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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 12:34

 

Un lien sur le sîte de Ouest France transmis par Pierre-Yvon, l'administrateur du Homard Enchaîné. Sur la photo au centre: Noelle Peoc'h, candidate du Front de Gauche à Carhaix-Chateaulin. Le collectif Front de Gauche a envoyé la semaine passé un communiqué à la presse sur cette carte scolaire inacceptable qui se traduit par la fermeture de plus de 18 postes Rased et de 6 postes dans la circonscription de Morlaix mais seul le Ouest France a fait droit à notre demande de publication après que nous ayons insisté auprès de la rédaction locale au bout de deux jours. Le Télégramme a refusé de publier le communiqué, ainsi qu'un autre transmis la même semaine, préférant sans doute faire parler d'autres choses et surtout d'autres candidats aux législatives. 
Finistère. Écoles primaires publiques : le département perd 54 postes
Éducation vendredi 03 février 2012
  • Le 23 janvier, un millier de manifestants s’étaient rassemblés pour protester contre la carte scolaire.

    Le 23 janvier, un millier de manifestants s’étaient rassemblés pour protester contre la carte scolaire.

    Archives Ouest-France

La version définitive de la carte scolaire dans le Finistère vient d’être publiée. Ce document prévoit les ouvertures et les fermetures de classes dans les écoles primaires publiques. Au total, le Finistère perd 29 postes à la rentrée prochaine. C’est la conséquence de la baisse de 576 élèves en septembre 2012, selon les prévisions. « Les écoles publiques du département devraient alors scolariser 56 270 élèves, soit moins 1 000 élèves en deux ans », affirme l’inspection académique.

 

Une particularité cette année : la fermeture progressive des Rased. Les réseaux d’aide spécialisés pour les élèves en difficulté perdent 18 postes dans le département. C’est la concrétisation d’une politique menée au niveau national (contribution au non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite). Au total, 25 postes hors classe sont retirés.

 

Le 23 janvier, un millier de manifestants s’étaient mobilisés devant l’inspection, académique à Quimper pour protester contre les suppressions de postes dans le département.

 

Les ouvertures et fermetures de classes dans le département

 

Ouvertures de classes

Écoles maternelles. Brest, Quéliverzan, + 1 ; Pleyber-Christ, Robert Desnos, +0.5.

Écoles élémentaires. Hôpital-Camfrout, Renée le Née, +1 ; Lesneven, Jacques Prévert, +1 ; Melgven, Bourg, +1.

 

Écoles primaires. Guiclan, Bourg, +1 ; Guipavas, Louis Pergaud, + 0.5 ; Kerlaz, Bourg, + 0.5 ; Landrévarzec, Anjela Duval, +1 ; Morlaix, Jean Jaurès, + 0.5 ; Plabennec, du Lac, + 1 ; Plouigneau, Lannelvoez, + 0.5 ; Plouescat, Anita Conti, + 1 ; Porspoder, Le Spernoc, + 1.

Classes bilingues. Bannalec (élémentaire), Bourg, + 0.5 ; Le Relecq-Kerhuon, Jules Ferry, + 0.5 ; Milizac, Marcel Aymé, + 1 ; Querrien, Bourg, + 0.5 ; Quimperlé, Bisson, + 0.5.

 

 

Fermetures de classes

 

Écoles maternelles. Brest, Bugeaud, - 0.5 ; Carhaix, Kerven, - 0.5 ½; Le Relecq-Kerhuon, Jean Moulin, - 1 ; Penmarc’h, A. Dupouy, - 0.5 ; Plonéour-Lanvern, Bourg, - 1 ; Pont-l’Abbé, Kérarthur, - 1 ; Saint-Evarzec, Léonard de Vinci, - 0.5 ; Saint-Pol-de-Leon, P. et M. Curie, - 1 ; Saint-Martin-des-Champs, Le Gouelou, - 0.5 ;

 

Écoles élémentaires. Bannalec, Bourg, - 1 ; Lanveoc, Yves Offret, -1 ; Le Faou, Bourg, -1 ; Mellac, P. J. Hélias, - 1 ; Névez, Bourg, - 1 ; Plouzané, Croas Saliou, - 1.

 

Écoles primaires. Audierne, Pierre le Lec, -0.5 ; Botsorhel, Bourg, - 0.5 ; Brest, Jacquard, - 1 ; Brest, Quizac, - 1 ; Brest, Les 4 moulins, - 0.5 ; Concarneau, Le Dorlett, - 0.5 ; Crozon, Saint-Fiacre, - 0.5 ; Douarnenez, Jules Verne, - 1 ; Douarnenez, Laennec, - 1 ; Ergué-Gabéric, Le Rouillen, - 1 ; Gouesnou, Château d’eau, -1 ; Guerlesquin, Ar Roudour, - 1 ; Guipavas, Jacques Prévert, - 1 ; Lampaul-Plouarzel, Kerargroas, - 1 ; Landerneau, Jules Ferry, - 1 ; Le Conquet, Jean Monnet, - 1 ; Le Drennec, des Sources, - 0.5 ; Locmaria-Plouzané, Kériscoualc’h, - 1 ; Loctudy, Jules Ferry, -1 ; Moëlan-sur-Mer, Kermoulin, - 0.5 ; Morlaix, Émile Cloarec, - 0.5 ; Plogoff, du Bout du monde, - 1 ; Plonévez-du-Faou, Bourg, - 1 ; Ploudiry, Rpi, - 0.5 ; Plouguerneau, Le Petit prince, - 0.5 ; Plouigneau, Chapelle-du-mur, -1 ; Plourin-lès-Morlaix, Le Vélery, - 1 ; Port-Launay, Bourg, - 0.5 ; Querrien, Bourg, - 1 ; Quimper, Léon Blum, -1 ; Roscoff, Les Moguerou, - 0.5 ; Saint-Pabu, Aber Benoît, - 0.5 ; Tremeven, Bourg, - 1.

Classes de Fouesnant. Kérourgué, - 1 ; Le Quinquis, -1 ; Mousterlin, - 1. Si décision municipale de fermeture de l’école primaire Le Quinquis : fermeture des 3 postes de l’école Le Quinquis et maintien d’un poste à l’école élémentaire Kerourgue et d’un poste à l’école primaire Mousterlin.

Classes de Concarneau. Le Rouz, - 1 ; Maternelle Kérose, - 1. Si décision municipale de fermeture de l’école maternelle Kerose : Le Rouz, - 1 ; Kérose, -1 et transfert du dernier poste vers la maternelle Lanriec.

Classe bilingue. Landerneau, Jules Ferry - 1.

Ouest-France
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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 06:53
bandeau Front De Gauche





Agenda du front de gauche :





- Demain, Jeudi 2 février : Assemblée Citoyenne à Roscoff [ 20 h – Salle Mathurin Meheut ]

- Vendredi 3 février : premier rendez-vous « auprès des tours » de la Boissière (Morlaix) [ 16h ] (apporter gâteaux et boissons chaudes pour ce qui peuvent)

Vendredi 10 février : Assemblée Citoyenne à Plougonven [ 18 h 30 – Foyer ]

Vendredi 17 février : Assemblée Citoyenne à Plounéour Menez [ 20h - salle à préciser ]

- Mardi 14 février : Réunion du bureau à Morlaix [18 h – Local du PCF : 2 Petite Rue Callac ]

- Samedi 18 février : Assemblée Citoyenne à Plouigneau [ 15 h – salle des mariages] - « la perte d’autonomie, un enjeu de société » animée par Christiane CARO (membre du collectif national santé du PCF), Ismaël DUPONT et Marie HUON

- Mercredi 29 février : Réunion du Collectif à Morlaix  [20 h – Local du PCF : 2 Petite Rue Callac ]

Lundi 5 mars : Assemblée Citoyenne à Sizun [ 20h - Salle St Ildul ]

- Vendredi 9 mars : Assemblée Citoyenne à Saint Pol de Léon [ horaire, salle à préciser ] - « l’agriculture » animée par Xavier COMPAIN (PCF), Joël HELARY et Jean Jacques LABOUS avec nos candidats.

Mercredi 21 mars : Assemblée Citoyenne à St Martin des Champs [20 h – Salle Gallouedec ] - « l’école » animée par Gérard ASCHIERI (ancien secrétaire général de la FSU) avec nos candidats.

- Vendredi 30 mars : Assemblée Citoyenne à Pleyber Christ [ 20h - Salle le Mille Club (à côté de la salle des fêtes) ] - « travail, emploi, salaire » animé par Nicolas BENIES (économiste et syndicaliste) avec nos candidats
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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 20:55

 

LE COLLECTIF DU PAYS DE MORLAIX « UN BATEAU FRANÇAIS POUR GAZA »

ET LE CINÉMA LA SALAMANDRE

Vous proposent

LE 7 FEVRIER A 20 h

la projection-débat du film

GAZASTROPHE DE SAMIR ABDALAH ET KHERIDINE MABROUK

en présence d’un des réalisateurs et de CLAUDE LEOSTIC Présidente de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine

 

  tn-gaza-strophe-palestine-21825-119592767.jpg

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 21:53

Présentation par lui-même du candidat du Front de Gauche aux législatives de juin 2012 dans la circonscription de Morlaix (4ème du Finistère):

 

photo presentation

 

 Ismaël Dupont

 

J'ai 32 ans. Je vis en couple à Morlaix, et j'ai le bonheur d'avoir deux enfants de 10 et 5 ans en bonne santé.

 

D'où je viens?   

 

Je suis né à Vannes et j'ai vécu mon enfance et mon adolescence entre Morbihan et le Finistère, à Plougoulm, où se trouvait la maison de mon père et de ma belle-mère.

Ma mère était une femme à principes, intelligente, charismatique et généreuse selon ceux qui l'ont côtoyée, militante pacifiste et féministe de tendance libertaire attirée par l'hindouisme comme par l'action sociale vis à vis des plus démunis et des enfants d'immigrés de notre cité HLM de Ménimur à Vannes, avec qui elle faisait de l'aide aux devoirs. Elle m'a transmis je crois, outre une passion pour la littérature, l'Inde et les pays arabes, une part de son idéalisme et sa rigueur morale. Malheureusement pour l'enfant que j'étais, elle s'est donné la mort à 26 ans en 1987, souffrant d'un sentiment d'inadaptation à la vie et à l'époque qui lui venait de sa soif d'absolu et peut-être aussi d'une intériorité tourmentée malgré ses airs de bonne vivante entourée d'une foule d'amis.

Elle fut aussi, il faut le dire, victime de la crise sociale et de la précarisation consentie de toute une partie de la population et en particulier des jeunes au début des années 1980 puisque, après avoir démissionné de son poste d'enseignante maître auxiliaire de lettres modernes (du fait des difficultés du service qu'on lui proposait: deux mi-temps dans des établissements séparés par 40 km alors qu'elle n'avait pas de voiture, des cours de latin à assurer pour les terminales alors qu'elle avait elle-même arrêté le latin en terminale...), elle a dû enchaîner les contrats précaires, les heures de ménages chez les particuliers ou dans les écoles, les périodes de chômage et de privations. Elle a goûté à satiété du contrat précaire TUC payé au lance-pierre, des files d'attente aux ASSEDIC et à l'ANPE, des multiples CV à écrire sans guère d'espoir de succès. Cette situation a été d'autant plus difficile pour elle qu'elle se refusait par orgueil à dépendre des autres. Du souvenir de ses difficultés et de mon enfance dans un quartier populaire et métissé me sont restés une révolte profonde contre l'injustice sociale, la xénophobie et l'arrogance satisfaite des bourgeois.

Mon père exerça le métier d'assistant social après avoir été étudiant en sociologie et surveillant à Tristan Corbière à Morlaix où il avait aussi été élève. Engagé comme des milliers d'autres jeunes dans le combat contre l'installation de la centrale nucléaire à Plogoff, il était de tendance écologiste et était un admirateur de René Dumont, candidat aux présidentielles de 1974, ce qui ne l'empêcha pas de faire la fête quand Mitterrand fut élu en 1981. Profondément laïque et rationaliste, il s'est démarqué du catholicisme éclairé de ses parents vivant à Saint-Pol de Léon et a demandé  lui-même à intégrer l'école publique quand il était lycéen. Il est mort à 32 ans d'une leucémie trois semaines avant le suicide de ma mère, après avoir combattu pendant plusieurs mois la progression de la maladie et laissé de nombreux amis inconsolables.

J'ai ensuite été élevé par mon oncle et ma tante à Vannes, et, un week-end par mois et la moitié des vacances, par mon admirable belle-mère avec mes demi-frères à Plougoulm. Morlaix, c'était pour moi des grands-parents que j'aimais beaucoup. Mon papi était artisan peintre: il était une vraie bible quand on voulait s'intéresser aux petites histoires locales car il connaissait un peu tout le monde.

 

Mes premières convictions politiques, je les ai héritées de mes conversations avec mon oncle, ma tante et ma belle-mère, tous trois électeurs socialistes. J'ai également deux grands-pères qui furent des élus locaux à Saint Pol de Léon et dans un village de Loire-Atlantique, et qui, avec leur foi profonde de catholiques imprégnés d'idéaux évangéliques et leur souci des autres, furent toujours pour moi des modèles de probité et de dévouement désintéressé.

 

Mon court parcours politique

 

J'ai commencé tôt à me passionner pour la chose politique.

A quinze ans je faisais parti de ceux qui animèrent et déclenchèrent dans mon lycée de Vannes les manifestations contre le plan Juppé sur les retraites et les réformes de Bayrou dans l'éducation nationale. Dans la foulée, à seize ans, j'adhérais au Mouvement des Jeunes Socialistes dont nous créâmes avec des copains étudiants en droit et lycéens la section vannetaise, qui fut pendant les cinq ans où j'y travaillai, la principale force militante dans le combat contre une droite si bien implantée à Vannes. A une petite quinzaine de militants, nous avons mené de beaux combats contre les discriminations, les lois Pasqua-Debré, le racisme, pour la dépénalisation des drogues, une prise en compte des problèmes sociaux de la jeunesse et une politique sociale plus égalitaire.

 

Je me suis détaché du PS et du MJS à 22 ans, alors que je rédigeais ma maîtrise sur la philosophie et la conception de l'histoire de Jean Jaurès, et que j'ouvrais les yeux en me replongeant dans la riche et glorieuse histoire du socialisme et du mouvement ouvrier, sur la somme de renoncements historiques et de dévoiements par rapport aux idéaux fondateurs que l'on devait au PS embourgeoisé et libéral d'après 1983.

Malgré les débuts prometteurs du gouvernement de gauche plurielle (les 35 heures, la CMU, les emplois jeunes), je ne me retrouvais plus du tout dans les deux dernières années du gouvernement Jospin et l'évolution du PS: traité de Nice entériné, accord avec Chirac au sommet européen de Barcelone pour l'ouverture à la concurrence des marchés de l'énergie et du transport; privatisations en série; reconduites à la frontière des immigrés par le ministère Chevènement et absence d'abrogation des lois Pasqua-Debré; discours et pratiques social-libérales de Fabius et Strauss-Khan pour une France de « salariés actionnaires », la dérégulation des mouvements de capitaux et des stock-options; mise en avant prioritaire des questions sociétales sur les questions sociales; mépris, commençant déjà à poindre avant la création de la Fondation Terra Nova, pour des classes populaires réputées lepinées et perdues pour la gauche; tentative de ringardisation du marxisme et de l'idée de lutte des classes...

J'ai aussi été beaucoup ébranlé personnellement et déçu dans mes passions par la découverte du rôle d'un président Mitterrand complètement irresponsable dans le soutien aux responsables du génocide des tutsis du Rwanda et dans la perpétuation des pratiques néo-coloniales de la France-Afrique. J'étais un admirateur un peu béat de ce Tonton si brillant, séduisant et romanesque, qui avait de plus le mérite d'avoir triompher provisoirement des rocardiens et d'une deuxième gauche moderniste devenue très vite centriste et libérale par rupture avec l'héritage marxiste. Je me rendais compte progressivement en faisant le point sur le bilan économique, social et démocratique peu glorieux de 10 ans de pouvoir mitterrandien que je m'étais égaré par candeur dans mes engagements politiques affectifs.

Percevant mieux le fonctionnement interne du MJS, je voyais que l'obsession dominante de beaucoup de cadres était surtout d'y faire reculer les idées du courant de la Gauche Socialiste animé par Jean-Luc Mélenchon et (c'est triste à dire tant le bonhomme m'est antipathique) Julien Dray ou de gagner des places au CROUS et dans les instances étudiantes contre les syndicats plus à gauche. Je voyais surtout l'arrogance et le manque de profondeur de convictions de certains de mes camarades (mais pas tous heureusement!) qui, parce qu'ils avaient des responsabilités au MJS ou avaient fait des études prestigieuses de sciences-politiques, se voyaient déjà arrivés, nés pour le pouvoir, et aspiraient à devenir très vite des professionnels de la politique, caste dont ils singeaient déjà le langage grossier pour parler des concurrents et le goût de la langue technocratique pour faire sérieux et compétent et mettre à distance.

En 2001, j'avais alerté par courrier le secrétaire national du MJS sur le problème moral et politique que représentait à mes yeux la transmission, pour mieux dominer les auditoires, de techniques de la communication et du management aux cadres du MJS. Sur le coup, je n'ai pas reçu de réponse, mais quelques semaines plus tard, lors de son passage dans le Morbihan, ce secrétaire national n'a pas manqué de sermonner copieusement comme un petit garçon pris en faute de naïveté et de purisme moral le secrétaire de section MJS un peu trop rebelle ou hors cadre que j'étais. Cette remise au pas préméditée dans une voiture devant des camarades de la direction nationale et départementale m'a blessé sur le coup, d'autant que je n'ai pas su bien trouver alors les mots pour défendre le point de vue qu'exprimait mon courrier et j'ai quitté quelques semaines après le MJS et le PS sans cérémonie, sans tapage, ni regret.

 

En 2002, j'ai voté Besancenot et je ne m'en repends pas. Je ne pouvais connaître la suite des évènements et les socialistes et Jospin n'ont eu, à mon avis, que ce qu'ils méritaient après leur pitoyable campagne sans projet et surtout sans programme socialiste, dont on voit aujourd'hui une forme de répétition inquiétante avec le candidat Hollande tandis que la situation économique et sociale est bien plus grave et devrait conduire les hommes de bon sens à chercher à  ne plus accepte la domination tyrannique de la finance et les carcans libéraux de la construction européenne.

 

De 2002 à 2012, je ne l'apprends à personne, nous n'avons plus connu qu'une droite dure, corrompue, gavée de privilèges et servant de plus grands privilégiés encore, et les formidables mouvements sociaux de 2003 (première réforme des retraites Fillon), de 2006 (contre le CPE), puis de 2010 (deuxième réforme des retraites), lors desquels comme beaucoup d'autres j'ai multiplié les jours de grève et de manifestations avec la satisfaction que l'on puisse encore se mobiliser et résister en nombre mais la déception que ces beaux combats débouchent sur des défaites du fait de l'intransigeance et du tempérament séculairement anti-démocratique de la droite.

A Rennes, je fus un étudiant en philosophie peu actif syndicalement, assez pris déjà par mon travail de surveillant d'internat à temps plein à Hennebont et surtout par les joies de la prise en charge de mon premier enfant, que j'ai eu à 22 ans, mais je suivais régulièrement les réunions d'ATTAC, et me mobilisais pour les droits des palestiniens et contre le FN.

Une fois devenu professeur de philosophie à 23 ans, je me suis syndiqué à la CGT, puis au SNES. Après une année de stage IUFM à Nantes, j'ai rejoint avec ma compagne la région rurale de Saint James, à limite entre l'Ile et Vilaine et la Manche, puisque j'avais obtenu - sans permis de conduire il faut le dire, ce qui m'obligeait à me farcir deux heures de route chaque jour en mobylette par tous les temps - un poste de professeur de philosophie au lycée de Mortain, dans le sud du département de la Manche.

Nous sommes restés cinq ans dans la belle campagne  normande, et j'ai commencé vraiment à me remettre à militer activement au moment de la naissance de mon deuxième enfant en 2006, alors que j'entamais un congé parental de 3 ans qui me laissa davantage de loisirs.

 

Pour faire quelque chose afin de tenter d'empêcher la victoire du sarkozysme et la dérive libérale et centriste d'une partie de la gauche, j'ai intégré le Parti Communiste six mois avant les Présidentielles de 2007.

Je ne viens pas d'une famille communiste. On ne lisait pas l'Humanité chez moi et je connaissais assez mal la grande histoire des communistes français faite de promotion de la culture et de l'éducation populaire, de combat incessant pour les droits sociaux des dominés, de lutte anti-fasciste, de défenses des immigrés, de résistance au nazisme et à Vichy, puis à la guerre d'Algérie et à la monarchie présidentielle instaurée par de Gaulle, sans parler du concours indispensable de mes camarades dans la victoire de la gauche en 1981.

Le communisme, cela évoquait pour moi une belle utopie rationnelle pervertie par une violence révolutionnaire sans doute trop logiquement reliée à l'ambition de faire table rase et aux éléments dirigistes d'une idéologie marxiste née dans le creuset de la tradition des partis d'avant-garde du prolétariat de la social-démocratie. Je l'identifiais aussi comme on m'avait appris à le faire à la grisaille des bureaucraties d'Etat sclérosées, liberticides, et répressives de l'URSS et de ses pays satellites à l'est de l'Europe. Bref, j'étais plus proche du socialisme démocratique, du projet d'une économie mixte et du compromis social-keynésien avec le capitalisme que du communisme, mais je croyais en même temps à l'effectivité de la lutte des classes dans l'histoire, j'adhérais à la théorie de l'exploitation et de l'aliénation de Marx, à sa conception du lien génétique entre rapports de domination économiques et sociaux et superstructures juridiques, politiques, et culturelles.

Pour moi la gauche, c'était la liberté individuelle certes, dont je n'aurais voulu limiter la portée pour rien au monde, mais surtout la souveraineté politique du citoyen et l'égalité sociale, sans laquelle l'émancipation de la grande part des individus est impossible.

Je trouvais quelques raisons de persévérer dans cette voie chez des auteurs que j'admirais et lisais beaucoup: outre Jaurès, Rousseau, Marx, Sartre, Camus, Merleau-Ponty, Bourdieu et Foucault.

 

J'avais aussi beaucoup d'estime et de sympathie pour Marie-George Buffet. J'ai regretté l'implosion des collectifs anti-libéraux à l'approche des élections de 2007 après le formidable espoir d'un rassemblement à vocation majoritaire d'une gauche plurielle du refus de la capitulation face aux marchés et à leurs diktats libéraux, espoir né de la victoire du Non au Traité Constitutionnel Européen en 2005. C'est sans problème de conscience néanmoins que j'ai milité très activement avec mes copains communistes du sud Manche - agriculteurs et éleveurs de porcs, enseignants, salariés d'EDF, chefs d'entreprise, chômeurs - pour sa campagne et celle du PCF aux législatives dans la foulée, avec les résultats frustrants que l'on sait. Avec les camarades du sud Manche, nous nous sommes bien sûrs battus pour faire partager nos propositions en vue de combattre le chômage, la précarité et les bas salaires, la vie chère, l'absence de prix rémunérateurs pour les paysans dans une agriculture ouverte à tous les vents du libéralisme, mais nous avons aussi organisé des réunions publiques pour nous opposer- en militant pour l'enfouissement terrestre ou sous-marin- à la ligne à Très Haute Tension (THT) que l'Etat et EDF voulaient installer à travers toute la Manche, défigurant ses paysages de bocage (en plus des conséquences sur la santé des riverains: hommes et bêtes) pour relier la centrale nucléaire de Flamanville aux réseaux de Bretagne et des pays de Loire.

 

Au PCF, j'ai trouvé chez les militants une fraternité, un désintéressement, un sens du dévouement total à ses idéaux, une égale prise considération de la parole de chacun dans les réunions, un refus de la culture du suivisme vis à vis des petits chefs comme de la personnalisation et de la « notabilisation » de la politique, et aussi il faut le dire une exigence intellectuelle et un sens critique qui font honneur à mon parti et à cette tradition d'engagement politique.

 

En 2008, comme j'étais jeune et qu'il n'y avait pas pléthore de personnes à vouloir aller au charbon et à s'en sentir capable, j'ai été candidat titulaire PCF aux cantonales à Mortain (avec une suppléante socialiste, tendance de gauche, opposée au Traité Constitutionnelle Européen), la ville où j'avais travaillé deux ans comme prof de philo, située dans une région ultra-conservatrice, et j'ai réalisé un score de 10 % pas trop déshonorant, même si j'arrivais derrière trois candidats de droite: deux médecins et le plus gros agriculteur du coin.

 

Puis, ma compagne et moi, nous avons voulu rentrer en Bretagne et y acheter une maison pour y faire durablement notre nid avec nos deux enfants, et c'est Morlaix que nous avons choisi. La beauté de la ville et de la région, la proximité de la mer et de ma famille paternelle, des liens d'enfance avec Morlaix, le Léon, le Trégor et le Poher, nous ont convaincu de faire ce choix que nous ne regrettons absolument pas tant cette ville d'adoption est riche de gens ouverts, sympathiques et accueillants, aimant la fête, forte de liens sociaux, d'un vrai dynamisme associatif et culturel et d'une authentique culture de gauche.

J'ai repris mes activités de professeur de philosophie pendant un an au lycée Tristan Corbière. Dès l'automne 2009, j'ai adhéré à la section communiste de Morlaix, beaucoup plus importante que celle de Pontorson-Avranches dans laquelle je militais auparavant, puisqu'elle compte toujours 60 adhérents. J'ai trouvé là beaucoup de camarades sympathiques et actifs qui avaient un véritable attachement aux promesses de renouveau qu'incarnait le Front de Gauche sans vouloir effacer pour autant l'identité, la particularité et la force militante du PCF.

 

Avec eux, j'ai milité aux régionales de 2010 pour défendre la liste du Front Breton de Gauche emmenée par Gérard Peron et sur laquelle se trouvaient nos amis morlaisiens et Annie Le Calvez du PCF et Hubert Peneau du Parti de Gauche. Nous avons travaillé très tôt en parfaite entente entre forces du Front de Gauche, avec nos interlocuteurs du Parti de Gauche et de la Gauche Unitaire, nous réunissant régulièrement et organisant des réunions publiques ensemble à Morlaix entre 2009 et 2011 lors desquelles nous avons pu réunir une centaine de sympathisants prêts à se mobiliser pour construire une force d'alternative au libéralisme à vocation majoritaire: réunions sur les services publics, les retraites, la démocratie, les énergies.

En 2010, une reconversion réussie et parfaitement satisfaisante de mon point de vue en tant que documentaliste m'a permis de me libérer plus de temps et de disponibilité d'esprit pour être actif dans la vie syndicale (SNES-FSU) associative (Attac et dernièrement Skol Vreizh) et l'action politique, en intégrant le secrétariat de la section communiste de Morlaix.

 

En mars 2011, je me suis présenté aux élections cantonales à Saint Pol de Léon avec Yvette Le Bars, charmante institutrice à la retraite militant depuis plus de cinquante ans avec son mari René en ces terres de mission pour la gauche.

Avec les copains de Roscoff et de la région de Saint Pol de Léon, nous avons fait une campagne politique énergique et de qualité aux cantonales du printemps 2011, dénonçant le bilan du sarkozysme et la réforme des collectivités territoriales, présentant un projet global ambitieux de rénovation de notre démocratie, de conquêtes sociales, et de meilleure prise en compte des enjeux environnementaux, dans l'agriculture notamment. Malheureusement pour nous, le canton de Saint Pol avait eu pour la première fois 5 ans plus tôt la surprise d'élire un conseiller général de centre-gauche, le maire de Sibiril Jacques Edern, très apprécié (et sans doute à juste titre) de la population, et il était difficile pour nous de rivaliser avec quelqu'un de si engagé dans l'action sur le terrain et de faire pièce au « vote utile ». Malgré le résultat décevant de 4,5% des suffrages exprimés, explicable en partie par l'histoire du canton, je garde un bon souvenir de cette tournée de réunions publiques avec les camarades de la section communiste de Roscoff qui nous a fait parcourir toutes les communes du canton et des rencontres que nous avons eu avec les gens dans nos distributions de tracts, même si nous n'avons touché qu'une faible minorité de la population en dépit de notre investissement conséquent.

 

Où voudrions-nous aller ensemble?

 

Je suis convaincu que le travail collectif de terrain que nous menons pour faire progresser dans la population le désir de vraies réformes structurelles de gauche finira par porter ses fruits tant la situation dans laquelle nous ont plongé des années de contre-réforme libérale et réactionnaire est devenue intenable et inacceptable pour beaucoup de gens.

Sans prétention excessive et avec une claire conscience que les idées, le projet, le mouvement politique neuf et riche d'espoirs dont je ne suis qu'un porte-voix parmi d'autres, comptent bien plus que ma petite personne pour mes concitoyens qui pourraient envisager de voter pour le Front de Gauche, je me recommande aux électeurs pour des qualités que je crois avoir: la simplicité, le goût de la vie et des gens, la capacité d'écoute, la fidélité à ses principes et la rigueur morale, l'absence de sectarisme, le souci de travailler les dossiers et de m'investir à fond pour le collectif, la culture historique, le désir de servir les gens et l'intérêt général, le refus d'une vie politique sclérosée par la professionnalisation et le cumul des mandats.

Je me rejouis que Marie Huon, jeune femme intelligente, dynamique, animée par des valeurs authentiquement de gauche et un souci réel de ne pas laisser la précarité dévaster notre société, ait accepté de donner, malgré ses impératifs professionnels et son projet de devenir éducatrice, autant de temps et d'energie pendant au moins 9 mois pour la campagne du Front de Gauche en devenant la candidate suppléante aux législatives. Je lui laisserai le soin de se présenter elle-même.   

 

Le collectif citoyen du Front de Gauche que nous avons créé en octobre 2011 compte maintenant 90 membres déclarés dans la circonscription: il est riche de sa diversité (des communistes, des gens du Parti de Gauche, de la Fase, de la Gauche Unitaire, et une majorité de citoyens non encartés dans des partis politiques, quoique militant souvent dans des syndicats, des associations alter-mondialiste ou sociale) et fonctionne avec un vrai investissement de chacun en toute fraternité et transparence démocratique.

Il a encore vocation à grandir et à s'élargir de manière à se rapprocher toujours plus des électeurs et à convaincre les indécis, ceux qui seraient tentés par la résignation, le fatalisme, que le changement à gauche que beaucoup souhaitent et jugent nécessaire est possible.

 

 En 2012, il faut- bien sûr et partout- battre Sarkozy et ses candidats UMP; mais il faut surtout créer les conditions d'une victoire durable, installer un gouvernement un gouvernement et un Parlement qui amorcent une révolution démocratique pour aller vers une sixième République rendant le pouvoir au peuple à travers l'élection d'une Assemblée Constituante choisissant de nouvelles institutions pour la France afin d'en finir avec la monarchie présidentielle, le bipartisme de fait, la culture de la délégation de pouvoir et la progression de l'abstention, la tyrannie des actionnaires et des patrons dans beaucoup d'entreprises.

Avec le Front de Gauche, nous disons:

° Non à une GAUCHE d'ACCOMPAGNEMENT 

° Oui à une GAUCHE de TRANSFORMATION

Pour y parvenir, le Front de Gauche a élaboré suite à des consultations citoyennes entre l'hiver 2010 et le printemps 2011 un PROGRAMME POPULAIRE PARTAGE réaliste et cohérent, en phase avec les crises sociales, économiques, culturelles et écologiques que nous traversons, ayant toutes pour foyer le système capitaliste actuel. Ce programme place le respect et les conditions de l'épanouissement de l'HUMAIN au centre de ses préoccupations.

 

Il s'est doté d'objectifs clairs sur lesquels nous ne transigerons pas; je vous les rappelle brièvement: 

- Un PARTAGE réel et équitable des richesses et une lutte résolue contre l'insécurité sociale. Il est particulièrement intolérable que la cinquième puissance du monde compte autant de travailleurs précaires, de chômeurs et plus de 8 millions de pauvres. Des citoyens de plus en plus nombreux ne peuvent ni se loger, ni se soigner, ni même se nourrir correctement... tout en travaillant.
- Une reprise de contrôle sur les banques, les spéculateurs et les marchés financiers à travers une limitation de la liberté de mouvements de capitaux, une fiscalité plus forte sur le capital, les dividendes et le patrimoine, un meilleur contrôle démocratique sur la banque centrale européenne et la possibilité de se financer auprès d'elle pour des Etats voulant investir pour les besoins sociaux et la conversion écologique de l'économie.

Nous voulons également un audit sur la dette publique qui déboucherait sur la possibilité de ne pas rembourser une partie de la dette jugée illégitime car créée par des taux d'intérêts trop forts exigés par les banques ou par des baisses d'impôts et de cotisations patronales de complaisance. Nous sommes convaincus que la crise actuelle est produite en premier lieu par un partage de plus en plus inéquitable des richesses, qui se traduit par les dérèglements et instabilités liés à la financiarisation de l'économie. Depuis le début des années 1980, 195 milliards de la valeur ajoutée nationale ont été captés par les actionnaires et le capital chaque année au détriment de la rémunération du travail: récupérer cet argent extorqué au peuple permettrait de redonner de l'ambition au service public et à la solidarité tout en augmentant les salaires et les pensions pour permettre aux français d'alimenter l'activité économique. 

La CONVERSION ECOLOGIQUE de la société et de l'économie par une PLANIFICATION permettant une relocalisation des activités productives (agricoles et industrielles) à travers une forme de protectionnisme. Nous promouvrons un AUTRE MODE DE PRODUCTION au service de l'intérêt général au travers d'investissements publics dans la recherche (économies d'énergie et diversification énergétique, énergies renouvelables) et le soutien social aux circuits courts, aux formes alternatives d'économie sociale et solidaire, aux coopératives, aux activités créatrices d'emploi et favorables au respect de l'environnement et de la santé publique. Sur le nucléaire comme sur d'autres questions, nous voulons donner la parole au peuple et organiser un grand débat national où toutes les options seraient envisagées avant un reférendum. Nous sommes pour une reprise en main publique à 100% du secteur de l'énergie, des télécommunications, du transport ferroviaire, avec une gestion par les salariés et les usagers, et pas simplement par des patrons désignés par l'Etat. 

-  Une République pour de vrai assurant les conditions d'un véritable pluralisme des médias, d'une indépendance et d'une efficacité de la justice, du respect des piliers que sont la Laïcité, la Parité, la lutte contre toutes les formes de discrimation, notamment celles liées au sexe et à l'origine ethnique ou culturelle.  

- Une Démocratie réelle avec la remise en cause du pouvoir du Président et du Sénat, une souveraineté renforcée du Parlement élu, comme toutes les représentations politiques locales, à la proportionnelle, afin que soient representées la diversité des sensibilités politiques. Il faut un véritable pouvoir de décisions des salariés sur les orientations stratégiques de leurs entreprises  et, enfin et surtout, une rupture avec la culture de la délégation de pouvoir passant par le non cumul des mandats, plus de démocratie participative avec des budgets publics gérés directement par les citoyens, volontaires ou tirés au sort, et des consultations systématiques de la population pour les projets qui engagent son avenir.          

Une France jouant un rôle dans la construction d'une EUROPE des peuples solidaire et démocratique, affranchie du Traité de Lisbonne qui nous a été imposé, avec certaines complicités, au mépris du suffrage universel. (mépris qui revient en boomerang, aujourd'hui en Grèce et demain, partout en Europe).

– Une FRANCE enfin, messagère de PAIX, de respect et de coopération entres les peuples, sortant de l'OTAN, militant pour l'éradication de l'arsenal nucléaire militaire, et dressée contre les va-t'en guerre de tout poil.
Pour mettre en oeuvre ce programme ambitieux, le Front de Gauche a vocation à être majoritaire jusque dans les urnes.

C'EST POUR CELA qu'il ne saurait se réduire à un simple cartel de partis politiques.
C'EST POUR CELA qu'il ne saurait s'en remettre à son seul candidat aux Présidentielles, Jean Luc Mélenchon, quel que soit son talent, et il dieu sait s'il est grand et mobilisateur pour nous.
Le Front de Gauche est une façon citoyenne de faire de la politique et son nécessaire élargissement exige un intense travail de proximité en direction des réseaux militants, syndicaux et associatifs.

C'est l'affaire de tous et nous nous adressons, sans exclusive, à tous les électeurs potentiels de Gauche :
Ils sont des milliers et, avec eux, nous pouvons construire un rassemblement majoritaire, porté par une véritable dynamique populaire.
Loin d'être une énième stratégie d'alliance entre des structures politiques constituées, le FRONT de GAUCHE est un lieu d'implication citoyenne, un creuset pour l'élaboration collective des contenus et des programmes, un forum pour une transformation sociale et écologique de la société.



Ismaël Dupont.

 

Morlaix, le 23 janvier 2012.

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 06:28
 

L'Assemblée Générale du Collectif Eau Publique du pays de Morlaix (dont la section PCF et plusieurs de ses membres à titre individuel sont membres) a voté le mercredi 18 janvier 2012 le principe de l'action du Gel d'1 euro par mètre cube sur votre facture d'eau 2011.

Nous ferons ainsi pression de façon à obtenir du SIVOM et de Véolia, des documents expliquant comment il est possible pour Véolia (donc le même délégataire que les années précédentes) dans le nouveau contrat, de proposer une baisse d'un euro par mètre cube, alors que tous les bilans précédents faisaient apparaître un déficit!!

  

 Pour que cela fonctionne nous avons besoin d'être le plus nombreux possible.

  

Donc si vous habitez, Morlaix et Saint-Martin-des Champs et que vous êtes d'accord pour participer à notre action, voici comment procéder.

 

Un courrier type d'explication pour accompagner le chèque à Véolia est en cours de préparation.

 

Deux cas sont à envisager :

 

  • Ceux qui ne sont pas mensualisés et qui n'ont pas encore payé la facture 2011 déduisent

    1 euro/mètre cube consommé (en 2011) du montant total.

     exemple : Si vous avez consommé 80 m3 d'eau vous déduisez 80 euros de la somme à payer

     Vous établissez un chèque à l'ordre du « Collectif Eau Publique du pays de Morlaix »  

   correspondant à ce montant, vous remplissez le coupon réponse situé en bas du courrier type        

      et vous expédiez  le tout  au    « Collectif Eau Publique du pays de Morlaix »

                          MJC place du Dossen

                     29600 Morlaix.

 

vous adressez un autre chèque correspondant au restant de la somme à Véolia avec le  courrier type.

 

 

  • Ceux qui sont mensualisés arrêtent la mensualisation (en contactant Véolia par téléphone ou lettre). Ils payent par  chèque le montant de la facture après déduction de 1 euro/mètre cube consommé (en 2011) à Véolia, accompagné de la lettre type après en avoir ôté le coupon réponse.

 

      Vous établissez un chèque à l'ordre du « Collectif Eau Publique du pays de Morlaix »    

      correspondant au montant déduit , vous remplissez le coupon réponse et  

      vous expédiez  le tout  au    « Collectif Eau Publique du pays de Morlaix »

                       MJC place du Dossen

                  29600 Morlaix.

 

Ce chèque sera mis sur un compte bloqué.

 

Pour tout contact téléphonique : Alain Cuvigny : 02 98 62 13 67

 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 15:37

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Les porte-paroles de la FSU du pays de Morlaix et de la UL CGT Morlaix, deux syndicats qui appelaient à la mobilisation ce 18 janvier à l'occasion du prétendu "Sommet Social" du président Sarkozy avec les syndicats, ont lu deux textes exigeant une véritable action contre la précarité, le chômage, les bas salaires, et la baisse du pouvoir d'achat des français. L'austérité leur paraît contraire à toute perspective de relance de l'activité économique et il n'y a pas besoin d'ajouter à cette arnaque qui fait payer aux classes moyennes et populaires le prix de la crise du capitalisme financier de nouvelles baisses de cotisations patronales justifiées prétendûment par le souci de la compétitivité et de l'emploi mais qui seront compensées par une hausse de la TVA, l'impôt le plus injuste, qui touche proportionnellement à leur revenu davantage les catégories modestes.

Nous n'étions qu'une centaine à ce rassemblement dans lequel a été distribué un tract du PCF/ Front de Gauche sur l'échec absolu de la politique de Sarkozy en termes d'emploi, de lutte contre les délocalisations et les licenciements boursiers et de pouvoir d'achat des salariés: il faudra être plus nombreux dans les mobilisations sociales pour faire entendre l'exigence d'une vraie rupture avec le libéralisme en 2012.   

 

Ensemble, continuons à montrer notre résolution à refuser la "TVA antisociale" et les nouvelles baisses de cotisations patronales qui seront payées par l'impôt sur la consommation des plus modestes et des classes moyennes. Refusons le grignotage sans précédent du pouvoir d'achat et des droits sociaux au nom d'une hyper-austérité qui ne conduit jamais qu'à plonger le pays dans la récession et à renforcer la dette publique. L'alternative se trouve dans un autre partage des richesses et un désarmement des marchés et des banques grâce à une fiscalité accrue sur le capital, un pôle public bancaire développant une politique de crédit préférentiel au service des entreprises qui font passer l'emploi, les salaires et l'écologie avant les profits privés, un changement de statut de la BCE.    

 

 

 

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 12:44

Nous étions trente hier soir, assis sur des bancs face à face dans l'école primaire d'enfance de notre candidate aux législatives, Marie Huon (et ses parents et grands-parents...) avec sa classe unique au parquet fatigué et son poële à bois peinant à rechauffer la salle sentant bon la IIIème République et ses idéaux de civisme et d'éveil de l'intelligence. Et nous nous avons débattu, soulevé des questionnements, des problèmes, faisant exemple une nouvelle fois, après l'assemblée citoyenne de Lanmeur il y a un mois, que l'intelligence collective a des ressources sous-exploitées dans la sphère politique traditionnelle contaminée par la culture de la délégation de pouvoir.  

 

Jean-François Huon et Hubert Peneau, nos hôtes qui avaient fait l'essentiel du travail de distribution de tracts pour annoncer la réunion publique (800 tracts distribués dans la région de Plouigneau cette semaine), ont introduit la réunion de manière talentueuse et dynamisante en disant leur révolte de citoyens face à la politique austéritaire en cours qui fait payer aux classes moyennes et populaires le prix du soutien sans condition ni contrepartie des gouvernements aux puissances financières et les raisons de leur engagement au Front de Gauche devant la confiscation de la démocratie qui a suivi le Non au référendum sur TCE de 2005.

 

En tant que candidat du Front de Gauche j'ai ensuite présenté ma vision (qui ne prétend pas à l'originalité) des écueils et potentialités de la conjoncture actuelle:

 

Ismaël Dupont:

La difficulté que nous avons à affronter, c'est de convaincre un maximum de gens que l'on peut sortir par le haut de la crise actuelle, qu'il y a des marges de manoeuvre pour se défaire des carcans de la domination de la finance et du libéralisme, pour satisfaire les besoins sociaux, refuser l'austérité, et lutter énergiquement contre les inégalités, la précarité, la détérioration des services publics et de la protection.

Je pense que les gens, dans leur majorité, souhaitent le changement, perçoivent qu'il est nécessaire d'en finir avec ce système libéral et capitaliste sacrifiant tout au dogme de la concurrence et de l'enrichissement privé, parce qu'on reconnait majoritairement qu'il nous mène dans le mur de nos limites sociales et écologiques, mais beaucoup aussi malheureusement sont fatalistes, rentrent la tête dans les épaules ou n'ont aucune confiance dans notre capacité collective à changer les choses.

Pourtant, il faut à tout prix empêcher le scénario qui se dessine actuellement partout en Europe. D'un côté, le renforcement de l'autoritarisme libéral et le consensus complice entre les cadres des partis de gouvernement de centre-gauche, de droite, et parfois même d'extrême-droite, sur une austérité (réduction des salaires, des retraites, des services publics, de la protection sociale) qui plonge le continent dans la récession et creuse les déficits du fait du ralentissement de l'activité et des baisses de recettes fiscales. D'un autre côté, un sentiment de dégoût vis à vis de la politique, de désarroi et de désespérance, qui se traduit par l'abstention et la montée de l'extrême-droite, des idées xénophobes et réactionnaires que la droite normalise elle aussi par ses politiques de récupération du vote d'extrême-droite.

Nous vivons un moment qui est à la fois brutal, strimulant et extrêmement dangereux.

Brutale, la période que les français vivent l'est assurément.  C'est la crise et ce qui est le plus préoccupant, c'est la situation que vivent les gens au quotidien: 10% de chômeurs recensés officiellement: 4 millions de chômeurs et bien plus encore si on prend en compte les chiffres réels dont beaucoup se sentent, à raison, complètement abandonnés. 8 millions de pauvres, 8 millions de mal logés ou très mal logés. Les plus grandes difficultés à remplir son caddie avec des prix à la consommation qui augmentent, comme le coût des énergies, des transports, des loyers, des soins. Des tensions énormes dans les entreprises et la fonction publique, dûes aux nouvelles techniques de management basées sur le tout-rentabilité immédiate, la pénurie de moyens humains, le stress et la mise en concurrence, qui se traduisent par des souffrances au travail, la recrudescence des arrêts-maladie, des suicides, de l'usage des psychotropes. Ce moment de brutalité, nous le devons aussi et surtout à la droite qui attaque tout azimut les droits démocratiques et sociaux conquis de haute lutte, s'attaquant aux systèmes de solidarité: retraites, congés-maladie, sécurité sociale. Et le pouvoir d'achat du grand nombre que l'on cherche toujours plus à rogner, la TVA anti-sociale étant le nouvel avatar qui consiste à faire payer à la majorité de la population le coût des privilèges bien gardés d'une minorité.

Mais cette période est également stimulante parce que tout ce qu'a dit, depuis le réveil des luttes en 1995 notamment, la gauche de critique du capitalisme et de transformation sociale, s'est vérifié. La financiarisation de l'économie et la mondialisation libérale, la construction européenne basée sur la mise en concurrence généralisée, l'indépendance de la BCE gardienne des intérêts du capital contre toute politique monétaire visant la satisfaction des besoins sociaux et la coopération en Europe, voilà ce qui nous a conduit dans cette situation de recul social sans précédent en dehors des temps de guerre du XXème siècle: c'est désormais une évidence que peu de personnes désintéressées contestent.

Jamais sans doute le capitalisme n'a été autant sur la défensive, mais il se défend en étant toujours plus aggressif et impudent tout en sachant, et c'est pourquoi il mène une offensive idéologique incroyable pour faire croire que le problème est la dépense publique et le coût du travail, que les peuples peuvent se réveiller, abattre ces monuments de privilèges et se remettrent à écrire l'histoire.

Quel pays mieux que la France où la passion politique a mené tant de fois aux révolutions et aux insurrections sociales peut le mieux sonner le signal de la révolte?

Mais le moment que nous vivons est également considérablement dangereux. Car la progression du dégoût de la politique, de la desespérance, du mal-être social, des décennies de recul social et de défaites des idéaux progressistes, l'éclatement du monde du travail réalisé par le néo-libéralisme, le chômage de masse, et la mondialisation, favorisent des logiques de ressentiment, de bouc-émissaires, de votes de désespérance. En suisse, au Danemark, en Hollande, en Belgique, en Italie, en Hongrie et en France, l'extrême-droite se maintient à un niveau de popularité élevé ou gagne du terrain. Le capital se sert d'elle pour sauvegarder ses privilèges, comme aux pires heures des années 1930 lorsque la bourgeoisie se couchait devant le fascisme pour se protéger du communisme et de la revendication sociale. Aujourd'hui aussi, la bourgeoisie se sert de la menace de l'extrême-droite pour renforcer le pseudo-vote utile et l'adhésion de raison à des partis qui servent le système.

 

De grands dangers nous guettent dans ces élections, que seule notre mobilisation sur le terrain et la qualité de nos arguments présentés aux français dans nos conversations et nos actions militantes pourront déjouer:

- Que Marine Le Pen cristallise à elle seule le vote protestataire, le vote de colère et de désespoir.

- Que le poids du "vote utile" associé à celui en faveur d'un improbable centre ni de gauche ni de droite mettent en orbite une gauche social-libérale s'accommodant du système de domination du capital financier.

- Que les progrès de la résignation à la régression sociale et à la réduction drastique des droits des salariés et des précaires, des services publics, suivent l'intense diffusion du discours catastrophiste orchestrée par les médias au service du système. La stratégie offensive de Sarkozy contre le service public d'éducation, le pouvoir d'achat des classes populaires,  la protection sociale, la souveraineté nationale en matière de définition des politiques économiques et sociales, vise elle aussi à faire croire qu'il n'y a pas d'autre choix possible pour ne pas être attaqué par les marchés et pouvoir refinancer la dette... Alors que cette politique alourdit la crise et la dette publique et privée.

 

Seul le projet du Front de Gauche peut redonner corps à l'espérance et nous sortir du piège que nous ont tendu les puissances d'argent. Seul ce projet peut empêcher la gauche de décevoir ou de dégoûter à nouveau, ce qui portera encore plus haut la droite dure et l'extrême-droite aux élections suivantes, comme cela s'est produit en Espagne après Zapatéro, en Italie après Prodi...   

 

Notre projet se base sur 4 priorités:

1) répondre à l'urgence sociale et lutter énergiquement contre la précarité et les inégalités. Progresser vers une société plus solidaire et égalitaire, libérée de la mainmise de la finance et du libéralisme. Cela passe par une augmentation des salaires, le SMIC à 1700 euros brut, la limitation des CDD, du temps partiel imposé, des écarts de revenus et de patrimoine. Mais aussi par des politiques volontaristes de dépense publique et de rupture avec les lois de la marchandisation en matière de logement, de santé, d'éducation.

2) reprendre le contrôle sur les puissances financières, engager l'épreuve de force avec elles en s'affranchissant notamment des traités européens existants.

3) engager la transition écologique par la planification de la dépense publique et d'un développement industriel et agricole compatible avec les limites écologiques et la nécessaire préservation de notre environnement. Relocaliser les activités qui doivent l'être, développer les transports de voyageurs et de marchandises moins polluants.

4) Redonner une effectivité et une vigueur à notre démocratie en luttant contre la dictature du libéralisme en Europe, en en finissant avec ce présidentialisme monarchique, en se tournant vers la démocratie participative, la fin du cumul des mandats, la souveraineté des salariés dans l'entreprise.              

 

 

Le débat a ensuite tourné sur plusieurs choses:

 

- Nos chances de faire échec à la victoire possible des partisans du système en place (UMP et PS) à la faveur de la pression des intentions de vote en faveur du FN, pression accentuée et instrumentalisée par les médias et les instituts de sondage.     

 

- Les potentialités que tout cela se finisse par une insurrection du peuple français contre les dominations oligarchiques dont il subit de plus en plus mal l'outrecuidance. Peut-elle advenir sans perspective politique? Peut-on penser que des forces sociales vont se lever, étant donné les résistances générationnelles actuelles à la syndicalisation, l'organisation durable, pour lutter sans début de victoire de la gauche, relançant l'espérance, là où la droite méprise profondément les revendications populaires majoritaires quand elles s'expriment dans les mouvements sociaux?

 

- La nécessité ou non, dans l'hypothèse théorique où nous ne serions pas au second tour, d'appeler à voter pour le PS ou de renvoyer dos à dos les candidats partisans de l'austérité et de l'Europe libérale. Les sympathisants du Front de Gauche sont d'opinion différente sur ce sujet tout en étant unis dans leur ambition de parvenir au second tour, car c'est la seule et unique garantie d'un coup de barre à gauche: en cas de non participation au second tour, il n'y aura pas de consigne de vote garantie et automatique. Tout dépendra de la volonté de Hollande et du PS d'écouter ou non l'impatience du changement qui se dégage du vote et du projet  Front de Gauche.  

 

- Le programme social du Front de Gauche: comment accompagner le relèvement du SMIC dans les PME? Comment prendre l'argent aux détenteurs de capital et de patrimoine? Nos propositions en matière de lutte contre le travail précaire, contre le chômage et pour le droit au logement de qualité.

 

- Notre programme en matière d'écologie, notre positionnement par rapport au nucléaire.

 

- Notre projet pour la culture et l'éducation.

 

- De nos propositions pour une 6ème République, plus sociale et démocratie, avec plus de contrôle démocratique dans l'entreprise et les services publics.

 

A la fin de la réunion, il a été proposé de mettre en place lors des prochaines assemblées citoyennes une forme de cahiers de doléances pour reccueillir les exigences et les interpellations des citoyens, même ceux qui sont moins à l'aise pour parler en public, et les faire remonter dans notre discours politique et notre projet.  Le but serait aussi de laisser une trace des débats, notamment pour nous obliger à préciser certaines orientations, à détailler les moyens que nous emploierons pour réaliser nos ambitions, à combler des lacunes de notre projet politique. Rappelons que celui-ci est déjà le produit collaboratif et participatif d'une série de consultations de citoyens, de syndicalistes, et de débats de militants et sympathisants voulus par les 3 forces politiques organisées qui constituaient le Front de Gauche (PCF, Parti de Gauche, Gauche Unitaire) en 2010.  

 

Compte rendu réalisé par Ismaël Dupont.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 19:51

Le collectif citoyen du Front de Gauche de la circonscription de Morlaix a réussi son pari: le car qui partira à 12h du parking du collège Mendès France le samedi 14 janvier pour rejoindre le meeting de Nantes est complet: 49 inscrits pour 49 places!

 

Si tout le monde en fait autant dans les villes et les campagnes du Grand Ouest et de Bretagne, le Zénith de Nantes, avec ses 6000 places assises, sera trop étroit pour accueillir la foule des sympathisants du Front de Gauche et des curieux. 

 

C'est dire les espoirs et l'enthousiasme que suscitent notre campagne de rassemblement et de mise en mouvement des citoyens et notre candidat aux présidentielles Jean-Luc Mélenchon.

 

 

Programme des festivités

Avant 16h30: ateliers citoyens animés par des experts: comment contrer le FN, "le vote utile", l'argument de la dette

16h30-17h: "Nous, on peut!" avec Jacques Généreux, porte-parole du Parti de Gauche, économiste et philosophe.

17h-18h:  représentation de la pièce de théâtre de Fréredic Lordon, économiste, collaborateur à Là-bas si j'y suis

18h-20h: meeting du FDG avec Patrick Le Hyaric, Martine Billard, Jean-Luc Mélenchon

 

 

bandeau Front De Gauche

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 16:42

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Dans un procès d'intention rétrospectif peu utile sauf s'il était animé par un esprit de division non dépourvu de finalité électorale de court terme, le rédacteur de la tribune du groupe Idées dans le dernier magazine municipal a prétendu que le PCF avait envisagé avec le PS lors de la précédente mandature de confier la gestion des parkings à une société privée. Nous dementons cette affirmation. La position constante du groupe des élus communistes et républicains lors du précédent mandat a été de dire qu’il fallait séparer les choix techniques (mise sous barrière éventuellement) des choix de gestion. Nous étions opposés à la délégation de service public et nous disions que la gestion du stationnement pouvait très bien être municipale quelle que soit la solution technique retenue.Nous avons d’ailleurs toujours défendu l’idée qu’un tel choix ne pouvait se faire sans consultation de la population. Si le projet de délégation de service public n'a pas abouti sous le précédent maire, c'est qu'il y avait désaccord et peut-être que nos élus y étaient pour quelque chose... C'est sur l'avenir et la crédibilisation d'un projet de conquête sociale au service des besoins de la population que la gauche doit se concentrer, non sur la stigmatisation des uns et des autres en référence au passé

 

...........................................................................................................................................................................................................................

 A PROPOS DE MORLAIX-MAG (Tribune du groupe Idées sur la page de l'opposition, janvier 2012) 

Alain David

 

Quelques remarques:

 

1. Tout d’abord la façon dont IDEES a présenté les choses est à la limite de l’honnêteté intellectuelle. Et il y a une recherche de conflit évidente… qui n’est pas nouvelle puisqu’elle rappelle la guerre ouverte menée contre la précédente municipalité pendant plus de 10 ans.

 

2 – Sur la délégation de service public

 

Il est vrai que ce mode de gestion a été envisagé et étudié

 

La position constante du groupe des élus communistes et républicains a été de dire qu’il fallait séparer les choix techniques (mise sous barrière éventuellement) des choix de gestion. Nous étions opposés à la délégation de service public et nous disions que la gestion du stationnement pouvait très bien être municipale quelle que soit la solution technique retenue.
Nous avons d’ailleurs toujours défendu l’idée qu’un tel choix ne pouvait se faire sans consultation de la population
C’est la raison pour laquelle la décision n’a pas été prise avant les élections municipales.

 

3 -Sur les problèmes de circulation et de stationnement

 

Par ailleurs, dans la perspective de l’arrivée de la Grande Vitesse j’ai été amené, au nom de la ville, à défendre à différents niveaux la nécessité d’aborder le problème de façon globale.
C'est-à-dire intégrer à la réflexion l’aménagement du Pôle d’Echange Multimodal (PEM) de la gare, le redimensionnement des transports en commun, les liaisons gare-centre ville (mécaniques ou non), les parkings de périphérie, … avec liaison par navettes gratuites

 

Compte tenu de cette nouvelle donne, pousser la réflexion sur la possibilité de gratuité des transports publics et du stationnement avec la mise en place d’une zone bleue rigoureusement gérée. Ce qui aurait comme conséquence de libérer la collectivité de l’obligation d’investir dans les barrières et les paramètres.

 

4 – Quelles leçons ?

 

Ce type de petites manœuvres ne va sans doute pas manquer de se multiplier

Ce n’est pas un signe de force

En tout état de cause le plus important , me semble-t-il, est de montrer à la population l’utilité et la crédibilité de nos propositions.

 

Alain David

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 18:53

L'amour, la beauté de la nature et de l'art humain, l'amitié, la fête, le rire, la réflexion et l'imaginaire, le partage, la lutte pour ses idéaux sont ces facteurs de joie qui renforcent notre humanité. 

 

 On peut y accéder quelle que soit la brutalité des temps, si l'on n'est pas trop maltraité par les accidents de la vie et les désordres d'une société injuste.  

 

Je souhaite à tous mes camarades de combat politique et à tous mes concitoyens d'en goûter le plus possible en cette année 2012. C'est l'amour de la vie  qui donne la force de se battre, de changer le monde et de chercher à améliorer le sort d'autrui.

 

2011 a bousculé bien des certitudes, fait naître d'immenses espoirs mais aussi de grandes angoisses. Après la conquête progressive de l'Amérique Latine par une gauche de transformation sociale ces dernières années, les magnifiques et courageuses mobilisations des populations arabes pour destituer des pouvoirs dictatoriaux et corrompus, la contagion du mouvement des Indignés en Europe, aux Etats-Unis, en Israël, les dernières manifestations d'ampleur contre l'autoritarisme et l'oligarchie en Russie, montrent que les peuples sont encore capables de se réveiller pour desserrer des carcans de domination étouffants et écrire leur histoire par la force de déterminations rassemblées. La quête de souveraineté, de liberté, d'égalité, de dignité a été le point commun de ces soulèvements populaires qui ne s'entendent pas sur des projets de société définis verticalement et livrés clefs en main.  

 

Ce sont également ces valeurs qui inspirent notre opposition résolue au renforcement de la domination du néo-libéralisme et des pouvoirs financiers en Europe, facilitée par la création d'un climat de peur de la dette et des agences de notation. La régression sociale qu'on impose à toute l'Europe pour ne pas placer le secteur bancaire sous contrôle public et continuer à servir les intérêts des grandes fortunes et des multinationales se réalise en nourrissant la xénophobie, le nationalisme, la recherche de bouc-émissaires.

 

Les acquis civilisationnels de la deuxième moitié du vingtième siècle sont battus en brèche de manière inquiétante aujourd'hui. On normalise le racisme, stigmatise et traque les réfugiés et les immigrés; on bafoue les règles de justice essentielles au nom des intérêts supposés de la sécurité tout en entretenant artificiellement le sentiment d'insécurité; on fait passer tour à tour les pauvres, les bénéficiaires de l'aide sociale, les fonctionnaires, pour des fainéants parasites; on légitime des alliances entre la droite, l'extrême droite, et parfois même la social-démocratie pour faire la politique voulue par le capital.   

 

Le renforcement des logiques de domination de classe et la mise en crise de nos sociétés et de la terre par le capitalisme financier montrent que la sclérose ou le détournement ultra-violent et oppressif de certaines expériences communistes au XXème siècle ne doivent pas nous dispenser de penser l'alternative et de vouloir construire une société basée sur autre chose que sur le culte de l'argent et de la réussite individuelle. 

 

La participation politique constante des citoyens, la solidarité, la satisfaction des besoins de tous, l'émancipation des individus par la culture, la transformation des conditions de travail et d'existence sociale pour rendre l'homme souverain dans toutes ses sphères d'activité, la sauvegarde de notre niche écologique doivent être les socles de cette société à bâtir.

 

Le projet du Front de Gauche, l'Humain d'abord, indique des voies concrètes- et pratiquables immédiatement à condition d'être portées par un mouvement populaire - pour inverser le cours des choses et nourrir à nouveau l'espérance. 

 

Les citoyens qui se mobilisent pour défendre ce projet aux élections présidentielles et législatives de 2012 le font avec la claire conscience que nous avons rendez-vous avec l'Histoire, que ces élections ne sont pas comme les autres.

 

 Nous sommes à un point de carrefour: ou nous continuons sur la voie que nous tracent les Merkel, Barroso, Sarkozy, Papendréou, Zapatero, et peut-être même malheureusement certains responsables socialistes français,et nous aggraverons la crise sociale et écologique, le dégoût des politiques et le vote d'extrême-droite, ou nous opérons un virage à 180 degrés en tentant de reprendre le pouvoir sur le secteur financier et les décisions économiques afin de tendre vers une société plus humaine.

 

Nous avons face à nous l'obstacle du désenchantement et de  la dépolitisation d'une partie de nos concitoyens, et au premier chef les victimes du système, ainsi que ceux de la force du rouleau compresseur médiatique et des habitudes pernicieuses du bipartisme. 

Mais pour nous, il y a l'investissement de centaines de milliers de militants et sympathisants etl'élan que peuvent donner le bon droit, le bon sens et la défense des intérêts du plus grand nombre.   

 

Alors? Oui.

Une belle année 2012, qui commencera par quelques mois de travail intense pour faire émerger la possibilité d'une alternative en France: c'est affaire de proximité, d'écoute et de respect, de capacité à montrer que l'on ne se bat pas pour des places mais pour des valeurs démocratiques et sociales essentielles et la mise en oeuvre du seul projet de sortie de crise satisfaisant.

 

Un dernier voeu, un dernier espoir : que cesse la répression des foules syriennes révoltées et que triomphe la révolution citoyenne en Syrie. 

 

 

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Bloavez Mad!

 

Ismaël Dupont.        

 

 

 

 

 

 

 

 

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