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Mardi 29 avril de 18h à 20h30 au local du PCF Morlaix.
Mardis de l'Éducation Populaire passionnant avec Jean Golgevit et la projection du film magnifique et bouleversant de Jean Barat, "La résistante et l'enfant", sur le passé de sa mère, Eva Golgevit, résistante communiste juive d'origine polonaise de la FTP MOI qui a survécu à 18 mois d'enfer au camp d'extermination d'Auschwitz grâce à la solidarité des résistantes communistes juives françaises et à sa force intérieure, ne revenant en France que le 24 mai 1945 après avoir été arrêtée en juillet 1943 par les Brigades Spéciales des renseignements généraux avec 70 autres résistants de la FTP-MOI. Une femme d'une force et d'une joie de vivre formidables restée militante communiste toute sa vie, décédée à 104 ans en 2011, dont le film dévoile les chants français et yiddishs, et le lien très fort avec son fils Jean, enfant caché retrouvé à la libération après des années dans des familles d'accueil, amoureux de la musique, professeur de musique atypique, chef de chœur à Quimper et dans d'autres villes, qui interpréta le Canto Général à la fête de l'humanité sur la grande scène.
30 personnes ont participé à ce mardi de l'éducation populaire sur la mémoire de la seconde guerre mondiale, de la résistance et de la déportation, et un parcours singulier et exemplaire de la FTP-MOI, celui d'Eva Golgevit.
Un moment d'une grande intensité au local du PCF Morlaix. Photos Pierre-Yvon Boisnard et Ismaël Dupont.
J'ai eu la chance de découvrir aux Studios à Brest lundi 30 septembre grâce à une soirée organisée par le groupe AFPS de Brest (la salle était comble) le très beau et émouvant film "Mémoires de Palestine" de Serge Le Peron, un dialogue avec Leïla Shahid, représentante de l'OLP en France et en Europe dans les années 1990-2000, qui fut la voix de la Palestine en France, pendant Oslo, la seconde Intifada, et une voix magnifique de courage, de liberté, de force de conviction. Le film de son ami Serge Le Peron, breton et finistérien, parcourt l'histoire de la Palestine entre 1920 et 2020 à partir d'images d'archives et du parcours de la famille de Leïla Shahid, retracée par la mère de Leïla, Shirine Hussaini Shahid, une autre femme puissante, l'inspiratrice de Leïla, émigrée au Liban et à Beyrouth quand son mari, le grand-père, ancien maire de Jérusalem, dirigeant nationaliste palestinien, est emprisonné par les britanniques au milieu des années 30. Une famille dévouée à l'idéal d'indépendance et de souveraineté des Palestiniens, pour la vie et la liberté de son peuple, au combat contre l'occupation coloniale britannique et israélienne, ce qui n'a jamais empêché Leïla Shahid de tenir un discours d'amour de la vie, du dialogue entre les cultures et les peuples, de paix, de respect, de laïcité. Leïla raconte dans ce film aussi comment elle a accompagné Jean Genet dans les camps de réfugiés palestiniens du Liban, expérience matricielle du dernier chef d’œuvre de Jean Genet, "Un captif amoureux", ou encore Jacques Chirac à Ramallah quand ce dernier a déjoué avec autorité les provocations des forces de sécurité israélienne pour pouvoir saluer les commerçants palestiniens autour de lui.
Ismaël Dupont
Festival International du Film de Bretagne
" LE RÊVE DE FANNY " de Jean-Christophe Yu
Un film sur l'esprit de résistance et de solidarité inspiré par la vie d'un couple de militants communistes du XXe siècle
Meilleur Film Documentaire dans la catégorie "Films d'Europe"
à la disposition des cinémas, ciné-clubs et associations culturelles de France
Le Groupe "Le Rêve de Fanny"
https://www.facebook.com/groups/847211420137717
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"Tout de suite après s’être rendue à Paris pour assister aux cours du Docteur Lamaze à la maternité de la CGT-Métallurgie (Les Bluets), Jeanne, ma grand-mère maternelle, devint, en Belgique, aux côtés du Docteur Peers, l’une des pionnières militantes de l’accouchement sans douleur. Une révolution alors !
C’est adjoint d’un prêtre et d’un gendarme que Paul dirigea la résistance armée (FI-PA) dans la province du Luxembourg pendant la seconde guerre mondiale. Avant de redevenir militant, Échevin des Beaux-arts, puis de nouveau artiste, 30 ans après cette période où, aux côté d’Aragon, il avait participé à la création des Artistes et des Écrivains Révolutionnaires. Jeanne, Paul, deux protagonistes de mon dernier film « Le Rêve de Fanny », militants pour la résistance, la paix et la fraternité.
Et puis il y a moi, jeune militant participant activement, en 1983, à l'une des plus grandes manifestations pour la paix organisée en Belgique ! Soit, une longue histoire mouvementée, grave, triste, drôle, poétique, le tout en un. Une véritable épopée ! Un film (professionnel/coproduction RTBF) qui évoque l’engagement et les combats, politiques, sociaux ou culturels, de deux personnalités "ordinaires" à travers le 20e siècle, entre France et Belgique. Un film à vocation universelle et tout à fait intemporel !"
Jean-Christophe Yu, le réalisateur
"Avec Bye Bye Tibériade, Lina Soualem dresse un portrait multi générationnel centré sur les femmes de sa famille. Il y a environ trente ans, l’actrice palestinienne, Hiam Abbass a quitté son village palestinien Deir Hanna, en Galilée, où elle a grandi avec son arrière grand-mère Um Ali, sa mère Neemat et ses sept soeurs, pour poursuivre son rêve de devenir actrice, à Paris. Trente ans plus tard, caméra en main, sa fille Lina interroge l’exil choisi de sa mère et la façon dont les femmes de sa famille ont pu influencer ses choix, son imaginaire, sa vie loin de Tibériade. Montrées à travers des images contemporaines et des films familiaux des années 90, quatre générations de femmes palestiniennes révèlent leur mémoire intime et collective, par la force de leurs relations.
Dans ce monde, on a toujours besoin de lanceurs d'alertes, de vrais journalistes indépendants, reporters, cinéastes documentaristes qui luttent contre la censure malgré les incessantes intimidations et menaces... et même parfois des balles tirées dans leurs caméras. Ce fut le cas de René Vautier, toute sa vie, qui fut aussi le cinéaste français le plus censuré. Et nous sommes heureux de vous présenter enfin le second coffret tant attendu qui inspirera peut-être de nouvelles générations.
Le voici enfin, après le coffret 1 René Vautier - Anticolonialiste voici le tout nouveau et inédit coffret 2 René Vautier - Rouge Bretagne : https://www.laboutiquedesmutins.org/rene-vautier-rouge...
Promo Intégrale : Les deux coffrets pour 49.3 €
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« Parmi les jeunes réalisateurs, le Breton René Vautier tranche à la fois par son allure et ses convictions, il pense visiblement que lorsqu'un mur se dresse sur la route de ce qu'il veut montrer, Ia seule solution consiste à foncer dans le mur, caméra au poing et tête en avant. Une tête de Breton, les murs n'ont qu'à bien se tenir ! » Georges Sadoul, 1951
René Vautier, réalisateur d'Avoir 20 ans dans les Aurès, est un cinéaste à l’écriture originale, engagée et poétique, portée par un humour chaleureux donnant à son œuvre une place unique et conquise de haute lutte dans l’histoire du cinéma. Il n’a jamais attendu que l’avenir lui donne raison pour choisir son camp ni la permission de filmer ce qu’il voyait, ce qu’il savait, ce qui était vrai.
De la dénonciation du colonialisme aux grèves des mineurs, de la guerre d’Algérie aux années Giscard, de la marée noire aux combats féministes, des luttes sociales aux luttes tout court, René Vautier a braqué sa caméra sur tous les grands combats de la deuxième moitié du vingtième siècle avec l’ambition de mettre l’image et le son à la disposition de ceux à qui les pouvoirs en place les refusent. À partir de 1969, c’est sous l’égide de l’Unité de production cinéma Bretagne (UPCB) qu’il produira et diffusera ce « cinéma d’intervention sociale ». Sa grève de la faim en 1973 fera tomber la censure pour critères politiques dans le cinéma français.
https://www.laboutiquedesmutins.org/rene-vautier-rouge...
Mutins Pangee Les Mutins de Pangée
Ce coffret rassemble sept films jusque-là inédits en DVD et pour la plupart récemment restaurés. Il complète un premier volume qui réunissait déjà dix-sept films « anticolonialistes » de René Vautier. Le livre de 190 pages raconte, grâce à des archives retrouvées, cette aventure cinématographique exceptionnelle.
Philippe Bouvier