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10 juillet 2025 4 10 /07 /juillet /2025 05:42
Eoliennes au large de la baie de Morlaix - Conférence de presse du PCF ce mercredi 9 juillet 2025 au local du PCF Morlaix
Conférence de presse au local du PCF Morlaix pour exprimer la position du PCF sur le parc éolien en mer au large de la baie de Morlaix, avec les journalistes du Télégramme et du Ouest-France.
Photos d'Ismaël Dupont et de Patrick Gambache, participants à la conférence de presse au côté de Daniel Ravasio, Enzo De Gregorio, Jean-Luc Le Calvez, Colette Loiseau, Jean-Luc Olivier pour représenter la section du PCF Pays de Morlaix
 
Voici la position que nous avons travaillé et rédigé ensemble au cours de deux réunions qui ont réuni des dizaines de camarades, en présence de Amar Bellal, animateur de la commission Écologie du PCF, et de Bernard Jasserand, membre de la commission nationale Energie du PCF et animateur de la commission départementale du PCF sur l'énergie.
 

Oui à un parc éolien en mer au large de la baie de Morlaix

mais dans un cadre de maîtrise publique et démocratique (communiqué de presse PCF)

La maison Terre brûle…

On est face à une urgence climatique qui impose des mesures d’urgence pour garder la terre habitable, ne pas creuser encore les inégalités face aux bouleversements climatiques, empêcher une chute brutale de la biodiversité, un recul de l’agriculture, et des incendies et épisodes de canicule à répétition.

Une augmentation de 4 degrés de la température moyenne en France serait une catastrophe. L’augmentation des 1,5 degrés, on y est déjà, et c’était à ne pas dépasser avant 2030 !

Face à ça nous n’avons pas d’autres solutions que de chercher à décarboner nos modes de vie et nos moyens de transport comme notre économie.

Le PCF à travers son ambitieux "Plan climat, Empreinte 2050", étayé scientifiquement et adopté il y a deux ans, a pris la mesure de cet enjeu.

On devient adulte quand on comprend qu’on a besoin de faire des choix, de faire des arbitrages. Ne rien faire, c’est laisser une situation catastrophique pour les générations à venir.

Pour que la France fasse sa part dans la limitation du réchauffement climatique, il nous faut éliminer l’utilisation des sources fossiles (charbon, pétrole, gaz) et produire plus d’électricité décarbonée, sans doute deux fois plus d’ici 20 ans si on prend en compte la re-industrialisation du pays.

 

Bien sûr, le PCF est pour le mix énergétique et pense qu’il faut renouveler notre parc nucléaire, dans des conditions de sécurité maximale et de maîtrise publique.

Mais cette modernisation de notre parc nucléaire, qui passe de notre point de vue par la création de 20 EPR sur des sites où il existe déjà des centrales nucléaires, puis par la construction de réacteurs de nouvelle génération plus économes d’uranium, prendra du temps. D’ici là, et de manière complémentaire, il est de notre responsabilité de développer de manière très volontariste les énergies renouvelables et notamment nos éoliennes, particulièrement les éoliennes offshores qui sont très productives.

Même si nous demandons un débat public approfondi, un temps de concertation qui ne soit pas que formel sur les modalités, le temps de la démocratie, et si nous voulons aussi que le parc éolien en mer soit le plus éloigné des côtes possibles pour limiter les impacts visuels, et prenne en compte les intérêts légitimes des pêcheurs, le PCF soutient donc le principe de l’installation d’un parc éolien en mer au large de la baie de Morlaix, dans le cadre de la création de dizaines de parcs éoliens maritimes et de l’accélération de la production d’énergies renouvelables au niveau de la France. Il est normal que la Bretagne qui ne produit actuellement qu’un quart de l’électricité qu’elle consomme prenne sa part. S’il n’y a de production d’énergie sans inconvénients, l’éolien en mer est une source d’énergie qui ne produit pas ou peu de CO2 et peut être une partie de la réponse au réchauffement climatique.

Mais nous soutenons cet effort d’investissement industriel dans un cadre d’un service public, indispensable pour ne pas alimenter la spéculation et la cherté de l’énergie.

  • Nous sommes contre les logiques de l’économie capitaliste casino dans le champ de la production et de la distribution d’énergie, qui est un bien essentiel, un bien commun relevant du service public et de la souveraineté de la nation.

  • Nous sommes opposés à ce que l’État passe des appels d’offre internationaux pour offrir à des groupes financiers privés, parfois engagés également dans l’extraction pétrolière et gazière, le développement de l’économie productrice de CO2, des concessions de 30 ans sur des parcs éoliens, tout en rachetant cette énergie éolienne 3 à 4 fois plus cher que le coût de l’électricité nucléaire, ce qui a un impact sur le coût de l’énergie pour l’usager et pour les entreprises.

  • Nous nous opposons au fait que le développement nécessaire des énergies renouvelables soit un cheval de Troie de la marchandisation et de la privatisation du secteur de l’énergie qui n’est pas une garantie d’une production au juste prix.

A notre sens, si c’est l’intérêt écologique, économique et social qui est en cause, il faut que l’État, garant de l’intérêt général, s’investisse lui-même dans la planification écologique pour développer les énergies renouvelables plutôt que des groupes financiers privés qui se rémunèrent grâce à nos impôts et grâce à une électricité vendue plus cher pour enrichir les actionnaires.

  • Cela peut se faire via l’entreprise publique, EDF, et via des prêts passés auprès de banques publiques d’investissement. Cet investissement de l’état est critique non seulement pour la réalisation de grands projets d’infrastructures, qui correspondent à nos besoins mais aussi pour développer nos compétences scientifiques, professionnelles et techniques, qui sont aujourd’hui insuffisantes. Le PCF revendique un pôle public de l'énergie regroupant EDF, Engie et Total.

  • Par ailleurs, il serait complètement illusoire de penser lutter contre le réchauffement climatique en produisant ces parcs éoliens offshore si parallèlement l’État ne met pas en place des mesures incitatives pour reporter vers l’électricité nos modes de chauffage et de transport et développer des usages plus sobres notamment le train comme alternative à la voiture, comme par exemple la ligne Morlaix-Roscoff. Cela passe aussi par de vrais moyens financiers donnés aux aux collectivités pour agir pour les mobilités non carbonées.

Eoliennes au large de la baie de Morlaix - Conférence de presse du PCF ce mercredi 9 juillet 2025 au local du PCF Morlaix
Eoliennes au large de la baie de Morlaix - Conférence de presse du PCF ce mercredi 9 juillet 2025 au local du PCF Morlaix
Eoliennes au large de la baie de Morlaix - Conférence de presse du PCF ce mercredi 9 juillet 2025 au local du PCF Morlaix
Eoliennes au large de la baie de Morlaix - Conférence de presse du PCF ce mercredi 9 juillet 2025 au local du PCF Morlaix
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10 juillet 2025 4 10 /07 /juillet /2025 05:29
Le PCF du Finistère se prononce sur le projet de parc éolien en baie de Morlaix (Ouest-France - 9 juillet 2025)
Le PCF du Finistère se prononce sur le projet de parc éolien en baie de Morlaix

Le PCF donne son avis sur le projet d’un parc de 111 éoliennes en baie de Morlaix. Il est pour, mais dans un cadre de maîtrise publique et démocratique.

Ouest-France - 9 juillet 2025 

« Nous avons pris le temps de la réflexion », annonce Ismaël Dupont, secrétaire départemental, au moment de communiquer sur la position du Parti communiste français (PCF) du Finistère, à propos du projet de parc éolien en baie de Morlaix (Finistère). « On est face à une urgence climatique qui impose des mesures, nous n’avons pas d’autres solutions que de chercher à décarboner nos modes de vie et nos moyens de transport comme notre économie… Pour limiter le réchauffement climatique, il nous faut éliminer les sources fossiles comme le charbon et le pétrole, c’est pour cela que nous sommes favorables à un mix énergétique entre nucléaire et éolien. »

Le groupe morlaisien est par ailleurs inquiet du virage pris par certains politiques sur la remise en cause des énergies renouvelables : « Pour ces raisons, on dit oui ces éoliennes en mer, mais avec un mais. Déjà en les éloignant le plus possible des côtes. »

Un cadre public nécessaire

Loin de diaboliser les opposants et toutes leurs craintes inhérentes à l’absence d’un débat public approfondi et à un temps de concertation trop court, la section PCF rappelle qu’il faut produire plus d’électricité décarbonée. « Sans doute deux fois plus d’ici à vingt ans si on prend en compte la réindustrialisation. Nous soutenons cet effort d’investissement industriel, mais dans un cadre public, indispensable pour ne pas alimenter la spéculation et la cherté de l’énergie. Nous sommes contre les logiques de l’économie capitaliste dans le champ de la production et la distribution d’énergie et sommes opposés à ce que l’État passe des appels d’offres internationaux pour offrir à des groupes financés privés des concessions de trente ans sur des parcs éoliens… La marchandisation et la privatisation du secteur de l’énergie ne sont pas une garantie d’une production au juste prix. »

Enfin, le PCF demande plus de cohérence à l’État dans sa politique pour lutter contre le réchauffement climatique : « Comme la mise en places des mesures incitatives pour les modes de chauffage et de transport en développant des usages plus sobres, par exemple, la ligne ferroviaire Morlaix/Roscoff. »

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10 juillet 2025 4 10 /07 /juillet /2025 05:11
Manifestation pour un cessez-le-feu et la fin des massacres génocidaires à Gaza le samedi 12 juillet place de la Liberté à Brest à 11h
La section du Pays de Brest du PCF appelle à participer à la prochaine manifestation ​du Collectif pour une paix juste au Proche Orient samedi 12 juillet prochain, à 11H, place de la Liberté à Brest​ (attention au changement d'horaire!)​.
Plus de 56 000 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées par Israël à Gaza. Depuis plus d’un an et demi, Tel-Aviv a multiplié les violations du droit international. La France continue pourtant de livrer des armes à Israël.
​Les massacres à Gaza​ doivent cesser .Exigeons la reconnaissance immédiate​ et inconditionnelle par la​ France de l’État de Palestine​ aux côtés de l’État d’Israël, des​ sanctions contre l’État d’Israël​ avec la suspension de l’accord​ d’association UE-Israël et la fin​ de l’exportation d’armes vers​ l’État d’Israël.
 
C​i dessous billet dans l'Huma du 9 juillet: 
La « Riviera du Moyen-Orient » promise par Donald Trump comme avenir pour Gaza n’était pas qu’une sinistre provocation. Alors que le président états-unien s’occupe de la com sur un potentiel accord de cessez-le-feu de 60 jours - « je ne pense pas qu’il y ait de blocage », répète le milliardaire - son invité à la Maison Blanche, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou (sous mandat d’arrêt international pour crimes de guerre et contre l’humanité, rappelons-le), ne prend même pas la peine de cacher ce qui se trame derrière. « Un pouvoir souverain, comme la sécurité globale, restera toujours entre nos mains », explique-t-il depuis Washington au moment où son ministre de la Défense, Israël Katz, présente le plan du gouvernement pour prendre au piège les Palestiniens à Rafah afin de mieux les expulser. Un projet raccord avec celui de Trump, qui disait dès janvier : « J’aimerais que l’Égypte et la Jordanie accueillent des gens de Gaza, on parle de 1,5 million de personnes, il faut faire le ménage là-dedans».​.
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8 juillet 2025 2 08 /07 /juillet /2025 06:27
Rouge Finistère - le journal du PCF Finistère - juillet/août 2025
Rouge Finistère - le journal du PCF Finistère - juillet/août 2025
Rouge Finistère - le journal du PCF Finistère - juillet/août 2025
Rouge Finistère - le journal du PCF Finistère - juillet/août 2025

Notre nouveau "Rouge Finistère" pour l'été Juillet et Août 2025, journal bimestriel du PCF Finistère. Distribué à 20 000 exemplaires sur les marchés et dans les quartiers à partir du 1er juillet et jusqu'au 31 août. 

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29 juin 2025 7 29 /06 /juin /2025 13:00
Mercredi 20 août à Loctudy: fête du Travailleur bigouden organisée par le PCF de 12h et toute l'après-midi
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29 juin 2025 7 29 /06 /juin /2025 12:20
Samedi 19 juillet, 12h/18h -  fête du Travailleur Bigouden sur le Port de Lesconil organisée par le PCF Pays Bigouden
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27 juin 2025 5 27 /06 /juin /2025 05:22
Conseil départemental du Finistère, 26 juin - Intervention d'Ismaël Dupont sur le plan santé du Conseil Départemental pour lutter contre la désertification médicale
Conseil départemental du Finistère du 26 juin 2025. 
 
Voici la globalité de mon intervention pour le groupe d'union de la gauche (PS, PCF, Divers gauche) Finistère et Solidaires
 
"En dehors des subventions pour les Maisons de santé, que nous approuvons, et rappelons qu'il existe aussi des Centres de santé avec des médecins salariés (ce qui est le cas de + 50% des médecins aujourd'hui et correspond à des aspirations des nouvelles générations de médecins) à côté des maisons de santé libérales qui parfois peine à faire le plein des médecins attendus, et certains de ces centres de santé, qui existent par exemple à Morlaix, Concarneau, Plounéour Menez, ont même fait l'objet de subvention d'investissement du département, il nous semble que le plan santé présenté ici comporte surtout une dimension d'affichage.
Ce n’est pas le cœur des compétences du Département et ce ne sont pas les mesurettes du plan santé proposé aujourd’hui qui changeront la donne pour les Finistériens. Il ne faut pas alimenter les illusions.
Mais d’où vient cette pénurie ?
Pour bien comprendre la situation actuelle et ce que peut être l’avenir, il faut également considérer deux faits :
• Depuis l’instauration du numérus clausus en 1971 et jusqu’à aujourd’hui, malgré la suppression déclarée de celui-ci, le nombre total de médecins formés et dans chaque spécialité dépend strictement des décisions du gouvernement.
• La formation d’un médecin nécessite actuellement de 9 ans pour un généraliste à 12 ans pour les spécialités les plus longues (neurochirurgie par exemple)
Ceci aboutit à ce que toute décision d’augmentation du nombre de médecins formés n’impactera l’offre médicale que plus de 10 ans après.
Entre 1976 et 2020, la population a augmenté de 12 millions de personnes en France et elle a vieilli. Or, le nombre de médecins formés chaque année est passé de 8700 en 1976 à 3500 en 1993, même si il remonte depuis la fin des années 90 c’est insuffisant.
L’objectif a trop longtemps été du côté des médecins de protéger les revenus des libéraux et du côté des pouvoirs publics de contenir les dépenses de santé prises en charge dans le cadre de la sécurité sociale.
A la fin des années 90, les mêmes milieux corporatistes ont réalisé que leurs pressions avaient dépassé l’objectif et que la raréfaction du nombre d’étudiants pouvait menacer l’existence de CHU et de facultés comme celle de Brest, plus petite faculté de Médecine de France.
Elle gênait également le remplacement des médecins libéraux, la vente des patientèles et donc une partie des fonds leur permettant de partir en retraite.
Ces milieux ont poussé le gouvernement à une augmentation progressive du nombre de médecins en formation mais le chiffre de 1976 n’a été dépassé qu’en 2019 alors que la population française avait crû entre temps de 6 millions de patients potentiels et que la proportion des personnes âgées de plus de 60 ans a augmenté de 17 à 22%.
Le président Macron s’est montré un bon communicant en annonçant la suppression du numérus clausus. Il a alors réussi à faire croire à de nombreux français que toute limitation du nombre de médecins formés était désormais supprimée et que ce nombre allait connaître une croissance fulgurante.
Hélas la réalité était toute autre. Et les moyens humains, financiers et matériels des facultés de médecine ne suivent pas pour rendre effective réellement cette augmentation importante des médecins formés que nécessiterait les besoins de santé publique.
Où en est-on actuellement ? L’objectif d’arriver progressivement à 12 000 médecins formés par ans a été avancé par le gouvernement Attal.
Mais pour arriver à cet objectif, il faut arriver à maintenir le nombre d’enseignants hospitalo-universitaire et les possibilités de formation hospitalière qui sont indispensables au moins dans les premières années de formation d’un médecin.
Or les jeunes médecins spécialistes ont actuellement tendance à fuir les carrières d’enseignants chercheurs en raison du manque de perspective au sein des CHU et à s’orienter dans les établissements privés où ils peuvent trouver des perspectives professionnelles et des revenus meilleurs.
La suppression de nombreux lits hospitaliers a bien évidemment fortement diminué les capacités de formation de nouveaux médecins.
Pendant ce temps, l’administration française laisse croupir les professionnels hors UE (PADHUE) dans un statut précaire et mal payé en refusant de les intégrer dans le statu de praticien hospitalier alors qu’ils assurent les mêmes fonctions que leurs collègues français parfois depuis de nombreuses années.
Ainsi, les hôpitaux publics français fonctionnent depuis de longues années avec de nombreux médecins formés dans des pays hors union européenne (PADHUE : praticiens à diplôme hors Union européenne).
Contrairement à leurs homologues des pays européens, les diplômes et spécialités de ces médecins ne sont pas reconnus en France en dehors des établissements hospitaliers. Alors qu’ils font le même travail que leurs collègues français, ils sont maintenus dans des statuts transitoires sous-payés.
Alors que de nombreux postes de praticiens hospitaliers sont vacants dans les hôpitaux français et que les administrations locales souhaitent pouvoir leur offrir ces postes, l’administration centrale des hôpitaux (DGOS) s’obstinent à organiser des concours avec des critères de recevabilités variables selon les années et les spécialités.
Clairement, la DGOS souhaite maintenir un volant de médecins précaires corvéables et licenciables rapidement. Au contraire la reconnaissance de leurs compétences et diplômes permettrait de les stabiliser dans des conditions de rémunération et de statut digne, d’éviter pour certains leur départ pour d’autres pays et d’assurer la survie des activités hospitalières au service des patients qui sont actuellement en grosse difficulté.
Au-delà de cet exemple, il faut sortir de la crise globale de notre système de santé par une politique de rupture avec l’ensemble des mesures de rationnement en œuvre depuis des dizaines d’années.
Monsieur le Président, nous partageons les constats, mais sur ce sujet comme sur bien d’autres, l’État doit prendre ses responsabilités et engager les réformes nécessaires pour améliorer l’accès aux soins dans le Finistère comme ailleurs."
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18 juin 2025 3 18 /06 /juin /2025 05:30
Jeudi 19 juin - Table-ronde à Brest: la gratuité des transports, une mesure d'avenir - avec le PCF Brest, l'UEC, les Jeunesses communistes de Brest
Table ronde : « La gratuité des transports, une mesure d’avenir ? »
Jeudi 19 juin –  18h30
Ludothèque du PL Guérin, Brest
Avec Roger Héré, Vice-Président de Morlaix Communauté, qui a mis en place la gratuité.
Organisé par le PCF, les Jeunes Communistes du Finistère et l’UEC.
Venez débattre avec nous !
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17 juin 2025 2 17 /06 /juin /2025 05:35
Camille Mongin à la fête du Viaduc du PCF Morlaix pendant la bataille contre la réforme des retraites

Camille Mongin à la fête du Viaduc du PCF Morlaix pendant la bataille contre la réforme des retraites

Camille Mongin, 21 ans, originaire des Côtes-d’Armor, étudiante en sciences de la vie et de la terre à l'Université Bretagne Occidentale de Brest pendant plusieurs années et ancienne responsable du MJCF 29, a été élue secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes (UEC), dimanche 13 avril à Bobigny. 

 

Une fierté et un grand plaisir les communistes finistériens ! Nous lui avons posé quelques questions…

 

Camille, peux-tu te présenter en quelques mots ?

 

Je suis entrée au lycée l’année de la réforme du baccalauréat et de Parcoursup. J’ai immédiatement souhaité m’engager contre ces réformes que je trouvais terriblement injustes. Le MJCF militait sur ce sujet, et rejoindre cette organisation de jeunesse m’a paru une évidence.

Suite à une licence de biologie à l’UBO, je suis désormais en Master d’économie et gestion de l’environnement et développement durable à Dunkerque. J’y étudie entre autres l’écologie industrielle et les nouveaux modèles économiques, ce que j’apprécie particulièrement. 

 

Quels ont été tes axes de travail quand tu animais les Jeunesses communistes du Finistère, avant que Taran Marec ne prenne ta suite et que tu rentres dans la direction nationale de la JC et de l'UEC ?

 

Mon grand axe de travail a été celui de la reconstruction et le militantisme de proximité. Nous avons commencé par militer sur le lieu où nous avions le plus d’adhérents, c’est-à-dire l’Université de Brest, afin de présenter la JC aux étudiants, et nous avons pu créer un secteur UEC au bout de quelques mois. Nous avons très rapidement été pris par l’actualité avec la réforme des retraites, qui nous a permis de faire grandir la fédération, notamment en créant une union de groupe à Quimper.

Ensuite, peu avant mon départ, nous avons construit une campagne locale pour la gratuité des transports à Brest sous l’impulsion de Taran. Cela nous a permis d’aller parler aux jeunes brestois en partant de leurs réalités concrètes : des transports de plus en plus chers et des lieux de vie parfois mal desservis, pour leur proposer le projet communiste : la gratuité. 

 

Comment tu vois le développement de la JC Finistère depuis que tu as pris d'autres responsabilités ?

 

Il est souvent difficile de prendre du recul quand on a longtemps été dans une fédération. Quand je revois les camarades, j’entends souvent parler de nouveaux adhérents, ce qui fait forcément plaisir. Ce qui m’impressionne le plus, c’est certainement le développement de l’union de groupe de Quimper et la fête des sardinières qui a été une réussite. Je sais également que les camarades essaient de s’implanter sur Morlaix en militant sur l’IUT, ce qui est justement l’un de nos grands objectifs avec l’UEC.

J’ai toute confiance en Taran ainsi que les cadres de la fédération pour continuer l’efforts de structuration et de développement.

 

Quels sont les chantiers que vous définissez comme prioritaires avec l'UEC et les objectifs que tu te donnes dans ton mandat de secrétaire nationale ?

 

J’ai pris la suite de Léna Raud en tant que secrétaire nationale. Son mandat a permis à l’UEC de se structurer sur les lieux d’enseignement supérieur et de définir clairement la stratégie qui nous mènera vers l’organisation de masse. Comme l’a confirmé le dernier congrès, l’UEC poursuit une stratégie qui porte ses fruits : partir des réalités concrètes des étudiants pour mener à une remise en cause du capitalisme.

C’est ce que nous faisons avec la campagne logement. Nous partons d’une réalité commune à l’ensemble des étudiantes et étudiants : la difficulté à se loger dignement en l’absence d’autonomie financière. Ensuite, nous portons des revendications qui exposent notre projet de société : la création d’un véritable service public national du logement, un revenu étudiant…

De nombreux travaux restent à mener à l’UEC. Nous devons continuer l’effort de structuration. Les cercles (l’équivalent des cellules) doivent se multiplier et en particulier dans les cités universitaires. C’est par la structuration au plus proche que le mouvement saura s’implanter de manière durable et efficace.

Nous devons penser une stratégie nous permettant d’aller nous développer sur des lieux d’enseignement supérieurs autres que les universités comme les IUT ou les IFSI. Cela nous permettra de nous implanter des villes qui ne possèdent pas forcément d’université, telle que Morlaix, et de parler plus largement. 

 

Qu'est-ce que tu dirais à un jeune aujourd'hui pour le convaincre d'adhérer à la JC et/ou à l'UEC ?

 

Je discute de ce qui nous lie, de ce qui nous lie en tant que classe, en tant que génération. Mais ça, sans grandes phrases, sans grands mots, sans lyrisme.

Pas besoin, au premier abord du moins, d’expliquer la complexe autonomisation de nos universités pour comprendre la violence de Parcousup et de MonMaster.

Pas besoin, au premier abord toujours, de décortiquer les chiffres et dynamiques de l’austérité que nous inflige le gouvernement pour comprendre la précarité et le mal-logement.

 

Comment tu vois la fédé du PCF Finistère pour laquelle tu vas travailler un mois cet été ?

 

Nous avons besoin de faire du lien avec nos camarades mais aussi avec les finistériens afin de renforcer le parti. La campagne sur l’industrie est pour cela un réel appuie, comme la campagne des municipales qui nous attend.

Faire adhérer et former sont deux socles solides pour cette fédération que j'apprécie tant. L’année dernière, lors des législatives, Gladys a accompli un travail formidable en allant à la rencontre des agriculteurs, des marin-pêcheurs et des habitants de la ruralité qui sont souvent oubliés. Son investissement dans la lutte pour les droits de femmes et en tant qu’élue à la région sont également remarquables.

J’ai hâte de pouvoir aider la fédération cet été, notamment dans les préparatifs pour les fêtes maritimes dans le sud Finistère ou la fête de l’Humanité, à laquelle la fédé du Finistère tient toujours un stand. Je sais également que j’ai encore beaucoup à apprendre de la part des camarades et je compte profiter de cet été dans le Finistère pour poursuivre ma formation.

 

Propos recueillis pour le Chiffon Rouge et Rouge Finistère - 15 juin 2025

Interview de Camille Mongin, nouvelle dirigeante nationale de l'Union des Etudiants communistes
Interview de Camille Mongin, nouvelle dirigeante nationale de l'Union des Etudiants communistes
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12 juin 2025 4 12 /06 /juin /2025 05:33
Michel Beyer vient de nous quitter. L'hommage de Michel Lespagnol

Le PCF Finistère adresse ses condoléances à la famille de Michel Beyer et sa reconnaissance pour les années d'engagement de Michel Beyer.

Nous publions ici le beau texte d'hommage de Michel Lespagnol qui l'a bien connu.

 

"Michel Beyer vient de nous quitter.

Je voudrai témoigner du temps où je l'ai connu, l'ayant bien apprécié. 

Dans les années 60, Michel a travaillé pour l'Huma, faisant à Brest le partage à domicile de l'Huma quotidienne. Et puis, il est devenu employé à EDF, et grand militant communiste.

A partir de 1972, je militais au bureau de l'UEC, je le voyais fréquemment, car il passait le soir à la fédé rue de Glasgow.

Un grand costaud, joyeux, un rire inoubliable, une grande conscience de classe.

En ces années 70, il y avait de grandes manifs à Brest, les fêtes de l'Unité (10 000 personnes), un parti qui avait le vent en poupe, et la joie de militer.

A la conférence de 1975 il est élu au secrétariat fédéral, responsable à l'organisation du Parti communiste.

Souvenir. Fête de l'île de Batz, avec "Dédée" Moat où il venait faire le discours politique.

Le temps passe, et en 1981, il exprime son désaccord avec la participation de ministres communistes au gouvernement de Mitterrand.

Il quitte donc le parti, mais sans animosité, restant je pense un communiste de raison.

Il était aussi amoureux du vélo, réalisant la Brest-Paris-Brest.

Sans doute motivé par son camarade Michel Nedelec (de la cellule de Plougastel) qui a gagné Bordeaux-Paris en 1964, ancien équipier de Tom Simpson.

Nous avons pensé que les années de militantisme de Michel Beyer au service de l'Humanité et du Parti communiste méritaient bien cet hommage à ce grand militant".

Michel Lespagnol

 

 
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