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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 19:49

A l'insu des citoyens, la réforme des collectivités territoriales est en train de casser, avec la complicité de certains élus socialistes, des services publics importants en milieu rural, ceux qui concernent l'électrification. Ils établissent une relation de proximité entre des élus qui connaissent les besoins de leurs communes et de leurs administrés et les services techniques qui peuvent y répondre rapidement et efficacement à condition d'être implantés dans les territoires.

Alors que Morlaix a toujours eu une unité publique locale supervisant l'électrification du secteur, elle est en train de perdre des emplois du fait de la départementalisation de cette compétence et du rapatriement vers Quimper et Landivisiau des services techniques d'électrification. 

Quatre syndicats mixtes d'électrification de la région, celui de Taulé, de Lanmeur, de Saint Pol de Léon, pourraient disparaître à court terme alors que jusqu'à cet hiver, les 39 maires des communes concernées, de toute couleur politique, protestaient énergiquement auprès de la préfecture pour empêcher la départementalisation de l'électrification.

Ces maires de communes rurales étaient déjà échaudés par les conséquences de la loi Nome qui a privé les communes de moins de 2000 habitants des bénéfices de la taxe de 8% sur les consommations d'électricité, alors que les mairies urbaines de plus de 2000 habitants l'ont gardé, quant à elles, alors que les taxes sur la consommation d'électricité sont reversées au budget principal des municipalités et ne servent que marginalement à l'amélioration du réseau, contrairement à ce qui se passait en milieu rural, où les lignes étaient plus facilement enterrées et les réseaux mieux entretenus et renouvelés.

Aujourd'hui, le départ des services techniques d'électrification de proximité implique qu'il sera beaucoup plus cher de raccorder au réseau les nouveaux lotissements, et que les lots seront donc vendus plus chers aux habitants.

Tout l'argent des taxes qu'utilisaient auparavant les syndicaux inter-communaux d'électrification pour répondre aux besoins locaux sera désormais reversé au syndicat départemental d'électrification dont le budget sera extrêmement important, à la hauteur de celui du conseil général. Avec des indemnités confortables également pour les élus influents qui en auront obtenu la gestion.

De quoi peut-être aiguiser les appétits et les ambitions de certains élus influents qui revoient leur position et acceptent désormais la suppression de ces services publics de proximité qui offrent des prestations de qualité aux communes et ont leur confiance pour établir des dossiers de subventions, préparer la passation des marchés de travaux, assurer leur suivi... Ainsi, le sénateur Jean-Luc Fichet a complètement revu sa position concernant le refus de la départementalisation de la compétence électrification au mois de janvier.    

 

I.D  

 

Voici la note d'information alarmante qui nous a été transmise par un spécialiste du secteur avec qui je me suis entretenu tout à l'heure:

 

La réforme territoriale concernant l'électrification dans le Finistère qui se traduira fin 2013 par la dissolution de 30 structures intercommunales qui étaient également réparties sur le territoire finistérien.

 

L'arrêté du préfet datant de fin 2011 concerne essentiellement le regroupement des structures intercommunales citées en objet, et plus communément appelées syndicats intercommunaux d'électrification, en syndicat départemental unique appelé SDEF (syndicat départemental d'énergie du Finistère).

Ceci se traduira donc avant fin 2013 par la formation de collèges électoraux au nombre de 7 dans le département. La carte établie par Antoine Coroller, président actuel du SDEF (UMP), ne tient pas du tout compte du découpage des communautés de communes ni d'agglomérations. C'est un découpage tout autre et c'est pourquoi José Le Guelaff, président du SIE de Huelgoat-Carhaix (plus gros syndicat intercommunal du Finistère) s'est élevé contre cette façon de faire.

Pour lui, la création de SDEF n'est pas un problème, à partir du moment où le découpage territorial correspond aux communautés de communes ou d'agglomération et que les élus sont issus de ces dernières. De plus, il indique que l'argent perçu à travers la taxe sur l'électricité revient au centime près aux territoires concernés.

A ce sujet, il est important de revenir sur la loi NOME, datant de décembre 2010, instaurant la taxe non plus sur les consommations électriques liées aux consommations des particuliers, des collectivités et des industries, mais aussi sur l'éclairage public majorant ainsi la facture des communes de moins de 2000 habitants de 8% au 1er janvier 2012.

Point important à développer concernant les taxes qui sont déjà perçues par le SDEF depuis le 1er janvier 2012: la loi Nome est injuste à 2 titres:

1) Cette loi a laissé la possibilité aux communes de plus de 2000 habitants de percevoir directement les taxes et de les conserver (beaucoup d'entre elles ont délibéré dans ce sens, c'est le cas à Lanmeur). Par contre, toutes les communes de moins de 2000 hab et donc des communes rurales ne peuvent plus les percevoir alors qu'elles le faisaient à travers leurs syndicats de base.

2) Par ce biais, les villes payent certes 8% sur leurs consommations liées à l'éclairage public mais les perçoivent en retour par le biais de la loi Nome. Il n'en va pas de même pour les communes rurales qui ne les reçoivent pas en retour.

Il est sans doute utile de préciser que le budget d'un syndicat départemental d'énergie est équivalent au budget du conseil général du département concerné. Nous nous apercevons tout de suite de l'enjeu politique que ceci représente.

C'est pourquoi Jean-Luc Fichet qui défendait ardemment la proximité territoriale jusqu'en fin 2012 défend actuellement l'inverse, à savoir un grand syndicat départemental sans se soucier de découpage territorial.

Pour mémoire, les 4 syndicats de base, Huelgoat-Carhaix, Taulé, Lanmeur, et Saint Pol, ont gardé toute leur autonomie jusqu'en fin 2012 car le personnel (2 techniciens et un secrétaire) assuraient la cohérence territoriale et surtout le suivi des différents recours (TA et conseil d'état) contre les décisions du SDEF à vouloir départementaliser avant l'heure, 2014.

Par exemple, le syndicat de Plouigneau, donc André Prigent, maire de Plougonven, est président et de surcroît 1er vice président du SDEF, très souvent décrié par tous les élus du Nord-Finistère, transférait dès 2007 sa maîtrise d'œuvre au SDEF et s'oppose farouchement au découpage communautaire et surtout à l'implantation d'une antenne technique et administrative à Morlaix.

Cet élu de gauche, très proche de Marylise Lebranchu, participe au déménagement du territoire et à la fuite des emplois vers Quimper.

 

En conclusion, que faut-il pour nos territoires communautaires?

 

a) d'être représentés au sein du SDEF (syndicat départemental d'énergie)

b) de s'assurer que les finances reviennent sur le territoire pour conserver, voire développer l'activité économique (électricité- gaz, fibre optique)

c) de conserver le personnel sur place pour que les élus aient un contact direct de proximité, en créant une antenne technique et administrative dans les locaux de Morlaix Communauté proche du pôle technique communautaire où les relations entre le service actuel de l'électrification fonctionnent très bien.

 

La communauté de commune de Morlaix vient de se doter d'un service technique important en embauchant un ingénieur et des techniciens qui lui permettent potentiellement de se passer d'études coûteuses réalisées par des cabinets privés pour les travaux.

Mais ce service technique a besoin de compétences complémentaires en ce qui concernent les fibres optiques et l'électrification, qui ne renvoient pas à ses qualifications premières. Il y a tout à gagner pour le service des habitants de la région de Morlaix à ce que, plutôt que le syndicat départemental d'électrification départementalise tout à Quimper ou à Landivisiau, le syndicat mixte d'électrification, qui compte depuis l'an passé un salarié en plus (mais c'est encore insuffisant pour répondre à la demande), reste au contact des services techniques communautaires. Avec l'arrivée de la fibre optique, c'est même deux salariés supplémentaires qui pourraient s'installer à Morlaix si on fait échec à ce projet de centralisation.  

 

 

 

 

 

 

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 06:09

Cette semaine, Marc Laneley, PDG de Brit Air depuis 2002, a démissionné de son poste pour devenir responsable de la réorganisation des compagnies régionales d'Air France.

Air-France KLM, compagnie franco-néerlandaise detenue encore à 15,9% par l'Etat français veut en effet économiser 2 milliards d'euros d'ici la fin 2012 et parvenir à une réduction de 20% des coûts dont elle a la maîtrise. Selon l'agence Reuters (24 mai), ce plan d'économie passerait par un plan de départ à la retraite (2400 départs "naturels" à la retraite non remplacés pour les 3 ans à venir) et par un plan de "départ volontaire" pouvant concerner 2500 salariés. La fusion et la restructuration des filiales régionales ( Brit Air, Airlinair et Régional) est aussi à l'ordre du jour: elles pourraient constituer un groupe plus autonome par rapport à Air France dans le capital duquel rentreraient d'autres investisseurs et qui "louerait" ses avions et ses 3500 salariés en tant que sous-traitant à Air France. L'investissement dans le matériel et les emplois sur ces filiales sera moindre que l'investissement dans la compagnie low-cost que Air France KLM chercherait à développer. La carte des vols pourrait être revue et des aéroports délaissés, tel celui de Morlaix, à la faveur de regroupements régionaux visant à faire des économies sur les effectifs et les équipements.

Cette perspective est extrêmement inquiétante pour les salariés de Brit Air et toute la région de Morlaix où les collectivités ont beaucoup investi pour le développement de l'aéronautique, une filière qui apporte de l'emploi qualifié et des recettes fiscales au pays de Morlaix, tout en constituant une de ses vitrines économiques.  

Pourtant avec ses 400 salariés à Morlaix, son chiffre d'affaire de 363 Millions d'Euros, et son résultat net de 16,4 millions d'Euros, Brit Air n'est pas déficitaire, loin de là. Les responsables politiques doivent se mobiliser pour défendre l'implantation de la filiale à Morlaix et la conservation de l'emploi, pour que les salariés ne fassent pas les frais des logiques de rentabilité financière que cherchent à faire prévaloir les actionnaires d'Air France-KLM.

 

I.D      

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 06:40

J'ai participé cette semaine à un débat télé sur la chaîne régionale dépendant du Télégramme avec Marylise Lebranchu, Agnès le Brun, Dominique Guizien (EELV) et le suppléant du Modem.
La réprésentante de l'UMP et celle du PS ont eu 8 mn de temps de parole, moi et les deux autres environ 4 mn.
Si vous voulez voir l'émission, elle est diffusée:

- le mercredi 30/5 à 7h30
- le jeudi 31 à 22h30
- le vendredi 1er juin à 11h45
- le lundi 4 juin à 9h30
- le mardi 5 juin à 19h15
- le mercredi 6 juin à 15h45
- le vendredi 8 juin à 01h30.

Ismaël Dupont.

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 06:19

presentation-candidats-FDG-mai-OF.jpg

 

PS: Une petite erreur factuelle dans l'article : je n'ai pas été responsable du MJS de Vannes pendant 6 ans mais seulement pendant 1 an et demi alors que j'y ai milité pendant près de 6 ans, de 1995 à 2001. I.D

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 18:08

Autres temps, autres mœurs !

 

Il fut un temps, pas si lointain, où les candidats aux élections étaient des militants choisis pour leur courage, la fermeté de leurs opinions, leur compétence, … ou des personnes dont le parcours professionnel, les engagements associatifs, les recherches pouvaient attester de leur sérieux et de leurs qualités humaines.

 

Las ! Aujourd’hui ces représentants d’une espèce en voie de disparition sont remplacés par des congénères bien différents. Repérés dès leur plus jeune âge, ils entrent dans la « carrière politique » dès la sortie de l’Université ou des grandes écoles pour ne la quitter qu’à l’entrée du cimetière (des éléphants ?)

Comment s’étonner après cela que se développe, entre ces « jeunes pousses », une course effrénée aux postes de pouvoir et aux mandats ? Que les convictions passent au second plan et que les changements d’opinions soient aussi fréquents que les transferts d’une « écurie présidentielle » à l’autre ?

 

Cette petite caste use et abuse d’un jargon, interchangeable, compréhensible d’elle seule et dont la caractéristique est d’être totalement déconnectée de la vie, des difficultés, des drames, des aspirations et des exigences de la population.

 

Comment s’étonner dès lors que nombre d’électeurs ne se retrouvent pas dans ces petits jeux de pouvoir et préfèrent s’abstenir quand ils ne choisissent pas des votes uniquement protestataires et anti-système avec l’inefficacité et/ou les risques et les dérives que cela comporte?

 

Le Front de Gauche quant à lui a décidé de présenter deux jeunes candidats salariés de l’Education Nationale et investis dans le monde associatif.


UN GRAND BOL D’AIR PUR QUOI !!

 

Alain DAVID

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 17:28

Le collectif 29 pour la souveraineté alimentaire (constitué d'Attac 29, du CCFD-Terre Solidaire, des groupes Peuples Solidaires, de la Confédération Paysanne, de la Maison de l'Agriculture Biologique, de Ti Ar Bed...) qui milite pour une réforme de la PAC et de l'OMC organise le lundi 14 mai à 20h30 une soirée publique (avec projection du film "Qui va nourrir le monde?") à la salle municipale de Saint Thonan (entre Landerneau et Guipavas) pour réfléchir au lien entre la faim dans le monde, les règles du commerce international, la domination des logiques financières, et les modes de production agricole.   

 

Nous saluons cette démarche qui cherche à mettre dans le débat public ce qui est sans doute le problème le plus crucial de l'humanité aujourd'hui, et, pour information, je publie la réponse que j'ai envoyé, en tant que candidat du Front de Gauche aux législatives à Morlaix, au "collectif 29 pour la souveraineté alimentaire".

 

 

 

Morlaix, le 11 mai 2012.

 

Messieurs, mesdames les adhérents et responsables du Collectif 29 pour la Souveraineté Alimentaire,

 

Bonjour,

 

J'ai bien reçu l'interpellation que vous avez adressée aux candidats aux législatives et mouvements politiques lors de la réunion que le Front de Gauche Morlaix organisait à Saint Pol de Léon le 9 mars dernier. Il y a  convergence entre nos propositions et analyses et celles du collectif qui milite pour qu'on se donne des moyens efficaces de lutter contre la faim dans le monde, l'iniquité des relations commerciales internationales et la financiarisation du secteur de l'agriculture.

 

Nous partageons votre inquiétude et votre révolte concernant l'accaparement des terres agricoles par les gros investisseurs, l'effacement progressif de l'agriculture paysanne  et vivrière qui nourrit au profit de l'agro-business, les logiques spéculatives au niveau des marchés des premières premières agricoles, renforcées par la commercialisation en développement des agro-carburants et le fait que les matières premières agricoles et l'achat de terre sont devenus des valeurs refuges pour les gros investisseurs après la crise des subprimes. Nous sommes conscients aussi de la nécessité de relocaliser en partie l'agriculture afin de ne pas spécialiser à outrance les pays pauvres dans des agricultures d'exportation qui menacent l'auto-suffisance alimentaire locale, de ne pas leur faire une concurrence déloyale avec nos productions portées par des aides publiques et des accords de libre-échange ravageurs. Pour nous aussi, la souveraineté alimentaire doit être un principe de base pour envisager la réglementation des rapports commerciaux internationaux, les politiques de co-développement et de production alimentaire.

 

En tant que candidat aux législatives dans la circonscription de Morlaix, je m'engage si j'étais élu (et, à défaut, avant et après aussi l'élection, sur le plan de la bataille idéologique) à me battre pour faire prévaloir les objectifs que vous mettez en avant avec raison:

  1. Placer le concept de souveraineté alimentaire au centre des décisions des États et des instances supra-nationales.

  2. Affirmer dans les règles du commerce international le droit à la protection des marchés agricoles.

  3. Soutenir, en France comme ailleurs, une agriculture paysanne écologiquement responsable, diversifiée, créatrice d'emplois, et non une agriculture industrielle, visant prioritairement la compétitivité, et faisant des ravages sur l'environnement, la santé publique, et l'emploi agricole.

  4. Empêcher que l'acquisition de terres dans des logiques financières ou spéculatives fragilisent l'emploi et la qualité de vie des paysans, qui sont les principales victimes de la faim, et des pauvres qui doivent pouvoir s'approvisionner en productions locales.

  5. Mettre fin au soutien public à la production et à la consommation d'agro-carburants.

  6. Lutter contre la volatilité des prix agricoles.

 

Je ne suis pas moi-même un spécialiste des questions agricoles, bien que je m'y intéresse, et c'est pourquoi je vous renvoie aux propositions et analyses défendues par notre orateur de la réunion de Saint Pol de Léon, Xavier Compain, responsable de la commission pêche-agriculture au sein du PCF et co-rédacteur du projet du Front de Gauche sur ces questions. Je vous les rappelle ici dans les grandes lignes de son intervention très riche.

 

Le programme agricole du Front de Gauche est un des plus poussés, des plus travaillés. Il implique par exemple:

 

1) De sortir l'agriculture et l'alimentation de l'OMC. Il ne s'agit pas que d'une déclaration mais d'une bataille politique à mener réellement. Ce qui concerne les estomacs des êtres humains ne doit pas être l'apanage de l'OMC. Après, il y a tout un débat sur la PAC que l'on mène au sein du Parti de la Gauche Européenne au Parlement Européen pour faire face aux défis alimentaires et démographiques qui nous forcent à multiplier par deux la production alimentaire. Il faut définir une politique de sécurité et d'auto-suffisance alimentaire au niveau des grandes régions: cela passe par une régulation et une protection des producteurs locaux. La FAO doit être le grand arbitre international et faire en sorte réellement qu'il y ait des échanges mutuellement avantageux sur les produits alimentaires. Nous ne sommes pas pour autant des inconditionnels du protectionnisme, contrairement aux caricatures: on ne s'interdit pas de commercer du cacao et du café, mais on commerce sans dumping social, environnemental. Il faut à l'échelle nationale ou au moins continentale une planification agricole et alimentaire: le marché ne doit pas tout contrôler.

 2) Il faut réorienter les fonds de coopération au développement: plutôt que d'envoyer du riz FAO dans les situations d'urgence simplement, il faut investir dans des outils de production et de conservation des biens alimentaires (frigos, silos...) qui permettront aux pays en voie de développement d'être davantage auto-suffisants.

3) Nous ne tolérerons pas que les accords bilatéraux de libre-échange laminent nos emplois agricoles. Actuellement, l'Europe importe 450000 tonnes de viande bovine par an: c'est de la viande à moins de 1€ le kilo comme celle qui vient d'Argentine. Les accords du Mercosur nous en imposeraient 500000 tonnes de plus. Dès lors, la messe est dite sur la production bovine française. La même chose s'est produite il y a 30 ans au niveau du mouton. Résultat: aujourd'hui, 7 agneaux sur 10 sont importés.

4) Il y a nécessité à constituer au niveau mondial et régional des stocks alimentaires.C'est la pauvreté de ces stocks alimentaires qui rend les peuples plus vulnérables aux aléas climatiques, aux aléas du marché et à la spéculation. Martine, la voisine de Xavier Compain, a un théorème infaillible pour dénoncer cette situation: si ceux qui sont aux mannettes des politiques agricoles s'occupaient d'un troupeau de vaches, cela ferait bien longtemps qu'ils l'auraient fait crever par imprévoyance et étourderie.

5) Il faut assurer la transition écologique de l'agriculture, c'est resemer et produire nos protéines végétales sur le territoire européen. Actuellement, 75% de l'aliment d'élevage est importé (soja, manioc) et si la Bretagne a de beaux porcs, c'est d'abord parce qu'elle a de beaux ports pour faciliter ces importations. Il faut un accompagnement financier pour produire à nouveau sur notre sol des protéines végétales pour nos élevages: ces aides pourraient être associées à une taxation des importations sur des critères environnementaux (coût en émission de gaz carbonique, normes de production) et sociaux, alimentant un fonds destiné à la transition écologique de l'agriculture.

C'est dans l'air du temps de soutenir verbalement les filières labellisées, les circuits courts, le bio: pour nous, c'est un objectif essentiel. Actuellement, rappelons-le et c'est inadmissible, les paysans qui font du bio sont les derniers payés de la PAC et les plus contrôlés.

Le troisième grand axe de notre transition écologique concerne l'accès au foncier. Nous pensons à l'accaparement des terres cultivables chez nous par les habitations et les promoteurs ou les plus gros exploitants, au Sud par des spéculateurs qui font du business sur la famine. Ainsi, par exemple, la Somalie produit de l'oignon blanc bio à la pelle mais importe du riz FAO. Dans le même ordre d'idée, on peut parler de la honteuse vente forcée de leurs quotas de pêche par les pays pauvres ou du pillage des eaux territoriales du Sud de l'Afrique par des navires russes ou japonais. Et au Kenya, croyez-vous qu'il y a beaucoup de gens qui mangent des fleurs? L'objectif inconditionnel que l'on se donne, c'est que la terre aille à l'agriculture et à l'alimentation. En France, dès maintenant, il faut agir pour changer la gouvernance des SAFER. De la même manière qu'il existe actuellement une SMI, surface minimale d'exploitation, il faut aller vers une surface maximale d'exploitation, pour s'opposer au devenir industriel de l'agriculture et à son hyper-concentration destructrice d'emplois. Il faudrait respecter effectivement la règle existant actuellement suivant laquelle quand une terre se libère, on consulte d'abord les petits, puis les moyens exploitants pour son rachat. Mais le meilleur rempart contre la course au productivisme et à l'agrandissement, c'est la rémunération du travail. Les paysans ont perdus 50% sur le litre de lait ces dernières années. Aujourd'hui, la contractualisation les oblige à des contrats hypothétiques. Ce que nous disons nous, et nous sommes entendus des exploitants, c'est qu'en dessous de 320 € les 1000 litres, on ne rémunère pas le litre de lait. Un bon niveau de rémunération se situerait à 400 € les 1000 litres. Actuellement, seulement 7% du prix d'un pot de yaourt revient au producteur de lait. De la même manière, les producteurs de fruits et légumes crèvent la bouche ouverte depuis 15 ans à cause du dumping social et environnemental des importations.

 

Voici en outre les constats et les idées que j'ai moi-même mis en avant en tant que candidat aux législatives lors de cette assemblée citoyenne sur l'agriculture:

 

« Il est nécessaire de critiquer radicalement les principes du système ou du modèle agricole mondial et européen actuel. 1,3 milliards de personnes, 43% des actifs dans le monde sont des agriculteurs- dans les pays en voie de développement, cela représente 60 à 70% des actifs. Nous sommes donc loin d'être passés à un monde d'économie tertiaire post-agricole. Mais 70% de ceux qui vivent dans l'indigence et qui souffrent de la faim sont des paysans.  

Pourquoi? En particulier parce que dans les années 1970-1980-1990, le FMI a profité du moyen de chantage que constituait la dette publique pour forcer les pays du Sud à ouvrir leurs marchés aux importations de produits agricoles occidentaux plus compétitifs (car subventionnés en amont et protégés par des prix garantis surtout à l'époque) et pour les encourager à se spécialiser dans des monocultures d'exportation dont les travailleurs sont des salariés et des demi-esclaves plutôt que de poursuivre une l'agriculture vivrière indépendante leur assurant de manger à leur faim.

Aujourd'hui, en Afrique, dans les pays arabes, cela coûte moins cher d'acheter du poulet breton que du poulet local... Ces pays en voie de développement ont été rendus trop dépendants des importations et les recettes que leur apporte leur culture d'exportation, comme les cours mondiaux sont contrôlés par les économies les plus puissantes et soumis à toutes les spéculations et variations de la production, sont insuffisantes pour compenser le déficit de la balance commerciale.

Il faut donc permettre à ces pays du Sud d'organiser leur sécurité alimentaire par grandes régions sinon par pays et de protéger leurs marchés intérieurs et leurs producteurs. Il faut les aider à se développer techniquement pour avoir une agriculture plus efficace plutôt que de leur vendre des armes, des autoroutes ou des aéroports pour les dictateurs. L'autre volet de ce contre-modèle agricole qui marche sur la tête, c'est l'agriculture industrielle, productiviste, hyperconcentrée et polluante, qui remunère de moins en moins la moyenne des agriculteurs, dans nos pays occidentaux. Est-il normal que la Bretagne produise chaque année 14 millions de porcs, (60% des porcs français), 40% des volailles en France? A côté de cela, nous ne sommes que la vingt-et-unième région française sur vingt-deux pour le montant du revenu paysan. Ce modèle de développement agricole basé sur la dérégulation des prix compensée par des subventions qui donnent toujours une prime à l'agrandissement, l'investissement dans le matériel, basé sur l'endettement privé, l'emprise de la grande distribution et de l'agro-alimentaire, des fabricants d'aliment pour élevage et de pesticides, sur l'hyper-spécialisation et l'élevage hors sol, c'est un contre-modèle qu'il faut repenser, remettre à plat, car il est responsable, sinon d'une surproduction, du moins de prix des denrées ne suffisant pas à faire vivre les producteurs (le prix du porc tombe souvent à 1,10€ le kilo ces derniers mois, alors qu'il faudrait qu'il soit à 1,60€ le kilo pour faire vivre les éleveurs en dehors des subventions compensatoires).

Un des moyens de préserver et d'augmenter l'emploi agricole, c'est de revenir à une agriculture paysanne d'intérêt général soucieuse de l'environnement et de la santé publique, pouvant se développer grâce à une protection des prix, un soutien public dans l'accès à la terre, une relation plus directe au consommateur... Rendons-nous compte que le nombre d'agriculteurs a été divisé par 10 en 100 ans: jusqu'où se perpétuera l'hémorragie si on continue à valoriser la production industrielle, l'hyper-spécialisation? L'argent serait mieux employé à défendre une agriculture paysanne qu'à soutenir les grands intérêts agro-alimentaires: en 2009, Doux touchait 200 à 300 euros de l'Union Européenne pour la tonne de poulets abattus. Il faut revoir le mode d'attributions des subventions de la PAC, non pour laisser faire les mécanisme de lutte pour l'existence et la compétitivité maximale du marché non faussé, mais au contraire pour soutenir davantage les petites exploitations, l'agriculture bio et écologiquement responsable. »

 

J'espère avoir bien répondu aux attentes de votre association touchant ce questionnaire. Je vais tâcher de me rendre à la réunion publique de Saint Thonan intitulée « Qui va nourrir le monde? » le lundi 14 mai dans 3 jours.

 

Je représente un parti et une sensibilité politique dont l'engagement internationaliste, la préoccupation pour le sort des populations du Sud et la dénonciation des dérives liées au pouvoir de la finance, sont anciennes, et je me retrouve tout à fait dans votre combat.

 

Je me mets à disposition de toute demande de rendez-vous ou d'action en commun, avant ou après les élections. Bien Cordialement.

 

Ismaël Dupont,

candidat du Front de Gauche aux législatives dans la IVème circonscription du 29 avec Marie Huon.

 

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 06:56

 

Mercredi 16 mai, 20h, à Taulé (salle communale de Penzé): Assemblée citoyenne Front de Gauche -Réunion publique cantonale pour les législatives.

 

Jeudi 17 mai, 20h, à Cléder : Assemblée citoyenne Front de Gauche-Réunion publique cantonale pour les législatives (le Channel, place d'Ashburton, près de la salle Omnisports).  

 

Lundi 21 mai, 18h: Assemblée Générale du collectif citoyen du Front de Gauche de la circonscription de Morlaix au local du PCF, 2 petite rue de Callac à Morlaix.

 

Mardi 22 mai, 20h, à la salle des associations de Saint Eutrope à Plougonven: Réunion publique sur l'égalité homme-femme et la question sociale dans le programme du Front de Gauche  avec la sénatrice parisienne de région parisienne, Laurence Cohen.

 

Vendredi 25 mai, 20h, à Commana (Espace Maison Le Saint): Assemblée Citoyenne-réunion publique cantonale réalisée dans le cadre de la campagne législative.

 

Samedi 26 mai: apéro pique-nique citoyen du Front de Gauche place de la République à Roscoff à partir de 11h30 

 

Mardi 29 mai, 20h à Ploudiry (foyer Saint Pierre, rue de la Martyre): Assemblée citoyenne- réunion publique cantonale réalisée dans le cadre de la campagne législative du Front de Gauche

 

Jeudi 31 mai, 20h, à la salle Steredenn de Lanmeur: Réunion publique sur l'écologie dans le programme du Front de Gauche avec François Longérinas, ancien élu vert de Paris devenu membre de la direction nationale du Parti de Gauche.

 

Vendredi 1er juin, à Plouegat Guerrand, à 20h: Assemblée citoyenne du FDG dans la commune où Jean-Luc Mélenchon a fait son meilleur résultat dans la circonscription le 22 avril dernier. Le thème: "prenez le pouvoir!"

 

 

Mardi 5 juin, 20h à Saint Thégonnec (salle des associations, près de la salle des fêtes): Assemblée citoyenne- réunion publique cantonale dans le cadre de la campagne législative.

 

Jeudi 7 juin, 20h à Saint Pol de Léon (Manoir de Keroulas, salle de la Voûte): Assemblée citoyenne- réunion publique cantonale dans le cadre de la campagne législative.

 

Vendredi 8 juin, 20h: à la salle du Cheval Blanc de Plourin les Morlaix, meeting de fin de campagne avec Pierre Zarka, ancien directeur de l'Humanité et responsable de la FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique), membre du Front de Gauche. Intervention des candidats aux législatives, Ismaël Dupont et Marie Huon.

 bandeau Front De Gauche

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 06:37

Une après-midi ensoleillée, des spectacles de très grande qualité (les chanteuses de "Vocal têtues", le chanteur et batteur Célestino Lopez et sa femme, la fanfare Darry Cowl and the Gang, La Famille Chandru, le marionnettiste Juan Perez Escala et son compère conteur Vassili Ollivro ...), une affluence record, deux fois plus importante que l'an passé (500 à 600 personnes en tout sur la fête, 180 repas servis avec "mention excellent" sur toutes les lèvres pour le poisson et l'entrée de Jean-Pierre Beuzit et le far de Patrick Le Nan), des recettes qui ont doublé pour la section PCF de Morlaix, 5 adhésions au cours de l'après-midi, et, au-delà, le principal: de la bonne humeur et de la joie de vivre partout!

 

Sans compter le plaisir de se sentir à nouveau une force qui compte à gauche!  

 

Cette fête du 1er mai fut assurément une très grande réussite.

 

Merci à tous les camarades du parti, sympathisants, et membres du Front de Gauche qui nous ont aidé à la cuisine, au service, à la plonge, à monter la ferme, à monter les stands ou les tenir, à collecter des pubs ou des lots pour les tombolas, à démonter tout en fin d'après-midi. 

 

Merci à tous les artistes qui nous ont fait profiter de leur talent par sympathie politique, notamment Jean-Marc Nayet avec ses très belles photos ramenées de Palestine. 

 

Merci enfin à tous ceux, et beaucoup venaient pour la première fois, qui sont venus apporter leur pierre par leur présence au succès de la fête dans un contexte particulier d'après-campagne présidentielle du Front de Gauche et de lancement de la campagne législative, et qui y ont passé sans doute de bons moments.    

 

 

 

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  Photo de la fanfare Darry Cowl and the Gang arrivant à la fête- JL Le Calvez

 

 

 

 Manif 1er mai 2012 (9)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Photo Pierre-Yvon Boisnard

 

Liens avec l'album photo Picassa de Jean-Marc Nayet: https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=117447052795630236910&target=ALBUM&id=5738213866585504401&authkey=Gv1sRgCN6m5bCHp_GmQw&feat=email

 

 

Manif 1er mai 2012 (10) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo Pierre-Yvon Boisnard

 

 

 Photos de Jean-Luc Le Calvez

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                                                                                               Celestino Lopez

 

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Discours d'introduction au débat sur l'"Humain d'abord".

 

 

On m’a confié la mission d’introduire au débat sur le contenu du projet politique du Front de Gauche en commentant le mot d’ordre unificateur de notre programme, L’humain d’abord, et ses orientations principales.

 

Je tâcherais ensuite d’évoquer brièvement le bilan et les perspectives que nous pouvons esquisser après la magnifique campagne du Front de Gauche des présidentielles, les résultats du 1er tour et les enseignements qu’on peut en tirer pour la suite. Je vais essayer d’être un peu plus concis que d’ordinaire pour laisser le temps à la discussion de se développer.

 

« L’humain d’abord », c’est le titre de notre programme vendu à 300.000 exemplaires, ce petit livre rouge qui esquisse les voies des changements nécessaires dans l’immédiat pour démocratiser les institutions, lutter contre la précarité et les inégalités, mettre au pas les puissances financières, relancer l’activité économique et prévenir les désordres et les catastrophes écologiques. C’est aussi parce qu’il n’est pas une catalogue de mesures destinées à contenter des clientèles électorales mais qu’il présente une cohérence globale et dessine les contours d’un vrai projet de société alternatif au règne du capitalisme et du libéralisme que notre projet, construit sur la base de rencontres citoyennes et de convergences entre des organisations politiques de tradition et de sensibilité différentes, a servi de formidable rampe de lancement pour la campagne de JL Mélenchon.

 

Revenons quelque temps sur ce titre de notre campagne, principal slogan de notre campagne avec « le Prenez le pouvoir » et « l’insurrection citoyenne ». Certains au départ l’ont trouvé gnian-gnian, mièvre, bon pour les bisounours. En réalité, il s’agit d’un mot d’ordre qui vaut comme une critique radicale de la société actuelle et une injonction à la rebâtir sur de nouvelles bases, sans se contenter, car ce n’est plus possible, de protéger des acquis sociaux ou de les étendre quelque peu en s’accommodant des principes capitalistes qui régissent actuellement notre société.

 

Qu’est ce que cet humain, à qui il convient de donner la priorité sur toute autre considération?

L’humain, c’est l’individu concret, qui en tant qu’être de sensibilité et de raison, a le droit à de la considération et des attentions autant que tous les autres, qui a une valeur égale à celle de tous les autres.

L’humain, c’est aussi un idéal ou une valeur renvoyant à ce que l’homme a de meilleur, de plus noble, ce par quoi il réalise sa vocation et sa nature, à travers par exemple la générosité, la bonté, la fraternité, la créativité et l’intelligence critique. Une société humaine, c’est une société qui permet que s’expriment les meilleures dispositions de l’homme, et qui permet à tous les hommes sans discrimination de réaliser leurs virtualités.

 

Une société sans humanité, c’est celle qui à l’inverse consacre le règne de l’égoïsme, de l’indifférence aux autres, broie toute une partie de ses membres, abandonnés par leurs semblables, opprimés, aliénés, deshumanisés par le malheur, l’absence de culture et de chaleur humaine.

 

L’humain, c’est enfin cette nature commune que nous partageons avec tous nos semblables, quelque soit leur sexe, nationalité, religion, et qui justifie la volonté de réunifier l’humanité, d’en finir avec les égoïsmes nationaux, les exclusions, les conflits et les exploitations entre les peuples. C’est le projet d’un nouvel internationalisme fondé sur la paix, le droit, la fraternité et la coopération entre les peuples.

 

Pourquoi cet idéal « l’humain d’abord » est un idéal qui invite à l’action, à la révolte et même un idéal révolutionnaire ?

 

Parce que notre société manque d’humanité, parce qu’elle ne développe pas assez l’humanité de ses membres, parce qu’elle fait primer les intérêts, l’argent, la compétition, sur le droit au bonheur des individus, leur sens du partage, leur capacité à exprimer toutes les possibilités de leur nature.

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Les exemples sont légion et ils sont bien connus.

Les intérêts des multinationales et du business justifient que l’on maintienne dans la faim, la pauvreté, le sous-développement, le manque d’éducation et de perspectives, au moins un quart de l’humanité.

Les relations internationales sont régies par des rapports de force, l’impérialisme de quelques nations favorisées, et des peuples entiers se voient dénier leur droit à l’existence dans ce cadre, comme le peuple palestinien.

Chez nous, les conditions de travail sont de plus en plus précaires, stressantes : l’individu au travail n’est plus considéré qu’en fonction de sa rentabilité, de sa productivité. Pour accroître les profits de quelques uns, on délocalise les activités, on licencie, on laisse se développer le chômage qui empêche les salariés de se défendre et de revendiquer des augmentations de salaires.

On enlève des moyens pour l’éducation, la santé, l’accès de tous au sport, aux loisirs, à la culture pour contrer des objectifs de redistribution des richesses.

Les seules normes que l’on reconnaît désormais sont liés à la rentabilité et à l’utilité marchande, et non plus au bien-être social et à l’émancipation des individus.

Le capitalisme, les médias, la publicité cherchent à faire de nous des consommateurs le nez dans le guidon, incapables de prendre en charge collectivement nos propres affaires. On voudrait que nous nous laissions conduire comme des moutons par des techniciens et des responsables politiques liés aux milieux d’affaires et cherchant à se soustraire aux exigences de la démocratie.

Notre terre commune est dévastée à vitesse précipitée par les exigences du profit et du commerce.

Pour dominer, le capital, qui développe des inégalités toujours plus criantes entre les peuples et à l’intérieur des mêmes nations, a besoin d’attiser les tensions entre les hommes, de détourner les colères des vrais responsables des souffrances des peuples : et ce sont les étrangers, les immigrés, les minorités, les jeunes, les pauvres, les assistés, les fonctionnaires qui sont pris pour cible.

 

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Face à ce constat alarmant d’une mise en crise de l’humanité de chaque homme et des rapports entre les hommes par le capitalisme financier et les politiques libérales qui lui donnent toujours plus d’emprise sur nos vies, notre projet se fonde sur :

 

  • la solidarité et la lutte contre le règne de l’inégalité

  • l’interdépendance entre le devenir de la nature et la vie humaine

  • la reconnaissance du droit à la liberté des individus et des peuples

 

Ses priorités sont au nombre de 4 :

 

  • 1. Partager les richesses et abolir l’insécurité sociale.

  • 2. Les démocraties doivent reprendre le contrôle sur les pouvoirs financiers et les politiques économiques. Réorienter l’UE pour qu’elle ne soit plus au service des puissances d’argent et de leur projet de libéralisation, de casse des droits sociaux et de mise en concurrence généralisée.

  • 3. Il faut prendre à bras le corps les questions de la crise écologique et de la transition énergétique.

  • 4. Il faut démocratiser notre société, en finir avec la Vème République monarchique, oligarchique, basée sur la culture de la délégation de pouvoir.

 

Nos propositions dont l’audace est justifiée par l’urgence des crises sociale, économique, démocratique et écologique que nous traversons, sont héritières de la longue histoire du mouvement ouvrier, de la gauche de combat, de courage et de transformation sociale (et aussi une synthèse entre différentes traditions). Elles sont l’actualisation de cet héritage à l’aune des défis du temps présent.

 

Elles ont redonné envie de gauche et n’ont pas été pour rien dans le fait que nous sommes aujourd’hui en position assez favorable pour battre la droite, même si rien n’est joué et s’il faudra se mobiliser et ne pas trop faire la fine bouche le 6 mai.

Elles ont considérablement relevé le niveau des enjeux mis en avant dans la campagne présidentielle (vs. polémiques de bas étage, insécurité, immigration, viande halal, anti-sarkozysme de réaction conduisant à l’alternance sans alternative).

Elles ont été portées par un formidable tribun parvenant à réveiller les consciences et par une dynamique citoyenne et populaire.

Elles ont permis par leur clarté et leur ambition, la crédibilité de notre aspiration à l’unité dans le respect des différences, de rassembler largement la gauche de gauche et de poser les premiers jalons de la création d’une grande force politique incontournable et peut-être aussi, espérons-le, d’une évolution du rapport de force à l’intérieur de la gauche française.

 

Nos résultats électoraux sont en-deçà de nos espérances (des miennes en tout cas) et peut-être insuffisants pour peser significativement dans l’immédiat sur les décisions d’une majorité PS (encore qu’il reste les législatives et qu’au PS même ils peuvent être un point d’appui pour ceux qui entendent refuser l’austérité, l’absence de prise en compte sérieuse des revendications des salariés et des besoins sociaux, le statut quo dans la soumission aux marchés et à l’Europe libérale ) mais ils manifestent néanmoins une nette progression et le début d’une reconquête.

 

Ils donnent des raisons d’espérer à tous ceux qui luttent en Europe contre les politiques absurdes des partisans de la rigueur, de l’orthodoxie budgétaire et du recul des droits sociaux.

 

Ils sont le résultat d’un formidable essor de l’engagement politique chez beaucoup de sympathisants du FDG. Meetings, collectifs citoyens du FDG, assemblées citoyennes, campagne sur internet.

En tant que communiste, je suis fier que mon parti ait été à l’initiative et ait pris une si grande part dans l’essor du FDG qui a permis cette remobilisation citoyenne et a redonné des perspectives et des espoirs au peuple de gauche et aux salariés, syndicalistes, orphelins d’une force politique non acquise au libéralisme capable de peser sur les politiques suivies.

 

Beaucoup de personnes séduites par la hauteur de l’ambition, la qualité de nos propositions en phase avec les enjeux actuels n’ont toutefois pas encore franchi le pas du vote FDG par réflexe de vote utile et trouille du FN ou de Sarkozy.

 

Il faudra maintenant les convaincre qu’il faut donner des chances à un changement réel pour que la gauche ne déçoive pas à nouveau et que le PS ne retourne pas à ses vieux réflexes socio-libéraux et centristes qui ne feraient que nous rendre plus vulnérables face à la finance et la crise européenne.

 

Aux législatives dans la circonscription, les résultats du 1er tour des présidentielles peuvent laisser espérer un bon score, et pourquoi pas même, il n’est plus interdit d’en rêver, une qualification au second tour. Même si ce n’était pas le cas, il nous resterait la satisfaction d’avoir constitué un collectif citoyen riche de sa diversité, de sa bonne entente et de son dynamisme, bonne base de travail, de réflexion collective et de mobilisation pour la suite, et de nous être donné les moyens de semer des graines pour l’avenir.

 

Car la route est encore longue. Et désormais, nous n’envisageons plus seulement la résistance, mais aussi la conquête du pouvoir.

 

Ismaël Dupont.

Le 1er mai 2012.

 

 

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  Vassili Ollivro, le conteur de Singe Diesel

 

 

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                                                                                      La Famille Chandru

 

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 15:37

Bravo pour la belle mobilisation et la gaieté qu'ont mis dans le rassemblement les participants à la Manif de droite parodique et la fanfare Darry Cowl and the Gang.

Cette fanfare (ainsi que plusieurs protagonistes de la Manif de Droite) nous a ensuite fait l'honneur de sa présence place Allende pour la fête du Viaduc, organisée par le PCF, qu'elle a rejointe escortée par plusieurs dizaines de manifestants.

Plus de 8500 manifestants sur l'ensemble du Finistère, 1500 personnes à Morlaix pour le 1er Mai à l'appel des syndicats CGT-Solidaires-FSU, dont les porte-paroles ont lu un texte à plusieurs voix: on a rarement vu une telle affluence, comme l'a souligné Roger Héré (CGT), sauf en 2002 quand il s'agissait de se mobiliser contre Le Pen après sa qualification au 2nd tour.

La preuve que les salariés et le peuple de gauche établissent bien le lien évident entre la conservation et l'extension des acquis sociaux, la mobilisation dans la rue et la défaite voulue par tous de la droite.

Le refus de l'appel à la mobilisation unitaire de la CFDT 29 (et de FO sur le plan national qui refuse la plupart des mobilisations unitaires) au nom d'une prétendue récupération politique des rassemblements du 1er Mai alors que l'UMP appelait de son côté à un rassemblement anti-syndical à Paris apparaît de ce point de vue difficilement compréhensible. Et d'ailleurs, beaucoup de sympathisants CFDT étaient bel et bien dans la manif car le 1er Mai est une tradition syndicale de mobilisation pour étendre les droits des travailleurs, et il est d'autant plus urgent de se mobiliser aujoiurd'hui qu'une victoire de la droite ou une politique d'austérité consentie dans le cadre d'engagements européens liés aux traités néo-libéraux qu'on est en train de nous imposer seraient responsables de reculs sociaux sans précédent, comme cela advient en Grèce, en Espagne, en Italie, au Portugal.

En tout cas, le message ce 1er mai était clair: on ne se laissera pas faire et si Hollande est élu président, ce qu'on espère, on maintiendra le niveau de pression nécessaire pour que les revendications des salariés et des retraités pour des conditions de travail et de rémunération dignes, l'accès à une vraie qualité de vie, soient entendues et suivies d'effet.      

 

Ci-joint, les très belles photos de Pierre-Yvon Boisnard

Manif 1er mai 2012 (12)

 

Manif 1er mai 2012 (1)

 

Manif 1er mai 2012 (3)Manif 1er mai 2012 (2)

Manif 1er mai 2012 (5)

 

Manif 1er mai 2012 (13)

1er-mai-2012-morlaix-OF.jpg

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 06:30

 

Résultat des présidentielles 2012

4ème circonscription

 

1 – c’est une défaite pour Sarkozy et un désaveu de sa politique. Mais ce n’est pas une déroute.

 

2 – un succès pour le P.S. avec une dimension « vote utile » importante ; donc un aspect « par défaut » non négligeable pour les législatives à venir .

 

3 – une percée du F.N. même si elle n’atteint pas le niveau national qui s’explique

 

- par la détresse dans laquelle est plongée une part de plus en plus importante de la population

- par l’inquiétude grandissante pour l’avenir

- par le rejet de la politique

- par la légitimation des thèmes repris par l’UMP

 

D’où la nécessité d’une bataille idéologique

 

4 – notre score est satisfaisant

 

  • même si les sondages nous avaient fait espérer davantage

  • il faut comparer avec 2007 ( avec le total des 2 candidatures issues des collectifs antilibéraux (Buffet/Bové)

  • avec plus de 11 % nous sommes incontestablement la 2ème force de gauche… et donc incontournables

  • nous avons d’une certaine façon imposé des thèmes de campagne et redonné de l’espérance au peuple, redonné de la légitimité au politique

  • nous avons retissé des liens, élargi le rassemblement et initié une autre façon de faire de la politique

  • nous avons, au moins électoralement, considérablement élargi notre implantation. Dans notre département il n’y a plus de désert à quelques voix ou à moins de 1 %

 

5 – il faut continuer à défendre les propositions de notre programme. Ne pas laisser penser que notre appel à battre Sarkozy et à voter Hollande signifie que ses propositions sont de nature à apporter des réponses satisfaisantes à la situation et à prendre en compte les attentes et les exigences de la population

 

6 – la campagne du second tour et bien entendu des législatives doit donc se faire sur nos propositions et non à partir de l’argumentaire du PS

 

Quelques éléments chiffrés sur la 4ème circonscription

 

2012-2007: Evolution

 

Front de Gauche 8514 voix

Buffet/Bové 2431 voix = + 6083 voix

 

12,14 % contre 3,34 % = + 8,8 %

 

Forces à gauche du P.S. 14,01 % contre 10,38 % = + 3,63 %

 

P .S. 35,53 % contre 30,63 % = + 4,90 %

 

Verts 2,73 % contre 1,69 % = + 1,04 %

 

Total Gauche + 9,57 %

 

Sarkozy

 

19 241 voix en 2007 et 17 231 voix en 2012

26,45 % en 2007 et 24,57 % en 2012

Soit une perte de 2010 voix et de 1,88 %

 

Bayrou

 

16 354 voix en 2007 et 7 474 voix en 2012

22,48 % en 2007 et 10,66 % en 2012

Soit une perte de 8 880 voix et 11,82 %

 

F.N.

 

3 915 voix en 2007 et 7 390 voix en 2012

5,38 % en 2007 et 10,54 % en 2012

Soit un gain de 3 475 voix et 5,16 %

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