts pour chacun d’entre nous : pas de pause Impôts sur le revenu : Son produit va augmenter : 59,5 milliard d’Euros en 2012 ; 71,9 milliard d’Euros en 2013 ; 75,3 milliard d’Euros en 2014

 

Si les tranches vont être relevées du niveau de l’inflation, la politique de gel des tranches (Sarkozy puis Hollande) s’est traduite par près d’un million de personnes non assujettis à l’impôt qui se sont retrouvés imposables avec des revenus bas. TVA : pour cet impôt particulièrement injuste, l’année 2014 va démarrer avec une hausse touchant le porte-monnaie de chacun et tout particulièrement celui des plus pauvres.

Impôt sur les sociétés : toujours Son produit va diminuer : 40,8 milliard d’Euros en 2012 ; 53,5 milliard d’Euros en 2013 ; 36,2 milliard d’Euros en 2014.

 

Rien n’est prévu pour empêcher les sociétés d’optimiser leurs revenus pour payer le moins d’impôts possibles permettant aux grands groupes de payer un impôt très faible (8% en moyenne) voir pas du tout alors que les PME, les artisans doivent s’acquitter d’un impôt réglementaire à 33%.

 

L’aide de 20 milliards pour la compétitivité va fonctionner à plein régime sans aucun contrôle.

 

Budget de la Sécurité sociale pour 2014

 

Régulièrement on nous annonce un budget de la Sécurité Sociale en déficit et l’on nous dit qu’il faut faire des économies … sous entendant ainsi que les Français dépensent sans compter pour se soigner. Bien sûr il peut y avoir des abus et des tricheurs mais cela ne représente qu’une infime partie des dépenses de santé. Mettre cela en avant c’est chercher à nous culpabiliser et maquer les vrais problèmes et les solutions. Le premier problème de la sécurité sociale c’est le manque de recette en raison d’abord de l’explosion du chômage mais aussi de la compensation insuffisante des cadeaux faits aux entreprises. Travailler plus pour gagner moins et en moins bonne santé. Si l’on en croit de le projet de budget de la Sécurité Sociale c’est l’avenir qui est destiné à la France.

Après la réforme des retraites et l’imposition aggravée des salariés, l’austérité étrangle la santé. Un massacre à la tronçonneuse est programmé : 440 millions d’Euros de diminution !

Toutes les occasions de faire payer les salariés son bonnes. Malades, ils perdront des droits à une qualité de soins hospitaliers.

Cotisants, ils perdront l’avantage fiscal dont ils bénéficient sur les contrats complémentaires en entreprise.

Parents, ils perdront sur leur quotient familial au point de payer pour les ménages avec enfants 12% d’impôts supplémentaires, soit 1 milliard d’Euros.

Les entreprises ont une perspective bien différente. Alors qu’elles alimentent le chômage qui prive la Sécu de recettes leurs cotisations familiales vont être allégées. C’est autant de mois en rétribution des salariés et une nouvelle dévalorisation du travail.

 L’impasse budgétaire de la Sécu est due pour l’essentiel à la diminution du coût du travail dont on voit bien qu’elle assèche la croissance sans relancer l’emploi. Elle déverse en revanche des fortunes dans le gouffre des dividendes et des intérêts financiers. Ce ne sont pas les artisans et petits commerçants qui captent les allégements de cotisation et les cadeaux fiscaux : beaucoup connaissent un sort semblable à celui des salariés.

En réalité une petite oligarchie met le pays en coupe réglée. Tous les arguments pour justifier toutes ces attaques tournent autour de l’idée que la France n’est pas compétitive à cause de ses salaires et de ces charges sociales. On veut ainsi masquer que ce qui nous coûte vraiment cher c’est le Coût du Capital.

 

En réalité ce qui pénalisent tous ceux qui veulent investir et créer de l’emploi, c’est le coût du capital qui n’a cessé de progresser depuis 30 ans. Des preuves ?

 

D’après les comptes de la nation 2010, les sociétés non financières (autres que banques et assurances) ont dépensés 145 milliards d’Euros en cotisations sociales et patronales contre 309 milliards d’Euros en intérêts et en dividendes.

 

Le coût du capital est passé de 16% de la richesse crée par le travail en 1981 à 29% en 2012 La masse salariale (salaires + cotisations) est passé de 73% de la richesse crée par le travail en 1981 à 67% en 2012.

 

En 2012 les profits des entreprises du CAC 40 se sont montés à 69,4 milliards d’Euros dont 37,8 pour les dividendes (54,46%). En 2013 les profits des entreprises du CAC 40 devraient se monter à 80,6 milliards d’Euros dont 39,9 pour les dividendes (49,50%).

 

Depuis 1981, alors que les richesses créées par le travail augmentent, la part dédiée aux actionnaires et aux financiers a presque doublé, au détriment de la rémunération des salariés et de l’investissement. A quoi servent les milliards d’argent public déversés sans contrôle en crédit d’impôt et autres allégement des cotisations sociales – environ 220 milliards d’Euros ! – si ce n’est à nourrir cet appétit sans fond des actionnaires ? Et pourquoi les dividendes qui pesaient 5% de la valeur ajoutée il y a 30 ans pèsent désormais 23%.

 

La France mérite une opération vérité pour que les idées alternatives s’expriment, pour repousser chaque jour un peu plus la résignation ambiante. C’est pourquoi le PCF a proposé au Front de Gauche de lancer une vaste campagne sur ce coût du capital.

 

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 12:00

Des communistes mobilisés face à l'urgence sociale.  

  

Les adhérents du PCF Morlaix étaient réunis ce vendredi 5 septembre pour leur Assemblée Générale de rentrée. Daniel Ravasio, le secrétaire de section, a ouvert la réunion en rappelant que l'augmentation du patrimoine des cent premières fortunes en 2012 correspondait au déficit des retraites prévu pour 2020. Il a regretté que « la nouvelle frontière » dessinée par François Hollande, auquel serait censé devoir se rallier le peuple de gauche, soit la baisse du coût du travail pour satisfaire le Medef, le grand marché transatlantique et une politique va t-en guerre. Les militants ont constaté que chez les citoyens, c'était la déception, la colère, le rejet de la politique en général et pas seulement du pouvoir qui progressaient de manière très inquiétante.

Cela s'explique bien sûr par la trahison des promesses, par l'érosion du pouvoir d'achat des couches moyennes et populaires, leur sentiment de déclassification.

Plus que jamais, les communistes sont conscients de leurs responsabilités : être sur le terrain, au contact des gens, pour montrer qu'il y a de l'argent pour le développement humain, la satisfaction des besoins sociaux, et que seule la rupture avec les politiques inégalitaires et anti-démocratiques portées au niveau de l'Union Européenne et l'affrontement vis à vis du monde de la finance peuvent conduire à reprendre le chemin du progrès social après des décennies de renforcement de l'exploitation capitaliste.

La bataille contre une réforme des retraites injuste, qui aggrave les réformes Fillon de 2003 et 2010, sera décisive pour transformer le désarroi et la colère en moteur de transformation sociale. Avec le Front de Gauche, les communistes seront mobilisés pour faire échec à cette réforme qui ruine des années de luttes sociales du mouvement ouvrier et contredit les fondamentaux de la gauche.

Prenant acte de la politique très droitière du président Hollande et du gouvernement PS, politique que nous voulons changer et pas simplement infléchir ou modifier, les communistes du Pays de Morlaix ont décidé de construire des listes autonomes du Front de Gauche au premier tour des municipales partout où cela serait possible, et en particulier à Morlaix, tout en gardant l'objectif de battre la droite pour mettre en oeuvre des politiques de progrès utiles aux citoyens.

Nos candidats et nos élus porteront des ambitions démocratiques, sociales et écologiques fortes pour développer la gratuité, l'accès de tous aux biens essentiels, à la culture et aux loisirs, les services publics, le transport en commun, la participation citoyenne à la vie communale et intercommunale. Ils chercheront à incarner un contre-pouvoir à l'austérité, qui se traduit par l'asphyxie financière des collectivités locales, qui voient leurs dotations d'État réduites de manière drastique alors que les besoins de la population augmentent avec la crise.

Le renforcement de la souveraineté populaire, avant et après les élections, sera notre boussole.  

Le débat en AG a aussi porté sur l'éco-taxe, inspirée par des considérations écologiques légitimes mais qui n'a pas été préparée par un développement signatificatif des capacités de frêt ferroviaire pour offrir une alternative aux entreprises, ainsi que sur la situation de l'agro-alimentaire (GAD, DOUX, Tilly, Marine Harvest), la dégradation des conditions de travail et d'accueil dans les hôpitaux, les maisons de retraite, l'urgence d'un plan d'envergure nationale pour garantir le droit à l'autonomie des personnes âgées et faire face aux besoins énormes de personnels, de formations de structures adaptées.    

 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 07:21

Vendredi 6 Septembre  2013 (18 h)

Assemblée générale

Local de la section (2 Petite Rue Callac – Morlaix)

Ordre du jour 

La situation sociale et politique

Activité et vie de la section

 

Cher(e) Camarade,

Notre AG sera bien évidement l’occasion de faire le point sur la situation sociale, politique et économique à cette rentrée.

°  Cette rentrée est marquée par la poursuite de la politique d’austérité du gouvernement et ses cadeaux au patronat (il faut restaurer la compétitivité de la France !), par une situation économique difficile avec le chômage et les suppressions d’emplois (dans notre région Tilly et Gad sont sous la menace de plans sociaux dramatiques), par un pouvoir d’achat toujours en berne …

Cette politique est vécue douloureusement et avec colère par bon nombre de ceux qui ont voté à gauche aux présidentielles et aux législatives. Si les dernières élections partielles se sont traduites par des votes sanctions du PS cela ne se traduit pas mécaniquement par une progression suffisante du PCF et du FdG.

°  Cette rentrée est marquée par la réforme des retraites qui tourne le dos aux attentes des français et que nous combattons,

L’action intersyndicale du 10 septembre prochain sera un premier acte de la lutte contre cette réforme. Au-delà de notre soutien il nous faudra, avec le Front de Gauche, intervenir pour faire valoir d’autres solutions et faire échec à cette réforme.

°  Cette rentrée est marquée par la préparation des élections municipales qui se tiendront au printemps 2014.

°  Cette rentrée est aussi marquée par une situation internationale particulièrement inquiétante.

Sur toutes ces questions il nous faudra échanger, débattre, prendre des décisions.

Notre AG sera aussi l’occasion de faire le point sur notre activité et de tirer des perspectives pour l’avenir.

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 16:39

La nouvelle PAC (Politique Agricole commune) doit se mettre en place pour 2015 avec la disparition des « restitutions » (Aides à l’exportation). La commission Européenne vient de décider l’arrêt brutal de ces restitutions au 1er août 2013 soit 1,5 ans avant la date programmée. Cette décision met en danger près de 5.000 emplois directs de la « filière volailles export »,  et fragilise l’ensemble de la filière.

Pour le Pays de Morlaix la fermeture de l’entreprise Tilly, s’ajoutant à celle programmée de Gad à Lampaul-Guimiliau, serait une catastrophe économique et sociale majeure. Les conséquences en seraient dramatiques pour l’emploi (emplois directs et emplois indirects), l’outil industriel, le territoire.  C’est la survie de centaines de familles et d’exploitations agricoles qui est en jeu.

Le PCF Morlaix dénonce cette mesure brutale comme il a dénoncé, dans le passé, le plan de réduction rapide et sans contre partie des restitutions européennes.

Il apporte son soutien aux travailleurs, qui ne doivent pas être la variable d’ajustement, dans leur lutte pour la conservation de leur emploi et de l’outil industriel.

Il appelle la population à la mobilisation contre ces menaces et pour une autre politique.

Les patrons de la filière portent bien évidement une lourde  responsabilité dans la situation. Ils pensent rentabilité immédiate avant stratégie économique à long terme.

Le gouvernement porte aussi une part des responsabilités : il n’a rien fait de sérieux pour les salariés ni pour l’avenir de la filière. En revanche, il répond aux exigences  du patronat et  des partisans de l’austérité.

Il est de sa responsabilité d'agir au niveau européen pour contraindre la Commission à revenir sur cette décision brutale, d'agir pour que cessent les inégalités fiscales et sociales qui mettent les peuples en concurrence.

 

Pour le PCF il faut aller vers des productions de meilleure qualité, une agriculture plus respectueuse de l'environnement et davantage tournée vers le marché intérieur. La qualité de l'alimentation et la qualité des eaux, le recentrage sur les circuits courts sont à prendre en compte. En même temps, cette évolution doit se préparer, être dirigée par étapes, progressivement, sans être laissée aux mains des forces de marché et sans sacrifier les emplois.

 

 

Il revient donc au gouvernement de créer les conditions d'un débat sur la nécessaire reconversion d'une filière avicole davantage tournée vers la qualité, le marché intérieur, moins tributaire de l'exportation.

 

 

 

Communiqué de presse déposé le 29 juillet 2013

 

 

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 11:48

Bonjour à tous.

Après une année bien remplie au niveau activité nous rentrons dans la période juillet – août plus propice au repos et au ressourcement (mais aussi aux coups bas). Nous souhaitons à chacun de bien pouvoir en profiter.

Pour autant il nous faut faire le point sur notre activité et envisager les échéances de la rentrée. Cela a été l’objet de la dernière réunion du secrétariat de section du lundi 1er juillet après le Comité de Section du Vendredi 14 juin.

 

Le point sur notre activité :

 Le Comité de Section a été réuni 8 fois de septembre 2012 à juin 2013 

 9 AG ont été organisées dans la même période (en intégrant les AG de congrès et l’AG fête du 1er mai) dont un séminaire sur les municipales.

 Des tracts PCF ont été distribués sur le Marché de Morlaix, devant les entreprises et services publics (Sermetta à Morlaix ; Hôpital de Morlaix ; Bosch à St Thégonnec ; Tilly à Guerlesquin ; Gad à Lampaul-Guimiliau ; Service des impôts à Plouigneau) mais aussi dans les quartiers ou/et des communes.

 Des actions ont été organisées ou initiées :

§  Le PCF a pris une part importante aux initiatives contre le Traité Budgétaire Européen, l’ANI en janvier – février 2013 (à chaque fois des rassemblements unitaires).

§  A l’initiative de la section,  une réunion publique s’est tenue le vendredi 7 juin à Guerlesquin sur les questions de l’agro-alimentaire.

§  Nous avons joué un rôle moteur aussi dans la manifestation contre l'austérité, pour l'emploi et la défense du service public à l'occasion de la venue de Claude Bartolone à Morlaix le 27 juin  et dans l'organisation du rassemblement antifasciste à la mémoire de Clément Méric début juin.

§  Nous avons apporté un soutien public aux salariés de Gad, de Tilly, de Brit'Air, de l'hôpital et des agents municipaux de la ville de Morlaix.  

§  Des communiqués de presse PCF ont été déposé sans qu’ils passent tous loin s’en faut.

La fête du 1er mai a connu un grand succès tant du point de vue de la participation que du point de vue financier.

  Après une année 2012 marquée par des adhésions aux PCF Morlaix, l’année 2013 a démarré avec 3 nouvelles adhésions (dont 1 pour la section de Roscoff) auxquelles il faut ajouter 2 mutations.

 Nous avons été présents dans l’ensemble des activités et actions du front de Gauche du Pays de Morlaix :

§  Rencontres FDG Morlaix du samedi 13 Octobre 

§  Distribution de tracts et journaux ; …

§  Travail sur les municipales :

-       Débat en séminaires et en AG sur les orientations générales (3 réunions) 

-       Constitution d'ateliers thématiques (1. démocratie locale et vie associative / 2. Développement économique, social et écologique / 3. fiscalité communale et intercommunale  /  4. Terres agricoles, logement, transports   /  5. Petite enfance, scolaire et périscolaire, jeunesse, personnes âgées /  6.  Culture, tourisme, personnes âgées). 

La plupart de ces ateliers thématiques, suivis chacun par entre 5 et 10 personnes, se sont réunis 2 ou 3 fois. Tous ont construit des premiers rapports définissant des diagnostics et des orientations qui sont discutés ensuite en Assemblée Générale.

Des communistes participent activement à l'élaboration du projet du Front de Gauche pour les municipales de mars 2014 dans les ateliers et en AG du Front de Gauche.

 

 

Les perspectives pour la prochaine période :

Au cours de l’été quelques distributions de tracts seront organisées, des communiqués de presse seront déposés. Il nous faudra être vigilant et réactif à l’actualité.

 A la rentrée le secrétariat de section se réunira le lundi 2 septembre  (17 h 30 – Local de la Section), une AG sera convoquée le vendredi 6 septembre (18 h – Local de la Section).

Il s’agira de réfléchir et débattre sur la situation politique, de nous organiser pour que le PCF soit présent sur la scène Morlaisienne (tracts, actions publiques, …), de débattre sur la question des municipales.

 Bien des sujets d’actualités nécessiteront notre action et tout particulièrement la réforme des retraites avec l’action interprofessionnelle programmée le 10 septembre

Concernant les élections municipales, l’AG de section du lundi 27 mai a porté essentiellement sur notre stratégie et sur les axes programmatiques.

 

Morlaix

Lors de cette AG, après débat, le  vote unanime des participants a acté  l’idée de partir au premier tour à Morlaix sur une liste Front de Gauche de résistance à l'austérité, ce qui n'empêche pas que l'on se donne les moyens de battre la droite et d'avoir des élus au second tour. 

Cette décision devra être, conformément à nos statuts, confirmée par un vote des communistes de Morlaix.

 

La fête de l’Huma

 

Elle se tiendra les 13,14 et 15 septembre prochains.

Dans l’actuel contexte politique, économique et social, la fête va revêtir une grande importance pour rassembler en faveur d’autres choix.

Comme tous les ans, l’affiche musicale sera riche et variée, avec Mathieu  « M » Chedid, Jamel Debbouze, Zebda, Tryo, Féfé, Asaf Avidan, Sanseverino, Archive, HK et les Saltimbanks, Yvan le Bolloc’h et Erik Marchand.

Le placement de la vignette : bon de soutien (21 €) est un élément essentiel de la réussite de la fête : l’objectif national a été porté à 100 000. Pour notre section nous disposons de 40 vignettes : l’objectif de les vendre toutes est un objectif à notre portée.

Le Finistère aura, comme tous les ans, son stand qui sera prêt à fonctionner dès le jeudi soir. Il faut maintenant des bénévoles pour assurer le montage (mercredi 11 et jeudi 12 septembre), le fonctionnement du stand (bar ; caisse ; cave ; Cuisine ; Huîtres, préparation des plats ; plonge ; service), démontage le lundi 16 septembre. Un courrier de la fédé (comportant une fiche d’inscription pour les bénévoles)  a été envoyé aux membres du CD, aux secrétaires de section et aux bénévoles 2012. Pour recevoir aussi ce courrier contacter Daniel RAVASIO.

 

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 06:08
Communiqué du PCF Morlaix, 3 juillet 2013 
 
L'urgence d'entendre enfin le mal-être au travail des personnels de la ville de Morlaix. 

" Lors du CTP houleux du 18 juin dernier, intervenant après plusieurs mois de crise ouverte entre la majorité de droite et les personnels de la ville, les élus de la droite n'ont satisfait aucune des revendications des représentants des agents territoriaux concernant des nouvelles embauches à prévoir dans certains services en sous-effectif actuellement, le recul des contrats précaires, l'ouverture de négociation sur le régime indemnitaire, une prise en charge significative d'une mutuelle santé, des règles d'avancement plus transparentes et équitables, des possibilités réelles de reclassement, un meilleur dialogue social et surtout un vrai respect des personnels et du travail qu'ils fournissent.
Mme Le Brun dans des discours publics pré-électoraux à forte teneur idéologique se plaît à reprendre les clichés convenus et injustes sur les fonctionnaires: les relations avec le personnel de la commune sont à l'avenant, basées sur la défiance et le manque de considération.   
 
Le PCF dénonce la nette dégradation des conditions de travail des employés municipaux de la ville de Morlaix.
Dans plusieurs services, le lien de confiance est rompu entre la hiérarchie et le personnel, du fait d'une manque de prise en compte des réalités de terrain marquées par le manque de moyens et à cause d'une gestion des ressources humaines basée sur la culpabilisation ou la division des personnels, plus que sur la participation des employés aux décisions techniques, des adultes experts en leur domaine pourtant.
Cela se traduit par une recrudescence des congés maladie et une vraie désespérance chez beaucoup.  
L'amélioration des conditions de travail des agents municipaux de la ville de Morlaix et la prise en compte de leurs attentes légitimes sont des conditions d'un meilleur service rendu à la population et seront au centre du projet du PCF, avec le Front de Gauche, pour les municipales de mars 2014 où nous défendrons un programme de résistance à l'austérité. Le social, pour une municipalité, cela doit commencer par bien considérer son personnel et reconnaître ses droits".  

 

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