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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 08:51

PAS D'INSPECTION DU TRAVAIL AU SERVICE DU PATRONAT

Cette semaine, à l'occasion de l'examen à l'Assemblée du Projet de loi sur la formation professionnelle, sera débattu un article introduit inopinément sur l'inspection du Travail. Il s'agit d'un nouveau cadeau au Medef, en nature cette fois-ci, après les 35 milliards annoncés dans le « Contrat de responsabilité » de François Hollande. Les agents et leurs syndicats unanimes sont mobilisés contre cette casse de l'Inspection du Travail.

Moins de contrôles = moins de droits pour les salariés

Le projet prévoit de multiplier les échelons hiérarchiques et d'éloigner les inspecteurs et les contrôleurs des entreprises. Sous couvert de promotion pour 15% seulement des contrôleurs, les agents seront moins nombreux sur le terrain. Notons qu'aujourd'hui la charge de protéger les salarié-es et de contrôler l'application du droit du travail revient à seulement 2250 agents pour 1,8 millions d'entreprises. Et les effectifs doivent encore baisser de 311 postes en 2015 ! Ce n 'est pas de plus de hiérarchie dont l'Inspection du Travail a besoin, mais de plus de moyens humains.

Cette baisse de moyens va, plus encore, mener l'Inspection du Travail à se concentrer sur des axes comme la sécurité dans le BTP ou le travail illégal, au détriment de l'attention, pourtant tout aussi nécessaire, aux salariés payés sous les minima, aux heures supplémentaires passées à la trappe, aux emplois précaires, aux risques psychosociaux... L'Inspection du Travail est pourtant le dernier rempart des salariés pour faire valoir collectivement leurs droits.

Cerise sur le gâteau, les directeurs départementaux auront le pouvoir de passer des « deals » avec les entreprises coupables de malversations pour convertir une éventuelle sanction pénale en simple amende ! Encore une manière de squezer les inspecteurs et contrôleurs du travail jugés trop «sévères» avec les patrons voyous

 

Mettons en échec la loi Sapin

 

Cette loi est nocive. En connivence avec les exigences du Medef, elle affaiblirait l'indépendance nécessaire de l'Inspection du Travail et limiterait de fait ses interventions.

Les agents du ministère, les salariés et leurs syndicats, mobilisés pour y faire échec, ont interpellé les parlementaires.

Avec eux, le Parti communiste français dénonce cette loi et réclame immédiatement :

  • L'arrêt de la réforme

  • La revalorisation de l'ensemble du corps des contrôleurs du travail et l'augmentation des moyens humains, matériels et légaux pour imposer le respect du Code du travail.

  • Une réelle pénalisation du droit du travail avec les moyens nécessaires fournis à la Justice

     

    En plaçant la protection des intérêts des actionnaires au dessus de la protection des salariés, la loi Sapin déconstruit un peu plus, un acquis historique, le droit du travail. Après l'ANI, le refus de l'amnistie sociale, la menace de suppression des élections prud’homales, cette nouvelle attaque participe du nouveau modèle « antisocial » que ce gouvernement, après ceux qui l'ont précédé, veut mettre en place. Quand on est de gauche, on ne se soumet pas au Medef, on prend le parti de la défense des salarié-e-s.

     

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 11:16

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Le président de la République a donc déclaré : «Les possédants sont possédés par ce qu’ils possèdent ».

Non, non, vous n’y êtes pas, ce n’est pas François Hollande qui a livré cette saisissante formule à l’Élysée. C’était le général de Gaulle, il y a bien longtemps… Un ange passe…

Les encouragements ardents ne manquent pas à la ligne libérale tous azimuts du pou­voir. À droite, les petits capitaines de l’UMP se congratulent en douce ; certes, ils se chamaillent, mais ce n’est pas nou­veau, ils se chamaillaient aussi avant, mais pour l’essentiel, c’est leur victoire : le « pacte Hollande » (autrement dit libérer le capital de toutes les entraves), c’est aussi leur « pacte », leur dogme et leur politique, leur dogme et leur politique de fond. Au point qu’un quotidien confidentiel affirme : « Il n’y a plus de gauche en Europe » (ce qui est aller un peu vite en besogne, nous sommes là, Mesdames, Messieurs…).

À Bruxelles, on sable le champagne à la Commission européenne après la prestation de Hollande. Berlin exulte. Les fantômes de Tony Blair et de Gerhard Schröder reprennent du service. Chez nous, les éditorialistes, chroniqueurs, professeurs et experts en tout genre exultent de cet orage « moderne et postmoderne » qui fait trembler l’Élysée… Évidemment, chacun en vient à admettre une donnée fâcheuse : François Hollande n’aurait pas pu se faire élire sur son programme du 14 janvier. Il s’est fait élire sur une autre ligne, dite désormais « socialiste »… Cette sorte de hiatus porte en lui de nouveaux désastres politiques et électoraux.

Les grands patrons, eux, ne boudent pas leur plaisir et ils s’avancent en rangs serrés pour mettre leurs pas dans les pas de François Hollande : Henri de Castries, d’Axa ; Serge Papin, de Système U ; Fran­çois Davy, de Foncia ; Jean-Laurent Bon­nafé, de BNP Paribas ; Jean-Paul Agon, de L’Oréal, etc., ont fait savoir leur enthousiasme. Comme on dit dans les bureaux du Medef : « Une telle baisse des charges, on n’avait jamais vu ça… » Et tout ce joli monde est unanime pour estimer, comme le Premier ministre, qu’il ne peut pas y avoir de « machin » bureaucratique pour vérifier les « contreparties » : par exemple, que le nouveau pactole ne servira pas à arroser les actionnaires… L’observatoire des garanties amusera la galerie.

Bref, ce ne sera pas « prends l’oseille et tire-toi », comme on disait autrefois au cinéma ? Qui sait ? n

 

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 09:28

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La loi du 18 avril 1955 portant statut des autoroutes a autorisé l'Etat à concéder la construction et l'exploitation des autoroutes à des personnes publiques ou à des sociétés d'économie mixte dans lesquelles les intérêts publics étaient majoritaires. La Société de l'autoroute Estérel-Côte d'Azur- Alpes (ESCOTA), créée en 1956, fut la première d’entre elles. La Société des autoroutes du sud de la France (ASF), la Société des autoroutes Paris-Rhin- Rhône (SAPRR) et la Société des autoroutes du nord et de l'est de la France (SANEF) ont vu le jour respectivement en 1957, 1961 et 1963. Par la suite, le décret n° 70-398 du 12 mai 1970 a permis à l'Etat de confier cette mission à des personnes privées, conduisant à la création, dans un premier temps, de la Compagnie financière et industrielle des autoroutes (COFIROUTE).

Depuis les années 2000, de nouveaux concessionnaires sont apparus. Ils exploitent un réseau moins étendu et parfois moins rentable que les premières sociétés concessionnaires. Il s’agit des sociétés A’LIENOR1, ALIS2, ARCOUR3, ALICORNE4, ADELAC5, CEVM6, ATLANDES7 et ALBEA8. En parallèle, le capital des sociétés d’économie mixte créées au tournant des années 1960 a été ouvert à des capitaux privés, ce qui a réduit le niveau de la participation de l’Etat. En 2005, le gouvernement de Dominique de Villepin a décidé de céder les participations de l’Etat dans les groupes ASF, APRR et la SANEF. Sept concessionnaires privés exploitent désormais un réseau dense, de 8 216 kilomètres au 1er janvier 2013. Ils représentent 95 % du chiffre d’affaires du secteur et se répartissent entre le groupe VINCI, qui rassemble ASF, ESCOTA et COFIROUTE, le groupe APRR, composé d’APRR et de la Chargée Société des autoroutes Rhône-Alpes (AREA), et le groupe SANEF, incluant SANEF et la Société des autoroutes Paris Normandie (SAPN).

Le paysage autoroutier se compose donc essentiellement de sociétés privées. Seuls deux des dix-neuf concessionnaires que compte le réseau demeurent majoritairement publics, les sociétés « tunnelières » Autoroute et tunnel du Mont-Blanc (ATMB) et la Société Française du tunnel routier du Fréjus (SFTRF).

La présente proposition de loi prévoit la nationalisation de l’ensemble des sociétés concessionnaires d’autoroutes privées. Ce faisant, elle vise à revenir sur la faute politique majeure commise en 2005, lorsque les sociétés concessionnaires historiques ont été privatisées, alors même que les dividendes qu’elles rapportaient à l’Etat devaient abonder les caisses de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) qui venait tout juste d’être créée. Cette faute grave est la marque d’une grande incohérence et d’une vision de court terme dans la politique des transports.

Le choix de la nationalisation a pour objet d’inscrire la politique des transports dans une vision de long terme en lui assurant un financement pérenne. Il s’agit aussi de mettre un frein à la hausse continue des péages autoroutiers, régulièrement dénoncée par les usagers comme par la Cour des comptes.

Lors de sa réunion du 14 janvier 2014, votre commission a largement partagé le diagnostic réalisé par votre rapporteure, tant en ce qui concerne les modalités de la cession des participations de l’Etat décidée en 2005, que les inquiétudes relatives au financement de l’AFITF ou à la hausse continue des péages. Elle a toutefois exprimé de fortes réserves sur la solution préconisée par la proposition de loi, celle d’une nationalisation de toutes les sociétés concessionnaires d’autoroutes financée par une hausse de l’impôt sur les sociétés. C’est la raison pour laquelle, au terme d’un large débat, votre commission n’a pas adopté cette proposition de loi.

 

 

CRC : groupe « Communiste Républicain et Citoyen » du Sénat 

 

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 09:25

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Où est la gauche ? L’année 2014 égrène ses premières semaines sous d’inquiétants auspices. De ses vœux télévisés à sa conférence de presse, et lors de son allocution aux forces vives (syndicats et associations), François Hollande martèle son credo libéral, n’en finit pas de prendre congé du socialisme. Le débat qui animait historiquement la gauche depuis un siècle sur les moyens à mettre en œuvre, sur le rythme à imprimer pour répondre aux demandes du monde du travail, objectif sur lequel tout le monde se déclarait d’accord, semble dépassé. Selon le nouveau paradigme de capitulation sociale défendu par l’hôte de l’Élysée, entre la demande de ceux qui n’ont pas grand-chose, et l’offre à consentir pour ceux qui ont plus que tout, le choix est vite fait. En couvrant les grands patrons et les actionnaires de cadeaux – par brassées de baisses de cotisations et d’allégements fiscaux –, on espère qu’en retour les bénéficiaires feront quelques gestes en matière de création d’emploi. C’est la mystification du « socialisme de l’offre » : l’offre existe bien, mais où est le socialisme ? Face à une offensive idéologique visant à imposer le modèle social-libéraltel que l’ont forgé au cours des deux dernières décennies Tony Blair en Grande-Bretagne et Gerhard Schröder en Allemagne, la gauche sera-t-elle en capacité de se ressaisir ? Le débat n’est pas clos au sein du Parti socialiste. Le coming out ou la conversion – on l’appellera comme on voudra – de François Hollande n’y fait pas l’unanimité. Le désarroi de l’électorat de gauche, que traduit la marée basse des sondages de popularité de l’exécutif, est devenu une réalité durable.

Dans un tel contexte, le Front de gauche est placé devant des responsabilités nouvelles.Pendant plusieurs mois, ce Front, rassemblant les forces de la gauche de transformation sociale, qui s’était installé dans le paysage politique depuis sa création en 2008, était nettement moins audible. Il apparaissait, au moins à son sommet, comme une sorte de champ clos de controverses sur les alliances locales pour les élections municipales. Ce climat, déjà passablement désespérant pour des dizaines de milliers de citoyens qui avaient, avec le Front de gauche, découvert ou retrouvé des raisons de militer, serait devenu tout bonnement inacceptable pour le monde du travail à l’heure du pacte de François Hollande. Un pacte d’irresponsabilité applaudi par le Medef et approuvé mezzo voce par plusieurs dirigeants de droite conscients d’avoir remporté une victoire politique. La rencontre entre le PCF et le Parti de gauche, la reprise de contact entre Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon, qui ont défilé ensemble au cours d’une manifestation samedi à Marseille, devraient permettre de réenclencher une dynamique d’intervention citoyenne à la veille des élections municipales et européennes, même si tous les désaccords n’ont pas été dissipés.

Mais, plus généralement, et c’est là l’enjeu principal auquel le Front de gauche est confronté, il s’agit pour lui d’empêcher que l’espace politique et idéologique ne soit accaparé et obscurci par le consensus à l’œuvre entre l’exécutif, le Medef et la droite, toutes chapelles confondues, contre toute perspective de changement

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 17:58

C’est un véritable « pacte d’irresponsabilité sociale» qu’a présenté François Hollande au cours de sa conférence de presse. Ses annonces sont une attaque profonde, un dynamitage en règle du modèle social et républicain français. En proposant la fin des cotisations familiales patronales. Le Président de la République a répondu à une vieille exigence de classe du MEDEF et fait un nouveau cadeau de 30 milliards au patronat après les 20 milliards du CICE. Les contre-parties exigées, elles, sont du vent, pire elles ne révèleraient que de négociations de branche que le Parlement a déjà appelé à entériner. Autrement dit, c’est la fin de toute législation sociale nationale !

La méthode proposée est, elle aussi, inacceptable. Le Président se donne 6 mois pour mettre en œuvre son pacte. Le Parlement et les organisations de salariés sont sommées de se soumettre aux exigences du patronat. La réforme institutionnelle dessinée par le Président est un profond coup porté à la démocratie.

Les communistes avec le Front de gauche seront mobilisés pour faire échouer le plan présidentiel. Je réitère ma proposition de pacte de solidarité à l’ensemble des militants de gauche pour créer les conditions de mise en œuvre d’une politique de gauche que le Président a décidé d’abandonner.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 09:30

PCF Front de Gauche

En guise de vœux, François Hollande a choisi son camp. Les salarié-es, les précaires, la jeunesse ne seront pas « servis ». Il confirme qu'il persévère et ne changera rien de cette politique qui échoue depuis plus de vingt ans : moins de charges pour les entreprises pour soit disant plus d'emplois. On connaît le résultat : toujours plus de bas salaires, de précarité et de chômage.  Toute la presse souligne le tournant à droite. Jean-Pierre Raffarin et Valérie Pécresse, tous deux à l'UMP, se réjouissent. Pierre Gattaz, le patron des patrons, s'est déclaré « satisfait » et a « applaudi » ; il a même des idées pour aller plus loin ! La majorité des Français et des Françaises voient par contre se profiler une année 2014 inquiétante.

Un marché de dupes : le pacte de responsabilité

François Hollande n 'a pas pu annoncer la réalisation de sa promesse 2013 : l'inversion de la courbe du chômage. Et pour cause, celui-ci augmente. Il a, par contre, proposé un pacte de responsabilité aux entreprises : l’État baisse encore ce qu'ils continuent d'appeler le « coût du travail » en échange d'hypothétiques embauches, sans contraintes pour les entreprises. Après les 20 milliards de cadeaux en 2013 (le crédit compétitivité emploi), nous paierions de nos poches 50 nouveaux milliards. Et Pierre Gattaz (MEDEF), demande encore un effort pour arriver à 100 milliards !

Augmenter la TVA pour payer les cadeaux des patrons.

Depuis ce 1er janvier, avec l'augmentation de la TVA, le plus injuste des impôts, c'est une nouvelle ponction de 6 milliards qui est opérée sur le pays. La charge fiscale s'est accrue de 60 milliards en trois ans. Comme toujours, ce sont les familles les plus simples, les plus modestes qui supportent l'essentiel de l'effort exigé. Tout ça pour rembourser les banques, tout ça pour financer de nouvelles exonérations aux fortunés au nom de la « compétitivité ».

10 centimes pour le SMIC, merci l’aumône

Le gouvernement a osé le faire. Il n'y aura pas de coup de pouce pour les Smicards cet hiver, jugeant la hausse légale du SMIC suffisante. Cela fera 10 centimes de plus l'heure ! C'est d'autant plus scandaleux que les arguments avancés par le gouvernement reprennent directement le refrain patronal. Alors que les 500 plus grandes fortunes de France ont prospéré au rythme annuel de + 25% en 2012 !  Gagnant ainsi en valeur quelque 66 milliards d’euros en un an, pour atteindre 330 milliards d’euros au total, principalement en « biens professionnels » (39%) et en « actifs financiers » (28%), ceux là même que le travail des smicards notamment,  leur permet d’accumuler.

 

 

Tout cela est désolant. Et il n'est pas question de s'y résigner. L'année 2014 sera pour nous une année de luttes et de mobilisations pour reconstruire les solutions de justice et de solidarité qu'attend le pays et que manifestement la politique présidentielle ne lui apportera plus.

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 09:10

La visite à haute valeur médiatique ajoutée de Manuel Valls et Michel Sapin sur le chantier du terminal méthanier de Dunkerque ne remplacera pas les contrôles d’une inspection
du travail défaillante faute de moyens et face à l’explosion du nombre de travailleurs détachés.

Ils sont aujourd’hui en France plus de 220 000, soit 30% de plus qu’en 2012, dix fois plus qu’en 2004. L’opération de déminage de deux ministres du gouvernement – et deux poids lourds, s’il vous plaît – ne concernait pas seulement Dunkerque, mais le débat qui monte en France et en Europe, à l’approche des élections européennes, sur ce qui s’avère être purement et simplement un dumping social faisant bon marché du Code du travail.

C’est aussi, bien entendu, le sens du tapage fait autour du projet d’accord intervenu entre les ministres du Travail euro­péens, censé freiner les abus liés au détachement. Quant à y mettre un terme, c’est une autre paire de manches, et il faut toute la conviction feinte de Michel Sapin pour affirmer qu’il s’agit d’«un progrès majeur pour lutter contre les fraudes», de «la démonstration que l’Europe peut avancer des propositions ambitieuses» et que «la combativité et la fermeté portent leurs fruits». Car, quand bien même certains contrôles çà et là seraient renforcés, quand bien même ils se traduiraient par quelques menus progrès, ils ne régleraient pas la question posée de manière exemplaire, si l’on peut dire, sur le chantier de Dunker­que et du groupe LNG, dont EDF est l’actionnaire majoritaire.

Le député communiste Jacky Hénin la pointait au Parlement européen, rappelant qu’un nouvel appel d’offres était sur le point d’être attribué à une société italienne 25% moins chère, la différence se faisant sur le montant des cotisations sociales. «75% des salariés qui pourraient travailler sur le chantier, disait-il, devraient être ainsi des travailleurs détachés dans une région où le taux de chômage oscille entre 15 et 18%.»

Cette concurrence, poursuivait-il, «ne profite qu’aux affairistes et aux esclavagistes du XXIesiècle». Au rang desquels il faut mettre les grands groupes du BTP, les filières de la restauration, les entreprises publiques et semi-publiques, comme dans le cas de la construction de l’EPR de Flamanville où interviennent une multi­tude de sous-traitants et où une quarantaine d’accidents du travail n’auraient pas été déclarés…

C’est la logique même du détachement qui est en cause. Détachés, dit-on, oui, de leur famille, de leur région, de leur rattachement à une collectivité sous toutes ses formes, du club sportif au syndicat, de leur citoyenneté, de toutes les solidarités qui se constituent lorsqu’on a un travail, un statut, une vie sociale. Le travailleur détaché, c’est l’homme entièrement réduit à sa force de travail. Le travailleur détaché n’est pas un homme en déplacement, c’est un homme loué et déplacé.

La logique du détachement est celle du capital dans cette Europe libéraleoù le travail et les travailleurs sont des marchandises.

Que Manuel Vallset Michel Sapin visitent donc tous les chantiers qu’ils voudront, la question qui nous est posée, c’est celle d’une autre Europe, fondée sur les coopérations et non sur la concurrence, sur l’harmonisation sociale et fiscale, et pas sur le dumping 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 14:51

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Le besoin de politique autrement. Cette exigence ne s’exprimait-elle pas dans les clameurs d’un certain jour de mai 2012, quand Sarkozy fut chassé du pouvoir ? Dix-neuf mois après, l’horizon paraît bouché et le corps constitué de «la gauche» est démembré. Il avait voté pour un virage social, il a été écartelé par les forces libérales. L’heure est grave. Si grave que le début de la précampagne électorale (municipales et européennes) a de quoi nous inquiéter. Les logorrhées nauséeuses actuelles nous éloignent de l’essentiel et ne servent que l’ambiance minable du lepénisme rampant. Où est l’échange, la confrontation, le combat ? On voudrait priver les citoyens d’un débat approfondi qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Nous vivons une période tellement inédite – crise de civilisation, morale, sociale – que nulle expérience dans le passé ne peut nous servir de point de repère. L’année 2013 aura même été marquée par un fait politique majeur qui perturbe toute l’histoire de la gauche française, même si nous ne nous faisions que peu d’illusions. Jusqu’à l’élection de François Hollande, le Parti socialiste a toujours infléchi sa doctrine vers les canons libéraux, sans assumer pour autant les dogmes sociaux-libéraux. Souvenons-nous que Lionel Jospin, alors Premier ministre, usait et abusait d’une formule : « Oui à l’économie de marché, non à la société de marché.» Chacun se contentait de ce modus vivendi bien commode. Cette période s’est achevée dans la brutalité des choix du nouvel hôte de l’Élysée, qui théorise désormais la cohérence sociale-libérale, articulée autour de deux idées majeures, la baisse de ce qu’ils appellent le «coût du travail» et la baisse des déficits publics, elle-même encore théorisée dans l’éditorial du Monde  intitulé «Le courage et la nécessité»…

Cette politique pleinement endossée par le pouvoir socialiste conduit le peuple et la gauche dans le mur. Affirmer cette évidence ne signifie pas être antisocialiste, mais juste lucide. Le refus net de cette orientation nous apparaît comme le premier engagement d’une nouvelle construction majoritaire à gauche, autour d’une démarche constructive de conviction. Ce qui est parfois difficile à vivre par les temps qui courent, ce n’est pas l’absence d’idées ou de solutions, mais bien le manque d’articulation entre les forces politiques existantes capables de réinventer l’à-venir. Le Front de gauche a été créé dans ce but, qui, à bien des égards, dépasse de loin les frontières de son seul périmètre. Sa mission historique ne peut, ne doit être déçue, alors que le gouvernement a tiré un trait sur l’espérance de changement. Cette politique sans espoir, on le voit bien, nourrit les esprits autoritaires et «accrédite» la parole des démagogues. Colères, écœurements, peurs, replis nationalistes et xénophobes : l’alliance du «tous pourris» au «il n’y a pas de perspective» gangrène la République. Bousculer l’hégémonie du PS reste la condition du changement. Difficile, oui, mais pas impossible. Face à la plus formidable rage contemporaine de destruction sociale, François Hollande nous rejoue en accéléré et en pire cette vieille musique : une petite espérance suivie d’une immense déception.

Changer le rapport de forces est donc une obligation, les chemins citoyens qui y conduisent sont multiples. Rien ne doit détourner de cet objectif, pas même des crispations concernant le devenir de quelques grandes municipalités. C’est aussi ça, la politique autrement. Et la politique autrement, c’est aussi la gauche autrement


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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 11:16

PCF Front de GauchePas en avant, dérobade ou poudre aux yeux ? Jean-Marc Ayrault reçoit  les syndicats et le patronat pour lancer une « remise à plat » de la fiscalité. Acculé par le mécontentement général, le Premier ministre veut se montrer offensif. C’est une revendication que répétaient avec insistance les syndicalistes et les progressistes. Mais le précédent de l’ANI, où une large consultation avait préludé à une retraite sur les positions préparées à l’avance avec le patronat, ne rassure pas. D’autant que la préparation de cette campagne a été précédée d’une préparation d’artillerie qui a pilonné les propres lignes de la gauche. N’est-ce pas Pierre Moscovici qui a légitimé le premier « le ras-le-bol fiscal » ? Le gouvernement n’a-t-il pas cédé sans combattre à des rapaces déguisés en pigeons ? Pire encore, depuis son installation, l’équipe Ayrault accorde de volumineux cadeaux fiscaux aux grandes entreprises alors qu’il pressure les salariés et prévoit de le faire plus encore début janvier, avec la fort injuste hausse de la TVA. Un tel passé plaide peu pour l’avenir ou incite à tout le moins la majorité des citoyens à y regarder de très près.

Les premières pistes évoquées s’inscrivent toutes dans la perspective d’une réduction de la rémunération du travail pour le patronat et dans le knout de la réduction des dépenses publiques et des budgets sociaux. Rien n’y fait, ni l’accablante démonstration des experts économiques de la Commission de Bruxelles qui établissent que l’austérité a coûté très cher en développement économique aux pays qui en ont été victimes ni les inégalités croissantes qui voient d’immenses richesses se concentrer entre les mains d’une minuscule oligarchie. Jusqu’à présent, les desiderata des marchés financiers font loi. En desserrant provisoirement l’étau politique qui les meurtrit, François Hollande et Jean-Marc Ayrault prennent deux risques. Le premier, s’ils n’affirment pas des convictions de gauche, c’est d’alimenter ce qu’Aimé Césaire décrivait comme « les combats douteux d’une chouannerie dissimulée, et ce pour le plus grand profit des privilégiés de toujours ». Ainsi voit-on des patrons de multinationales, qui n’ont de breton que leur acte de naissance, regarder avec gourmandise le mouvement des « bonnets rouges » en souhaitant qu’il s’égare toujours plus dans un unanimisme qui les acquitte. Le second péril, et c’est sans doute le plus menaçant, c’est de contredire l’aspiration à une réforme « juste » dont témoigne un sondage BVA. Si, une fois de plus, le gouvernement prenait la porte à droite, en reniant des revendications emblématiques de la gauche, le Parti socialiste en paierait longtemps l’addition. L’impôt est en effet l’arme majeure des politiques publiques, un outil efficace de redistribution, un puissant instrument d’incitation à privilégier l’emploi et l’épanouissement des hommes plutôt que la spéculation et l’accaparement des richesses produites.

Voilà pourquoi le Front de gauche a placé une réforme fiscale audacieuse au cœur de son programme, l’Humain d’abord, et réclame l’annulation des hausses de la TVA. La manifestation qu’il organisait le 1er décembre était fournie pour faire pièce à la campagne inspirée par le patronat afin d’éviter sa contribution aux besoins de la société et pour contraindre le pouvoir à changer de cap. Vite n

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:48

 

Dès l'annonce de sa disparition, Pierre Laurent a salué, au nom du Parti communiste français, la mémoire de Nelson Mandela. Le PCF appelle, aujourd'hui, les communistes, à un week-end de recueillement et de mobilisation dans tout le pays, pour lui rendre hommage. Sous toutes les formes possibles, saluons l'homme de paix et de combat qu'il fut sans relâche, avec à ses côtés dans la lutte contre l'apartheid et la construction d'une nouvelle Afrique du Sud, l'ANC, le Parti communiste sud-africain et la COSATU.

Un immense portrait de Mandela a été déployé dès ce matin sur la façade du siège du PCF. Un badge d'hommage est édité. Un registre de condoléances est ouvert au siège du Parti communiste français. Demain samedi, un numéro spécial de l'Humanité paraîtra exceptionnellement, dans les kiosques et les marchands de journaux. Le PCF invite ses militants à diffuser largement ce numéro durant le week-end.

Il appelle tous les militants de la paix, de la liberté et de l'égalité à participer lundi 9 décembre, à 18 heures 30 au siège du Parti communiste français à une grande soirée d'hommage à Nelson Mandela.

 

Dernière nouvelle, Manu DIBANGO sera à la soirée d'hommage à Nelson Mandela au côté de 

  • Son Excellence Madame Dolana Msimang, ambassadrice d'Afrique du Sud en France,
  • Son Excellence Monsieur Haël Al Fahoum, ambassadeur de Palestine en France,
  • Son Excellence Monsieur Elias Sanbar, ambassadeur de Palestine auprès de l'UNESCO
  • Madame Jacqueline Dérens, fondatrice de la Rencontre nationale avec le peuple d'Afrique du Sud (RENAPAS)
  • et Mathieu Brunet, responsable national du Mouvement Jeunes communistes

sous la présidence de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, président du PGE et sénateur de Paris

lundi 9 décembre à 18h30,
au siège du Parti communiste français,


Cette soirée sera retransmise en directe sur le sitewww.pcf.fr

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Présentation

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  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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