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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 16:46

Quelques interrogations après le débat proposé par Mme La députée de Morlaix: Dépendance 5ème risque, Attention danger

 

Le débat sur l'aide à l'autonomie est lancé.

Mais à quoi servirait l'APA (Allocation Personnalisée Autonomie) seule? Gagner partout et pour tous le droit au bien vieillir nécessite certes des moyens financiers, mais aussi un service de maintien à domicile à la hauteur, des structures d'accueil en nombre et de qualité.

 

Mme Lebranchu nous a proposé un débat citoyen avec un succès de présence mais sans nous convaincre vraiment de sa volonté réelle de construire un droit universel alimenté par la seule Solidarité Nationale.

 

L'Etat porte, certes, une lourde responsabilité dans la situation actuelle du département. Il n'assume pas ses devoirs de solidarité envers les vieux. Pour autant, doit-on rester l'arme au pied ou proposer, comme le fait le conseil général, un seul objectif bassement financier: amputer gravement les plans d'aide?

 

Ce constat d'une évolution négative nous amène donc à réitérer nos multiples interrogations demeurées sans réponse.

  • De passage à Plouigneau, Mr Pierre Maille, président du conseil général, déclarait: sur le Finistère, il manque 2000 places d'accueil. Quelles décisions ont été prises depuis dans l'urgence pour améliorer l'état de la liste d'attente? Un article du Télégramme daté d'août 2009 indiquait qu'il y a 80000 finistériens de plus de 75 ans (9% de la population) et 219000 finistériens de plus de 60 ans. D'ici 20 ans, l'INSEE prévoit qu'en raison de l'allongement de la durée de vie, de la forte attractivité du territoire pour les personnes âgées venues d'autres départements séduites par un retour dans leur région d'origine, la beauté de la région et la modicité des loyers et des prix des maisons, la population de plus de 60 ans devrait augmenter de 40% là où les effectifs des autres tranches d'âge stagneront ou baisseront. Il y a quelque chose à faire pour augmenter la capacité d'accueil de ces personnes âgées, qui n'est que de 12500 places en maison de retraite actuellement, et surtout pour privilégier des investissements dans des maisons de retraite publiques ou associatives au coût accessible pour les familles. Or, l'UMP considère que vieillir est avant une charge pour les dépenses publiques, rabaisse le grand âge à une facture de 6 milliards d'euros, et s'apprête à échanger la question de santé publique de la dépendance devant être assumée par la solidarité nationale et la sécurité sociale par l'appel forcé à la souscription individuelle à des assurances privées pour la perte d'autonomie après 50 ans et par la solidarité familiale, avec le remboursement des héritiers pour les frais d'hospitalisation ou d'hébergement des vieux défunts. Ce retrait de la protection sociale universelle, solidaire et redistributive programmé dans la réforme de la Sécu et la création du 5ème Risque voulus par Sarkozy et le MEDEF, c'est le retour du: "chacun verra ses besoins satisfaits en fonction de ses moyens".       
  • De passage à Lanmeur, le préfet déclare "la réduction conséquente des dépenses publiques va nous imposer des mesures douloureuses pour les personnes âgées et leur famille". En réduisant les plans d'aides, le département n'a t-il pas anticipé cette affirmation? Quel appel à la mobilisation des usagers, des familles, des populations?
  • Une majorité de départements a voté des budgets en déficit pour montrer leur incapacité à faire face dans un contexte d'assèchement des dotations de l'Etat et de réforme fiscale libérale à des besoins sociaux incompréssibles. Quel a été l'engagement du Finistère? Résistance ou consentement à l'hyper-austérité et au moins disant-social sur le dos des personnes âgées?

La nomination d'un "référent structure" est annoncée. Cette nomination rendue nécessaire par les situations imposées aux personnels prenant en charge les personnes âgées: stress, congés maladie, manque de considération. Cela pose question.  

Ce constat s'accorde mal avec les besoins de reconnaissance, de formation, et de personnel suffisamment nombreux d'un métier très particulier nécessitant des qualités humaines exceptionnelles, celui d'aidant à domicile ou d'employé des maisons de retraite.

Une organisation syndicale dénonce par voix de presse la généralisation de la maltraitance institutionnelle: manque de personnel, de formation, de moyens. Une organisation syndicale lance par voix de presse un appel au secours: "ensemble, osons briser les silences: ça ne peut plus durer ainsi..."  

L'ADMR est dans la tourmente et ça dure depuis quelques mois... Par voix de presse, une aide-soignante alerte sur la détresse prévalant tant chez lezs personnels que chez les usagers.

 

Ces constats alarmants nous amènent à rappeler que l'APA est un maillon essentiel des devoirs de civilisation que l'on doit à la personne. S'occuper des vieux, c'est s'occuper du futur de chacun. C'est ce que voulait exprimer Simone de Beauvoir lorsqu'elle disait: on reconnait le degré de civilisation d'une société à la place qu'elle accorde à ses personnes âgées. 

Pour appuyer notre démarche d'humanité:  

- Nous lançons un appel aux personnels de la santé, du maintien à domicile et de la prise en charge de la dépendance: témoignez de vos conditions de travail et de la qualité de vie qu'elles génèrent pour les usagers.

- Nous lançons un appel aux usagers, aux familles, pour dire stop à des situations inacceptables, pour gagner partout le droit de bien vieillir.

 

Répondez à l'appel de Stephane Hessel, "Indignez vous!", et témoignez sur le blog du PCF Morlaix - le chiffon rouge, afin de libérer la parole et d'alerter les élus.

 

Jean Dréan 

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 09:19

Le collectif eau publique Morlaix/ Saint Martin des Champs s'est constitué il y a un an et demi pour réclamer le retour en gestion publique directe de l'eau dans le pays de Morlaix et s'est transformé en association loi 1901 en septembre 2010 afin de pouvoir avoir les moyens de se pourvoir en justice si besoin était.  Il compte à peu près 150 adhérents, dont des citoyens engagées et des organisations telles que Attac, la FSU, le PS, Europe Ecologie-les Verts, le PCF, la CFDT...

Quel est le contexte? L'alimentation en eau des morlaisiens et des Saint-Martinois est gérée par l'entreprise privée Véolia depuis 35 ans et le contrat entre la compagnie et le syndicat intercommunal SIVOM arrive à terme en 2011.

 

8 années sur les 10 années précédentes, les bilans financiers que Véolia a présenté aux élus s'affichaient déficitaires. Or, le tarif de l'eau à Morlaix et Saint Martin des Champs (4,74 EUR/ m3) est un des plus elevés de Bretagne: 30% supérieur à la moyenne du Finistère et 54% supérieur à celui de Lannion, ville qui présente des caractéristiques comparables mais qui est restée en gestion en régie directe. Parallèlement, comme l'objectif de Véolia est la rentabilité immédiate pour l'actionnaire et non le service de l'intérêt général, les réseaux sont mal entretenus, ce qui se traduit par un taux de fuite des canalisations d'à peu près 25%, tandis que de nombreux morlaisiens se plaignent d'avoir des pressions d'eau trop faibles ou trop fortes dans leurs robinets ou des eaux boueuses quasiment imbuvables par moment.

 

Le maire UMP de Morlaix, Agnès Le Brun, membre du SIVOM, est opposé à une gestion municipale. Les élus du Sivom ont néanmoins accepté de transmettre leurs chiffres à un comité de pilotage composé d'un membre d'Attac et de citoyens de Morlaix et de Saint Martin des Champs qui ont pu informer le comité eau publique. Le Sivom a aussi commandé l'an passé une étude menée par le Cabinet de consultants Rafaël Bert pour comparer les offres de contrats proposés par 3 opérateurs privés et le coût d'un retour en régie publique.

Les résultats de ces consultations ont été présentés au SIVOM il y a 15 jours par le cabinet BERT: il semblerait que selon leurs projections, le retour en régie publique présenterait un coût pour la collectivité de 15% à 35% plus elevé qu'une délégation de service public à un opérateur privé pour la distribution de l'eau, et de 30% plus elevé à 15% moins elevé pour l'assainissement.

 

Ces chiffres nous étonnent car dans les villes où l'eau est gérée en régie publique, le coût de l'eau est presque tout le temps bien moins élevé que là où c'est le privé qui s'en charge et les investissements faits pour améliorer la qualité des réseaux et diminuer les fuites sont en général amortis sur le long terme, ce que considère la régie publique mais non l'opérateur privé qui n'est pas assuré du renouvellement de son contrat.

 

Par ailleurs, à supposer que Véolia puisse annoncer aujourd'hui pour les prochaines années des coûts de gestion bien moins importants que ce qu'elle annonçait les années précédentes, n'est-ce pas parce que ses bilans déficitaires des années précédentes étaient mensongers? N'est-ce pas parce que le Sivom s'est décidé à gérer les plus grosses canalisations qui étaient mal entretenues jusqu'ici, socialisant ainsi les investissements et laissant les profits à l'opérateur privé? Dans ce cas, la facture pour l'usager ne devrait pas dimuner sensiblement même si Véolia rabaisse ses exigences en termes de facturation, car le Sivom devra recourir à davantage d'impôts pour financer ses nouvelles prérogatives...

 

C'est le 25 mars que le comité syndical du SIVOM doit statuer pour le retour en régie publique ou le renouvellement du contrat pour entre 8 et 12 ans avec Véolia ou un autre opérateur privé.

 

Sachant qu'une ville gérée par la droite, Saint Malo, où l'eau distribuée et assainie par Véolia était la plus chère en Bretagne, s'est décidée précipitemment en février 2011 à revenir en régie publique suite à des accusations de fraudes et de corruptions qui semblent fondées, il nous semble que les citoyens comprendraient mal un renouvellement de contrat avec Véolia, qui n'est pas à l'abri de poursuites judiciaires futures pour sa gestion opaque à Morlaix.

 

C'est pourquoi, après avoir assuré plusieurs projections suivies par des centaines de personnes et des élus du film documentairedénonçant les malversations et l'emprise sur les élus des multinationales de l'eau, "Water makes money" ,  le collectif Eau Publique-Morlaix Saint-Martin des Champs organise deux actions de sensibilisation des morlaisiens et des saint-Martinois pour faire pression sur le SIVOM qui semble s'orienter vers une perpétuation de la délégation de service public.

 

Le mardi 8 mars, à 10h30, au port de Morlaix, sur la petite place en face de l'IUT côté Léon, aura lieu une mise à l'eau symbolique avec baptême au mousseux d'un bateau de l'eau-bien public.

 

Le samedi 12 mars, toute la journée, aura lieu devant et derrière la mairie, devant l'intermarché du centre ville une votation citoyenne à laquelle nous espérons que des centaines de morlaisiens participeront pour indiquer leur préférence pour la régie publique ou la gestion privée, ou leur absention. L'annonce a été faite avec un argumentaire dans la page de l'opposition du bulletin municipal. Le dimanche 13 mars, la même votation citoyenne aura lieu à Saint Martin des Champs, la commune voisine.


Soyons nombreux à participer à ces actions pour rappeler aux élus que l'eau est un bien public qui doit être geré par les représentants de la collectivité afin d'assurer une gestion transparente et motivée par l'intérêt général et de ne pas nourrir des profits privés en surfacturant les services aux  usagers, en laissant les réseaux et la qualité de l'eau potable et de l'assainissement se détériorer.   

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 09:23

Exposé préparatoire à la réunion publique des candidats du Front de Gauche dans le canton de Saint Pol de Léon, Ismaël Dupont et Yvette Le Bars, à Plougoulm le vendredi 25 février, en présence de 13 personnes.

 

I/ Présentation des candidats. Présentation des organisations et des ambitions du Front de Gauche, né en 2008.

II/ Présentation de nos grands axes de campagne et de nos priorités si nous étions élus:  

  • Lutter contre la réforme des collectivités territoriales/ - contre l'assèchement des finances des collectivités locales et du CG en particulier liés aux transferts de charge sociales (RSA, APA...) en 2004 non compensées intégralement, à la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) et à des réformes fiscales (suppression de la taxe professionnelle) qui visent à réduire l'offre de service public pour diminuer les impôts des privilégiés et ouvrir toujours d'espace au secteur marchand concurrentiel.

  • Promouvoir la solidarité et la réduction des inégalités sociales dans le 29.

  • Mettre des objectifs de préservation du cadre de vie naturel, d'une alimentation de la qualité, de la santé et des ressources environnementales, au cœur des politiques publiques dans le 29 comme au niveau national.

  •  Impliquer davantage les citoyens dans la réflexion et la discussion sur les orientations politiques et les projets de développement du département. 

III/ Notre projet en matière de préservation de l'environnement. fev 2011 019

 

1) Grands principes généraux qui doivent orienter notre réflexion sur le sujet avant de rentrer dans le détail des propositions.

 

a) Au préalable, il nous faut rappeler une vérité qui n'est pas assez soulignée dans le débat public: toute politique écologique efficace de défense des biens naturels communs pour la préservation de la terre et de nos modes de vie implique de rompre avec le « laisser faire libéral » et les logiques capitalistes de valorisation du profit privé à court terme au détriment de l'intérêt général à long terme. L'écologie apolitique à la Yann Artus Bertrand ou à la Nicolas Hulot qui se contente de responsabiliser ou de culpabiliser l'individu sans remettre en cause le système capitaliste et les intérêts industriels est une imposture.

Pour exemple, la libéralisation des prix agricoles et la suppression des restrictions à l'importation sous l'influence de l'OMC dans les années 90 et de la politique de Delors au niveau européen ont renforcé les logiques d'agriculture productiviste en Europe, ruiner l'agriculture traditionnelle des pays en voie de développement à laquelle se substituent des agricultures et des élevages d'exportation très polluants. Crise alimentaire dans les pays du Sud, amplifiée par la financiarisation de l'économie et la spéculation sur les matières premières, devenues des valeurs refuges pour les appétits boursiers.

Autre exemple: la nécessité de neutraliser les grands lobbies de l'industrie, de l'énergie, des entreprises de gestion de l'eau, de l'agro-alimentaire pour réorienter l'emploi et l'investissement public dans des activités plus respectueuses de l'environnement. Or, l'Etat et l'Union Européenne sont infiltrés par des hommes politiques plus ou moins soudoyés par ces intérêts privés. Ex. des OGM, du nucléaire, de la défense de l'agriculture productiviste, des lobbys de l'automobile et du pétrole aux Etats-Unis. Se battre pour l'environnement, c'est aussi se battre contre cette oligarchie qui ne se refuse aucun conflit d'intérêt, aucune compromission (ex. dans « Water makes money »: on apprend qu'Eric Besson et Dominique de Villepin sont appointés par Véolia...).

 

b) Même si la terre et le vivant ont une valeur en eux-mêmes par leur beauté et leur caractère primordial et irremplaçable pour ce seul être vivant suffisamment conscient pour se poser la question des valeurs qu'est l'homme, le combat écologique a pour pilier et pour première justification la lutte sociale pour plus d'égalité et de solidarité dans les rapports humains, pour le droit à une vie bonne pour tous.

En effet, ce sont les pauvres et les classes populaires dans les pays développés qui sont les premières victimes des modes de travail et de production dangereux pour la santé (agriculture, bâtiment), de la malbouffe créant de l'obésité, des maladies cardio-vasculaires, des cadres de vie urbains ou ruraux dégradés, des logements dévorateurs d'énergie, de l'augmentation du prix des carburants. Ce sont surtout les populations des pays pauvres qui paient et paieront encore plus demain le prix exorbitant du réchauffement climatique (inondations, catastrophes naturelles, progression des déserts...), de la destruction des forêts, de la pollution des eaux potables, de la privatisation des organismes vivants et des monocultures d'exportation polluantes.

De la même manière, tandis que les pays riches deviennent de plus en plus des pays à emploi de services « propres », on délocalise une industrie dévoratrice de ressources naturelles et destructrice de l'environnement dans des pays où la main d'œuvre est peu payée. Pour nous permettre de continuer à consommer beaucoup de produits manufacturés ou alimentaires pour maintenir les profits des multinationales malgré la stagnation des salaires, on dégrade l'environnement et la santé des chinois, indiens, vietnamiens... Il faut relocaliser l'industrie et produire de manière plus écologique avec plus de garanties sociales, en cessant d'organiser des déplacements de marchandises continuels dévorateurs d'énergie et polluants pour organiser le dumping social, la concurrence internationale des salariés et le nivellement par le bas des salaires pour le plus grand profit des actionnaires.

 

c)On ne peut attendre le salut des recettes innovantes du « capitalisme vert » prêt à nous vendre ses nouvelles technologies avec l'étiquette aguicheuse de l'éco-compatibilité, du développement durable.

Exemple: - Droits à polluer et à émettre du CO2 consacrés par le sommet de Copenhague qui peut créer un marché spéculatif de la pollution. Autre exemple: agrocarburants qui justifient la destruction des forêts primaires au Brésil, en Indonésie et l'expropriation des agriculture familiale ou des peuples de chasseurs-cueilleurs pour introduire de des plantations de colza ou de palmiers à huile...

 

d) Quelque soit les progrès techniques réalisés, on ne pourra se dispenser pour faire face aux défis environnementaux d'une réorientation de nos modes de vie qui devront être moins basés sur la consommation, le gaspillage, moins dévorateurs d'énergie, plus respectueux des équilibres du vivant et de la biodiversité. Il faut vivre de manière plus sobre et repenser les conditions de notre bien-être en intégrant la question du devenir de la Terre et des générations futures. La notion de décroissance, de réduction de l'activité économique globale, de la production et de la consommation d'énergie et de biens manufacturés, ne doit plus être caricaturée comme une nostalgie d'une ère idyllique d'harmonie avec la nature et comme contraire à des objectifs de progrès social.

 

Cette révolution culturelle peut être facilité par a) l'exemple d'expériences novatrices audacieuses qui nous montrent la possibilité de vivre, de produire et de consommer hors des sentiers battus b)la sensibilisation médiatique, l'éducation: les générations qui arrivent sont bien plus conscientes des périls écologiques et de la nécessité de changer nos modes de vie que les quarantenaires ou les enfants du baby boom...c) La réglementation contraignante et la fiscalité incitative à condition qu'elle ne s'applique pas qu'aux consommateurs mais aussi aux entreprises sont les premières responsables des émissions de gaz à effet de serre et de la production de déchets. cf. Problème de la taxe carbone qu'a voulu imposer Sarkozy et son gouvernement.  

  1. Notre projet de politique écologique pour le Finistère:

     

    a) Créer, maintenir ou renforcer des services publics efficaces pour la gestion de l'eau, des déchets, la production énergétique, des transports en commun.  

  • Soutenir le retour en régie publique de la gestion de l'eau.
  • En finir avec les recours à la sous-traitance dans la filière nucléaire et la suppression du monopole d'EDF dans le secteur, au profit de GDF Suez.
  • Densifier les navettes inter-urbaines ou inter-bourgs à 2 euros... Plus de taxis affrétables à coût modique par des personnes âgées à mobilité réduite. Développer le frêt ferroviaire et empêcher que le secteur privé seul bénéficie de ce retour en grâce.

     b) Maîtriser la consommation d'énergie et diversifier les sources d'énergie.

 

La production d'énergie est une compétence de l'Etat, voire de la région mais cela n'empêche pas les élus et les candidats à l'élection au CG de se prononcer.

Depuis les années 1970, la France a réduit sa dépendance énergétique de 80% à 50% grâce au développement de l'industrie nucléaire. Mais ces centrales nucléaires, comme le nucléaire militaire, font planer une menace de catastrophe de grande ampleur toujours possible sur la population et les besoins en uranium nous font mener une politique néo-coloniale au Niger, et l'uranium non plus n'est pas inépuisable, son coût devant bientôt augmenter. Par ailleurs, nos déchets nucléaires sont envoyés à prix fort à l'étranger, avec les problèmes éthiques que cela pose. On peut comprendre les investissements dans la recherche pour créer une nouvelle génération de réacteur nucléaire, les EPR, plus performants, mais il ne faudrait pas qu'elle ne soit qu'une vitrine pour exporter nos industries à haute valeur ajoutée, afin de nourrir des intérêts privés.

Certes, il n'est guère réaliste de vouloir sortir de nucléaire à brève échéance mais il faut progressivement orienter l'investissement vers d'autres sources d'énergie possible, et des énergies renouvelables (éolien, énergie hydraulique, solaire, géothermie, biomasse) et surtout intensifier la politique de soutien à la construction et à la rénovation des bâtiments pour les rendre plus économes en énergie et de soutien au transport public pour qu'il soit densifié et peu coûteux afin d'être une alternative véritable au transport

Au niveau de la Bretagne, on ne peut guère se satisfaire de l'actuelle situation de dépendance énergétique.

Dans un article du Ouest France du 19 janvier 2011, on apprend que la région ne produit que 8% de son électricité, essentiellement depuis le barrage de la Rance, tandis qu'elle est approvisionnée par les centrales nucléaires de Chinon, de Flammanville et la centrale thermique de Cordemais. Or, l'électricité est l'énergie que la F peut produire, contrairement au gaz ou au pétrole.

Encore que... le projet de centrale au Gaz à 450 MW de Guipavas prévoit de produire de l'électricité à partir d'une source d'énergie que nous importons à 97% et qui est fortement émettrice de gaz à effet de serre. Au départ, projet de centrale à Ploufragran dans le 22 – destinée à tourner 10 fois plus que les pics de consommation l'aurait exigé, exigence de rentabilité oblige. Le président du CG de Gauche avait pris une ferme position anti-centrale, de même que les élus locaux départementaux de gauche.

Cette centrale thermique de Guipavas voulue par Borloo et Le Drian, qui remplacerait à l'horizon 2015 les anciennes au fioul de Dirinon (170 MW) et Brennilis (295 MW) qui ne tournent que 200 h/ an, lors des pics de consommation, tournerait certainement beaucoup plus régulièrement pour être rentable et produirait 10% des besoins bretons, contre 34% en énergies renouvelables (éolien: Saint Brieuc, Saint Nazaire...) et 56% d'approvisionnement extérieur (nucléaire et thermique).

Nous aurions préféré que l'on mise sur l'utilisation de l'énergie hydraulique du lac de Guerledan ou de l'énergie des courants marins de la rade de Brest... Ainsi que l'utilisation de l'énergie des éoliennes: le projet national prévoit 600 éoliennes offshore de Dieppe à Saint Nazaire pour une production de 3000 mégawatts, l'équivalent de 2 réacteurs EPR. Saint Brieuc: un sixième du programme national.  

 

c) Aller vers moins de déchets et mieux les traiter.

 

Actuellement, 4 sites d'incinération dans le 29: Brest, Briec, Concarneau, Carhaix. Un seul centre d'enfouissement; Tréméoc, sur la commune de Plonéour-Lanven. Aller vers une fermeture des incinérateurs les mâchefers, produits qui concentrent les métaux lourds, doivent ensuite être stockés ou enfouis sous les sous-couches autoroutières.

Mettre l'accent sur la prévention et la fiscalité incitative pour produire moins de déchets, aussi bien au niveau des particuliers que des industriels, des entrepreneurs de travaux publics et de la grande distribution (les déchets ménagers ne représentent que 5% des déchets -le reste est produit par les agriculteurs, les travaux publics, le bâtiment). Se méfier de la recette miracle de la méthanisation des déchets organiques si elle doit être un encouragement à la poursuite de l'agriculture intensive et de la spécialisation de la Bretagne dans l'élevage à quantité industrielle.

 

d) Promouvoir une agriculture familiale de qualité, à l'échelle humaine, respectueuse du vivant, de l'environnement et de la santé publique, et permettre aux agriculteurs d'obtenir la juste rémunération de leur travail.  

  • Se battre pour une réforme de la politique agricole commune et plus généralement une rupture avec les préconisations libérales de l'Europe pour protéger d'une concurrence déloyale qui la ruine l'agriculture familiale non productiviste en relevant les barrières douanières ou en passant des accords de non-concurrence à l'intérieur de l'Europe et en garantissant des prix rémunérateurs aux agriculteurs, afin qu'ils ne travaillent pas à perte, avec des revenus inférieurs à leur prix de revient.

  • Fixer des règles plus strictes pour limiter au maximum l'usage des intrants chimiques, des pesticides ou produits phytosanitaires, et le rejet dans les nappes phréatiques et les rivières de l'azote liés aux déjections d'élevage porcin ou bovin... Revenir à une agriculture qui ménage la terre, les eaux et le vivant, et qui est surtout, même si elle ne présente pas les mêmes rendements, moins coûteuse pour la société. On ne fait rarement le bilan comptable du coût de l'agriculture intensive qui nous permet d'avoir des produits agricoles à bas prix: coût quasi indolore pour le consommateur (quoique dans le canton, on ne boit pas l'eau du robinet, bourrée de nitrate...) mais non pour le contribuable: traitement de l'eau, nettoyage des plages, désaffection des touristes, cancers à soigner... Ex: dans le Ouest France, le mois dernier, on apprenait que les bretons déboursent 600 millions d'euros par pour rendre l'eau potable, soit l'équivalent de la moitié du budget du conseil régional...  

  • Œuvrer à la relocalisation de l'alimentation et de l'agriculture et à la promotion de l'agriculture bio et durable ou raisonnable à travers les commandes de restauration collective, l'information et l'éducation, les prêts préférentiels consentis à l'installation des petits agriculteurs bio, et le soutien aux circuits courts.  

  • Redonner des terres à l'agriculture. Lutter contre l'étalement urbain et empêcher le grignotage des surfaces agricoles favorisant l'habitat résidentiel et la spéculation immobilière. Les propriétaires bretons sont trop gourmands en terrain pouvait -on lire dans un dossier du Ouest France (1100 m2 en moyenne) plus culture de la maison individuelle qui représente 70% de l'habitat en Bretagne contre 54% au niveau national. Idem pour les zones d'activité artisanales, industrielles et commerciales

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 20:13

Pour vous renseigner sur les réunions publiques, le programme et les axes de campagne des candidats du Front de Gauche à Saint Thegonnec, Daniel Ravasio et Maryse Berthou, cliquez sur les liens ci-dessous:  

 

Consultez le tract de campagne du canton de Saint-Thegonnec

Découvrez l'affiche de campagne de Daniel Ravasio et Maryse Berthou

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 19:01

Le blocus de Gaza n'a que trop duré. Une économie paralysée par le manque de matières premières et l'impossibilité d'exporter, une population rigoureusement enfermée dans son territoire, sans aucune maîtrise de ses frontières, une précarité insupportable en matière de santé et d'éducation: ce blocus constitue de fait une punition collective à l'encontre de toute la population civile de Gaza et représente une violation évidente du droit humanitaire international.

 

Après l'assaut livré en haute mer à la "Flotille de la Liberté", le 31 mai 2010, une pression internationale considérable s'était exercée sur le gouvernement israélien, qui avait annoncé des mesures d'"assouplissement" du blocus. Or, aucun changement notable n'est intervenu dans la situation des Gazaouis.

 

bateau-gazaC'est pourquoi une nouvelle flotille de la liberté doit s'élancer vers Gaza au printemps prochain, à l'initiative du Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens et de la plateforme des ONG françaises pour la Palestine (www.unbateaupourgaza.fr )dont le but est de: 

 

1) Dénoncer et briser le siège israélien de Gaza

 

2) Promouvoir et faire respecter le droit international

 

3) Répondre à la crise humanitaire que subissent un million et demi de Palestiniens de Gaza en manifestant notre solidarité envers la population palestinienne de Gaza.

 

Un collectif s'est créé à Morlaix regroupant 31 organisations: Mouvement de la Paix, Peuples solidaires, ACAT, PCF, LDH, Morlaix-Wavel, AFPS, ARAC, Cie Schpouki Rolls, Utopia Bretagne, NPA, Europe Ecologie/ Les Verts, PS, Artistes pour la paix...) et de nombreuses personnalités.

 

 

Ce collectif a décidé de prendre plusieurs initiatives afin de récolter des fonds pour affréter le bateau français. Il y aura notamment des présences sur les marchés avec collecte de fonds, signature de soutien. Le premier rendez-vous de sensibilisation du public est fixé sur le marché de Morlaix le samedi 5 mars à 10 h, à l'occasion de la journée nationale pour Gaza.

Le Fest-Noz qui permettra de collecter l'essentiel des fonds pour l'opération aura lieu le vendredi 22 avril à Saint Thegonnec.

La prochaine réunion d'organisation du soutien de la région morlaisienne à l'opération "Un bateau pour Gaza" aura lieu dans les locaux de la LDH le lundi 28 février.

 

Les communistes morlaisiens, solidaires du peuple palestinien, sont très impliqués dans cette initiative: ils seront présents et actifs pour la réussite de cette action.

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 20:24

 

Affiche cantonales 002Ismaël DUPONT Candidat du Front de Gauche, militant PCF depuis 2007. J'ai 31 ans et je suis documentaliste au lycée Tristan Corbière de Morlaix, après avoir enseigné plusieurs années la philosophie. J'habite à Morlaix mais j'ai des attaches fortes dans le canton, ma maison familiale se trouve à Plougoulm.  

 

Yvette LE BARS Candidate remplaçante, militante PCF. Retraitée de l'Éducation nationale, j'étais directrice d'école, et militante syndicale à Roscoff où je réside depuis 1959.

 

 

 

ELECTIONS CANTONALES – Canton de SAINT-POL DE LEON

 

UNE BONNE GAUCHE CONTRE LA DROITE !

 

 Les cantonales des 20 et 27 mars représentent un enjeu fort. Il s'agira d'abord de dénoncer l'étranglement financier des conseils généraux qui limite considérablement leurs marges de manœuvre pour répondre aux besoins en matière d'aménagement du territoire, de soutien à l'emploi, de protection sociale, d'aide à l'autonomie des personnes âgées, d'équipements et de services de qualité dans les domaine de l'éducation, de la santé, des transports, de la culture.

Nous devrons ensuite manifester notre volonté d'abroger la réforme des collectivités territoriales prévue pour 2014. Elle remet en cause l'existence des départements et privilégie la concurrence entre communautés de communes au détriment des logiques de coopération entre zones rurales et urbaines. Cette réforme éloignera encore plus les citoyens des lieux de décision. En créant un scrutin uninominal à un tour pour élire les conseillers territoriaux, elle renforcera la mainmise de la droite sur les collectivités locales et le Sénat tout en renforçant le bipartisme UMP/PS si étouffant pour notre démocratie.

Enfin il faut se mobiliser le 20 mars prochain parce que ces élections sont les dernières avant 2012. Il est indispensable de retirer toute légitimité à la politique de régression démocratique et sociale de Sarkozy tout en créant un rapport de force favorable pour une gauche de transformation sociale. Rendons ainsi possible une véritable alternative aux politiques libérales que les français ont désavouées en refusant le projet de constitution européenne en 2005, en faisant échec au CPE en 2006 et en montrant leur capacité de mobilisation pour défendre la retraite à 60 ans à l'automne 2010. Ces réformes libérales, dont la crise du capitalisme financier de 2008 montre les ravages, ne font qu'adapter les sociétés aux besoins des marchés, dans le cadre d'une Europe gérée de manière oligarchique, en détruisant les garanties collectives des salariés, la protection sociale, les services publics conquis de haute lutte par les citoyen

 

Nos réunions publiques : débattons ensemble !

 

  • Plougoulm: vendredi 25 février, 20 h, salle Goariven.

    « Changer de modèle pour préserver l'environnement »

  • Santec: sam. 26 février, 17 h, Le bistrot à Crêpes (Méchouroux)

    « Défendre les services publics et la protection sociale »

  • Mespaul: vendredi 4 mars, 18 h, Espace polyvalent (face mairie).

 Plouénan: vendredi 4 mars, 20 h 30, « le Mille Club »

  • « Un département pour tous les âges »

  • Roscoff: jeudi 10 mars, 20 h, grande salle Mathurin Méheut.

    « Lutter contre la réforme des politiques territoriales et défendre les services publics »

  • Ile de Batz: vendredi 11 mars, 14 h, crêperie «A l'abri du vent » 

    « Quel avenir pour l'agriculture dans le Finistère? ».

  • Saint-Pol : vendredi 11 mars, 20 h, Keroulas, salle Cheminée

    « Mettre en place des politiques de solidarité dans le 29 »

  • Morlaix: mercredi 16 mars, 20 h 30, MAJ

    Réunion publique Front de Gauche pour un programme partagé

« Changer les institutions pour un renouveau démocratique »

 

 

Porter des propositions pour un Finistère

à gauche, solidaire, écologique et citoyen

 

 

AGIR POUR UNE REDUCTION DES INEGALITES SOCIALES ET PLUS DE SOLIDARITE

  •  

    La suppression de la taxe professionnelle (6 millions de recettes en moins pour le CG 29 cette année) reporte sur les familles le financement de services qui relevaient de la contribution des entreprises à la solidarité nationale. Pour poursuivre sa politique de baisse d'impôt pour les sociétés privées et les hauts revenus, le pouvoir organise l'asphyxie financière des collectivités locales de sorte que celles-ci réduisent leur offre de protection sociale et de services publics, si nécessaire en cette période de crise.

  • Rassembler l'ensemble des départements de gauche pour exiger la compensation intégrale des transferts de charge, plus d'autonomie fiscale et la fin du gel des dotations.

  • Impulser une dynamique ambitieuse pour la création de nouveaux logements sociaux économes en énergie et rénover l'habitat HLM vétuste. Un tiers des ménages peuvent prétendre à un logement social, or l'offre est largement insuffisante dans le canton et dans le Finistère, particulièrement en période de forte augmentation des loyers et des prix de l'immobilier.

  • Cesser de réduire le nombre d'heures d'aides à domicile financées par l'APA pour les personnes âgées ayant perdu une partie de leur autonomie et augmenter le nombre de places dans les maisons de retraite sans but lucratif.

  • Développer et défendre une offre diversifiée de service public de proximité. Lui seul permet à chacun de contribuer selon ses moyens et de recevoir selon ses besoins. Ras le bol de voir fermer ou dysfonctionner faute de moyens les classes de nos écoles, les bureaux de poste, les services des hôpitaux de proximité.

  • Rénover les écoles et collèges publics.

  • Proposer une politique publique d'accueil de la petite enfance qui passe par l'ouverture de places en crèche, la formation des assistantes maternelles, le droit à la scolarisation dès 2 ans en maternelle.

  • Aider les communes cherchant à se doter d'équipements culturels. Les associations proposant des activités artistiques, les écoles de musique, ne doivent pas être sacrifiées sur l'autel de l'austérité budgétaire. La culture doit être accessible à tous, ruraux et urbains, familles aisées ou modestes. Il nous faut faire du Finistère un département de haut rang pour la culture et la création artistique, terreau de liens sociaux.

  • Soutenir les équipes des services sociaux qui s'investissent dans l'aide à l'insertion des jeunes peu diplômés, des habitants en situation de précarité, des travailleurs pauvres, des personnes handicapées.

UNE POLITIQUE ECOLOGIQUE

VOLONTARISTE

Réchauffement climatique, raréfaction des sources d'énergie, diminution de la biodiversité, pollution de l'air, des rivières et des côtes, malbouffe et bêtes transformées en machines à produire de la viande, appauvrissement des sols... Cessons d'opposer progrès social et protection de l'environnement !

Il est évident que libéralisme et capitalisme mondialisé sont les principaux responsables des désastres écologiques: ils favorisent l'appropriation marchande et l'exploitation à outrance des biens communs naturels (eau, forêts, terres cultivables), les délocalisations, les monocultures d'exportation et l'utilisation abusive de pesticides au détriment de la sécurité et de la qualité alimentaire. Mais c'est aussi à nous d'agir sur ce qui est en notre pouvoir, d'adapter nos modes de vie, de consommation et de production aux connaissances que nous avons sur la vulnérabilité de la terre. Le progrès technique et le nouveau filon du « capitalisme vert » ne pourront trouver à eux seuls des parades à la crise écologique.

  • Privilégier les énergies renouvelables. Renforcer les plans d'économie d'énergie dans les collèges, le logement social et l'habitat privé.

  • Soutenir le retour en régie publique de la gestion de l'eau, organiser la complémentarité des services publics de traitement des déchets les moins polluants possibles (en évitant notamment les incinérateurs).

  • Mettre l'accent sur la réduction des déchets par la formation des particuliers et une tarification incitative pour les entreprises.

  • Refuser le tout productivisme agricole. Promouvoir une agriculture respectueuse de l'environnement et de la santé publique (prêts à taux préférentiel pour l'installation, produits locaux et bio pour la restauration collective des scolaires). Plaider pour que tous respectent des règles ambitieuses en ce qui concerne l'utilisation des engrais, des pesticides, le stockage des déchets, l'alimentation animale. Une niche commerciale « agriculture bio »ne suffit pas !

  • Défendre les petites exploitations agricoles en se battant pour une forme de protectionnisme, une garantie publique des prix au niveau européen, et une limitation des marges de la grande distribution et des transformateurs. Subventionner les initiatives qui rapprochent consommateurs et producteurs locaux.

     

POUR UN RENOUVEAU

DEMOCRATIQUE

La démocratie est mise à mal dans notre pays: concentration du pouvoir médiatique, autisme de l'exécutif face aux revendications sociales, conflits d'intérêts et corruption au plus haut niveau de l'état, politiques sécuritaires, liberticides, discriminatoires, contraires aux garanties républicaines et à l'indépendance de la justice...Ce pouvoir fait payer à la population la dette creusée par la crise financière en comptant sur le renoncement et la résignation du plus grand nombre. Il faut rendre aux citoyens des espaces de souveraineté dès le niveau local:

  • Associer le plus largement possible les citoyens et les associations dans la définition des priorités et le suivi de l'action du Conseil Général. Organiser des débats publics sur les politiques départementales pour la santé, l'éducation, les transports, l'environnement...

  • Privilégier, dans l'exercice du pouvoir, la relation quotidienne avec les citoyens pour décider avec eux des meilleurs choix à opérer au service du plus grand nombre.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 08:15

La semaine dernière, le lundi 7 février, les élus de la communauté de commune de Morlaix ont voté pour (50 « oui », 19 « non », 11 bulletins blancs) la construction au Diben, à l'horizon 2014, d'un port de plaisance de 500 places dont le coût est estimé à 22 millions d'euros, sur lesquels Morlaix-communauté financera 8 millions d'euros, le reste se répartissant entre Etat, Région et Département, et 5 millions d'euros provenant de la location des anneaux...

 

Au moment où Morlaix-Communauté justifiait par la nécessité de l'économie et de la rigueur son désengagement de 30000 euros du financement du FAR échelonné sur 3 ans, on ne peut que s'étonner de cette soudaine prodigalité... C'est sans doute que beaucoup d'élus de la baie de Morlaix qui dorment profondément pendant qu'on assassine des rendez-vous de créations culturelles populaires ont des yeux ronds dès qu'on leur fait miroiter les pièces sonnantes et trébuchantes qui sortiront des poches des bourgeois urbains venus passer leurs vacances ou s'acheter des résidences secondaires dans ce nouveau lieu de villégiature potentiellement comparable au golfe du Morbihan que deviendrait la baie de Morlaix et ses pourtours dans le Léon et le Trégor. Festival de la plaisance et du nautisme, construction d'un grand port de plaisance à Roscoff, et maintenant à Plougasnou: n'en jetez plus... Chacun perçoit que la mer et le charme des voiles déployées au-dessus des flots sont devenus le produit d'appel privilégié dans les stratégies marketing et les plans de développement économique de la région, et cela d'autant plus que les travaux sur la ligne TGV devraient dans quelques années nous mettre à moins de trois heures de Paris.

 

Toutefois, à l'instar des élus et des militants d'Europe écologie ou des associations trégoroises opposées à ce projet de port de Plaisance, il est légitime de poser certaines questions dérangeantes à propos de ce projet pharaonique. N'est-il motivé au fond que par la volonté de revaloriser l'immobilier au Diben pour bâtir une nouveau quartier d'appartements de luxe pour estivants et retraités, comparable, toute proportion gardée, au Croisty, sur la presqu'île de Rhuys, à la sortie sud du Golfe du Morbihan? La précipitation des élus et des membres du Comité de soutien au port à flot n'est-elle pas liée à ces perspectives de spéculation immobilière? Quel sort va t-on réserver aux habitants de la région qui font mouiller actuellement sur corps-morts leurs petits bateaux dans l'anse du Diben en payant un droit de séjour modéré quand les coûteux navires paieront à côté leur emplacement des sommes exorbitantes dans le bassin aménagé? Peut-on vraiment imaginer une vie de port animée qui permette de générer des recettes pour les commerces, l'hôtellerie-restauration et la collectivité quand on considère que le bourg de Plougasnou est fort loin du Diben, bien désert pour l'instant en dehors des viviers de la Méloine, des retours des bateaux de pêche et des chantiers de réparation de bateaux? Et, à supposé que le Diben devienne réellement une zone attractive et animée, le bourg de Plougasnou ne risque t-il pas de péricliter en proportion?

 

Qu'est-ce qui justifie que les citoyens de la région de Morlaix financent (peut-être à la hauteur de 820 euros par ménage si l'on en croit les estimations les moins optimistes proposées par Michel Le Saint le 7 février) des équipements qui vont bénéficier essentiellement à des résidents et des estivants aisés, pour des sorties en mer de 15 jours par an et par bateau en moyenne? Doit-on croire que les retombées en termes d'emploi, d'attractivité du territoire et de rentrées fiscales compenseront ces efforts pour tout le pays de Morlaix? Peut-on s'accommoder d'une nouvelle bétonisation de cette zone naturelle magnifique entre la pointe de Penn Alouesten à l'ouest du Diben et la pointe de Primel à l'est? S'est-on vraiment soucié de tous les risques de la construction du port et de son activité pour la préservation de la biodiversité dans la zone et la qualité de l'eau?

 

Il me semble que le projet alternatif proposé par les écologistes et les opposants au projet de Morlaix-Communauté d'un port d'escale de 200 places situé au nord-ouest de l'anse de Primel aurait été moins coûteux, plus respectueux de l'environnement et de la beauté du site, ainsi que de la dimension familiale et populaire de la navigation dans la zone.

 

Ismaël Dupont.

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 09:04

Deux citoyens attachés à la culture pour ce que cela représente comme enjeu de société ont co-rédigé un article dans Ouest France de ce mercredi 2 février 2011 exprimant leur colère face à la suppression du FAR: 

 

Lettre ouverte à ceux qui pensent nous gouverner !

 

Il y a de la joie, mais de la joie pour qui ?

On voudrait nous faire croire que le Fourneau porte les responsabilités de son départ de la communauté de Morlaix, quelle ineptie !

Le Fourneau qui nous a apporté des joies, des rêves, de la magie, de l’utopie et de la convivialité sur « notre » territoire fera dorénavant rêver ailleurs.

Démocratie, culture sont des mots qu’ignorent le Président de la Communauté d’Agglomération.

Au mot « culture » il répond, « argent es tu là ? », il répond « le FAR monopolise la rue », il répond « la qualité et la quantité se sont pas toujours au rendez-vous », il répond « on est déçu par certains de leurs spectacles »

A ma connaissance nous n’avons jamais rencontré, au moins depuis deux ans, un élu de Morlaix ou un représentant de la communauté lors des débats publics qu’organisait le FAR.

Désintérêt ou peur d’affronter le public et les professionnels ?

Depuis quand, et où les élus choisissent les programmes d’une manifestation culturelle, depuis quand les élus s’instaurent-ils critiques, depuis quand les élus sont-ils démangés par une censure vengeresse : c’est moi qui paye j’ai tous les droits ? « la DRAC peut faire un commentaire, mais ce pas elle qui apporte le plus d’argent », « on trouve que les arts dans la rue c’est cher ».

Vous ne devriez pas oublier que nos impôts servent aussi à financer ces évènements, n’oubliez pas non plus que vous êtes seulement nos représentants ; nous avons notre mot à dire, hélas nous ne sommes jamais sollicités.

 

Pour la démocratie parlons en :

- en novembre 2010, la communauté de Morlaix dénonce, avant terme, une convention qui expirait 2013

on insulte les artistes et on les somme de se taire

- que penser de la liberté créatrice de l’artiste si c’est un élu qui décide des spectacles

quand le public est-il consulté (40 000 spectateurs en 2010) ?

   -  on sape sans état d’âme des fondations érigées il y 25 ans

 

Nous n’arrivons pas à comprendre le sens de votre politique culturelle, mais ce que nous constatons c’est que la droite applaudit pleinement (on est pas étonnés) ; étrange soutien pour une majorité qui se dit de « gauche »

Lors des élections, nous citoyens faisons des choix, non pas sur le fric mais sur des idées et des valeurs susceptibles de nous enthousiasmer.

Comme dirait un certain M Hessel « Indignons nous »

Ceux qui ne savent pas où ils vont sont surpris d'arriver ailleurs. (Pierre Dac)

 

Nota : Les textes entre guillemets sont extraits des journaux locaux

 

Lucienne & JM Nayet

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 19:00

 

Banderole FARAinsi les jeux sont faits et, ni à Morlaix-Communauté ni à la mairie de Morlaix, la disparition des Arts de la Rue ne semble susciter beaucoup d’émotion.

 

POURTANT …

 

En mai 2010 Yvon HERVE écrivait à propos du Mai des Arts : «  Je souhaite que cette nouvelle édition soit aussi époustouflante, déroutante, conviviale que les éditions précédentes.

Vive le théâtre de rue en Pays de Morlaix ».

 

A propos du FAR il récidivait : « C’est toujours avec autant d’enthousiasme qu’est attendu ce festival d’été comme l’est chaque année le Mai des Arts et nous sommes fiers d’apporter notre pierre à l’édifice commun à savoir l’animation et l’attractivité du territoire ».  

 

Lors du débat organisé en aout à l’Ecole du Poan Ben la vice-présidente chargée de la culture ne tarissait pas d’éloges sur la qualité du FAR.

 

QUOI D’ETONNANT ? …

 

Lorsque l’on sait que la qualité du travail du Fourneau et son succès sont reconnus par tous. Que l’audience du FAR a, depuis longtemps, dépassé les limites de la région et est devenu un évènement de portée nationale voire internationale qui participait fortement à l’attractivité du Pays de Morlaix.

 

Avec la complémentarité du FAR et du Mai des Arts, le Fourneau a su, à la fois, mettre la culture à proximité des populations et assurer l’accès au plus grand nombre.

 

Manifestation gratuite, le FAR a aussi su, dans ces temps de grande difficulté, demeurer un rassemblement convivial pour nos habitants et un moment de rencontre naturelle avec les férus des arts de la rue et les estivants.

 

ET POURTANT …

 

Morlaix-Communauté (avec quelles procédures de réflexion et de prise de décision ?) a décidé de suivre, deux ans plus tard, le déplorable exemple donné par la majorité municipale de Morlaix. Avec en plus la même justification étriquée :

« Ca coûte cher… et en plus ce n’est même pas bon. D’ailleurs des gens nous l’ont dit ! »

Quel mépris pour le travail des professionnels, pour l’engagement des bénévoles ! Quelle assurance dans la qualité et la validité de ses jugements en matière de culture ! Comme si le choix des artistes devait relever des élus !

 

L’EMOTION EST FORTE

 

La quasi-totalité des réactions souligne à la fois le gâchis que constitue le départ du Fourneau après 25 ans de développement des Arts de la Rue à Morlaix. Elles soulignent aussi la responsabilité (ou plutôt l’irresponsabilité) des élus qui, à Morlaix et à Morlaix-Communauté, ont pris la décision de saccager ce qui était devenu un élément fort du patrimoine-culturel de la région.

 

LES DECIDEURS TENTENT DE MINIMISER LES CHOSES

 

« On ne se sent pas orphelins… » « l’animation peut se dérouler sans Le Fourneau… » « Nous donnerons du plaisir aux Morlaisiens… » On ne peut mieux nier la qualité du travail fourni et montrer sa méconnaissance des Arts de la Rue qui ne sont pas seulement « animation » mais d’abord et surtout « culture », « rencontre » et « partage ». Et que dire du « refus de la dictature des Brestois ….».

 

Les miettes du FAR 12/02QUE LA POPULATION AIT ENFIN LA PAROLE

 

Diminution drastique de la subvention de Morlaix ; non respect d’une convention pourtant votée à l’unanimité et étouffement programmé du FAR à Morlaix-Communauté ; tout cela a été décidé sans que la population ait son mot à dire.

 

Il est temps que les « décideurs » se rappellent que leurs pouvoirs ne leur sont que délégués par la population qui, seule, détient la souveraineté.

 

Alain DAVID

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 13:29

 

Daniel Ravasio, candidat titulaire, 60 ans, jeune retraité de l'éducation nationale et du syndicat SNES/FSU, militant laïc et secrétaire de la section PCF de Morlaix résidant à Saint Thegonnec et Maryse Berthou, candidate remplaçante, institutrice depuis 1982 à Plounéour Menez et nouvelle retraitée, n'ayant pas de carte dans un parti politique mais un engagement de longue date dans dans la gauche citoyenne et écologique attachée à la lutte contre le nucléaire et à la défense de la langue bretonne, ont présenté ensemble leur candidature au journaliste du Télégramme qui avait fait le déplacement.    

L'article réalisé est présent dans le Télegramme de ce jeudi 3 février.

 

Ensemble, Daniel et Maryse ont dit de quoi leur candidature Front de gauche serait porteuse: l'ambition de donner un débouché politique aux luttes sociales, de sanctionner la politique de régression sociale et démocratique de Nicolas Sarkozy tout en construisant un rapport de force favorable, avant les élections présidentielles et législatives de 2012, pour la gauche de transformation sociale. Ils ont ensuite décliné les propositions phares arrêtées lors de la réunion de concertation départementale entre le PCF, le Parti de Gauche, et la Gauche unitaire:

 

Promouvoir un département vraiment à gauche, solidaire, écologique, citoyen:

- En s'opposant à la réforme des collectivités territoriales et à l'étranglement financier des conseils généraux.  

- En défendant les services publics, notamment dans le domaine de la santé et de l'éducation.

- En défendant la protection sociale, particulièrement l'aide à l'autonomie des personnes âgées.

- En défendant une agriculture raisonnable et une économie citoyenne, ce qui passe par un conditionnement des aides aux entreprises.

- En créant de nouveaux espaces de démocratie participative.

 

Ils ont aussi annoncé qu'ils prévoyaient de faire une réunion publique par canton au début du mois de mars.

 

Bonne campagne!   

 

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