Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 10:30

Voici le texte " La France en commun " adopté le 20 mai par la commission nationale du projet ...de " communisme de nouvelle génération " .

Soumis à la discussion des communistes évidemment , il s'enrichira aussi par des apports de toutes parts .

Il nourrira également , n'en doutons pas , les propositions des listes de gauche, citoyennes d'anti-austérité pour les élections régionales .

Ce texte a déjà beaucoup de souffle .

http://www.pcf.fr/sites/default/files/conv-projet-20-mai-2015-la-france-en-commun.pdf

"La France en commun": la base d'un projet communiste de nouvelle génération
Partager cet article
Repost0
22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 18:52

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF 29, représentera les communistes finistériens à ce forum sur l'éducation organisé par le PCF le samedi 23 mai à Paris au lycée Diderot et ouvert à de nombreux acteurs du secteur, militants politiques et syndicaux de diverses sensibilités pour construire une plateforme programmatique vraiment de gauche sur les questions éducatives et analyser les problèmes dans leur complexité.

Infos et inscription : http://reseau-ecole.pcf.fr/69194

Pour vous inscrire en ligne à l'initiative, c'est ici !

L'école française est de plus en plus inégalitaire. Il est urgent de construire dans les luttes, dans l'action quotidienne et dans le débat une réponse politique neuve, pour une école de la réussite de tous.

Comment mettre en oeuvre le "tous capables" inscrit dans la loi d'orientation ? Quelle école pour former des citoyens et des travailleurs émancipés ? De quels savoirs avons-nous besoin face aux défis nouveaux de l'économie et de la démocratie? Quelle place des territoires dans une politique nationale d'éducation ? Quel avenir pour l'éducation prioritaire?…

Le PCF vous invite à une journée de travail et de débats, avec des acteurs de l'éducation et les forces politiques de gauche, en présence de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

Samedi 23 mai de 9h à 18h

Lycée Diderot - Paris 19e

Le programme

À partir de 9h : Accueil des participants en présence de Laurent LEN, proviseur du lycée Diderot,d’Henriette ZOUGHEBI, vice- présidente (PCF) de la région Île de France en charge des lycées et de Marine ROUSSILLON, responsable des questions d'éducation au PCF

LES ATELIERS : TRAVAILLER ENSEMBLE LES PROPOSITIONS QUI CHANGERONT L'ÉCOLE (10H-12H30)

1. Quelle place des familles et des jeunes dans les établissements ? Quelles constructions collectives ? Avec Bruno Masurel, ATD Quart Monde. Atelier animé par Fouzia Settahi.

2. Crise du recrutement, crise du métier d'enseignant… Quels enseignants pour assurer la réussite de tous ? Avec Claire Pontais, syndicaliste enseignante. Atelier animé par Anne Belleville.

3. Éducation : quels services publics complémentaires ? (culture, sport, loisirs, petite enfance…) Avec Nicolas Bonnet, président du groupe communiste à la mairie de Paris et la participation du collectif culture du PCF. Atelier animé par Marie-France Winghardt.

4. Mieux d'école, est-ce plus ou moins d'école ? Temps scolaire et scolarité obligatoire. Avec Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice (PCF). Atelier animé par Nicole Sergent.

5. Carte scolaire, éducation prioritaire, affectations, options… Quels outils pour construire l'égalité sur tout le territoire en matière d'éducation ? Avec Belaide Beddredine, conseiller départemental de Seine-Saint-Denis, adjoint au maire de Montreuil chargé de l'éducation, et Lorenzo Barrault-Stella, chercheur au CNRS spécialiste de la carte scolaire. Atelier animé par le réseau école Paris.

6. Défis nouveaux du travail, de la démocratie et de la mutation écologique: de quels savoirs a-t-on besoin ? Avec Yves Peuziat (Syndicat des Inspecteurs d'Académie). Atelier animé par Christian Foiret.

7. Quel avenir pour la jeunesse? De la formation à l'emploi : orientation, qualification, diplôme. Avec Henriette Zoughebi, vice-présidente de la région Île de France en charge des lycées. Atelier animé par les jeunes communistes. Avec la participation de Patrice Coulon, LEM.

8. "Difficulté scolaire", "Décrochage" : sortir du fatalisme et des réponses individuelles. Avec Christine Passerieux (GFEN). Atelier animé par Pierre Marsaleix.

Pause déjeuner: un buffet froid est servi ! Participation : 10 euros

LE DÉBAT : QUELLES PROPOSITIONS POUR CONSTRUIRE L'ÉCOLE DE L'ÉGALITÉ? (14h-16h30)

DISCOURS DE PIERRE LAURENT, secrétaire national du PCF (16h30)

Quelle politique de gauche pour l'éducation?
Partager cet article
Repost0
12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 19:54
Photo des Congressistes (100 participants, 80 délégués) - Jean-Luc Le Calvez

Photo des Congressistes (100 participants, 80 délégués) - Jean-Luc Le Calvez

Ce samedi 11 avril, 80 délégués des sections communistes du Finistère se sont retrouvés en Congrès extraordinaire à Plonéour Lanvern. Congrès demandé par 200 communistes et rendu selon eux indispensable pour qu'ils disposent d' "une fédération qui remplisse son rôle, qui fonctionne démocratiquement et où tous les communistes aient leur place."

Tous les avis ont pu s'exprimer dans un climat apaisé. Si le regard porté sur la situation de l'organisation ne fait pas l'unanimité tous s'accordent pour dire qu'il faut ensemble trouver les réponses à y apporter.
Une feuille de route a été actée. Dans le souci de faire du commun, elle reprend les propositions des signataires de la demande du Congrès ainsi que celles venant du Conseil départemental sortant qui peuvent les compléter ou les préciser. Elle sera mise en forme par le Conseil départemental élu qui se réunira dès mercredi à Pont de Buis.

Ismaël Dupont, secrétaire départemental.

Sur 78 présents la nouvelle direction avec Ismaël Dupont comme nouveau secrétaire départemental a été élue par 65 voix avec 11 bulletins nuls et deux blancs.
On reviendra plus longuement sur l'événement que constitue ce Congrès pour le PCF dans le Finistère dès la semaine prochaine.

MOTION votée à l'unanimité par les congressistes

" Dans le Finistère le Parti Communiste au cœur des luttes pour reconstruire une nouvelle force de gauche, une majorité alternative, citoyenne et populaire, pour sortir de l’austérité et pour un projet social, solidaire et écologique".

Notre pays va mal, notre région aussi, c'est un constat alarmant mais bien réel que chacun peut faire. Discréditée par un gouvernement et un président de la République élu en son nom, la gauche est en danger. Les élections l’ont une nouvelle fois confirmé: cette politique libérale, ou sociale-libérale, est mortifère, elle fait le jeu de l’extrême droite et de la droite.

En Bretagne, entre 2011 et 2012 : 11.000 foyers aux revenus fiscaux inférieurs à 20.000 euros sont devenus imposables. 30 % de ces foyers, les plus modestes ont payé l'impôt sur le revenu en 2012 contre 27,5 % l'année précédente. Leur effort fiscal : plus de 42 millions d'euros en un an.

Conséquences directes, une multitudes d'aides individuelles directement liées au niveau d'imposition ont été soit remise en cause soit sérieusement diminuées... Appauvrissant encore davantage les plus précaires. La part des habitants qui renoncent aux soins pour motif financier, atteint dans notre région un pourcentage de 25 à 30% voir supérieur pour certaines communes, l'on constate que les personnes ou catégories qui, n'étaient pas allées consulter un médecin depuis plus de 12 mois pour des motifs financiers sont en majorité, des précaires : chômeurs, familles monoparentales, jeunes, personnes sans CMU (couverture maladie universelle) ni complémentaire santé. Les femmes sont, par ailleurs, plus nombreuses que les hommes à déclarer avoir renoncé à des soins.

L'indispensable loi sur le vieillissement pour adapter la société à la perte d'autonomie souffre de moyens très insuffisants par rapport aux enjeux.

Conséquences économiques et sociales : Chômage, précarité, mal vivre... Nous n'allons pas comme certains constater les dégâts d'une politique et de droite prolongée par une austérité de « gauche » mais plutôt y voir la continuité de l'agression contre les plus démunis, le sacrifice d'une grande partie de la jeunesse livrée à l'incertitude du lendemain et à un avenir bouché ,la diminution des crédits sociaux et publics, le blocage des rémunérations du travail et des retraites, le maintien d’une fiscalité injuste et la casse de l’organisation territoriale du pays.

S'ajoute à tout cela le sentiment de n'être pas écoutés voire méprisés par un gouvernement sourd à ce qui monte du pays: défenseurs de l'hôpital de Douarnenez en butte à la volonté de casse de cet établissement par la Ministre , salariés de l'agro-alimentaire, parents d 'élèves se dressant contre les fermetures de classe et bien d'autres encore,tous sont exaspérés, en colère.

Pourtant ils et elles sont porteurs de propositions, de solutions, d'idées novatrices. Que ne les écoute-t-on pas!

Pendant ce temps le grand capital se gave, les groupes du CAC 40, n'ont jamais fait autant de profits.

En 2014, les profits des groupes du CAC 40 ont bondi de 40 %. Leurs actionnaires ont empoché le gros du gâteau. Des résultats obtenus contre l’emploi et les salaires. La reprise de l’économie, elle, reste en attente.

En 2014, les sociétés du CAC 40 ont dégagé 67,58 milliards d’euros de profit, soit une hausse de 39,4 % par rapport à 2013. Un formidable pactole dont l’essentiel est tombé dans l’escarcelle de leurs actionnaires, sous forme de dividendes ou de rachats d’actions : 56 milliards d’euros exactement, un montant proche du record de 2007

En moins d'un an quatre élections ont eut lieu, et à chaque fois le même désaveu, et la poursuite d'une même politique anti sociale, austéritaire.

Nous ne défendons pas une chapelle ou une boutique: pour nous, le parti communiste français n’est pas une fin en soi mais un outil au service de notre peuple pour changer l’ordre des choses et combattre les dégâts générés par la domination capitaliste.

Nous ne sommes pas la gauche de la gauche, mais bien le cœur de la gauche. Le Parti Communiste, composante essentielle, fondateur du Front de Gauche,travaille à son élargissement, les promesses venue de SYRIZA en Grèce, ou de PODEMOS en Espagne, montre qu'il est possible de constituer des forces qui s'opposent à l'austérité, à la précarité, qui luttent pour une société plus humaine, plus démocratique.

Nous voulons retisser les liens indispensables avec nos concitoyens, en apportant notre expérience, mais aussi être, à l'écoute et au plus près, dans les luttes et les moments difficiles que traversent les populations de notre département, et pas seulement en périodes électorales.

Nous voulons relancer le débat d' idées: oui nous le pensons, il y a d'autres solutions que celles que l'on nous présente comme fatales, comme naturelles, « modernes », inévitables...

Pour cela nous avons besoin de vous :Femmes et Hommes, Militants ou sympathisants communistes qui à un moment vous êtes éloignés de nous, militants d'associations, syndicalistes, citoyens qui voulez que cela change votre place est parmi nous, avec nous: notre Parti vous est ouvert.

Ouvert vers toutes les forces populaires, militantes, associatives et citoyennes de notre département, concernées par la nécessaire et indispensable réaction face aux menaces qui sont devant nous.

Toutes les forces de progrès sont interpellées. L'heure est à la construction d’une majorité alternative, citoyenne et populaire, pour sortir de l’austérité et pour un projet social, solidaire et écologique.

Pour notre part nous sommes décidés à y travailler dans nos campagnes, dans nos villes, sur les lieux de travail. De notre engagement à tous et toutes dépend notre avenir. Chacun et chacune d'entre vous peut à sa façon y contribuer.

Ouvrons ensemble « Les chantiers de l'Espoir »!

le bureau du congrès avec le représentant de la direction nationale, Jean-Louis Frostin (photo JL Le Calvez)

le bureau du congrès avec le représentant de la direction nationale, Jean-Louis Frostin (photo JL Le Calvez)

Michel Le Goff, candidat FDG aux municipales à Bannalec, membre du PCF et responsable syndical chez Bigard (photo JL Le Calvez)

Michel Le Goff, candidat FDG aux municipales à Bannalec, membre du PCF et responsable syndical chez Bigard (photo JL Le Calvez)

Martine le Nozerh, Jean-Louis Frostin et Jacqueline Héré (photo Jean-Luc Le Calvez)

Martine le Nozerh, Jean-Louis Frostin et Jacqueline Héré (photo Jean-Luc Le Calvez)

Roger Héré, un des 8 délégués de la section de Morlaix

Roger Héré, un des 8 délégués de la section de Morlaix

Christian Delannee, un des délégués de la section de Morlaix, avec Roger Héré et Jean-Jacques Penven (Huelgoat)- photo Jean-Luc Le Calvez

Christian Delannee, un des délégués de la section de Morlaix, avec Roger Héré et Jean-Jacques Penven (Huelgoat)- photo Jean-Luc Le Calvez

Jean Dréan, notre cher camarade de Plouigneau exilé à Quimper par la force des choses - photo Jean-Luc Le Calvez

Jean Dréan, notre cher camarade de Plouigneau exilé à Quimper par la force des choses - photo Jean-Luc Le Calvez

Roger Dupas, du pays bigouden, qui a lu la motion votée par le congrès à l'unanimité (voir ci-dessus) - photo Jean-Luc Le Calvez

Roger Dupas, du pays bigouden, qui a lu la motion votée par le congrès à l'unanimité (voir ci-dessus) - photo Jean-Luc Le Calvez

Ismaël Dupont et Roger Héré- photo Jean-Luc Le Calvez

Ismaël Dupont et Roger Héré- photo Jean-Luc Le Calvez

le moment du vote pour le Conseil Départemental - photo JL Le Calvez

le moment du vote pour le Conseil Départemental - photo JL Le Calvez

Partager cet article
Repost0
24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 19:28

Les listes soutenues par le Front de gauche réalisent un score de 9,4 % au niveau national (PCF)

La totalisation des résultats publiés ce matin par le ministère de l'Intérieur rend volontairement illisibles les scores des candidates et candidats présenté-e-s et soutenu-e-s par le PCF et le Front de gauche, avec dans de nombreux cantons un large rassemblement de forces de gauche et écologistes.

La réalité de ces totalisations est la suivante : les listes soutenues par notre rassemblement réalisent un score de 9,4 % au niveau national. Le PCF avec le Front de gauche fait plus que résister, il progresse par rapport aux élections départementales de 2008 et 2011. Ces résultats sont un encouragement à poursuivre le travail de rassemblement et d'espoir pour une autre politique à gauche.

L'heure est maintenant au rassemblement le plus large à gauche pour empêcher l’élection de nouveaux élus de droite et d'extrême droite qui ont dans leur viseur les services publics et les politiques de solidarité et de progrès social portés par les départements . La question essentielle, celle qui doit nous mobiliser et nous rassembler jusqu'à dimanche prochain, est le maintien et le renforcement de ces politiques publiques.

Parti communiste français

Paris, le 23 mars 2015.

Partager cet article
Repost0
13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 07:11

Communiqué de presse Agriculture : « Nous ne céderons pas les estomacs à la finance»

3,56 milliards d'euros de fonds spéculatifs sur les matières premières agricoles seraient détenus par trois banques françaises, BNP, Société Générale et Natixis selon les ONG Oxfam.

Les paroles prononcées par les banques de ne plus spéculer, il y a maintenant deux ans se sont envolées. Pire, l'opacité prévaut avec les fonds qui ne seraient pas déclarés… Le système bancaire privé mène notre pays au désastre, il affame. Oubliées également dans le viseur du pacte de responsabilité, les promesses du candidat François Hollande sur la lutte contre la volatilité des marchés agricoles. Alors que la faim est partout et à nos portes, que les agricultures paysannes sont jetées dans les crocs des prix mondiaux, il est urgent de rompre avec les marchés financiers.

Forces de la Gauche Européenne, nous portons l'ambition de nouvelles politiques publiques. Avec courage, la France, pourrait y contribuer, notamment avec la création d'une convention internationale sur la non spéculation financière des biens alimentaires, assortie de stocks de sécurité alimentaire en Europe. En France, dans les cantons, les candidat(e)s PCF, Front de Gauche, font de la relocalisation alimentaire et agricole un des enjeux majeurs des élections départementales.

Favoriser l'approvisionnement locale de nos écoles, hôpitaux, administrations… Être un acteur public du foncier en aidant l'installation de jeunes producteurs et créer des fonds décentralisés pour l'emploi et le développement. En faisant le choix de l'humain d'abord, nous ne céderons pas les estomacs à la finance.

Paris, le 11 mars 2015

Partager cet article
Repost0
22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 07:35

Départementales / Contre la droite, l’extrême droite et l’austérité : le Front de gauche et le PCF

 

 

Mobilisés contre la droite, l’extrême droite et l’austérité, choix actuel du gouvernement Valls et des institutions européennes, les candidat-e-s présenté-e-s ou soutenu-e-s par le Front de gauche sont présents dans plus de 76% des cantons de France métropolitaine. Cela fait du Front de gauche la force de gauche la plus présente sur l’ensemble du territoire national.

En tant que candidate et/ou candidat titulaire, les communistes sont partie-prenante de plus de 80% des binômes présentés par le Front de gauche. Le PCF contribue à plus de 57% des candidatures féminines de ces binômes.

Plus de 14% des candidatures soutenues ou présentées par le Front de gauche se font dans le cadre de binômes avec des titulaires Europe écologie les Verts. 60% de ces binômes Front de gauche et écologistes incluent une ou un titulaire issu-e- des rangs du PCF.

Un quart des binômes du Front de gauche compte comme candidat-e, des femmes et des hommes issus des mouvements sociaux et de l’action citoyenne et associative.

 

Le PCF tient à dénoncer les manipulations du ministère de l’intérieur qui, sous couvert d’étiquetage administratif des binômes, minore le nombre de candidats du Front de gauche et du PCF en faisant disparaître les étiquettes politiques des candidats dans des catégories généralistes incertaines comme « divers gauche » ou « union de la gauche . Tout cela avec l’objectif inavoué de camoufler un possible recul du PS, de minimiser le score du Front de gauche et de survaloriser celui du FN. C’est pourquoi le PCF publiera ses propres totalisations nationales des forces politiques au lendemain du 1er tour.

Ainsi dans tous les départements, notre peuple pourra compter des candidat-e-s du Front de gauche en faveur d’un département utile à la vie quotidienne des populations, des candidat-e-s capables d’ouvrir une perspective de changement à gauche.

 

logo

Partager cet article
Repost0
5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 19:31

Face aux pressions de la BCE contre la Grèce, le PCF appelle au rassemblement

 

Hier soir, la BCE a décidé de changer le régime des garanties d'emprunt des banques grecques. Mario Draghi porte seul la responsabilité du krach bancaire qui a découlé de ce geste unilatéral de la BCE, sous pression d'Angela Merkel. La BCE révèle ainsi qu'elle n'est ni indépendante, ni démocratique et qu'il devient vital de la refonder dans l'intérêt de tous les peuples européens.

 
Cette décision n'a qu'une fonction : mettre la pression et essayer de semer la panique au moment où les négociations entamées par Tsipras et Varoufakis s'élargissent et portent leur fruits, au moment où chacun est obligé de reconnaître la bonne volonté, les efforts et l'intégrité du gouvernement grec, ainsi que la crédibilité et le caractère réaliste de son programme.

Ce que demande le gouvernement grec, c'est un peu de temps pour laisser respirer le pays après des années d'austérité et le respect du mandat que le peuple lui a confié, c'est à dire la négociation d'un nouveau plan pour la Grèce, différent de celui imposé par la Troïka. Mandat que l'opinion grecque continue de supporter très majoritairement. La France doit soutenir cette démarche.

Le PCF appelle à un rassemblement unitaire dès ce soir à 18h30 devant la Banque de France* pour le respect du vote des grecs et pour que la France se positionne clairement aux côtés de la Grèce dans les prochaines échéances.

 

logo

Partager cet article
Repost0
4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 07:08

Pierre Laurent était l'invité de C politique sur France 5, dimanche 1er 
février à 18h00.

La vidéo de l'émission est disponible sur le site du PCF : 
http://www.pcf.fr/

 

pierre laurent

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 15:54

Irak : sortir du piège de la guerre sans fin (PCF)

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Irak : sortir du piège de la guerre sans fin (PCF)

 

Les parlementaires ont débattu hier, 13 janvier, de la poursuite de l'intervention militaire française en Irak. Ce débat suivi d'un vote est intervenu dans le contexte douloureux que connaît le pays depuis les odieux massacres des 7 et 9 janvier 2015 à Charlie Hebdo et au supermarché casher de la Porte de Vincennes. La participation de la France à l'action de la coalition internationale sous commandement américain, lancée en septembre dernier, pose question.

La détermination des communistes à stopper l'influence et la violence des groupes armés islamistes est sans équivoque. Le peuple de France dans toutes ses composantes et tous les habitants de notre pays doivent vivre en sécurité.

Dire aujourd'hui que désormais « la France est en guerre sur son propre sol » et que notre réponse doit être de prolonger l'intervention militaire en Irak est irresponsable et dangereux. Cette vision nous précipite dans le piège tendu par les intégristes. Eux veulent la guerre généralisée, le prétendu « choc des civilisations » ; nous, le peuple de France, voulons une société de libertés, de solidarité et justice sociale, laïque, fraternelle et un monde de paix.

C'est ainsi qu'il faut entendre la mobilisation et l'union des citoyens dans tout le pays et rester « fidèles à l'esprit du 11 janvier 2015 ». C'est pour cela qu'aujourd'hui la France par sa voix officielle devait avoir le courage, comme elle l'eut en mars 2003 devant tous les États et nations du monde, de dire non à la poursuite de la stratégie de « guerre contre le terrorisme » telle qu'elle est menée sous l'égide des Etats-Unis depuis des années en Afghanistan, en Irak, en Libye.

Quels résultats ont été obtenus en 4 mois en Irak ? Quels sont les objectifs de cette intervention militaire ? Et surtout quelles sont les initiatives politiques envisagées par le gouvernement pour ramener la paix et la stabilité dans la région ? Questions qui sont demeurées sans réponse.

La stratégie de « guerre au terrorisme », cette « guerre sans fin » lancée par la présidence américaine au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 à New York est en échec patent. Toute action militaire occidentale et étrangère répond à la tactique des « djihadistes » et les confortent : c'est la leçon qu'il faut tirer lucidement de ces dernières décennies.

La politique de l'OTAN a produit les résultats strictement inverses à ceux affichés. En réalité, elle alimente ce fléau. Depuis 2001, les foyers de « djihadistes » ont été multipliés par 13 dans le monde, elle renforce les réseaux intégristes sans s'attaquer à la racine du problème : les causes, les soutiens actifs et les facteurs qui nourrissent leur développement ; hier soutenus et aujourd'hui bombardés, les intégristes servent de sombres calculs parce qu'ils ne représentent aucune alternative, broient tout espoir et aident à maintenir l'oppression.

Cette politique aggrave la déstabilisation du Proche-Orient et de l'Afrique de l'Ouest ; en Europe, elle leur permet de capter une jeunesse en désespérance, en rupture sociale, qui passe allègrement de la violence de la délinquance à la violence du fanatisme sectaire.

Nous devons changer de politique extérieure en contribuant au soutien – y compris matériel mais sans intervention extérieure – aux forces démocratiques kurdes et irakiennes qui combattent l'OEI, aussi bien qu'aux solutions politiques et diplomatiques sous égide des Nations unies et élaborées par l'ensemble des États de la région. Et dans ce cadre, la France doit soutenir sans plus tarder l'exigence de la sortie du PKK et du PYD des listes des organisations terroristes de l'Union européenne.

Dans un monde interdépendant, la sécurité des uns dépend de la sécurité de tous, et nous avons besoin d'une stratégie globale avec des réponses politiques, sociales, économiques, diplomatiques et pas seulement militaires. Il est temps de s'attaquer aux racines du fondamentalisme, au terreau de la pauvreté, des inégalités, des dominations et violences sur lequel grandit l'obscurantisme.

 

Parti communiste français,

 

PCF Front de Gauche

 

Partager cet article
Repost0
14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 09:29

http://www.dailymotion.com/video/x2ejiku_hommage-a-charlie-hebdo-maintenant-restons-charlie-voeux-du-pcf-2015_news#from=embediframe

 

pierre laurent

 

Vœux 2015 et hommage à Charlie Hebdo

Pierre Laurent – secrétaire national du Parti communiste français

12 janvier 2015

 

Cher-e-s ami-e-s, cher-e-s camarades, cher-e-s invité-e-s

Les vœux que j'ai à vous présenter cette année ont un goût amer.

Nous avons voulu maintenir cette cérémonie qui nous réunit chaque année, même si elle ne ressemble en rien à celle que nous imaginions. Et je vous remercie d'avoir répondu si nombreux ce soir. Je veux placer cette soirée sous le signe de la paix et de la fraternité.

La France a été frappée au cœur par un acte terroriste sans précédent, visant à tuer un journal tout entier et, à travers lui, toute la liberté d'expression, fauchant la vie de policiers et de citoyens dont ceux de confession juive pris en otage à la Porte de Vincennes, cherchant à terroriser la population par la violence de ces crimes. Et nous, nous avons perdu des amis chers, des amoureux de la liberté, des artistes et des compagnons de combat contre toutes les haines et les obscurantismes.

Dans un élan d'une formidable puissance, des millions de Français ont, samedi et dimanche, rendu hommage aux victimes, ont manifesté leur peine, dit leur attachement aux valeurs républicaines de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité. Leur geste collectif redonne sens à la devise de la République si souvent utilisée pour servir des paroles vides ou, pire, des actes contraires au progrès et à l'émancipation humaine qu'elle symbolise. La marche parisienne a été hier un événement exceptionnel, appuyé par les marches de toute la France.

Oui, l’immense masse de ceux qui a défilé ont voulu dire la France de la liberté et du vivre ensemble plutôt que l'engrenage de la guerre et de la haine. Cet élan d'espoir, certes exprimé dans la peine et la douleur, il va maintenant falloir tout faire pour lui donner force et durée contre tous les détournements prévisibles, car l'odeur de la guerre et du choc des civilisations se répand déjà partout dangereusement.

La mort de dix-huit personnes a bouleversé le monde et particulièrement les progressistes du monde entier.

Nous avons reçu au siège du parti de nombreux témoignages du Mali, du Sénégal, d'Algérie, du Liban, de Tunisie, de Palestine, de Syrie, de Kobané, du Japon, de Cuba et de son Président Raoul Castro, du Vénézuela, des partis de la Gauche européenne. Certains étaient même avec nous hier, dans le défilé. Wolinski qui a tant dessiné contre la dictature des colonels en Grèce aurait apprécié. Je pense particulièrement à Manolis Glezos, 92 ans, député européen de Syriza et résistant de toujours, qui avait fait le déplacement. En 1941, étudiant, il avait décroché le drapeau nazi de l'Acropole pour le remplacer par le drapeau grec.

Pour commencer, nous avons voulu que ce moment de partage, qui nous réunit ce soir, rende hommage aux amis et camarades perdus dans la terrible tuerie qui a frappé Charlie Hebdo.

Évidemment, nous associons, ce soir, à nouveau, dans notre hommage toutes les victimes de cette terrible semaine, ceux de l'équipe de Charlie,  ceux des forces de police,  et ceux de la communauté juive. Nous continuerons à participer aux hommages qui leur seront rendus.

Certains disent que Charlie était sulfureux. Ce n'est pas Charlie qui sentait le souffe c'est notre monde. Ne regardons pas ce qui s'est passé comme un événement isolé.

Regardons seulement les quinze derniers jours. 

Ils commencent avec un grillage qui cerne un banc public. Puis les bateaux des migrants, le refus d'inhumer un bébé rom décédé, la médiatisation outrancière du livre de Houellebecq … Le numéro de Charlie Hebdo de la semaine dernière mettait ces événements en caricatures, comme l'HD de la semaine de Charb sur les SDF morts dans le froid.

C'est notre période qui sent le soufre et si nous voulons nous désintoxiquer, il faut conjuguer dans la République la Liberté avec plus de fraternité et  de justice sociale, à l'image des yeux pétillants de vie d'un Wolinski, Cabu, Charb, Tignous, Honoré, Mustapha Ourrad, Elsa Cayat, Bernard Maris.

Ce soir, nous les communistes, nous pleurons parmi eux des amis proches, des camarades de combat, qui donnaient souvent par leurs dessins bien plus de force que n'en sont capables nos discours.

Je pense singulièrement à Wolinski, à Tignous et à Charb, dont les traits ont illustré tant de unes et de pages de l'Humanité et de l'HD, tant de tracts, tant de journaux syndicaux, de bulletins municipaux, tant de tee-shirts, tant de gobelets dans lesquels nous trinquions à la Fête de l'Humanité.

Leur œuvre, puisqu'il s'agit bien d'artistes et de créateurs de premier plan, n'est pas résumable ici, en quelques mots. Nous trouverons dans ce siège et à la Fête de l'Humanité, les moyens, j'en suis certain, de les exposer dans les prochains mois.

Je veux seulement ce soir me souvenir de l'appétit avec lequel, jeune communiste, je me précipitais sur le dessin quotidien de Wolinski en une de l'Humanité dans les années 70-80. Lui, l'ami indéfectible de Cuba, pour lequel  - dessin impérissable - « rien n'est trop beau pour la classe ouvrière». Comme ses camarades, Wolinski est avant tout un artiste. D'un coup de crayon, et quoi de plus universel qu'un dessin, il nous aide à vivre le monde qui nous entoure, à en rire, à se mettre en colère et à rêver de tout changer.

Dans mon histoire, Wolinski c'est la part libertaire de mon engagement communiste et humaniste.

Chère Maryse, comme vous l'avez dit ces derniers jours, il est mort avec ses camarades au service de sa chère liberté pour laquelle il s'est toujours battu.

Je veux me souvenir de l’œil de Tignous, qui dans la nouvelle formule magazine de l'HD, que j'animais en 1990, avec Martine Bulard et Jack Dion, éclairait chaque semaine nos regards sur l'actualité d'un éclat de rire.

Je veux me souvenir des pages Cactus créées avec Charb, Tignous, et tant d'autres parmi lesquels Honoré. Deux pages de libres dessins dans l'HD et deux heures de folle rigolade et de délires chaque semaine à la rédaction pour choisir les dessins retenus. Charb, avec son ami Luz étaient alors la génération montante de Charlie, encadrée notamment par Siné.

Mais déjà, malgré sa jeunesse, il était l'un des animateurs de cette belle équipe,  capable de faire « atterrir » cette bande de joyeux lurons. Et il l'a montré ô combien par la suite, en prenant la direction de Charlie. 

Je n'oublierai aucune de nos rencontres, Charb, mon camarade. Surtout pas celle, traditionnelle de la Fête de l'Humanité, où tu voulais toujours qu'on fasse une photo, toi le poing levé, à côté du « chef du parti », ton « patron » me charriais-tu, histoire que personne n'oublie où était ton cœur de combat. C'était aussi ta signature. Et dans ces circonstances dramatiques, j'ai envie de  te faire une blague, Charb, et de faire comme si, ici, ce soir, devant tous tes camarades, on te remettait une carte pour te faire membre d'honneur de notre Parti. T'inquiètes pas, Charb, c'est une blague ! Mais dans notre cœur tu es bien des nôtres.

Voilà, je voudrais qu'ensemble, nous pensions très fort à tous. Et avant que nous n'observions une minute de silence, je vais laisser la parole à nos amis présents :

Patrick Pelloux – Patrick Appel Muller, directeur de la rédaction de l'Humanité -

 

========================   

Je vous remercie, et si vous le permettez, je veux vous dire maintenant quelques mots sur les responsabilités qui vont être les nôtres dans cette situation bouleversée.

Nous sommes tous encore sous le choc. Sous le choc de l'attaque meurtrière contre Charlie, des prises d'otages qui ont suivi, et de leur issue fatale. Sous le choc aussi de l'émotion populaire nationale et internationale que ces événements ont provoquée, et  singulièrement de l'immense réponse apportée par le peuple français dans toutes les villes de France. Nous voilà toutes et tous  au pied du mur de cette double question :

- Que faire de cet immense élan populaire ? Qu'en faire de bon pour la justice, la sécurité et la paix, ici et dans le monde ?

- Et vers quelle société, quel monde désormais avancer,  pour vivre demain, tous ensemble, ici, en France et partout ailleurs ?

Je sais bien que certains s'interrogent, parmi nos amis, nos camarades, sur l'instrumentalisation déjà à l’œuvre des marches de ce week-end, sur la présence de chefs d’État dont la responsabilité dans l’engrenage des guerres et du choc des  civilisations est évidente et sur ce que pourrait bien vouloir dire « l'unité nationale » quand, parmi les personnalités présentes hier, s'en trouvaient qui n'hésitent pas à souffler sur les braises de la haine.

Je dirai un mot de cela, mais permettez-moi, de ne pas commencer par là.

Je veux d'abord saluer l'extraordinaire riposte du peuple français – des millions de nos concitoyennes et concitoyens qui, avec sang froid et dignité, ont dit leur hommage aux victimes, leur attachement à la liberté de la presse, et leur volonté de vivre ensemble. Oui, vivre ensemble, contre toutes les tentations de repli, de haine et de divisions. Vivre ensemble non pour cohabiter mais pour faire société ensemble, au-delà et dans le respect de nos opinions et de nos croyances. De ce point de vue, je veux dire, après d'autres, ma colère contre la déclaration de Benjamin Nethanyahu qui a été une insulte au message de rassemblement républicain qu'ont voulu clamer des millions de Français, qu'ils croient au ciel ou n'y croient pas, qu'ils prient Jésus, Jéhovah, Allah ou Vishnou.

Je veux saluer cette mobilisation car elle n'allait pas de soi. Le climat politique national est nauséabond. Les déclarations racistes de responsables politiques se banalisent. La xénophobie, l'antisémitisme et l'hostilité aux musulmans se répandent dangereusement en Europe. La montée de la violence partout dans le monde, l'idéologie du choc des civilisations, les guerres diffusent la peur et l'insécurité. Et rappelons-nous ce simple fait, le matin du drame, la promotion de Houellebecq battait encore son plein dans les médias.  Dès ce matin, les invitations de Marine Le Pen aux matinales reprenaient comme si de rien n'était.

Or, pour l'heure, loin de ces appels à la haine, la masse des Français a choisi, face à cet acte de terreur, une réponse pacifique et citoyenne, une réponse de rassemblement. Ils ont choisi Charlie plutôt que la haine.

Il va falloir conforter cet élan car l'attaque contre les libertés va reprendre très vite, et prendre d'autres chemins, surtout si nos dirigeants choisissent la voie de la guerre pour répondre.

A l'opposé, nous le disons avec force, ils ont voulu tuer la culture, répondons par la culture.

Ils ont voulu tuer la liberté de la presse, répondons par la liberté de la presse, celle de Charlie, de l'Humanité, de la Marseillaise aujourd'hui menacée.

A ce propos, je veux vous informer d'une demande que Charb et Charlie Hebdo nous avaient adressée début décembre, pour faire adopter un nouvel article de loi facilitant le financement par souscription des journaux. J'avais répondu positivement, ainsi qu’Éliane Assassi et André Chassaigne pour nos groupes. Nous venons de décider de le déposer comme le projet de loi « Charb ». J'en fais le serment, nous ferons adopter l'amendement Charb au Parlement.

Remarquons au passage que l'élan citoyen, qui montre les vraies valeurs autour desquelles notre peuple est prêt à se rassembler, est bien mal servi par un système politico-médiatique sans cesse mobilisé pour lui confisquer sa parole ou la détourner au service d'objectifs qui lui sont étrangers. Oui, la liberté doit être défendue et pour cela tout doit être changé : les institutions, la politique, les médias. Oui, reconquérir le pouvoir citoyen sur tous les rouages de la République et sur les médias, c'est aussi le combat pour la liberté.

Notre parti est fier d'avoir contribué activement, toute la semaine écoulée, à permettre l'expression de cet immense élan citoyen. Nos élus ont également joué un rôle essentiel et actif dans leurs communes et leurs départements.

L'idée des marches républicaines de ce week-end a été lancée quelques heures après le drame de Charlie à l'initiative  de notre parti et de plusieurs autres partis de gauche. Nous avons œuvré ensuite avec les syndicats et les associations à protéger le caractère citoyen de ces marches. Ce que nous visions et que nous visons toujours, c'est une « unité nationale des citoyens », une affirmation populaire commune pour les libertés, contre la haine, la violence, les racismes et les discriminations,  et non « une union sacrée des partis » qui n'existe d'ailleurs pas. Entre citoyens comme entre partis, nous voulons le libre débat démocratique républicain, ni l'union sacrée, ni la guerre.

Et, même si les opérations politiciennes de récupération ont pu exister et existeront encore, même si la dimension officielle et internationale a pu paraître hier prendre le dessus, ces marches n'avaient pas de chef d'orchestre gouvernemental. Elles sont nées du sursaut citoyen massif des Français et des efforts auxquels nous avons contribué pour leur offrir un cadre d'expression démocratique.

Je crois d'ailleurs que l'un des enjeux majeurs de la période à venir est de contribuer à pérenniser cet élan citoyen et à faire fructifier ce qu'il peut produire de meilleur. La parole citoyenne ne doit pas être confisquée. C'est notre responsabilité d'y veiller dans le débat politique à venir, en nourrissant l'émotion de la réflexion.

A ce propos, je veux souligner l'attitude déshonorante qui a été celle du Front national. Marine Le Pen a tenté, honteusement, de faire passer pour une exclusion politique sa décision de ne pas se joindre à la réaction populaire nationale et de se placer hors de l'arc républicain. En déclarant que le crime contre Charlie allait permettre de « libérer la parole », elle a d'ailleurs révélé le terrible fond de sa pensée. Elle rêvait d'un déferlement de haine anti-musulman. Et la vigilance doit demeurer, car elle en rêve toujours.

Elle est allée se réfugier à Beaucaire pour déverser sa haine, encore et toujours. Son acharnement provoque le dégoût. Dégoût quand sans pudeur, elle prône la peine de mort. Dégoût  quand son père pose sa candidature aux régionales au moment où la France est dans la rue. Le clan Le Pen montre le vrai visage de haine du Front national.

A l'inverse, je veux dire combien nous révulse l'injonction sans cesse adressée par des responsables politiques, des médias et certains de leurs pseudo-experts aux musulmans  de France pour qu'ils se désolidarisent de ce crime, comme une manière de supposer qu'ils auraient par nature partie liée avec ce crime. C'est insupportable.

Les musulmans sont, dans le monde, les premières victimes du fondamentalisme islamiste. Et en France, ils en sont les premiers stigmatisés.

Depuis mercredi dernier, la liste des mosquées cible d’attaques  s'allonge de jour en jour. Coups de feu à Port-la-Nouvelle et à Saint-Juery ; explosion à  Villefranche-sur-Saône, incendie à Aix-les-Bains, tags et vandalisme à Bayonne, Rennes, Béthune, Chalon-sur- Saône, Poitiers, tête de porc accrochée à l’entrée d’une salle de prière en Corse.

Le drame que nous venons de vivre ne doit pas devenir le prétexte de la haine du musulman ! Pas plus que la moindre concession à l’antisémitisme ne puisse être tolérée.

Toute forme de stigmatisation d'une communauté, quelle qu'elle soit, doit être condamnée  avec fermeté et détermination.

Cette suspicion n'est que le reflet d'un racisme banalisé pour qui la religion musulmane serait intrinsèquement dangereuse.

Dans l'odieux, Florian Philippot est même allé plus loin en dénonçant « les pudeurs des responsables politiques » qui ne veulent pas admettre « l'évidence du lien entre immigration et fondamentalisme islamique ». Je n'ai pas oublié les propos du clan Le Pen, que nous ressort la fille à longueur d'ondes. Je cite : « combien de Mohamed Merah parmi les enfants de ces immigrés non assimilés ? » Elle n'hésite pas à agiter le spectre de l'immigré comme étant l'ennemi de l'intérieur et les quartiers populaires sont montrés du doigt.

Cette affirmation lepéniste est une honte et une dangereuse bombe à retardement lâchée au cœur de notre société en crise. Elle est totalement fausse. Le ministère de l'Intérieur admet que sur les 1 200 jeunes français répertoriés comme s'étant engagés ou ayant tenté de s'engager dans les guerres d'Irak ou de Syrie, 30 % sont des femmes, 30 % des mineurs et 20 % des convertis.

Ce phénomène inquiétant touche donc la jeunesse française, et a en réalité à voir avec l'attrait des logiques de guerre, la radicalisation politique extrême et des frustrations graves ainsi que des phénomènes de désocialisation grave de ces jeunes. Elle n'a rien à voir avec l'immigration.

Quel monde, quelle société produisons-nous ? Voilà ce qui devrait nous interpeller et nous inciter à changer ce monde !

Les jours douloureux que notre pays traverse depuis le massacre de Charlie Hebdo interviennent au moment où les parlementaires français sont amenés, demain mardi, à se prononcer sur la poursuite de l'intervention française en Irak, sous égide d'une coalition internationale sous commandement américain.

Je veux vous dire pourquoi nous n'apportons pas notre soutien à la poursuite de cette guerre, pourquoi nous demandons la redéfinition de la stratégie internationale de la France.

L'évolution de la situation en Irak et au Proche-Orient, depuis septembre 2014 et le début de l'intervention aérienne française en Irak révèlent à la fois les limites de l'efficacité de ces frappes et les ambiguïtés de la politique de la France. Toute l'histoire des vingt dernières années, en Irak déjà, en Afghanistan, en Libye...  est là pour le confirmer : les interventions militaires occidentales ont toutes eu pour résultat de renforcer les organisations djihadistes.

La stratégie militaire ne fait pas une stratégie globale et c'est à ce problème que le monde est confronté du fait des choix faits par les États-Unis, leurs alliés, depuis vingt ans, et du fait du soutien actif d’États, alliés des États-Unis ou de l'OTAN comme le Qatar, l'Arabie saoudite ou encore, on l'a vu récemment, le double jeu d'un pays comme la Turquie.

Comme je l'indiquais au Sénat lors du débat de septembre : « Si la lutte contre l'Organisation de l’État islamique et les groupes djihadistes ne vise pas les causes et les facteurs qui nourrissent leur développement et leur implantation, alors l'objectif ne pourra être atteint et les opérations n'y changeront rien ».

Quatre mois après le début des bombardements, où sont les résultats militaires promis ? Les menaces se sont mêmes faites plus fortes, du Proche-Orient jusqu'en Afrique, qu'il s'agisse d'exécutions d'otages mais aussi de massacres de masse comme dans plusieurs villages nigérians, il y a quelques jours, où plusieurs centaines de personnes ont perdu la vie.

Nous avons même pu voir à quel point cette stratégie se défaussait quand il s'est agi de répondre à l'appel des populations de Kobanê et des forces démocratiques du PYD aux premières lignes de l'avancée  meurtrière de Daesh en Syrie. Pire, on a vu la Turquie laisser passer les djihadistes, leur armement lourd, leur pétrole mais bloquée les volontaires turcs et kurdes, les réfugiés kurdes, syriens et irakiens, l'aide humanitaire et l'appui militaire aux forces du PYD. Pendant des semaines, des mois, leur appel à bombarder les positions de Daesh en face de Kobanê a été ignoré des chancelleries française et américaine.

Notre détermination à stopper les groupes armés islamistes est sans équivoque mais force est de constater que la stratégie de « guerre au terrorisme » mise en œuvre, en particulier depuis le 11 septembre 2001, est en échec patent et produit les effets inverses aux objectifs affichés.

Les foyers djihadistes ont été multipliés par treize; des centaines de jeunes Européens, de Français, parmi lesquels beaucoup de jeunes femmes, passent directement de la délinquance et de l'exclusion sociale à l'embrigadement fanatique criminel, les populations de Syrie et d'Irak sont piégées entre les risques de mort et les souffrances de l'exil ; leur évacuation et leur tentative de trouver la vie sauve fait l'objet d'un commerce ignoble de trafiquants qui n'hésitent à pas laisser s'échouer en Italie des cargos conçus pour le transport animal et remplis de centaines de réfugiés de tous âges. Le Liban de son côté voit sa population dépassée par l'afflux de réfugiés syriens sans qu'une véritable aide humanitaire internationale ne s'organise : seule, son armée par l'entremise de la France et de l'Arabie saoudite se prépare au pire.

Ce chaos généralisé, ce climat de guerre doivent être stoppés.

Déclarer que nous sommes en guerre, c'est renoncer à imposer la paix et s'enfermer dans le piège tendu par les intégristes. Eux veulent l'affrontement, nous voulons une société de liberté, de progrès, de paix. En cela, il faut faire attention à l'idée que nous vivons « le 11 septembre de la France », il s'agit de nous entraîner dans les mêmes erreurs faites par les États-Unis et l'Occident au lendemain des attentats de 2001. Les néo-conservateurs ont imposé le concept de « guerre contre le terrorisme » - c'est-à-dire une guerre sans fin qui a alimenté le fléau, au lieu de le combattre.

Oui nous devons stopper la menace. Ici en France, en Europe, et au Proche-Orient. Il faut pour cela que la France change de politique extérieure, en cessant de s'arrimer à l'OTAN et aux États-Unis, en cessant de tergiverser devant les intérêts de puissances régionales comme le Qatar, l'Arabie saoudite, la Turquie et Israël. Ce qui conduit la France à  s'interdire de jouer le rôle qui devrait être le sien comme membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU.

Au Proche et au Moyen-Orient, la lutte contre les groupes armés islamiques exige une stratégie globale de tous les pays de la région, qui mette fin à l'hypocrisie ! et prive ces groupes des moyens militaires et financiers.  L'appui aux forces démocratiques devrait être la priorité de l'action de la France, avec un soutien actif aux initiatives diplomatiques du Secrétaire général de l'ONU en Syrie et en Irak. Et puis, promouvoir la paix au Proche-Orient, ce serait pour la France de reconnaître sans plus tarder l’État palestinien et soutenir son développement. Qu'attend monsieur François Hollande pour le faire ? N'a-t-il pas la majorité des deux Chambres pour cela ? Qu'attendez-vous ?

Aujourd'hui, rechercher une issue politique à la crise que traverse l'Irak passe par un gouvernement irakien qui élargisse encore sa base à toutes les composantes de la société irakienne, c'est exiger l'arrêt de tout soutien financier et militaire des pays de Golfe et de la Turquie aux groupes djihadistes armés et à leur instrumentalisation, c'est renforcer le contrôle international sous l'égide de l'ONU- dont une résolution existe à cet effet- pour lutter contre le trafic d'armes, d'argent et de pétrole en faveur ces groupes, c'est, enfin, préparer une conférence régionale sous l'égide de l'ONU avec tous les pays de la région, Iran compris, afin d'avancer vers des solutions communes aux enjeux de paix, de démocratie et de développement de la région dans le respect de l'intégrité territoriale de chacun.

Ô bien sûr, tout cela est moins vendeur que les déclarations de matamore annonçant la punition internationale, mais ce serait en réalité tellement plus efficace !

En France, il faut combattre ces réseaux à la fois comme des filières mafieuses et comme des sectes dont ils ont repris les méthodes pour exploiter toutes les misères et divisions sociales de notre pays ; ils s'en prennent à cette partie de la jeunesse française désocialisée, en perte de repères, subjuguée par des imposteurs nourris de haine, de violence, de racisme, d'antisémitisme, de bêtise crasse. Cette partie très marginale de la jeunesse qui dit « combattre le système » mais qui, en fait, veut en devenir la nouvelle élite.

Nous vivons dans une société française profondément fracturée, où incompréhensions, rancœurs et haines se nouent dans des rapports sociaux marqués par la violence. Le dépassement de cette contradiction dangereuse qui masque l’affrontement de classe et les logiques de domination, est devenu plus que jamais indispensable. L’affrontement identitaire a une nature et une fonction politiques, ne nous y trompons pas.

Alors, maintenant, que faire ?

Beaucoup de ceux qui n'avaient hier que « l'union nationale » à la bouche, semblent bien vite vouloir tourner la page,effacer l'image du peuple rassemblé, de l'élan populaire qui s'est exprimé samedi et dimanche, et ne garder de tout cela que les images aseptisées des hommages officiels. Et revenir bien vite à cette politique politicienne qui prive les citoyens de parole, les exclut des débats.

Certaines forces politiques nous appellent à parler sécurité. Comme si tout le reste du message adressé par les Français était déjà oublié. Pour nous, pas question de tourner la page. Nous sommes prêts à parler sécurité, mais nous voulons parler : liberté, laïcité, égalité, fraternité, paix, solidarité. Le Pcf proposera de rencontrer toutes les forces vives du pays : partis, syndicats, associations, Eglises, élus, médias, intellectuels et citoyens pour animer ce débat, sans aucun tabou, ni instrumentalisation. La société a dit « unité pour vivre ensemble », eh bien construisons le vivre ensemble pour faire société ensemble !

Hier j'étais Charlie, nous étions tous Charlie.

Aujourd'hui, demain, je reste Charlie, restons Charlie !

Restons Charlie et hissons-nous au niveau de la parole citoyenne qui s'est exprimée ces derniers jours.

Restons Charlie : Oui le peuple veut vivre en sécurité ! Mais il ne veut pas d'un « Patriot Act » dans lequel la République perdrait son âme. Il ne veut pas plus de prison, il demande davantage d'école, plus d'éducation, plus de droit à la formation. « Ouvrir une école, c'est fermer une prison », disait Victor Hugo. Rester Charlie, c'est d'abord s'engager à donner un nouvel élan pour l'école de la République. L’école de la République, c'est une école d'où plus aucun jeune ne sorte sur un échec, qui construit le même droit à l'éducation pour tous, quelle que soit sa commune. L’école de la République, c'est celle où chaque jeune reçoit une éducation. Et il en sort, en fonction de ses goûts, de son talent, de ses capacités, avec un diplôme qui lui assure un bonne entrée dans la vie d'adulte, dans la vie active, dans la vie citoyenne. L'école de la République, c'est celle qui découvre et pousse les meilleurs talents par la réussite de tous. L'école de la République, c'est celle qui fait sa place à l'esprit critique et à la culture du débat.

Restons Charlie : Restons ce pays où une presse libre et impertinente peut secouer les consciences et les préjugés. Et soyons clair : il n'y a pas que les kalachnikovs qui menacent et  tentent de massacrer cette liberté d'expression, d'opinion, cette liberté de la presse. Cette liberté est aussi  mise à mal par l'Argent qui a mis son grappin sur la presse. Cette liberté de la presse est aussi malmenée par un État qui rechigne à s'en porter garant en lui apportant les moyens de résister à cette dictature financière qui a démoli en quelques décennies nombre de titres de la presse française.

Restons Charlie : Restons ce pays et ce peuple qui, parce qu'il est un pays et un peuple de culture, est un pays et un peuple bienveillant, qui refuse la violence, les exclusions, le racisme et l'antisémitisme. Restons ce pays de dessinateurs, de bibliothèques, de musées, de cinémas, de scènes et d'arts vivants. Restons ce pays qui a poussé son attention à la culture jusqu'à inventer un statut du travail, celui des intermittents, qui garantisse la création du spectacle vivant. La culture, il faut la défendre aussi contre les politiques d'austérité et contre le Medef.

Restons Charlie : dans les rues on a parlé police, justice, on a parlé école, culture. C'est dire qu'on a parlé services publics. Des services publics qui font, eux aussi, aussi le ciment de notre République. Des services publics aujourd'hui menacés de mort par les politiques d'austérité. Rester Charlie, c'est donner un nouvel élan aux services publics, renforcer leur efficacité, étendre leurs champs d'action.

Restons Charlie. Avec la liberté de parler sans tabou de sexe et d'amour, de ne jamais transiger sur la liberté des femmes de disposer de leur corps. Et nous serons samedi pour fêter les quarante ans de la loi pour l'IVG.

Restons Charlie, restons ce pays et ce peuple fraternels. La fraternité est mise à mal par les frilosités réactionnaires qui ferment les yeux sur les évolutions du monde. Ils parlent « Europe », ils parlent « mondialisation », mais ils ferment leur cœur aux autres. Les capitaux ne connaissent plus de frontières mais des murs se dressent entre les humains, les pays et les continents, et la Méditerranée est un cimetière.  Ces murs, du même coup, je l'ai dit, traversent notre société, nos villes. Rester Charlie, c'est accueillir les étrangers menacés dans leur pays en accordant le droit d'asile. Hier lycéen sans papier, Lassana est aujourd'hui le héros qui a sauvé des otages de l'hyper casher de Vincennes. Alors restons Charlie, exigeons la régularisation des sans papiers, exigeons le droit de vote pour les résidents étrangers.

Rester Charlie, c'est réhabiliter ces quartiers, ces cités, ghettos de toutes les misères. Réhabiliter les logements et les façades oui. Mais surtout réhabiliter les habitants dans leurs droits. Redonner dignité par l'école, par le travail, par le respect, par la bienveillance, et ainsi donner aux habitants, aux jeunes, la confiance en eux et la conscience qu'ils sont, qu'ils font, eux aussi, la communauté française.

Cette communauté française, elle est une, elle est laïque, c'est-à-dire ouverte et tolérante, respectueuse des idées, des religions, des droits, des choix de vie de toutes, de tous, de chacune et de chacun.

Rester Charlie, c'est en finir avec la dictature du CAC 40, de l'idéologie du Medef, des lois Macron et consorts que nous allons combattre parce que le droit social, c'est le droit humain.

Rester Charlie, c'est espérer que Syriza remporte la victoire en Grèce pour ouvrir un nouvel espoir en Europe. La dictature de l'austérité et de la finance en Europe sacrifie des peuples entiers et la jeunesse européenne.

Le 25 janvier, la Grèce, martyrisée par la troïka et la coalition Samaras, pointée du doigt par les dirigeants européens les plus rétrogrades, va très probablement relever la tête en donnant la victoire à Syriza. Mon ami Alexis Tsipras qui devait être avec nous ce soir mais vu l'accélération des événements, il doit – et on le comprend – être auprès des Grecs.

Nous le saluons fraternellement.

Forces démocratiques et de gauche françaises, nous avons trois rôles à jouer dans l'immédiat, pour les soutenir :

- Le premier est de gagner l'opinion publique à la liberté du peuple grec de décider de son avenir, pour gagner la non-ingérence du gouvernement français dans la campagne électorale. 

- Le deuxième est de faire la vérité sur le programme de Syriza et son attitude concernant l'Europe, pour vaincre ceux qui jouent sur les peurs comme ceux qui tentent d'amoindrir l'espoir de la possible formation d'un gouvernement de la gauche européenne dans le berceau de la démocratie.

- Enfin, nous avons la responsabilité de rouvrir le débat européen, d'engager le bras de fer en France pour que nos frères grecs puissent souffler, pour que les pays européens puissent reprendre en main les outils de leur développement, de notre développement commun.

Notre Europe, c'est  celle de Tsipras, pas de Merkel, Cameron, et Renzi !

Un front large s'ouvre pour soutenir le peuple grec. Un meeting s'organise pour les jours qui viennent à Paris. En mai, un grand événement – le Forum européen des alternatives – aura lieu à Paris. Ce sera le rendez vous des européens critiques, des forces en mouvement – politiques et sociales – prêtes à travailler ensemble pour une nouvelle Europe, une Europe des peuples. 

La République, la liberté, l'égalité, la fraternité, ce sont des valeurs auxquelles notre peuple croit, sur lesquelles il s'appuie. Il l'a dit avec force ces derniers jours. De se retrouver, de se découvrir ainsi, ensemble, porteurs de valeurs, d'aspirations communes a créé un grand moment d'émotion. Un de ces moments de grâce où le peuple découvre qu'uni, il est fort, bien plus fort que ces tyrans des temps modernes qui croient tenir le monde en accaparant ses richesses.

Nous restons Charlie en travaillant à rendre ce sursaut populaire pérenne. La République a besoin de ce nouvel élan et, pour cela, d'un projet rassembleur, positif et de progrès. Un projet d'égalité, de République sociale qui reconnaisse la vraie valeur du travail. Un projet pour l'école. Un projet de liberté et de fraternité. Un projet de culture. Un projet de paix, de désarmement qui porte haut la voix de la France. Ce projet, le Parti communiste veut contribuer à l'écrire à partir des aspirations de notre peuple, à partir de son écoute. « Un peuple se lève » disait l'Humanité aujourd'hui, nous entendons être dignes de ce peuple, des valeurs qu'il a - et avec quelle force ! - exprimées hier en se rassemblant. Oui, nous voulons vivre et revivre « des jours heureux ». 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011