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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 16:00

 

 

 

   FABIUS A SAINT-THEGONNEC : SOYEZ SAGES PENDANT 2 ANS

 

 

Le jeudi 1er mars Laurent FABIUS était dans le Finistère pour soutenir la candidature de François Hollande.

 

A l’aéroport de Guipavas il a rencontré les syndicalistes d’Alcatel. Puis il a visité à Landivisiau l’entreprise de préfabrication de béton Celtis (Quéguiner).

 

L’étape de Saint-Thégonnec a débuté  par une phase de tourisme culturel à l’église et à l’enclos. Puis ce fut la réunion publique dans la salle des fêtes avec 400 « spectateurs » bien sages.

 

Avec beaucoup d’humour, Laurent Fabius n’a pas épargné à plusieurs reprises Sarkozy qui est « bien meilleur candidat que Président ».

 

Vint ensuite le plat de résistance : Laurent Fabius a été chargé « par François Hollande et … par Martine Aubry » de préparer la première année de la nouvelle mandature. C’est à ce titre, même s’il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, qu’il a décrit ce qui va se passer pendant ces 12 mois.

 

Première information : tout est prêt pour l’alternance et la prise de pouvoir. Comme en 1870, il ne manque pas un seul bouton de guêtre. On a même listé les hauts-fonctionnaires trop proches du pouvoir actuel et qu’il faudra bien déplacer !

 

Deuxième découverte : la situation n’est pas bonne, elle est même catastrophique. Conclusion : « on ne pourra pas tout faire tout de suite » (tiens, il me semble avoir déjà entendu cette chanson !). Il faudra être sage pendant 2 ans ! Pas question donc de revenir sur tout ce que le Parti Socialiste a vigoureusement condamné depuis des mois (retraite, salaires, emploi, non remplacement des départs en retraite dans la fonction publique … ) . On est loin du compte.

 

Troisième affirmation : après ces 2 ans, si la croissance est au rendez-vous, il sera possible d’apporter des réponses aux attentes de la population. On est loin de la guerre déclarée à la Finance. Pas certain que toutes celles et tous ceux qui souffrent tant aujourd’hui soient prêts à faire preuve de cette patience et de cette compréhension pour des propositions aussi éloignées de leurs attentes et de leurs exigences.


Alain David

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 18:15

Communiqué envoyé à la presse: nous condamnons le coup d'Etat parlementaire que constitue le vote du Mécanisme Européen de Stabilité.

 

Le 21 février, notre députée, Mme Lebranchu, a favorisé objectivement par son abstention à l'Assemblée l'adoption du Mécanisme Européen de Stabilité alors que tous les députés du Front de Gauche et d'Europe Ecologie les Verts, ainsi que 20 députés socialistes (10% du groupe parlementaire) votaient contre ce texte qui nous enferme dans le carcan des politiques de rigueur, dont l'inefficacité pour réduire la dette publique est pourtant patente.

Après le contournement du Non au référendum de 2005 sur le TCE par l'approbation au Parlement du traité de Lisbonne en 2008, il s'agit d'un nouveau coup d'Etat parlementaire puisque ce texte crucial qui restreint considérablement notre souveraineté budgétaire est à nouveau adopté à l'assemblée sans mandat, sans débat public, sans consultation du peuple par référendum.

Nous regrettons l'ambiguïté de ce positionnement tactique de Mme Lebranchu et de la majorité des députés socialistes qui relève plus du compromis interne et de l'intérêt électoraliste que de la volonté d'assumer clairement une orientation politique par rapport à l'Europe. Plus grave encore, ce vote suggère une opposition plus que timorée à l'autoritarisme libéral qui se met en place partout sur le vieux continent.

En effet, ce Mécanisme Européen de Stabilité qui crée une sorte de fonds d'assistance européen pour empêcher les faillites d'Etats endettés a été rejeté par la confédération européenne des syndicats parce qu'il est indissociable d'un autre traité conçu par Mme Merkel et Mr Sarkozy, le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'union économique et monétaire (TSCG).

Ce traité oblige à réduire toutes les dépenses publiques et sociales sous peine de « sanctions européennes » et impose d'inscrire dans la constitution le principe de réduction des investissements publics, la fameuse règle d'or. Prévoyant la mise sous tutelle des Parlements et des gouvernements de pays endettés, l'adoption du TSCG exclut la possibilité de mettre en oeuvre une vraie politique de gauche en imposant l'austérité et les privatisations au préjudice des peuples: or, l'article 5 du MES prévoit qu'on ne peut profiter de ce fonds d'assistance que si on adhère au TSCG.

La responsabilité de la gauche française était donc de voter contre ce texte à l'Assemblée et au Sénat, où elle peut encore le rejeter.  

  

Déclaration commune de Ismaël Dupont et Marie Huon, candidats du Front de Gauche aux législatives 2012 dans la 4ème circonscription du Finistère.

Communique-vote-sur-le-MES---27-fevrier.jpg

En dehors de ma co-listière et de la co-signataire du communiqué, Marie Huon, dont le nom a été curieusement escamoté, l'essentiel de notre déclaration se retrouve dans ce papier paru ce 27 février dans Ouest-France.   

 

 

En annexe, le communiqué de notre camarade Françoise Pencalet-Kerivel, candidate du Front de Gauche dans la 7ème circonscription du Finistère (Douarnenez) dénonçant avec d'autres mots l'abstention de la députée PS de la circonscription, dont elle a tout de même eu la chance de recevoir une réponse "argumentée" à son interpellation d'avant le 21 février.

 


Le 30 janvier dernier, sur injonction du Président français et de la Chancelière allemande, le Conseil européen a adopté deux nouveaux traités : le « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'union économique et monétaire » (TSCG) et le « Traité instituant un mécanisme européen de stabilité » (MES), ce dernier voté  à  l'Assemblée  nationale le  21 février.Dans un courrier adressé Me Le Loch, député de la 7è circonscriptions du Finistère, je lui demandais de  voter contre le MES. Car la mise en application de ces deux traités permettra de conditionner toute aide financière du MES à la mise en œuvre des choix de réduction des dépenses publiques et sociales. Elle imposera la « règle d’or » dans la Constitution. De plus, le M.E.S est érigé au statut de société anonyme, sans aucun contrôle démocratique, alors qu’il va gérer des sommes très importantes, ce qu’aurait pu faire la Banque Centrale Européenne. Ainsi la Commission européenne détiendra un pouvoir de contrôle sur les budgets nationaux ce qui est une insulte à la démocratie et au travail des élus. En clair, ce texte favorise le renforcement des politiques d’austérité en Europe, nouvelle capitulation face à la finance.
Me Le Loch, comme la plupart des députés socialistes, s’est abstenue car, dit-elle, dans sa réponse du 28 février, ce traité est « imparfait mais indispensable ». Au Front de Gauche, nous affirmons non seulement qu’il n'est pas indispensable mais qu’il est nuisible car il ferme la possibilité d'appliquer une réelle politique de gauche ! Soyons courageux, n’ayons plus peur et refusons de nous laisser guider par le pouvoir de la finance qui impose aux peuples d’Europe des mesures iniques. L'Europe que nous voulons, c'est une Europe qui œuvre pour le bien être de la population !

Françoise Pencalet-Kerivel, candidate du Front de Gauche pour la 7è circonscription du Finistère.
 





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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 09:40

M'y associant pleinement, je publie cette lettre ouverte de notre camarade du Parti de Gauche, Patrick Le Nan (envoyée aux adresses email de tous les sénateurs, dont JL Fichet), concernant le vote du Mécanisme Européen de Stabilité - MES.

Sachez que la presse (Télégramme et Ouest France) dans un beau mouvement commun de pluralisme- a refusé de publier tout ou partie de notre lettre ouverte d'interpellation de la députée Marylise Lebranchu concernant son futur vote à l'Assemblée sur le MES. Je ne sais même pas si elle a fait part du vote de nos parlementaires. Mme Lebranchu, qui n'a pas jugé utile de répondre à ma question citoyenne envoyée directement à son adresse email, après avoir voté Oui au Traité de Lisbonne en 2007, s'est abstenu sur ce nouveau texte européen qui remet en cause la souveraineté des peuples en matière de définition des politiques économiques et sociales et qui, si l'on observait scrupuleusement ses dispositions, rendrait quasiment impossible de mener une politique de gauche. 

20 députés socialistes ont pourtant voté contre, comme en laissait la possibilité le bureau national du PS, dont Gilbert Le Bris, député de la 8ème circonscription du FinistèreJ'aimerais savoir comment la majorité des députés PS justifient leur abstention autrement que par la simple tactique en période de campagne électorale: sur un texte qui conditionne de manière aussi radicale le sort des démocraties et des peuples européens dans les prochaines années, il s'agit, il me semble, d'un positionnement fort ambigü et lâche qui trahit une adhésion de fond au renforcement des outils de contrainte européens au service de l'austérité et du néo-libéralisme. 

Ismaël Dupont.           

....................................................................................................................................................................

Monsieur le Sénateur,

Je souhaite vous interpeller concernant le Traité Européen instituant le « Mécanisme Européen de Stabilité- MES » sur lequel vous devrez vous prononcer le 28 février prochain en tant que parlementaire français.

Je déplore le silence qui entoure ce Traité crucial et je m’indigne de l’absence de consultation populaire à ce sujet. Il est pourtant nécessaire d’ouvrir impérativement un débat public sur cette question.

Ce traité, présenté comme un mécanisme de solidarité entre les États membres de la zone Euro, subordonne toute « assistance financière » des États au bénéfice d’autres États à de «strictes conditionnalités » dans « le cadre de programmes d’ajustement ». Dans les faits, toute aide aura pour contrepartie les plans de rigueur préparés par la Commission Européenne, la Banque Centrale Européenne et le Fonds Monétaire International, dont on a pu observer les conséquences désastreuses en Grèce, au Portugal ou en Irlande. En fait de «solidarité », ce mécanisme organise donc la casse sociale et la récession.

Les décisions de mise en œuvre du MES seront prises par un Conseil des gouverneurs composé des ministres des finances de la zone euro. Aucun veto, aucune autorité des parlements nationaux n’est prévue. Seule la Cour de Justice de l’Union Européenne sera compétente pour traiter des différents entre un État et le Conseil des gouverneurs. Les peuples européens seront encore davantage dessaisis de leur souveraineté.

De plus, les États adoptant le MES acceptent de fait les dispositions sur la discipline budgétaire (« règle d’or », sanctions automatiques, etc …) contenues dans le futur Traité européen sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance dans l’Union économique et monétaire (TSCG), communément nommé le Traité Sarkozy-Merkel. Ce lien contraignant est en effet précisé dès les considérants du Traité MES : « le présent traité et le TSCG […] sont complémentaires dans la promotion de la responsabilité budgétaire et de la solidarité au sein de l’Union économique et monétaire ».

Madame la Sénatrice, Monsieur le Député, ces deux textes ne sont pas déconnectés, qui vote l’un accepte à l’avance l’autre !

Je demande que l’approbation du MES fasse l’objet d’un vote solennel nominal par scrutin public,. Cette procédure a été refusée. Ainsi, un traité international de première importance risque d’être adopté « en catimini ».

En 2005, le peuple a rejeté, à l’occasion d’un référendum, le Traité Constitutionnel Européen en votant « NON » à 55%. Or son vote n’a pas été respecté.

Le 28 février, je vous demande de refuser que le peuple soit dessaisi de son pouvoir.

Monsieur le Sénateur, qu’allez-vous voter ? Si vous votez pour ou que vous vous abstenez, le traité sera soustrait au vote populaire. En le refusant, vous imposeriez que celui-ci soit soumis, comme le futur TSCG / Traité Sarkozy-Merkel, à ratification du peuple français par référendum.

Dans l’attente de votre réponse à mon courrier, je vous prie d’agréer, Monsieur le Sénateur, l’expression de ma respectueuse considération.

Patrick Le Nan

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 08:33


 

LE FRONT DE GAUCHE du FINISTERE ( PCF, Parti de Gauche, FASE, Gauche Unitaire) et ses candidats aux législatives s'associent pleinement à l'appel de la CGT, de la FSU, de l'UNSA, et de Solidaires, de participer à une journée de grève et de manifestation le mercredi 29 février décidée par la Confédération Européenne des Syndicats pour dire non aux plans d'austérité mis en place dans toute l'Europe. Cet appel pour l'emploi et la justice sociale s'adresse aux salariés, mais aussi aux précaires, chômeurs, retraités.

 

4 rassemblements sont prévus dans le Finistère, le 29 février à 11h: à Brest,  à Quimper, à Quimperlé et enfin à Morlaix, place de la Mairie.  


Cette journée européenne d'action verra des rassemblements se constituer de Malte à l'Islande et du Portugal à l'Estonie, avec un point fort à Bruxelles. 

En France, le mardi 21 février les députés de droite ont donné leur accord pour un projet de loi autorisant un nouveau traité européen permettant de généraliser dans toute l’Europe le traitement inhumain imposé à la Grèce. Le Parti Socialiste par son abstention courageuse (sauf 20 députés dont Gilbert Le Bris de la 8ème du Finistère, qui ont voté contre), a permis cette adoption ouvrant la voie à la perte de souveraineté de la France, principalement en matière budgétaire. 
 

C'est pourquoi le Front de Gauche, avec son programme "l'humain d'abord" dit avec les syndicats européens :

 

-Trop c'est trop ! l'austérité ça ne marche pas, bien au contraire cela creuse durablement les inégalités.

 

- Manifestons pour l'emploi et la justice sociale parce que la crise ne doit pas être un prétexte pour brader nos systèmes sociaux

 

- Des alternatives existent ! L'Europe doit être fondée sur la solidarité, la justice et la cohésion sociale.

 

- Parce que cela ne peut plus durer: tous dans la rue le 29 février.

 

 

 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 14:08

Reunion-publique-Plouigneau-aide-a-l-autonomie-1-copie-4.jpgReunion-publique-Plouigneau-aide-a-l-autonomie-1-copie-3.jpgReunion-publique-Plouigneau-aide-a-l-autonomie-1-copie-2.jpgReunion-publique-Plouigneau-aide-a-l-autonomie-18-fevrie.jpgReunion-publique-Plouigneau-aide-a-l-autonomie-1-copie-5.jpg

 

50 personnes sont venues débattre pendant deux heures après l'intervention liminaire de Christiane Caro autour des problèmes de la prise en charge des personnes âgées à Plouigneau. Une douzaine de personnes dans la salle, dont plusieurs professionnels (aide-soignants et infirmiers, directeur de maison de retraite) et des aidants familiaux ont pu témoigner de leur expérience, faire part de leurs propositions, analyses, et sources de colère ou d'interrogation.  Le programme du Front de Gauche est clairement apparu comme le seul qui se donnait les moyens de déboucher sur une transformation immédiate du réel tout en ne se contentant pas de colmater à la marge les imperfections de l'existant mais en basant l'invention de nouvelles solidarités sur un meilleur partage des richesses et une reprise en main de la finance.  

 

Plouigneau-reunion-aide-a-l-autonomie.JPGPlouigneau-reunion-aide-a-l-autonomie-2.JPGplouigneau-aide-a-l-autonomie-4.JPG

 

Compte-rendu réalisé par Jacques Normand.

 

 

RENCONTRE CITOYENNE

du 18 février 2012 à PLOUIGNEAU

 

« LE DROIT DE BIEN VIEILLIR POUR TOUS ET PARTOUT »

 

Une cinquantaine de personnes a répondu le samedi 18 février à l'invitation du Front De Gauche pour échanger autour du « droit de bien vieillir ».Dans la salle, décorée aux couleurs du Front De Gauche par les militants ignaciens, une table de presse proposait les derniers tracts et prises de position du FDG ainsi que de nombreux livres traitant de l'accompagnement réservé actuellement aux personnes âgées.

 

Après le débat qui aura duré trois bonnes heures des discussions plus informelles ont pu se prolonger autour de quelques boissons et gâteaux.

L'objectif a donc été atteint dans une ambiance conviviale, constructive et déterminée, riche d'échanges fructueux entre citoyens, usagers et personnels d'établissements, élus, syndicalistes, bénévoles, …

 

 

Accueil et présentation de la rencontre :

 

 

Alain DAVID entouré de Christiane CARO, Ismael DUPONT et Michel PRIGENT

Alors que la droite parle de « dépendance » nous préférons parler de « l'autonomie des personnes âgées » et de l'accompagnement de celles-ci lors de leur perte progressive d'autonomie.

En résumé il s'agit aujourd'hui de débattre autour des conditions et des moyens pour « vivre dignement jusqu'au bout de la vie » …

Débattre et aussi témoigner et faire des propositions qui viendront compléter celles déjà présentées par le Front De Gauche.

 

Introduction :

 

Christiane CARO

 

En réponse à l'invitation du Collectif Citoyen du FDG Morlaix et dans la suite de l'atelier « Santé » qui s'est tenu à la Fête de l'Huma de Lanester, Christiane attaque fort sur un thème d'actualité : les « civilisations » dont certaines seraient supérieures à d'autres selon le ministre de l'intérieur !

Mais alors … que dire de notre civilisation qui « sacrifie une partie de sa population » : les personnes âgées !

Discrètement certes, mais à travers une ségrégation médicale et sociale.

 

Elle dresse d'abord un état des lieux.

 

Les ARS (agences régionales de la santé) ont pour finalités de faire des choix de priorités (rentabilité) et visent les deux publics les plus fragiles et qui n'ont pas encore, ou qui n'ont plus la parole : la toute petite enfance (maternités) et les personnes âgées.

La crise a bon dos pour accélérer les restructurations, réduire les budgets et centraliser régionalement la gestion des établissements.

Le constat des déficits imposés ouvre la voie au privé !

Les « restes à charge » des usagers, les coûts des mutuelles explosent et l'accès aux soins devient de plus en plus difficile pour les publics les moins favorisés.

Le système de protection sociale est attaqué de front au profit des assurances privées.

Dans un deuxième temps elle présente la situation en Bretagne.

Notre région est fortement concernée puisque ce sont 750 000 habitants de 60 ans et plus … et qu'ils seront 1 000 000 en 2030 !

De nombreux territoires en Centre-Bretagne deviennent des déserts médicaux faute d'installation de médecins généralistes.

 

 

Elle aborde ensuite les choix politiques.

 

Le gouvernement actuel met en place les conditions d'ouverture aux marchés financiers des modes de prise en charge des personnes âgées.

Le Front de Gauche propose de rendre le pouvoir au peuple :

  •  
    • en créant de nouveaux services publics

    • en replaçant « l'humain d'abord », donc en permettant à chaque citoyen de rester le plus longtemps « responsable » de ses choix de vie en la poursuivant « dignement » jusqu'au bout

Enfin, avec Alain David, elle ouvre le débat aux participants en proposant de réfléchir autour de problématiques essentielles :

 

  •  
    • Face à la privatisation : réponses publiques étatiques ou (et) associatives ?

    • A quel niveaux situer les réponses en matière de :

      . fixation des objectifs

      . gestion des dispositifs

      . mise en œuvre sur le terrain

  •  
    • Accueil en établissement ou maintien à domicile ?

Ils présentent les propositions déjà portées par le FDG

(cf. programme et additif proposé par le collectif de Morlaix).

Ils soulignent l'exigence de porter ces questions dans le débat public des campagnes en cours et rappellent enfin que ce qu'il faut gagner ou sauvegarder en 2012 est dans le droit fil de ce qui c'est déjà passé en 1936, 1945, et 1968 sous la pression des mouvements populaires les plus forts !

  •  
    •  

       

Le débat, les questions-réponses et les propositions.

(classées par ordre chronologique et regroupées selon le cas)

  • 1- Fragilité du secteur associatif (situation de l'ADMR). Comment mieux le contrôler et en garantir la pérennité auprès de l'usager ?

     

    => Si il y a délégation de service public : adosser le secteur associatif à un pôle public départemental

  • 2- Profit des assurances privées (127 milliards seulement de reversés sur 403 milliards collectés ). Comment empêcher la marchandisation de la prise en charge de la perte d'autonomie

  • 3- Inventer enfin une « civilisation de la personne âgée » dans le respect de « l'intergénérationnel ».

  • 4- Comment ne pas subir le simple constat des difficultés rencontrées et subies de la part des autorités et comment réagir à leur « défaitisme ». Le préfet qui annonce « qu'il faudra faire des choix courageux ». Le président du conseil général du Finistère qui déclare « Il faudrait créer 2000 places mais nous ne pouvons financer que 70 création de lits par an » !

     

    => Réagir en « brisant le silence » ! « si je suis le 2000éme je ne peux pas attendre 30 ans pour avoir ma place !... je serai mort avant ! »

  • 5- Les personnels vivent sous la pression de l'urgence et dans la frustration de conditions de travail intenables : « je ne supporte pas de traiter comme je le fais les personnes dont je m'occupe … Je ne veux pas être traité comme ça plus tard ! … 8 minutes en moyenne pour une toilette, c'est indigne ! »

     

    => Exiger la norme revendiquée par les syndicats européens d'un professionnel pour une personne accueillie. Ratio de 1/1 alors qu'il est de 0,6/1 en France.

  • 6- Les associations gèrent mal leurs personnels, les payent mal et indemnisent peu les frais de déplacement.

    Le service public n'est pas non plus sans reproches … Beaucoup de conditions de travail et de respect des résidents sont liées aux ambiances de travail, au management local et au manque de moyens budgétaires.

     

    => refuser la marchandisation de la « perte d'autonomie »

    => mettre en place une péréquation entre services ruraux et urbains pour permettre la juste indemnisation des frais de déplacement

  • 7- La maltraitance n'est pas uniquement de la responsabilité des intervenants en établissements comme à domicile … Il existe surtout une « maltraitance institutionnelle ».

     

    => . Allouer des moyens corrects et contrôler leur utilisation.

    . Favoriser le contrôle démocratique de la mise en œuvre des missions (salariés, usagers).

    . Former les personnels, informer les familles.

  • 8- Les établissements sont trop souvent « l'antichambre de la mort » et le maintien à domicile peut aboutir à l'isolement total de la personne âgée et à son « dépérissement social ».

Nécessité de recréer du lien social, de considérer la personne âgée comme étant toujours « en développement », « en devenir » …

 

=> encourager l'accès à la connaissance, à la culture, à se connaître soi-même, … à se préparer … à la mort …? Favoriser et encourager les intervenants professionnels et bénévoles auprès des personnes âgées en perte d'autonomie.

  • 9- Les familles s'occupent peu, quelques fois mal, et parfois pas du tout … Elles ne connaissent pas l'existence des « Conseils de Vie Sociale ».

     

    => C'est un champ d'action à investir ! Il faut que les élus, les cadres d'établissements, les militants encouragent et aident les citoyens et les familles à s'impliquer dans ce champ de la démocratie participative : « faisons vivre les droits acquis ! 

  • 10- Le coût d'une place en EHPAD (établissement d'hébergement de personnes âgées dépendantes) se décompose ainsi : 50%hébergement, 35% soins, 15% dépendance. Il est pris en charge, respectivement, par le résident, par l'état (Sécurité Sociale), et par le Département (APA). Le « reste à charge » du résident reste à minima dans le Pays de Morlaix de 1500€ à 1700€ par mois !

     

    => Puisque le FDG propose un SMIC à 1700€, ne devrait-il pas exiger que le revenu minimal de toute personne âgée ne soit pas inférieur à 1500€ ? Et … pourquoi dans cette hypothèse ne pas exiger que l'écart entre les retraites soit au maximum de 1 à 5 ?

  • 11- Il n'est pas normal qu'il n'existe plus de « Foyer-logement » (deviennent des Ehpad).

     

    => Offrir sur chaque territoire une gamme diverse de prises en charge possibles : maintien au domicile, habitat groupé, foyer-logement, Ehpad, solutions adaptées aux situations les plus lourdes (Alzheimer, Parkinson, …).

  • 12- A t-on les moyens de financer tout cela ? Comment éviter les prises en charge « à deux vitesses » ?

     

    => C'est un choix politique, une question de civilisation, du même ordre que pour l'éducation ou la justice ! Ceci renvoie donc au modèle de société et aux choix de priorités budgétaires ! Il faut donc « changer de système » !

    =>L'état doit garantir l'accès de tous à une prise en charge de qualité quelle qu'elle soit...

  •  

  • 13- Comment imposer ces choix politiques ?

     

    => se mobiliser, porter et populariser des solutions politiques de transformation sociale.

    => voter, certes, mais surtout maintenir une pression de haut-niveau de la part du mouvement social !

    => reproduire 36, 45, ou 68 !

    => redonner envie à la jeunesse de se ré-impliquer dans le changement. Y compris pour l'encourager à accéder avec entrain et conviction dans les métiers de l'accompagnement des personnes en perte d'autonomie. Aimer ces métiers !

En conclusion :

 

Alain David et Ismael Dupont :

 

Ils soulignent le « flot de questions » pour ce débat riche d'informations, de témoignages et de propositions.

Ils invitent les participants à approuver et à signer le texte présentant les propositions complémentaires du collectif morlaisien du FDG qui reprend déjà plusieurs axes évoqués. (cf. doct joint)

 

Ils rappellent une dernière fois la mobilisation de tous avant, pendant et surtout après les échéances électorales … quel que soit le résultat de celles ci !

 

«Tout n'est pas dans les programmes !

Toutes les grandes avancées sociales se sont gagnées par le mouvement populaire ! »

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 14:41

JEUDI 1er Mars, à 20H30 à la MJC: deuxième réunion du collectif citoyen pour un audit de la dette publique (ouverte à tous).  

 

 

  reunion-du-collectif-de-la-dette-1er-mars.jpg

 

 

 

Le 9 février, une réunion a eu lieu à l'initiative d'Attac et dans le prolongement de la conférence sur la dette de l'économiste Plihon pour créer sur Morlaix un collectif citoyen pour un audit de la dette.

18 personnes étaient présentes, citoyens engagés et curieux, membres d'Attac, du Front de Gauche (5 personnes au moins), de Sud, d'EELV (1 personne). 

Des visions différentes du rôle du collectif en devenir et du problème de la dette (s'agit-il d'une question avant tout technique ou politique?) se sont exprimées. 

J'ai mis en avant le rôle de la décision politique de financement des Etats auprès des banques privées (73 en France), de la dérégulation financière et de politiques fiscales néo-libérales des années 1980-2000 dans l'élargissement de la dette publique, mais aussi la cause profondes de la crise financière de 2008: une pression sur les salaires depuis deux decennies (grâce au chantage au chômage et à la compétition internationale) ayant pour contrepartie une envolée des inégalités favorisant l'essor des profits et des bulles spéculatives et l'encouragement à l'endettement privé. 

Alain David a souligné que la dette était non seulement une réalité qui avait des origines mais aussi un outil, un argument pour foutre la trouille aux gens. Toute la population est confrontée à ce chantage. 

Paul Salaün a mis en avant la nécessité de s'interroger sur l'expérience des pays qui ont choisi de ne pas payer leur dette en considérant toute une partie de celle-ci comme illégitime. Un des rôles de l'audit peut être de définir une part de la dette illégitime, une part de la dette légitime, que l'on devra rembourser.

Certains intervenants ont remarqué qu'il était nécessaire de rappeler que toute dette n'était pas dangereuse, particulièrement quand il s'agit d'investissements dont les retombées positives se font sentir des années plus tard (santé, éducation, investissements écologiques).

Jacques Normand a fait part de la nécessité de prendre conscience des pré-notions qu'il y a dans la tête des gens sur la malhonnêteté et la déraison d'un non-remboursement de la dette, et de les combattre par des arguments appropriés et accessibles. La dette est en effet un outil de subordination et d'aliénation dans le contexte actuel.

Michel Le Saint a rappelé que le meilleur moyen de tuer la dette publique et privée, c'était l'inflation: à ce titre, l'inflation n'était pas le problème mais la solution. Or, depuis Maastricht, les politiques économiques et sociales préconisées par l'UE sont toutes dominées par le souci de lutter contre l'inflation.

J'ai alors souligné avec d'autres que seule une réforme des statuts de la BCE pouvait limiter la spirale actuelle d'élévation des taux d'intérêt pour les Etats à supposer que l'on permette à la BCE de prêter directement aux Etats à des taux d'intérêt très bas et non de prêter aux banques qui prêtent ensuite aux Etats après avoir réalisé des ponctions scandaleuses.

Tous ont mis en avant la nécessité:  

1) d'enquêter sur le contenu de la dette publique (qu'est-ce qu'elle recouvre? qui la détient? quel profit en tire t-on? quels sont les différents types d'emprunt, à court et long terme?), y compris à travers des exemples particuliers (l'hôpital de Morlaix, les crédits toxiques contractés par des collectivités, le budget de la défense, la SNCF).

2) d'analyser avec des données chiffrées précises les causes de la dette publique: comment en est-on arrivé là?

3) quelles solutions que nous proposons pour réduire la dette publique, être moins dépendants du chantage des marchés et des agences de notations?

4) de réfléchir aux moyens de faire oeuvre d'éducation populaire et de sensibiliser la population. 

Compte-rendu d'Ismaël Dupont.     

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 07:43

Lettre ouverte à nos parlementaires, Marylise Lebranchu et Jean-Luc Fichet: question citoyenne par rapport au vote de ratification du nouveau traité européen du Mécanisme Européen de Stabilité (MES).

 

Dès le 21 février prochain, vous allez devoir vous prononcer sur la ratification ou non du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) et du Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance dans l'union économique et monétaire (TSCG). Ces traités conçus par le tandem Sarkozy-Merkel, aux noms barbares bien faits pour que les citoyens ne comprennent pas la chose, constituent un pas supplémentaire dans la mise sous tutelle des démocraties européennes par la troïka Commission Européenne, BCE, FMI et dans l'imposition à tous les peuples européens d'une même politique d'austérité, de réduction des dépenses publiques et sociales.

Parce que ces traités ne sont pas soumis à l'approbation des populations et aggravent les dispositions libérales du Traité de Lisbonne, dont le contenu avait été pourtant rejeté par 55% de français en 2005, parce qu'ils vident de contenu la souveraineté des peuples européens en matière de définition des politiques économiques et sociales et qu'ils permettent la démolition systématique des acquis sociaux de la deuxième moitié du XXème siècle, le collectif citoyen du Front de Gauche de la circonscription de Morlaix vous demande solennellement de ne pas les ratifier à l'Assemblée et au Sénat.

Un éventuel appel à un rassemblement des électeurs de gauche au deuxième tour des élections présidentielles et législatives pourra difficilement se faire sur la base d'un consentement à la règle d'or, à l'indépendance de la Banque Centrale Européenne et au refus qu'elle refinance directement les Etats, ou à l'organisation de purges sociales dans les pays dont le fort endettement public n'est pas dû à un excès de dépenses sociales, mais au poids des réductions fiscales pour les plus riches, les entreprises, et la finance, et aux ravages du capitalisme financier.

Sous couvert de mettre en place une solidarité entre Etats membres de la zone euro, ces traités protègent surtout les intérêts des banques et des fonds d'investissement qui ont spéculé sur la dette publique. Comment mener une politique de gauche en respectant la fameuse règle d'or limitant le déficit annuel de chaque Etat à 0,5% du PIB? Nous ne parvenons déjà pas à faire descendre ce déficit en-deça de 3% du PIB, la règle imposée par le Traité de Maastricht. La seule façon de parvenir à cet objectif dément serait d'imposer à notre pays la même politique d'hyper-austérité contre-productive économiquement, illégitime moralement et désastreuse socialement qu'on inflige aujourd'hui à la Grèce, au Portugal, à l'Espagne et à l'Italie.

En tant que représentants du Front de Gauche et par là-même soucieux de l'intérêt général  nous ne pouvons accepter cette orientation politique, et nous vous demandons donc de ne pas soutenir ce texte lorsqu'il sera soumis aux parlementaires le 21 février prochain.

 

Le collectif citoyen du Front de Gauche de la circonscription de Morlaix.

 

 

 

PS: à ce jour - dimanche 19 février- le Télégramme et le Ouest France n'ont toujours pas publié ou fait part de cette lettre ouverte envoyée à leur redaction locale le jeudi 16 février et Mr Fichet et Mme Lebranchu n'y ont pas répondu non plus. Mais bien sûr on garde espoir dans la volonté des uns et des autres de rendre possible le débat démocratique.  

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 06:08

Ouest France n'a jugé opportun de me laisser un droit de réponse au communiqué de Mr Jezéquel de l'association Don Bosco, ce pourquoi j'utilise ce blog pour l'utiliser:  

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Dans le Ouest France du jeudi 16 février, Michel Jézéquel a fait paraître un communiqué qui laisse penser qu'il a perçu une attaque contre Don Bosco dans mon communiqué de la semaine passée appelant au maintien (dans des nouveaux locaux) de la crèche d'entreprise de l'hôpital et, plus généralement, à un effort d'investissement de la communauté d'agglomération de Morlaix pour un service public d'accueil de la petite enfance digne de ce nom.   

A moins qu'ils aient voulu se saisir de l'occasion pour faire de la communication et rappeler au public leurs missions en évitant tout amalgame, ce qui est légitime, il semble que Mr Jézéquel et peut-être d'autres responsables locaux de l'association Don Bosco se soient sentis visés par mon communiqué qui n'est paru que partiellement dans Le Télégramme et le Ouest France, ce qui rend peut-être les formulations plus abruptes.

Dans ce cas, je regrette que mes formulations aient pu porter à équivoque. Mon but n'était pas d'exprimer une opposition à la création de la crèche inter-entreprises gérée par Don Bosco, de délégitimer cette association qui travaille beaucoup et depuis longtemps à Morlaix dans l'insertion ni de décrier le secteur associatif dit d'économie sociale et solidaire en général, capable en effet de remplir des missions d'intérêt général avec un dynamisme, un dévouement et un pouvoir d'invention au service du collectif qui lui font souvent honneur.  

Par contre, la création de la crèche interentreprises ne doit pas exclure pour moi le maintien de la crèche d'entreprise de l'hôpital, la seule du département.

En effet, actuellement il y a 35 places dans la crèche de l'hôpital (avec des délais d'attente pour les parents demandeurs) alors qu'on ouvrirait dans la crèche d'entreprises environ 25 places pour les enfants du personnel de l'hôpital (en réalité, on peut mettre 2 enfants par place, du fait des plages de travail différentes des salariés). L'hôpital a un personnel féminin jeune, pas toujours originaire de la région de Morlaix, et c'est le plus gros employeur de la région: il est légitime qu'il conserve sa crèche d'entreprise avec du personnel qualifié et correctement payé et non pas des personnels recrutés au niveau CAP petite enfance comme dans beaucoup de crèches associatives ou privées et rémunérés au plus juste. Les personnels actuels de la crèche de l'hôpital sont  placés devant un choix inacceptable pour eux: soit un reclassement ne tenant pas compte de leurs compétences, soit un renoncement à leur statut.   La crèche d'entreprise est un avantage pour les personnels de l'hôpital qui n'existe pas dans beaucoup d'endroits mais qui a été conquis très certainement par des luttes et des rapports de force dans le passé: on ne peut pas toujours niveler par le bas.  

On peut craindre par ailleurs que de grosses entreprises comme Le Télégramme ou d'autres n'investissent pas vraiment dans cette crèche inter-entreprises qui ne laisserait que peu de places réservées à d'autres enfants que ceux du personnel de l'Hôpital.

Par ailleurs, il est vrai que la création de cette crèche interentreprises a été voulue par la direction du Centre Hospitalier Public de Morlaix et est pour elle un bon prétexte pour se débarasser d'un certain nombre de frais fixes dans le cadre d'un objectif national de ressèrement des dépenses et de mouvement vers l'auto-financement de l'hôpital au prix d'un plan social continu et progressif qui consiste à externaliser les activités, à accroître la mobilité des personnels pour réduire les effectifs et à casser le statut de toute une partie des salariés de l'hôpital. La vétusteté des locaux de la crèche n'est qu'un prétexte: cette crèche a été installée en 1977 dans les locaux dont on savait déjà à l'époque qu'il faudrait les détruire dans des délais assez courts.

J'ai aussi mis en avant dans mon communiqué, et c'est un point qui fait débat y compris au sein du Front de Gauche, ma préférence actuelle pour une solution de service public pour l'accueil de la petite enfance, ce qui ne voulait pas dire que j'assimilais le projet de Don Bosco à celui d'une crèche privée à but lucratif sous contrôle de capitaux concentrés.

 

Pour moi, Morlaix-Communauté avait les épaules assez larges pour prendre en charge elle-même dans le cadre d'une crèche inter-communale à forte capacité d'accueil, cet accueil des jeunes enfants, non pas seulement des salariés des grandes entreprises de la région de Morlaix, mais aussi des autres. De mon point de vue, l'offre de service public doit être suffisante avant de faire appel au secteur associatif pour la compléter ou rendre possible un choix pour les parents. Le service public offre (ou devrait offrir si l'Etat et les collectivités ne se désengageaient pas par mesure d'économie, par commodité ou idéologie) les meilleures garanties de laïcité, de qualification et de protection salariale du personnel, et de moyens mis au service de l'épanouissement de la petite enfance.

 

Ismaël Dupont.

   

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 09:54

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le 13 février devant l'entreprise Tilly à Guerlesquin avec les copains de Plouigneau, de Plougonven, de Guerlesquin.

 

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 14:29

Le mercredi 1er février s'est tenue la cinquième réunion en séance plénière du collectif Front de Gauche de Morlaix.

 

La réunion a débuté par une courte introduction de moi-même, Ismaël, sur la situation politique en évoquant le tournant qu'avait été pour nous l'émission de Jean-Luc Mélenchon du 17 janvier sur France 2 ("Des paroles et des actes" avec Pujadas) dans notre capacité à susciter de l'intérêt, au delà d'un premier cercle de citoyens de gauche bien politisés, tournant qui coïncidait avec des signes encourageants de réserves de voix selon les sondages (23% des français disaient fin janvier qu'ils voteraient certainement- le socle de 7 à 9%- ou peut-être pour Jean-Luc Mélenchon).

En transformant ces élections en référendum contre l'austérité et le renforcément de l'autoritarisme libéral des milieux financiers en Europe, nous avons encore une marge de progression importante dans les trois prochains mois, à condition d'être très présents sur le terrain, dans les quartiers populaires, au porte-à-porte, pour convaincre et éclairer les indécis, ainsi que tous ceux qui se tiennent éloignés de la politique tout en ayant intérêt à un vrai changement.

Or, nous avons justement la chance de n'être pas un mouvement de notables mais de vrais militants mobilisés par l'urgence de la situation historique qui pourrait déboucher sur des reculs démocratiques et sociaux sans précédent, comme sur une remise en cause positive et radicale du système institutionnel et économique, des militants prêts à donner beaucoup de temps pour rendre l'alternative possible. J'ai rapporté les propos entendus à la réunion des responsables de section et candidats communistes aux législatives à la Plaine Saint Denis. L'idée que nous avons déjà remporté une première victoire en obligeant Hollande à se positionner, fut-ce à titre de simple posture rhétorique peu sincère, en tant qu'adversaire résolu du monde de la finance et à moins se tourner vers Bayrou et les centristes, en n'excluant pas, comme il l'a dit dans son émission du jeudi 26 janvier, d'appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon si ce dernier était le candidat de gauche le mieux placé à l'issue du second tour. En même temps, j'ai brièvement analysé ce qui dans le programme socialiste ne pouvait coller avec les attentes d'électeurs de gauche exigeants: pas de retour sur la retraite à 60 ans, sur les déremboursements de médicaments, les franchises médicales et la réforme hospitalière, pas de remise en cause des institutions de la cinquième République,  des recettes austéritaires imposées au niveau européen pour faire reculer l'endettement ou faire descendre le coût du travail, aucune mesure prévue pour augmenter les salaires et les minima sociaux, limiter efficacement le recours aux contrats précaires, pas de politique de relance de l'investissement dans les services publics, la volonté de faire payer les pauvres aussi, dans le cadre d'efforts mieux partagés, afin de sortir de la pseudo  "crise de la dette".

J'ai rappelé cependant ce que Mélenchon nous avait dit le samedi 28 janvier: il y a déjà une demi-victoire d'étape dans le fait que la campagne se joue sur les thématiques que nous avons mises dans le débat - protectionnisme, lutte contre la spéculation financière, la désindustrialisation, pour la sauvegarde des emplois, l'accès au logement, à la santé - et non sur des thématiques dont la droite se délectent (l'assistanat, l'immigration, l'insécurité). Nous devons croure au pouvoir des mots: il n'est pas innocent que des mots comme "révolution citoyenne", "planification", "classe", recommencent à faire leur chemin dans le débat public et les consciences. C'est ce qui explique que dans les sondages le score de toute la gauche confondue augmente, laissant penser qu'il est maintenant plus que probable que nous nous débarrasserons de  Sarkozy et sa clique, qui sont nos premiers adversaires (pour ne dire ennemis) tant ils manifestent de zèle dans la destruction systématique de tous les dispositifs de solidarité, de protection sociale, de sécurisation des droits des travailleurs, pour le service des ultra-privilégiés.

Hervé Penven a ensuite pris la parole en mettant en avant avec un peu d'ironie le fait que la réforme de l'impôt sur le revenu voulue par Hollande (l'individu gagnant 150.000 par an touché à un taux de 45%) le situait plus à droite que Giscard (le taux supérieur de l'impôt sur le revenu était alors de 48%) et que Bayrou, tandis qu'avec Mitterrand, la tranche supérieure du corps des imposables était en réalité taxée à 68%. Pour Hervé Penven, on sait très bien ce qui a amplifié la dette publique, et il est très facile de l'expliquer aux gens: abaissement de l'impôt sur le revenu, de l'impôt sur les successions, sur le patrimoine, et exonérations de plus en plus sysmatiques de leurs charges patronales pour les entreprises.  

Jean-Luc a souligné que Hollande parlait de rigueur équitablement partagée tandis que nous, on voulait entendre parler de relance. Par ailleurs, la fusion prévue par le PS de l'impôt sur le revenu et de la CSG relevait de l'enfumage car au final, cet impôt retoqué n'aurait tout au plus que le même rendement que l'impôt sur le revenu.

Alain David a dit qu'à l'évidence, il y avait dans la société une attente forte de vrais changements. Mais, le mouvement vers le Front de Gauche, très sensible dans certains milieux de la gauche politisée, syndiquée, proche du mouvement social, ne touchait pas tous les électeurs des catégories populaires. L'Humanité Dimanche a ainsi sorti dernièrement un sondage sur les préoccupations et les intentions de vote des catégories populaires (ouvriers et employés). Alors que les préoccupations essentielles de ces électeurs devraient les orienter vers une gauche volontariste car il s'agit du chômage, du système de santé ou de retraite, du pouvoir d'achat, des inégalités, qui passent bien avant des thèmes comme l'insécurité ou l'immigration, 50% des sondés disent malgré tout qu'aucun parti ne comprend leur réalité quotidienne, et parmi les partis dont on juge  qu'ils prennent mieux en compte ce que les gens vivent, le FN vient en premier, le PS au deuxième rang. Pour défendre la protection sociale, les catégories populaires font d'abord confiance au PS, ensuite au FN (20%). Pour défendre le pouvoir d'achat, le FN est le deuxième mouvement le mieux placé par ces sondés, et c'est la même chose pour les inégalités!!! La conclusion qu'en tire Alain, c'est que les préoccupations des gens répondent à nos propositions, mais que nous avons à mener un sérieux travail de mise en connaissance. Il faut partir de ce que les gens vivent et leur montrer que nous avons un certain nombre de choses à leur apporter.

Yves Abramovicz considère qu'un tel sondage s'explique par l'écart entre la place qui a été accordée au FN ces 6 derniers mois et celle qui a été accordée au Front de Gauche. Pour beaucoup de gens, il n'y a en concurrence véritable lors de ces présidentielles, que "Hollande, le nain, et la facho". Ce sondage indique l'ampleur de la tâche mais n'a rien de démobilisateur: au contraire, il doit nous conduire à intensifier notre campagne de proximité.

Alain Rebours remarque que la gauche qui veut transformer radicalement le système part de tellement bas qu'on ne pourra pas tout résoudre en une campagne. On regagne des positions, on recompose progressivement une force politique. Ce qui est remarquable, c'est qu'il y a des gens qui, bien que peu politisés, se remettent à faire de la politique. On va être un peu plus nombreux à pouvoir mettre en mouvement les choses. L'idée de perspective politique est en train de changer: il y a désormais une perspective politique pour changer de système. On est en train de gagner l'idée qu'il est possible et souhaitable de changer de système: c'est déjà énorme et cela n'avait rien d'acquis il y a 5 ou 10 ans que l'on puisse ainsi enfoncer un tel coin dans l'édifice du libéralisme.

Jean-Luc Le Calvez remarque qu'en faisant du porte-à-porte, en distribuant des tracts, on peut réaliser les fausses idées que l'on a mises dans la tête des gens et ainsi mieux comprendre ce qui fait obstacle à la pénétration de notre discours et de nos idées: par exemple, on a fait croire a beaucoup que c'étaient les communes et les régions qui creusaient la dette publique, ou alors que le principal problème d'injustice dans notre pays était les revenus trop importants des gens qui nous représentent, de droite ou de gauche. Il y a une nécessité de dissiper la confusion dans la tête des gens: cela passe par le contact direct. Pour cela, il faut aussi être de plus en plus lisible, visible, compréhensible.

Jacques Normand souligne que la légitimité du Front de Gauche est d'offrir un espace de transformation politique crédible à gauche, afin de mobiliser un vote actif, un vote de reprise de possession de sa citoyenneté. Pour cela, nous ne devons pas nous projeter immédiatement vers le second tour et surtout ne pas anticiper dès à présent un ralliement au candidat socialiste au second tour. Il apparaît peu crédible et conforme à la démarche du Front de Gauche que nous anticipions de créer une majorité politique avec les socialistes au Parlement, alors que leur projet est tellement en décalage avec le nôtre.

Nicole Labelle rappelle aussi qu'il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs: il y a un moyen de faire bouger le rapport de force à gauche si on est actif pour faire connaître nos propositions sur le terrain. Il y a des gens qui savent tout juste qu'il y a des élections dans les milieux très populaires, très défavorisés. La télé n'est pas là pour élever le niveau de conscience, de connaissance politique des gens. En même temps, toute une partie de l'electorat est prêt à voter Front de Gauche au premier tour à condition que l'on affirme dès maintenant, sans biaiser, que l'on se rassemblera pour battre Sarkozy au second tour. Par ailleurs, il est possible qu'il y ait pas mal d'électeurs qui votent "utile" au premier tour des présidentielles en votant Hollande de peur de voir Marine Le Pen au second tour et qui votent cependant 2 mois plus tard pour le Front de Gauche aux législatives.

Hubert Peneau: il faut rappeler que, objectivement,  le mieux placé pour battre Sarkozy au second tour, c'est Mélenchon, car il y en a un paquet de gens comme moi, attachés à l'écologie, à la sortie du nucléaire, des institutions de la Vème République, à une gauche vraiment égalitariste combattant l'Europe libérale, qui ne pourront se résoudre à donner un quitus à Hollande dans l'hypothèse où il serait au second tour, car on sait qui il est, quel projet il va mettre en oeuvre.

Jean-Claude Lefer: je suis d'accord avec Hubert: certes, il faut battre la droite, mais pas à n'importe quel prix.

Ismaël Dupont: il est légitime je pense que l'on puisse répondre aux gens qui nous interrogent là-dessus qu'il n'y a pas d'équivalence pour moi entre Hollande et Sarkozy, le PS et l'UMP, de sorte que nous devons appeler, je pense, comme nous l'avons toujours fait par tradition républicaine, à battre la droite au second tour, sans cacher toutefois que le projet de Hollande n'est qu'un projet centriste qui ne nous convient aucunement et sur lequel, s'il restait en l'état, il nous serait impossible de participer à une majorité politique avec le PS. Comme le dit Hubert, si Hollande veut bénéficier d'un bon report de voix de la part des électeurs du Front de Gauche, il faut d'abord qu'il commence entre les deux tours par intégrer et reprendre à son compte par esprit de compromis certaines de nos propositions fondamentales: SMIC à 1700 euros, retour à la retraite à 60 ans, VIème République, renégociation des traités européens austéritaires et libéraux. Or, il a dit que c'était sur son projet que s'effectuerait le rassemblement, ce qui ferme la porte à toute négociation sérieuse à gauche, et je pense pour ma part que s'il est élu, comme il est décidé à ne pas faire les réformes de structure (changement de statut de la BCE, possibilité de prêter directement aux Etats, pôle financier public, contrôle sur les banques, grande réforme fiscale égalitaire) qui permettraient de libérer des marges de manoeuvre, il fera vraisemblablement alliance avec les centristes (et il s'en trouvera dans l'Assemblée par opportunisme une fois le pouvoir ayant changé de camp) pour mener sa politique d'austérité. De ce fait, je ne conçois pas que l'on puisse envisager de faire parti d'une majorité politique avec Hollande et le PS (nous serons je l'espère dans une attitude d'opposants constructifs) ou pire encore, de participer au gouvernement. Après nous n'avons pas à trop nous poser des questions sur notre attitude au second tour: tous les électeurs du Front de Gauche sont assez intelligents pour penser par eux-mêmes et savoir ce qu'ils ont à faire si notre candidat n'est pas au second tour, et, entretemps, nous allons tout faire pour l'y placer. Je pense en tout cas que face à un gouvernement socialiste, la rue et les luttes sociales pourront davantage obtenir de concessions ou de conquêtes sociales que face à cette droite brutale et cynique qui n'a rien cédé en 2010 et avance à découvert dans sa volonté de détruire tous les acquis de la résistance et des luttes sociales des années 1960-70

Daniel Ravasio rappelle que notre objectif est aussi d'avoir un fort groupe Front de Gauche à l'issue des législatives: de ce fait, il faudra bien aussi que ceux qui ont voté PS votent pour nos candidats présents au second tour.

Alain David: pour contrer le voter utile lié à la peur de voir Le Pen au second tour et la gauche éliminée, il suffit de dire très calmement qui si Le Pen fille est au second tour, c'est que Sarko n'y est pas, et en ce cas, normalement, on voit mal ce qui empêcherait le candidat de gauche d'être élu.

Quant à l'autre idée qui traîne dans la tête des gens, les empêchant de voter selon leur conscience et leurs convictions profondes, c'est celle-ci:" si vous n'êtes pas présents au second tour, à quoi ça sert de voter pour vous au premier tour". Or, il faut leur répondre que l'objectif que l'on a avec le Front de Gauche, c'est de créer une force capable de peser sur la vie politique de manière durable pour que nos propositions soient prises en compte. L'objectif est de déplacer le curseur de l'ensemble des forces de la gauche vers la gauche. Dans ce cadre, il n'est pas indifférent que nous fassions 3 ou 4% de plus ou de moins lors des présidentielles. Un véritable changement passe obligatoirement par le renforcement de notre influence. Notre objectif actuellement, c'est pour cela d'atteindre davantage les milieux populaires.

Alain Rebours: Mon problème, c'est le débat qu'il y a derrière le fameux "battre la droite" , objectif qui ne me pose pas de souci en lui-même. Est-ce que cela induit que nous allons participer avec le PS et Europe Ecologie les Verts à une même majorité politique? Il faudra s'éclaircir sur ces questions là. Si Hollande intègre le SMIC à 1700 €, la retraite à 60 ans, la proportionnelle, alors oui on pourra voter la confiance à son gouvernement: sinon, je ne vois pas au nom de quel accord programmatique et idéologique improbable on le ferait.

Alain David:  Il n'est pas question de participer à une majorité avec François Hollande et un PS hégémonique. Non seulement il ne faut pas de participation au gouvernement sur les bases du programme actuel du PS, mais en plus, dès le lendemain de l'élection, il faut faire pression sur ce gouvernement par l'investissement dans le mouvement social, la grève, et la définition de perspectives politiques progressistes, comme en 1936.  Après l'étape électorale, il faut donc un mouvement populaire suffisant. Il ne faut pas s'en tenir à la dimension politique, politicienne de la chose mais envisager les moyens de créer un véritable mouvement populaire autour du refus de l'austérité et du libéralisme et des solutions positives que nous proposons.

Jacques Normand et Ismaël Dupont: s'impliquer avec les collectifs Front de Gauche dans la démarche des "collectifs locaux pour un audit de la dette publique" - voir ce qu'il y a dedans, qui la détient, quels intérêts elle sert, comment elle a été amplifiée, qu'est-ce qu'il serait légitime de rembourser ou non dans son contenu- serait extrêment intéressant car c'est le moyen de polariser l'attention sur les fractures de classe de notre société, la belle vie des spéculateurs qui s'amusent avec les droits sociaux et l'avenir des travailleurs, et sur les mécanismes d'un pouvoir de plus en plus oligarchique qui s'exerce sur les sociétés européennes. Ne pas rembourser toute la dette peut-être un objectif qui crée un clivage politique fort et contribue davantage encore à nous faire identifier comme le seul mouvement au service des peuples contre les pouvoirs exhorbitants accordés aux marchés financiers. Il faudra donc être de la réunion du jeudi 9 février à la MJC organisée à 20h30 par Attac pour lancer le collectif local pour un audit de la dette.      

 

En fin de réunion, nous avons décidé de faire une proposition de meeting à Martine Billard le 12 avril à Morlaix, d'intensifier notre campagne de porte à porte (Hubert Peneau, Paul Dagorn et Michel Lespagnol en ont fait à la Madeleine le mercredi 1er, Ismaël et Michel ont continué le samedi 4 février, avec des rencontres très intéressantes et fructueuses à la clef), de cibler particulièrement l'électorat qui pourrait voter FN en le détournant de voter à l'encontre de ses intérêts socio-économiques (comme des intérêts de civilisation évidemment), de lancer une campagne d'affichage (en fonction du devis) pour faire connaître plus largement dès février-mars les candidats aux législatives et le collectif Front de Gauche.  

 

Le Jeudi 2 février, s'est tenue une Assemblée Citoyenne du Front de Gauche à Roscoff (salle Mathurin Méheut) en présence des candidats aux législatives, Marie Huon et Ismaël Dupont, qui était organisée principalement par la section communiste de Roscoff: Yvette et René le Bars, Jean-Yves Salaun, Serge Mercier, Paulette Peron, Serge Puil, Jean-Jacques Labous... Nous étions une petite trentaine (ce qui n'est pas si mal au vu de la faible implantation de la gauche dans le secteur) et les débats furent très riches après les introductions d'Yvette Le Bars, de Marie Huon et d'Ismaël Dupont qui a présenté le programme du Front de Gauche, son ambition et sa jeune histoire.

Nous avons discuté sur:

-la politique internationale (attitude de la France face aux guerres impérialistes maquillées sur un mode humanitaire, retrait de l'OTAN)

- la politique économique (comment rendre possible le passage au SMIC à 1700 euros? Comment se libérer des marges de manoeuvre au vu de notre endettement public et de notre insertion dans la mondialisation?)

- la lutte contre la précarité sociale (comment refaire du CDI la norme du contrat de travail, lutter contre les CDD, les temps partiels imposés, le mal logement et la difficulté d'accès aux soins)

- le bilan économique et social des gouvernements de gauche et du PS au pouvoir depuis les années 1980

- les moyens de récupérer l'argent accaparé par les actionnaires et les milieux financiers par de grandes réformes fiscales et anti-spéculatives.

- la nécessité de prendre en compte des problématiques de terrain et de vie quotidienne: les problèmes de logement à Roscoff, les répercussions de la réforme des collectivités territoriales, les conséquences de la délégation au privé de la compétence gestion de l'eau...      

 

Le vendredi 3 février   une quinzaine de membres du collectif Front de Gauche de Morlaix se sont retrouvés square Bakounine sous les tours de la Boissière auprès de la caravane du Front de Gauche et d'un brasero amené par Hubert, ainsi que de bons gateaux et des boissons chaudes et fraîches, afin d'échanger dans la bonne humeur avec la population du quartier. Nous avons distribué une centaine de tracts et surtout nous avons eu une dizaine de contacts intéressants avec les gens du quartier tout en donnant une bonne visibilité au mouvement et en manifestant sa volonté d'aller au contact du monde ouvrier et du monde du travail.   

 

le front de Gauche à La Boissière

 

Front de Gauche - semaine du 28 au 4 février 2012 003

 

 

Le vendredi 3 février à 20h,  nous étions 4 membres du collectif Front de Gauche à la mairie pour soutenir l'initiative du collectif eau publique Morlaix-Saint Martin des Champs pour que la mairie ouvre une information judiciaire ou fournisse du moins les documents (le détail des dépenses de personnel années par années que le SIVOM peut demander à Véolia) permettant au collectif d'envisager de le faire pour savoir comment Véolia a pu présenter un déficit de 500.000 euros environ sur les 10 dernières années tout en facturant la gestion de l'eau un million d'euros en moins par an dans le nouveau contrat pour les usagers morlaisiens. Devant la démonstration implacable de Michel Le Saint du groupe Idées montrant que les comptes de Véolia étaient des faux et que les frais de personnel avaient été surévalués par le passé pour servir sans scandale démocratique les actionnaires, la majorité municipale de droite, qui a voulu reconduire le contrat de délégation de service public avec Véolia, a botté en touche et n'a rien trouvé à répondre sur le fond, se contentant de dire que c'était désormais une affaire classée, qu'il fallait se rejouir que l'usager paye moins cher son eau et que c'était dans le SIVOM et non en Conseil Municipal de Morlaix que ces débats devaient avoir lieu. Toute l'assistance du conseil et les élus d'opposition ont alors quitté la salle pour manifester leur mécontentement devant l'absence de réponse sur le fond d'Agnès Le Brun.   

 

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